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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
COURRIER DES LECTEURS

Reçu du bienfaisant Jean-Yves.

 

Deux textes sur le confinement, un rituel d'humour et d'amour fraternel.

Jean-François.

COURRIER DES LECTEURS

CONFINEMENT...

Les mots se saisissent de nos émotions, ou peut-être est-ce l’inverse… … la parole pourrait se faire l’écho de nos silences, de nos discrétions, de nos fuites. …. Les mots ont leur racine. Comme nous… Ils s’accrochent à leur sens, leur vrai sens.

 

Alors donnons un sens à un mot qui vient de s’échouer dans notre quotidien, et qui parle trop fort pour que nous ne l’entendions pas.

 

CONFINEMENT…

 

CONFINÉS, nous sommes confinés…. Aux confins, aux bouts pour certains d’un monde, à la frontière d’un espace, où nous avançons chaque jour vers un endroit reculé plus au moins vite, et plus ou moins conscient, dans un espace qui peut nous sembler immensément clos…

 

Nous pourrions nous approcher d’une autre frontière, celle que nous savions exister, qui nous semblait si éloignée de nous… Nous rentrons « à Notre maison », disent les enfants… il nous faudra nous y asseoir, sentir les limites géantes de ces murs, tout en ressentant la sécurité de ces pans érigés entre nous et un danger, nous entrons près de nos amours ou de nos haines, de nos différences, de nos indifférences, dans nos solitudes, dans nos mondes, de nos colères, l’extérieur ne barre plus le passage, n’édulcore plus l’intensité et nos vérités…

 

La salle de spectacle est fermée.

 

Avions-nous conscience que nous étions enfermés à l’extérieur, dans les sollicitations, isolés avec nos faux semblants, les yeux scellés à nos écrans, l’esprit asphyxié.

Avions-nous conscience de nous éloigner des bras, des mains, des rires, des baisers, de la chaleur des nôtres ?

Nos périmètres se réduisaient jusqu’à pour certains, l’oppression, l’épuisement… Avions nous conscience de chercher dans nos corps, désespérément la dimension nécessaire pour survivre…Que nous ne pouvions plus respirer qu’à des créneaux réservés où nous autorisions nos incarnations à s’étirer, prendre l’air, souffler, méditer…

Nous prenions des rendez-vous avec nous-même, maintenant l'agenda est libre. Nous avions brisé nos miroirs, plus de reflet, qu’avions nous peur de voir ? On a tourné le dos à une image réfléchie, à nos beautés, pour s’arguer de posséder la plus belle apparence sociale, économique, intellectuelle …

 

Et pendant tout ce temps, la nature continue à nous faire confiance, à nous suivre, misant sur nos humanités… Elle a sorti du tiroir, la psyché, le grand miroir inclinable à volonté et fait le tour d’un univers.

 

Regardons-nous !

 

Nous touchons ceux que nous aimons de l’autre côté de l’écran, de nos regards, et les mots viennent caresser nos liens… Doucement, nous passons de l’autre côté de nos démarcations, les langues déclinent le verbe aimer, les propos recourent au cœur, les claviers inscrivent au noir notre besoin d’être ensemble… les actes marquent la force de l’intention…le monde regarde enfin son voisin.

Et dans les endroits reculés de nos territoires, l’humanité continuait à veiller…Confiner, enfermer, isoler, boucler, reléguer, renfermer, mais aussi : « Toujours prêt à toucher aux limites de l’Être »… Dans un même moment, deux définitions occupent nos espaces… les opposés cherchent à révéler le meilleur de leurs enseignements …« L’ombre de la cage ne pourra jamais couvrir de son spectre la lumière qui se présente à la porte… »

L’HUMANITE EBRANLEE ET LA SOCIETE EFFONDREE PAR UN PETIT MACHIN.

Un petit machin microscopique appelé « coronavirus » bouleverse la planète.
Quelque chose d’invisible est venu pour faire sa loi.
Il remet tout en question et chamboule l’ordre établi.
Tout se remet en place, autrement, différemment.

Ce que les grandes puissances occidentales n’ont pas pu obtenir en Syrie, en Libye, au
Yemen, …..ce petit machin a pu l’obtenir (cessez-le-feu, trêve….).

Ce que l’armée algérienne n’a pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (le Hirak à pris fin).

Ce que les opposants politiques n’ont pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (report des échéances
électorales).

Ce que les entreprises n’ont pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (remise d’impôts, exonération, credit à taux zéro, fonds d’investissement, baisse des cours des matières premières stratégiques…).

Ce que les gilets jaunes n’ont pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (baisse de prix à la pompe, protection sociale renforcée….).

Soudain, on observe dans le monde occidental que le carburant a baissé, les gens ont commencé à avoir du temps, tellement de temps qu’ils ne savent meme pas quoi en faire.
Les parents apprennent à connaître leurs enfants, les enfants apprennent à rester en famille, le travail n’est plus une priorité, les voyages et les loisirs ne sont plus la norme d’une vie réussie.

Soudain, nous réalisons que nous sommes tous embarqués dans le même bateau, riches et pauvres.
Nous réalisons que nous avions dévalisé ensemble les étagères des magasins et constatons ensemble que les hôpitaux sont pleins et que l’argent n’a aucune importance. Que nous avons tous la même identité humaine face au coronavirus.

Nous réalisons que dans les garages, les voitures haut de gamme sont arrêtées juste parce que personne ne peut sortir.

Quelques jours seulement ont suffi à l’univers pour rétablir l’égalité sociale qui était impossible à imaginer.

La peur a envahi tout le monde. Elle a changé de camp. Elle a quitté les pauvres pour aller habiter les riches et les puissants.
Elle leur a rappelé leur humanité et leur a révélé leur humanisme.

Puisse cela servir à réaliser la limite de l’intelligence humaine face à la force du ciel.

Il a suffi de quelques jours pour que la certitude devienne incertitude, que la force devienne faiblesse, que le pourvoir devienne solidarité et concertation.

Il a suffi de quelques jours pour que l’humanité prenne conscience qu’elle n’est que souffle et poussière.

Qui somme-nous ? Que valons nous ? Que pouvons-nous face à ce coronavirus ?

Rendons-nous à l’évidence en attendant la providence.

Interrogeons notre " humanité » dans cette « mondialité » à l’épreuve du coronavirus.

Restons chez nous et méditons sur cette pandémie.

Aimons nous vivants !

COURRIER DES LECTEURS
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Commenter cet article

claudius 01/05/2020 15:04

Très beau rituel maçonnique qui s'imprègne du coronavirus, ce qui me choque c'est d'y nommer les surveillants en utilisant le sigle SS, ce qui nous rappelle de sinistres souvenirs !!!!!!
Claudius

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