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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
RECENSION : HIRAM -Exégèses bibliques et maçonniques du mythe fondateur de la Franc-Maçonnerie

RECENSION : HIRAM – EXEGESES BIBLIQUES ET MACONNIQUES DU MYTHE FONDATEUR DE LA FRANC-MACONNERIE.

 

 

Jean-Claude Sitbon aurait pu intituler son ouvrage Hiram au secours de la Franc-Maçonnerie puisque ce personnage biblique a permis de buriner dans la pierre les rituels qui perdurent depuis plus de 300 ans dans les loges symboliques et les premiers degrés des loges de perfectionnement et qu’il est souvent méconnu.

 

L’auteur au regard de son expérience, de sa pratique initiatique de plus de 20 ans, délivre avec son livre sur Hiram le fruit de ses recherches et ses réflexions sur ce personnage emblématique de la Franc-Maçonnerie, jamais à ma connaissance un travail de cette ampleur n’a été réalisé, ses prédécesseurs sur le chemin de cet architecte hors normes n’ont délivré que des bribes ou des travaux parcellaires, sans doute parce que les références dans les textes anciens à ce personnage central sont rares. Il faut donc un certain courage pour réunir ce qui est épars et faire de la connaissance de ce personnage un tout cohérent donc universel.

cohérent donc universel.

 

Jean-Claude Sitbon par son expérience initiatiquemet en lumière les messages transmis par l’architecte constructeur du temple de pierre que Salomon dédia à plus haut que lui, temple qui devait accueillir les préceptes divins contenus dans l’arche dont l’errance dans le désert pris fin sur le mont de la Jérusalem terrestre. Jean-Claude Sitbon, membre d’une obédience régulière, s’est nourrit des enseignements du Rite Ecossais Rectifié, il connaît la place essentielle tenue par la légende d’Hiram dans le mythe de la construction du temple qui irrigue toutes les obédiences et tous les rites maçonniques.

 

Cette légende liée au grade de maître, qui relate la vie, le travail, la mort et la régénération de l’architecte sont apparues tardivement en même temps que le grade du 3èmedegré, la magnification du rôle, des talents et des vertus de l’architecte à élever  spirituellement la Franc-Maçonnerie, cela a été le moment charnière où elle est devenue vraiment spéculative.

 

Tous les rites maçonniques font référence à Hiram, dans le Rite Ecossais Ancien et Accepté il est présent par l’esprit du 3èmeau 14èmedegré, dans le Rite Ecossais Rectifié il est écrit « l’histoire d’Hiram voile de grandes vérités. »Dans le Rite Français« Hiram représente l’homme parvenu à la connaissance de soi, à la dignité dans toutes ses actions, à la compréhension des autres et à l’amour du prochain. » Le Rite Primitif de Memphis et Misraïm, considère Hiram  comme l’égal d’Imotep l’architecte Égyptien. Le Rite Émulation déplore dans son rituel la mort d’Hiram: « une perte, aussi importante que celle du principal architecte.»

 

Les mentions d’Hiram dans l’Ancien Testament sont peu nombreuses, Jean-Claude Sitbon a dû faire des recherches historiques et bibliographiques approfondies, pour mettre Hiram à sa juste place, pour que les sœurs et les frères puissent comprendre quelle est également leur place dans la loge et répondre à l’injonction du Vénérable qui leur dit prenez place mes frères.

 

Hiram accompagne donc les sœurs et les frères dans leur voyage initiatique, qui va de la construction du temple de pierre, jusqu’à la construction du temple de l’esprit. Ils deviendront alors eux-mêmes un véritable temple.

 

Jean-Claude Sitbon fait de ce livre, un élément de compréhension, une aide à la réflexion sur le chemin, dévoile à celui qui a la volonté de connaître, de regarder au-delà des apparences, le but de l’Art Royal, la possibilité de donner du sens à sa démarche, à sa vie, en cherchant il trouvera dans les questions, les réponses.

 

Cette histoire extra ordinaire, est l’histoire des grands thèmes de la vie, sont abordées la naissance, la construction de soi, le travail des vertus, l’étude des analogies, les chemins qui mènent aux sanctuaires. Jean-Claude Sitbon à travers l’étude de ce personnage nous ouvre les portes, nous donne des clés, Hiram est-il l’envoyé du Grand Architecte suprême, celui qui est capable de mourir et re naître, de se régénérer ?

 

Jean-Claude Sitbon sait que les lumières de la tradition éclairent les incertitudes de l’avenir et sont des aides sur le chemin.

Ce livre parle de la naissance, de la vie, de la mort, de la re naissance donc, il est, un message d’espérance. Il est à mettre entre toutes les mains des sœurs et des frères, mais aussi des profanes en quête. Il est plus qu’une pierre dans l’édifice maçonnique, l’auteur a réuni dans un seul ouvrage, tout ce qui était épars dans de nombreux livres, c’est tout Hiram qu’il nous raconte. Il est donc plus qu’une pierre, il est un grain comme il le rappelle à tous les frères membres des loges de Saint-Jean, un grain en terre : 

 

« En vérité, en vérité, je vous le dis si le grain de blé qui tombe en terre ne meurt pas, il reste  seul ; si au contraire il meurt, il porte du fruit en abondance. » Jean 12-14.

 

Hiram depuis plus de 300 ans est abondance, et Jean-Claude Sitbon un de ses messagers.

 

JF. 

 

PS : Compte-tenu de la richesse de ce livre unique sur le personnage central du mythe fondateur de la Franc-Maçonnerie. Je serais amené à revenir sur certains des thèmes qu’il aborde.

 

A LIRE :HIRAM- Exégèses bibliques et maçonniques du mythe fondateur de la Franc-Maçonnerie. Éditions de la Tarente- sur 312 Pages –Prix 25€ 

ISBN : 978-29-16280-19-6

www.latarente.com

NOTE EDITEUR

 

Cette étude sur le personnage central de la Franc-Maçonnerie est unique. Jean-Claude Sitbon a rassemblé, commenté et mis en perspective des textes issus des traditions bibliques et maçonniques afin de mieux décrypter les symboles du grade de maître... et au-delà. Cet ouvrage est composé de cinq chapitres. Les trois premiers abordent l'étude des sources bibliques d'Hiram, les deux derniers étant centrés sur la Franc-Maçonnerie et ses aspects symboliques dans les différents Rites, sans oublier bien sûr la vision romantique de Gérard de Nerval et la doctrine de Martinès de Pasqually. Cet ouvrage de référence passionnera tous ceux qui sont intéressés par le personnage d'Hiram et accompagnera les francs-maçons sur le chemin de la maîtrise.

Jean-Claude Sitbon en conférence

Jean-Claude Sitbon en conférence

 

 

Jean-Claude Sitbon 

Jean-Claude Sitbon est écrivain – conférencier, spécialiste reconnu du Rite Écossais Rectifié qu’il pratique depuis plus de vingt années.

En 2009, il fonde et depuis anime le Cercle d’Études et de Recherches sur le Rite Écossais Rectifié (CERRER), situé à Marseille, dont les travaux visent à approfondir l’histoire des origines, de la structuration et de l’évolution de ce rite maçonnique ainsi que l’étude de sa symbolique.

J.-C. Sitbon est l’auteur de L’aventure du Rite Écossais Rectifié qui est le titre générique de ses deux premiers ouvrages publiés fin 2012 et début 2013. Le Tome I, intitulé Approche historique suivie de l’étude de deux correspondances et d’un discours de Jean-Baptiste Willermoz, présente un panorama complet de l’histoire de ce rite et commente plusieurs manuscrits significatifs de la pensée et de la doctrine de Jean-Baptiste Willermoz, principal architecte du Rite Écossais Rectifié.

Le Tome II De Tubalcaïn à Phaleg se focalise sur un évènement qui fit grand bruit au sein de la Maçonnerie de l’époque : la substitution emblématique, en 1785, de Tubalcaïn par Phaleg en tant que « patron » du grade d’Apprenti du Rite Écossais Rectifié.

Le troisième ouvrage de J.-C. Sitbon, Hiram – Exégèses bibliques et maçonniques du mythe fondateur de la Franc-Maçonnerie, publié en octobre 2014, est consacré à l’étude en profondeur du héros légendaire de la franc-maçonnerie qu’est Hiram Abif.

 

Editions de la Tarente.

RECENSION : HIRAM -Exégèses bibliques et maçonniques du mythe fondateur de la Franc-Maçonnerie

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Anwen 14/11/2018 02:21

LA LÉGENDE D'HIRAM
C'est dans la cérémonie d'initiation au 3e degré des Mystères de Jérusalem qu'on faisait l'histoire de Myriam et qu'on disait : « Notre grande Maîtresse innocente était née pour être heureuse, pour jouir en toute plénitude de tous ses droits sans exception, mais elle est tombée sous les coups de trois assassins. » Nous avons déjà vu que le nom d' « Hiram » doit se lire de droite à gauche comme lisent les Hébreux et non de gauche à droite suivant L'usage des Européens : Hiram alors devient Maria. Le heth final se prononce A.
C'est l'antique nom de Myriam qui, en passant de l'égyptien à l'hébreu des temps postérieurs, est devenu Maria.
Daud voulut perpétuer, dans les Mystères qu'elle institua, l'histoire de la grande Femme qui fut l'auteur du Sépher.
D'après la légende qui a surnagé, il y eut trahison et meurtre. On croit qu'elle fut enterrée vivante, comme cela fut dit, peut-être symboliquement. En tout cas, c'est son œuvre qui fut étouffée, tuée, trahie, c'est-à-dire altérée. C'est sa personnalité qu'on s'acharna à faire disparaître de l'histoire ; et l'on y parvint, puisque, deux siècles après Daud, on commença à donner au Sépher un auteur masculin : Moïse.
Daud prévoyait ce meurtre, puisqu'elle voulut perpétuer le nom de MARIA, en le cachant dans le rituel des assemblées secrètes.
Cette précaution prouve qu'on ne pouvait pas glorifier ouvertement Myriam, parce que cette glorification déchaînait la colère des hommes.
On cite parmi ceux qui la trahirent Sterkin, Oterfut, Abibala... dont on fera Jubelas, Jubelos, Jubelum, quand on cachera la première légende sous une seconde (1).
L'acacia, qui symbolisait la Femme et son œuvre scientifique, devint l'arbre funéraire quand elle tomba de son piédestal primitif.
Cet événement est relaté dans toutes les vieilles Écritures sacrées. C'est la descente d'Istar aux Enfers ; celle de Proserpine dans la sombre demeure de Pluton ; c'est aussi le thème du Livre des Morts des Égyptiens.
Mais les Israélites, en reproduisant ce mythe, le personnifièrent en leur grande Femme méconnue, leur législatrice, Myriam Hathor. On désignait cette triste époque par le mot Mac-Benac qui signifie désunion.
Plus tard, dans la seconde légende qui voilera la première, on dira que ce mot signifie : la chair quitte les os, ce qui est en effet une désunion, mais bien différente de la première signification du mot : la désunion de l'homme et de la Femme.
Dans les Initiations aux « Mystères » de Jérusalem, on demandait au postulant s'il avait les mains pures, c'est-à-dire s'il n'avait pas participé au meurtre moral de la Femme, ce qui était alors le grand crime. Puis on lui faisait considérer une tête de mort dans laquelle brûle une lumière (une bougie dans les temps modernes) ; cela signifie : la Femme est morte, c'est dans sa tête qu'a brillé l'esprit féminin. Le rituel lui fait dire : « J'ai été, et je ne suis plus ; j'ai commandé, j'ai aimé, j'ai pratiqué la vertu, et pourtant je ne suis plus. »
Une lumière matérielle a été mise là où brillait la lumière divine, là où la Pensée rayonnait. Qui a détruit ce bel ouvrage ? Cette tête nous indique l'abîme dans lequel nous serons engloutis quand l'imposture aura triomphé et aura poussé l'homme pervers à commettre le crime !
« La Maîtresse que nous pleurons est celle qui nous éclairait dans nos travaux, qui nous consolait dans nos afflictions, et qui soutenait notre courage.
« Cette Maîtresse, c'est Myriam. »
Puis on racontait l'histoire de la femme brutalement renversée par l'homme téméraire qui voulait atteindre le sommet qu'elle occupait, sans se donner la peine d'étudier la science qui y conduit. Il avait voulu conquérir par la force l'autorité qu'on n'acquiert que par la science et la sagesse ; et il la tua, croyant sottement que, Elle disparue, il pourrait occuper sa place et faire ce qu'elle faisait. Mais il s'aperçut alors que le meurtre ne lui donnait pas la lumière, et que, au lieu de la puissance qu'ils rêvaient, les traîtres n'eurent en partage que le remords d'un crime inutile.
Ces traîtres qui tuèrent la Déesse Myriam, pour prendre sa place, ce sont les Prêtres de toutes les Nations.
Cette histoire fut cachée, plus tard, sous une nouvelle « légende d'Hiram », donnant à ce personnage le sexe masculin et masculinisant son nom, en l'appelant Adon-Hiram. Mais l'idée fondamentale resta celle qui faisait le fond de la lutte de l'homme contre la femme, et de sa prétention de faire ce qu'elle faisait, croyant posséder les mêmes facultés qu'elle, du moment qu'il était admis, comme elle, dans la chambre du milieu. (C'est sous ces mots qu'on cacha le secret des Déesses.)
C'est sous cette forme masculinisée que la légende d'Hiram a passé dans la Franc-Maçonnerie moderne. Les rituels en donnent un résumé très suggestif pour ceux qui connaissent bien le symbolisme : c'est encore la mort et la résurrection d'un personnage mystérieux.
Dans les cérémonies antiques, après la scène funéraire, on changeait l'ornementation du temple ; on remplaçait les draps noirs par des draps de couleur ; tout reprenait un air d'allégresse, et l'on célébrait par des acclamations de joie l'heureux jour attendu qui ramenait la lumière qu'on avait crue à jamais perdue.
Ce mythe symbolique, qui a été conservé, remplissait l'histoire de l'époque de Daud ; c'était l'actualité.
En Egypte, la Maîtrise, premier grade de l'Initié, se nommait « Porte de la mort », parce qu'on touchait aux confins de la vie et de la mort, suivant l'expression d'Apulée, on descendait dans la tombe noire de l'Humanité, c'est-à-dire dans la vie de mensonge et d'erreur que faisait naître le règne de l'homme, pour renaître ensuite à la lumière et à la vie renouvelée, avec le retour de la Femme dans son ancien pouvoir.
Cette allégorie, toujours la même, se retrouve dans toutes les religions, dans une multitude de légendes, sous des noms différents. Partout c'est la même idée : un martyr succombe sous les coups du génie du mal et subit le trépas pour recommencer bientôt après une vie glorieuse et immortelle. C'est le dogme de la lutte éternelle des sexes, des deux Principes opposés qui pèsent sur le monde : le Bien et le Mal, la Lumière et les Ténèbres.
Si nous lisons l'histoire des siècles passés, si nous jetons les yeux autour de nous, nous voyons que, partout où la Femme est vaincue, le talent est méconnu, la vraie science méprisée, la vertu persécutée, l'ignorance, le fanatisme et l'ambition gouvernent le monde.
« Détruire cet empire pour faire régner à sa place la Vérité, qui est la science même, la défendre contre des ennemis intéressés à la proscrire ; telle est la tâche qui était imposée aux Initiés, tel est le devoir qu'ils devaient remplir, même au péril de leur vie. »
Ces admirables paroles que les Femmes asservies et persécutées avaient mises dans leurs rituels, la Tradition les a propagées et les Loges les ont textuellement gardées.
(1) « Les trois assassins d'Hiram, dont les noms varient, ont été appelés Abiram, Romvel, Gravelot, ou Hobbhen, Schterche, Austersfuth, ou Giblon, Giblas, Giblos, etc. Les Templiers y voient Squin de Florian, Noffodei et l'inconnu qui les trahirent. Dans les Rose-Croix de Kiwinning, les trois assassins de la Beauté sont Cain, Hakan, Heni » (Papus).

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