Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
ENVERGURE

ENVERGURE

 

Le texte qui suit nous interroge sur notre envergure, le marin sait arranger les voiles sur le ou les mâts de son bateau, il connaît l’importance de l’envergure.

L’homme d’envergure se caractérise par l’ampleur de son intelligence et surtout par son ouverture d’esprit, le Franc-Maçon qui tente de Maîtriser ses passions, symboliquement positionne le compas avec l’équerre de manière différente au fur et à mesure de sa progression initiatique. Le compas qui s’ouvre symbolise aussi sa capacité à développer son envergure initiatique.

Se régénérer, pour retrouver notre nature originelle est un acte alchimique d’envergure, remonter à la source à l’Adam androgyne, est un chemin d’envergure.

A l’heure ou nous cherchons d’ou nous venons, notre astronaute homme d’envergure nous observe et observe notre terre qu’il trouve bien belle à nous d’avoir assez d’envergure pour la protéger.

 

JF.

ENVERGURE

Sommes-nous dignes de l'univers?

 

Je vous propose un exercice en envergure. Comme on ferait un exercice en anglais ou en mathématiques. Pourquoi? Afin de nous habituer à penser, à voir et surtout à nous comporter, dans la vie de tous les jours, avec une certaine envergure. Car la question qui me hante depuis quelque temps est la suivante : sommes-nous dignes de l’univers?
 

 

Non pas que je sois fâché avec le genre humain. Il n’y a pas si longtemps, nous marchions à quatre pattes. Mais sommes-nous à la hauteur de tout ce qui est advenu depuis le big bang qui se serait produit il y a quelque 10 à 20 milliards d’années? Expérience dont nous serions, pour autant que l’on sache, le fleuron, le nec plus ultra, l’aboutissement – provisoire, il est vrai...

 

Quand on pense à tout le mal que l’évolution s’est donné pour aboutir à nous! Il me semble que le moment est venu de faire par nous-mêmes un effort pour nous redresser encore davantage, pour lever le regard. D’où cet exercice en envergure. Et d’où cette question provocante : sommes-nous dignes de l’univers?

 

Un observateur qui aurait été le témoin de l’évolution au cours de ces milliards d’années éprouverait-il, en nous regardant fonctionner, le sentiment d’un triomphe ou d’un échec? Ou pire encore : éprouverait-il le sentiment qu’une erreur s’est produite quelque part et qu’à tout prendre, il vaudrait peut-être mieux que l’univers se contracte pour éventuellement recommencer à neuf le processus de l’évolution? Autrement dit, effacer et recommencer.

 

Ces réflexions moroses sont l’effet d’une lecture que je me suis imposée ces derniers temps, comme exercice d’envergure précisément. Il s’agit de l’excellente traduction française d’un ouvrage de Stephen Hawking, universellement reconnu comme un des plus grands cosmologistes de notre époque et l’un des plus brillants physiciens depuis Einstein : Une brève histoire du temps, du big bang aux trous noirs, (Éd. Flammarion) le premier livre qu’il ait décidé d’écrire pour le non-spécialiste. Je dois pourtant reconnaître que je n’y ai pratiquement rien compris! Ce fut plutôt pour moi une immersion dans l’inconnu qui, malgré tout, m’a fait l’effet d’un exercice en envergure. J’y ai trouvé, entre autres, le nombre le plus important qu’il m’ait été donné de découvrir jusqu’ici : " Il y a quelque chose comme 100 millions de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards (un 1 suivi de 80 zéros) de particules dans la région de l’univers que nous pouvons observer ". Je me propose de soumettre ce nombre pour le Livre des records Guinness. L’amplitude du propos est d’autant plus écrasante, me semble-t-il, que Hawking est lui-même un homme tragiquement éprouvé dans son corps : atteint d’une maladie neuromotrice incurable (la maladie de Lou Gehrig), il n’a que peu de temps à vivre (comme nous tous mais lui, il en est conscient) et se déplace – difficilement – en fauteuil roulant. De plus, ayant attrapé une pneumonie qui a entraîné des complications, il a dû subir une trachéotomie qui lui a enlevé la capacité locutoire et, depuis, il s’exprime à l’aide d’un synthétiseur.

 

Et c’est ainsi que cet être difforme, considéré comme un des plus grands cerveaux du monde, lorsqu’il n’est pas à l’université Cambridge (Angleterre) où il occupe la chaire de mathématiques (qui fut à un moment celle de Newton) se déplace à travers le monde, d’un congrès scientifique à un autre, prononçant des conférences, donnant des cours, accordant des interviews... Étrange mutant qui poursuit dans le temps qui lui reste à vivre la recherche d’une théorie unitaire combinant et unifiant la relativité générale et la mécanique quantique... Quand je vous dis que je n’ai rien compris! " Pourtant, écrit Hawking, s’il existe vraiment une théorie complètement unifiée, elle devrait aussi vraisemblablement déterminer nos actions. " Cette phrase donne à penser. Je dirais même à... songer!

 

Au milieu d’un univers en expansion, à bord du vaisseau spatial Terre, parmi les galaxies – la nôtre n’étant que l’une des centaines de milliards de galaxies que montrent les télescopes modernes, chaque galaxie contenant elle-même quelques centaines de milliards d’étoiles – nous sommes quelque part entre l’origine et le destin de l’univers, à nous demander si le principe anthropique est fondé, selon lequel l’évolution n’a de sens que si elle devait permettre le développement d’une forme de vie intelligente, consciente d’elle-même et de l’univers, faute de quoi il ne se trouverait personne pour en admirer la beauté, l’immensité, l’envergure!

 

Au milieu de nos ratés, de nos conflits, de nos guerres, de nos contradictions, de nos intolérances, de nos mesquineries, nous sommes à nous demander si un jour ou l’autre l’homme parviendra à se redresser vraiment afin de participer pleinement à l’univers. D’où cet exercice en envergure.

Texte d'un auteur Anonyme transmis par Claudius

Commenter cet article

laurens ricci 19/01/2017 10:49

"Magnifique et insondable Univers, je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une Parole et je serais guéri".... Oui peut-être. Malgré le doute posé par les faits têtus de la grande Histoire du Monde, je m'impose la pensée et la volonté d'une possibilité pour l'être humain, après quelques milliers d'années d'évolution fermée dans le même cercle de scénarios infernaux qui tournent en rond: guerre, pouvoir, domination de l'autre, souffrances librement données et librement consenties...de pouvoir évoluer. L'envergure serait de déployer nos ailes, celles de l'esprit et du coeur équilibrée par la raison pour enfin décider sans peur à construire "ensemble". Dans une société où paradoxalement aux flux d'informations règnent sur tous les fronts l'individualisme forcené, la méfiance de l'autre, le repli des identités, le mépris et l'ignorance des grands périls vécus ailleurs et par d'autres, l'ambition à dominer.....De quelle évolution parlons nous? A observer la nature, si cruelle qu'elle puisse paraître l'action instinctive reste logique et sans manipulation d'une quelconque pensée. L'humain lui utilise la "distorsion" de l'esprit, du symbole et de la parole pour survivre à la peur de l'autre et la peur d'être soi. Quand nous parlons de "Dogma", il s'agit justement de cette règle de physique universelle et non des règles humaines, de bonne intention dans le principe fondateur mais souvent "détournées" de leur utilité première. Si nous adhérons au principe universel que propose la physique et la physique quantique nous devons redéfinir notre représentation personnelle et collective de notre planète et du genre humain, de notre fonction comme simple mais indispensable molécule d'un tout. Construisons....

JF 19/01/2017 17:12

Merci Laurens pour ce commentaire, d'espérance de confiance en l'homme.
Bien Fraternellement.
JF

Catégories

Articles récents

Hébergé par Overblog