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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
MONTER DANS LE TRAIN

MONTER DANS LE TRAIN

SOLIDARITE BUSINESS

 

La franc-maçonnerie a repris la devise de la république ou la république a pris cette devise à la franc-maçonnerie peu importe, elle est inscrite sur nos frontons, dans notre société. Cette devise forme un Tryptique peint dans notre cœur, un triangle, dont les pointes ne peuvent êtres séparées, dissociées au risque de perdre notre spécificité républicaine.

 

L’une d’entre elles la fraternité est consubstantielle à la franc-maçonnerie, elle est caritas, agapae amour fraternel.

Cette fraternité nous impose la solidarité, le franc-maçon avant son initiation, son entrée dans le temple, espace sacré, lieu d’accueil de la transcendance laisse ses métaux sur le parvis. Homme de la cité, il sait aussi que ces métaux sont indispensables quand ils sont bien utilisés, avec discernement, chaque don sera fait avec discrétion, sans ostentation, dans le cas contraire ces dons ne seraient que des aumônes propres a humilier ceux qui les reçoivent et enorgueillir ceux qui donnent.

 

Il y a 25 ans le philosophe Luc Ferry s’interrogeait  sur l’emploi de ces métaux. Les ONG prenaient peu à peu la place des états défaillants, pour faire renaitre l’utopie d’un accès à un monde meilleur pour tous ; ou pour le moins réduire la fracture sociale entre les hommes et rendre leur dignité à tous ceux qui sont nos frères en humanité, ceux qui sont les plus pauvres et les plus humbles de tous, c’était déjà il y a plus de 2000 ans le message d’amour d’un prophète de Galilée.   

 

Sous les coups du temps les mouvements caritatifs se sont en se diversifiant et se multipliant dégradés, leur institutionnalisation les as « désincarnés » dans un universalisme abstrait. Quelques scandales ont jetés le doute sur leur probité, l’affaire du frère Crozemarie avec la ligue contre le cancer y a participé, la perversité atteint toutes les associations humaines, il convient aussi de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. La plupart d’entre elles remplissent une mission exemplaire. Elles ont institué « le devoir d’ingérence et d’assistance. » Elles apportent aux populations les plus faibles un soutien moral et matériel, elles sont les pompiers des états aux abonnés absents. Alors tout va bien !

 

Pas si sûr au moment où la mondialisation des profits, qui sont captés par un nombre de plus en plus petit, oui mais ca ruisselle nous oppose les convaincus que la richesse de quelques uns profite aux plus pauvres d’entre nous, sans d’ailleurs le démontrer. Ces sociétés Reines du monde avec la richesse incommensurable de leurs dirigeants, s’auto exonèrent de leurs impôts de solidarité, ils optimisent !

 

Cerise sur cet énorme gâteau, la médiatisation de notre société, leur offre la rédemption de leur excès, via les fondations de ces mêmes dirigeants qui n’hésitent pas exploiter jusqu’à des enfants travaillant dans des mines pour extraire les métaux précieux de plus en plus rares nécessaires au fonctionnement de nos smartphones.

 

Ces fondations, ce charity business, à une double visée la distribution d’aumônes savamment orchestrée, apportent un gain d’image pour leur société, amplifie encore leurs profits et les font apparaître comme plus radieux et plus vertueux que jamais.

 

Nous sommes bien loin du don, sans ostentation pratiqué dans nos loges, et dans la société par des associations comme les restos du cœur, les petites sœurs des pauvres, la fondation de l’abbé pierre etc… les plus humbles d’entre nous, véritables miroirs de l’amour fraternel non Siliconé dans la vallée de l’ostentation.

 

JF.

 

 

A LIRE :  Dans l’Express N°3479 semaine du 07 au 13 mars 2018 Page 133 C’était dans l’Express du 02 décembre 1993. Feux croisés sur l’Humanitaire par Luc Ferry. « Naguère portés aux nues, les mouvements caritatifs ne font-ils que du Charity Business ? Défense et illustration d’une cause noble et difficile. »

 

De la Silicon Valley :

Fondation Bill et Melinda Gates : Toutes les vies ont la même valeur. Nous sommes des optimistes impatients oeuvrant à réduire les inégalités.

SOLIDARITE BUSINESS
SOLIDARITE BUSINESS
SOLIDARITE BUSINESS

CONFERENCE

 

 

 

 

Le vendredi 16 mars 2018 l’Heureuse Harmonie vous invite à 20 h rue Richelieu à Brest

 

Conférence ouverte non rituélique

Ouverte aux frères maçons et aux sœurs de la GLFF

 

« Alchimie et science au 17 eme siécle »

 

Professeur Bernard JOLY

 

  • Professeur émérite d’histoire et de philosophie des sciences à l’université de Lille.
  • Centre de recherche : UMR 8163 « Savoirs, textes, langage »  CNRS, université de Lille

 

Apparemment, les choses sont simples : tandis que la chimie est une science, exprimant les exigences de la rationalité aussi bien par la rigueur de ses théories que par sa soumission aux méthodes de l’expérimentation, l’alchimie, résidu moderne de pratiques occultes, relève de l’irrationnel. Au mieux, elle exprimerait dans le champ du symbolisme les rêveries de l’imagination sur la matière ; au pire, elle représenterait les errements d’un ésotérisme fermé aux progrès de la modernité.

Pourtant, une telle opposition ne correspond pas à la réalité historique. Certes, les alchimistes du moyen âge, de la Renaissance ou du 17e siècle avaient développé une théorie de la matière, de ses principes et de ses éléments qui est complètement fausse, et il serait absurde de vouloir aujourd’hui rechercher la transmutation des métaux en utilisant les recettes de fabrication de la Pierre philosophale. Mais il serait aussi tout à fait erroné de ne voir dans les travaux des alchimistes que des pratiques magiques ou des sublimations spirituelles. Si l’alchimie est aujourd’hui un savoir périmé, elle fut la chimie des siècles passés. D’ailleurs, au 17e siècle, les termes de chimie et d’alchimie étaient indifféremment utilisés pour désigner des doctrines et des pratiques dont certains, comme Descartes, se méfiaient, tandis que d’autres, comme Leibniz ou Newton, en admettaient le bien fondé.

Les textes alchimiques du 17e siècle évoquent un monde qui n’est plus le nôtre et se réfèrent à une conception de la matière qui nous est devenue étrangère. Ce n’est qu’à la condition de savoir nous déprendre de nos savoirs contemporains que nous pouvons saisir ce qui faisait alors leur rationalité. De ce point de vue, l’étude des textes alchimiques constitue un terrain privilégié, aussi bien pour la réflexion sur l’historicité de la raison humaine que pour la découverte des multiples chatoiements de la pensée de la matière.

 

Correspondance :

Philippe DONNOU, V\M\ : pdonnou@club-internet.fr      06 61 71 47 46

Secrétaire : heureuse.harmonie@gmail.com

 

80 places disponibles

Inscription préalable nécessaire par le lien Doodle : https://doodle.com/poll/svi3zp4k6rkygv3g

Réponse demandée pour le 10 mars au plus tard, Participation : 10 euros (buffet)

 

 

 

PS : Pas de tablier, pas de gants, cordon à la discrétion de chacun, non protocolaire et non rituélique

SUIS-JE LE GARDIEN DE MON FRERE

 

La conscience

Victor Hugo

Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Echevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l’homme sombre arriva
Au bas d’une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d’haleine
Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dormons. »
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un oeil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l’ombre fixement.
« Je suis trop près », dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l’espace.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits,
Furtif, sans regarder derrière lui, sans trêve,
Sans repos, sans sommeil; il atteignit la grève
Des mers dans le pays qui fut depuis Assur.
« Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr.
Restons-y. Nous avons du monde atteint les bornes. »
Et, comme il s’asseyait, il vit dans les cieux mornes
L’oeil à la même place au fond de l’horizon.
Alors il tressaillit en proie au noir frisson.
« Cachez-moi ! » cria-t-il; et, le doigt sur la bouche,
Tous ses fils regardaient trembler l’aïeul farouche.
Caïn dit à Jabel, père de ceux qui vont
Sous des tentes de poil dans le désert profond :
« Etends de ce côté la toile de la tente. »
Et l’on développa la muraille flottante ;
Et, quand on l’eut fixée avec des poids de plomb :
« Vous ne voyez plus rien ? » dit Tsilla, l’enfant blond,
La fille de ses Fils, douce comme l’aurore ;
Et Caïn répondit : « je vois cet oeil encore ! »
Jubal, père de ceux qui passent dans les bourgs
Soufflant dans des clairons et frappant des tambours,
Cria : « je saurai bien construire une barrière. »
Il fit un mur de bronze et mit Caïn derrière.
Et Caïn dit « Cet oeil me regarde toujours! »
Hénoch dit : « Il faut faire une enceinte de tours
Si terrible, que rien ne puisse approcher d’elle.
Bâtissons une ville avec sa citadelle,
Bâtissons une ville, et nous la fermerons. »
Alors Tubalcaïn, père des forgerons,
Construisit une ville énorme et surhumaine.
Pendant qu’il travaillait, ses frères, dans la plaine,
Chassaient les fils d’Enos et les enfants de Seth ;
Et l’on crevait les yeux à quiconque passait ;
Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles.
Le granit remplaça la tente aux murs de toiles,
On lia chaque bloc avec des noeuds de fer,
Et la ville semblait une ville d’enfer ;
L’ombre des tours faisait la nuit dans les campagnes ;
Ils donnèrent aux murs l’épaisseur des montagnes ;
Sur la porte on grava : « Défense à Dieu d’entrer. »
Quand ils eurent fini de clore et de murer,
On mit l’aïeul au centre en une tour de pierre ;
Et lui restait lugubre et hagard. « Ô mon père !
L’oeil a-t-il disparu ? » dit en tremblant Tsilla.
Et Caïn répondit :  » Non, il est toujours là. »
Alors il dit: « je veux habiter sous la terre
Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »
On fit donc une fosse, et Caïn dit « C’est bien ! »
Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l’ombre
Et qu’on eut sur son front fermé le souterrain,
L’oeil était dans la tombe et regardait Caïn.

Victor Hugo

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