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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le
Le Roi Joiakîn

Le Roi Joiakîn

LA FIN DU DEUXIÈME LIVRE DES ROIS.

 

Texte mythique ou historique, il y a quelques jours Thierry un lecteur du Blog nous incitait à regarder un podcast de Thomas Römer (1) sur le site du Collège de France, podcast final d’une série de cours et conférences sur le thème : La Bible entre mythe et histoire.

Thomas Römer nous éclaire sur les textes vétérotestamentaires qui apparaissent comme plus mythiques qu’historiques à l’exception des Deux Livres des Rois.

Il est intéressant de constater que les fondateurs de la Franc-Maçonnerie ont fait le choix du symbolisme de la construction du temple du Roi Salomon et du mythe de l’architecte Hiram. Pour élaborer une méthode initiatique. Les rituels maçonniques toujours en vigueur dans les loges symboliques, appelées aussi loges bleues, ainsi que ceux des premiers degrés de perfectionnement font référence aux Livres des Rois. Thomas Römer souligne néanmoins au terme de son exposé, l’aspect théologique de la conclusion du Deuxième Livre des Rois. Rappel après la destruction du temple de Jérusalem plus de 10 000 hébreux ont été contraints à l’exil et sont captifs à Babylone.

Fin du Deuxième Livre des Rois :

 

La grâce du Roi Joiakîn.

 

« En la trente-septième année de la déportation de Joiakîn, roi de Juda, au douzième mois le vingt-sept du mois. Évil-Médorak, roi de Babylone, en l’année de son avènement, fit grâce à Joiakîn, roi de Juda, et le tira de prison.

Il lui parla avec faveur et lui accorda un siège supérieur à ceux des autres rois qui étaient avec lui à Babylone. Joiakîn ses vêtements de captif et mangea toujours à la table du roi, sa vie durant. Son entretien fut assuré constamment par le roi, jour après jour, sa vie durant. » (Fin du Deuxième Livre des Rois Jr 52-31-34 Bible de Jérusalem.)

 

Nous noterons que Joiakîn signifie celui que Dieu mettra en avant. Le fils ainé de Joiakîn était Chealtiel, et le fils de Chealtiel fut Zorobabel, bien connu des francs-maçons, nous le retrouvons dans des rituels au-delà du grade de Maître.

Cette dernière partie mythique du Deuxième Livre des Rois, qui apparaissait un peu mystérieuse, s’éclaire par son symbolisme. C’est l’annonce du renouveau de la grande lumière qui commence à paraître au point du jour. Le nombre 27 en rapport avec le 12èmemois, jour de la libération de Joaikîn n’est pas un hasard, le roi Évil-Médorak a fait preuve d’une élévation spirituelle en libérant Joiakîn. De même que le franc-maçon parvenu au-delà du 3ème degré tourne son regard vers les hautes sphères de la spiritualité.

Le nombre 27, est le nombre emblématique du premier degré des loges de perfectionnement(Au R E A A). On remarquera que 2+7= 9 nombre aussi bien présent, et que 9 est le multiple de 3.

Quand Joiakîn s’est assis à la table des rois, ce fut pour recevoir de nouvelles nourritures, les nourritures spirituelles qui lui manquaient lors de son exil, un nouveau cycle commençait. Un autre cycle sera accompli par son petit fils Zorobabel, mais c’est une autre histoire ! Si Joiakîn annonce le retour de la grande lumière, la révélation de celle-ci s’accomplira plus tard, seuls ceux qui sont dans le désir d’une plus haute spiritualité, de la contemplation de l’Un auront le Bonheur de la voir descendre sur terre.

 

Jean-François Guerry.

 

 

Le lien pour le Podcast de Thomas Rômer :   


> https://www.college-de-france.fr/site/thomas-romer/course-2021-03-04-14h00.htm

 

Thomas Römer

Thomas Römer


BIOGRAPHIE SITE Collège De France.

Professeur au Collège de France depuis 2007, Thomas Römer a occupé durant quatre ans la fonction de vice-président de l’assemblée et cinq ans celle de directeur de l’Institut des civilisations avant d'être nommé administrateur du Collège, à compter du 1er septembre 2019, par décret du président de la République, à la suite de son élection par l’Assemblée du Collège de France. 

Né en décembre 1955 à Mannheim (Allemagne), Thomas Römer a commencé sa carrière comme assistant de recherche en Ancien Testament à la faculté de théologie de l'Université de Genève, chargé de l'enseignement de l'hébreu biblique et de l'ougaritique (1984-1989). Il y a obtenu le titre de docteur en théologie, spécialisé en philologie biblique (1988). Thomas Römer a ensuite été nommé maître d'enseignement et de recherche (1989-1991) puis professeur adjoint de philologie biblique et d'exégèse biblique à l'Université de Genève (1991-1993). 

Thomas Römer devint en 1993, professeur ordinaire de Bible hébraïque à la faculté de théologie et des sciences des religions de l'Université de Lausanne, dont il a été le doyen de 1999 à 2003. Il a été professeur invité dans les facultés de théologie de Montpellier, Neuchâtel, Paris, Zurich, Mexico ainsi qu'au centre d’études théologiques et sociales de Managua, et directeur d'études invité à l'École pratique des hautes études (Vsection) en 1999-2000. Depuis 2007, Thomas Römer est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Milieux bibliques. Il a prononcé sa leçon inaugurale « Les cornes de Moïse. Faire entrer la Bible dans l'histoire » le 5 février 2009. 

Les travaux de recherche de Thomas Römer portent sur la naissance de la Bible dans le contexte du monde antique. Dans une perspective d’histoire des religions, son approche se caractérise par une analyse philologique et littéraire des textes, en dialogue avec l’histoire et l’archéologie du Proche-Orient ancien. Cette approche permet de faire ressortir la fonction des textes dans leurs milieux d’origine, répondant tout à la fois à des problématiques qui sont identitaires, culturelles, sociales ou politiques. C’est ainsi qu’il a pu proposer de nouvelles synthèses historiques, notamment sur la formation du Pentateuque, de l’historiographie biblique, ou encore sur les origines du dieu et de ses cultes dans les anciens royaumes d’Israël et de Juda. 

Thomas Römer est l’auteur de plus de trois cent cinquante publications scientifiques : articles, ouvrages savants, éditions… parmi lesquels on peut distinguer La première histoire d'Israël : L'École deutéronomiste à l'œuvre (Labor et Fides, 2007), L’invention de Dieu (Seuil, 2014) ou encore Aux origines de la Torah : nouvelles rencontres, nouvelles perspectives(Bayard, 2019) en collaboration pour ce dernier ouvrage avec Israël Finkelstein. Il a également contribué à la diffusion de ses recherches auprès du grand public, par la publication de livres comme La Bible, quelles histoires ! (Bayard, 2014) ou Les 100 mots de la Bible (Que sais-je, PUF, 2016).

Thomas Römer dirige depuis 2013 l’unité mixte de recherche 7192 Proche-Orient-Caucase : langues, archéologie, cultures (CNRS/Collège de France/École pratique des hautes études). Membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres depuis 2016, ainsi que de nombreux comités éditoriaux de revues et de collections scientifiques prestigieuses comme Ancient Israel and its LiteratureJournal of Biblical Literature ou encore Semitica, dont il est le directeur, il a été distingué à de nombreuses reprises, notamment en France (prix d’histoire des religions de la Fondation « Les amis de Pierre-Antoine Bernheim »), en Afrique du Sud (professeur extraordinaire de la faculté d’études religieuses de l’université de Pretoria) ou encore en Israël (doctorat honoris causa de l’université de Tel Aviv). Thomas Römer est chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur.

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