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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
PENELOPE ET ULYSSE

PENELOPE ET ULYSSE

TRAVAILLEZ, PERSEVEREZ !

 

Gloire au travail ! Le Franc-Maçon est t’il en décalage dans une société où le travail semble manquer. Chacun aura remarqué que nous avons trop de médecins, trop d’infirmières, d’artisans, de taxis, d’informaticiens, de chercheurs etc….

 

Le Franc-Maçon est t’il un animal bizarre des terres australes porteur d’un grand cou, surmonté d’une tête enfouie dans le sable. Ne voit il pas le changement, la mutation de la société, que le dieu numérique remplacera bientôt le travailleur rebelle, dans les salons ou l’on parle, le transhumanisme est le sujet du jour. Bientôt nous aurons dans notre poche, l’indispensable ordinateur gestionnaire de notre vie courante et intime, à moins que la puce électronique soit greffée sous notre peau, nouvel organe symbole de notre soumission.

 

Plus besoin de voir nos Frères, dans nos Loges vendues à des marchands de téléphones mobiles, plus besoin de transmission des mystères de la vie par nos Frères qui nous ont quittés, plus besoin de sentir leurs mains dans les nôtres. Il suffira de regarder leur hologramme pour être convaincu de leur présence. « A seigneur mon Dieu ! » Pourtant j’ai besoin de leur pensées chacune différente aucune ne doit me manquer, elles sont les parcelles du tout, même infime.

 

Je ne sais pas où commence le travail où il s’arrête. Mais je veux travailler, ce n’est pas le cri de désespoir d’un des milliers des exclus, des chômeurs que nous avons abandonnés.

Mais celui de tous les hommes qui se construisent chaque jour avec leur travail, comme le disait Paul Valéry : « A force de construire, me dit-il en souriant, je crois que je me suis construit moi-même. » Ils sont debout ces hommes là, ils polissent sans cesse leur pierre, c’est l’œuvre de leur vie. Ils cherchent la Lumière et ils savent qu’elle ne viendra pas en appuyant sur le bouton de leur Smartphone fabriqué à l’autre bout du monde par les enfants de la misère, exploités dans l’indifférence.

Ces autres que l’on ne veut pas voir, travaillent pour vivre et ne vivent pas de leur travail, faut ‘il pour autant les priver de travail ? Ils savent ce que persévérez veut dire.

 

N’en déplaise à ceux qui pensent que nous serions plus heureux devant nos tablettes en attendant le virement bancaire hypothétique du dieu numérique, le revenu, la rente de notre oisiveté, prélevée directement ou indirectement dans les poches de quelques mohicans abrutis par leur travail.

 

Ne riez pas quand Ulysse dit qu’il aime Pénélope la fidèle, ne crier pas avec les loups. Homère décrit sans doute avec une pointe de malice, la persévérance de cette femme, qui tisse inlassablement sa tapisserie, elle est touchante, mais aussi soumise. Observer Ulysse qui n’a pas succombé aux charmes de Calypso, et la manière dont il construit le lit de Pénélope, pour son aimée, sa princesse :

« Dans l’enceinte de la cour avait poussé une tige d’Olivier. Avec ses feuilles étroites, il était dru et verdoyant, et son tronc avait la largeur d’une colonne. Tout autour je traçai la chambre et la bâtis en blocs étroitement joints. Je la couvris d’un bon toit. Je lui fis des huisseries de bois massif que j’ajustais fortement. Ensuite, je coupai la frondaison de l’olivier aux strictes feuilles. Taillant le tronc depuis la souche, je mis tout mon soin à le bien équarrir en suivant le fil à plomb et j’en façonnai l’unique pied d’un lit. Puis avec une tarière je le perçai de toutes parts. Sur ce support je montai toute la menuiserie du lit, que je décorai d’appliques d’or, d’argent et d’ivoire. Je tendis enfin une sangle de cuir, toute brillante de pourpre. »

 

Quelle constance, quelle protection, à chacun sa Pénélope, j’ai chez moi une reine discrète qui depuis 48 ans m’a tout donné deux beaux enfants, qui pendant 30 ans m’a accompagné dans ma vie professionnelle dans l’ombre en me mettant dans la lumière. Je ne pourrais pas en 48h ou 10 jours faire le bilan de son travail.

 

Alors oui, alors le profane ami du standard, qui mime, qui moque, qui danse, soit à droite, soit à gauche, soit devant, soit derrière, il grimace où va t’il ce ludion, ce jouet que la foule applaudit, pauvre perdu de l’inconstance. Il bâtit son théâtre de l’illusion.

Et même, oui même si grand Dieu j’ai péché : « Que celui qui n’a jamais péché, me jette la première pierre. »

 

JF.

TRAVAILLEZ PERSEVEREZ !
TRAVAILLEZ PERSEVEREZ !
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