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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois

Chers lecteurs je serais indisponible pendant quelques jours, je viens de perdre un membre proche de ma famille.

Bientôt

 

JFG

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Publié le par jean françois
Frédéric Bargain

Frédéric Bargain

UN AUTEUR : FREDERIC BARGAIN.

 

La matière de Bretagne a toujours inspirée, la richesse et la diversité des paysages, de la brume qui monte qui monte dans les landes comme une fumée bleutée au printemps, aux forêts sans fin ou courent les chevaliers errants à la poursuite de leur Gréal, aux flots déchainés qui grondent dans les roches et poussent les hommes au de là de leur courage.

L’imagination se nourrit de cette terre qui attache à jamais ceux dont les lèvres ont reçues le sel et senti l’iode au détour d’un sentier côtier fouetté par le noroît, la capuche du Kabig abaissée qui repousse le crachin.

Cette terre d’où s’élève au loin, derrière les Roc’h d’Arrée, au bord de la rivière d’argent dans le chaos du Huelgoat, le son strident de la bombarde, qui déchire le silence.

 Tant de richesses, tant d’histoires et l’histoire de ce royaume de Nominoë dont la vue s’étendit de Brest à Angers. Cette Bretagne, cette Armorique vivante, de ses hommes, de ses tradition est le terrain de prédilection de Frédéric Bargain celui de Pont l’Abbé, du pays Bigouden des coiffes en pain de sucre, qui a sans doute refait le monde dans sa jeunesse sur la Cale Saint Laurent, les pieds dans l’eau de la rivière de Pont l’Abbé qui pousse les roues des moulins à marée avant de fuir dans l’océan en laissant l’Ile Tudy.

 Frédéric Bargain a sans doute suivi le cheval d’orgueil de Per Jakez Hélias revêtu de son Kab an aod (son manteau de grève), né de ce pays là aussi, de Pouldreuzic à deux coudées de Pont l’Abbé.

Frédéric Bargain nous donne les clés de son imaginaire à travers ses Romans de police armoricains.

 

JFG.

UN AUTEUR - FREDERIC BARGAIN

Frédéric Bargain est né à Pont l’Abbé en 1973. Après des études d’histoire il intègre l’enseignement. Aujourd’hui il est professeur agrégé. Il raconte l’histoire et plus particulièrement celle de la Bretagne au travers de ses livres des Polars Historiques en collaboration avec Gwénaël Palierne (Alias Edhson).

Il est aussi chercheur intéressé par l’histoire et la géographie sacrée des anciens armoricains. L’amour de sa région n’a d’égal que son ouverture au monde. La Bretagne n’est pas pour lui un village fermé mais une porte vers l’universel.

Je vous recommande particulièrement « Les Chemins d’Ys » sur les traces de Budoc vous découvrirez une légende qui inspirera ceux qui travaillent de midi à minuit.

JFG.

UN AUTEUR - FREDERIC BARGAIN

 

Ses publications :

·      La Compagnie du Crime.

·      Petit déjeuner au cyanure.

·      Le Serment des Pierres.

·      La Belle de Mai.

 

·      Les Chemins d’Ys.

 

 

Ve siècle. La Bretagne qui connaissait la paix et la prospérité sous le règne du roi Marc plonge peu à peu dans le chaos. Afin d échapper à la mort, Anna, l héritière du trône doit fuir. Dans son exil, elle donne naissance à des jumeaux : Budoc et Elena qui, une fois adultes, entreprennent la reconquête du royaume breton pour y rétablir l’harmonie. Mais les pièges tendus par la reine des Ténèbres sont multiples et la tâche s avère des plus dangereuses. Parviendront-ils à triompher ? La ville d Ys, Avalon, Le mont Saint-Michel, mais aussi Carnac et la forêt de Brocéliande... Autant de lieux réels ou imaginaires qui excitent notre imagination sans que nous sachions en comprendre la vraie raison. Pour la première fois, un récit ésotérique établit un lien entre eux grâce à la mythologie. Partez à la découverte de la géographie sacrée de la Bretagne en suivant à votre tour les chemins de l’Alchimie spirituelle, celle qui fait que notre vie vaut la peine d être vécue

Note Éditeur.

UN AUTEUR - FREDERIC BARGAIN

 

LA SOCIETE LITTORALE DU PAYS BIGOUDEN (VERS 1865-VERS 1965)

 

 

La société littorale du Pays-bigouden constitue l’archétype des sociétés littorales de cette période. En effet, elle se développe grâce aux avancées techniques de l’industrialisation avec en particulier l’invention de la boite de conserve, mais l’ouverture commerciale que permettent les progrès dans les transports avec la mise en place du réseau ferré, mais aussi les différents accords internationaux.

Les contours de cette société sont particuliers. Née sur un site favorable à proximité de la ressource halieutique, elle apparaît quasiment de façon subite. De ce fait, elle ne possède qu’une faible notabilité, et cette dernière n’est pas liée à la possession de la terre, comme dans le monde rural. D’ailleurs il s’agit d’une société de type urbain. Ce sont donc les catégories populaires qui y dominent, les hommes travaillant généralement comme marins, les femmes comme usinière.

L’encadrement de cette société apparaît également particulier. L’Église catholique l’a négligée, laissant le champ libre aux missions protestantes en matière de religion et au radicalisme puis au communisme en matière politique. Cependant, la république naissante n’a pas manqué d’y installer un encadrement administratif, en particulier les écoles.

Comme toute société, la société littorale bigouden est marquée par des conflits et des luttes de pouvoir. De part sa structure, elle reste relativement à l’abri des conflits entre cléricaux et anticléricaux à la fin du XIXe siècle. Elle en fait surtout traversé par des conflits sociaux, qui débouchent sur des grandes grèves dans la chronologie reprend parfois celle des grandes crises sardinières qui voient la ressource se raréfier.

Cette société apparaît bien particulière aux observateurs étrangers, qui la regardent bien souvent avec les yeux de rousseauistes, imprégnés de Chateaubriand, qui recherchent chez les Celtes le bon sauvage, l’Homme à l’état de nature éloigné des corruptions de la société moderne. Cette image est en lien avec le développement du tourisme qui passe d’un tourisme de happy fews à un tourisme de masse populaire.

Cependant, après l’apogée de l’après-guerre, la société littorale connaît un long déclin avec la litanie des fermetures d’usines à partir des années 1960. Cela veut-il pour autant dire que cette société et morte. En réalité, elle a connu une mutation spectaculaire, et derrière un certain alignement sur les autres sociétés, les comportements socioculturels liés à cette spécificité économique se maintiennent.

Note Éditeur.

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Publié le par jean françois
RITES RITUELS

RITES ET RITUELS….

 

Plus les jours et les années passent, plus les Rituels Maçonniques qui ouvrent ferment les travaux en agissent en moi. Ce qui pour le profane peut être lié au paraître, à l’habitude à  la surface des choses est pour l’initié, pour le Franc-Maçon une véritable construction de sa citadelle intérieure.

Si les mystères de l’Orient font souvent référence en matière rituels, la Franc-Maçonnerie est une des seules initiations occidentales qui offre à ses adeptes, ses acceptants une méthode ou les Rites et les Rituels jalonnent comme des marqueurs le parcours vers la spiritualité. Le Rituel est l’artisan de la sacralisation de l’espace et du temps Maçonnique propice à l’ouverture de la sensibilité de son cœur, le rituel est Kairos opportunité pour l’initié en recherche de spiritualité.

 

Alain Pozarnik ancien Grand Maître de la Grande Loge de France, enfant de la Lumière bien avant d’accéder à ses hautes fonctions dans la Grande Loge, est sans doute celui qui a le mieux exprimé son parcours initiatique à l’aune de la force des Rituels Maçonniques. Pratiquant du Rite Ancien et Accepté il a produit de nombreux ouvrages comme une saga qui va du 1er au 18ème degré du Rite.

 

En 1991 il nous offre un livre référence : « Mystères et Actions du Rituel d’ouverture en Loge Maçonnique »

 

Michel Barat également en charge de la Grande Maîtrise de la Grande Loge de France a donné la Préface de ce livre ou il dit en (pour extrait) :

 

«  La littérature maçonnique est abondante, voire trop abondante. Sa lecture irrite souvent celui qui s’est engagé sur cette voie initiatique : il affirme alors que son secret a été violé (…) ou pire que sa recherche personnelle a été déformée par l’écrit (…) Pourtant (…) qu’un auteur puisse faire apercevoir aux hommes de bonne volonté restés au seuil du temple combien est belle la démarche maçonnique. (…) On écrit et on trahit l’essence même de l’initiation, on se tait et cette initiation ne peut rayonner. »

 

Il s’agit moins de faire une lecture du Rituel ou des Rituels que l’ont trouvent dans les rayons des libraires, mais d’exprimer son sentiment personnel, profond, intérieur. Son initiation reste unique, mais à chaque nouvelle cérémonie, l’on revit en soi sa propre initiation elle nous nourrit, nous enrichit, la flamme est ranimée. Il en est de même dans la pratique de chaque rituel maçonnique.

 

Le sentier que je vous propose modestement dans ce blog mène à la découverte de Rituels qui font partie de nos vies, non pas par le dévoilement des mots, mais pour l’effet qu’ils produisent.

Les Rituels dans la tradition de traditio transmettre, sont comme le passage des flambeaux nécessaires au jeune cherchant.

 

Si l’initiation est personnelle, les invariants contenus dans les rituels sont autant de passages et de portes indispensable à cette initiation vers la sagesse.

Ainsi le Franc-Maçon connaît au terme de ses séances d’instruction, la signification des mots, paroles attouchements, ainsi que les nombres sacrés, le contenant qui le mène au contenu sur son chemin initiatique.

Sur ce sentier qui serpente des ténèbres à la Lumière, le Franc-Maçon ramassera soigneusement les pierres immaculées, déposées par ses prédécesseurs, pour construire son véritable temple intérieur.

 

JFG.

 

A suivre propos sur les Rituels…..  

RITES RITUELS

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Publié le par jean françois
NOUVEL AN

NOUVEL AN !

 

Les Chrétiens vont fêter leurs morts, la toussaint introduite par le pape Grégoire dans le dogme de l’église au VIIIème siècle. Elle est l’héritière de la fête du nouvel an des Celtes, des Druides la Samain elle est célébrée le 01 novembre.

 La Samain dernière fête de l’année et première de l’année suivante, c’est une fête fondamentale du Druidisme elle porte plusieurs messages :

·      C’est la fin des campagnes guerrières du printemps et de l’été, elle est aussi la fête du Roi elle se déroule lors d’une agape monumentale.

·      Fête sombre et mortuaire elle annonce la fin et le début d’un nouveau cycle dans la spirale de la vie.

·      Elle est aussi l’espace et le temps de la communication entre les hommes, morts et les dieux.

Les dieux peuvent donc faire une visite aux hommes, mais les hommes peuvent aussi faire irruption chez les dieux et même assumer des combats contre eux.

 

La Samain est une fête charnière entre deux temps, c’est le temps des bilans et des sanctions, si les Rois se sont mal conduits en menant des guerres injustes ou s’ils ont violé un interdit. Tiens voilà une bonne chose on répond de ses actes une fois par an.

 

Samain célèbre aussi l’ouverture et la fermeture des portes cela nous rappelle les Saint Jean, Janus ou Budoc le Janus armoricain.

Les cérémonies de la Samain mettent en scène l’extinction de la Lumière, du feu et sa renaissance, c’est la fécondation du soleil d’hiver qui verra son apogée au solstice. Samain symbolise donc la porte d’entrée de l’hiver. L’on fera des offrandes aux ancêtres en particulier l’hydromel le nectar des dieux.

Cette régénération par le feu rappelle aussi la symbolique de la Franc-Maçonnerie, John Toland Druide et Franc-Maçon mis en lumière les correspondances symboliques entre ces deux traditions initiatiques. Le feu purificateur, régénérateur souffle du Dragon est l’énergie extérieure et intérieure, la convivialité du feu pousse à l’ouverture du cœur des hommes, les feux de la Saint Jean sont encore là pour témoigner de la fraternité, comme les feux de la chandeleur, les feux des cierges à la pâque ou encore les feux d’Halloween, les toros de fuego. Ces rites populaires  christianisés restent particulièrement présents dans nos campagnes, nos montagnes.

 

Le Druide est donc un maître du feu, Tubalcaïn est aussi connu des Francs-Maçons pour sa maîtrise du feu.

Samain le premier jour de l’année des Druides s’inscrit dans le cycle ténèbres retour de la Lumière, rallumer le feu permet d’éliminer les branches mortes, ainsi l’arbre nouveau sortira du Cabinet de réflexion pour recevoir la Lumière.

 

JFG.

 

A lire :

 Les Chemins de Folle Pensée entretiens avec un druide de Jean-Claude Cappelli et Alain Gérardin. Éditions les Oiseaux de Papier.

 

            La Voie du Druide même auteur.

 

            

NOUVEL AN
NOUVEL AN

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Publié le par jean françois
LA SEMAINE SUR LA FM AU COEUR DU DIMANCHE AU SAMEDI

LA SEMAINE SUR LA FM AU CŒUR DU 16 AU 22 OCTOBRE

 

               URGENCE FRATERNITÉ !

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/

 

2016/10/urgence-fraternite.html

 

 http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/

2016/10/commentaire-sur-urgence-fraternite.html

 

             LA PLÉNITUDE DU VIDE.

 

 http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/

2016/10/la-plenitude-du-vide.html

 

        BOUDDHISME ET FRANC-MAÇONNERIE.

 

 http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/

2016/10/bouddhisme-et-franc-maconnerie.html

 

          DE LA LIBERTÉ

 

 http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/

2016/10/de-la-liberte.html

 

       MOUVEMENT OU CHANGEMENT.

 

 http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/

2016/10/mouvement-ou-changement.html

 

      BRÉVES ACTUALITÉS MAÇONNIQUES.

 

 http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/

2016/10/breves-actualites-maconniques.html

 

Bonne lecture ou relecture.

 

JFG.

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Publié le par jean françois
LA MAGNIFICENCE DES CONTRAIRES

DE LA MAGNIFICENCE DES CONTRAIRES.

 

Ce discours paraîtra décalé, hors du temps, ou l’on clive, l’on radicalise, l’on mondialise où les normes, les appellations, les origines contrôlées qu’elles soient alimentaires ou autres imposent leurs uniformités.

 

Et pourtant concilier les contraires ou réconcilier les contraires n’est t’il pas une des utopies maçonniques ? Le Franc-Maçon, ne pouvant rien faire seul sans le secours de ses Frères qui sont tous différents de lui. Le Franc-Maçon travaille à développer sa véritable individualité en harmonie avec ses Frères, rejetant l’individualisme.

 

Le Franc-maçon s’enrichit au contact des différences de ses Frères, c’est un vol qu’il pratique de midi à minuit dans la carlingue de sa loge, mais aussi quand il en descend, quand il a posé le pied sur la planète bleue, sa mère.

Sa marche sur le pavé mosaïque entre blanc et noir, son parcours incessant le long du fil à plomb, lui fait prendre conscience que ce qui est en haut est semblable à ce qui est en bas.

 

Les textes Taoïstes associent souvent les contraires ainsi le chapitre 2 du Tao Te King :

 

« Tous par le monde reconnaissent le beau comme beau ; aussitôt voilà le laid.

Tous reconnaissent le bien comme le bien ; aussitôt voilà le mal.

Ainsi, existence et non existence s’engendrent l’une l’autre. »

 

« Difficile et facile se constituent l’un l’autre, long et court prennent forme l’un de l’autre, haut et bas se renvoient l’un l’autre. »

 

Ainsi l’apprenti Maçon passera du binaire au ternaire, des nécessaires ténèbres à la Lumière feu spirituel régénérant pour aboutir au ternaire et retrouver son unité.

Tout bouge, évolue dans ce mouvement perpétuel de retour vers l’unité. L’alternance bien et mal nourrit l’espérance. Le sage se méfiera des périodes trop belles et bonnes, elles sont messagères de la laideur et du mal à venir.

 

Ainsi le Franc-Maçon cherche lui aussi comme dans les spiritualités orientales la voie du centre, celle du milieu, elle se dévoile à lui au fur et à mesure de ses élévations de consciences acquises sur le chemin de son initiation, comme la réalité la plus juste du monde, ainsi se développe aussi sa compassion.

 

Comme le dit d’une autre manière ce texte de la Grande Loge de France :

 

« Dans la recherche constante de la vérité et de la justice les Francs-Maçons n’acceptent aucune entrave et ne s’assignent aucune limite.»

 

Est-ce une chimère de vouloir rapprocher les contraires, chimère peut-être utile ?

 

La Fontaine dans ses œuvres a excellé à cet exercice riche d’enseignements. Je ne sais pas si cet auteur figure encore dans les programmes des écoles de la République, mais ce serait sans nul doute une bonne méthode de déradicalisation.

L’incarnation des vices et des vertus portés par les animaux de ses fables, sont propres a faire réfléchir nos plus jeunes, mais aussi les adultes. Combattre l’orgueil, les vices, les idées reçues pour laisser place à la domination du cœur et de l’altruisme.

 

La Fontaine suivant les pas de Virgile, a placé l’homme dans une position d’humilité :

 

« Celui de qui la tête au ciel était voisine. Et dont les pieds touchaient l’empire des morts. »

 

Ainsi l’homme devient porteur en lui de toutes les chimères, y compris celle de la puissance illusoire d’un colosse aux pieds d’argile voulant rivaliser avec Dieu. Et pourtant rien n’est plus doux que laisser notre imagination construire des châteaux en Espagne ce que font autant les sages que les fous. Pourvu que ces châteaux soient des Temples spirituels même s’ils sont inaccessibles.

 

Si l’on occulte le moralisme, pour ne retenir que la morale de ses fables La Fontaine, nous as donné des œuvres symboliques riches d’enseignements pour nous Francs-Maçons.

 

Force est de constater que la rectitude de l’Equerre, la justesse de la Règle, l’ouverture du Compas ces outils symboliques remplissent leur rôle pour ramener sans cesse le Franc-Maçon au centre, lieu de rencontre des contraires.

 

JFG. 

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Publié le par jean françois
BREVES ACTUALITES MACONNIQUES

CONFERENCES.

 

A METZ

 

LE FRANC-MACON EST IL UN ORIGINAL ?

 

À qui s’adresse cette conférence ?

   La conférence « Georges invite Jissey » est ouverte à tout public adulte, hommes et femmes, intéressé ou non par la Franc-maçonnerie.

   Date : Samedi 22 octobre à 15 h

 : Cloître des Récollets, salle dite « Le Grenier », rue des Récollets à Metz centre (Parking conseillé : Centre Saint Jacques.Lieu  

   Plan d’accès et vue du quartier ici

   Evènement ouvert à tout public majeur – Entrée libre

 

Détails sur GADLU INFO.

BREVES ACTUALITES MACONNIQUES

CONFERENCE GLNF

 

Voici le programme 2016 – 2017 de la Loge Nationale de Recherche Villard de Honnecourt, de la Grande Loge Nationale  Française (GLNF) :

L’an passé, la Loge Nationale de Recherche de la GLNF a présenté le thème de l’homme et l’univers et la complexité initiatique. Cette année c’est sous le thème de 300 ans de Franc-maçonnerie,“ 1717-2017, le sens d’un anniversaire ” en compagnie de Yves Hivert MESSECA, Professeur honoraire Historien, et de Pierre CAYE, Directeur de recherche au CNRS.

   Jeudi 3 novembre 2016

avec Yves Hivert Messeca, Professeur honoraire Historien“ Hiram et Bellone : l’humanisme à l’épreuve de la Grande Guerre.” 

 

Détails sur GADLU INFO.

BREVES ACTUALITES MACONNIQUES

CONFERENCE GRAND ORIENT.

 

Paris – La Loge maçonnique « ARCHIPEL » du Grand Orient De France (GODF) organise, avec six autres Loges, une réunion publique rue Cadet dans les locaux du GODF le samedi 5 novembre 2016 sur le thème : « Les sans-voix témoignent et proposent »

BREVES ACTUALITES MACONNIQUES

COLLOQUE

 

Bioéthique et Liberté.

BREVES ACTUALITES MACONNIQUES

 

TURBULENCES MACONNIQUES.

 

A la GLAMF des attaques contre le Suprême Conseil pour la France après la démission du GM Claude Beau.

 

Voir Blog la Lumière.

BREVES ACTUALITES MACONNIQUES

 

Jean-Michel Baylet attaqué à l’Assemblée.

 

Une des figures de la FM du Sud Ouest objet d’attaques violentes.

 

Voir Blog la Lumière.

BREVES ACTUALITES MACONNIQUES

 

EN FORÊT DE BROCELIANDE

 

                        A la découverte des plantes qui nous entourent-Elisabeth Cappelli "arbres et arbustes des haies" Dimanche 23 octobre 14:30
    La Maison des Sources

                        13, rue de Brocéliande 56430 TREHORENTEUC 



 

Concert des Ménestrels des Terres de Lune


   Vendredi 28 octobre 20:30
La Maison des Sources

               13, rue de Brocéliande 56430 TREHORENTEUC 



                        2

Stages de lyre gauloise, présentation d’instruments, concert Atelier Skald

   Du 29 au 30 octobre
La Maison des Sources

                        13, rue de Brocéliande 56430 TREHORENTEUC

LIRE

 

BREVES ACTUALITES MACONNIQUES
BREVES ACTUALITES MACONNIQUES

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Publié le par jean françois
MOUVEMENT OU CHANGEMENT ?

MOUVEMENT OU CHANGEMENT ?

 

A la remarque récurrente de mes Frères : « ceux qui me sont proches me dise que j’ai changé depuis que je suis Franc-maçon.» Il s’agit bien là de changement et non de mouvement.

 

LE MOUVEMENT.

De mouvoir, du latin movere, remuer, bouger. Si par le passé ce verbe signifiait faire du mal, ou causer un mal, sa signification s’est transformée avec le temps d’une attitude passive en une attitude active : se mettre en marche. Ainsi naît le mouvement, mouvement des troupes, tremblement de terre, les mouvements qu’ils soient littéraires ou révolutionnaires sont donc à minima des agitations du corps ou de l’esprit. Ils sont actions et ont ce côté martial, qui incite à les considérer avec précaution, la mobilité  constante n’est pas obligatoirement facteur de changement et ne peut se suffire à elle-même. Le mouvement serait donc à l’origine plus physique que moral, dans l’absence de mouvement ont voit la mort. Mais le mouvement n’est pas pour autant changement. L’on peut se mettre en mouvement sans rien changer à ses habitudes, à ses convictions, ses acquis. Le changement doit donc précéder le mouvement afin que ce dernier soit efficace.

 

C’est bien le désir de changement qui mène le profane a frapper à la porte du Temple, c’est soit le fruit d’une longue réflexion, ou d’une intuition que certains appellerons hasard.

 

LE CHANGEMENT.

Ce changement du verbe changer, du latin cambiare ou cambire troquer, échanger qui a progressivement remplacé le verbe muer, du latin mutare. C’est bien là la source du changement une véritable mue, rester soi-même en se transformant, se régénérant non pas seulement revêtu  d’une nouvelle peau ou affublé d’un nouveau masque, mais changer de manière plus profonde. Ainsi le changement ne peut être que progressif, volontaire ; c’est la volonté de changement.

Le changement de domicile est le début d’une nouvelle vie, je pars avec mes meilleurs meubles, mes meilleurs souvenirs, je fais le tri pour garder l’essentiel. Le changement est espérance et joie. Le mouvement accompagne le changement, nous sommes tout au long de notre vie en perpétuel changement. Mais le changement c’est aussi fidélité à ce que nous sommes. Le changement n’est donc ni immobilisme, ni agitation, il est une mue constante, assumée, voulue, il est force et joie. C’est un optimisme actif, les ressources de l’homme sont incommensurables.

Jacques Attali dans son livre Vivement après demain ! Propose des changements.

-       l’instruction dans les écoles de l’altruisme, de la tolérance, de la loyauté.

-       La création d’une instance mondiale regroupant de jeunes hommes et femmes de moins de 30 ans, qui donneront leur avis sur toutes les décisions internationales  et leurs conséquences pour les générations futures.

-       Enfin un tribunal de l’environnement.

Nous Francs-Maçons qui déclarent avoir changé pourraient eux aussi réunir dans une instance pluri obédientielle les plus jeunes d’entre eux, pour dire , faire savoir ce qu’ils veulent pour le monde futur qu’ils ambitionnent de changer.

 

JFG. 

MOUVEMENT OU CHANGEMENT ?

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Publié le par jean françois
DE LA LIBERTÉ...

Un texte d'un auteur anonyme proposé par Claudius, il suscitera sans doute quelques libres commentaires.

Bonne lecture.

JFG.

 

 

La liberté, signifie la responsabilité. C'est pourquoi la plupart des hommes la craignent.
( G.B.Shaw)

 

La liberté est-elle possible?

 

Il est étrange qu'à une époque où l'on ne parle que de liberté, on nie couramment l'existence même de cette liberté. Il est plus étrange encore que cette négation de la liberté vienne spécialement de cette science moderne qui se glorifie d'avoir proclamé le droit à toutes les libertés. 

Les philosophes modernes ne se gênent pas non plus pour nier la liberté humaine. La liberté de la volonté, selon eux, n'existe tout simplement pas. L'homme n'est qu'un animal supérieur dans la chaîne des animaux. La liberté dont on parle tant n'est qu'une grande illusion. L'homme n'a pas d'âme spirituelle et immortelle, et forcément, la volonté libre n'existe pas. L'homme est un machine plus compliquée que les autres machines animales; il n'est qu'un faisceau de tissus et de nerfs, un cerveau plus développé, avec des déterminismes sociaux, familiaux et individuels qui dictent la trajectoire de la vie. Au bout de la ligne, l'être humain ne peut être responsable de ce qu'il est, car ce qu'il est et ce qu'il sera, est déjà pré-déterminé.

1. Peut-on définir la liberté ?

Il est difficile de parler de la liberté.«Quand on se demande quelle est l'essence de la liberté, on est incliné à en faire une propriété, une qualité de l'homme. Ainsi on dira: c'est un fait que l'homme est libre. Mais la liberté ne peut être un fait, ni une qualité, ni une propriété» écrit Louis Lavelle. La véritable liberté ne peut être expérimentée que de l'intérieur. La liberté nous renvoie dans le domaine de l'existence concrète, et il nous faut accepter constamment la déception de ne jamais pouvoir dire adéquatement: la liberté, c'est ceci ou cela. Alain ne disait-il pas un jour que «dans le moment que l'on va choisir, on découvre que le choix est déjà fait». 

Le langage populaire affirme cependant que la liberté, c'est l'absence d'entrave et de contrainte. Les entraves ou les contraintes peuvent être de deux catégories: elles sont extérieures d'une part, intérieures d'autre part. Celui à qui les policiers viennent de passer les menottes dira qu'il vient de perdre sa liberté. Celui qui est enfermé depuis dix ans derrière les barreaux pour un crime commis, affirmera qu'il est privé de liberté depuis plusieurs longues années. Le jeune homme empêché de sortir le soir avec ses amis, à cause d'une bévue familiale ou scolaire, crie son manque de liberté. La liberté est vue ici comme l'impossibilité de se déplacer, d'aller d'un endroit à un autre, comme bon lui semble.

Dietrich Bonhoeffer, théologien protestant exécuté par les nazis en 1945 nous donne une toute autre notion de la liberté. Après un bref séjour aux États-Unis, il est arrêté en avril 1943 pour avoir participé au mouvement d'opposition à Hilter dirigé par von Stauffenberg. Il est pendu deux ans plus tard, laissant une Éthique (inachevée) et des lettres de prison (Résistance et soumission) absolument exceptionnelles, publiées en 1951. La prison n'enleva jamais la liberté au théologien allemand: elle lui enleva seulement son pouvoir de se déplacer où il voulait. Il avait bien compris que la liberté était toute intérieure et qu'elle ne consistait pas dans l'absence de contraintes extérieures. Il avait compris qu'il y avait une foule de gens qui peuvent aller où ils veulent, mais qui, dans les faits, ne sont pas des fils et des filles de la liberté. Il avait compris que beaucoup de gens se pensent libres, mais qu'en réalité, ils sont les esclaves, les enchaînés du monde moderne.

Les plus belles pages sur la liberté que je connaisse ont été écrites par un homme qui a passé les dernières années de sa vie derrière les barreaux, et qui, aux yeux des hommes, avaient perdu sa liberté. Bonhoeffer, contraint de ne plus se déplacer là où il le voulait, avait compris que les entraves extérieures ne peuvent pas détruire sa faculté de volonté libre. Les barreaux, les privations, les coups de fouet, les mépris et les humiliations ne pouvaient pas atteindre sa volonté. Sa captivité lui a permis d'écrire ce qu'il n'aurait sans doute pu jamais écrire. Il écrivit sur ce qu'il avait de plus précieux: sa propre liberté. Aux yeux des autres, la liberté lui avait été confisquée. A ses propres yeux, il l'avait plus que jamais retrouvée.

La liberté n'est donc pas liée aux entraves ou aux contraintes extérieures. Elle est cette capacité de donner ou de refuser le consentement intérieur. Toute la question est là: l'être humain est-il libre intérieurement ? Est-ce possible que l'être humain soit lié par d'autres forces déterminées qui l'empêchent de choisir librement ses actions ou ses pensées, qui l'empêchent de se réaliser comme être humain libre ? Autrement dit, est-ce que la volonté humaine, éclairée par la raison, possède le pouvoir de choisir l'action à faire ou à poser, possède la capacité de choisir ceci plutôt que cela ? Le théologien allemand, prisonnier des nazis, affirme,dans son existence concrète, que cela est possible.

 

2. Conscience et liberté humaine

La meilleure preuve de l'existence concrète d'une liberté dans l'homme, ou du caractère libre de sa volonté, c'est sa conscience personnelle. La conscience est la faculté intérieure en vertu de laquelle l'homme perçoit la présence d'actions intérieures. Elle est, selon Louis-Marie Morfaux (Vocabulaire de philosophie et des sciences humaines), un jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. Elle est cette voix intérieure qui me dit que je suis en train de faire telle chose ou qui me dit que je suis en train d'en vouloir une autre.

L'écoute de cette voix intérieure permet à l'être humain de formuler le jugement suivant: « Je suis libre de poser tel ou tel geste; je suis libre de faire tel ou tel acte; je suis libre d'agir face à cette situation de telle ou telle manière ou tout simplement de ne pas agir du tout.» L'être humain est tellement structuré de cette façon que l'histoire nous rappelle l'exemple d' une multitude de personnes qui sont allés jusqu'à accepter la mort parce qu'elles étaient convaincues de la justesse de leurs pensées ou de la bonté de leurs actes.

L'universalité du témoignage de la conscience individuelle n'est pas à démontrer. La conviction qu'à l'homme de sa liberté est un fait reconnu. Les Latins ne disent-ils pas: « Contra factum non valet argumentum » - Aucun argument ne peut infirmer ce qui est un fait.» En plus d'être universel, ce fait semble indestructible dans le coeur humain. Ceux- la mêmes qui nient la réalité de la conscience, démontrent par les faits, que leur négation n'est que théorique. Les actes qu'ils posent inconsciemment dénient leurs propres paroles. Bref, on le voit bien, ceux qui nient la réalité de la conscience ne le font en réalité que pour signifier qu'ils n'ont de compte à rendre à personne (surtout pas à Dieu !) et qu'ils sont dans les faits que les jouets de déterminismes sur lesquels ils n'ont aucune emprise.

Un exemple suffira. Imaginons un seul instant un philosophe ou un écrivain d'ici ou d'ailleurs qui nie la réalité de la conscience et son universalité dans le coeur des hommes. Sa théorie élaborée, il l'écrit dans un livre qu'il publie chez un éditeur de son choix. Lors de la conférence de presse, où il lance son ouvrage, un journaliste s'inquiète de sa position, lui demande des explications supplémentaires, et va jusqu'à lui demander s'il est bien l'auteur de cet ouvrage où cette théorie est longuement expliquée. L'écrivain, sans aucun doute, affirmera que ces longues pages où il élabore sa théorie, sont bien de son cru. 

 

Imaginons maintenant, l'ouvrage lancé, qu'un lecteur annonyme s'empare du texte publié, change le nom de l'auteur original pour y mettre le sien, publie l'ouvrage à nouveau sous un nouveau titre, tout en gardant le contenu intact. Croyez-vous que le philosophe félicitera le plagiaire ? Croyez qu'il l'encouragera à continuer dans cette voie? Croyez qu'il affirmera que ce «voleur de texte» n'est pas responsable de ce qu'il fait, qu'il ne mérite pas d'être réprimandé, puni, incarcéré ? Croyez-vous qu'il dira que cette personne ne peut pas être taxée de voleuse parce qu'elle n'est libre de voler ou de pas voler, parce que ses gênes, ses déterminismes, sur lesquels il n'a aucun contrôle, l'ont conduit à poser un geste dont il n'est pas responsable ? La réponse me semble facile à donner: il y a des gens qui écrivent dans leurs livres, qu'ils vendent à gros prix, que la liberté humaine est impossible, mais, dans les faits, font exactement comme tout le monde, vivent et se conduisent comme si le liberté humaine existait. 

A chaque instant, l'homme ne fait que poser des gestes de volonté libre, et tout homme qui nie le caractère libre de la volonté se contredit dans ses actes mêmes. Je laisse à chacun le soin de multiplier les exemples. 

3. Limites de la liberté humaine.

La liberté humaine bien comprise renvoie donc à une démarche intérieure. Mais, la liberté bien comprise, n'est pas une liberté d'action illimitée et absolue. La vie humaine comporte des moments où la liberté ne peut pas s'exercer. Dans certains cas, l'homme n'exerce pas sa liberté alors qu'il pourrait et devrait le faire. Il ne le fait pas par crainte ou tout simplement par lâcheté. Il arrive même que l'homme n'exerce pas leur liberté, à cause de certaines circonstances bien particulières.

La réalité humaine, d'une part, fait qu'un grand nombre de choses échappent à notre contrôle. La taille humaine échappe à notre contrôle. Certains gestes posés durant le sommeil peuvent échapper à notre contrôle également. Des excès de colère peuvent faire en sorte que certaines paroles prononcées ne le seraient pas dans un état normal. L'activité de la volonté libre est donc liée aux choses qu'un être humain peut faire quand sa volonté est éclairée par sa raison, aux moments où celle-ci est saine et responsable.

La respiration humaine est un phénomène vital. Chacun respire sans penser à l'acte posé. Dans un cabinet de médecin, sous la commande de celui-ci, on peut contrôler, à des fins médicales , l'exercice de la respiration. Marcher est un phénomène humain normal, qui ne commande pas d'acte réfléchi à chaque pas posé. On peut, à cause de circonstances particulière, décider de ne pas marcher, de marcher plus vite, ou de ralentir le pas. Il est préférable, si le feu est en la demeure, de quitter sa position de yoga, laisser rapidement le lieu de l'incendie. Personne n'osera dire qu'il vaut mieux terminer l'exercice commencé, avant de courir plus tard dans la rue.

Certaines circonstances plus difficiles limitent l'exercice de la liberté humaine. Malade, mes pensées et ma manière d'agir peuvent varier, changer, être affectées plus ou moins par mon état. Mais, même dans cet état passager, l'être humain peut toujours choisir d'agir de telle façon plutôt que telle autre, régler ses inclinations naturelles et les orienter vers son bien. 

4. De l'instinct à l'esprit

Les tendances ou les inclinations naturelles sont à la base de la construction de l'être humain, donc à la base de la construction de sa liberté. Les tendances en sont le matériau privilégié. Le philosophe Alain compare souvent la condition humaine à un voilier qui louvoie. Les vents sont contraires, mais par une manoeuvre élégante, le marin les fait servir à ses fins «avançant contre le vent par la force même du vent».

Ainsi la liberté n'est pas le pouvoir d'agir sans désir. Elle n'est pas un mouvement d'indifférence qui plane sur nos actions. La liberté émane d'une «volonté» qui ne peut que s'exercer en vue du bien de celui qui pose l'acte. Il n'y a pas d'indifférence vis-à-vis de soi-même. Les gestes que nous posons ne sont jamais indifférents et ils engagent tout l'être que nous sommes. 

L'être humain, à la différence de l'animal, émerge des paysages toujours semblables qui caractérisent la vie purement animale. Il peut reconstruire les paysages, les élargir, les modifier. Il peut construire et reconstruire et donc unifier son existence personnelle. La liberté est donc cette possibilité d'interprétation que l'être humain possède par rapport à ses réclamations purement instinctives. L'homme est donc un animal qui valorise. Il sait qu'il n'a pas le droit, de par sa nature, de devenir n'importe quoi et n'importe qui et, par voie de conséquence, de faire n'importe quoi face à lui-même et face à l'autre qu'il côtoie. A chaque fois que l'être oublie cette différence de nature, il redescend vers la pure animalité, où il ne se complaît jamais. 

Gaston Berger dans La liberté et le temps (p.72) affirme que l'être humain doit s'élever «en prenant des appétits pour matière première, à la façon du peintre qui fait de la beauté avec des terres et des boues, et non avec de la lumière pure ou de bonnes intentions». La conquête de la liberté doit se faire à partir de la reconnaissance de certains déterminismes connus et exploités. La liberté humaine sera toujours une liberté incarnée dans les tendances qui sont les nôtres. Les philosophes du Moyen âge ont, sur ces questions, bien des leçons à nous donner . L'homme, selon eux, est partie liée avec la nature. Toute la dignité de l'homme lui vient d'autre chose que de ses contacts déterminés avec la matière. Il est matière, mais il n'est pas que matière. Il est lié aux conditions de la matière, mais il n'est pas absorbé par elle. A cet effet, Thomas d'Aquin ne craint pas d'affirmer que l'union de l'âme et du corps ne fait pas plus question que, dans un cachet, l'union de la cire et de l'empreinte, et que corps et âme ne font qu'un. (Somme théologique, IIIa, qu. 62, art. 1 ad 2m; II de Anima, lect. 1).

Comprise ainsi, la liberté humaine, s'édifiant à partir de matériaux bien déterminés que sont les tendances ou les inclinations de la nature, ne peut pas être un absolu. La liberté humaine n'est pas un «produit stable». Elle se réalise en chacun des êtres humains à partir de ce que chacun est, de ce que chaque personne est un être unique au monde. La liberté est donc toujours «en situation» et elle prend forcément des visages à l'infini, conditionnée qu'elle est par un certain nombre de facteurs que sont l'hérédité, le tempérament, l'éducation reçue, les habitudes prises, le contact avec les autres, la culture ambiante, etc.

Personne, par exemple, ne réagit de la même manière face à l'usage des boissons alcooliques. La liberté, bien exercée, se présentera ici sous le visage de la vertu de tempérance. Personne ne réagit de la même manière face à l'épreuve. La liberté, bien exercée, se présentera ici sous le visage de la vertu de courage. Personne ne réagit de la même manière face au respect des autres, de la propriété d'autrui. La liberté, bien exercée, pendra ici le visage de la justice. Et ainsi de suite. La liberté, ça ne trouve pas quelque part, comme un produit, dans un super-marché. La liberté, ça se trouve dans des actes posés, en vue de l'épanouissement de l'être humain.

Chaque être doit donc inventer sa manière d'être humain. Il doit chercher en lui, à partir des forces et des tendances qui l'habitent, sa façon originale d'être. La liberté individuelle prendra donc la forme d'une histoire toute personnelle, remplie d'échecs et de succès, de combats perdus comme de victoires transformantes, de choix valorisants comme de choix destructeurs. 

Il arrive, dans notre monde actuel, que cette question du choix prenne toute la place dans l'usage de la liberté. Le choix, selon nous, n'est pas l'élément essentiel de l'usage de la liberté. Emmanuel Mounier affirme, avec raison, qu' «une sorte de myopie philosophique a détourné sur l'acte du choix le centre de gravité de la liberté. Que vaudrait la liberté, si elle ne nous laissait à choisir qu'entre la peste et le choléra? (...) Concentrer l'attention à la liberté sur le pouvoir de choix exclusivement, c'est mettre la liberté en perte de vitesse et la rendre bientôt impuissante au choix même, faute d'élan suffisant(...) La ramasser sur la seule conquête de l'autonomie, c'est encourager cette crispation de l'individu qui le rend opaque et indisponible». (Emmanuel Mounier, Le personnalisme, Presses Universitaires de France, Paris, 1951, pp.81-82).

La liberté, ce n'est pas la possibilité de choisir n'importe quoi. La personne qui choisit cinq fois de divorcer n'est pas forcément plus heureuse parce qu'elle exercé cinq fois le pouvoir qu'elle avait de le faire. La liberté, n'est pas uniquement dans le pouvoir de faire ou de choisir, mais dans le pouvoir de rejoindre, à travers des choix possibles et inévitables, la vérité de son être. 

Comme la liberté est à sens unique, chacun choisit, avec les connaissances qu'il a, ce qui lui semble le mieux de faire dans les circonstances. Chacun vit avec le cours irréversibles de ses décisions. Le geste du suicide en est un exemple ultime. Bien des gens hésitent à poser ce geste, parce qu'ils savent bien que tel geste implique une irréversibilité absolue. Dans le courant de la vie ordinaire, chacun peut revenir sur un acte posé, l'approuver ou le rependre d'une autre façon. Dans le cas du suicide, il est assez difficile de penser à ce retour normal sur le geste posé: celui qui était équipé pour le faire n'est plus !

DE LA LIBERTÉ...

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Publié le par jean françois
BOUDDHISME ET FRANC-MAÇONNERIE

BOUDDHISME ET FRANC-MAÇONNERIE

 

Le thème central du dernier Franc-Maçonnerie Magazine est : « Bouddhisme et Franc-Maçonnerie des Philosophies humanistes dans l’air du temps. »

 

Ce titre un peu provocateur fait état de ce que serait le Bouddhisme une philosophie ainsi que la Franc-Maçonnerie, néophyte en ce qui concerne le Bouddhisme, j’ai beaucoup appris à la lecture de cet article de Jean-Moïse Braitberg.

 

En ce qui concerne la Franc-Maçonnerie mes pairs après bientôt 30 ans de pratique m’ont affirmés de manière constante que la Franc-Maçonnerie n’était ni une philosophie, ni une religion, mais un ordre initiatique Fraternel, issu des corporations de métiers des constructeurs, sa méthode le symbolisme des outils, se prolongeant par une spiritualité a dogmatique.

 

Elle n’est donc ni une philosophie au sens moderne ou l’on entend cette discipline c’est à dire une simple Théoria, sauf à y ajouter comme les anciens la Praxis ce qui n’est pas le cas de son enseignement actuel, ni une religion au sens commun si l’on exclu également le sens étymologique du mot.

La Franc-Maçonnerie centre d’union Fraternel, lieu de rencontre  des hommes qui sans elle ne se seraient pas connus et reconnus. Elle bannit de ses travaux en Loge toutes les discussions politiques et religieuses.

Je parle là de la Franc-Maçonnerie spéculative dont l’origine se situe dans les années 1650 à 1717, ses racines sont ancrées dans les Lumières, qui ont libérées l’homme de tous les asservissements physiques et moraux, en plaçant l’humain au centre.

 

Bien sûr depuis l’arbre maçonnique à vu plusieurs branches se développer, mais les branches sont toujours reliées par la sève qui monte du tronc, même si elles poussent dans des directions différentes, qui ne sont pas en opposition.

 

Je reviens à l’article sur le Bouddhisme et note une certaine contradiction entre le titre et un passage relatif à la comparaison entre Franc-Maçonnerie et Bouddhisme, je cite dans ce paragraphe « Différences » :

« Autre différence les rituels et initiations Bouddhiques ont un caractère religieux. Le Bouddhisme  est sans l’ombre d’un doute une religion et non un courant spirituel laïc. Une religion d’un type particulier car sans dieu et sans dogme, mais une religion quand même »

 

Si cette définition est acceptable, enfin les Bouddhistes jugeront ! Il y a néanmoins une confusion entre le titre de l’article et ce passage, peut être du à la multiplicité  des formes et pratiques du Bouddhisme.

Par contre je reste interrogatif « sur le courant spirituel laïc » ? Que serait la Franc-maçonnerie.

Si j’accepte sans réserve que la Franc-Maçonnerie s’inscrit dans une   spiritualité occidentale, conséquence de l’initiation de ses adeptes. Le terme laïc me pose problème, c’est au mieux réduire l’ensemble de la Franc-Maçonnerie à une seule de ses branches certes aussi respectable que les autres mais pas unique. Cela ressemble à une forme d’exclusion alors que la Franc-Maçonnerie est un centre d’union.

 

Et vous quelle est votre « Doxa » à ce sujet ? Doit mettre la laïcité  à toutes les sauces au risque de l’affaiblir, de la diluer, ne sachant plus très bien de quoi il s’agit. Cette spécificité Française mérite d’être renforcée et défendue, pas étendue à tout et n’importe quoi.

 

Par ailleurs cet article ne masque rien des zones d’ombres du Bouddhisme, qui sont souvent mises sous le boisseau ou simplement ignorées, mais l’essentiel étant la grandeur  morale et la sagesse progressivement acquise par la pratique de ses préceptes intemporels, qui permettent à chacun dans le secret de son cœur de développer les vertus qui anoblissent l’homme en particulier et le monde en général.

 

JFG.

 

Source Franc-Maçonnerie Magazine N°51.

BOUDDHISME ET FRANC-MAÇONNERIE

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