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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
Phare du Petit Minou Bretagne

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VERTUEUX

 

 

Dans un monde de slogans, de scoops, de buzz, de spots où les images sont travaillées avec photoshop ou aftershop, où les icônes sont des mannequins anorexiques ou des hommes bodybuildés. La vertu ne semble pas être une préoccupation majeure.

 

La Franc-Maçonnerie prétend elle depuis plus de 300 ans travailler « à faire fuir le vice et pratiquer la vertu », quelle drôle d’idée ! Pourquoi pas qui oserait dire le contraire ? Quant à le faire réellement, c’est une autre affaire, c’est au pied du mur que l’on voit le constructeur truelle à la main et le chevalier avec son épée de justice. 

 

Il semble à priori facile de faire l’éloge de la vertu, des multiples vertus, pour les petites André Comte Sponville en a même fait un traité, puis il y a les quotidiennes, celles du coin de la rue. Les indispensables de la vie, les cardinales et plus loin, plus haut, les théologales. Nous avons l’embarras du choix, pourquoi donc s’en priver, le jardin où elles poussent est un jardin merveilleux, extraordinaire dirait le fou chantant, il nous reste simplement à les faire pousser, les faire grandir en nous.

 

L’homme vertueux, n’a pas un visage particulier, ni une couleur de peau, il n’est ni riche, ni pauvre, il est tout cela à la fois, il a tous les visages de l’homme véritable et en plus un supplément d’âme.

 

L’homme vertueux vu sous le prisme de la franc-maçonnerie, n’est pas un mystique retranché dans le désert, éloigné des hommes, ni un gnostique désireux de ne faire qu’un avec son Dieu. Il est un homme entier, assumé fait de chair et d’esprit, animé d’un désir de perfectionnement individuel pour donner un sens à sa vie, en s’initiant, en évoluant spirituellement pour se mettre au service de l’humanité. Il se met en capacité de s’élever vers les hautes sphères de la spiritualité, mais surtout il est capable après avoir levé le voile contemplé le beau et le bien, de redescendre dans le monde, pour transmettre un message d’amour et de paix et d’harmonie.

 

Après avoir ouvert les yeux sur la beauté du monde, laissé son cœur battre la chamade, le son du tambour ou de la trompette, résonne de fraternité.

 

Alors il faut arrêter de prendre les hommes qui veulent devenir vertueux pour des naïfs, des sévères, des empêcheurs de plaisirs ou de joies. La pratique de la vertu ne rend pas triste au contraire, elle est pleine de charme, elle s’exprime par de beaux gestes, par le don, par ces dons matériels, mais surtout par le don de soi, ce don qui pour le plus humble de tous alla jusqu’au sacrifice. 

 

Confucius a crié dans les ténèbres : «  Que n’ai-je le pouvoir de rendre le désir de vertu aussi attrayant, aussi excitant que le désir charnel. »

 

La vertu n’est ni une abstraction, ni une incongruité dans notre société. Elle est une force vive, elle est vivante tous les jours des femmes et des hommes en font l’éloge, mais aussi la pratique, dans le partage.

Ils sont ces mains tendues, ses yeux ouverts sur la misère, ils sont les moteurs des actions en marche, ils sont des indignés perpétuels, mais aussi en mouvement pour alléger la souffrance des plus faibles et combattre l’ignorance et le fanatisme. Ils construisent des cathédrales dans leur cœur pour y accueillir le bien.

 

Les femmes et les hommes vertueux ont fait le vide dans leur cœur, mais ils n’ont pas le cœur sec. Ils ont le cœur vide, c’est-à-dire habité par la vacuité, leur cœur, leur esprit est dénué de toute vanité, toute suffisance, de toute arrogance, ils sont des cœurs humbles, des cœurs purs.

 

François Cheng notre académicien chinois, compare les cœurs vides à des bambous : « (…) la tige de bambou porte en son extrémité de longues feuilles fines et mobiles. Lorsque passe une brise, elles produisent des sons susurrants et mélodieux. Poètes et peintres aiment à demeurer assis au milieu de bambous, à laisser leurs méditations bercées par cette musique intime. Le sommet du bambou rayonne ainsi d’un qualité suprême : la grâce du recueillement et du chant. »

 

Ne nous moquons plus des femmes et des hommes qui aspirent à devenir vertueux, ils cherchent à retenir le souffle de l’esprit qui passe dans leur cœur, comme passe la brise dans les feuilles du bambou, ils cherchent la lumière du phare qui éclaire les ténèbres.

 

Jean-François.  

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