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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
DE L'INSTINCT D'INTERDICTION
 

 

 

De l'instinct d'interdiction

 

 


Sous le titre Le nouveau puritanisme paraissait dans le numéro de juin (90) de la revue Science, organe de l’American Society for the Advancement of Science, un éditorial inattendu dans lequel l’auteur John Winthrop, lui-même un scientifique, relevait quelques absurdités concernant l’état d’esprit de la communauté scientifique et surtout parascientifique en ce qui touche la santé publique. Cet état d’esprit a inspiré ces dernières années et continue d’inspirer des interdictions innombrables. Les exemples ne manquent pas qui donnent à penser que la prévention est devenue une nouvelle morale.

 

 


Bien sûr que la cigarette, par exemple, est mauvaise pour la santé. Mais l'anti-tabagisme est-il (aussi) une religion? Est-ce du cancer que nous avons peur, ou du diable? Et que dire de la lipophobie, la peur des matières grasses, en particulier du cholestérol? On voit aujourd'hui des choses aussi absurdes que des eaux minérales étiquetées " cholesterol free – sans cholestérol "...

On peut se demander jusqu’où l’instinct d’interdiction va nous entraîner. " Considérez par exemple le ski, la navigation de plaisance, le deltaplane, rappelle Winthrop avec humour, autant de pratiques sportives certainement plus dangereuses pour la santé que l’exposition à la fumée du tabac des autres et qui, par conséquent, devraient être interdites..." Et plus loin, il fait état d'une étude récente sur le sommeil qui indique que beaucoup de gens ne dorment pas assez. Or, des recherches démontrent que ces gens abrègent leur vie et qu’ils sont, de surcroît, peu efficaces. " Comme les enfants de neuf ans, la majorité des individus ne savent pas se mettre au lit. Il nous faudra donc prévoir un couvre-feu national. "

Une vague protectionniste déferle sur nous. Une sorte d'ordre moral suinte, en effet, des injonctions hygiénistes. Je vois dans ce phénomène une manifestation de ce que Michel Foucault appelle dans Surveiller et punir (éd. Gallimard), l’instinct d’interdiction qui serait aussi ancré que l’instinct de conservation.

Un autre iconoclaste, le Dr Petr Shrabanek que l’instinct d’interdiction inquiète aussi, souligne dans son livre Follies and Fallacies in Medecine (Tarragone Press) – Sottises et idées fausses en médecine que les tentatives visant à tromper la mort par une prévention établie sur la peur ne parviennent qu’à gâcher la qualité de vie. Il précise, par exemple, que le gain moyen d’espérance de vie qui résulterait d’une victoire totale sur le cancer ne dépasserait pas sept mois pour chaque individu. Et, par ailleurs, il considère comme très relative l’efficacité des campagnes contre l’obésité, le tabagisme, l’hypertension artérielle, les maladies sexuellement transmissibles, allant jusqu'à affirmer que la disparition des maladies coronariennes ne modifierait guère l’espérance de vie de la population! Il s’agit, selon lui, de croisades quasi religieuses inspirées en fait par une vertueuse intolérance que certains n’hésitent pas à qualifier de fascisme sanitaire.
L’Express lui a consacré un article, repris par L’Actualité (15 mai 1990).

 

 


Le Dr Shrabanek, je le précise, n’est pas le premier venu: médecin et toxicologue, il a fait des recherches cliniques en particulier dans le domaine de la cancérologie endocrinienne et poursuivi des travaux sur les neuro-transmetteurs. Il est de plus éditorialiste au Lancet, une des revues médicales les plus prestigieuses. " La vie, dit-il, est une forme de maladie sexuellement transmise. Et dont on ne guérit pas, puisqu’elle s’achève par la mort, inévitable conséquence de la conception. [...] Le temps est certainement venu, non pas de vivre plus longtemps, mais de savoir ce que l’on fait de sa vie."

On observe, en effet, depuis quelque temps une intolérance qui, sous prétexte de favoriser la santé, le bien-être, etc., incite à interdire aux autres tout comportement différent du sien, voire toute opinion au contenu différent. Cet instinct d'interdiction, qui répond au besoin fondamental de sécurité, atteint désormais des limites intolérables, au point d’étouffer l’autre besoin fondamental, celui de stimulation. La qualité de vie repose en fait sur la satisfaction de ces deux besoins: sécurité ET stimulation. J’en viens à penser que l’instinct d’interdiction s’exerce en ranimant chez l’autre, celui que l'on manipule consciemment ou inconsciemment, le sentiment de culpabilité et la peur atavique de mourir qui se traduit en fait par la peur de vivre.

La vie n’est pas sans risques. C’est même ce qui sans doute en fait l’intérêt. Si on souhaite éviter les risques inhérents à la vie, on devrait rester couché... Et encore! Un tremblement de terre est si vite arrivé...

AUTEUR ANONYME

DE L'INSTINCT D'INTERDICTION

COMMENTAIRE HUMEUR !!

 

Il est interdit d’interdire !

 

Nous sommes des animaux sociaux, et la vie dans notre société est basée sur une devise qui tient aujourd’hui de l’utopie la Liberté, l’Egalité et la Fraternité sont tous les jours mis à mal. L’audace a été remplacée par des principes moralistes. Le principe de précaution a engendré le principe de prévention, pour ériger à sa suite le principe d’interdiction ; Cela se traduit par la tétanisation, l’immobilisme.

Nos attitudes démontrent cette tendance, observer la mode des fourrures synthétiques qui recouvre les capuches de nos manteaux, enfermés nous ne voyons rien et nous sommes bien au chaud comme en hibernation, notre corps se fige ainsi que notre esprit.

Il est loin « Il est loin le temps des cathédrales » dit la chanson, le temps ou nous levions ensemble transcendés par de grands projets, il est loin le temps où en mai de l’année 68 Dany le Rouge criait sur les barricades : « il est interdit d’interdire ».

 

Ainsi nous abandonnons le principe de transgression, pour nous mouler dans une uniformisation contrôlée, régentée. Ce principe de transgression bien connu du Franc-Maçon qui lui permet de poursuivre sa progression initiatique par élévation successive de sa conscience, modifiant ainsi ses priorités pour passer de l’avoir à l’être. Le Franc-Maçon connaît bien la maxime : « Frappez et l’on vous ouvrira »encore faut t’il vouloir et pouvoir pousser la porte.

 

Le refus du risque bien décrit par notre auteur anonyme engendre une stagnation de notre société, pire la tentation des extrêmes, un recul à ne pas confondre avec une régénérescence, un retour aux fondamentaux. Interdire s’est en quelque sorte soigner les symptômes, sans se soucier de la maladie.

Le moralisme, remplace la morale et l’éthique, il détruit l’espérance.

 

L’article ci-dessus fait référence au domaine scientifique, mais il démontre aussi l’état d’esprit de notre société.

 

La Franc-Maçonnerie n’est pas exemptée de cette tendance, la justice Maçonnique et ses lois en sont les manifestations. L’interdiction des inter visites faites aux Frères par leur obédience interroge. Certains frères auraient t’ils contractés une maladie honteuse très contagieuse ? Faut t’il mettre des limites à la Fraternité ? Où quand et pourquoi ?

 

Récemment « l’affaire » du Frère DARAUD membre du GODF et qui sera sans doute exclu par les instances judiciaires de l’obédience pour ses liens avec le FN a suscité au sein des Frères du GODF une polémique. La position de Alain Bauer ancien GM de l’obédience me semble plus constructive, que l’indignation et l’exclusion.

 

Au lieu d’interdire il est peut être temps de se poser la question du pourquoi ?

S’il est avéré (pour ma part) que les idées développées par le FN sont incompatibles avec la Franc-Maçonnerie c’est sur le plan des idées qu’il faut combattre. Condamner, s’indigner, interdire c’est refuser de voir les véritables problèmes.

Et comment pour ses raisons exclure des Frères que nous avons reconnus comme tels, même s’ils ont déviés que celui qui n’a jamais « péché »…..

 

Le GODF revendique une influence sur la société, il doit comme le dit son ancien GM « Retrouver le terrain des propositions » puisque qu’il entend intervenir dans la sphère publique.

(Voir Article dans la Franc-maçonnerie au Cœur du 31/12/2016 ‘Actualités Maçonniques’)

 

L’hiver, les ténèbres du froid, de la solitude, de la précarité se sont abattues une fois de plus sur notre pays : des hommes, des femmes, des enfants dorment dans la rue au cœur de nos villes ou les lumières de l’opulence brillent.

Au lieu d’interdire à nos Frères de rejoindre les extrêmes, l’urgence est peut être dans un mouvement de solidarité, de fraternité maçonnique de secourir nos sans abris, par la création d’une structure simple qui permettrait de les accueillir. Par exemple si 10 000 Loges de toutes obédiences acceptaient de verser chacune 100 € en négociant avec des chaînes hôtelières nous pourrions proposer 33000 nuitées immédiatement, pour recevoir nos Frères humains sans abris les jours de grand froid.

 

Construire ou reconstruire au lieu d’interdire.

 

JF.

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Claudius 05/01/2017 20:24

Devant une interdiction, discipliné on obtempère bêtement sans comprendre, ou bien on la transgresse sans se soucier des conséquences, se sont les symptômes d'une société malade de toutes les libertés, de toutes les inégalités, de toutes les fausses fraternités !!!!!
Claudius

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