Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
Sainte Barbe le tableau de Jan Van Eyck et détails avec la Loge
Sainte Barbe le tableau de Jan Van Eyck et détails avec la Loge
Sainte Barbe le tableau de Jan Van Eyck et détails avec la Loge

Sainte Barbe le tableau de Jan Van Eyck et détails avec la Loge

SAINTE BARBE, LES MAÇONS, LES FRANCS-MAÇONS….

 

Ce que certains appellent le hasard, fait souvent bien les choses préparant, une visite de la Chapelle Saint Barbe du Faouët en terre Bretonne, sur les rives de l’Ellé. Ma main tombe sur le livre de Dominique Jardin : « Le Temple Ésotérique des Francs-Maçons. – Histoire et Symboles.» Dominique Jardin m’a gratifié d’une dédicace : ‘Pour JF… un très complice partage de regards.’

 

Sur la première de couverture du livre le tableau de Jan Van EYCK sur Sainte Barbe.

Cette sainte martyre remarquable pour sa foi et sa persévérance, est la patronne de biens des métiers, en particulier celle des Sapeurs pompiers et des maçons, ceux qui sont liés à la construction comme les élèves de l’Ecole Polytechnique ancienne école royale des travaux publics.

Un examen rapide de la vie ou de la légende de cette sainte en donne la raison. Fille d’un riche païen Dioscore qui fût paraît t’il descendant d’un Roi Perse, enferme sa fille dans une tour pour la préserver des regards, mais aussi pour l’empêcher de vivre sa conversion au Christianisme.

 

Cette tour comprenait deux fenêtres en l’absence de son père elle en fit ouvrir une troisième, cela n’est pas sans rappeler les trois fenêtres du temple Maçonnique, pour ‘Barbara’ elle réalisait ainsi la Trinité !

 

Son père furieux et quelque peu bizarre toujours selon la légende ! La fit soit brulée dans la tour, soit lapidée. La première version explique que les sapeurs pompiers et les professions liées au feu en firent leur patronne. De même pour les maçons en rapport avec l’ouverture de la troisième fenêtre.

 

Le choix de Dominique Jardin du tableau de Jan Van Eyck pour l’illustration de son livre n’est donc pas un hasard non plus. Il en fait d’ailleurs une description au début du livre pour extraits :

 

« La tour représente peut-être la Tour sud de la cathédrale de Cologne. Le dessin peut s’interpréter comme une métaphore de la construction de la tour de Babel, voire du temple de Salomon. » Le tableau : « montre les maçons opératifs en pleine activité… » A remarquer : « à droite la loge abrite les tailleurs de pierre, plus loin le maître d’œuvre dirige les travaux avec sa règle ; à ses côtés un tailleur mesure une pierre avec son équerre. Les pierres taillées sont disposées devant un tas de pierres brutes… » « On aperçoit la roue par les trois fenêtres. »

Symboliquement l’attitude humble de la Sainte s’oppose à l’orgueil de la construction de la tour. « Le fond bleu porte la lune à droite et le fond ocre fait penser au lever de soleil »

« La croisée triple à deux meneaux du deuxième étage, symbolise la trinité, thème essentiel de la légende de Sainte Barbe. »

 

Dominique Jardin nous fait également remarquer l’inachèvement de l’œuvre du peintre, peut être rapproché avec celui de la tour et servir de métaphore à l’inachèvement du temple idéal, comme de toute œuvre humaine.

 

Pour ma part je remarque le livre ouvert devant la Sainte comme une preuve d’espérance, elle tient la plume dans sa main.

 

Décidemment j’ai hâte de redécouvrir cette chapelle Sainte Barbe du Faouët nichée en contrebas, près de l’Ellé, dont la particularité est que l’on contemple son sommet, puis l’on descend ensuite vers elle. Peut être un nouveau message il faut contempler ce qui est en haut, puis savoir redescendre en bas…

 

JF.

 

A Lire : Le Temple Esotérique des Francs-Maçons – Histoire et Symboles par Dominique Jardin. www.editionsjcgodefroy.fr

 

A Voir : Les Chapelles Saint Barbe de : Plouharnel, du Faouët, de Roscoff, du Relecq Kerhuon, de Plestin les Grêves etc… Ainsi que les églises de Belgique, Malte, ou encore la république Tchèque.

Jan Van Eyck

Jan Van Eyck

 

 

Jan van Eyck
Né entre 1390 et 1400 à Maaseik - Mort en 1441 à Bruges
Nationalité : flamande
Attaché au courant : Renaissance, Primitif flamand

Jan van Eyck naquit entre 1390 et 1400, certainement à Maaseik, ville située dans la partie flamande de la Belgique actuelle.

Frère cadet d’Hubert van Eyck, peintre exerçant à Gand jusqu’à sa mort en 1426, il n’existe aucune trace concernant ses années de jeunesse et sa période la formation.
A partir de 1422 il devient peintre à la cour de Jean de Bavière à la Haye. A la mort de ce dernier en 1425 il est appelé par le Duc de Bourgogne, Philippe le Bon, qui en fait son peintre officiel et lui assure une confortable rente à vie. Il effectue également pour son maître diverses missions diplomatiques à l’étranger en qualité d’ambassadeur et même d’agent secret. Lorsqu’il n’est pas en "service commandé" par le Duc, il vit d’abord à Lille puis s’installe définitivement à Bruges à partir de 1428 où il épouse Marguerite van Eyck avec laquelle il aura deux enfants.

Il assume des commandes en parallèle au travail commandé par le Duc de Bourgogne, dont l’achèvement en 1432 du retable de l’Agneau Mystique commencé quelques années plus tôt par son frère Hubert. Il produit aussi de nombreux portraits de membres de l’aristocratie flamande.
Il meurt à Bruges en juin 1441. Son atelier est repris par son frère Lambert van Eyck.
Il semblerait également que le peintre Barthélemy van Eyck, exerçant dans le sud de la France, puisse être un parent de la famille.

L’œuvre de Jan van Eyck est frappante par son réalisme. Bien que cela soit déjà une caractéristique de la peinture flamande, la précision et la maîtrise des détails atteignent avec lui un niveau allant jusqu’à la perfection. L’atmosphère générale de ses tableaux provient de ses éclairages, des jeux d’ombre et de lumière, qui donnent les volumes et matérialisent l’espace.
L’illusion de la profondeur est chez lui, le résultat de l’utilisation de la perspective atmosphérique au sein d’une composition souvent à deux points de fuite.
Il invente également un liant qu’il utilise avec la peinture à l’huile et qui lui permet de créer un aspect brillant et de travailler les transparences.

Ce réalisme magistral aura permis à Jan van Eyck de pouvoir débarrasser ses tableaux des signes conventionnels purement symboliques utilisés jusqu’alors dans la tradition gothique par la représentation d’objets concrets, porteurs du sens spirituel nécessaire, et suffisant en eux-même pour faire comprendre au spectateur la valeur du message énoncé.

Histoire de l’art (Source web).

 

 

Le primitif flamand Jan van Eyck évoque ici l'histoire de sainte Barbe. Pour la préserver des regards, son père - un aristocrate syrien - l'avait enfermée dans une tour, où elle vivait prisonnière, mais entourée de luxe. Lorsqu'il voulut la donner en mariage, elle s'y opposa de toutes ses forces. Pour l'amadouer, il lui permit de sortir de temps en temps de sa prison dorée. Lors d'une excursion, Barbe se convertit au christianisme. En hommage à la Sainte Trinité, elle fit même percer sa tour d'une troisième fenêtre. Fou de rage, son père la livra au gouverneur, qui la fit torturer. Sans succès aucun, car durant la nuit le Seigneur la guérit de ses plaies. En désespoir de cause, son père décida de la décapiter lui-même.
Nous voyons ici Barbe, martyre de la chrétienté, feuilleter un livre de prières. La palme qu'elle tient dans la main gauche

Le livre de Dominique Jardin

Le livre de Dominique Jardin

Commenter cet article

Catégories

Articles récents

Hébergé par Overblog