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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jean-François Guerry
Jamais je ne t’oublierai Jérusalem….

LA SECTE DES ESSÉNIENS ET LE DÉBUT DU NÉO-CHRISTIANISME-PART III.

 

 

Le frère Apprenti Dan B…Il… au bord de la mer morte, près de la citadelle de Massada, nous a fait la lecture d’un travail sur les Esséniens, dans la première partie, il a tracé le plan du CADRE HISTORICO-GÉOGRAPHIQUE. Après avoir relaté l’histoire de la découverte fortuite des Manuscrits de la Mer Morte, des manuscrits de Qumram. Il a avec prudence expliqué toutes les possibles interprétations, une seule certitude cette découverte a ébranlé les certitudes historiques et religieuses souvent admises, les manuscrits n’ont pas encore plus de 70 ans après leur découverte été entièrement traduits et étudiés, bien des mystères n’ont pas été élucidés ou partiellement élucidés et interprétés.

Ils ont permis néanmoins d’affiner nos connaissances, sur ce qui constitue le socle des traditions juives et chrétiennes.

Dans la seconde partie de son travail Dan a étudié LA VIE COMMUNAUTAIRE DE LA SECTE DES ESSÉNIENS, nous y remarquons les analogies avec la religion Juive et le christianisme primitif. Les rituels pratiqués par les Esséniens sont présentent également des similitudes avec les rituels initiatiques de nombreuses traditions d’Orient et d’Occident, ils perdurent encore dans certaines d’entre-elles. Dan s’intéresse naturellement AU MONDE JUDÉO-CHRÉTIEN AU DÉBUT DU CHRISTIANISME, en s’appuyant sur des documents qui font référence, ainsi que sur des chercheurs reconnus. Nous arrivons maintenant à la CONCLUSION de son travail, 20 ans après il y a eu encore de nouvelles découvertes les Manuscrits de la Mer Morte n’ont pas encore délivrés tous leurs secrets…

 

Jean-François Guerry.

 

LA CONCLUSION

 

La découverte des Manuscrits de Qumram, nous éclairent remarquablement sur la secte des Esséniens et nous donne une partie du cadre où le Christianisme est né.

 

À priori des contacts sont historiquement et géographiquement possible entre le Christianisme et l’Essénisme. IL faut souligner que près de 4000 membres de la secte étaient dispersés en Palestine. Après la chute de Jérusalem en 70 de notre ère beaucoup furent exilés à Damas, il semblerait qu’une partie se soit installés en Egypte peut-être avec le Maître de Justice.

 

Philon a connu en Egypte, aux alentours de l’ère chrétienne, des sortes de moines, les Thérapeutes qui ont beaucoup de points communs avec les Esséniens. De même certains s’installèrent en Syrie et en Asie Mineure, régions où se développe à cette époque la mission chrétienne d’évangélisation qui vise surtout et d’abord le milieu juif.

 

On trouvera des traces Esséniennes chez Paul-Saul d’origine Pharisienne et qui se convertit à Damas où il reçut sa première instruction et fût mis sans doute en rapport avec des chrétiens issus de l’Essénisme et eux-mêmes influencés par les Hellénistes, chassés de Jérusalem à cause de leur attitude à l’égard du Temple. Ils ont été les premiers missionnaires chrétiens, au cours de leur mission en Samarie ils eurent affaire à Simon le Mage père du Gnosticismecaractérisé par un dualisme cosmologique rigoureux qui attribue le monde actuel à un dieu inférieur : le démiurge et qui pense que le vrai Dieu vient délivrer ceux qui lui appartiennent pour les introduire dans un autre monde… mouvement qui persistera jusqu’au Moyen-Âge chez les Cathares et les Albigeois. On a proposé de le rattacher au courant juif Essénien, Simon étant le disciple d’un certain Dosithée lui-même Essénien demeurant près de Damas et qui avait connu Jean-Baptiste.

 

Quant à l’apôtre Jean, il était d’une part disciple du Baptiste, il appartenait à la première communauté chrétienne de Jérusalem et ses contacts avec l’Essénisme peuvent s’expliquer par son appartenance au milieu chrétien originel et nous savons qu’il rencontra des prêtres Esséniens chassés de Palestine à Éphèse.

 

Les ressemblances entre les documents de Qumram et l’Apocalypse paraissent liés aux contacts de Jean et des Esséniens.

 

Pour Daniélou le signe de croix aurait son origine dans le texte du Document de Damas. C’est le signe dont est marqué le front des membres de la Communauté, le même texte est cité dans l’Apocalypse : ‘Ne faites point de mal jusqu’à ce que vous ayons marqué du sceau sur le front les serviteurs de notre Dieu’.Peut-être avons-nous là, la source d’un rite chrétien très antique qui consiste à marquer le front d’une croix, signe de Dieu annoncé par Ezéchiel qui nous dit que ce signe avait la forme d’un tau, écrit sous la forme d’une croix latine, ce signe désignerait primitivement le nom de Dieu dont le Tau est l’expression. Jean emploie aussi l’expression ‘marqués du nom’. Il adresse son Évangile à un milieu familier avec ce thème du conflit de la Lumière et des Ténèbres, mais il en modifie radicalement le contenu, en remplaçant l’ange de lumière par le Verbe incarné.

 

Pour terminer soulignons deux régions où nous rencontrons des Esséniens Christianisés, la Transjordanie avec des Ebionites ou pauvres, groupe de juifs qui ont cru en Jésus mais seulement comme un grand prophète, groupe dérivé de l’essénisme et existant encore au IVème siècle et mentionné par Saint Jérôme ; Rome qui comprenait une très importante colonie juive avec des tendances diverses dont certains groupes de chrétiens convertis du Judaïsme, dont un certain Hermas qui écrira une des œuvres les plus curieuses de l’ancienne littérature chrétienne : Le Pasteur composé de visions, de paraboles, d’exposés moraux où sont consignés des révélations faites par un Pasteur… Hermas dans ses écrits présente une sorte de compromis entre l’essénisme qui identifie le Prince des Lumières avec l’archange Michel ; et le christianisme qui l’identifie au Verbe lui-même en l’appelant Fils de Dieu, mais lui laissant le nom de Michel.

 

Dan Ba…Il…

Jamais je ne t’oublierai Jérusalem….

Glossaire, et Références (travail de recherche n’engageant pas l’auteur du travail ci-dessus Jean-François Guerry :

 

Les Manuscrits de la Mer Morte : 

 


Les manuscrits de Qumrân ! Ils ont fait couler beauccoup d'encre et provoqué tant de débats, depuis leur découverte en 1947. On ne peut pourtant résumer Qumrân à la belle histoire de sa découverte - un jeune bédouin à la recherche d'une chèvre tombe sur une grotte dans les falaises calcaires du Wadi Qumrân, au nord-ouest de la mer Morte (à l'époque en Jordanie). 

On ne peut non plus réduire Qumrân aux querelles d'experts et aux déclarations passionnelles qu'ont provoquées les découvertes archéologiques à Khirbet Qumrân et leurs diverses interprétations, religieuses ou profanes, esséniennes ou non esséniennes. Car ce que révèlent d'abord et avant tout ces manuscrits de la mer Morte, c'est l'origine de l'Ancien Testament

Parmi les 275 cavités fouillées à Qumrân, 11 grottes contenaient des manuscrits en hébreu et en araméen ; une vingtaine d'autres contenaient des objets contemporains du site. Certains rouleaux, enveloppés de tissu et conservés dans des jarres en terre cuite, étaient en bon état et n'ont guère présenté de difficultés d'identification. Dans d'autres cavités, au contraire, on ne trouva que des fragments de parchemins qu'il fallut d'abord classer, répertorier et photographier avant de pouvoir les publier. Source Journal La Croix le 12/04/2010.

 

 

Sukenik

 

Eleazar S, le 28 février 1953).

Eleazar Sukenik a, par ailleurs, identifié l'importance des rouleaux de la mer morte et a contribué à convaincre l'État israélien de les acheter. En 1948, il a publié un article dans lequel il établissait un lien entre l'origine des rouleaux et une communauté d'Esséniens. Cette théorie est devenue l'interprétation la plus communément admise de l'origine des rouleaux. Elle obtint un large consensus parmi ses disciples, même si elle est parfois remise en question par certains chercheurs. Source WIKIPÉDIA.

 

Isaïe

 


Isaïe ou Ésaïe (יְשַׁעְיָהוּ en hébreu, Yeshayahu) est un prophète de l'Ancien Testament (ou Tanakh selon la tradition hébraïque), qui aurait vécu sous le règne d'Ézéchias (Hizkiya) puisqu'il est fait mention de « la quatorzième année du roi Ézéchias »

 

Yadin

 


Isaïe ou Ésaïe (יְשַׁעְיָהוּ en hébreu, Yeshayahu) est un prophète de l'Ancien Testament (ou Tanakh selon la tradition hébraïque), qui aurait vécu sous le règne d'Ézéchias (Hizkiya) puisqu'il est fait mention de « la quatorzième année du roi Ézéchias »

Yigaël Yadin est le fils de l'archéologue Eleazar Sukenik (1889-1953) et le frère de l'acteur Yossi Yadin. Source WIKIPEDIA

 

 

Dupont-Sommer

 

André Dupont-Sommer, né le 23 décembre 1900 à Marnes-la-Coquette et mort le 14 mai 1983à Paris, est un orientaliste français. Il a particulièrement étudié les manuscrits de la mer Morte, sur lesquels il a fait paraître en 1959 un des premiers ouvrages importants en français : Les Écrits esséniens découverts près de la mer Morte, comportant la traduction d'une grande partie des manuscrits connus à cette date. Source WIKIPEDIA

 

Codex Sinaiticus

 

Codex Sinaiticus est l'un des livres les plus importants au monde. Rédigé à la main il y a plus de 1600 ans, le manuscrit contient la Bible chrétienne en grec, y compris la plus ancienne copie complète du Nouveau Testament. Son texte fortement corrigé est d'une importance exceptionnelle pour l'histoire de la Bible et le manuscrit - le plus ancien livre substantiel à avoir survécu à l'Antiquité - est d'une importance suprême pour l'histoire du livre.

 

Codex du Caire

 

Le Codex Cairensis, également appelé : Codex Prophetarum Cairensis ou Codex du Caire des prophètes, est le plus vieux manuscrit hébreu daté contenant le texte des Nevi’im (livres prophétiques).

D’après son colophon, il aurait été achevé avec sa ponctuation par Moshe ben Asher à Tibériade « à la fin de la 827e depuis la destruction du deuxième temple » (soit 895 EC) mais des études au carbone 14 indiquent qu’il a été rédigé ou recopié au xie siècle. Offert à la communauté karaïte de Jérusalem, il fait partie du butin des Croisés en 1099 mais est racheté plus tard par la communauté karaïte du Caire.  Le Codex a longtemps été conservé dans la synagogue de Moses al D’ari Karaite à Abassaya en Egypte.

Lorsque le Codex a atteint Israël, en 1983 lors d’une vague d’émigration en Israël, les juifs karaïtes se sont organisés afin de conserver et protéger le Codex avec l’aide de l’Université hébraïque à Jérusalem.  Avec un document pour prouver la propriété karaite de cet ancienx manuscrit, il sera conservé dans une pièce sécurisée. Source les juifs Karaïtes Francophones.

 

Codex Babylonien

Le Code de Hammurabi est l'emblème de la civilisation mésopotamienne. La haute stèle de basalte érigée par le roi de Babylone au XVIIIe siècle av. J.-C. est une oeuvre d'art, un ouvrage historique et littéraire et le recueil juridique le plus complet de l'Antiquité, antérieur aux lois bibliques. Transporté par un prince du pays voisin d'Élam en Iran, au XIIe siècle av. J.-C., le monument fut exposé sur l'acropole de Suse au milieu d'autres chefs-d'oeuvre mésopotamiens prestigieux.

Une tradition juridique

Cette stèle de basalte a été érigée par le roi Hammurabi de Babylone (1792-1750 av. J.-C.) probablement à Sippar, la ville du dieu-soleil Shamash, divinité de la Justice. D'autres exemplaires de ce monument, qui s'inscrit dans une tradition, étaient déposés dans les villes de son royaume. Deux compositions juridiques sumériennes, celles du roi Ur-Namma d'Ur (vers 2100 av. J.-C.) et de Lipit-Ishtar d'Isin (vers 1930 av. J.-C.), précèdent l'oeuvre de Hammurabi. Recueil juridique le plus important du Proche-Orient ancien puisqu'il a été rédigé avant les lois bibliques, le code se définit comme l'aboutissement de ces essais. Le texte, qui occupe la majeure partie de la stèle, constitue la raison d'être du monument. La scène figurée qui le domine représente le roi recevant l'investiture de Shamash. Remarquable par son contenu juridique, cette oeuvre est aussi une source exceptionnelle pour notre connaissance de la société, de la religion, de l'économie et de l'histoire événementielle de cette époque. Source département des Antiquités orientales du Louvre

 

Commentaire d’Habakuc

Le huitième des douze livres de l'Ancien Testament attribués aux douze petits prophètes. On trouve dans ce livre des traces de formules liturgiques, ce qui donne à penser qu'Habacuc était un prophète issu du milieu sacerdotal, ou du moins que la rédaction définitive du texte était due à un auteur vivant dans ce milieu. La date de l'ouvrage n'est pas facile à établir. Néanmoins, une mention des Chaldéens présentés comme les instruments de Yahvé (I, 6) plaide en faveur de la période où ce peuple était prépondérant, c'est-à-dire après ~ 626, date de sa victoire sur la domination assyrienne. Les éléments d'une datation plus précise pourraient être fournis par l'identification des « oppresseurs » et des « justes », dont il est parlé tout au long du livre. Si les « oppresseurs » sont les Assyriens et les « justes » les Judéens, il convient alors de situer le livre avant ~ 612, date de la chute de l'Empire assyrien. Dans cette hypothèse, le message d'Habacuc serait une annonce de la ruine finale des Assyriens, ces cruels oppresseurs du peuple de Juda. Il est aussi un message de consolation : « Le juste vivra par sa fidélité » (II, 4). Le psaume qui constitue le chapitre III et qui est donné au complet, avec ses annotations musicales, n'apparaît pas dans le commentaire d'Habacuc retrouvé à Qumrān ; cette absence n'oblige pas cependant à conclure à son inauthenticité. Source Universalis

Pline l’Ancien

 

Pline l’Ancien (en latin Gaius Plinius Secundus), né en 23 apr. J.-C. à Novum Comum (l'actuelle Côme) dans le nord de l'Italie (en Gaule Transpadane) et mort en 79, à Stabies (en latin : Stabia), près de Pompéi, lors de l'éruption du Vésuve, est un écrivain et naturaliste romain du ier siècle, auteur d'une monumentale encyclopédie intitulée Histoire naturelle (vers 77)

Source WIKIPÉDIA.

 

Philon d’Alexandrie.

 

Philon naquit à Alexandrie dans une riche famille juive. Un de ses frères, Caius Julius Alexander, possesseur d'une immense fortune, prêta des sommes importantes à la famille des Hérodes. Membre d'une aristocratie juive privilégiée, Philon, son œuvre le montre, reçut une éducation complète, juive et hellénistique. Il était un notable de la communauté israélite d'Alexandrie, comme en témoigne l'événement le plus marquant de sa vie : en 39-40, il fut envoyé par ses coreligionnaires auprès de Caligula à la tête d'une délégation ; il s'agissait d'intervenir auprès de l'empereur sur la question irritante des effigies impériales dans les synagogues et de négocier un statut politique des Juifs. Pendant cette mission mouvementée, où éclata la nouvelle que Caligula voulait faire élever sa statue au temple de Jérusalem, Philon fit preuve de courage et de fidélité au judaïsme. On ignore tout de ses dernières années.

Bien qu'écrites en grec, les œuvres de Philon sont toujours citées sous leur titre latin. Il est difficile de les classer suivant un genre déterminé. Certaines sont plus historiques et apologétiques : In Flaccum (contre le gouverneur Flaccus, qui avait favorisé un soulèvement populaire contre les Juifs d'Alexandrie), Legatio ad Caium (ambassade auprès de Caligula), Apologia pro Judaeis (qui contient une notice sur les esséniens), De vita Mosis, De vita contemplativa (sur les thérapeutes). D'autres écrits sont plus philosophiques : Quod omnis probus liber sit (où quelques pages traitent des esséniens), De aeternitate mundi, De Providentia, Alexander. Mais la plus grande partie de l'œuvre de Philon est exégétique ; elle comprend trois ensembles de commentaires du Pentateuque : l'Exposition de la Loi (De opificio mundi,De Abrahamo, De Josepho, De Decalogo. De specialibus legibus, De virtutibus, De praemiis et poenis), le Commentaire allégorique de la Loi (Legum allegoriae, De cherubim, De sacrificiis, Quod deterius, De posteritate Caini, De gigantibus,De ebrietate, De sobrietate, Quod Deus immutab [...]

Source Universalis.

 

Flavius Josèphe

 

Né en 37 à Jérusalem, témoin en 70 de la prise de sa ville natale par les Romains et de l'incendie du Temple, Flavius Josèphe est le seul historien juif de cette époque dont l'œuvre ait survécu. À la fois polémiste et mémorialiste, Josèphe reste le témoin unique des temps troublés qui précédèrent et suivirent la chute de Jérusalem. Le débat sur l'homme d'action acquis aux Romains porte aussi sur l'écrivain. Les acquisitions de l'archéologie (manuscrits de la mer Morte, 1947 ; forteresse de Massada, 1964, Hérodion, 1968-1969, fouilles de la cité de David et du Mur méridional du Temple de Jérusalem) corroborent les descriptions de Josèphe et éclairent sa narration. Les travaux historiques contemporains, prenant en compte la partialité de l'auteur et le fait qu'il soit personnellement engagé dans les événements qu'il relate, s'accordent à souligner la valeur de l'œuvre pour la compréhension de l'histoire politique et sociale d'Israël comme de l'Empire romain. Source universalis.

 

Sadducéens

 

Parti opposé aux pharisiens qui, dans l'histoire du judaïsme, n'apparaît pour la première fois comme tel que sous Jean Hyrcan (~ 134-~ 104). Composé d'aristocrates, durant tout le ~ Ier siècle et une bonne partie du Ier siècle chrétien, il se recruta surtout dans la caste sacerdotale. Au temps de Jésus, il contrôlait l'administration et le culte du Temple. Malgré ses complicités avec l'occupant romain, qui l'avantageait en maintenant le statu quo, la ruine du Temple (70) lui fut fatale. Politique, sa force ne pouvait survivre à l'écrasement de l'État juif. Après ces événements, le judaïsme s'étant réorganisé exclusivement comme pharisien, on ne retrouve des sadducéens que des traces fictives ; dans la littérature talmudique, « sadducéen » est alors simplement synonyme d'« hérétique » (la censure catholique des XIIeXIIIe et XVIe siècles a souvent remplacé par « sadducéens » le terme mînîm — « hérétiques » —, dans lequel elle voyait la désignation des judéo-chrétiens).

L'origine et la signification du mot « sadducéen » sont énigmatiques. Couramment, on les explique en rattachant le terme aux descendants ou partisans de Sadoc, prêtre de David (II Sam., VIII, 17) et de Salomon (I Rois, II, 35). Cela est loin d'être acquis. Le pluriel néo-testamentaire saddoukaioi permet de supposer la vocalisation saddûqî (on ne connaît avec certitude que les consonnes hébraïques, sdwqî au singulier, sdwqym au pluriel), malaisément dérivable de Sadoc.

Les sadducéens sont connus par Flavius Josèphe (bien que pharisien, il ne les accuse jamais d'être de mauvais Juifs) et par le Nouveau Testament (Évangiles synoptiques et Actes des Apôtres). Dans la littérature rabbinique, la notice des Abbot de Rabbi Natan, dans un récit qui semble remonter au Ier siècle, signale que la séparation entre pharisiens et sadducéens eut lieu vers la fin du ~ IIe siècle ; cette information semble sûre.

Les sadducéens étaient partisans de la seule autorité de l'Écriture (ce qui ne veut pas dire qu'ils aient eu des connivences avec Qumrān). C'est en vertu de ce principe qu'ils refusaient les dogmes ou croyances tardifs des pharisiens : la résurrection des corps, l'immortalité personnelle, l'existence des anges et des démons. Cette attitude, conservatrice à quelques égards, ne les empêcha pas de faire face aux changements sociaux et de créer leur propre halaka, dont nous connaissons quelques exemples.

Aujourd'hui, on enseigne volontiers, en des lieux confessionnellement divers, que ce sont les prêtres en chef et le grand prêtre, sadducéens, qui ont mené le procès de Jésus à Jérusalem. Source Universalis.

 

L’écrit de Damas

L’Écrit de Damas est un document à part dans la bibliothèque de Qumrân découverte entre 1947 et 1967 sur les bords de la mer Morte. Une partie du document est connue dès la fin du XIXe siècle grâce à la découverte de deux manuscrits dans la synagogue du Vieux-Caire en Égypte. L’un de seize pages date du Xe siècle de notre ère, l’autre de deux pages est une copie du XIIe siècle. Dix manuscrits de Qumrân, copiés au tournant de l’ère chrétienne, comblent en partie les lacunes des manuscrits découverts au Caire. Malgré les dix siècles de différence entre les manuscrits palestiniens et les parchemins égyptiens, une des copies médiévales est très fidèle aux manuscrits de Qumrân. C’est pourquoi on propose un texte reconstruit à partir des différents manuscrits. Ainsi, les manuscrits palestiniens de l’Écrit de Damas permettent de restituer des parties du texte perdues dans les copies cairotes. Le Prologue, la première série de lois, la dernière partie du code pénal et la conclusion avaient disparu des manuscrits abîmés de la synagogue du Caire mais ils ont été retrouvés dans les manuscrits de Qumrân. Source David Hamidovic.

 

Rituel de la Didaché

 

La Didachè ou Didakè (traduit en français Enseignement des douze Apôtres ou Doctrine des Apôtres) est un document du christianisme primitif, écrit vers la fin du ier siècle ou au début du iie siècle, ce qui en fait l'un des plus anciens témoignages écrits. Le manuscrit retrouvé est intitulé « Doctrine du Seigneur transmise aux nations par les douze apôtres ». 

Le mot grec « Διδαχή » signifie « enseignement » ou « doctrine » en grec koinè. Paradoxalement, les douze apôtres ne sont jamais mentionnés dans le texte lui-même.

Source WIKIPÉDIA.

 

Simon le Mage.

 

Selon les Actes des Apôtres (VIII, 9-24), Simon était un magicien, qui opérait en Samarie et se faisait appeler la Puissance de Dieu, la Grande. Converti par la prédication de Philippe, il reçut le baptême. Mais, quand il offrit de l'argent à Pierrepour obtenir le pouvoir de donner lui aussi le Saint-Esprit en imposant les mains (de là vient le nom de simonie), Pierre le repoussa violemment. Selon Justin (Ire Apol., 26 ; 56), il serait venu à Rome au temps de Claude, qui lui aurait élevé une statue (mais il s'agit là d'une confusion avec la divinité latine de la fertilité Semo Sancus). Les discussions de Simon avec Pierre et leur fin dramatique sur le Forum sont une légende qui remonte aux livres apocryphes intitulés Actes de Pierre et aux romans pseudo-clémentins, plus connus sous le nom d'Homélies pseudo-clémentines. Ces dernières résument la doctrine (III, 2) que Simon prétendait démontrer par les Écritures : le Dieu suprême est un dieu autre que celui qui a créé le ciel et la terre ; il est inconnu et ineffable et il pourrait être appelé le Dieu des dieux. Irénée et Hippolyte font de lui le père du gnosticisme et le fondateur d'une secte gnostique ; mais on peut se demander s'il s'agit du même personnage.

Source Universalis.

 

Ébionites

 

Terme qui dérive de l'hébreu ebion (« pauvre ») et qui désigne les membres d'une secte judéo-chrétienne issue de la première communauté chrétienne de Jérusalem, réfugiée en Transjordanie en 66-67. Plutôt qu'une secte historiquement et doctrinalement bien définie, on doit voir en elle un mouvement qui, sous la pression d'influences diverses (syncrétisme, essénisme, gnosticisme, christianisme), se diversifia en de multiples formes.

Les ébionites se caractérisaient essentiellement par leur foi en Jésus considéré comme Christ et non comme Fils de Dieu(Jésus réalise, selon eux, à titre de Prophète choisi par Dieu à cause de sa piété, l'attente messianique d'Israël) et par la pratique de la Loi mosaïque, qu'ils considéraient comme essentielle au Salut. Mais ces deux positions fondamentales ont pris des formes différentes selon les groupes et l'évolution des idées. Ainsi, la christologie des ébionites revêt une coloration tantôt adoptianiste, tantôt gnostique (acceptation ou refus de la conception virginale de Jésus, de sa préexistence) ; de même, leur définition de la Loi varie : ils pratiquaient sabbat, circoncision, fêtes juives, bains rituels, mais rejetaient le culte du Temple et les sacrifices sanglants ; ils supprimaient également comme des interpolations les prophéties bibliques non réalisées et les anthropomorphismes. Il reste peu de chose des ouvrages composés par les ébionites (fragments de l'Évangile des ébionitesKérygmes de Pierre et autres sources utilisées par la littérature pseudo-clémentine).

Insistant sur la continuité entre l'Alliance ancienne et la foi en Jésus-Prophète, les ébionites se voyaient contraints à s'opposer à Paul et à sa conception du salut. Selon eux, Jésus n'a pas abrogé la justice opérée par les œuvres, mais il a montré ce qui dans la Loi était vraiment divin et éliminé ce qui ne l'était pas. Les ébionites disparurent vers le Ve siècle.

—  Richard GOULET

 

Hermas - le Pasteur.

 

L'un des Pères apostoliques. Hermas n'est connu que par les détails autobiographiques que contient son œuvre : Le Pasteur ; esclave de naissance, affranchi par la matrone qui l'avait acheté, il se serait adonné au commerce. Ayant perdu ses biens à la suite d'une dénonciation portée contre lui par ses propres fils, il aurait alors fait pénitence. Il se déclare contemporain de Clément de Rome (peut-être le pape Clément Ier, mort en 97 env.). Toutefois, le Canon de Muratori(VIIIe s.) qui donne la liste des écrits du Nouveau Testament reconnus comme canoniques par l'Église de Rome vers 180, affirme qu'Hermas était un frère du pape Pie Ier (mort en 155), ce que le contexte du Pasteur semble confirmer. La première partie de l'ouvrage est consacrée au récit de cinq « visions » qu'eut l'auteur (genre apocalyptique). Elles manifestent allégoriquement la gravité du péché et la miséricorde de Dieu, qui permet au pécheur repentant d'être pardonné une seconde fois — qui sera la dernière — des fautes commises après le baptême. À partir de la cinquième vision, un ange vêtu en berger — origine du titre de l'œuvre — explique les allégories. Le texte revêt alors un caractère plus éthique ; il énonce douze préceptes moraux (objet de la IIe partie) et illustre au moyen de dix « similitudes » (paraboles) la béatitude promise aux vertueux (IIIe partie).

Irénée, Clément d'Alexandrie, Origène — qui a confondu l'auteur du Pasteur avec l'Hermas dont parle saint Paul (Rom., XVI, 14) — et Tertullien ont considéré le livre comme inspiré ; mais le décret gélasien (fin du Ve s.) le classait parmi les apocryphes, et le Canon de Muratori ne le tenait pas pour canonique. Fort peu connue dans l'Église d'Occident, selon saint Jérôme, bien plus connue dans l'Église d'Orient, l'œuvre est contenue dans le Codex Sinaïticus. Divers manuscrits en grec, en latin et en éthiopien, et des fragments en copte et en persan en ont été découverts. Source Universalis.

ACTUALITÉS DES MANUSCRITS DE LA MER MORTE.

 

ARTICLE LE JOURNAL LE FIGARO DU 4 JUIN 2020.

«Nous avons découvert que certains textes ont été écrits sur des peaux de vache et de moutons alors qu'auparavant nous estimions que tous étaient écrits sur des peaux de chèvres», a déclaré la chercheuse israelienne Pnina Shor.
«Nous avons découvert que certains textes ont été écrits sur des peaux de vache et de moutons alors qu'auparavant nous estimions que tous étaient écrits sur des peaux de chèvres», a déclaré la chercheuse israelienne Pnina Shor. MENAHEM KAHANA / AFP

Certains des manuscrits de la mer Morte, collection de textes millénaires incluant le plus ancien texte biblique en hébreu, ne viennent pas du désert où ils ont été retrouvés, conclut une étude rendue publique mardi sur l'ADN de fragments de ces parchemins.

Les 900 manuscrits retrouvés entre 1947 et 1956 dans les grottes de Qumrân, au pied de la mer Morte, en Cisjordanie, sont considérés comme l'une des plus importantes découvertes archéologiques de tous les temps car ils comprennent des textes religieux en hébreu, en araméen et en grec, ainsi que la plus ancienne version de l'Ancien Testament connue. Les documents les plus anciens remontent au IIIe siècle avant Jésus-Christ et, le plus récent, a été rédigé en l'an 70, au moment de la destruction du second Temple juif par les légions romaines.

De nombreux experts pensent que les manuscrits de la mer Morte ont été écrits par les Esséniens, une secte juive dissidente qui s'était retirée dans le désert de Judée vers des grottes à Qumrân. D'autres pensent toutefois qu'une partie a été cachée par des juifs qui voulaient les protéger des Romains. Pour tenter d'y voir plus clair et de jeter un éclairage scientifique sur un débat théologique, des chercheurs israéliens ont étudié l'ADN de fragments de ces manuscrits. «Nous avons découvert en analysant des fragments de parchemins que certains textes ont été écrits sur des peaux de vache et de moutons alors qu'auparavant nous estimions que tous étaient écrits sur des peaux de chèvres», explique à l'AFP Pnina Shor, chercheuse à l'Autorité israélienne des antiquités, qui dirige le projet chargé de l'étude de ces manuscrits.

« Nous avons découvert en analysant des fragments de parchemins que certains textes ont été écrits sur des peaux de vache et de moutons alors qu'auparavant nous estimions que tous étaient écrits sur des peaux de chèvres »

Pnina Shor, chercheuse à l'Autorité israélienne des antiquités.

«Cela prouve que ces manuscrits ne viennent pas du désert où ils ont été retrouvés», affirme la scientifique. «Mais d'où viennent-ils exactement et par qui ont-ils été écrits? Ces questions demeurent entières mais l'étude de l'ADN, réalisée pendant sept ans sur 13 textes par une équipe aussi de l'université de Tel-Aviv, ouvre la voie à de nouvelles découvertes», estime Mme Shor. «Nous pourrons enfin trouver la réponse à la question essentielle de l'identité des auteurs de ces manuscrits et ces premiers résultats vont avoir une répercussion sur l'étude de la vie des juifs à l'époque du Second Temple», ajoute-t-elle.

 

Le casse-tete de la reconstitution

Ces recherches archéologiques restent un sujet sensible en Israël et dans les Territoires palestiniens où les résultats de travaux sont parfois utilisés par des associations ou partis politiques pour asseoir leurs revendications sur des lieux de mémoire revendiqués à la fois par les Palestiniens et les Israéliens, à l'instar du Mont du Temple, lieu le plus sacré du judaïsme, et nommé Esplanade des Mosquées par les musulmans. Parmi les découvertes de l'équipe de Mme Shor, figurent des extraits du livre biblique de Jérémie (prophète qui vivait au VIe siècle avant J-C) et dont plusieurs fragments avaient longtemps été considérés par les chercheurs comme provenant du même manuscrit.

900 manuscrits ont été retrouvés entre 1947 et 1956 dans les grottes de Qumrân, au pied de la mer Morte. MENAHEM KAHANA / AFP.

«Nous voyons des différences à la fois dans le contenu et dans le style de calligraphie mais aussi dans la peau de bête utilisée pour le parchemin, ce qui prouve qu'ils sont de provenance différente», affirme Beatriz Riestra, qui a participé à cette étude. Au total, environ 25.000 fragments de parchemins ont été découverts au fil des années dans le désert de Judée et la recherche sur ces textes est incessante depuis 60 ans. Or «en caractérisant les relations génétiques entre différents fragments des parchemins, les chercheurs ont pu discerner d'importantes relations historiques», affirme le professeur Oded Rechavi de l'Université de Tel-Aviv.

 

Nous voyons des différences à la fois dans le contenu et dans le style de calligraphie mais aussi dans la peau de bête utilisée pour le parchemin, ce qui prouve qu'ils sont de provenance différente.

Beatriz Riestra, chercheuse.

«C'est comme reconstituer un puzzle. Il existe de nombreux fragments de parchemins que nous ne savons pas comment relier et si nous mettons ensemble des mauvaises pièces, cela peut changer considérablement l'interprétation», précise-t-il. Et pour l'heure le puzzle tient encore du casse-tête. «La recherche n'est qu'à ses débuts mais ça montre déjà des résultats probants», affirme Mme Shor, qui rappelle que son rôle est aussi de conserver les manuscrits et que cette étude ne peut être faite sur l'ensemble des fragments existants, de crainte de les abîmer.

 
 


 

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