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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
LA ROUTE SERPENTINE

LA ROUTE SERPENTINE…

 

 

 

La route droite n’est pas le chemin le plus court, les navigateurs le savent bien quand les vents contraires, il faut tirer des bords, quand le vent monte, il faut réduire l’allure, prendre des ris, pour arriver à bon port.

Les jésuites connaissent bien cette attitude du contournement que nous caricaturons souvent sans en comprendre le sens, et le but, l’affrontement n’est pas toujours la solution face à un problème, les candidats à l’initiation maçonnique ont tous pris une route serpentine.

Cela me rappelle un certain soir de septembre où les yeux bandés, ni nu, ni vêtu, j’ai fait des voyages incertains, dans des lieux inconnus, à force de serpenter, j’ai reçu la lumière. Quelques années plus tard, me croyant parvenu au terme de ma route, satisfait, j’ai compris, que j’avais encore la corde de l’orgueil autour du cou. J’ai repris la route serpentine, les yeux encore voilés, le sceau du secret retenant la langue serpentine.

 

 

Paradoxe de cette langue qui n’est pas de vipère, mais évoque plutôt le serpent gardien de l’arbre de la connaissance, l’Ouroboros, le guérisseur qui entoure le bâton d’Hermès ou de Moïse, que les compagnons ont mis sur leur canne, torsade de celle du maître des cérémonies. Cette vouivre des druides qui a sa demeure sous la cathédrale de Chartres, ce pont du serpent vert de Goethe, ce serpent qui monte sur le Tau, la croix du humble de tous qui veut guérir le monde.

 

La route serpentine, n’est donc pas celle de l’école buissonnière, elle a pris une autre dimension, comme quoi il faut toujours se méfier de nos préjugés, le serpent peut être d’airain. Nous jugeons trop souvent à partir des apparences, il faut :

 

« Que l’autre soit et qu’il soit autre. » (François Varillon) 

 

Quelque soit son apparence il a le droit d’être, ce  qu’il est, quel qu’il soit et d’où qu’il vienne, il est notre frère en humanité. La route qui serpente mène avec lenteur vers la connaissance.

 

Jean-François Guerry.

LA ROUTE SERPENTINE

François Varillon, un éveilleur spirituel

Né il y a un siècle, François Varillon, jésuite lyonnais, a marqué des générations de chrétiens par ses écrits de spiritualité. Être chrétien, disait-il, consiste à «bien faire l'homme»

Charles Ehlinger se souvient encore de ce matin de printemps où il montait la côte qui mène à la maison du Châtelard, dans la banlieue ouest de Lyon, et frappait à la porte de François Varillon . C'était en 1978, un peu après Pâques. Peu de temps avant, le jésuite avait accepté le principe d'un livre d'entretiens et bloqué dans son agenda trois séries de trois jours pour les réaliser. 

«L'appréhension m'habitait, raconte Charles Ehlinger. J'allais être confronté à un homme dont la stature intellectuelle et spirituelle m'intimidait et m'impressionnait. Or, d'emblée, cordial et attentionné, il me mit à l'aise. Il existait "contagieusement", pour reprendre le mot qu'il employait pour évoquer un de ses maîtres. Auprès de lui, impossible de ne pas donner le meilleur de soi-même. Il ne parlait de lui-même qu'avec humour et pudeur, et, chez lui, ne perçait jamais, même au détour d'une phrase, une pointe d'orgueil, qui eût été flétrissure, pour le dire dans son propre langage. À la fin de nos entretiens, nous avions prévu de nous revoir. Hélas, la mort est survenue entre-temps (1).» 

François Varillon est né le 28 juillet 1905 à Bron, à côté de Lyon, ville qui restera toute sa vie son port d'attache. Sa notice chronologique tient en quelques lignes. Il a d'abord enseigné les lettres et la philosophie, avant de consacrer ses activités à l'accompagnement de militants, comme aumônier de mouvements d'Action catholique, à la fondation d'un groupe de foyers, au suivi de la vie culturelle, à l'explication de la foi chrétienne et à la formation spirituelle.

 

La devise de François Varillon

 

« Une main sur la beauté du monde, une main sur la souffrance des hommes et les deux pieds dans le devoir du moment présent. »

 

Il a été qualifié d’éveilleur spirituel, je dirais pour ma part que c’est un faiseur d’exercices spirituels propres à faire l’alliance entre la culture et la foi, la foi Chrétienne en ce qui le concerne, mais il existe d’autres formes de foi, comme la foi maçonnique qui est la foi en l’homme.

 

Jean-François Guerry.

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