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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
Graeme Allwright

Graeme Allwright

IL FAUT QUE JE M’EN AILLE…

 

 

Celui qui commença à chanter au midi de sa vie. Celui au nom imprononçable, l’improbable français de Nouvelle Zélande Graeme Allwright, est parti pour une dernière tournée, pour chanter l’amitié l’amour la joie, ces mots que tout le monde comprend, qui n’ont ni langues, ni frontières.

 

Il ne chantait pas dans les zéniths de la gloire, mais dans le cœur des femmes et des hommes.

J’ai dans la discothèque de mon cœur, une place pour lui, pour cet album à la pochette en noir et blanc, ce vinyle usé par la chaîne hi-fi de ma jeunesse. Mille fois j’ai écouté cette voix particulière, ces mots inusables qui font sourire ceux qui sont seuls.

 

Il chantait Léonard, Bob et Georges, quand il chantait les nuages passaient.

 

Emmène-moi encore un peu avec toi, dans ta petite, vagabond de l’amour et de la joie, poète solitaire, chantre de l’adieu du passage du fleuve

 

Emmène-nous avec toi dans le vent, la réponse est dans le vent, et puisqu’il faut que tu t’en ailles, bonne route…

 

                                                            

Jean-François Guerry.

IL FAUT QUE JE M’EN AILLE…
IL FAUT QUE JE M’EN AILLE…
IL FAUT QUE JE M’EN AILLE…

 

Décès de Graeme Allwright, chanson douce et rebelle du voyageur

Graeme Allwright est décédé à 93 ans dimanche 16 février, a annoncé sa famille. Le musicien né en Nouvelle-Zélande et devenu français, père avec Catherine Dasté de quatre enfants, a marqué la scène folk par son humanisme engagé.

  • Robert Migliorini, 
  • le 16/02/2020 à 18:27

 

Il faut que je m’en aille... cette célèbre chanson de Graeme Allwright est tristement devenue d’actualité dimanche 16 février avec le décès à 93 ans du chanteur folk français d’origine néo-zélandaise dans sa maison de retraite, en Seine-et-Marne.

 

La Croix vous explique, avec lumière et clarté, le monde qui vous entoure, afin que vous puissiez bâtir votre opinion.

Les plans de carrière ? Graeme Allwright n’a jamais pratiqué. Le fils d’un chef de gare, né en Nouvelle-Zélande, a toujours aimé prendre de nouveaux départs. Enfant, il chante dans les églises et en famille. C’est à 40 ans que Graeme Allwright décide de tenter sa chance dans la chanson. À Paris, en France, le pays où il s’était installé en famille avec sa femme Catherine Dasté (la petite fille de Jacques Copeau, célèbre homme de théâtre), rencontrée à Londres.

Tour à tour comédien, constructeur de décors, apiculteur ou encore employé en hôpital psychiatrique, Graeme Allwright aime en musique le jazz et adapter en français avec sa guitare des chansons du folksong anglais et américain. Un premier concert à la Comédie de Saint Étienne lui a donné le goût du récital.

Au répertoire des feux de camp

Au milieu des années soixante l’heure est à la contestation. Avec son troisième disque Le jour de clarté (un titre adapté du trio Peter, Paul and Mary, le succès grand public est au rendez-vous. Des chansons comme Petites boîtesIl faut que je m’en aille, Petit garçon, Jusqu’à la ceinture, entrent tout de go au répertoire des feux de camp et des humeurs rebelles propres à la jeunesse.

Graeme Allwright s’impose alors également comme traducteur et interprète de Leonard Cohen dont il adapte de grandes chansons - L’étranger, Suzanne - alliant mysticisme et sensualité. Une connivence qui durera au fil des années. De même qu’une passion pour les chansons de Brassens chantées en anglais sur une traduction d’Andrew Kelly

 

Au Quesnoy, Graeme Allwright était sur ses terres

 

 

Dépassé par ce premier succès Graeme Allwright décide alors en 1969 de partir vers d’autres horizons. Le voyageur qui chante sur scène les pieds nus vit d’abord au milieu des gens en Éthiopie, puis en Inde (à Bombay il vivra un mois dans la rue) à Auroville, et encore à Madagascar ou La Réunion. La vie d’artiste en France, ponctuée par des disques et des concerts, alterne avec des longs séjours à l’étranger.

Parmi les rencontres qui ont marqué l’auteur de La ballade de la désescalade ou de Lumière, celle du religieux dominicain Maurice Cocagnac s’est traduite en quelques chansons comme Au cœur de l’arbre où s’expriment les leçons de sagesse d’un artiste sensible aux spiritualités du monde.

Une Marseillaise moins guerrière

Soutien de l’association « Partage », combattant pacifique, Graeme Allwright a promu, à la suite d’autres personnalités comme l’Abbé Pierre, un texte moins guerrier de La Marseillaise. Au début de chaque concert, il en distribuait le texte. Soucieux aussi en ces concerts singuliers de partager du bonheur avec le public venu reprendre des refrains entraînants et partager des idées de fraternité et suggérer de nouveaux styles de vie.

Sa chanson de l’adieu, sur un poème de Luis Porquet, en indique les couleurs et les espoirs : « Adieu amis, courage. On peut vaincre l’orage. Et terrasser la peur. La forteresse tremble. Et les vents se rassemblent. Sur les derniers rameurs. Sous le poids des souffrances. Se lève l’espérance. Et l'arbre de douceur. »

Journal La Croix.

 

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Graeme Allwright, l'âme des "protest singers" en France

Chanteur humaniste au parcours atypique, Graeme Allwright, décédé dimanche à l'âge de 93 ans, a fait découvrir aux Français les "protest singers" (chanteurs contestataires) d'outre-Atlantique, en adaptant Pete Seeger, Woody Guthrie ou Leonard Cohen dans la langue de Molière.

"L'impact positif d'une chanson peut être extraordinaire. Il me donne de l'espoir, et la foi" pour faire "face aux injustices, aux guerres, aux famines, à l'indifférence qui s'installe", confiait-il en 2014 au journal La Croix.

Né à Wellington, en Nouvelle-Zélande, le 7 novembre 1926, Graeme Allwright a découvert le jazz, les crooners et le folk en écoutant les programmes radios de la base militaire américaine installée dans la capitale néo-zélandaise.

A 22 ans, il obtient une bourse pour suivre des cours de théâtre à Londres, dans l'école fondée par Michel Saint-Denis, voix de l'émission "Les Français parlent au Français" sur les ondes de la BBC et neveu de l'homme de théâtre Jacques Copeau.

Le jeune homme est recruté par le prestigieux Royal Shakespeare Theatre. Mais, amoureux de la fille de Jacques Copeau, Catherine Dasté, il décline l'offre et le couple part s'installer en France, près de Beaune.

Graeme Allwright exerce une multitude de métiers: ouvrier agricole, apiculteur, machiniste et décorateur pour le théâtre, professeur d'anglais, maçon, plâtrier, vitrier...

- Hymnes de mai 68 -

Ce Néo-Zélandais, qui ne connaissait pas un mot de Français, apprend peu à peu la langue de Molière et les subtilités de son argot, qu'il utilisera abondamment dans ses adaptations.

A mesure que son français s'améliore, il renoue avec la scène, jouant notamment dans la troupe de Jean-Louis Barrault.

Ce n'est qu'à 40 ans qu'il se lance dans la chanson.

"L'idée a peut-être germé dans mon esprit lorsque j'ai interprété quelques chansons de Brassens et Ferré, au cours d'une tournée avec une pièce de Brecht trop courte, racontait-il (...) j'ai pris ma guitare et je suis parti chanter des +folksongs+ américaines et irlandaises au cabaret de la Contrescarpe (au coeur du Quartier Latin à Paris, ndlr), sept soirs sur sept pour des clopinettes".

La chanteuse Colette Magny remarque sa voix, teintée d'une pointe d'accent, et le présente à Marcel Mouloudji, qui lui conseille d'écrire une trentaine d'adaptations et produit son premier 45 tours "Le trimardeur" (1965).

 

Son répertoire contestataire, antimilitariste et profondément humaniste, puisé chez les "protest singers", résonne avec les aspirations de la jeunesse française de l'époque.

"Petites boîtes" (adaptation de Malvina Reynolds), "Jusqu'à la ceinture" (Pete Seeger), "Qui a tué Davy Moore ?" (Bob Dylan), "Johnny" (texte original) et surtout "Le jour de clarté" (Peter, Paul & Mary), son plus grand succès, deviennent les hymnes de la contestation en mai 68.

Touché par Cohen -

En 1973, il va voir Leonard Cohen à L'Olympia et en ressort profondément touché par le mysticisme et la sensualité du Canadien, dont il adapte de nombreux textes ("Suzanne", "Les soeurs de la miséricorde"...)

Il fait salles pleines dans ses concerts et se pose alors en premier concurrent d'Hugues Aufray, autre importateur du folk en France.

Mais le succès l'effraie. Celui qui est aussi connu pour "Sacrée bouteille" prend ses distances en parcourant l'Egypte, l'Ethiopie, l'Amérique du Sud et surtout l'Inde.

Entre deux voyages, il rentre en France où il reprend ses concerts. En 1980, il partage la scène avec Maxime Le Forestier, pour une tournée dont les bénéfices sont reversés à l'association Partage pour les Enfants du Tiers-Monde.

Il continue également d'enregistrer. Dans les années 80, il revient d'un voyage à Madagascar avec des musiciens qui donnent une nouvelle tonalité à sa musique. En 2000, il sort un premier album d'inspiration jazzy, enregistré avec The Glenn Ferris Quartet ("Tant de joies").

Depuis 2005, les concerts du chanteur aux pieds nus, qui continuait de sillonner l'Hexagone malgré son âge avancé, commençaient par un rituel immuable : une vibrante Marseillaise qu'il avait "adaptée" avec des paroles pacifistes. "Pour tous les enfants de la terre, Chantons amour et liberté", entonnait-il...

   

paroles officielles ♪ Il faut que je m'en aille Buvons encore une dernière fois ♪

Le temps est loin de nos vingt ans
Des coups de poings, des coups de sang
Mais qu'à c'la n'tienne: c'est pas fini
On peut chanter quand le verre est bien rempli
Buvons encore une dernière fois
A l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m'fait d'la peine, mais Il faut que je m'en aille
Et souviens-toi de cet été
La première fois qu'on s'est saoulé
Tu m'as ramené à la maison
En chantant, on marchait à reculons
Buvons encore une dernière fois
A l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m'fait d'la peine, mais Il faut que je m'en aille
Je suis parti changer d'étoile
Sur un navire, j'ai mis la voile
Pour n'être plus qu'un étranger
Ne sachant plus très bien où il allait
Buvons encore une dernière fois
A l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Je m'ennuie pas, mais Il faut que je m'en aille
J't'ai raconté mon mariage
A la mairie d'un p'tit village
Je rigolais dans mon plastron
Quand le maire essayait d'prononcer mon nom
Buvons encore une dernière fois
A l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m'fait d'la peine, mais Il faut que je m'en aille
J'n'ai pas écrit toutes ces années
Et toi aussi, t'es mariée
T'as trois enfants à faire manger
Mais j'en ai cinq, si ça peut te consoler
Buvons encore une dernière fois
A l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m'fait d'la peine, mais Il faut que je m'en aille

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Galinier 17/02/2020 10:04

Tout à une fin et le navire est celui du nautier qui emmène les âmes.Dans la flute enchantée de Mozart, l'invitation maçonnique n'est elle pas comme son nom l'indique et comme son rituel l'exige un apprentissage, une familiarisation des chemins qui mènent vers un autre monde, au même titre que le Bardo-Thödol tibétain ou les grands moments de la liturgie chrétienne de la semaine sainte, comme l'office des ténèbres. Morgane déesse mère est aussi psychopompe : c'est elle qui guide les morts vers le lieu où ceux ci seront régénérés et pourront obtenir une nouvelle naissance ( légende dans le sud ouest de la Grande Bretagne.) les mystères de l'après vie - jean Markale. C.G

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