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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
LAFAYETTE LUMIERE DE LA LIBERTE - IV - L'arrivée dans le Nouveau Monde.

LAFAYETTE LUMIERE DE LA LIBERTE – IV – L’arrivée dans le nouveau monde.

 

Un peu de Chronologie :

  • 1757 Naissance à Chavaniac-Lafayette Haute Loire.
  • 1759 Mort de son père à Minden Allemagne pendant la guerre de 7 ans.
  • 1768 Etudes à Paris au Collège du Plessis.
  • 1770 Mort de sa mère.
  • 1774 Epouse Adrienne de Noailles fille du Duc d’Ayen.
  • 1775 Garnison à Metz, initiation à la FM à Paris.

 

C’est en 1777 le 15 juin que Lafayette débarque en Caroline du Sud. Il écrira ses premières impressions :

 

« Remontant en canot la rivière je senti enfin le sol américain et mon premier mot fut un serment de vaincre ou périr pour cette cause »

 

En juillet il est en Pennsylvanie un ambassadeur officieux du Royaume de France. Il s’étonne du républicanisme ambiant :

 

« La simplicité des manières, le désir d’obliger l’amour de la patrie et de la liberté, une douce égalité règnent ici pour tout le monde. L’homme le plus riche et le plus pauvre sont de niveau ; et, quoi qu’il y est des fortunes immenses dans ce pays, je défie de trouver la moindre différences entre leurs manières respectives les uns pour les autres. »

 

On se prend à rêver de revenir aux fondamentaux de la République, l’amour de la patrie, la douce égalité entre les hommes qu’ils soient riches ou pauvres. Est cela le « le fameux vivre ensemble ?». En exemple la réaction « de notre académicien le Bousculé de la nuit debout Alain Finkielkraut et son analyse de l’événement confiée au Figaro : On est entre soi à ‘Nuit debout’. Sur cette prétendue agora, on célèbre l’autre, mais on proscrit l’altérité. Le même discute fiévreusement avec le même. » Et plus loin encore : « une kermesse gauchiste sous cloche, une bulle révolutionnaire lovée au milieu d’une ville complétement indifférente » Si le propos fleure quelque peu l’amertume du rejet, il est le résultat du refus de l’autre ou est la Liberté ?

 

Je reviens à Lafayette, il pense que le bonheur de l’Amérique est celui de toute l’humanité, érigeant ainsi le principe de Liberté sur la stèle de l’universel. Il écrit :

« Ce qui m’enchante ici, c’est que tous les hommes sont frères."

Il semble avoir occulté ou oublié le problème de la condition des noirs.

 

Lafayette arrive à Philadelphie le 27 juillet, l’accueil est glacial on n’aime pas trop les Français, ils sont considérés comme des mercenaires, leurs manières sont insupportables aux Américains, ils réclament des titres, des commandements et de l’argent.

 

L’accueil du congrès à Lafayette est donc glacial, il n’est reçu qu’après deux jours, ayant frappé en vain à la porte de Hancock le président (Voir plus bas article sur Hancock)

 

Porteur d’une lettre de Franklin les portes vont s’ouvrir, le 1er Août au cours d’un dîner il rencontre pour la première fois Georges Washington. Lafayette lui dit :

« C’est pour apprendre que je suis ici et non pour enseigner. »

 

Washington est conquis, il le considérera dès cet instant comme « Le fils qu’il na pas eu »

 

A suivre : Lafayette reçoit le baptême du feu…….

 

Sources : Lafayette Biographie par Bernard Vincent Editions Folio Gallimard et Lafayette de Gonzague Saint Bris Editions Folio Gallimard.

UN FRANC-MACON DE LA MER :

 

John Hancock 1737-1793. Le 4 juillet 1776 il fut l’un des 9 Francs-Maçons signataires de la déclaration d’indépendance des Etats-Unis :

  • William Ellery ,de la First Lodge of Boston.
  • Benjamin Franklin, Grand Maître de Pensylvanie.
  • Joseph Hewes, Unanimity Lodge N°7 Caroline du Nord.
  • William Hooper, Hanover Lodge de Masonborough Caroline du Nord.
  • Thomas Mac Kean, Perseverance Lodge de Harrisburg Pensylvanie.
  • Richard Stockton, St John Lodge Princeton.
  • Georges Walton,  Solomon’s Lodge N°1 de Savannah, Georgie.
  •  Willian Whippie, St John Lodge de Portsmouth.

Ces hommes courageux, qui depuis la fin de la guerre de sept ans avaient combattu pour que leur pays retrouve la Liberté et le droit au bonheur.

Hancock orphelin de père diplômé de Harvard à l’âge de 17 ans, recueilli par son oncle riche négociant, dont il hérita d’une fortune confortable, il devint un armateur important.

Il s’intéresse à la politique devient député à 29 ans. A cette époque il est membre de la St Andrews Lodge, il avait été initié au Québec dans la Merchant Lodge N°277, avant de s’affilier dans cette Loge à Boston. Cette Loge a joué un rôle dans la révolution lors de la célèbre Boston Tea Party  du 16 décembre 1773, qui avait été préparée dans la Taverne Freemasons’Hall,dont elle était propriétaire.

En 1769 Hancock a été élu à la cour. Dans la nuit du 5 mars 1770, cinq hommes sont abattus dans une rue de Boston par une patrouille Britannique, pour des motifs futiles. Un comité se forme demandant le retrait des troupes Britanniques de la ville, Hancock en fait partie. Aux obsèques il prononce un discours élogieux pour ces victimes et agressif pour les autorités d’occupation. Il fut élu au congrès continental qu’il présida de 1775 à 1780. C’est en cette qualité qu’il apposa sa signature à première ligne de la Déclaration d’indépendance. Sa notoriété s’amplifie, il devient gouverneur de son état, puis président du congrès.

 

En 1775, son activité politique se transforme en activisme en faveur de l’indépendance, qu’il estime être à la portée des insurgents. Le gouverneur Thomas Cage voulut le faire arrêter, malgré quelques 800 hommes à ses trousses il se réfugie à Lexington, il est fut sauvé grâce à Paul Reverse le plus célèbre coursier de l’histoire universelle qui galopa toute la nuit pour le prévenir, ce dernier fut l’un des premiers maçons a pratiquer le Rit d’York et futur G M de la Grande Loge du Massachusetts 1795-1797. Lexington fut donc une victoire décisive, Hancock aurait aimé être nommé commandant en chef des armées continentales, mais c’est Georges Washington qui le fut. Il abandonne la présidence du congrès en 1777, mais en reste membre jusqu’en 1780 ou il fut élu gouverneur du Massachusetts il meurt le 8 octobre 1793.

 

JFG

 

Source : Dictionnaire des Marins Francs-Maçons  Loge de recherche la Pérouse Editions SPM KRONOS.   

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