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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
SUR LES EPAULES DE MON FRERE

 

 

SUR LES EPAULES DE MON FRERE !

 

Dans une société en mutation constante, la Franc-Maçonnerie évolue en restant l’héritière de multiples traditions qui remontent jusqu’à l’arc en ciel aperçu au sortir de l’arche, la construction emblématique du Temple de Salomon, prémisse de la Jérusalem céleste de Jean de Patmos. Elle n’est pas à l’écart du monde moderne, sa fidélité aux Traditions ancestrales, n’est pas un écueil à son développement et sa pérennité.

Au contraire les pierres de base à leur place, sont nécessaires à la construction de tout édifice, sans elles la mise en place de la clé de voûte ne peut se réaliser.

 

La Liberté, l’autonomie du Franc-Maçon n’est pas un renoncement aux lumières du passé, mais une amplification de ses lumières, la cité idéale devient alors de plus en plus lumineuse.

 

Le symbolisme est un royaume où les portes sont ouvertes sur l’infini, le cosmos, le symbolisme défie le temps et l’espace, il déchire avec constance le voile de l’ignorance, du fanatisme toujours aux aguets pour obscurcir les esprits faibles.

 

La notion, d’élan, d’essor initiatique est intemporelle, c’est dans ce mouvement spiralé dans lequel s’insère toutes les générations, c’est la puissance, la force, la volonté de transmettre. Ainsi chaque époque laisse ses témoignages sur la table à tracer, en s’appuyant sur les mystères dévoilés par les prédécesseurs sur le chemin. Bernard de Chartres (1)disait :

« Les hommes sont semblables à des nains assis sur les épaules de géants, nous voyons d’avantage de choses que les anciens, et de plus lointaines, mais ce n’est point grâce à l’acuité de notre vue ou à la hauteur de notre taille. C’est parce qu’ils nous portent et nous haussent de leurs hauteurs gigantesques. »

 

Que puis-je faire en effet errant dans l’obscurité sans la main de mon Frère. Il n’est pas un saint, ni un savant, il est un passeur de la Lumière, qu’il a lui –même reçu, conscient de son devoir de transmission, il est mon passé et mon futur, il est tout simplement là près de moi.

 

Ainsi l’harmonie et la beauté nous inonde, la Parole circule et s’enrichit. La Parole donnée, confiée glisse en nous, comme un souffle de vie, puis elle se répand sur la terre, s’inscrit dans l’univers entier, elle relie ce qui est en bas à ce qui est en haut.

La Connaissance de l’autre, mène toujours à la connaissance de soi et permet à l’homme d’entrevoir sa dignité, sa grandeur. La Tradition transmise qui semble alourdir l’homme, l’élève au contraire vers les hautes sphères de la spiritualité, débarrassée de ses cendres, l’âme son envol au-dessus des épaules de mon Frère.

 

JF. 

SUR LES EPAULES DE MON FRERE

(1)

Biographie

Bernard de Chartres (Bernardus Carnotensis) est un philosophe platonicien français du xiie siècle (vers 1130-1160). On l'a longtemps confondu avec Bernard Silvestre (vers 1100-vers 1165, ou vers 1075-vers 11261), lui aussi de l'école de Chartres.

 

Il fit ses études à l'école cathédrale de Chartres. Humaniste et philosophe, ayant eu un rôle fondamental dans l'école de Chartres, qu'il fonda. Il était maître (1112) puis chancelier (1124) de l'église Notre-Dame de Chartres.

Il est tout d'abord influencé par Boèce, dont il adapte le platonisme. Il s'attache ensuite à réconcilier la pensée de Platon avec celle d’Aristote, ce qui fera de lui le plus grand penseur aristotélicien et platonicien du xiie siècle.

Il est connu notamment pour la phrase « Nous sommes comme des nains juchés sur des épaules de géants (les Anciens), de telle sorte que nous puissions voir plus de choses et de plus éloignées que n’en voyaient ces derniers. Et cela, non point parce que notre vue serait puissante ou notre taille avantageuse, mais parce que nous sommes portés et exhaussés par la haute stature des géants2. ». Cette phrase fut reprise en 1676 par Isaac Newton dans une de ses lettres3.

Thierry de Chartres, dont on croit qu'il était peut-être son frère, est également un des philosophes de l'école de Chartres.

Une étude récente de Guillotel a montré que Bernard de Chartres fut également évêque de Quimper sous le nom de Bernard de Moelan. Il y aurait rédigé les Vitae de Saint Corentin et Saint Ronan4.

Il eut pour élèves Gilbert de la Porrée et Guillaume de Conches.

Source WIKIPEDIA.

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