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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
RÉFLEXIONS À LA FRONTIÈRE

RÉFLEXIONS À LA FRONTIÈRE

 

Dans le dernier numéro de Franc-Maçonnerie magazine Jean-Moïse Braitberg dans son article : Retour à Calais quand la barbarie se fait institution, fait preuve d’une certaine outrance, sans doute pour réveiller nos consciences en accusant l’état français de barbarie à propos des migrants. Je le cite :  « Une attitude qui a sans doute sa logique en terme politique, mais qui en pratique constitue une barbarie sans précédent dans notre pays à l’époque moderne. »

Ces paroles chocs, relayent les photos déversées dans les médias, à propos de l’accueil des migrants et de l’insuffisance ou l’absence des moyens mis à disposition pour un accueil digne des migrants cela est factuel.

 

Ce qui nous manque c’est avant tout le courage de regarder la situation en face, le courage de prendre les décisions qui s’imposent à tous les niveaux et avant d’accuser l’état qui « en même temps » même si je ne partage toutes les décisions de notre gouvernement et de notre président celui-ci a été le seul capable de stopper la montée de l’extrême droite qui nous promettait bien pire en la matière.

 

La barbarie c’est peut être notre incapacité personnelle à faire pression tous ensemble sur nos organisations humanitaires, ONG, etc…. Pour quelles agissent sur les gouvernements au niveau mondial. Le problème c’est que celles-ci vivent des subventions de ces mêmes gouvernements.

 

Donc nous nous trainons d’indignations en bricolages au jour le jour pour cacher notre incapacité et notre inhumanité. Des Frères et des Sœurs a titre individuel s’investissent pour essayer de maintenir les migrants dans leur dignité d’êtres humains, ils savent qu’ils sont tous nos frères et nos sœurs.

 

Je rêve que les obédiences maçonniques ensemble fasse pression sur les ONG qui elles mêmes fassent pression sur les états. Pourquoi ne pas inscrire dans les missions de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) la prise en charge de l’accueil des migrants, quelques soient les raisons pour lesquelles ils sont contraints de quitter leur pays d’origine, ils restent citoyens de la terre.

 

Nous venons en France d’obtenir la réalisation des futurs jeux olympiques et c’est bien, nous dépenserons probablement 10 milliards d’euros à minima à cette occasion, cela n’a bien sûr rien à voir, pas sûr, même pour les plus cynique d’entre nous qui pensent que le peuple se contente « de pain et de jeux. » Alors donnons du pain aux plus nécessiteux d’entre nous !

 

Dans ce même numéro de Franc-Maçonnerie Magazine Henri Pena Ruiz écrit un article sous le titre de : Faut-il souhaiter un monde sans frontières ? Dans une époque où la peur de l’autre, du terroriste latent que nous avons élevé dans nos banlieues. Le titre est lui aussi presque provocateur, pourtant il ne s’agit pas d’une polémique, mais d’une bonne étude, d’une analyse exécutée avec méthode et envisagée sous plusieurs aspects : philosophique, sociologique, politique.

 

Si le Franc-Maçon à bien compris l’inutilité de dresser des murs entre les hommes, que c’est des ponts qu’il faut construire, en « même temps » l’accès aux ponts se mérite.

 

Le capitalisme outrancier, le monde de la finance, la fraude fiscale à grande échelle ont aboli les frontières, l’exploitation de l’homme par l’homme a pris un autre visage, plus ludique à travers le numérique, et les coursiers en vélo qui risquent leur vie pour quelques euros, pour rentrer dans la vie active le passeport coûte cher, pour se payer ses études, et dont la finalité est de livrer des repas à domicile.

 

Les véritables frontières de notre société moderne, ne sont pas des murs en matériaux divers, mais néanmoins bien visibles se sont les inégalités qui se renforcent, les misères exposées dans nos villes aux yeux de tous, le mépris, la haine de l’autre nourrit par la peur, les fausses solutions de l’égalitarisme du nivellement pas le bas, les extrêmes de tout bords qui se nourrissent sur ces terreaux et assaillent les esprits des plus faibles d’entre nous.

 

Nous mêmes Francs-Maçons chantres de l’universel nous sommes parfois capables de dresser des frontières entre nous, en clivant les obédiences, entre les régulières, les irrégulières, les reconnues et celles qui ne le sont pas, celles qui reçoivent untel et pas untel, celles qui travaillent à la Gloire du Grand Architecte et les autres. Il y a parfois des postes de douane à l’entrée des temples ! Et pourtant nous sommes tous des géomètres de notre vie, donc responsables. Les frontières, les murs, l’accueil de ceux qui sont dans la détresse ne se fera que par une élévation de notre conscience, que par un passage du je au nous.

 

  JF.

 

A LIRE : Retour à Calais Quand la barbarie se fait institution par Jean-Moïse Braitberg ; et Faut-il souhaiter un monde sans frontières ? par Henri Pena –Ruiz

Franc-Maçonnerie Magazine N°58 Septembre octobre 2017. Dans les Kiosques ou par abonnements : abonnements@fm-mag.fr

Le site : www.fm-mag.fr

RÉFLEXIONS À LA FRONTIÈRE

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