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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
LES MURS
LES MURS
DES MURS !

 

A la lecture du Littré : « le mur est un ouvrage de maçonnerie dressé et portant en terre sur des fondements, ou sur un plancher artificiel. »

 

Le sentiment que m’inspire cette définition est que nous construisons des murs sur des planchers artificiels. Aux États-Unis le nouveau Président veut construire un mur de séparation entre les américains et les mexicains. Ailleurs au proche orient on construit un mur en terre « sainte ». Chez nous l’on érige des grillages non pas dans les zoos pour se protéger des animaux sauvages que nous enfermons, mais le long du chemin qui conduit à la terre d’espoir des migrants.

 

A l’est l’on délègue pour fermer nos frontières. « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde. » Silence, fermer le ban.

 

Plus près de chez moi, dans ma ville, mon village, ma rue l’on construit des murs encore bien plus étanches, les murs de l’indifférence. Des parties entières de la population se retranchent derrière ces murs « de sénioriales », cimetières d’éléphants ou dernière halte avant l’EHPAD joli nom dans la lignée du mal ou non voyant qui a remplacé l’horrible appellation d’aveugle, l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, la vie entre soi c’est autant de murs entre les générations, comment profiter de la sagesse de nos anciens enfermés ensemble.

 

Les murs ne seraient donc construits que pour séparer les peuples, les catégories sociales, pour faire face à la peur de l’autre, mais surtout à la peur de soi-même, c’est notre refus de nous regarder dans le miroir.

 

Vous devez penser que je suis un grand naïf, sans aucun doute je suis un Franc-Maçon, je suis envahi par l’émotion.

 

Cette semaine j’ai pris la file d’attente aux « Restos du cœur », j’avais quelques vêtements a donner et j’ai vu dans cette file, tremblants dans le froid des mères de famille avec leurs enfants, des jeunes hommes, des personnes âgées, là pas de murs tout le monde ensemble dans la même file….

 

J’ai vu aussi des hommes debout le sourire aux lèvres, la main tendue par dessus le mur de l’indifférence, de l’insouciance, j’ai reçu mon salaire. Beaux actes d’amour au delà des paroles, donnés par ces soignants du cœur.

Comment admettre que la 5ème ou 6ème puissance du monde ne puisse pas construire les murs des maisons qui pourraient abriter les plus démunis de ces citoyens.

 

Est-ce la faute à nos dirigeants ? « Pas que », un de mes Frères membre actif des Restos du Cœur m’expliquait que près de ce hangar de l’association, il y a de l’autre côté de la rue, du mur, des résidents « normaux » qui se plaignent de la nuisance occasionnée par les déplacements incessants des allocataires des Restos du Cœur, cela les dérangent, il est vrai que la misère est difficile a supporter.

 

Il est temps de détruire les murs de séparation, les murs de clôture, les murs de barbelés de triste mémoire, sous lesquels périssent les hommes sous les coups de leurs frères, détruire les murs de l’orgueil, de l’ignorance, du fanatisme, il est temps de refaire notre chemin de Babylone à Jérusalem, de reconstruire nos cathédrales intérieures, pour qu’elles fassent jaillir la Lumière dans le cœur des hommes. Il n’est pas de mur que le courage, l’espérance et l’amour ne puisse franchir.

 

JF.

LES MURS
LES MURS

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Publié le par jean françois
REFLÉXION DE LA CROYANCE À LA CONNAISSANCE
REFLEXION DE LA CROYANCE A LA CONNAISSANCE

 

Cette semaine j’ai eu le bonheur d’écouter un travail remarquable, dont le titre : « De la Croyance à la Connaissance. » laisse supposer le développement d’un thème philosophique. L’initiation Maçonnique n’étant ni une philosophie, ni une religion, ce n’était donc pas la voie choisie par le conférencier.

 

Après avoir écouter ce travail je suis resté sans voix, il fallait le temps de la réflexion, il est des moments ou le silence s’impose ce qui ne veut pas dire que la parole soit définitivement perdue.

 

Le conférencier a sans nul doute mené sa réflexion après plusieurs heures ou jours de travail, mais surtout par la pratique pendant de nombreuses années de son Rite Maçonnique, ce vécu qui donne de la cohérence à ses propos.

 

L’on cherche la finalité, sa finalité de ce travail sur lui-même, est-ce la croyance, but ultime de sa foi ? Qui mènerai à la Connaissance et comment ?

Est-ce la re-Connaissance d’un Dieu ou des Dieux qui mènera à la grande Lumière de la Connaissance ?

 

Y a t’il une prédominance de la transcendance dans l’initiation Maçonnique en lien avec le principe du Grand Architecte de l’Univers ; ou au contraire l’alfa et l’oméga est t’il contenu en nous, seulement en nous et reste a dévoiler, l’immanence se suffit t’elle à elle même ? Ou est-ce la conjonction de l’immanence et de la transcendance, le chemin d’aller et retour sur le fil à plomb, l’axiome que ce qui est en haut est en bas et inversement.

 

A chacun sa définition suivant sa « Foi Maçonnique .» Le Compas est largement ouvert, jusqu’à la définition « moderne » d’une spiritualité Laïque, portée par plusieurs de nos philosophes contemporains parmi lesquels André Comte Sponville, est-ce pour combler le manque de spiritualité de certaines églises trop exotériques ?

 

Cette spiritualité laïque transconfessionnelle, qui refuse le mysticisme, et les révélations et prône l’approche de la sagesse, par une conquête, une recherche de notre intérieur avec humilité sans égotisme, une construction pierre après pierre. C’est l’ésotérisme réhabilité, dans notre monde des apparences, du matérialisme, de l’individualisme, et du mépris de la nature.

 

Alors à chacun sa cordée, ses outils pour gravir la même montagne, face nord par la voie humide, face sud par la voie sèche. A chacun les portes qu’il veut pousser, les chemins qu’il entend suivre. Transcendance ou immanence ou conjugaison des deux.

 

Le Franc-Maçon dont le guide spirituel est son Rite, accompli son devoir en potentialisant les vertus qui sont enfouies au plus profond de lui-même. Son Rituel posé à son chevet là ou il pose sa tête l’accompagne dans ses efforts vers la spiritualité c’est le leg de ses Frères. Le Rituel est donc une voie vers la Connaissance.

 

Croyance, Connaissance, Immanence, Transcendance, ce qui sera mis au compte du Franc-Maçon lors de l’ultime pesée, c’est en toute humilité ses efforts pour promouvoir la Loi de l’Amour, message universel de Fraternité, pour la réalisation d’hommes véritables.

Cela reste bien sûr mon humble opinion !

 

JF.

REFLÉXION DE LA CROYANCE À LA CONNAISSANCE
REFLÉXION DE LA CROYANCE À LA CONNAISSANCE

 

les « Journées Arts Maçonniques, paroles et musiques retrouvées »les samedi 28 et dimanche 29 janvier prochain dans l’Hôtel de la Grande Loge de France, 8 rue Puteaux à Paris

Samedi 28 Janvier 2017

10h30-11h30

1 – Les arts comme langage initiatique. Conférence-Débat : Laurent Robert.

2 – Hommage à Gérard Berliner. Sur des textes de Patrick Carré dits par Gérard Berliner.

3 – « Bartholdi, le sculpteur qui éclaira le monde », Film. Réalisation Dominique Eloudy.

11h45 -12h45

4 – Hommage au poète Jean-Pierre Rosnay – Présentation par Jean-Luc Maxence, poèmes dits par Danny-Marc, Bernard Cousin et Marcelle Rosnay.

5 – Les grands textes de la Franc- Maçonnerie – Conférence- Débat. Raphael Aurillac.

6 – « Jam-session » Concert de Jazz : avec Raphaël Ducasse, François Morin, Benjamin Pras.

12h45 – 14h 30 : Pause-déjeuner – Restauration sur place

14h30 – 15h30

7 – « L’être zodiacal » – Concert de chansons de et par Jean-Philippe Ancelle.

8 – « Jazz, une affaire d’initiés ». Conférence-concert de Raphael Imbert.

9 – « La jeune fille et la mort ». Théâtre. Ariel Dorfman. Adaptation et mise en scène de Massimiliano Verardi. Avec Philippe Pierrard, France Renard, Luc Baboulene.

15h45 – 16h45

10 – Conférence-débat : La musique maçonnique, du 18 ième siècle à nos jours – Jean- Pierre Thomas.

11 – « De midi à minuit » Poèmes de Jacques Viallebesset dits par Jean-Philippe Ancelle, Bernard Cousin, Geneviève Taillade. Présentation : Jean-Luc Maxence.

12 – « Trois gouttes de chant ». Récital de chansons de et par Gérard Chambre.

17h – 18h

13 – Chansons maçonniques et compagnonniques du 19iè siècle. Benoit Riou

14 – « Fémina liber ». Lecture-spectacle avec Céline Duhamel, Nathalie Mann, Maïté Monceau, Elsa Saladin

15 – Quatuor Enesco. Mozart : Divertimento en Ré majeur. .Haydn :Quatuor :op.76 nr 2. Mozart : Petite musique de nuit. Christian Bodganas. Florin Szigeti. Dorel Fodoreanu. Raph Szigeti.

18h15 – 20h15

Cocktail dinatoire. Prix 15 €. Réservation : GLDF-journées-des-artsmaconniques

20h30

« Frères humains, soeurs en humanité ». Représentation théâtrale. Compagnie Théâtre de L’impossible . Prix : 15 € . Réservation : GLDF-journées-des-artsmaconniques

 

Dimanche 29 Janvier 2017

10h – 11h

16 – De l’atelier à la loge. Conférence-débat. Nathalie Kaufman.

17 – La poésie maçonnique. Conférence-Débat. Joël Gregogna.

18 – « L’épopée des initié(e)s » de Patrick Carré. Poèmes dits par Karine Carlier, Nathalie Mann, Maïté Monceau, Elsa Saladin.

11h15 -12h15

19 – « La conspiration de la tolérance 1 ». Grands textes de la Franc-maçonnerie. Présentation : Raphaêl Aurillac.

20 – « Musique et esprit maçonnique » Concert de musique. Yorgos Delphis.

21 – Performance d’artiste. Réalisation d’un tableau par Gilles Jouanny.

12h30 – 14h30 : Pause-déjeuner – Restauration sur place.

14h30 – 15h30

22 – « Les soliloques du pauvre » – Jehan Rictus. Théâtre. Adaptation de et par Serge Dekramer.

23 – « L’atelier des poètes ». Choix de Poèmes symboliques et maçonniques. Présentation : Jean-Luc Maxence.

24 – « Le cabaret de Louise ». Récital de chansons par Louise.

16h00 – 17h00

25 – Concert de musique. Quintettes pour piano, hautbois, clarinette, basson et cor. Mozart ( KV 452). Beethoven ( Op. 16). Sous la direction d’Alexandre Grandé Prix 15 €. Réservation : GLDF-journées-des-artsmaconniques

26 – « Esotérisme et symbolisme ». Concert chansons de et par Eric Kaija Guerrier.

27 – « Valjean ». Théatre. de et par Christophe Delessart. Mise en scène : Elsa Saladin.

28 – « La conspiration de la tolérance 2 ». Lecture : Les grands textes de la Franc-maçonnerie. Présentation de Raphaël Aurillac.

ENTREE LIBRE ET GRATUITE POUR TOUT PUBLIC

Du 28 Janvier au 28 Février, dans les locaux de la GLDF : Exposition « De Midi à Minuit ». Lithographies numériques de Ciril. K, « La traversée du miroir » Lithographies numériques de Jakin. BD « Sculptures et peintures » de Philippe Druillet

Les JAM remercient tous les artistes, comédiennes, comédiens, musiciennes, musiciens, qu’ils soient francs-maçons ou non, qui ont bien voulu apporter leur talent pour la réussite de cette première édition des Journées Arts Maçonniques.

Contact : jam.prog@orange.fr ou sur la page facebook de l’événement.

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Publié le par jean françois
JÉSUITES ET FRANCS-MAÇONS BRETONS ! LA REACTION
JÉSUITES ET FRANCS-MAÇONS EN BRETAGNE ! LA RÉACTION

 

Mardi 18 janvier suite à la lecture de l’article de Françis Moray dans le dernier numéro de FM, je publiais sur le Blog une réaction concernant l’influence des Jésuites sur la Franc-Maçonnerie en Bretagne. Cela a provoqué quelques réactions. Je vous faire part de celle d’un lecteur érudit qui a travaillé sur le sujet avec plus de profondeur.

 

Juste un petit complément sur les jésuites en Bretagne. l’article de Francis Moray s’appuie probablement sur l’un des mes mémoires qui est bien évidemment plus étayé et long que l’article. Il portait sur l’influence paradoxale des jésuites bretons sur la résurgence moderne de certaines pratiques spiritualistes issues de cultes anciens, comme la FM de la pierre, celle du bois, le néo-druidisme, etc. Il est certain que des rénovateurs de ces derniers au XVIIe siècle (comme John Aubrey, l’inventeur de Stonehenge), avaient connaissance des travaux de Maunoir et se sont appuyés dessus pour dire que d’anciennes pratiques ont perduré. Ce n’est donc pas une influence directe, car les jésuites comme Maunoir et Le Nobletz étaient leurs adversaires résolus, mais indirects. Mais elle est attestée jusqu’à aujourd’hui. Ensuite, l’influence n’est pas doctrinale à mon sens, bien évidemment, mais méthodologique, notamment à travers les techniques pédagogiques, au premier rang desquelles, les taolennou. Enfin, par rapport au livre d’André (KERVELLA), il n’a effectivement pas évoqué d’influence jésuite qu’il n’avait pas étudiée. Mais j’en ai discuté avec lui et ne dit pas que c’est faux. En fait, à la lecture de son ouvrage (qui ressort largement modifié et étoffé prochainement) et aussi à l’aune de mes propres recherches dans les archives, j’ai remarqué qu’un très grand nombre pour ne pas dire tous ceux qui vont être des maçons marquants des débuts de la FM en Bretagne sont passés par les collèges jésuites de Quimper, puis de Brest (de Rennes aussi, mais je me concentrais essentiellement sur la Basse-Bretagne). Ce n’est ni totalement étonnant (car, à l’époque, c’étaient essentiellement cette petite bourgeoisie commerçante qui les fréquentaient ; la noblesse fuyait ces fabriques de “paresseux”, de “lâches” et d’”ergoteurs”) ni vain (car on sait à quel point la pédagogie – et encore une fois ni la doctrine ni l’idéologie-pouvait marquer et modeler les êtres).

 

Ainsi l’on toujours intérêt a étayer ses articles qui se veulent de fonds dans un bimensuel de références précises. Sachant que seul l’on ne peut rien.

Pour avoir moi même fréquenté si j’ose dire les Jésuites dans ma jeunesse, j’éprouve néanmoins quelques difficultés a rapprocher leurs méthodes éducatives teintées de dogmatisme, à l’éveil de la conscience proposé par l’initiation Maçonnique. Comme tout n’est jamais blanc ou noir, je retiendrais des méthodes d’éducation des Jésuites leur aptitude a manier l’Équerre, leur ferme volonté de former des hommes justes pourvu qu’ils respectent le dogme. Les hommes formés suivant ces méthodes pédagogiques seront t’ils des hommes libres ? et de surcroit de bonnes mœurs encore faut t’il savoir ce que l’on entend par de bonnes mœurs ? Même le Pape (Jésuite)  ne s’autorise pas à juger dans ce domaine (référence à l'homosexualité). Ce qui va dans le sens de notre lecteur, méthode pédagogique similaire entre les Francs-Maçons et les Jésuites peut être, mais pas plus.

 

Note : Attention également aux théories du complot développées par certains Jésuites comme Jean Hardouin ce Jésuite Breton né à Quimper le 23/12/1646 et mort à Paris en 1729. Certes érudit mais qui développa des théories paradoxales et contestables. En effet il soutenait que nombres de texte de la Grèce ancienne et de Rome étaient des faux fabriqués par des moines  du XIIIème siècle sous la direction d'un certain Severus Archontus.

 

JF.

JÉSUITES ET FRANCS-MAÇONS BRETONS ! LA REACTION

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Publié le par jean françois
FRANC-MAÇONNERIE MAGAZINE N°53

LES JÉSUITES, LE PAPE ET LES FRANCS-MAÇONS

C'est le thème central de ce nouveau numéro de FM MAGAZINE, si l'article de Jean-Moïse Braitberg présente un intérêt historique il surfe néanmoins de manière un peu trop facile sur la théorie du complot. Je retiendrais néanmoins la partie société : "Quand Francs-Maçons et jésuites dialoguaient sous Vichy.``

Plus loin Page 26 du Magazine Francis Moray nous donne un article au titre provocateur 

"Des Jésuites bretons aux sources de la maçonnerie française ?"

Françis Moray s'appuie sur le fait que l'éducation dispensée à l'époque par l'église catholique et la foi chrétienne répandue en Bretagne en particulier par les jésuites ils seraient de ce fait les inspirateurs de la Franc-Maçonnerie en Bretagne, l'amalgame me semble un peu facile.Les similitudes de quelques valeurs communes sont réelles mais insuffisantes à une telle démonstration, mêmes si les jésuites peuvent apparaître comme des modernistes.

De même la référence à l'ouvrage d'André Kervella qui met en Lumière l'émergence de la Franc-Maçonnerie en France avec comme porte d'entrée la Bretagne, je n'ai pas vu dans ce livre l'influence des Jésuites mais simplement le commerce maritime et les conflits qui ont favorisés "les échanges " entre l'Angleterre et la Bretagne.

JF.

PS : Je vous parlerais plus tard d'un célèbre jésuite Breton Jean Daniélou.

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Publié le par jean françois
RECENSION : LES FRANCS-MAÇONS ET LE POUVOIR
RECENSION : LES FRANCS-MAÇONS ET LE POUVOIR.

 

Il ne s’agit pas d’un marronnier de plus, mais d’un ouvrage ou le Profane comme l’initié trouvera les réponses claires à ses interrogations sur les relations entre le « pouvoir » et les Frères. Emmanuel Pierrat le célèbre avocat qui n’hésite pas a s’engager souvent à contre courant pour les causes qu’il croit justes. Nous donne ici un ouvrage synthétique, clair si les références historiques sont présentes il ne s’agit pas d’un livre d’histoire, mais le livre de l’histoire entre les Francs-Maçons résolument engagés derrière la devise Républicaine et Maçonnique Liberté, Egalité, Fraternité. Emmanuel Pierrat témoigne de la volonté de faire descendre cette devise des frontons de nos bâtiments dans la société et le cœur des hommes. Témoin mais surtout acteur, conservant sa capacité de veiller, de s’indigner, mais aussi d’agir le Franc-Maçon veut prendre sa part dans la construction du vivre ensemble et quand l’hiver s’annonce froid et sombre, les Lumières de la Franc-Maçonnerie sont bien utiles.

 

Puiser dans l’histoire et la Tradition les valeurs intemporelles pour les transmettre aux jeunes générations, Emmanuel Pierrat combattant pour la Liberté qui ne peut se concevoir sans la Fraternité. C’est avec l’aide des Lumières du passé qu’Emmanuel Pierrat nous propose d’avancer.

 

Dans cet ouvrage : la guerre d’Indépendance américaine, les droits de l’homme, l’abolition des privilèges, la commune, Jules Ferry, mais aussi l’antimaçonnisme de la dernière guerre.

 

Une lecture particulièrement recommandée pour nos jeunes afin de mettre un terme aux théories du complot, combattre l’ignorance pour faire jaillir la source de la vérité, c’est aussi l’ambition de ce livre.

 

JF.

 

FNAC.

 

De l'Ancien Régime à aujourd'hui, entrez dans l'histoire secrète et fluctuante de la sphère d'influence de la franc-maçonnerie sur la marche du monde en général, et le pouvoir politique en particulier. Depuis les premiers rois initiés et la Loge des petits appartements aux Présidents de la Cinquième République, les francs-maçons ont pesé dans l'histoire et l'évolution de notre société, dans l'ombre ou la lumière, et ont influé sur de nombreuses et importantes décisions.Emmanuel Pierrat, avocat et écrivain, est conservateur du musée du Barreau à Paris. Il a publié de nombreux livres à caractère historique sur la censure, les mœurs, la justice et la franc-maçonnerie, notamment Les Francs-maçons sous l’Occupation, entre résistance et collaboration (Albin Michel), Ce que la France doit aux francs-maçons et Dieu, les religions et les Francs-maçons (First).

 

NOTE DE L’ÉDITEUR :

 

L’histoire de la relation toujours complexe et parfois fantasmée des Francs-Maçons avec le pouvoir.

 

Depuis les premiers rois initiés et la Loge des petits appartements aux plus hautes sphères du pouvoir de la cinquième République, les Francs-Maçons ont pesé dans l’évolution de notre société, dans l’ombre ou la lumière, et on influé sur nombre de décisions importantes dans l’histoire de notre pays.

 

Qu’il s’agisse de la proéminence de la pensée maçonnique dans la Déclaration des Droits de l’Homme, de son influence plus discrète lors des changements de régimes successifs du XIXème siècle ou de son apport à la société pendant et après les deux guerres mondiales, les combats de la Franc-Maçonnerie ont toujours été intimement liés aux grands événements de l’histoire de France, et ses personnages politiques.

 

Dans cet ouvrage, Emmanuel Pierrat vous ouvre la porte de l’histoire secrète et ambiguë de la sphère d’influence de la franc-maçonnerie sur la marche du monde en général, et sur le pouvoir politique en particulier.

 

A lire aux ÉDITIONS FIRST Collection Histoire 19 janvier 2017.
314 Pages ISBN : 978-2-7540-7051-5 . Prix : 19,95 €
RECENSION : LES FRANCS-MAÇONS ET LE POUVOIR
L’AUTEUR- Emmanuel Pierrat.

 

Emmanuel Pierrat (né le 23 août 19681 à Nogent-sur-Marne2) est avocat au barreau de Paris, spécialisé dans le droit de l'édition, membre du Conseil national des barreaux3, ancien membre du conseil de l'ordre, ainsi que conservateur du musée du Barreau de Paris. Il est aussi éditeur, romancier, traducteur4, essayiste4 et a été conseiller municipal du 6e arrondissement de Paris de 2008 à 2014.

Il est franc-maçon depuis le début des années 2000, membre de la loge Montmorency-Luxembourg du Grand Orient de France et, comme il le déclare dans le documentaire de 2014 Mes questions sur la franc-maçonnerie de Serge Moati et Alice Cohen, « j'ai besoin d'aller en loge chaque semaine. »

 

Ses Livres sur la Franc-Maçonnerie.

 

  • 2009 : Le Paris des francs-maçons, Paris, avec Laurent Kupferman, Le Cherche Midi, coll. « Documents », 178 p. (ISBN 978-235729001-3, présentation en ligne [archive])
  • 2011 : Les Grands Textes de la franc-maçonnerie décryptés, Paris, en collaboration avec Laurent Kupferman, First, 482 p. (ISBN 978-2-7540-1982-8)
  • 2012 : Ce que la France doit aux francs-maçons, Paris, en collaboration avec Laurent Kupferman, First, 284 p. (ISBN 978-2-7540-3221-6)
  • 2013 : Les Secrets de la franc-maçonnerie, Paris, La Librairie Vuibert, 226 p. (ISBN 978-2-311-00765-7)
  • 2016 :
    • Les Franc-maçons sous l'Occupation. Entre résistance et collaboration, Paris, Albin Michel, 2016, Le Grand Livre du Mois
    • Dieu, les religions et les francs-Maçons, First

2017 : Les Francs-Maçons et la politique, First (à paraître)

 

Depuis 1996 Emmanuel Pierrat a publié :

 

  • Une quinzaine de Fictions et Récits.
  • Trente un Essais.
  • Vingt un Livres d’art.
  • Huit ouvrages Juridiques.
  • Plusieurs traductions dont Jérôme K Jérôme, Rabindranath Tagore, John Cleland.

 

Source : WIKIPEDIA.

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Publié le par jean françois
ENVERGURE
ENVERGURE

 

Le texte qui suit nous interroge sur notre envergure, le marin sait arranger les voiles sur le ou les mâts de son bateau, il connaît l’importance de l’envergure.

L’homme d’envergure se caractérise par l’ampleur de son intelligence et surtout par son ouverture d’esprit, le Franc-Maçon qui tente de Maîtriser ses passions, symboliquement positionne le compas avec l’équerre de manière différente au fur et à mesure de sa progression initiatique. Le compas qui s’ouvre symbolise aussi sa capacité à développer son envergure initiatique.

Se régénérer, pour retrouver notre nature originelle est un acte alchimique d’envergure, remonter à la source à l’Adam androgyne, est un chemin d’envergure.

A l’heure ou nous cherchons d’ou nous venons, notre astronaute homme d’envergure nous observe et observe notre terre qu’il trouve bien belle à nous d’avoir assez d’envergure pour la protéger.

 

JF.

ENVERGURE
Sommes-nous dignes de l'univers?

 

Je vous propose un exercice en envergure. Comme on ferait un exercice en anglais ou en mathématiques. Pourquoi? Afin de nous habituer à penser, à voir et surtout à nous comporter, dans la vie de tous les jours, avec une certaine envergure. Car la question qui me hante depuis quelque temps est la suivante : sommes-nous dignes de l’univers?
 

 

Non pas que je sois fâché avec le genre humain. Il n’y a pas si longtemps, nous marchions à quatre pattes. Mais sommes-nous à la hauteur de tout ce qui est advenu depuis le big bang qui se serait produit il y a quelque 10 à 20 milliards d’années? Expérience dont nous serions, pour autant que l’on sache, le fleuron, le nec plus ultra, l’aboutissement – provisoire, il est vrai...

 

Quand on pense à tout le mal que l’évolution s’est donné pour aboutir à nous! Il me semble que le moment est venu de faire par nous-mêmes un effort pour nous redresser encore davantage, pour lever le regard. D’où cet exercice en envergure. Et d’où cette question provocante : sommes-nous dignes de l’univers?

 

Un observateur qui aurait été le témoin de l’évolution au cours de ces milliards d’années éprouverait-il, en nous regardant fonctionner, le sentiment d’un triomphe ou d’un échec? Ou pire encore : éprouverait-il le sentiment qu’une erreur s’est produite quelque part et qu’à tout prendre, il vaudrait peut-être mieux que l’univers se contracte pour éventuellement recommencer à neuf le processus de l’évolution? Autrement dit, effacer et recommencer.

 

Ces réflexions moroses sont l’effet d’une lecture que je me suis imposée ces derniers temps, comme exercice d’envergure précisément. Il s’agit de l’excellente traduction française d’un ouvrage de Stephen Hawking, universellement reconnu comme un des plus grands cosmologistes de notre époque et l’un des plus brillants physiciens depuis Einstein : Une brève histoire du temps, du big bang aux trous noirs, (Éd. Flammarion) le premier livre qu’il ait décidé d’écrire pour le non-spécialiste. Je dois pourtant reconnaître que je n’y ai pratiquement rien compris! Ce fut plutôt pour moi une immersion dans l’inconnu qui, malgré tout, m’a fait l’effet d’un exercice en envergure. J’y ai trouvé, entre autres, le nombre le plus important qu’il m’ait été donné de découvrir jusqu’ici : " Il y a quelque chose comme 100 millions de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards (un 1 suivi de 80 zéros) de particules dans la région de l’univers que nous pouvons observer ". Je me propose de soumettre ce nombre pour le Livre des records Guinness. L’amplitude du propos est d’autant plus écrasante, me semble-t-il, que Hawking est lui-même un homme tragiquement éprouvé dans son corps : atteint d’une maladie neuromotrice incurable (la maladie de Lou Gehrig), il n’a que peu de temps à vivre (comme nous tous mais lui, il en est conscient) et se déplace – difficilement – en fauteuil roulant. De plus, ayant attrapé une pneumonie qui a entraîné des complications, il a dû subir une trachéotomie qui lui a enlevé la capacité locutoire et, depuis, il s’exprime à l’aide d’un synthétiseur.

 

Et c’est ainsi que cet être difforme, considéré comme un des plus grands cerveaux du monde, lorsqu’il n’est pas à l’université Cambridge (Angleterre) où il occupe la chaire de mathématiques (qui fut à un moment celle de Newton) se déplace à travers le monde, d’un congrès scientifique à un autre, prononçant des conférences, donnant des cours, accordant des interviews... Étrange mutant qui poursuit dans le temps qui lui reste à vivre la recherche d’une théorie unitaire combinant et unifiant la relativité générale et la mécanique quantique... Quand je vous dis que je n’ai rien compris! " Pourtant, écrit Hawking, s’il existe vraiment une théorie complètement unifiée, elle devrait aussi vraisemblablement déterminer nos actions. " Cette phrase donne à penser. Je dirais même à... songer!

 

Au milieu d’un univers en expansion, à bord du vaisseau spatial Terre, parmi les galaxies – la nôtre n’étant que l’une des centaines de milliards de galaxies que montrent les télescopes modernes, chaque galaxie contenant elle-même quelques centaines de milliards d’étoiles – nous sommes quelque part entre l’origine et le destin de l’univers, à nous demander si le principe anthropique est fondé, selon lequel l’évolution n’a de sens que si elle devait permettre le développement d’une forme de vie intelligente, consciente d’elle-même et de l’univers, faute de quoi il ne se trouverait personne pour en admirer la beauté, l’immensité, l’envergure!

 

Au milieu de nos ratés, de nos conflits, de nos guerres, de nos contradictions, de nos intolérances, de nos mesquineries, nous sommes à nous demander si un jour ou l’autre l’homme parviendra à se redresser vraiment afin de participer pleinement à l’univers. D’où cet exercice en envergure.

Texte d'un auteur Anonyme transmis par Claudius

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Publié le par jean françois
PRODOMIE ?

En cette fin de semaine et ce début d’année pour que les ouvriers soient contents et satisfaits, je veux vous faire tirer profit d’un bel article historique transmis par Théodore Neville qui contribua au lancement de ce Blog en 2015 par une série d’articles tirés de son Dictionnaire de l’inutile.

 

C’est une belle page d’histoire qui peut nourrir notre réflexion sur nos rapports humains dans notre société, et qui démontre s’il en était encore besoin que le moyen âge n’était pas cette période décrite comme sombre dans nos anciens livres d’histoire.  Et qu'il existe bien une chevalerie de l'esprit dont les Francs-Maçons se veulent les héritiers. L’allusion à Christine de Pisan parlera à nos Frères de la GLNF.

 

Les belles qualités humaines sont intemporelles, nos anciens avaient le sens de la mesure, le respect, la tempérance, jusqu’au sacrifice pour autrui et le bien de la communauté. C’est un beau message d’amour fraternel en ce début d’année, et une source d’inspiration pour nos spécialistes en ressources humaines et nos conseillers prud’homaux.

 

JF.

 

Source : Savoirs d’histoire : « La Prodomie à travers les siècles » savoirsdhistoire.wordpress.com

PRODOMIE ?
Prodomie, mais que diable peut bien signifier ce mot à la consonance si… familière? Hier encore je n’en savais fichtre rien, non plus que vous, et si nul ne le sait c’est parce que le mot a aujourd’hui totalement disparu de nos dictionnaires. Pourtant, ce charmant trisyllabe qui plonge ses racines dans le lexique moral et politique du Moyen Âge courtois y tenait une place fondamentale! Alors ne restons pas dans l’inscience une minute de plus et parlons bien, parlons preux.

En effet, composé de l’adjectif prozqui signifie preux, le mot prodomie fait à l’origine référence à la vaillance guerrière. La proz, c’est la prouesse, cette qualité qui exige «force, courage, esprit de sacrifice» et qui, dans la littérature médiévale, est placée au sommet de la hiérarchie des valeurs morales.

 

Ainsi, dans les épopées et les romans de chevalerie les vertus de la prodomie sont louées et érigées en modèles à imiter —en exempla— à travers les aventures de personnages héroïques. C’est le cas dans la très fameuse Chanson de Roland (XIe siècle), l’un de nos plus anciens poèmes épiques. Roland y incarne le chevalier idéal, faisant preuve de loyauté, de fidélité et d’un dévouement sans faille envers son roi Charlemagne. Il est prêt, à tout moment, à donner sa vie sans rechigner aux côtés de ses compagnons, les preux de France. Dans cet univers chevaleresque marqué par le sceau de la chrétienté et où la religion tient un rôle de ciment social, le prodome se doit aussi —bien évidemment— d’être un bon chrétien, un homme pieux et charitable. Apparaissent alors les «chansons de preudomie», véritables hymnes célébrant la foi et la bravoure de ceux qui ont pris part aux Croisades (ces gros pandours qui, sauf votre respect, n’étaient pourtant pas des enfants de chœur!). Bref. Toujours est-il que ces récits épiques créent et immortalisent le mythe du chevalier courtois idéal et pour la jeunesse lettrée d’alors, les princes de l’époque féodale, le message est des plus clair: pour devenir un véritable héros d’épopée les seules qualités martiales ne suffisent pas, il faut savoir allier hardiesse au combat et sagesse. Il faut être à la fois preux et courtois —un vrai gentleman— ou, dans le vocabulaire de l’époque, un parfait sigisbée.

Un siècle plus tard, au XIIe siècle, dans le Conte du Graal de Chrétien de Troyes, la prodomie est incarnée à travers les personnages de la chevalerie nouvelle, celle qui «lutte contre les forces du mal qui discréditent la féodalité en troublant l’ordre qu’elle s’est donné». Elle apparaît sous les traits d’Yvain, le chevalier au lion, celui qui «rend meilleurs tous ses compagnons» [en plus ça rime]. De même pour Perceval qui, après être entré dans le monde des hommes grâce à son initiation à la chevalerie, retourne pieusement prendre soin de sa pauvre vieille mère qu’il avait lâchement délaissée. Comme par enchantement, la prodomie a fait de lui un homme accompli! Dans ce Moyen Âge qui a horreur de la démesure —car la démesure, c’est diableries!— le bon chevalier se doit d’observer scrupuleusement les quatre vertus cardinales (tempérance, prudence, justice et force) ce qui passe par une totale maîtrise de soi, on appelle cela la virtù.

Dans la littérature et les mœurs du XVe siècle, la prodomie apparaît encore et toujours comme la vertu personnelle par excellence. Dans le Livre des fais et bonnes Meurs du sage Roy Charles V, Christine de Pisan présente le preudome comme «l’homme de grande maturité, remarqué pour son comportement et sa sagesse, qui possède à un degré d’excellence les qualités de piété, de bonté, de courage, de sagesse et d’intelligence». Dans son œuvre, Christine de Pisan rappelle combien cette moralité irréprochable est nécessaire à la vertu politique du bon prince qui a le devoir de gouverner par la douceur et la modération en concentrant ses efforts sur le bien public. Il en est de même pour tout magistrat, tout homme de loi, enfin tout personnage occupant des fonctions publiques et intervenant dans la vie politique et juridique. Dans les villes, villages et à l’échelle du pays, on attend de ces derniers qu’ils soient de bonnes gens, dignes de confiance et jouissant d’une bonne réputation, d’une bonne fame comme on dit alors, ce qui n’a strictement rien à voir avec leur donzelle mais bien avec leur renommée. D’ailleurs l’expression «donner des conseils de bonne fame» signifie donner de bons conseils et non pas rapporter ceux de la commère du coin. Ainsi donc, la bonne fame est une des caractéristiques primordiales du bonhomme… j’espère que vous suivez.

À partir de la Renaissance, la preudhomie (ou prud’homie) prend place au cœur des valeurs humanistes. Au passage, elle s’émancipe de la pensée religieuse, de la vieille scolastique héritée du Moyen Âge. L’honnête homme se veut digne et honorable pour lui-même, non point pour plaire au Père éternel. Ainsi, selon Montaigne, la prud’homie est «née en nous de ses propres racines par la semence de la raison universelle emprunte en tout homme» (Essais, De la physionomie, III.12). Pour notre Périgourdin national, plus besoin d’être élu de Dieu, prince ou chevalier pour être prud’home, on a ça dans le sang! À présent dissociée de la souveraineté et des fonctions de justice, et émancipée de la religion, la prud’homie s’étend à toutes les couches de la société comme une qualité morale sans éclat qui se pratique au quotidien, une sorte de bienveillance dont tout bon humaniste doit faire preuve. Elle se révèle à travers la modestie, la discrétion, l’honnêteté… La classe absolue.

Du coup, quand le brave homme du peuple, plein de prodomie et de bonnes intentions, se veut plus prud’home que le roi, cela peut donner des situations assez plaisantes comme en témoigne cette lettre de démission de François Miron, célèbre prévôt des marchands de Paris, adressée à son roi Henri IV qui vient de lui confier l’aménagement de la place Dauphine en lui mandant expressément d’exclure toute habitation destinée aux artisans pour ne laisser s’installer que des bourgeois et des commerçants: «Cher Sire, permettez que je me retire. En jurant fidélité au roi, j’ai promis de soutenir la royauté. Or, Votre Majesté me commande un acte pernicieux à la royauté. Je refuse. Je le répète à mon cher Maître et Souverain bien-aimé. C’est une malheureuse idée que de bâtir des quartiers à usage exclusif d’artisans et ouvriers. Dans une capitale où se trouve le souverain, il ne faut pas que les petits soient d’un côté et les gros et dodus de l’autre. C’est beaucoup mieux et sûrement, quand tout est mélangé. […] Je ne veux pas, Sire, être le complice de cette mesure». Et vlan! Je rappelle que le crime de lèse-majesté est alors en usage et que l’inobédience au roi peut coûter cher. Mais contre toute attente Henri IV lui répondra: «Compère, vous êtes vif comme un hanneton, mais à la fin du compte un brave et loyal sujet. Soyez content, on fera vos volontés, et le Roi de France ira longtemps à votre belle école de sagesse et de prud’homie. Je vous attends à souper, et vous embrasse. ». Si ce n’est pas beau! Et ce bon Miron qui rafle en prime une royale invitation à dîner! Alors, qu’y a-t-il de plus puissant que la prodomie, je vous le demande?

 

Aussi quelle ne fut pas ma stupeur de découvrir, à la fin du XVIIIe siècle, le déclin et l’agonie de la belle notion de prodomie, celle-ci prenant une connotation surannée puis un sens défavorable. Si en 1806 le terme reprend du service lorsqu’est institué, sous Napoléon 1er, la juridiction prud’homale afin de régler les différends d’ordre professionnel entre bourgeois et prolétaires, il perd dans le même temps sa fonction de valeur morale. L’une des dernières apparitions du mot, dans un dictionnaire de 1770, rapporte qu’il «signifiait autrefois homme sage, prudent, expérimenté. Maintenant on ne le dit qu’odieusement en parlant d’un vieillard qui vit à l’ancienne mode». C’est trop navrant et je ne saurais l’expliquer, mais comme les modes sont cycliques et reviennent toujours à un moment donné au goût du jour, je ne désespère point et vous souhaite pour 2017 paix, amour et prodomie!

Yvain le Chevalier au Lion

Yvain le Chevalier au Lion

PRODOMIE ?

 

les « Journées Arts Maçonniques, paroles et musiques retrouvées » les samedi 28 et dimanche 29 janvier prochain dans l’Hôtel de la Grande Loge de France, 8 rue Puteaux à Paris

Samedi 28 Janvier 2017

10h30-11h30

1 – Les arts comme langage initiatique. Conférence-Débat : Laurent Robert.

2 – Hommage à Gérard Berliner. Sur des textes de Patrick Carré dits par Gérard Berliner.

3 – « Bartholdi, le sculpteur qui éclaira le monde », Film. Réalisation Dominique Eloudy.

11h45 -12h45

4 – Hommage au poète Jean-Pierre Rosnay – Présentation par Jean-Luc Maxence, poèmes dits par Danny-Marc, Bernard Cousin et Marcelle Rosnay.

5 – Les grands textes de la Franc- Maçonnerie – Conférence- Débat. Raphael Aurillac.

6 – « Jam-session » Concert de Jazz : avec Raphaël Ducasse, François Morin, Benjamin Pras.

12h45 – 14h 30 : Pause-déjeuner – Restauration sur place

14h30 – 15h30

7 – « L’être zodiacal » – Concert de chansons de et par Jean-Philippe Ancelle.

8 – « Jazz, une affaire d’initiés ». Conférence-concert de Raphael Imbert.

9 – « La jeune fille et la mort ». Théâtre. Ariel Dorfman. Adaptation et mise en scène de Massimiliano Verardi. Avec Philippe Pierrard, France Renard, Luc Baboulene.

15h45 – 16h45

10 – Conférence-débat : La musique maçonnique, du 18 ième siècle à nos jours – Jean- Pierre Thomas.

11 – « De midi à minuit » Poèmes de Jacques Viallebesset dits par Jean-Philippe Ancelle, Bernard Cousin, Geneviève Taillade. Présentation : Jean-Luc Maxence.

12 – « Trois gouttes de chant ». Récital de chansons de et par Gérard Chambre.

17h – 18h

13 – Chansons maçonniques et compagnonniques du 19iè siècle. Benoit Riou

14 – « Fémina liber ». Lecture-spectacle avec Céline Duhamel, Nathalie Mann, Maïté Monceau, Elsa Saladin

15 – Quatuor Enesco. Mozart : Divertimento en Ré majeur. .Haydn :Quatuor :op.76 nr 2. Mozart : Petite musique de nuit. Christian Bodganas. Florin Szigeti. Dorel Fodoreanu. Raph Szigeti.

18h15 – 20h15

Cocktail dinatoire. Prix 15 €. Réservation : GLDF-journées-des-artsmaconniques

20h30

« Frères humains, soeurs en humanité ». Représentation théâtrale. Compagnie Théâtre de L’impossible . Prix : 15 € . Réservation : GLDF-journées-des-artsmaconniques

 

Dimanche 29 Janvier 2017

10h – 11h

16 – De l’atelier à la loge. Conférence-débat. Nathalie Kaufman.

17 – La poésie maçonnique. Conférence-Débat. Joël Gregogna.

18 – « L’épopée des initié(e)s » de Patrick Carré. Poèmes dits par Karine Carlier, Nathalie Mann, Maïté Monceau, Elsa Saladin.

11h15 -12h15

19 – « La conspiration de la tolérance 1 ». Grands textes de la Franc-maçonnerie. Présentation : Raphaêl Aurillac.

20 – « Musique et esprit maçonnique » Concert de musique. Yorgos Delphis.

21 – Performance d’artiste. Réalisation d’un tableau par Gilles Jouanny.

12h30 – 14h30 : Pause-déjeuner – Restauration sur place.

14h30 – 15h30

22 – « Les soliloques du pauvre » – Jehan Rictus. Théâtre. Adaptation de et par Serge Dekramer.

23 – « L’atelier des poètes ». Choix de Poèmes symboliques et maçonniques. Présentation : Jean-Luc Maxence.

24 – « Le cabaret de Louise ». Récital de chansons par Louise.

16h00 – 17h00

Jacques
Jacques

Jacques

HUMOUR QUOIQUE !

 

PRODOMIE ?

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Publié le par jean françois
LA RÉSILIENCE SUBSTITUT À LA FRATERNITÉ
LA RÉSILIENCE SUBSTITUT À LA FRATERNITÉ.

 

La résilience appartient au domaine de la psychologie, vous me direz il ne faut pas tout confondre et pourtant la résilience concept individuel se construit, comme la Fraternité elles ne sont pas innées.

La résilience cette capacité individuelle à faire face à un ou des drames, deviendrait t’elle un concept collectif, qui se substitut à notre Fraternité défaillante.

Certains pensent que la résilience est innée, cela ne ferait que cliver notre humanité. Ainsi ceux qui seraient capables de résilience seraient les « forts » et les autres « les faibles », qu’il faut aider. Notre société a mis en place des cellules psychologiques pour accueillir ces pseudo faibles peu aptes à la résilience, nous sommes à la limite de la psychiatrie.

La Franc-Maçonnerie a peut être un rôle à jouer avec « ses cellules de Fraternité » que sont nos Loges.

Ceux qui sont capables de résilience sont presque considérés comme des héros, ils suscitent l’admiration ces « héros de le résilience ». Face à la répétition des drames, des attentats, la résilience devient collective. Cette résilience est passée du « je » au « nous », nous serions tous subitement entrés dans ce système de résilience, nous nous modifiés psychologiquement ?

 

Si l’on observe les adolescents ces adultes en constructions, ce qui leur manque avant tout c’est de l’empathie, il ne s’agit pas de les culpabiliser par un anti jeunisme quelconque, ils sont nos enfants.

Depuis toujours l’ado se construit une estime de lui idéaliste exacerbée, mais les codes ont changés pour la plupart d’entre eux, ils rêvent dans notre société hyper médiatisée, par le culte d’une personnalité dont la forme aboutie est télévisuelle, l’ado recherche la richesse matérielle et la célébrité. Son héros est le You tubeur, sa richesse le nombre de vues, l’empathie se réduit à un chiffre, je caricature à peine.

 

L’environnement social et familial déficient dans certaines catégories sociales en lien avec l’immigration, empêche ses ados de se construire, d’être au lieu d’avoir. Ils deviennent pour exister les proies faciles des bandes organisées de toutes sortes, sont convaincus par les théories du complot et la phase ultime est la radicalisation.

 

Il faut à mon sens revenir à plus de Fraternité et comprendre que la résilience, les sentiments positifs ne peuvent êtres d’abord qu’individuel et se sont les individus qui par leur exemplarité donneront un sens collectif à la résilience. Passer de l’individuel au collectif et non du collectif à l’individuel.

Etre conscient que l’on ne peut effacer d’un trait les sentiments négatifs, ils sont pour moi un passage obligé nécessaire. La Franc-Maçonnerie initiation occidentale, nous apprend à descendre en nous même, à nous confronter avec nos zones d’ombre, de connaître les sentiments négatifs, pour les combattre. Alors nous pourrons alors pousser les portes pour conquérir la Lumière de la Vérité, cela implique des sacrifices. On parle beaucoup de reconstruction pour ces ados, apprentis de la vie. Le Franc-Maçon reconstruit aussi son temple intérieur individuellement, mais avec l’aide Fraternelle de ses Frères. La résilience individuelle ne peut pas se substituer à la Fraternité, elle est un chemin vers celle-ci, la Fraternité reste l’élan du cœur seul moyen de passer du « Je » au « nous.»

 

JF.

 

NOTE : Cet article m’a été inspiré par la lecture de plusieurs articles du Monde transmis par un lecteur du Blog C M, que je remercie.

Articles signés par : Serge Tisseron (Psychiatre membre de l’académie des technologies) et Eva Illouz (Directrice d’Études à l’École des Hautes Études Sociales de Paris.)

LA RÉSILIENCE SUBSTITUT À LA FRATERNITÉ

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Publié le par jean françois
CÉLÉBRER SON AMI, SON FRÈRE....

Célébrer son Ami son Frère, répéter ces mots magiques en ce début d'année. Penser simplement, naturellement à votre Ami, à vos Amis, à vos Frères avec ce très beau texte  chanter l'amitié.

JF.

Ce texte m'a été transmis par Rémy L T,  un Ami, un Frère, lecteur du Blog  écoutez aussi la chanson.

 

 

Amis soyez toujours

 

 

Amis soyez toujours ces veilleuses qui tremblent

Cette fièvre dans l’air comme une onde passant

Laissez fumer longtemps la cendre des paroles

Ne verrouillez jamais la porte à double tour

Je suis là cœur battant dans certains soirs d’été

A vous imaginer à vous réinventer

 

Amis soyez toujours ces voix sur l’autre rive

Qui prolongent dans moi la fête et la ferveur

Des fois vous le savez il fait encore si froid

Le voyage est si long jusqu’aux terres promises

Je suis là cœur battant dans tous les trains de nuit

Traversant comme vous tant de gares désertes

 

Amis soyez toujours l’ombre d’un bateau ivre

Ce vieux rêve têtu qui nous tenait debout

Peut-être vivrons-nous des lambeaux d’avenir

Et puis nous vieillirons comme le veut l’usage

Je suis là cœur battant à tous les carrefours

A vous tendre les mains dans l’axe du soleil…

 

Jean VASCA

1977

 

 

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Publié le par jean françois
DE L'ÉSOTÉRISME
DE L’ÉSOTÉRISME !

 

A la simple évocation de ce mot, je vois sur les visages apparaître soit un sourire narquois qui en dit long sur l’effet produit par ce mot considéré presque comme une incongruité dans notre monde contemporain ou au mieux provoque un étonnement suivi d’un intérêt pour les choses incompréhensibles. Il y a alors comme un parfum d’exotisme qui se répand, un voyage se dessine, les plus imprudents sortiront du fond de leur tiroir un jeu de Tarot poussiéreux ou un pendule soigneusement caché dans un étui noir.

 

Si le rayon de la FNAC contient quelques livres sous l’étiquette ésotérisme coincés entre les médecines naturelles et les méthodes diverses du yoga, le rayon n’est pas très vendeur. C’est souvent dans les rues obscures de nos villes que se trouvent quelques libraires téméraires qui consacrent des étagères entières à l’ésotérisme. C’est dans ses cavernes littéraires que vous rencontrerez quelques chercheurs de Lumière plongeant leurs yeux à l’intérieur de ces ouvrages pour assouvir leur soif de connaissance.

 

L’ésotérisme au XXIème siècle est ailleurs, il a choisi une autre forme de communication, celle des écrans petits et grands, ésotérisme travesti en émission scientifique sur « le paranormal » ou documentaire sur la théorie du complot, c’est bien plus vendeur coco que tes vieux grimoires !

 

Nos hebdos en mal de lecteurs ne sont pas en reste leur spécialité bien connue est le « marronnier » en période creuse le thème récurrent est la Franc-Maçonnerie et la politique avec quelques révélations d’appartenance réelle ou supposée à l’institution, le plat ainsi servi, est salé à point avec une pincée d’alchimie ou de piment Kabbalistique très prisé par une artiste en vogue et recommandé au plus grand nombre ça fait souvent le Buzz !

 

Et pourtant notre époque aurait bien besoin de faire une place plus grande à l’ésotérisme. Découvrir la joie de la recherche intérieure, la Lumière véritable, unique activée par le souffle de l’esprit. Loin des lumières artificielles surabondantes, illusoires et fugaces qui s’éteignent dans l’obscurité de la nuit.

 

Cet ésotérisme qui est une aventure vers l’intérieur de soi, un voyage vers les contrées les plus secrètes, les mieux gardées, les plus pures ou coule l’eau de la fontaine de jouvence.

L’ésotérisme ce livre qui une fois ouvert ne se referme plus et dont les pages innombrables, s’ouvre comme des portes pour dévoiler peu à peu les mystères initiatiques qui traversent l’espace et le temps.

Cet ésotérisme aux multiples traditions qui après leur éclatement se rejoignent dans une tradition unique, première, Primordiale. Cette Tradition pérenne, universelle qui réunie tout ce qui est épars ou les initiés se retrouvent individuellement et collectivement. C’est cette Tradition Primordiale de René GUÉNON qui a fortement imprégnée la Franc-Maçonnerie.

 

L’ésotérisme « Ce mot tiroir » comme le qualifie Antoine FAIVRE, peut être comparé à d’autres mots comme : Religion dans le sens religere, Sacré, Magie, Spiritualité, Mystique. Ce mot qui échappe au vulgaire à la surface des choses, aux manifestations, parle à notre intime, notre conscience, c’est la voie d’un dialogue avec notre âme. Je vois soudain les sourires narquois qui s’estompent et laissent place à la Lumière, la grande Lumière qui éclaire notre esprit.

 

JF.

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