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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
LE RETOUR A LA MESURE

LE RETOUR A LA MESURE

 

Dans l’art Royal, pour la construction de soi-même, il faut chercher et apprendre les mesures, il y a en tout homme une tentation pour la démesure poussé par un excès d’orgueil l’on va souvent chercher loin ce qui est devant nos yeux.

 

L’artiste peintre observe la nature et l’homme, il imagine et traduit les images dans ses œuvres avec ses mesures, pour bâtir sa cathédrale.

 

Paul Sérusier dans son ABC de la Peintureen 1921, écrivait (…)l’homme porte en lui les mesures dont il a besoin : ce sont : la coudée (distance du coude à l’extrémité du médius) ; le pied et l’empan. Dans la proportion de la coupe d’or, l’empan est au pied ce que le pied est à la coudée. N’est-ce pas beaucoup plus simple de trouver des mesures sur soi-même, que de mesurer le méridien terrestre et d’en calculer la quarante millionième partie, qu’il faudra diviser par mille, dix mille etc… ? Pour n’arriver qu’à des grandeurs approximatives. Il nous suffit de mesurer ces proportions pendant quelque temps : nous retrouvons alors directement la notion de ces rapports innés, mais oubliée par défaut d’usage. »

Paul Sérusier

C’est ainsi que les compagnons bâtisseurs des cathédrales, en partant de la lignequi correspond au diamètre d’un grain d’orge, ont construit des édifices qui rivalisent encore en beauté avec le béton des tours de nos cités.

Les mesures humaines que sont : la paume, la palme, le pied, la coudée, l’empan,sont calculées par rapport à ce simple grain d’orge, ce barley cornqui inspira au poète et frère écossais Robert Burns auteur du ce n’est qu’un au revoir mes frèresle conte initiatique de Jean Grain d’Orge.

JF.

 

Le Conte de Barley Corn Jean Grain d'Orge sur le Blog article du 12 octobre 2015.

lien: 

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/

2015/10/robert-burns-john-barleycorn.html

 

 

 

Des mesures humaines :

 

La ligne = 1 grain d’orge.

Une paume = 34 Lignes.

Une palme = 55 Lignes

Un empan = 89 Lignes

Un pied = 144 Lignes

Une coudée = 233 Lignes

 

Une paume + une palme = un empan

Une palme + un empan = un pied

Un empan + un pied = une coudée.

 

 

CITATION : LE CORBUSIER

 

« Le malheur du présent c’est que les mesures sont partout tombées dans l’arbitraire et l’abstraction, elles devraient êtres chair, c’est une expression palpitante de notre univers à nous, l’univers des hommes qui est le seul concevable dans notre entendement. »

Portait de Maurice Denis par Paul Sérusier

Portait de Maurice Denis par Paul Sérusier

Biographie

1864-1927

Paul Sérusier est un peintre symboliste français et l'un des initiateurs du mouvement des Nabis. Il naît à Paris dans un milieu aisé. Son père, François Sérusier, est un parfumeur qui dirige la société des parfums Houbigant. Paul fréquente le lycée Condorcet à partir de 1875 et y fait de brillantes études, obtenant en 1882 un baccalauréat de philosophie et en 1883 un baccalauréat de mathématiques. En 1885, il intègre l'Académie Julian, une école privée parisienne de peinture et de sculpture créée par le peintre Rodolphe Julian (1839-1907).

La petite ville bretonne de Pont-Aven (Finistère) était à cette époque un centre d'attraction pour beaucoup de peintres français ou étrangers, en particulier américains. Sérusier passe l'été de 1888 en famille à Pont-Aven et y rencontre des artistes, parmi lesquels Paul Gauguin. Gauguin influence immédiatement Sérusier, qui s'éloigne du réalisme et utilise des couleurs plus vives. Revenu à Paris avec un tableau inspiré par Gauguin, il transmet son enthousiasme à ses condisciples de l'Académie Julian. Le tableau est baptisé Le Talisman.

 

Sérusier revient à Pont-Aven au cours de l'été 1889, puis il constitue, avec Pierre Bonnard, Maurice Denis, Henri-Gabriel Ibels et Paul-Elie Ranson le groupe des Nabis (nabi signifie prophète en hébreu). Ce groupe a des préoccupations spiritualistes. Il s'intéresse à l'orphisme (doctrine de la Grèce antique fondée sur le mythe d'Orphée) ou à la théosophie (syncrétisme religieux selon lequel toutes les religions recèlent une part de vérité). Le groupe des Nabis sera rejoint ensuite par d'autres artistes comme Édouard Vuillard, mais il ne durera qu'une dizaine d'années. La dispersion a lieu vers 1900.

Dans les années 1890, Sérusier s'installe chaque été en Bretagne, d'abord au Huelgoat, puis à Châteauneuf-du-Faou avec l'actrice polonaise Gabriella Zapolska (1857-1921). Il passe ses hivers à Paris où il expose régulièrement, en particulier aux expositions Impressionnistes et Symbolistes.

En 1895, il visite le monastère bénédictin de Beuron dans le Bade-Wurtemberg, en Allemagne, à l'invitation de Jan Verkade (1868-1946), un peintre symboliste néerlandais qui gravitait dans l'orbite des Nabis à Paris au début des années 1890. Sérusier fera ensuite plusieurs séjours à Beuron car la doctrine artistique des moines l'attire. Le père Désiderius prétend ainsi qu'il existe des « saintes mesures » permettant de choisir les proportions géométriques idéales. Le terrain de la peinture symboliste étant favorable, ce pathos spiritualiste séduit Sérusier. Jusqu'à 1907, il fera de fréquents séjours à Beuron.

En 1902, il est confronté à une dépression profonde. A partir de 1908, il commence à enseigner la théorie de l'art à l'académie Ranson, à Paris. Cette académie est une école, fondée par le peintre nabi Paul-Elie Ranson (1864-1909), qui fonctionnera jusqu'à 1955. L'une des élèves de Paul Sérusier, Marguerite-Gabrielle Claude, devient son épouse en 1912. Le couple part en voyage de noces à Florence.

A partir de 1917, le peintre vit principalement à Châteauneuf-du Faou avec son épouse. Il ne conserve qu'un pied-à-terre à Paris. En 1921, il publie un ABC de la peinture, court traité théorique sur le dessin et la peinture.

Il continue à exposer régulièrement jusqu'à sa mort d'une crise cardiaque, dans une rue de Morlaix, en 1927. Son épouse Marguerite, elle-même peintre, lui survivra jusqu'à 1950 et se consacrera beaucoup à faire connaître l'œuvre de son mari.

Source : Site Internet Rivage de Bohème. 

https://www.rivagedeboheme.fr/pages/arts/peinture.../paul-serusier-et-les-nabis.html

LE RETOUR A LA MESURE

Descriptif ABC De la Peinture.

Correspondance de Paul Sérusier introduite par Maurice Denis, nouvelle édition de 1942 d'après celle de 1921.

Traité de Paul Sérusier sur la peinture, introduit par Maurice Denis, nouvelle édition d'après celle de 1921, suivie d'une correspondance inédite. Paul Sérusier est l’auteur du Talisman, qui a guidé Gauguin et les Nabis.
D’après Agnès Delannoy, « son court traité 
ABC de la peinture, lui permet de développer une théorie des courbes et des formes simples qui devait guider les artistes dans la construction géométrique de leurs compositions. Il y développe également une théorie de la couleur et une méthode de recherche des teintes assourdies, d'une tonalité d'ensemble grise, qui repose sur la séparation des couleurs chaudes et des couleurs froides et l'utilisation de deux palettes. »

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