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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jean-François Guerry
AU SECOURS PYTHAGORE

      AU SECOURS PYTHAGORE !

 

C’est beau la politique ! Non je ne suis pas infecté par la COVID, ni par ses variantes, j’ai encore, je pense un peu de santé mentale, malgré ce que je peux voir de la politique en dehors de nos frontières aux USA, au Brésil, en Russie, en Turquie, en Iran, au Liban etc… En fait ce n’est pas la politique qui est en cause, mais les hommes politiques.

En Franc-Maçonnerie l’on s’auto interdit de parler de politique dans nos loges, mais comme tout est politique, l’on s’empresse d’en parler au dehors. Oui les Francs-Maçons ont comme tout le monde des opinions politiques, ils font aussi dans la vie civile, profane de la politique, ils ont parfois des engagements politiques et c’est bien. Les enseignements reçus en Loge peuvent-êtres utiles pour leur conduite dans la cité.

 

J’ai décidé aujourd’hui de m’intéresser à la politique telle que la voyait dans l’antiquité les Pythagoriciens.

Je ne passe pas heurter vos opinions politiques avec les principes de l’école de Crotone, en effet nous environ 580 ans avant l’ère chrétienne. Ce grec de Samos rendu célèbre par son théorème qui enchante encore nos jeunes écoliers, fût aussi un philosophe de la praxis. A peu près tout ce que nous savons de lui, nous as été transmis par la plume de Jamblique né vers 250 avant J-C.

Ma réflexion s’inscrit dans la suite, des articles sur les droits et les devoirs, et la justice. Je vous soumets quelques secrets, qui ne demandent qu’à être diffusés le plus largement possible.

 

Les secrets des Politikoï Pythagoriciens :

 

L’on peut lire dans différents ouvrages, que dans l’école pythagoricienne les initiés après avoir été formés à la science profane et à la science secrète, ils étaient admis au 5ème degré de l’initiation. Rien à voir bien sûr avec notre actuelle ENA ou Science Po, dommage !

Pour les pythagoriciens l’impératif politique est bien le suprême degré. La politique vue de Crotone, est à la fois théorique et pratique, comme l’enseignait les Grecs de l’antiquité elle est Théoria et Praxis.

J’ai l’impression que nos politiques, comme nos philosophes modernes n’ont gardés de cet héritage que la Théoria, et que la Praxis a été confiée aux fonctionnaires d’état et des collectivités locales, les politiques modernes lisent leurs discours préparés par leurs conseillers et appliquent les recommandations des cohortes d’experts en tout genre, secondés par des agences de communication.

 

Aux pythagoriciens l’on enseignait, les secrets de l’harmonie sociale, et les bases d’une législation idéale et bien sûr la pratique de la justice et de l’interprétation des lois. Un beau programme en référence avec le nombre 5 symbole de l’étoile flamboyante, de cet initié triomphant dans sa lumière qui après avoir parcouru la périphérie a trouvé le chemin du centre en marchant vers la lumière, c’est l’homme dessiné par Vitruve, le Manpower pour les jeunes !

 

Le nombre 4 étant pour ces mêmes initiés sainte Tétrakys source de Sagesse. Il y a donc une certaine mystique dans la politique selon Pythagore, du sacré, jusqu’au sacrifice de soi au profit des autres. Ceux qui ont officié en tant que Maire d’une petite commune le savent bien.

 

Je ne vais pas aujourd’hui me lancer dans l’étude de cette Tétrakys magico-mystique. Mais simplement vous proposer de regarder les enseignements, les secrets que Pythagore dévoilait à ses Politikoï :

 

« Une fois formé à la vérité par une étude des lois de la nature et la découverte des mystères essentiels de la destinée humaine. » Ces politikoï du 5ème degré recevait un enseignement qui fait penser à la progression initiatique en Franc-Maçonnerie qui va du profane à l’initié, qui gravi ensuite l’échelle des degrés d’apprenti, à compagnon puis au maître, voire plus encore.

 

« Qu’il fût doux ou sévère âgé ou homme mûr, on apprenait l’art ingrat et difficile de diriger les hommes. »

 

Le constat est factuel la politique est l’art le plus complexe et presque toujours décevant, la gageure de réunir les opinions contraires. Car les sujets ont pour la plupart des tendances égoïstes et matérielles, et le peuple (je dirais plus exactement la foule) est sourde et aveugle au simple appel du devoir et de la vertu.

Vous l’avez compris, il n’était pas inutile de s’intéressé aux droits et devoirs des hommes et des citoyens et au combat pour la vertu.

 

« La politique devra étudier avec soin les principes qui mènent à un bon gouvernement des hommes et de la cité. »

 

Le moment après la mort d’un maître chez les pythagoriciens était le moment où il fallait mettre en place sa succession. Chez nous avec la multitude d’élections, nous sommes toujours dans un moment électoral, ce qui empêche l’action désintéressée, altruiste.

 

Chez les pythagoriciens, c’était plus simple la dictature des dieux était le fondement de toute autorité. D’où le danger quand les hommes se prennent pour des dieux. (Il vaut encore mieux une pâle démocratie) Mais les dieux qui par nature incarnent le bien, pour les croyants bien sûr, et qui disaient la loi avaient quelques bonnes idées :

 

« Savoir combattre l’illégalité, donner un soin particulier à l’éducation civique de la jeunesse. Les magistrats se devaient d’être impartiaux et dignes. »

 

Les pythagoriciens avaient le culte des ancêtres, des anciens, ils vénéraient leurs parents, nous nous les mettons loin de nos regards dans des EPHAD.

 

« Ils préconisaient l’esprit de famille, l’hospitalité, la pudeur, la modestie et ils en concluaient qu’ainsi la cité serait heureuse. Ils combattaient les destructeurs de l’idée nationale, les sceptiques et les sophistes »

 

Pour eux la communauté nationale était basée sur l’accordement de tous les citoyens, sur leur union, sur le jeu harmonieux des institutions.

 

« Les pythagoriciens se posaient la question comment devenir meilleur ? »

 

Par des discours apaisants, par l’observation des coutumes locales, et les traditions nationales, par des lois justes et salutaires. Ils parlaient d’or, comme leurs vers.

 

« Pour eux la loi imposait la crainte, de l’honneur naît le respect des coutumes. (A voir !) Ceux qui les violaient avaient honte de le faire. »

 

« Le bonheur devait résulter de l’orientation des passions de la jeunesse vers des idéaux nobles et désintéressés, en modérant l’accroissement des fortunes. » (Sujet toujours d’actualité)

« En répartissant équitablement les charges et en développant la collaboration de toutes les classes de la cité. » (Pas besoin d’aller faire de longues études à Sciences Po, il suffit de lire Pythagore.)

 

« Pour éviter la ruine des cités, il faut arrêter la décadence des mœurs et des institutions. Ainsi le sage ne se cache plus dans la crainte de recevoir des pierres de la foule. »

 

On en arrive à la Justice et son symbole la balance. Ce fût le symbole des initiés du 5ème degré, pour eux ce symbole était l’image de la vie.

Extrait : Voir Delatte Essai sur la Politique Pythagoricienne Liège Belgique 1922. Page 69.

 

« La balance est le symbole des Politikoï. Elle est l’image de la vie.

Si nous divisons chacun de ses deux bras en cinq parties égales, nous obtenons six divisions égales : le chiffre 5 est au centre et symbolise l’aiguille. Un plateau déplacé subit une injustice et mérité une aide ; un plateau surchargé crée une injustice et mérite un châtiment ; plus l’on s’écarte de l’aiguille, plus l’on manque d’équilibre car plus le déplacement est grand, ce qui est abaissé tend vers l’abîme ; ce qui est élevé tend au Ciel et y sollicite un secours ; le chiffre 5 est au milieu et est la stabilité et l’égalité ; un poids lourd crée un angle obtus, un poids léger, un angle aigu, un angle droit l’égalité. Plus l’on s’écarte de la Justice, plus l’on manque d’équilibre. Le chiffre 5 distribue à chacun ce qu’il mérite et rétablit l’égalité. Il ne lèse personne et nul ne peut le léser.

 

L’initié n’est pas un égoïste, qui conserve par devers lui le bénéfice de ses études. Il doit se rendre utile aux siens, à ses concitoyens, à ses semblables.

 

Il doit rayonner autour de lui la chaleur et la lumière qu’il a reçues. Il fera cela en descendant dans l’arène publique et en participant lui-même au gouvernement, mais en conseillant discrètement, fermement et affectueusement tous les hommes ses amis et ses frères. »

 

Ainsi l’homme juste parvenu au plus haut degré de spiritualité, se doit d’aider ses frères. C’est l’image de la descente de l’échelle après avoir atteint le nec plus ultra. L’initié sera alors plus ‘radieux que jamais’.

 

Qui a dit que la politique n’était pas belle ? Pas Pythagore !

 

Jean-François Guerry.

AU SECOURS PYTHAGORE
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