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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
SOUPIRS

 

 

 

 

 

 

SOUPIRS

           

 

De soupirs en dépits, je traverse la nuit

D’une vie de bohème que domine l’ennui

 

Je fixe comme incrédule un point sur l’horizon

Qui semble refléter une pudique raison

Qui arrive à soustraire les morsures de la vie

Qui donne envie de croire quand le doute s’épaissit.

 

De soupirs en dépits je glisse sur la vie

Je traverse des tempêtes, de fragiles bonheurs

Je construits quelquefois au travers d’un labeur

Monotone et pénible pour me faire un abri.

 

Je côtoie sur ma route d’autres « laissés pour compte »

Des gens sans importance que l’Histoire délaisse,

Qui s ‘excusent d’être là, d’alimenter la honte,

D’encombrer nos consciences que leurs présences agressent.

 

Leurs mémoires sont absentes et leurs regards sont vides

Ils voudraient se soustraire, disparaître, anonymes,

La terreur les tenaille et la camarde avide,

Scrute leurs horizons et gomme leurs patronymes.

 

Ah qu’il est vain de croire que la Fraternité

Est une vertu humaine quand on croise ces gueux ;

Qu’il est vain de promettre une seule éternité

Devant l’insupportable résultat de nos vœux.

 

Je suis là impuissant, j’enrage et je maudits

Je voudrais leur sourire, leur crier qu’ils existent

Mais je bats en retraite, je ne suis qu’un artiste

Qui s’émeut et qui geint solitaire dans la vie.

 

Sommes-nous à ce point, impuissants à confondre

La misère du monde, à tordre le destin ?

 

Le grand rassemblement d’un autre genre humain

Pourrait-t-il entreprendre cette tâche et répondre

Aux injustices crasses qui terrorisent le monde ?

Et ne pourrait-t-on pas décréter ici-bas

Que le partage est roi et que l’amour abonde

En ranimant la flamme d’un antique débat ?

 

Les oubliés de dieu loin des marchands du temple

Sont devenus légions ;

                                      Leur détresse nous contemple

Il faut assurément leur ouvrir vos chapelles,

Vous prêter au partage, pour éteindre les querelles

Qui avilissent nos cœurs et étreignent nos âmes.

 

Je voudrais croire encor’, en cette humanité

Que proclame vos temples, et découdre ces drames;

 

Sommes-nous enfin prêt pour cette liberté ?

 

A l’âge de déraison sommes-nous prêts à renaître

Pour terrasser la bête et gommer le paraître ?

 

Je crois de toutes mes forces en ce juste combat

Pour une noble cause, mais avons-nous le choix ?

 

Philippe Jouvert.

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