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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
AU COMMENCEMENT ÉTAIT LE MOT...

AU COMMENCEMENT ÉTAIT LE MOT…

 

 

Dans ma Loge de Saint-Jean, l’on lit le prologue de Jean, effet de style sans doute par rigueur adogmatique, par peur des règlements et constitutions de l’obédience, ou mystère du rite ?

L’on dit bien prologue de Jean et Saint-Jean est relégué au simple patronyme des Loges.

 

Peu importe pourvu que l’esprit soit là, la Lumière peut prendre son essor.

 

C’est de mots que je veux vous parler, sans me payer de ceux-ci, de ces mots parfois mal employés, quand ils ne sont pas par faiblesse dénaturés. Tout commence en franc-maçonnerie spéculative, comme d’ailleurs dans les loges de nos frères opératifs adossées aux murs des cathédrales, par des mots justes et parfaits.

 

Quand nous avons les mots de passe et les mots sacrés nous pouvons travailler, c’est compréhensible par tous, chacun son langage, les marins ont le leur, les artisans aussi etc.. Il nous faut des mots justes pour se comprendre, les mots des maçons touchent sont universels.

 

Les mots de passe sont comme des graines, comme ce sésame cette graine riche en vitamines et en fer, de ce fer dont fait les clés pour ouvrir les portes.

 

Le grain de blé lui ne meurt pourvu qu’il soit en terre, il croît et se multiplie en de nombreux épis qui ploient sous le vent au bord du fleuve sans rompre, Schibboleth ce blé du ciel, étudié par Philippe Langlet dans son livre paru aux éditions de la Hutte.

 

Schibboleth dans la symbolique maçonnique est rapprocher de l’idée de passage, qui est un invariant de l’initiation maçonnique, passage du fleuve, du Jourdain, passage des ténèbres à la lumière, passage entre les colonnes, passage dans la Vallée de Josaphat, passage dans le désert, passage des ténèbres à la lumière, passage du temple de pierre au temple spirituel, passage sur l’échelle de Jacob, passage à l’orient éternel.

 

 

Quand nous perdons le sens des mots, nous perdons le sens de la direction, comment demander sa route si l’on ne sait pas où l’on va ou si pour le moins nous n’avons pas la moindre idée ? Quand le mot est perdu, la parole se dessèche, notre langue se colle au palais, la substitution du mot n’est qu’une illusion passagère, il nous faut retrouver cette parole perdue, les mots substitués non pas la force des mots vrais.

 

Les lettres épelées maladroitement sont comme les pas hésitants, le début le commencement de la vie. Plus tard quand nous aurons les mots justes, naîtra la vie intérieure, elle se construira mots à mot, ces mots qui contiennent la quintessence.

 

Les mots du maçon remontent lentement de la source du cœur, parvenus jusqu’à la porte étroite de la gorge, là ou passe le souffle de l’esprit, la main posée sur la gorge retient un instant, maîtrise la force des mots, puis la cage thoracique s’ouvre et libère la parole, vous avez la parole mon frère, elle peut prendre son envol avec mesure, elle sait qu’elle n’atteindra pas le ciel, mais elle sort du labyrinthe de l’erreur et monte dans l’azur.

 

Il suffit parfois d’un mot, d’un seul mot, un bon mot dit-on pour que le sourire apparaisse, vienne aux lèvres de ma sœur, de mon frère illumine son visage, c’est un mot de récompense.

 

Le verbe est capable de transporter le meilleur de nous-mêmes, c’est le bien dire, qui précède l’indispensable bien faire.

 

Juste un mot, un dernier mot, car sans lui le reste n’est rien, un seul a donner, le mot amour, alors les hommes s’aimeront fraternel, dans la Jérusalem céleste, spirituelle comme vous voulez, mais les hommes seront tous frères.

 

Jean-François Guerry.

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