Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
WELCOME NEW YORK

WELCOME NEW YORK

VACANCES

J’ai quitté ma ville, mon quartier, ma loge, je suis parti au bord de la mer, ou à la montagne, c’est la trêve paraît-il. Toi tu es resté là au pied de la boulangerie fermée pour congés, tes yeux, tes mains ne se lèvent plus, même vers les vieux qui sont restés avec toi dans la ville silencieuse.

Pourtant combien de fois j’ai promis cette année encore par Saint-Jean, devant mes frères, devant moi-même, d’aider et secourir mes frères. Je te retrouverais peut-être là, à la rentrée au même endroit. J’ai droit au repos après tout, j’ai reçu mon salaire et toi, quand te lèveras-tu, quand viendras-tu parmi nous, si personne ne te tend la main.

JF.

VACANCES

POÉSIE D'ÉTÉ

Dialogue avec moi-même

La souffrance est partout, et c’est BOUDHA qui parle

MOI 1 : Où était tu hier quand a chu le quidam ?
Le paria, le puant, le méchant et le sale ?
Où étais tu, connard, infatué branleur
Surfant sur tes succès sur ton fric sur les dames…

MOI 2 : J’étais sourd et aveugle, je ne m’en défends pas
J’assume tous ces vices qui m’apportent du bonheur
Enfin c’est un peu court pour dépeindre l’appât
Que j’enfourne goulument chaque jour, chaque nuit

MOI 1 : N’as-tu jamais croisé ces oubliés de dieu ?
Ces parias de nos villes qui meurent de notre ennui ?
N’as-tu point cheminé sur des sentiers boueux
Et croisé ces vermines qui encombrent, insidieux,
Nos cités, qui fourmillent et qui meurent, miséreux
Et sordides, n’as-tu jamais tendu un regard
Une main, secourable et solide, pour que brille
Une seule petite fois au fond des yeux hagards
Tant rougis par les pleurs, un espoir, la promesse
D’un possible demain, d’une seconde famille,
Pour relever la tête et chasser la détresse…

MOI 2 : Je n’ai pas trop le temps, et j’avoue ma faiblesse
J’ai misé sur mes gosses mon épouse, mes amis,
Et les temps sont si durs, et je n’ai plus de larmes
Pour distraire mes nuits, si crime j’ai commis
J’en demande pardon mais à chacun ses drames…
NOUS/VOUS
Et c’est ainsi qu’on meure au cœur de nos cités
Chaque nuit, chaque jour, frappés de cécité,
Nous arpentons, muets, nos vies aseptisées
Tandis que des frangins, des frangines brisés
Nous regardent passer et trépassent, ignorés…
Mais pourquoi nom de dieu ne pas les relever ?
Pourquoi pas leur parler écouter leur misère
Et leur ouvrir nos bras pour qu’ils puissent rêver ?
Et leur ouvrir nos cœurs pour soustraire leurs rosaires ?

Rêvons et espérons, et puis disséminons
Car il faut que ça cesse, il nous faut recoller
A notre vraie nature, il faut réconcilier
Nos consciences et nos actes pour mériter le nom
D’Être humain raisonnable, et d’espèce pensante.

Philippe Jouvert.

 

Avec l’aimable autorisation de l’auteur.

Commenter cet article

Catégories

Articles récents

Hébergé par Overblog