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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
Portrait de Saint-Pol-Roux

Portrait de Saint-Pol-Roux

SAINT –POL-ROUX, POETE SYMBOLISTE ET ROSE-CROIX

 

Saint-Pol-Roux poète symboliste aurait été membre de la Rose-Croix esthétique de Josephin Peladan surnommé « le pélican blanc. »Ce farouche opposant de Zola fonda avec Stanislas de Guaïta l’ordre Kabbalistique de la Rose-Croix. Il semble que le poète Saint-Pol-Roux fut membre de cet ordre, mais n’y fit qu’un bref passage sans doute quand il était à Lyon.

 

André Breton qualifie déjà à son époque Saint-Pol-Roux de poète oublié, et il considère qu’il fut un précurseur de son surréalisme.

 

La Bretagne celle du finis terrae sera pour notre poète sa terre d’inspiration pour la dernière partie de sa vie il décédera Brest en 1940. Il vécut dans son manoir de Camaret, c’est l’homme de Roscanvel  qui disait : « face à la mer on est plus près de Dieu. »

 

Saint-Pol-Roux a fait l’éloge du Verbe et de la Lumière, qui pour lui sont les forces premières. Ainsi il était l’ami des peintres de son époque, a qui il donnait ce conseil : « Ah ! Frères peintres tenez votre palette comme nous tenons la lyre.»

 

Les images, l’imagination, le rêve, les symboles sont les moteurs de la vie de Saint-Pol-Roux, les leviers de son écriture, les guides de sa pensée. André Breton dans son premier manifeste du surréalisme raconte à propos du rêve et de Saint-Pol-Roux, que celui-ci avant de s’endormir, faisait mettre à la porte de son manoir de Camaret un écriteau sur lequel on pouvait lire : « le poète travaille. »

 

C’est bien au-delà du réel, du commun, de l’habituel, de la raison que naît un autre monde, là ou débarrasser de ses encombrants, de ses certitudes, l’homme peut entrer en contact avec lui-même, éloigné des dogmes, des doctrines il peut apercevoir l’infinie puissance et beauté de son âme, cela se produit spontanément pour le rêveur, pour celui qui fait vivre son imagination, de manière totalement désintéressée. C’est dans ce monde des merveilles que nous entrainent les poèmes de Saint-Pol-Roux qui méritent mieux que l’oubli.

 

JF.

 

Voir Biographie du poète dans Wikipédia :

Naissance à Marseille le 15/01/1861 mort à Brest le 18/10/1940.

 

Aphorismes

 

 

Le soleil monte faire téter la vie.

Le Temps récite le rosaire du soleil.

Mais il y a des justices futures !

Que tout meurt hormis l'œuvre, poète, et qu'il t'importe de sculpter la Forme à mettre sur ta pourriture à la merci des vents futurs, si tu ne veux mourir totalement à la Nature. 

La joie de vivre est toujours ça de pris sur l’immortalité.

Le droit de l’artiste consiste à défaire le monde et son devoir à le refaire.

S’atteindre pour atteindre les autres.

Ne croire à rien c’est croire à quelque chose qui n’existe pas.

L’amitié c’est se couper en deux sans se faire mal.

L’enfant est une invention d’avant les miroirs.

 

Une nation, c’est une solitude qui a réussi : les enfants.

Une religion, c’est encore une solitude qui a réussi : les idées.

 

La solitude fait de la foule, la foule fait de la solitude.

Dans la foule on s’évite dans les autres, dans la solitude on se cherche dans soi.

Se trouver, problème, et se trouver c’est se trouver dans tous les autres, car, vu de très loin ou de très haut, on n’est qu’un : comme il n’ya qu’une fourmi, qu’un chien, qu’une poule, qu’un coq, il n’y a qu’un homme. Tous les autres gravitent dans ma tête et dans mon sang.

Le dévouement consiste à projeter son cœur dans la poitrine du prochain désemparé, le temps de rendre celui-ci plus fort ou bien meilleur. Le dévouement c’est la transfusion de l’âme.

 

Lumière : vitesse qui nous éclaire.

Le sourire évoque une petite fenêtre de l’âme qui s’ouvre.

Imagination, n’est-tu pas la moisson précédant les semailles ?

 

Tous les hommes, je les considère comme soit mes reflets, soit mes ombres ; le revers de cet orgueil serait que chacun d’eux me prît pour un de ses reflets ou une de ses ombres.

Successivement, les ancêtres se sont noyés dans le sang familial, les veines de leur postérité les charrient, et nous percevons leurs cadavres livides sur les plages intermittentes de notre conscience.

 

A parler cru, je ne m’em… jamais seul.

Dieu non plus.

Nous sommes au moins deux.

 

SAINT-POL-ROUX

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