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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
RESSURECTION, REGENERATIONS

RESURRECTION OU REGENERATIONS

 

Quand on parle de résurrection, l’on pense immédiatement à Jésus, le prophète, car les francs-maçons reconnaissent en jésus un prophète parmi d’autres. Sous l’angle de la religion chrétienne, il est fils de Dieu, sa résurrection est le mystère, le miracle culminant si j’ose dire de cette religion, sa venue, sa vie terrestre, son sacrifice, sa résurrection forment ensemble le corps de la doctrine.

 

On peut hasarder une comparaison avec l’initiation maçonnique, le postulant cherche, puis vient frapper à la porte du temple, poussé par son désir de connaissance, connaissance de lui-même et pressentiment d’un monde supérieur au monde terrestre matériel. Sa vie terrestre s’enrichit au degré de compagnon, par son cheminement entre les deux sphères et son acquisition des arts libéraux, puis vient le temps du sacrifice que l’on peut considérer comme parfaitement consenti, c’est le meurtre du maître Hiram, suivit de sa régénération « il apparaît plus radieux que jamais »

Sauf que la comparaison semble s’arrêter là, car le maître va mourir plusieurs fois et se régénérer après chaque mort symbolique, dans cycle spiralé, qui monte de plus en plus des ténèbres vers la lumière. La vie du franc-maçon devient de plus en plus active, il a de plus en plus des devoirs. Paradoxalement plus son être intérieur se développe, plus il entre en communion avec ses frères, plus son âme et son esprit se rapproche leurs âmes et de leurs esprits, et, soudain plus n’est besoin de longues paroles, pour sentir ensemble les mêmes choses, pour regarder dans la même direction, sans renoncer à sa propre individualité.

On parle aujourd’hui de biens communs au pluriel ou de vivre ensemble dans une bienveillante tolérance, à ses frères et à tous les hommes de bonne volonté. Tous ceux qui ont suivi le même chemin savent ce que cela veut dire, ils n’ont pas besoin de cours de civilité ou de morale, ils ont appris à rectifier sans cesse avec l’équerre de la raison, tout en pratiquant l’ouverture du compas. C’est par le travail que leurs mains s’unissent pour tirer dans le sens de ce bien commun.

 

 

 

Jésus ressuscite après l’épreuve, le franc-maçon, se régénère par la connaissance des idées dissimulées derrières les symboles, il choisit la route du bien, que lui dicte sa conscience, sa richesse intérieure infinie se développe. Il fait route à la fois seul et avec l’aide de ses frères, jusqu’à son village d’Emmaüs, qui signifie source chaude, situé au départ des routes qui vont vers la montagne, la plaine, la mer, toute la surface de la terre, cet endroit du choix stratégique au carrefour du bien et du mal. Cette étape où se retrouvent les compagnons pour partager le pain de l’amour. Comme l’indique Luc dans son évangile, je cite : Luc 24- 13….  Les deux disciples d’Emmaüs.

 

Or, ce même jour, deux d’entre eux se rendaient à un village nommé Emmaüs, distant de Jérusalem de soixante stades, et ils parlaient entre eux de tous ces événements.

Tandis qu’ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même, s’étant approché, se mit à marcher avec eux ; mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître… Reste avec nous, car on est au soir et déjà le jour est sur le déclin.

Et il entra pour rester avec eux. Or, quand il prit le pain, dit la bénédiction, puis le rompit et leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent.

 

Le franc-maçon va donc vers ce village d’Emmaüs, sa Jérusalem céleste, cette contrée lumineuse, cette terre où l’esprit domine la matière, une terre régénérée, par la force du maillet, sculptée avec son ciseau, rectifiée sans cesse avec l’équerre de la raison, ouverte vers la beauté entre les branches du compas.

 

JF.

RESSURECTION, REGENERATIONS
RESSURECTION, REGENERATIONS

COMMUNIQUE

 

Communiqué du 10 avril 2018 - « L'État chez lui, l’Église chez elle ».

Date parution : 10/04/2018
 

Communiqué du Grand Orient de France

« L'État chez lui, l’Église chez elle ».

 

Ces mots prononcés par Victor Hugo le 14 janvier 1850 à la Chambre des députés, rappellent que la séparation des Églises et de l’État est la condition irréfragable de la liberté absolue de conscience, clé de voute de la laïcité républicaine française, principe constitutionnel de notre République.
Par ses deux premiers articles, la loi du 9 décembre 1905 fonde, structure et détermine l’organisation laïque de la République.
Elle dit dans son Article deux : « La République ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte. »

En participant à la Conférence nationale des Évêques de France et en y déclarant vouloir « réparer le lien entre l’Église et l’État », le Président de la République s’exonère de la loi commune en vigueur.
L’affranchissement du respect de la loi de Séparation de 1905 et de la Constitution fait le lit du retour du cléricalisme, soit l’implication du religieux dans le politique.

Le Grand Orient de France souligne qu’en agissant ainsi, le Président de la République réintroduit les Églises dans le champ politique en contradiction avec l’esprit comme la lettre de l’idée laïque de la République.
Le recul de la laïcité républicaine française, née d’un processus émancipateur exemplaire qui la distingue des autres formes de sécularisation, traduirait une vision passéiste et rétrograde de la société, contraire à la philosophie des Lumières.

Le Grand Orient de France appelle à la plus grande vigilance devant le risque que s’installe au plus haut niveau de l’État un retour aux anciennes pratiques du cléricalisme et avec elles, la remise en cause de l’égalité républicaine et l’émergence de communautarismes brisant le pacte républicain national. L’égalité des droits de tous les citoyens quelles que soient leurs origines ou leurs religions est un principe fondamental de la République, une et indivisible, laïque, démocratique et sociale.

Dans des temps de mutation et d’inquiétude, toute brèche dans la loi de Séparation des Églises et de l’État participe à la déconstruction de l’édifice laïque républicain, d’autant plus quand elle se produit au plus haut niveau de l’État.
Face aux nouveaux dangers auxquels doit faire face notre République, la laïcité républicaine est le ciment de notre société, elle en est aussi le rempart contre les totalitarismes et les obscurantismes.

En conséquence, mesurant la portée de cette grave entorse au principe républicain de laïcité, le Grand Orient de France demande solennellement et avec la plus grande fermeté au Président de la République de revenir sans ambigüité sur cette réintroduction inacceptable du cléricalisme dans la République, et de faire sienne la phrase de Victor Hugo, « L'État chez lui, l’Église chez elle ».



Le 10 avril 2018

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