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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
CONDUIT VERS...LA LUCIDITÉ

CONDUIT VERS PLUS DE …. LUCIDITÉ

 

En ce 15 août fête de l’Assomption, devons nous êtres conduits vers… plus de lucidité ?

J’ai souvent écrit que le Franc-Maçon est un utopiste, un naïf, alors pourquoi la lucidité. Un lecteur du blog a attiré mon attention sur l’interview donnée par le philosophe sinologue François Julien au journal le Monde à propos de son livre : « Une seconde vie. » Il a écrit :  « Nous pouvons vivre une seconde vie à condition de faire preuve de lucidité. » Et à propos de cette lucidité elle est : « un terme processuel qui réclame du déroulement et ne s’inscrit pas dans l’instant. La lucidité, ce n’est pas la connaissance, l’intelligence ou la perspicacité, c’est la lumière qui vient progressivement de l’intérieur même de la vie. »

 

Avec ce concept novateur de lucidité qui ouvre la porte d’une seconde vie, non pas d’une nouvelle vie, mais bien du prolongement de notre vie, en ayant fait un pas de côté, en nous étant décalés pour lucidement entrer dans l’intime, la spiritualité. Cette voie de réflexion nous sort des banalités de recherche de la sagesse, du développement personnel. Cet accès à la lucidité donne un nouvel élan, un nouvel essor à notre vie.

 

La lucidité n’exclut pas la recherche intérieure moteur essentiel qui donne du sens à notre vie. François Julien en qualifiant de seconde vie celle qui serait plus spirituelle, inclus une hiérarchie, pour ma part j’oserais le qualificatif de vraie vie. Cette vraie vie qui prend de plus en plus d’importance au regard de notre vie physique dont la longueur ne cesse d’augmenter, en conséquence si l’on suit le raisonnement du philosophe, notre spiritualité augmente mécaniquement, ce qui justifie son principe de seconde vie comme partie de la vie.

 

Cette théorie de François Julien sur cette « Seconde vie », rompt avec les thèses qui promettent deux vies, une terrestre et une dans un au-delà inconnu, c’est la promesse des religions, les résurrections, les réincarnations. Avec François Julien on est plus proche, d’un cycle de régénération et de ce fait pas très loin de l’initiation maçonnique à condition de considérer que le principe de la mort du vieil homme et de la re,-naissance d’un homme neuf se fait sans rupture mais dans une continuité. L’homme cherchant, postule à l’initiation au milieu de sa vie, les travaux véritables commencent à midi. Cette seconde vie qui est dépouillement est aussi Assomption : conduite vers…

La rupture en Franc-Maçonnerie peut être prise dans le sens de changement, d’évolution lucide c’est de ma libre volonté que j’ai demandé à ouvrir mon cœur, à recevoir la lumière.

 

La seconde vie de notre philosophe peut donc convenir au Franc-Maçon à la recherche d’une vie plus spirituelle sur cette terre, les pieds fermement posés sur elle et la tête dans les étoiles. Surtout quand l’on sait la propension de notre philosophe pour l’altérité, chère également aux Francs-Maçons.

 

La Franc-Maçonnerie serait t’elle une voie pour plus de spiritualité, une seconde vie plus lucide, plus harmonieuse.

 

JF.

 

Note : Assomption = conduite vers…

            Ascension = montée vers…

FRANÇOIS JULIEN

FRANÇOIS JULIEN

CONDUIT VERS...LA LUCIDITÉ

NOTE EDITEUR :

 

Quand on avance dans la vie, il est une question qu’on ne peut plus, peu à peu, ne pas se poser : pourquoi est-ce que je continue de vivre ?
Cette question, on peut la maintenir au niveau bas du développement personnel, affublé en « sagesse », et du marché du bonheur.
Ou bien l’affronter philosophiquement pour y chercher une issue plus ambitieuse qui soit la promotion d’une « seconde » vie.
Une seconde vie est une vie qui, du cours même de la vie, se décale lentement d’elle-même et commence de se choisir et de se réformer.
Pour y accéder, il faudra penser ce que sont des vérités, non pas démontrées, mais décantées à partir de la vie même ; ou comment, de l’expérience accumulée, on peut à nouveau essayer ; ou comment la lucidité est ce savoir négatif (de l’effectif) qui nous vient malgré nous, mais qu’on peut assumer ; ou comment la vie peut ouvrir, non sur une conversion, mais sur une vie dégagée.
Ou comment un second amour, fondé, non plus sur la possession, mais sur l’infini de l’intime, peut débuter.
Puis-je, non plus répéter ma vie, mais la reprendre, et commencer véritablement d’exister ?

BIO WIKIPEDIA

Biographie

Ancien élève de l’école normale supérieure de la rue d’Ulm et agrégé de l’Université (1974), il a ensuite étudié la langue et la pensée chinoises aux universités de Pékin et de Shanghai (1975-1977). Il a été ensuite responsable de l'Antenne française de sinologie à Hong-Kong (1978-1981), puis pensionnaire de la Maison franco-japonaise à Tokyo (1985-1987)1. Il a obtenu un doctorat de troisième cycle en 1978, puis le doctorat d'État en études extrême-orientales en 1983.

Il a été successivement président de l'Association française des études chinoises (de 1988 à 1990), directeur de l'UFR Asie orientale de l'université Paris-Diderot (1990-2000), président du Collège international de philosophie(1995-1998), professeur à l'université Paris-Diderot et directeur de l'Institut de la pensée contemporaine2 ainsi que du Centre Marcel-Granet31. Il a été membre senior de l'Institut universitaire de France de 2001 à 20114.

Il a dirigé plusieurs collections aux Presses universitaires de France ainsi que l'Agenda de la pensée contemporaine aux PUF5, puis aux éditions Hermann6.

Il est actuellement titulaire de la chaire sur l'altérité créée à la Fondation Maison des sciences de l'homme7.

De nombreux colloques ont été organisés autour de sa pensée, en France et à l'étranger (Allemagne, Argentine, Chine, Taïwan, Vietnam...), dont les derniers se sont tenus à l'université Paris-Diderot et à la Bibliothèque nationale de France (décembre 2010), sous le titre « Dérangements-Aperçus, Autour du travail de François Jullien » (actes du colloque publiés chez Hermann en 20118) ; à l'université normale de Pékin (décembre 2012), « Dialogue au sommet » avec Cheng Chung-Ying actes publiés sous le titre « Sixiang yu fangfa », décembre 20149) ; à Cerisy-la-Salle (septembre 2013), « Des possibles de la pensée, l'itinéraire philosophique de François Jullien »10, (actes parus chez Hermann, mars 2015) ; à l'Academia sinica de Taïwan, novembre 20131112 (actes parus en 2015).

En 2010, il a reçu, en Allemagne, le Prix Hannah Arendt pour la pensée politique13 ; et, en 2011, le Grand prix de philosophie de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre14.

WIKIPEDIA

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