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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois

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JF.

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Publié le par jean françois
PHILOSOPHIE ET TRADITION UNIVERSELLE

PHILOSOPHIE ET TRADITION UNIVERSELLE

 

Hier à l’aune du livre Francs-Maçons et Philosophes de André Benzimra, nous avons mesuré la distance qui sépare, différencie la Philosophie de la Franc-Maçonnerie, qui est irriguée par la pensée symbolique. Symbolisme permet une remontée à la Tradition Originelle, Universelle, il est facile d’observer que tous les symboles ont une signification voisine dans l’espace et le temps, ils sont facteurs d’unité, de part leur identité ancestrale profonde.

 

Les Francs-Maçons, comme les Kabbalistes, les Alchimistes sont habitués par leur travail a faire les rapprochements pour extraire le sens profond des symboles, ils savent à l’instar de la description qu’en fait Marie Madeleine Davy dans le prologue de son ouvrage Initiation à la symbolique romane : « Les symboles sont autant de regards animés, de mains pleines de trésors. L’important est de savoir qu’ils sont en nous et autour de nous, attendant patiemment d’être reconnus. »

 

Les différentes traditions s’éclairent entre elles se confondent, elles sont la circonférence d’un cercle et subissent immanquablement l’attraction vers son centre où elles se rejoignent dans une Tradition Originelle, Primordiale.

Ainsi se réalise par cette verticalité une élévation spirituelle, une remontée dans le temps vers l’Unité.

 

Celui qui pratique les symbolisme, l’initié se forme non pas a effacer la diversité, mais à la recherche de l’unité perdue, de la parole d’origine. Il sait que s’il y a eu dispersion entre diverses tribus, il n’y a eu qu’un seul peuple à l’origine. Une seule Tradition inspirée par celui que les Francs-Maçons appelle le Grand Architecte de l’Univers. Ils savent que cette Tradition voilée au regard des profanes est encore là bien présente, que la chemin initiatique degré après degré permet d’espérer sa redécouverte. Apprendre, à rechercher dans notre cœur, la Vérité une et infinie déposée par le Grand Architecte dont nous  détenons encore une parcelle.

 

André Bezimra écrit : « On voit déjà combien sont antinomiques la pensée traditionnelle et le credo philosophique qui consiste à dire : je suis le seul détenteur de la vérité absolue et tous mes confrères en philosophie sont partiellement ou totalement dans l’erreur. On voit aussi que, à l’inverse de ce que croient les religions, cette Vérité, étant infinie, ne se laisse enfermer dans aucun dogme. »

 

La Tradition unique, la Vérité Une comme la Lumière fondamentale s’est fractionnée en traversant un prisme en diverses vérités partielles. Les Francs-Maçons comme les autres initiés, travaillent à réunir ce qui est épars, à reconstruire cette Lumière et cette Vérité primordiale, pour qu’elle illumine la Fraternité Universelle.

 

JF.

PHILOSOPHIE ET TRADITION UNIVERSELLE

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Publié le par jean françois
SOCRATE

SOCRATE

FRANC-MACONNERIE ET PHILOSOPHIE

 

Si le Franc-Maçon sait que la Franc-Maçonnerie n’est pas une philosophie au sens moderne où on entend la philosophie, il a du mal à l’expliquer au profane, le livre de André BENZIMRA : Francs-Maçons et Philosophes peut lui fournir une aide précieuse.

 

La philosophie revendique a être une école de sagesse, un apprentissage de la vie, une méthode pour aller vers une vie bonne, une vie meilleure, et aussi un apprentissage pour franchir sereinement le passage vers la mort, vers le néant pour certains, vers la fin de la vie terrestre, ou vers une autre rive, un autre monde pour d’autres.

 

Il est difficile d’expliquer au profane ce qu’est la Franc-Maçonnerie, la tendance est de dire ce qu’elle n’est pas : une religion parce qu’elle n’impose aucun dogme, elle n’est pas une philosophie pourquoi ?

 

André Benzimra propose une explication claire de la différence entre la Franc-Maçonnerie et la philosophie (pas entre les philosophes et les Francs-Maçons).

Il sait de quoi il parle agrégé de philosophie et membre de la Grande Loge de France. (Voir biographie ci-dessous). Dans l’avant propos de son livre, il jette un regard désabusé sur la discipline qu’il a enseigné au regard de son engagement Maçonnique et de sa découverte de la Tradition, faisant suite à son initiation. Il veut transmettre aux jeunes Francs-Maçons son expérience, éviter « aux jeunes Francs-Maçons qui, malencontreusement, reprennent le flambeau obscur de l’illusion philosophique. » En effet pour lui : « La connaissance qui est au fondement de la Sagesse les philosophes en sont encore à la rechercher. »

 

A l’appui de son propos : «  les Kabbalistes déclarent aussi : les philosophes finissent là où nous commençons. »

 

André Benzimra concède néanmoins que certains philosophes sont aussi des initiés par la pratique particulière de la philosophie qui est plus Praxis  que Théoria à l’instar de Pierre Hadot, que j’affectionne particulièrement avec ses Exercices Spirituels qui regardés avec le prisme maçonnique sont un véritable chemin initiatique.

 

André Benzimra pense comme Renan que la philosophie est divisée en sectes : les Platoniciens, les Aristotéliciens, les Hégéliens etc…. Chacun se disant détenteur de la vérité absolue et définitive.

A ces sectes diverses et variées, il oppose une Tradition originelle, d’origine divine, rassemblant l’ensemble des Traditions qui sont ses filles. Cette Tradition originelle, qualifiée de primordiale par René Guénon, a été dégradée par des penseurs trop humains voulant s’y substituer par une sorte d’égocentrisme de leur pensée.

 

André Benzimra concède aussi à Saint Thomas d’Aquin, Averroès, Maïmonide la volonté de ne pas tourner le dos à la Tradition et de vouloir concilier foi et raison. Sans doute par peur de l’emprise de la philosophie sur la religion.

 

Le langage intellectuel du philosophe est le contraire de celui de l’initié qui vient du cœur, il est souvent abscons, complaisant pour servir son ego. Heureusement certains philosophes ne tombent pas dans ce piège au bord du Sophisme, Luc Ferry, André Comte Sponville sont des exemples de simplicité et de vérité.

 

Où se situe donc la différenciation entre la philosophie et la Franc-Maçonnerie André Benzimra écrit : « A propos de l’expression, il est à remarquer que, la différence de la pensée initiatique qui s’appuie volontiers sur le symbole, une démarche philosophique se fonde exclusivement sur des concepts. »

 

Le concept défini, limite, fait frontière, donc oppose. La pensée symbolique, ouvre, abat les murs. André Benzimra donne pour exemple le « compas symbole du cercle, le cercle symbole du ciel, le ciel symbole de ce qui est élevé, ce qui est élevé symbole de l’esprit. »

 

Le Franc-Maçon initié travaille à la conciliation des contraires, il travaille dans l’esprit du complémentaire, sans aucune limite, ni dogme, ni enfermement quelconque. Il travaille à la réunification de la famille humaine, il lutte contre toute forme d’ostracisme.

 

Les philosophes peuvent êtres des initiés, même de grands initiés pour certains d’entre eux, ce sont ceux qui travaillent comme les Francs-Maçons à réunir ce qui est épars.

 

JF.

 

Demain suite de l’article : Traditions et Tradition Universelle, primordiale.

 

 

Sources : Francs-Maçons et Philosophes de André Benzimra Editions Numérilivre. A lire absolument par ceux qui cherchent, qui frappent ils trouveront.  

FRANC-MACONNERIE ET PHILOSOPHIE

André BENZIMRA

 

Biographie

André Benzimra est né en 1931 à Oran (Algérie). Professeur de Philosophie et traducteur, il amorce sa carrière littéraire en publiant des nouvelles policières dans "Mystère Magazine" et  "Le Saint Détective Magazine", textes en partie réunis dans le recueil La Mort dans le fossé paru en 1976.

Il publie son premier roman policier, Le couloir de la mort, aux Éditions Librairie des Champs-Élysées dans la collection du Masque en 1961, qui lui vaut de remporter le "Prix du Roman d'Aventures", un récit criminel, doublé d'une étude psychologique, relate la réflexion d'un condamné à mort sur son passé. Hormis Cette femme que je hais (1962), paru dans la collection espionnage, ses oeuvres ultérieures sont des suspenses psychologiques, dont l'un Et finir en beauté (1964) a été écrit en collaboration avec sa femme Jacqueline Benzimra, elle-même auteur en solo de deux romans. Pour Trois personnages en quête d'un meurtre paru chez Fayard en 1965 dans la collection "L'aventure criminelle", il reçoit le "Prix Pierre Nord".

Membre de la Grande Loge de France, Il est également l'auteur de livres plus "sérieux", des études philosophiques sur la Franc-Maçonnerie et la Kabbale: "Légendes cachées dans la Bible" - 2006, "Exploration du temple maçonnique à la lumière de la kabbale" - 2007, "L'interdiction de l'inceste selon la kabbale" - 2007, "Hermétisme et alchimie dans la kabbale"- 2009, "Contribution maçonnique au dialogue entre les religions du Livre: le grand secret de réconciliation" - 2010, "Enquête sur l'existence d'une théorie du temps cyclique en franc-maçonnerie" - 2012.

(Source: Wikipédia)

 

PUBLICATIONS MACONNIQUES

 

  • Légendes cachées dans la Bible : études de kabbale maçonnique, Paris, Éditit, coll. Acacia no 10, 2006

  • Exploration du temple maçonnique à la lumière de la kabbale, Paris, Dervy, coll. Pierres vivantes, 2007

  • L'Interdiction de l'inceste selon la kabbale, Paris, Éditit, Cahiers de l'Unicorne, série française no 26, 2007

  • Hermétisme et Alchimie dans la kabbale, Paris, Éditit, coll. Acacia no 12, 2009

  • Contribution maçonnique au dialogue entre les religions du Livre : le grand secret de réconciliation, Paris, Dervy, coll. Pierres vivantes, 2010

  • Le jour où j'ai accroché mes gants : itinéraire d'un franc-maçon. Entretiens avec Djamel Lifa, Paris, L'Harmattan, 2010

  • Enquête sur l'existence d'une théorie du temps cyclique en franc-maçonnerie, Paris, Editit, coll. Acacia no 15, 2012

  • Petits et grands Mystères dans la kabbale. L'œuvre du commencement, l'œuvre du char, Cadix, Éditions de La Hutte, coll. Feux sacrés, 2013.

  • Francs-maçons et philosophes. La philosophie jugée par la Tradition, Paris, Éditions Numérilivre 2014.

  • La Parole circule, Paris, Numérilivre, 2015.

  • La vie de Jésus-Christ au ciel et sur la terre.-énigmes et Mystères, Arché Milan, 2015.

 

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Publié le par jean françois
QUE LE VOILE LUI SOIT .....

« Que le voile lui soit …. »

 

Ici tout est symbole, je me souviens de cette phrase prononcée après ma cérémonie d’initiation par l’un de mes Frères, sans doute après avoir vu dans mes yeux l’étonnement  en découvrant le temple et les décors des Frères. J’étais un peu déconcerté, surpris par cette mise en scène, presque au bord du rire, mais l’ambiance semblait solennelle autant que fraternelle.

 

Tout est symbole, donc il faut que j’approfondisse mon regard, que je découvre la face, les faces cachées derrière ces symboles, les idées, c’était l’un de mes premiers pas en Loge, ma découverte de l’ésotérisme. Il allait falloir apprendre le langage symbolique, ouvrir la cage pour écouter les oiseaux.

 

Cela me rappela le célèbre test du psychologue qui est sensé mettre au jour votre personnalité : « dessinez un arbre », à partir de ce dessin le praticien interprète et découvre votre véritable personnalité. J’ai toujours pensé que son interprétation était la sienne et que c’était autant moi que lui qu’il mettait en lumière.

 

Pour moi donc le symbolisme est une ouverture, une porte poussée vers l’infini, mais aussi vers l’autre, c’est à dire un peu vers moi. C’est sans doute pourquoi nous avons toujours beaucoup de joie à écouter les interprétations simples des symboles ou le cœur du conférencier parle à notre cœur, où ses mots résonnent en nous, comme une musique sacrée, divine. C’est une joie de découvrir ses expériences personnelles, loin des poncifs et des lapalissades, se sont ses émotions personnelles qui nous touchent, comme un tour de table qui reviendra forcément vers nous même.

 

Le symbolisme est une méthode générale pour une expérience personnelle, les symboles parlent plus au cœur qu’à l’intellect, c’est un peu comme une émotion renouvelée qui naît de la contemplation d’une œuvre d’art. Et pour vous ?

 

JF.

 

Texte « Regards symboliques » proposé par Claudius.

Regards symboliques


Le dernier article sur les aspects du symboles m'a donné envie d'essayer de clarifier différents temps de l'approche symbolique.

Le symbole est présenté comme un pont jeté entre deux réalités : L'une tangible appréhendable par les sens, l'autre, inexprimable parce que non raisonnable au-delà, en-deçà ou ailleurs que dans le discours.

Et pourtant il y a cet insatiable désir de partager, de décrire, de dire et d'écrire sur les symboles !

Il me semble que comme dans tout langage traditionnel il y a différents niveaux de lecture qui participent à des degrés divers à la puissance symbolique.

Il ne convient pas d'en exclure ou d'en consacrer un à l'exclusion des autres, chacun a ses qualités et on choisit librement mais consciemment celui qui nous parle le mieux dans l'instant.

Une suite logique mais non chronologique nous propose d'aller du concret vers le subtil.

Le premier contact serait alors littéral : on lit et analyse l'objet c'est à dire ce qui se trouve là, posé devant nous. On y verra par exemple un arbre, on y reconnaîtra des racines, un tronc, des branches et une cime ; on pourra l'inscrire entre ciel et terre, y lire une tension verticalisante et un déploiement horizontal ... et puis, ... deuxième mouvement on explorera le contexte, l'histoire et la logique de l'apparition de l'arbre. La référence sera alchimique ou biblique par exemple, occidentale ou orientale, le contexte mettra l'accent sur la sève, la saison, la graine cachée dans le fruit, la profondeur des racines par rapport à l'étalement et la hauteur des branches, etc. On pourra de même chercher quand, au sein d'un courant traditionnel apparaît pour la première fois le thème et comment il colore et enrichit toutes les occurences ultérieures comme on pourra encore comparer différentes représentations traditionnelles de l'arbre.

Ainsi on développera tout un paysage autour de l'arbre ; cette mise en perspective nous invitera alors, troisième temps, à nous inscrire dans le tableau.

C'est le moment de s'avancer, de sortir de l'ombre pour dire ce que l'on sait, ce que l'on ressent, attrait ou malaise. C'est le temps du dialogue, temps de la question qui invite à la réponse. Que me demande cet arbre, questionne-t-il mon manque de verticalité, la nécessité de garder les pieds sur terre pour s'élever vers le ciel ou encore comment, à travers sa présence s'ouvre le dialogue avec les anciens, les ancêtres et les autres, comment transmettre, témoigner de ce que j'ai reçu et le faire passer plus avant.
Bref, c'est le temps de l'inter - prétation, temps de l'échange et de la parole qui peut toujours dire plus que ce qu'elle ne croit dire.

Le quatrième niveau est le temps du silence. Mystère ! Ouverture à l'inconnu, à la possibilité que l'on porte à notre insu et qui est travaillée par le symbole.
Forces secrètes qui ont poussé l'arbre sur notre chemin et attisent notre désir. 
Arbre qui un beau jour fait irruption dans la beauté d'un instant allumant la flamme, petite lumière chaude qui n'arrête pas de nous mouvoir et nous émouvoir. 

Attrait de l'être, non pas être substantif qui serait caché au plus profond de mes entrailles mais verbe in - finitif qui se vit dans la quête d'un présent insaisissable et se conjugue à tout passé pour ouvrir à l' à - venir.

QUE LE VOILE LUI SOIT .....

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Publié le par Jacques Viallebesset

Cet article est reposté depuis L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset.

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Publié le par jean françois
CE MATIN LA....CE SOIR LA..... LE MIROIR

CE MATIN LA ….. CE SOIR LA …. LE MIROIR

 

C’était en été, sans doute fin juin quand le soleil est au plus haut, peut être le 24 ou le 23 je ne sais plus, il me pris comme une envie irrésistible de sortir, de voir le soleil, la Lumière. Une étrange impression comme si je voulais plus de moi-même, ou autre chose.

 

A quarante j’avais déjà beaucoup donné, et beaucoup reçu aussi, mais à qui et pourquoi, j’avais comme un sentiment de manque, d’incomplétude, d’écartèlement. D’être dans un monde préfabriqué, prédigéré, j’étais un wagon au milieu de la rame, poussé et tiré selon les besoins, un moyen de transport ignorant du fret.

 

Incapable de choisir de choisir une destination, je passais devant les lumières blafardes des stations dans la nuit, ne pouvant pas sortir des rails, piégé dans ce labyrinthe comme Icare, il me fallait aussi un architecte, pour m’extraire, m’élever voir enfin la Lumière, la vraie Lumière celle qui illumine.

 

Tout commença un soir après être sorti des profondeurs d’une caverne, je me retrouve subitement dans un cercle lumineux de mains entrelacées comme dans un rêve, une voix crie comme une injonction regarde derrière toi, et puis la Lumière, le miroir avec la plus familière et la plus inconnue des images celle de moi-même.

 

JF.

 

A propos des messages du miroir texte proposé par Claudius.

Miroir, dis-moi ...


Apprendre à se connaître rappelle le "gnôti seauton" du temple de Delphes et fait immédiatement penser à Socrate et à Platon. 
C'est dans "La République" que Platon se réfère au corps humain divisé en trois parties: la tête, le tronc et le bas du corps. 
A chacune de ces parties correspond une qualité de l'âme.
Le bas du corps, centré sur le ventre, est le siège des désirs, le tronc, avec le coeur pour centre, est celui de la volonté, et la tête est le siège de la raison.

A chacune de ces trois qualités de l'âme, correspond en outre un idéal ou une vertu.
Il faut dominer le désir pour faire preuve de mesure et de tempérance, la volonté doit faire preuve de courage et la raison doit se donner pour but la sagesse qui est la vraie intelligence.

On retrouve d'ailleurs ces mêmes qualités dans l'apprentissage de la vie: les enfants doivent d'abord apprendre à dominer leurs désirs, puis à développer leur courage et enfin la raison doit les aider à parvenir à la sagesse.

N'est-ce pas aussi l'objectif de "l'homme de désir", décrit par Louis-Claude de Saint-Martin, celui qui a dominé ses passions et qui fait preuve de tempérance ?
C'est en travaillant sur les trois niveaux de son être que l'homme apprendra à se connaître lui-même et que, par analogie, il connaîtra la cité, l'univers et les dieux.

Quant à St Paul, dans sa 2ème Epître aux Corinthiens, il nous propose de nous connaître au moyen du miroir:

"Le Seigneur c'est l'esprit; et où est l'esprit du Seigneur, là est la liberté.
Et nous tous qui, le visage dévoilé, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image, de gloire en gloire, comme de par le Seigneur, qui est esprit."
(2 Co 3, 17-18)

Le miroir dans lequel nous nous voyons est un symbole de nous-mêmes. 
Notre esprit deviendra un miroir permettant de voir la gloire de Dieu. Nous deviendrons comme le Seigneur. St Paul nous confirme en effet que, d'abord comme un miroir, nous réfléchissons la gloire du Seigneur, et, qu'ensuite, nous sommes transformés en cette même image. 

Mais être redevenus "l'image de" ne signifie pas être "identique à": il s'agit d'une identité dans la différence.
La Genèse nous précise d'ailleurs ce qu'est la ressemblance:

"Voici le livre de la descendance d'Adam. Le jour où Dieu créa l'homme, à la ressemblance de Dieu il le fit.
Mâle et femelle il les créa; il les bénit et les appela du nom d'"homme", le jour où ils furent créés.
Quand Adam eut vécu cent trente ans, il engendra un fils à sa ressemblance, comme son image, et il l'appela du nom de Seth
." 
(Genèse 5:1-3)

L'homme est donc bien à l'image de Dieu, comme un fils ressemble à son père, sans être identique à lui.
Une des explications que les commentateurs donnent à la manifestation est que Dieu a besoin de la création pour se connaître, sinon il reste au niveau du non manifesté, c'est-à-dire de l'"aïn soph", du non différencié.

En quelque sorte, en faisant l'homme à son image, Dieu a pu se voir et donc se connaître. De même, l'homme seul ne peut se connaître car, comme le disent les cabalistes, "tant qu'un homme n'a pas vu sa nuque, il ne se connaît pas".
C'est donc à travers les autres hommes que nous nous connaîtrons: il faut que notre prochain fasse office de miroir pour que nous puissions nous connaître.
Pour les soufis, le miroir a la faculté de redresser l'image et permet ainsi de voir la réalité essentielle des choses.
On retrouve cette idée dans le "miroir des fiancés" utilisé jadis pour bénir la première rencontre des fiancés. Les fiancés rentrent par deux portes opposées, sans se regarder directement; ils doivent se regarder de biais dans un miroir mural. Ce faisant, dit la tradition, ils se rencontrent comme au Paradis, voyant leurs visages "redressés", c'est-à-dire l'oeil droit se trouvant à droite, et non inversés comme en ce monde.

Puisque le miroir donne une image inversée des sujets, on peut sans doute dire que la manifestation est le reflet inversé du Principe. C'est une des significations exprimées par le double triangle inversé que constitue l'étoile à six branches, appelée également sceau de Salomon.

Selon Grégoire de Nysse, qui rejoint en cela les mystiques de l'islam:
"comme un miroir, lorsqu'il est bien fait, reçoit sur sa surface polie les traits de celui qui lui est présenté, ainsi l'âme, purifiée de toutes les salissures terrestres, reçoit dans sa pureté l'image de la beauté incorruptible".

Saint Athanase développe la même idée en parlant de l'âme face à l'image de Dieu. L'âme devenant un miroir parfait participe à l'image et par cette participation elle subit une transformation. L'âme finit par participer de la beauté incorruptible même, donc de la perfection même à laquelle elle s'ouvre, qui est Dieu.

St Paul, dans sa 1ère Epître aux Corinthiens, complète cette idée en disant:

Car nous voyons à présent dans un miroir, d'une manière obscure, mais alors ce sera face à face.
A présent, partielle est ma science; mais alors je connaîtrai tout comme je suis connu
(1 Corinthiens 13:12)

Notre connaissance est partielle et le symbole du miroir est d'autant plus parlant que le miroir de l'époque - "esoptron" en grec - est un miroir en métal poli.
Pour quitter l'Egypte ou Babylone, qui symbolisent notre incarnation terrestre, et atteindre la Jérusalem céleste, il nous faut ouvrir notre coeur et le tailler jusqu'à ce qu'il devienne aussi poli qu'un miroir.
Ce coeur qui, comme l'écrivait Angelus Silesius, doit devenir un miroir reflétant Dieu.
Une première approche pourrait se faire selon une méthode spéculative qui consiste à observer en utilisant la méditation et en faisant usage de notre raisonnement. N'oublions pas que "speculari", qui signifie observer en latin, vient de "speculum" qui signifie miroir.
Une seconde approche pourrait être opérative et consisterait à mettre en pratique les nouvelles connaissances acquises et à continuer le travail de découverte de nous-mêmes, des autres et de Dieu, afin qu'un jour nous atteignions cette Jérusalem céleste qui nous permettra de voir Dieu, non plus dans un miroir, mais face à face comme le confirme St Jean dans l'Apocalypse:

Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la ville; ses serviteurs le serviront et ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts.
Il n'y aura plus de nuit; et ils n'auront besoin ni de lampe ni de lumière, parce que le Seigneur Dieu les éclairera. Et ils régneront aux siècles des siècles
(Apocalypse 22 :3-5)

CE MATIN LA....CE SOIR LA..... LE MIROIR

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Publié le par jean françois
ACTUALITÉS MAÇONNIQUES

ACTUALITÉS MAÇONNIQUES

 

Je retiendrais dans l’actualité récente, l’élan de solidarité des obédiences pour les victimes des cyclones qui ont frappés durement nos Frères, nos sœurs, nos concitoyens. Egalement la parution d’un superbe livre sur les 300 ans de la Franc-Maçonnerie édité sous la houlette de la GLNF.

A noter que les activités maçonniques ont repris force et vigueur, colloques, salons, expositions de quoi largement satisfaire tous ceux qui veulent rencontrer les Frères et les Sœurs dans une ambiance détendue et conviviale.

Bon Week-end à tous.

 

JF.

ACTUALITÉS MAÇONNIQUES

 

La 5° édition du Salon Maçonnique de Toulouse, organisée par l’Institut Toulousain d’Études Maçonniques se déroulera le week-end du 25 et 26 novembre 2017 à la médiathèque de Toulouse – Espaces Vanel.

Un week-end complet dédié à la franc-maçonnerie. De nombreux temps forts, des tables rondes qui collent à l’actualité maçonnique, bien sûr, mais également aux préoccupations actuelles de la société.

Des conférences, des séances de dédicaces et la possibilité de rencontrer de grands auteurs, des espaces musicaux, artistiques, la présence de professionnels de l’édition et bien sûr les nombreuses obédiences nationales qui se tiendront à la disposition du public pour l’écouter, échanger et partager.


En savoir plus sur http://www.gadlu.info

ACTUALITÉS MAÇONNIQUES
ACTUALITÉS MAÇONNIQUES

SALON MAÇONNIQUE À LYON

Le Salon lyonnais du livre maçonnique se tiendra le 14 octobre 2017  au Centre culturel et de la vie associative (CCVA),  234 cours Émile Zola à Villeurbanne (Salon inter-obédientiel sous les auspices du GODF)

Le thème pour 2017 sera La Franc-Maçonnerie : une utopie républicaine ?

Rencontres littéraires maçonniques : conférences, table ronde, échanges avec les auteurs…

Voir le programme ci-dessous :

Site internet : www.salonlyonnaisdulivremaconnique.org

ACTUALITÉS MAÇONNIQUES

 

SUR HIRAM-BE SALON HUMOUR MAÇONNIQUE

1ER FESTIVAL D’HUMOUR MAÇONNIQUE DE PARIS

Par Géplu dans Humour

Y a-t-il un humour maçonnique, et la franc-maçonnerie prête-t-elle à rire ? Rappelons-nous la réponse que Pierre Desproges faisait à la question Peut-on rire de tout ? : Oui, mais pas avec n’importe qui. Bonne réponse.

Même si je ne suis pas sûr que la maçonnerie soit un des sujets se prêtant le mieux à l’humour, un peu d’autodérision peut aider à ne pas se prendre trop au sérieux, et rire rentre frères et sœurs de situations comiques ou cocasses ne peut qu’aider à décompresser.

Rendez-vous donc pour celles et ceux qui en auront envie d’un peu d’humour maçonnique le samedi 13 octobre, à 20h30 à Vitry-sur-Seine.

Tous renseignements le site de la manifestation :  www.festivalhumourfmdeparis.com

ACTUALITÉS MAÇONNIQUES

 

LIRE

 

300 ans de Franc-Maçonnerie.

 

Par sa progression, ce livre articule, à travers trois siècles d'histoire, le legs fait par des millions de Francs-Maçons à ceux qui vont leur succéder. Oeuvre de transmission, perpétuation de la Tradition. La Franc-Maçonnerie n'a pas fini d'étonner, de poursuivre une longue route, de constituer un havre unique pour des chercheurs de sens et de vérité...

ACTUALITÉS MAÇONNIQUES

 

SOLIDARITÉ

 

Droit Humain

 

Solidarité pour les Antilles – communiqué de la Fédération française du DROIT HUMAIN

Dans les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, l’heure est à la reconstruction et au soutien effectif des populations victimes des ouragans majeurs « Irma », « José » et « Maria ». Un formidable élan de solidarité permet aux secours de s’organiser dans cette région dévastée, malgré des conditions encore extrêmement difficiles.

Les francs-maçons de la Fédération Française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN s’associent à la détresse de ceux qui ont tout perdu y compris des proches pour certains.

 

 

COMMUNIQUÉ DU GODF

Après la tragédie qui a frappé les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, le Grand Orient de France exprime sa profonde compassion et sa totale solidarité avec nos compatriotes ultra marins victimes de l’Ouragan Irma.

Aussi, dès le lendemain de cette catastrophe, afin de participer au plus vite à l’aide d’urgence à apporter aux populations, la Fondation du Grand Orient de France a ouvert un appel aux dons auprès des francs-maçons comme des profanes.

Vous pouvez poursuivre cet élan de solidarité et de fraternité en contactant la Fondation www.fondation-godf.org

Enfin, après s’être associé au temps de la réparation, indispensable à un retour à la dignité des habitants des îles de Saint-Martin et de Saint Barthélemy, le Grand Orient de France, qui avait lancé un appel interne à la mobilisation de ses Loges dès le 8 septembre, participera à sa mesure, comme il l’a toujours fait, à celui de la prévention, afin que nous puissions tous apprendre collectivement du passé.

Paris, le 15 septembre 2017

ACTUALITÉS MAÇONNIQUES

GLNF SA FONDATION COMMUNIQUE

SOLIDAIRES AVEC NOS FRÈRES DE SAINT MARTIN ET SAINT BARTH

Les Frères de la Grande Loge Nationale Française (GLNF) expriment à l’égard de toutes les familles et de celles des victimes toute leur plus profonde solidarité.

Nous avons une pensée toute fraternelle pour tous nos Frères.

La Grande Loge Province de Guadeloupe-Îles du Nord comprend 15 Respectables Loges dont deux à l’Orient de de Saint Barthélemy et deux à l’Orient de Saint Martin.


La Fondation de la GLNF est mobilisée et a besoin de votre aide :  fondationglnf.com

ACTUALITÉS MAÇONNIQUES

 

JOURNÉE INTERNATIONALE POUR LA PAIX

Le thème retenu pour cette journée est : « Ensemble pour la paix : Respect, dignité et sécurité pour tous ». Une place particulièrement importante est réservée au sort des réfugiés et des migrants du monde entier. Le devoir de la Communauté Internationale est que toute personne contrainte de fuir son foyer reçoive la protection à laquelle elle a droit, selon le droit international.
En tant qu’êtres humains, notre devoir est de permettre que des femmes et des hommes vivant dans la peur et la misère bénéficient de la solidarité, de la justice et du droit conformément aux principes de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme et dans le respect de leur dignité.
Les défis actuels que sont la pauvreté, la faim, l’accès inégal à des ressources naturelles dilapidées au nom d’intérêts économiques particuliers, la raréfaction de l’eau, les inégalités sociales, la dégradation de l’environnement, les maladies, la corruption, le racisme et la xénophobie, entre autres, font peser sur la paix une menace immense et forment un terreau fertile pour les conflits.

La journée Internationale de la Paix du 21 septembre 2017 rappelle qu’il faut tenter sans relâche de mettre fin à la souffrance des peuples qui paient toujours un lourd tribut aux divers conflits entre factions en mal de domination politique, religieuse ou économique, au mépris de toute dignité humaine. Cette journée est aussi un appel à faire œuvre de créativité et de discernement dans la lutte contre les injustices ainsi qu’à l’utilisation de la négociation et du dialogue pour éviter les confrontations.

Les Francs-Maçons de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN travaillent inlassablement depuis de nombreuses années sur ces sujets au sein de leurs loges. En œuvrant à la concrétisation des principes de liberté, d’égalité et de fraternité, ils croient en la capacité de solidarité des êtres humains et luttent pour que l’idéal de paix se réalise demain sur toute la terre.

C’est dans ce cadre qu’ils s’inscrivent pour célébrer la Journée Internationale de la Paix.

 

Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International

LE DROIT HUMAIN

ACTUALITÉS MAÇONNIQUES

 

UN TEMPLE RENOVÉ À LA GLNF RÉGION BRETAGNE OUEST-France

Extrait :

À qui appartient ce temple maçonnique ?

Cette ancienne usine d’allumettes située au 3, rue de la Tour à Plérin a été achetée en 1978 par la Grande loge nationale française (GLNF). « Des travaux étaient nécessaires », assure Pierre Castandet, ancien grand maître provincial de la loge. Réfection de la façade, isolation, peinture, rénovation de la cuisine, etc. le montant de la facture s’élève à environ 80 000 € pour la fraternité.

Qui se réunit dans ce lieu ?

Plus d’une centaine de francs-maçons. Les trois loges de la GNLF, à savoir des groupes d’environ vingt-cinq « frères » s’y retrouvent, chacune, une fois par mois. « Nous louons également nos locaux à trois autres loges de différentes obédiences, complète Pierre Castandet. Dont une loge féminine. » Un autre temple existe à Saint-Brieuc.Environ une dizaine de loges s’y réunissent.

Qu’est-ce que la Grande loge nationale française ?

La maçonnerie se divise en deux grands courants : la maçonnerie libérale et la maçonnerie régulière. La Grande loge nationale française appartient au deuxième. « Cela signifie que nous respectons trois critères, explique Pierre Castandet. La croyance en un être suprême – peu importe la religion – l’interdiction de discuter politique ou religion et le respect de la constitution de 1723. Autrement dit, nous sommes dans la lignée de la maçonnerie telle qu’elle est née au Moyen-Âge. »

Quelles différences avec la maçonnerie libérale ?

La maçonnerie libérale, qui regroupe notamment le Grand Orient de France, est minoritaire dans le monde mais largement majoritaire en France. À la différence de la maçonnerie régulière, le fait de croire en Dieu n’est pas un prérequis pour intégrer ce type de loges et les discussions religieuses ou politiques sont autorisées.

  • Lire la suite de l’article “Plérin. Les francs-maçons ont rénové leur temple
ACTUALITÉS MAÇONNIQUES

 

PIERRE BERGÉ LA LAÏCITÉ LE GODF SUR LE BLOG LA LUMIÈRE

 


Décédé le 8 septembre à l’âge de 86 ans, Pierre Berger devait être incinéré le 12 septembre. Conformément à ce qu’il avait annoncé il y a neuf ans, ces cendres devraient être dispersées auprès de celles d’Yves Saint Laurent, dans le jardin de leur villa de Marrakech. L’homme d’affaires Bergé était très connu, le combattant infatigable en faveur de la laïcité et très proche de francs-maçons n’avait pas la même célébrité.

Pierre Bergé est en effet membre fondateur en 1989 du Comité Laïcité République (CLR), dont le président est Patrick Kessel, le premier vice-président Gilbert Abergel et le président délégué Philippe Foussier, les deux premiers étant anciens Grands maîtres du GODF (1994-1995 et 1992-1994) et le troisième le titulaire actuel du poste de principal haut dignitaire de la première obédience française.

Dans un communiqué, le CLR affirme que Pierre Bergé «n’hésitait jamais, quitte à froisser quelques amis, à rappeler que la Gauche par sa culture et son histoire, se devait plus que d’autres de défendre la laïcité, la liberté de conscience et l’universalisme» et «regrettait certains manquements, voire certaines frilosités à cet égard».

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Publié le par jean françois
LABYRINTHE INITIATIQUE, LABYRINTHE DE LA VIE

LABYRINTHE INITIATIQUE, LABYRINTHE DE LA VIE

 

Destin de vie ou libre arbitre, le Franc-Maçon chercheur de lumière, chercheur de la parole, du verbe, du logos, veut faire alliance avec les hommes justes et bons, il prend garde de ne pas s’égarer dans le labyrinthe de l’erreur, il fait son devoir d’homme envers lui-même, envers la société en prenant conscience de son être le plus profond à l’écoute permanente de sa conscience il sait ou est son devoir, mais s’il ne le connaît pas toujours.

 

Il est à l’écoute des messages diffusés par son cœur, en quête de sa verticalité, il fait le choix de la vertu, qui libère, de la tolérance qui l’enrichit, de la justice qui l’éloigne de la vengeance et de la haine. Bienfaisant de la cité idéale, il porte à son doigt la bague, l’alliance et aspire à être reconnu comme tel.

 

JF.

 

Ci-dessous un texte qui ressemble à un conte initiatique, histoire vraie ou pas, c’est une histoire de vie.

LABYRINTHE INITIATIQUE, LABYRINTHE DE LA VIE

Tout ça autour d'une bague

J'ai parfois le sentiment que les êtres et les événements s'expliquent les uns par rapport aux autres. Autrement dit, qu'il existe une interaction entre les éléments de ma vie... laquelle je vois de plus en plus comme un système.

Tenez, à propos de maîtres, je peux bien parler d'une rencontre provoquée par le hasard – mais vous me direz après ce que vous pensez du hasard... Ce fut pour moi une rencontre déterminante. Cet être étonnant pratiquait l'acupuncture à Paris, à une époque où la médecine chinoise nous paraissait encore plus marginale qu'aujourd'hui. Mais à vrai dire, aucune profession n'aurait pu le définir. Scientifique de formation, artiste par inclination, ce curieux personnage était aussi un ésotériste avancé, un homme de pouvoir et un mystique.

Notre rencontre était pour le moins improbable. Je ne m'intéressais pas vraiment à la médecine chinoise à ce moment-là, et rien ne m'explique – même actuellement – que je me sois un jour retrouvé chez lui. Je devais en fait le rencontrer trois fois. Nous avons passé ensemble au plus trente ou quarante minutes chaque fois, le temps d'une consultation ou d'un traitement. Pourtant, je n'hésite pas à le considérer comme un de mes maîtres tellement ces rencontres ont été marquantes. Je ne saurais dire tout ce que cet être extraordinaire m'a communiqué, car je continue toujours à déchiffrer des bribes de ses propos d'antan. Au fur et à mesure que ma vie se joue, je retrouve dans ma mémoire certains de ses conseils qui m'éclairent sur le sens profond des épreuves que je traverse. 

Lors de notre dernière rencontre, ce sage étonnant m'a fait des prédictions qui se sont jusqu'ici toutes réalisées.

 

Tout ça autour d'une bague... Je portais à cette époque une bague excentrique, œuvre d'un joaillier new-yorkais de renom: Sam Kramer (sa boutique se trouvait sur la 8e Rue, dans Greenwich Village), qui était devenu notre ami, à ma femme et à moi. Cette bague intriguait beaucoup mon mystérieux acupuncteur; il me demandait toujours de la retirer pour le temps des traitements. Lors de notre dernière rencontre, au moment de me la rendre, il me suggère d'en faire une lecture psychométrique. Il conserve donc la bague entre ses mains un certain temps, garde les yeux fermés. Après quoi il me dit que, selon lui, les vibrations qu'elle dégage ne me sont pas favorables et que je ne devrais pas la porter... " Mais, ajoute-t-il aussitôt avec un peut sourire malicieux, vous tenez beaucoup à cette bagueC'est même un bijou auquel vous vous identifiez. Vous ne suivrez donc pas mon conseil. Heureusement pour vous, vous allez la perdre un jour! Et souvenez-vous bien de ce que je vous dis maintenant : vous entrerez alors dans la phase la plus significative de votre vie active. "

Il a été très clair sur les points suivants, qui se sont tous concrétisés. J'allais perdre cette bague au moment d'un échec professionnel. Je l'ai effectivement perdue le jour même où le syndic est venu fermer les portes du Centre culturel du Vieux-Montréal (dans l'ancien édifice de la Bourse de Montréal, devenu aujourd'hui le Centaur) dont nous étions, mon ami Léon Klein et moi, les directeurs-fondateurs. Je traverserais, par la suite, une crise sur le plan psychologique. Il a même parlé de " labyrinthe initiatique ". Or, je me suis effectivement retrouvé, à cette époque, en pleine dépression. Je ferais des expériences psychiques qui ne seraient pas sans risques. Je suppose qu'il devait s'agir de mes expériences psychédéliques, lesquelles se sont avérées un tantinet dangereuses... Je renoncerais au théâtre et au monde du spectacle en général. Ce que j'ai fini par faire effectivement. Je m'engagerais dans la diffusion de la tradition ésotérique... Et bien d'autres détails que j'ai en partie oubliés, mais qui me sont revenus et qui continuent de me revenir au fur et à mesure qu'ils se produisent.

Toutefois, je dirais qu'il m'a transmis son enseignement surtout par son attitude. Lors de notre dernière rencontre, au moment de nous séparer, il m'a annoncé avec sérénité sa mort prochaine. Je ne le reverrais plus. Du coup, il m'a appris à vivre debout avec la présence de ma mort à mes côtés, et peut-être aussi à mourir debout. En sortant de chez lui, j'avais les larmes aux yeux. La force de caractère de cet homme me bouleversait. Alors que je me rendais à la station de métro la plus proche, je revoyais les images d'un vieux film français, Taras Boulba, magistralement interprété par le grand comédien Harry Baur. Touché à mort au cours d'une bataille, le guerrier légendaire demande qu'on le tienne appuyé contre un arbre afin que ses hommes puissent le regarder mourir. " Après leur avoir appris à vivre debout, je veux leur apprendre à mourir debout... " Et je me répétais : " mourir debout... mourir debout ".

Et alors que je m'engouffrais dans un wagon, les larmes coulaient sur mes joues. Je me souviens très bien de cette scène... Je venais de comprendre de l'intérieur que le destin est inéluctable.

" C'est même un bijou auquel vous vous identifiez. Vous ne suivrez donc pas mon conseil. Heureusement pour vous, vous allez la perdre un jour! "

Texte proposé par Claudius.

 

 

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Publié le par jean françois
LES FRANCS-MAÇONS CHERCHEURS D'ORLES FRANCS-MAÇONS CHERCHEURS D'OR

LES FRANCS-MAÇONS CHERCHEURS D’OR

 

Les Francs-Maçons ils ne sont pas partis à la conquête de l’ouest, leur nouveau monde se trouve à l’Est, à l’Orient. A l’endroit le plus profond, le plus caché, de leur intimité, là ou brille la Lumière spirituelle, véritable feu d’Amour.

 

 Alchimistes, leur initiation est leur voie de réalisation, de renaissance de leur âme forte, de leur esprit plus éclairé. Ainsi mêlant le spéculatif à l’opératif ces spécialistes des alliages, ces descendants du bronzier ; vont bien au-delà des savoirs de l’or vulgaire et de l’or élémentaire qui éblouissent les profanes. Ils vont chercher au centre de la terre, au centre d’eux –mêmes, l’Or spirituel celui qui scintille le matin dans la rosée céleste, qui nourrit la Rose mystérieuse et déborde de ses pétales, dans l’Univers entier.

 

Les Francs-Maçons constructeurs, géomètres, avec leurs gestes, leurs mains habiles guidées par l’Amour, dressent dans les hauteurs des temples de pierre, les Rosaces aux vitraux passeurs de la Lumière qui illumine l’autel, où, ils essayent avec humilité de réaliser le grand œuvre de leur vie. En cherchant au meilleur d’eux-mêmes l’Or le plus pur.

 

L’esprit de conquête de ces chevaliers de l’esprit les faits monter dans « le char triomphal de l’antimoine » pour aller à la rencontre de l’esprit divin et par le mystère de l’alchimie fusionner avec lui.

Drôles de chercheurs d’Or !

 

JF. 

LES FRANCS-MAÇONS CHERCHEURS D'ORLES FRANCS-MAÇONS CHERCHEURS D'OR

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Publié le par jean françois
VIVE LE SACRÉ !

VIVE LE SACRÉ !

 

L’initiation Maçonnique fait référence à une succession d’Alliances, l’une d’entre elles est l’alliance avec les hommes en recherche de la vertu. La pratique des vertus qui élèvent l’homme vers plus de spiritualité  en lui et dans la société.

 

Cette évolution, transmutation patiente, ce gravissement marche après marche vers le sommet de la montagne immaculée, l’ascension des barreaux de l’échelle mystérieuse se potentialise dans un espace sacré, loin de l’agitation matérialiste.

 

Cette hiérophanie, cette manifestation du sacré est sous nos yeux, il suffit de les ouvrir de faire tomber le voile. La Franc-Maçonnerie agit comme un hiérophante, c’est à dire « un prêtre » qui nous initie aux mystères du sacré, ce prêtre est le rituel maçonnique. Le sacré est donc à portée de notre volonté, sa manifestation nous entoure, il suffit de pousser la porte des temples qui ne sont pas, que des temples de pierre, il suffit de s’arrêter le cœur battant, le cœur ouvert, les yeux tournés vers la voûte étoilée ou au centre d’une forêt pour écouter le murmure du vent qui chante dans les géants verts qui montent vers les cieux.

 

Tout espace peut devenir sacré, il suffit de le faire sacré. Le plus bel espace sacré, le plus infini est en nous il suffit de réveiller, de le mettre en vie, d’en tracer le tableau de l’Occident à l’Orient, de la périphérie vers le centre. De faire monter le sacré, pour faire régner en nous et dans notre société les forces de l’esprit, mais surtout celles du Cœur.

 

JF.

 

Le texte ci-dessous proposé à notre réflexion par Claudius exprime avec d’autres mots l’importance du sacré dans notre vie.

 

Y'a plus rien de sacré!


À un moment, j’ai cru que le monde évoluait vers une vision renouvelée de la spiritualité. Mais j’entretiens, depuis, de sérieux doutes à ce sujet... Entre le terrorisme des intégristes et le délire des sectes, on voit mal comment une nouvelle spiritualité pourrait émerger. Pourtant, les intégrismes et les sectes, ce n’est pas le pire.


Le pire c'est, selon moi, la disparition quasi totale du sacré dans nos vies. Pour plusieurs, plus rien d’autre n’existe que le profane : le monde matériel, l’explication matérialiste. Tous les phénomènes se trouvent ramenés au plus simpliste, dans le style: la pensée n’est que l’effet combiné du cerveau et du système nerveux : l’amour, une pulsion instinctive : la conscience, le produit de l’interaction des neurones... Et plus l’explication d’un phénomène est sans envergure, plus on est porté à la trouver juste!

C’est au point où cette vision matérialiste et profane de la vie, des êtres et des choses finit par susciter chez ceux que la question du sacré intéresse encore une certaine gêne, voire la peur du ridicule.

Et pourtant, c’est le sentiment du sacré qui donne un sens à la vie. Sans lequel les souffrances, les épreuves, les échecs paraissent n’avoir aucun sens : le vécu débouche inexorablement sur la vieillesse – quand on s’y rend – et la mort. Il faut dire ce qui est: la vision matérialiste finit mal!

Le sentiment du sacré ne fait pas appel à la foi religieuse – bien qu’il ne l’exclut pas, cela va sans dire! – mais à l’intuition. Le sacré, c’est l’intuition d’une dimension de la vie, des êtres et des choses, qui se trouve au-delà du profane; ou, pour ainsi dire, caché dans la matière. L’expérience du sacré se traduit par un sentiment de respect et d’amour pour la vie, les êtres et les choses : par un sentiment de participation à quelque chose qui me contient et qui me comprend – au sens où on est compris dans le Tout. Comme l’air que nous respirons sans y penser, le sacré pénètre tout : la vie, les êtres et les choses.

Il ne s’agit pas d’ajouter le sacré en soi et dans le monde puisqu’il s’y trouve déjà, mais simplement de le dévoiler... Comme si on retirait les voiles qui le recouvrent, qui empêchent d'en prendre conscience. La démarche n’est donc pas additive mais soustractive. Et pour ce faire, il faut réduire le plus possible, rendre transparentes les représentations mentales négatives qui font écran au sacré.

Il y a aussi – j’allais l’oublier, est-ce possible! – la voie de la souffrance. Avoir subi un accident, vivre handicapé, avoir vécu un grand malheur et le porter en soi: une perte, un deuil... Une souffrance qui ouvre l’être, le rend plus réceptif, plus attentif à lui-même et aux autres. Je me demande parfois s’il ne faut pas être alcoolique et faire partie des A.A. pour commencer à être sensible au sacré. Et pourtant...

... le sacré est partout: comme l’air que nous respirons sans y penser. Le sacré pénètre tout : la vie, les êtres et les choses. C’est du moins ce que je crois.

VIVE LE SACRÉ !

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