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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
LE SERMENT TRAVAIL DE LA LOGE RUDYARD KIPLING
LE SERMENT TRAVAIL DE LA LOGE RUDYARD KIPLING

Un texte sur le serment proposé par Gabriel lecteur du Blog.

 

Les serments sont autant de bornes, qui jalonnent notre chemin initiatique, chaque cycle terminé, un autre recommence, peu à peu le sentier qui serpente vers la Connaissance devient lumineux, notre niveau de conscience s’élève, notre croissance intérieure s’intensifie, notre soi laisse la place à notre moi. Les serments d’étapes prêtés, la main sur le cœur, le genou à terre en signe d’humilité sont autant de manifestation de notre lente transformation, qui nous porte vers les hautes sphères de la spiritualité.

Dans le texte qui suit, l’importance est donnée aux serments prêtés devant Dieu, ils le sont envers ce Dieu bien que j’aie parfois du mal avec ce Dieu singulier, comme beaucoup de francs-maçons, ce Dieu a pour moi  plusieurs noms verbe, logos, grand architecte, grand principe, il est à la fois multiple et unique, il est pour chaque franc-maçon, la conception qu’il se fait du grand mystère de la vie.

 

Les serments sont donc liés à l’intime de chacun, au secret mystérieux gardé précieusement dans son cœur, ce sont des serments portés devant soi-même, et aussi pour respecter la confiance de nos frères, serments donnés librement dans l’espace sacralisé du temple, sous la voûte étoilée, humblement émerveillé par la beauté de l’univers.

Bonne lecture.

 

JF.  

LE SERMENT:  LOGE Rudyard KIPLING

En avant-propos, je dois prévenir les âmes sensibles. Il est possible que nous ayons à évoquer des scènes qui pourraient choquer un public non averti.
En effet, nous allons parfois être obligés, à certains moments, de parler de foi, de croyance, de Dieu et même du Grand Architecte de l'Univers ! 

Notre approche sera bien sûr historique et raisonnée. Il ne s’agit pas pour moi de vous livrer ce que je pense et crois, (qui n’intéresse personne et que d’ailleurs tout le monde connait très bien), il s’agit d’avoir le regard le plus objectif possible sur des réalités historiques. 

Nous disposons de plus de 600 ans de sources sur ce sujet et nous allons essayer d’amener quelques éléments de réflexion sur ce sujet. 

Je dois posséder plus d’un millier de rituels différents, dont plusieurs centaines consacrés uniquement à la maçonnerie bleue, c’est-à-dire aux trois premiers grades. Ces rituels expriment des rites différents mais aussi des façons différentes de pratiquer ces rites. 

Quand on regarde avec attention ces rituels, d'où qu'ils proviennent, on s’aperçoit qu’une structure globale commune est à peu près toujours répétée. A l’intérieur de cette structure, les éléments peuvent être très différents, mais on peut dire qu'une structure semblable existe entre la plupart de ces rituels différents. Il y a une préparation, puis des 'voyages', une légende, une histoire, puis un serment, enfin, la communication de secrets et des explications à propos de ce qui vient d'être communiqué. 

Bien évidemment, cette structure est 'élastique' et peut varier selon le rite et les temps, les histoires ou les 'voyages' par exemple peuvent être plus ou moins présents, on peut même ne pas avoir d’histoire du tout, ni de 'voyages' ! 

Malgré tout, il est un élément qui est toujours présent, toujours, et qui agit comme une plaque tournante dans la cérémonie: le serment. 

Il y a en effet un avant, et il y a un après serment ! Il peut se passer plein de chose très différentes avant le serment, mais après ce serment les choses ne seront jamais plus les mêmes. C'est suite à ce serment que le récipiendaire devient maçon. Avant son serment, il n’est pas maçon, après son serment, il devient maçon et est relevé comme tel ! 

N'est-ce pas juste après le serment que le candidat reçoit la lumière ? 

Il est d’ailleurs assez intéressant de noter qu'il est maçon avant même d’avoir reçu les secrets qui ne lui seront communiqués qu'après le serment. En fait, c'est parce qu'il a prêté serment qu'il devient maçon et que l'on peut donc, en tant que maçon, lui transmettre les secrets. 

Relevons par ailleurs que le serment est non seulement la plaque tournante de la cérémonie d’initiation mais aussi celle de la plupart des autres grades de la Maçonnerie qui se créeront au fil du temps. 

Harry Carr résume bien notre sujet en disant que « s'il n’y avait qu’une et une seule clé pour ouvrir la porte du métier de la maçonnerie, ce serait le serment du maçon ». Il est clair que c'est bien le serment qui fait le maçon. 

Alors pourquoi ce serment a-t-il autant d’importance dans la maçonnerie ? 

Le serment existait autrefois dans à peu près toutes les corporations et il avait plus ou moins d’importance, mais en maçonnerie le serment avait une importance capitale. 

Pourquoi ? Parce que ce serment donnait la possibilité de protéger le Mot du Maçon ! Et que le Mot du Maçon était un élément capital pour le métier ! 

Imaginons que nous soyons aux premiers temps de la maçonnerie et que je sois le propriétaire du château de Stirling (bien bel endroit !). Imaginons que je veuille ajouter une tour à l'ouvrage.
Je vais faire appel à un maître d’oeuvre qui lui va devoir faire appel à des maçons. Si les travaux sont d'importance, les maçons locaux ne suffiront pas, il va falloir en faire venir d'un peu partout pour le temps des travaux. 

Comment être sûr que les maçons qui vont se présenter ont la qualification nécessaire pour pouvoir entreprendre ces travaux ? 

Et bien à travers du Mot du Maçon ! 

N'oublions pas que nous sommes dans une société orale, à une époque où l’écrit est rare, cher et qu'il ne peut être partagé par tous puisque tout le monde ne sait pas nécessairement lire et écrire. Le maçon ne peut pas présenter de diplôme. Le maître d’oeuvre ne peut pas envoyer un e-mail aux précédents employeurs pour se garantir de celui qu'il va recruter. 

Le Mot du Maçon est alors le moyen de pouvoir prouver sa qualification et ainsi de pouvoir obtenir les gages qui vont avec. 
Parce que les gages d’un maçon n’ont absolument rien à voir avec les gages d’un Cowan.
Le Mot du Maçon permet donc, en tout temps, de garantir à l'employeur que le maçon qu'il va recruter possède bien les qualifications requises comme il garantit le maçon d'obtenir les gages auxquels il a parfaitement droit. 

Les enjeux sont d'importance. 
Si nous étions dans une corporation de boulanger, une usurpation de qualification pourrait amener à ce que le pain soit raté, ce qui est bien sûr ennuyeux mais sans grandes conséquences.
Lorsque l'on doit construire des édifices qui sont là pour durer des siècles (qui ont d’ailleurs duré jusqu'à aujourd’hui) , il est capital d'être assuré que tous les maçons employés soient qualifiés pour les travaux qu'ils ont à faire. 

Nous devons préciser qu'il existe en ces temps, deux types de maçonneries bien distinctes : une maçonnerie de pierres sèches et une maçonnerie de pierres taillées (sans compter les maçonneries qui ne sont pas de pierre comme la brique des Bricklayers). Ces deux modes de construction sont très différents l'un de l'autre. Ce, si bien dans les techniques utilisées que dans les ouvrages pour lesquels on les utilise. 

Les maçons dont nous parlons sont des maçons de pierres taillées qui vont donc entreprendre des ouvrages d'envergure destinés à durer. Developpant les plus hautes technologise de l'époque. 
Rien à voir avec les constructions de pierre sèche, qui n'utilisent même pas de ciment. 

Mais revenons à notre Mot du Maçon. 
Pour l'obtenir, ce Mot du Maçon, et bien, il va falloir prêter serment. Un serment qui devra être, pour tous, la garantie que ce mot ne sera pas divulgué. 
En effet, si ce Mot du Maçon était révélé à quiconque n'appartenant pas au métier, quiconque pourrait donc prétendre indument à cette qualification comme aux gages qui vont avec.
A ce compte là tout le monde serait trompé et lésé.
L’employeur et le maitre d’oeuvre payant un salaire indû à un imposteur qui pourrait mettre en danger la communauté par des malfaçons de l'ouvrage , et puis les autres maçons qui pâtiraient ainsi d'une dévalorisation leur savoir-faire et leur métier. 

Ce mot devait donc être préservé à tout prix. Et le serment en était la meilleure caution. 

Le serment maçonnique est déjà présent dans les textes les plus anciens du métier comme, entre autres, le Regius (1390). 
Ce serment, est en premier lieu fait au Roi, évidement. Nous sommes dans des temps où tout corps constitué doit avant toute chose montrer sa loyauté au souverain. Puis ensuite à son maitre, c’est-à-dire son employeur et enfin au métier. 

Ce serment, il est bien sûr prêté devant Dieu.
Seul un serment prêté devant Dieu peut alors lui garantir une « validité » universelle. 

Un serment ne peut avoir de valeur que par rapport à la mesure que lui donne celui qui prête ce serment. C'est son niveau de sacralisation qui donne l'assurance qu'il ne sera pas délié. 

Si je sais que celui qui prête serment croit en Dieu et tient au salut de son âme. Alors, je crois en son serment car désormais, le pacte est directement lié entre lui et Dieu. Dieu qui voit tout, Dieu qui sait tout et que l'on ne peut tromper.
A partir de là, nul besoin d'écrit, la validité du serment est patente pour tous ceux qui sont unis par la croyance en un même Dieu. 

D’ailleurs, l’ensemble de la société médiévale (comme de toutes les sociétés anciennes) tenait sur le serment. Le serment était absolument partout. Celui qui prêtait serment devenait de « bona fides », de bonne foi ! C’est-à-dire que l’on pouvait croire en lui. Pas besoin d’écrit, le serment portait la confiance entre les parties prenantes de la société. Et gare à celui qui ne tenait pas son serment car il se retrouvait alors honni de Dieu pour cette vie et au-delà mais aussi de l'ensemble de la société ! 
Aujourd’hui, vous l'avez remarqué, nous ne sommes pas dans le même type de société et mieux vaut avoir avec soi des légions d’avocats pour pouvoir faire valoir son droit. Les écrits sont partout présents mais les signatures et les engagements peuvent être remises en cause à tout moment ... 
A cette époque pas besoin d’écrit, si tu ne tiens pas ton serment, tu auras à régler le problème directement devant Dieu... 

Mais revenons à notre serment maçonnique.
Si l'on analyse les différents textes historiques en notre possession on s'aperçoit d'une véritable césure pré et post « Grande Loge de Londres » Depuis les textes médiévaux, jusqu'au manuscrits précédent juste la formation de la Grande Loge de Londres, (manuscrit des archives d’Edimbourg 1696 / Sloane, environ 1700) on voit clairement que l'on prête serment pour se voir délivrer le Mot du Maçon.
Ceci montre bien que nous sommes encore à ce moment dans une dimension encore opérative
Je vais vous citer le texte du manuscrit des archives d’Edimbourg 1696 
« Me voici, moi le plus jeune et dernier apprenti entré, puisque je jure par Dieu et Saint Jean, par l’équerre et le compas, et la jauge commune, d’être au service de mon maître, à l’honorable loge du lundi matin au samedi soir, et d’en garder les clés sous peine qui ne peut être moindre que d’avoir la langue coupée sous le menton et d’être enterré sous le rivage qui recouvre la mer sans aucune trace pour quiconque. Alors il fait de nouveau le signe en retirant la main sous le menton près de la gorge ce qui montre qu’il l’aura tranché s’il viole la parole. Alors tous les maçons présents se murmurent entre eux le mot, en commençant par le plus jeune jusqu’à ce qu’il parvienne aux maîtres maçons qui donnent le mot à l’apprenti entré ». 

Il s’agit bien de mot ! On prête serment, on a un mot ! 
(Notons au passage que cette façon de faire « remonter » le mot se trouve toujours dans certains rituels français). 

Il est intéressant de remarquer qu'après la formation de la Grande Loge de Londres en 1717, les rituels de 1726 manuscrit Graham ou Prichard en 1730, et bien on ne parle plus de mots, on parle des « Secrets du maçon ».
On est passé dans un autre univers ... dans une autre mise en place ! 

Voici donc ce que nous dit le manuscrit Graham de 1726, juste après ce que l'on peut appeler le « remaniement Désagulien »:
« D. Qu'avez-vous juré?
R. De garder et cacher nos secrets.
D. Quels autres points contenait votre serment?
R. Le second était d 'obéir à Dieu et à toutes les équerres véritables faites ou envoyées par un Frère, le troisième était de ne jamais voler la moindre chose car j'offenserais Dieu et je couvrirais l'équerre de honte, la quatrième était de ne jamais commettre l'adultère avec la femme d'un Frère ni de dire à un Frère un mensonge délibéré, le cinquième était de ne pas souhaiter une vengeance injuste d'un Frère, mais de l'aimer et de le secourir lorsque c'est en mon pouvoir sans trop compromettre mes intérêts. » 

Le plus intéressant ici (outre l'engagement de ne jamais commettre l’adultère avec la femme d’un frère) est de constater, que nous sommes passés du « Mot du Maçon » aux « secrets du maçon ». 

Nous voyons là que nous ne sommes plus là dans une dimension de type opérative (même si vous le savez - nous le rappelons souvent -, les « opératifs » ont toujours été aussi « spéculatifs ». 
J'en profite ici pour insister sur le fait que la transformation qui se produira après l'événement (ou le non-événement, mais il s'agit d'une autre histoire) de la constitution de la Grande Loge de Londres est à créditer essentiellement à Jean Théophile Désaguliers et non pas à James Anderson, comme on peut l'entendre souvent, celui-ci n'ayant été que le bras armé (et bien armé d'ailleurs) de Désaguliers. Fermons cette parenthèse. 

Alors sur quoi prête-t-on ce serment ? 
Et bien on prête ce serment jusque la fin du 18e ou au début du 19e siècle sur l’Evangile ou sur la Bible ! C’est très clair et le fait est mentionné à de nombreuses reprises. 

En France, il faudra attendre 1801 et le « Régulateur du maçon » pour noter:
« je jure et promet sur les statuts généraux de l’Ordre et sur ce glaive symbole de l’honneur ... ».
Comme on peut constater, on ne prête plus serment sur la Bible ! 
Mais, attention, comme on le lit tout de suite après, on prête serment « devant le Grand Architecte de l’Univers qui est Dieu » 

Ce qui montre bien qu’en fait le plus important n'est pas ce sur quoi on va prêter serment, mais bien plutôt ce à quoi l’on croit. 
Prêter serment devant le « Grand Architecte de l’Univers, qui est Dieu » est alors bien plus important que le livre sur lequel il est prêté. 

D’ailleurs en 1813, en Angleterre, la « réforme » de déchristianisation de Sussex sur les rituels donnera à chaque maçon la possibilité de choisir le Volume de la Loi Sacrée sur lequel il prêtera serment. (Revoyez notre précédente conférence). En effet, Sussex raisonne pour l’Empire britannique, qui compte parmi ses sujets désormais de nombreuses confessions. Le textes sacré ici aussi s'avère secondaire du moment ou le serment est prêté sous le regard du Grand Architecte de l’Univers qui est Dieu. 
En cette période d'Union entre la « Grande Loge des Moderns » et la « Grande Loge des Antients », après 60 ans de luttes fratricides, un fait des plus révélateurs sur l'importance du serment va se produire lors de la cérémonie d'Union entre ces deux Grandes Loges.
Voici donc comment les choses se sont passées lors de cette cérémonie: les représentants de la « Grande Loge des Antients » ont été placés d'un côté et les représentants de la « Grande Loge des Moderns » ont été placés de l’autre. Les représentant de la « Grande Loge des Antients » vont alors prêter le serment que prêtaient les « Moderns » et à leur tour, les représentant de la « Grande Loge des Moderns » vont prêter le serment des « Antients ». Les uns auront prêté le serment des autres, et les autres, celui des uns.
Cette même procédure sera ensuite perpétrée dans les Loges elles-mêmes. Chaque membre dans chaque loge anciennement des « Moderns » prêtera le serment des « Antients » et chaque membre dans chaque loge anciennement des « Antients  » prêtera le serment des « Moderns ». 
Ces serments croisés seront la base du nouvel édifice ainsi créé.
Nul besoin de faire repasser à chacun des cérémonies, le serment suffit. 
Ceci nous montre encore à quel point le Serment est la Pierre Angulaire de l'ouvrage maçonnique. 
Bien. Je dois maintenant aborder deux moments difficiles ... 
Le premier moment difficile se passe en France en 1877. C'est à ce moment que l’on va modifier un article des Règlement Généraux du Grand Orient de France. L' article premier.
Alors que dit cet article premier, rédigé en 1849 ?

«  La Franc Maçonnerie, institution est essentiellement philanthropique, philosophique et progressive a pour base l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme ».
Le pasteur (parce que c’est un pasteur de de l’église réformée) Frederic Desmons va proposer une nouvelle formulation de cet article et cette nouvelle formulation va être adoptée. La voici: 
« La Franc Maçonnerie, institution est essentiellement philanthropique, philosophique et progressive a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale universelle, des sciences et des arts et l'exercice de la bienfaisance. Elle a pour principes la liberté absolue de conscience et la solidarité humaine. Elle n'exclut personne pour ses croyances. Elle a pour devise : Liberté, Égalité, Fraternité. » 

On a donc simplement supprimé : l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme. 

Il est par ailleurs à noter que la référence au Grand Architecte de l’Univers sera conservée dans les textes, dans les rituels.
Il faudra attendre 10 ans pour que le Grand Architecte de l’Univers soit « optionnellement » ôté des rituels. 

On ne peut pas s'empêcher de poser la question. Pourquoi la Grande Loge Unie d'Angleterre a-telle alors rompu tous ses rapports avec le Grand Orient de France alors qu'à ce moment le Grand Orient de France fait encore référence explicitement au Grand Architecte de l’Univers ?
Pourquoi ?
Et bien parce que pour la Grande Loge Unie d'Angleterre un élément « sine qua non » a été ôté. Non pas le Grand Architecte de l’Univers qui est déjà en 1877 en Angleterre considéré comme « undenominational » mais bien plus important: la référence à l'immortalité de l'âme et sans une croyance en l’immortalité de l’âme plus aucun serment ne peut être valable aux yeux de la Grande Loge Unie d’Angleterre. Pourquoi ?
Parce que l'on continue à considérer, comme la tradition nous le montre que le serment maçonnique ne se porte pas seulement devant les hommes mais avant tout devant Dieu, le Grand Architecte de l’Univers, devant une instance « extra humaine », dans laquelle on croit et qui fait que le non-respect de cet engagement impactera non seulement sur votre vie d'aujourd'hui mais surtout sur le futur de votre âme.
Du moment où l'on a plus l’assurance que l'âme du récipiendaire sera impactée par son serment, et bien l'engagement pris revient à n'être plus qu'un simple agrément sur l’honneur, sur l’humain, sur soi-même. Comment alors être sûr de l’honneur de l’autre ? Il n'est qu'un homme faillible. Donc je ne peux pas croire dans son serment. A partir de là le serment n’est plus valide. 

Il ne peut y avoir, pour la Grande Loge Unie d’Angleterre, de serments valables que du moment où il y une croyance dans l’immortalité de l’âme ! Quelle que soit la religion ! 

Chacun pensera ce qu’il veut de ceci... je n’ai fait que donner des faits, des éléments probants, historiques, et ensuite techniques, mais c’est un sujet de réflexion qu’il faut avoir et dont on ne peut pas faire l’économie lorsqu’il s’agit de prêter serment comme de recevoir celui d'autrui... 

Il faut dire aussi que ce conflit Franco-Anglais s'explique aussi par des raisons extra-maçonniques qu'il serait trop long de développer ici.
Il est par ailleurs intéressant aussi de savoir que le Pasteur Desmons n'avait en fait aucunement l'intention d'ôter Dieu des bases de la maçonnerie, il le dira lui même plus tard, n'oublions pas qu'il est pasteur...
Mais l'occasion était trop belle dans un camp comme dans l'autre pour faire éclater ce conflit. Nous aurons sans doute l'occasion de revenir plus en détails sur ce sujet dans une future conférence... 

On ne peut pas passer sous silence non plus un deuxième évènement important, un deuxième moment difficile qui s’est produit en 1964, mais cette fois ci en Angleterre.
En effet, en 1964, les anglais ont déplacé les châtiments de l’obligation du serment.
Pendant très longtemps, on avait l’habitude de dire qu’il y avait 3 piliers en Angleterre : la Royauté, l’Eglise Anglicane et la Maçonnerie. La maçonnerie était tellement intégrée que personne n’aurait pensé remettre en cause. Dans ces années de nouvelles forces politiques sont apparues et elles ont évidemment voulu bousculer « l’establishment ». Le plus simple était sans doute de remuer un peu la maçonnerie. Ce qui fut fait . Sans ménagements.
La maçonnerie fut alors attaquée sur de nombreux points, notamment sur le fait qu'elle demandait à ses futurs membres de, sans les avoir prévenu, de prêter un serment où on leur promettait de leur couper la gorge, puis ensuite de leur couper ce que l’on veut... 

Il y eut alors d’énormes pressions. D’énormes pressions et ce que l’on pourrait appeler « un moment de faiblesse » et une très mauvaise « gestion de crise ».
Bien sûr, il y eu beaucoup de discussions pour savoir si l'on devait ou pas garder ces odieux châtiments d'un autre âge ... mais c’était joué d’avance.
Il a fallu donner une espèce de gage à la société anglaise de ce moment et l'on décida de déplacer châtiments à la fin de la cérémonie, comme une référence à ce qui se faisait autrefois. 

Et c’est grave ! 

C’est grave parce que ces châtiments (mais je ne veux pas empiéter sur le travail que notre frère Philippe vous a préparé, et donc je ne m’étendrais pas sur les châtiments) sont simplement la manière de réitérer le serment qui est porté ! Si nous faisons notre signe ce n'est en fait que pour évoquer le châtiment de notre obligation et donc reprendre notre serment. Le serment, « sacramentum » ,cela veut dire sacré ! 
Prêter un serment, c’est entrer dans un espace sacré.
A chaque fois que nous ouvrons les travaux, le fait que nous fassions le signe rappelle à tous et à chacun que nous avons tous prêté le même serment, et fait que nous prêtons à nouveau ce même serment. De là, nous créons un espace sacré dans lequel nos travaux pourront être menés à bien. 

Quand on est dans un tribunal, aujourd’hui encore, même dans nos sociétés laïques, ce qui va être dit, à partir du moment où on a prêté serment ; que ce soit sur l'honneur, sur la Bible ou sur n’importe quoi, on rentre dans un autre espace, c’est-à-dire que ce qui va être dit ça compte double. On ne peut plus mentir. Si l'on ment, et bien il faudra en payer le prix qui peut être de la prison.
On ouvre à partir du moment où on est sous serment un espace de type sacré et ce même dans la vie civile. 

Et bien lorsque nous faisons notre signe nous ouvrons un espace sacré et lorsqu’à la clôture des travaux, nous faisons à nouveau ce même signe ensemble, nous refermons cet espace sacré. 

Ce sont là des choses que l’on ne nous dit pas assez, parce que justement nous ne prenons pas assez le temps d’étudier l’essence même de ce que nous sommes en train de faire. 

Donc le fait que les anglais aient déplacé ces châtiments est à notre sens, un problème réel parce qu'il déconnecte le signe du châtiment et donc du serment. 

Cette dimension sacrée que nous créons ensemble, à travers un serment que nous avons fait ensemble, c’est ce qui nous distingue du club de belote ou d’un club d’affaires. C’est grâce à ce serment que nous pouvons être dans une autre vision de la réalité. 
C’est amusant parce que lorsque nous étions en train de nous préparer pour l’entrée en cortège, je disais aux différents officiers en train de se préparer: « Le premier qui sait qui a été élu Pape* me le dit » et là le frère Antonio me dit « Non, là on va rentrer en tenue, là on quitte le monde, alors on ne peut pas être dans le monde »... et il avait raison ! 

De la même façon, ne perdons jamais de vue que les recherches et les travaux que nous sommes en train de faire n’ont d’intérêt que pour éclairer et mieux comprendre ce que sommes en train de faire et pouvoir continuer à le transmettre. Cela n’a aucun intérêt comme simple signe d’érudition comme nous le voyons trop souvent ici et là... 

Chacun est-il bien conscient de sa responsabilité dans le travail maçonnique qu'il doit mener à bien ? Est-il conscient qu'il prend la responsabilité de participer à l'ouverture d'un espace sacré, dans lequel est remis le « Mot du Maçon » qui seul habilite à construire des édifices ?
Est-il bien conscient que tout cela demande une responsabilité, exactement comme le maçon doit être responsable du fait que son mur va être droit et qu’il ne va pas tomber sur la tête des gens.
Et bien même si notre Maçonnerie n'est plus que spéculative, elle demande pourtant la même responsabilité, ou alors il faut faire autre chose que de la Maçonnerie ! 

A chaque fois que nous faisons le signe, nous avons l’occasion de nous remémorer le serment que nous avons prêté. Si nous acceptons de prêter ce serment, si nous acceptons de faire ce signe, pour réitérer ce serment, si nous acceptons de créer et d’évoluer dans un espace sacré, et bien il faut en être digne et en être responsable.

La Loge Rudyard Kipling travaille au Rite Emulation à l'OR de Suresnes.

www.rudyard-kipling.fr/

 

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Publié le par jean françois
UN MOMENT DE NAÏVETE

DOGME, DOGMATISME, LAÏCITE, LAÏCISME…

 

Pharaon fût Dieu, ou au moins demi dieu et roi à la fois. Le livre du prophète Samuel relate un événement fondamental de la vie du peuple juif, l’installation d’une monarchie, en quelque sorte une séparation des pouvoirs  civils et théologiques, des rois et des prêtres. Ce qui n’est pas une rupture ou un abandon de Dieu vis à vis de son peuple. Mais des questions naissent, le roi est-il soumis à son dieu ou a son peuple, est-il second ou égal à Dieu, voir pour l’administration de la cité au-dessus de son Dieu, il semble en tout cas qu’il était l’élu de son peuple. Cet événement sera suivi d’un certains nombres d’interprétations et d’exégèses, pour tenter de régler ce problème épineux de la primauté sur les institutions, il fait encore débat dans certains pays, même ceux ayant une religion d’état.

 

Dans le nouveau testament, Jésus interrogé par les Pharisiens au sujet du paiement de l’impôt à César, ne tomba pas dans le piège tendu, on rapporte qu’il dit : Il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Cela a permis aussi de nombreuses interprétations, Samuel et Jésus seraient-ils des pères de la laïcité, ou pour le moins à l’origine de la séparation de l’église et de l’état ?

 

Pour Mahomet et ses successeurs, le Coran est la loi et il n’y a pas de séparation entre le politique et le religieux.

 

L’église catholique romaine, jusqu’à Vatican II, a fait référence au Saint Empire et défendait une hiérarchie plaçant le spirituel au-dessus du temporel, l’aigle a deux têtes, les clés d’or et d’argent, Janus autant de symboles qui illustrent la symbiose entre spirituel et temporel. Le terme Saint à mon sens doit être pris en ce qui concerne le temporel, comme la caractéristique d’une société idéale ou règne la vertu sur le vice. Une société respectueuse de la nature, de l’univers qui nous entoure, et où le sacré à sa place, le spirituel n’est pas l’ennemi du temporel, comme la tradition n’est pas l’ennemie de la modernité. Mais il ne s’agit pas non plus de substituer ou de confondre temporel et spirituel.

 

La franc-maçonnerie n’en déplaise aux partisans des théories du complot n’est pas une secte, qui veut prendre le pouvoir dans la cité et sur les esprits. Elle s’intéresse tout du moins pour une grande partie de ses membres à la Connaissance et non à l’action directe sur la société, c’est par l’exemplarité de ses membres et l’élévation des consciences individuelles qu’elle entend apporter sa contribution au bien commun, non par une prise du pouvoir temporel, mais en apportant sa pierre, cela n’est pas toujours compris.

 

Les francs-maçons opératifs, constructeurs de nos cathédrales étaient eux fortement imprégnés par la religion et la tradition remontant à la construction du temple de Salomon, pour témoignage le manuscrit Régius de 1390, une sorte de catéchisme, de bonne conduite, de bonnes mœurs, fortement imprégné par la religion. Puis le siècle des lumières a vu la naissance de la franc-maçonnerie spéculative poussant sur le terreau des dissensions religieuses en particulier en Angleterre, par la montée du protestantisme, le refus de la papauté (voir Newton), qui furent propice à l’émergence de cette religion universelle selon le célèbre discours de Ramsay, les francs-maçons se sont reconnus dans un principe celui du Grand Architecte de l’Univers.

 

Les droits de l’homme qu’on ne peut manquer de rapprocher en toute objectivité  du livre de Samuel qui sépara le prêtre et le roi ou de jésus qui n donna sa loi d’amour fraternel à tous les hommes. Ces droits s’installèrent dans notre société au terme d’une lutte entre l’église et l’état, entre l’église  et les prêtres de la laïcité, la loi de 1905 consacra la laïcité.

 

Nous constatons hélas que le combat continu toujours, combat qui vient pour sa grande partie de la confusion, du mélange des termes l’on confond dogme et dogmatisme, religion et intégrisme, laïcité et laïcisme.

 

Si le dogme est un ensemble de règles auxquelles je puis adhérer librement il me va bien, s’il est équerre, rituel, ordre initiatique et fraternel, il me va toujours bien, s’il est pratique des arts libéraux et des vertus il me va encore. Mais s’il est excès imposé, obscurantisme, non respect des différences, intolérance, dogmatisme, il ne me va pas, car il est dévoyé en intégrisme, en asservissement, rejet de l’autre, il n’est pas l’amour du prochain.

 

Si la laïcité est protection, des consciences, et respect de toutes les religions elle me va bien, si elle est combat pour des valeurs morales facilitatrices du bien vivre ensemble, d’une vie apaisée et bonne, elle me va bien. Un combat est à mener pour le maintien de cette laïcité, mais un combat est aussi a mener contre le laïcisme qui exclu.

 

Ainsi, l’on peut rêver d’un Camp David, de poignées de mains fraternelles, de chaine d’union entre Samuel et Jules Ferry, entre Jésus et Aristide Briand, une chaîne dans laquelle nous serons capable d’embrasser notre ennemi d’hier. Le franc-maçon après tout ne s’est t’il pas assigné le but, de passer de l’avoir à l’être, et de réunir tout ce qui est épars.

 

JF. 

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Publié le par jean françois
ALCHIMIE, SADHANA,DHARMA

ALCHIMIE, SADHANA, DHARMA…

 

L’alchimie a inspiré la franc-maçonnerie spéculative, la transformation du métal lourd en Or fin spirituel, est le dévoilement du plus profond de nous-même, notre transformation progressive, par des passages successifs dans la cornue, dans le laboratoire sacré qu’est la loge, fait du profane un initié aux mystères. Chaque fois que je participe à une tenue je reçois mon salaire, c’est une joie nouvelle, une révélation sur le chemin du bonheur.

 

Cette alchimie ne peut s’accomplir que par l’alliance de la théoria et la praxis, par réflexion et pratique, comme le faisaient les philosophes antiques du miracle grec, ou comme le font encore les Indiens avec le sâdhana et le dharma. Le franc-maçon en particulier celui qui pratique le rite écossais ancien et accepté, réfléchi sur le sens et le but de sa vie individuellement et dans sa loge.

L’initiation impose le travail intellectuel comme un de ces composants qui permet sa réalisation. Les bons sentiments ne peuvent suffire , la pratique quasi quotidienne, d’un rituel, d’une auto-discipline, la volonté constante du bien permet la croissance et l’élévation de la conscience, se négliger, c’est négliger les autres. Ce travail intellectuel est en quelque sorte une protection (dharma) contre l’ignorance qui est une véritable souffrance pour l’homme, cette souffrance qui conduit aux déviations aux intégrismes, aux intolérances. On m’opposera qu’il y a des imbéciles heureux, c’est bien méprisant pour les âmes simples. La béatitude, la contemplation  du beau,  est bien plus belle, mieux vécue quand elle est consciente.

 

Tout est question d’équilibre et de tolérance, il ne faut certes pas succomber à une ratiocination surtout en métaphysique, il y aura toujours au bout du chemin, au terme un mystère incommunicable, cela ne peut néanmoins justifier pour le cherchant le refus total de l’intellect cédant ainsi à une sorte de facilité, de paresse, on ne peut se contenter de dire « je ne puis rien t’expliquer, il n’y a rien à comprendre, il faut vivre l’initiation pour la comprendre. » Il convient d’ajouter cherches-tu trouveras, frappe….

 

Pour pouvoir vivre pleinement son initiation, il faut travailler, le franc-maçon célèbre la gloire du travail, c’est avec persévérance, et à son allure, qu’il avance vers le bien. Comme tout homme « est un être pensant » se dispenser de la réflexion ou renoncer à la pensée, n’est pas la garantie d’atteindre la Lumière et la Connaissance, au contraire le savoir théorique est une étape sur la voie, mais ce n’est qu’une étape, fût-t’elle séduisante comme Calypso, elle n’est pas le retour chez soi. La spéculation intellectuelle n’est pas le but, elle est une force qui nous met en mouvement, au début des travaux nous répétons « au commencement était le verbe.. »

 

Le cherchant est à la fois immanence et transcendance. Cette alchimie se pratique avec ordre et méthode le plomb ne se transforme pas instantanément en Or spirituel. Le franc-maçon cherchant s’inscrit dans un ordre cosmique, universel. La franc-maçonnerie se définit comme un ordre initiatique fraternel, elle impose la rigueur rationnelle de l’équerre avant l’ouverture du compas de l’esprit, de la bienveillance pour tous nos frères ayant la volonté du bien. C’est ainsi qu’elle est aussi souvent qualifiée de religion universelle, dans le sens pur de religere relier les hommes entre eux, véritable combat spirituel pour réunir en soi et dans le monde ce qui est épars.

 

JF.

ALCHIMIE, SADHANA,DHARMA

POLEMIQUE

 Symbolisme, ou signe ostentatoire religieux, paru dans Hiram-be ?

 

SUR HIRAM-BE

 dans Edition

Claude Thomas, franc-maçon de la Grande Loge de France qui s’était déjà distingué lors des problèmes de Pascal Vesin, lui marquant un soutien plus qu’appuyé avec des interventions bruyantes sinon retentissantes (voir ici et ici), vient de se manifester à nouveau en éditant un opuscule titré « La symbolique de la crèche ». Ci-dessous la présentation qu’il en donne, après avoir indiqué dans son mail où il m’informe de la sortie de son livre, chez Edilivre, « Que la tolérance soit acceptée par tous. Je sais que c’est un voeu pieux. Me voici mobilisé et confronté à l’intolérance laïque après l’intolérance religieuse. » Claude nous signale aussi que l’intégralité des profits liés à la vente de ses deux livres seront reversés à l’association C.L.A.R.T.E, pour les orphelins maçonniques.

Un jugement du tribunal administratif d’Orange du 14 décembre 2016 annule, au nom de la laïcité, une décision du conseil régional « Auvergne Rhône Alpes » d’installer une crèche de Noël dans ses locaux. Sous la pression de la Ligue Française pour la défense des droits de l’homme et du citoyen et la fédération de la libre pensée et d’action sociale du Rhône. Le tribunal considère qu’en l’espèce l’installation ne présentait pas un caractère culturel, artistique ou festif, sans exprimer la reconnaissance d’un culte et ne marque aucune préférence religieuse. Cette décision me semble illogique, intolérante. Il faut rappeler que Jésus de Nazareth juif était laïc à sa naissance. Cette décision pourrait être ainsi considérée comme discriminatoire. Une crèche présentée dans un lieu public, comme aussi une crèche vivante présentée sur une place d’un village, sont-elles une menace pour les fondements de la République ? Il ne faut pas oublier les racines chrétiennes de la France. De plus cette manifestation apporte un jour férié, je pense que les laïcs en profitent. Je vous en prie, ne soyez pas aussi obtus. Montrez que la tolérance du monde laïc est plus intelligente que celle de certains religieux (la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a en son sein des intégristes religieux qui sont intolérants envers ceux qui pourraient éventuellement menacer les fondements de l’Église). Cela servirait d’exemplarité.
C’est pourquoi j’incite le lecteur à considérer que la crèche est non seulement une œuvre artistique, mais une valeur symbolique qui devrait inspirer la conduite de l’homme dans son quotidien.

ALCHIMIE, SADHANA,DHARMA

HUMOUR LA VIE LA MORT

 

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Publié le par Jacques Viallebesset

Cet article est reposté depuis L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset.

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Publié le par jean françois
LES MOTS DU SILENCE

LES MOTS DU SILENCE

 

Je me suis souvent demandé pourquoi tant de mots pour dire des choses simples. C’est une richesse me dis le linguiste, un passeport pour nous reconnaître  me dis mon frère, ils sont nos mots de famille, nos mots de passe, ils sont parfois sacrés, et puis au commencement était le verbe alors !

 

Il y a des mots secrets tapis au fond de nous-mêmes, de notre cœur, des mots qui hésitent à sortir, à franchir la barrière de nos lèvres, ceux que l’on balbutie. Il y a comme une peur de les perdre, qu’ils se diluent dans une foule de mots, qui ne résonnent plus, qui s’éloignent, s’évanouissent et disparaissent dans une multitude, une vulgarité, une quantité de mots sans intérêt.

 

Et puis il y a ces mots savants pleins d’orgueil que l’on veut placer absolument dans une soirée où l’on s’ennuie, ce sont des mots qui « gonflent », j’entends comme un bruit de crapaud.

 

Mais surtout il y a ces mots d’enfant que l’on avait perdu oublié, soudain ils reviennent c’est l’âge  sans doute!

 

Ces mots, que l’on a du mal à dire, par pudeur, par retenue. Alors on prend la plume on les couche sur une feuille et celui ou celle qui les reçoit nous dit n’écrit pas, parle-moi. Alors ces mots-là, ils deviennent des cris, ils explosent de joie, d’amour, ils ont la fièvre ces mots. Ce sont ceux qu’hier je donnais à ma mère, à mon père, aujourd’hui ils sont à toi mon amie, ma compagne, mon amour.

 

Puis il y a ces bons mots qui font rire, qui font du bien, guérissent nos maux.

 

Enfin il y a des mots magiques ils grandissent peu à peu, il faut les partager, ils sont l’espoir, l’espérance, ils effacent la haine, la vengeance, l’amertume. Ces mots embrassent les tiens mon frère. Je les gardent ces derniers mots avant de refermer le grand dictionnaire de la vie, et si je peux, oui si je peux quand je serais parti là-bas où le regard se perd après l’horizon, je vous écrirais.

 

Je vous écrirais encore quelques mots, s’il reste un peu d’encre bleue dans l’encrier de mon cœur, alors ces mots pleins, et déliés enfin tomberont doucement avec la rosée du matin dans votre boîte à lettres. Je vous déjà sourire en lisant ces quelques mots, que sans doute je n’oserais  jamais vous dire.

 

Car finalement ils ne sont rien, seul le silence est pur et beau.

 

JF.

LES MOTS D'HUMOUR

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Publié le par jean françois
DU RENVERSEMENT DE L'EMPIRE DU MILIEU A LA LUMIERE DE L'OCCIDENT

DU RENVERSEMENT DE L’EMPIRE DU MILIEU A LA LUMIERE DE L’OCCIDENT.

 

L’axe, le centre, de la spiritualité est-il entrain de bouger. On opposait jusqu’à présent la rationalité, la matérialité de l’occident à la spiritualité de l’orient. Les hommes en recherche d’harmonie avec le cosmos, tournaient leurs yeux, vers l’Orient, le corps et l’esprit était soumis aux soins  d’Orientaux.

 

Un bouleversement, un renversement se produit dans la chine nouvelle, cette partie importante de l’humanité devient adepte de l’eugénisme, du transhumanisme, de l’intelligence artificielle 50% des jeunes chinois y seraient favorables.

 

En 1973 Alain Peyrefitte écrivait : Quand la chine s’éveillera…. Le monde tremblera, c’était il y a moins d’un demi siècle ! Il semble qu’en cette année du chien, le dragon chinois s’éveille.

 

Les chinois n’ont pas les complexes des occidentaux, ils sont favorables à l’augmentation de l’intelligence de leurs enfants par tous les moyens, ils ont mis en place un programme de séquençage génétique. Un jeune génie de 21 ans Zhao Bowen (1) dirige un laboratoire de recherche génétique et il publie dans Nature.

 

Les jeunes chinois sont déjà convertis à l’intelligence artificielle alors qu’en occident nous faisons des conférences, des colloques  sur le sujet. Une grande majorité des chinois envisagent dès demain de remplacer de nombreuses professions par des robots, des programmes informatiques nourris aux algorithmes prélevés gratuitement avec notre consentement béat sur les réseaux sociaux mondialisés. Par exemple dans l’éducation les professeurs, dans la justice les juges et les avocats, l’ensemble des fonctionnaires dans les administrations, les experts comptables, les médecins etc…

 

Ils envisagent même de possibles relations d’amitié et d’amour avec des robots. L’empire du milieu devient l’empire de la technologie, aucune norme éthique, ne semble freiner ces nouveaux petits génies, de nombreuses manipulations génétiques ont déjà été réalisées, pendant que nous réfléchissons à la composition de nos comités de contrôle et d’éthique.

 

La lumière pourrait maintenant bien venir de l’Occident, dans la silicon valley les dirigeants des sociétés du numérique, du digital éloignent leurs enfants des écrans, pour les protéger d’un asservissement aux technologies qu’ils mettent eux-mêmes au point. Il ne s’agit pas de refuser les progrès techniques, mais de les maîtriser et de leur accorder leur juste part dans notre vie.

 

En Orient l’alliance du Lion et du Dragon semble vouloir s’imposer au monde. Nous sommes loin des valeurs de liberté et de fraternité chères aux francs-maçons.

 

Je ne sais pas si André Malraux a dit : le XXIème siècle sera religieux, mystique ou spirituel. Mais il pensait à la possibilité d’un événement spirituel à l’échelle planétaire. La Lumière pourrait peut-être cette fois venir d’Occident, à nous de la diffuser au plus grand nombre.

 

JF.

 

Notes : L’hebdo L’Express N° 3475 du 07/02 au 13/02/18. Rubrique Opinions : demain sera vertigineux par Laurent Alexandre. La Chine ultratranshumaniste.

 

(1) Article du Monde des Sciences sur Zhao Bowen voir ci-dessous. 

Zhao Bowen (Photo du Monde des sciences)
Zhao Bowen (Photo du Monde des sciences)

Zhao Bowen (Photo du Monde des sciences)

Zhao Bowen, chasseur de surdoués

Ce prodige de 21 ans, qui dirige un laboratoire de l'Institut de génomique de Pékin, cherche à déterminer les gènes de l'intelligence.

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO |  14.03.2013 à 17h59 • Mis à jour le 25.03.2013 à 10h03 Par  Harold Thibault
 

 

D'apparence, Zhao Bowen est un jeune comme un autre. Il débarque l'air décontracté, en jean et sweat-shirt à capuche. A 21 ans, il aime le heavy metal et les romans de science-fiction. Lui-même écrit un peu à ses heures perdues. Il avait monté un petit club de rédaction au lycée. Depuis, sa vie a pas mal changé. Bowen a une réponse toute faite lorsqu'il s'agit d'expliquer son parcours : "Et pourquoi serait-ce impossible ?", même s'il concède que son ascension est "singulière". Peut-être ses recherches apporteront-elles au jeune homme ainsi qu'au reste du monde un éclairage plus poussé sur ce qui fait un génie.

Il détaille son parcours. Comment, en étant né en 1992, on peut, en 2013, avoir une carte de visite sur laquelle est écrit "directeur, Laboratoire de génomique cognitive". La découverte précoce de son intérêt intervient à un très jeune âge, une "curiosité particulière pour la science", peut-être à 5 ou 6 ans. Celle de la génétique en particulier date de ses 15 ans.

Au lycée, il a toujours songé qu'il perdait son temps. Pour parer à l'ennui scolaire, donc, il parvient à dégoter un stage à l'Institut de recherche sur les fleurs et légumes, rattaché à l'Académie chinoise des sciences agricoles, où il restera finalement deux ans, en parallèle à ses études dans son lycée d'élite. A 15 ans, on lui confie essentiellement le nettoyage des pipettes, mais il découvre alors "un nouveau monde, la porte était ouverte". A force d'observation, il parvient à monter son petit projet de recherche personnel, l'étude d'un gène qui détermine le sexe du concombre. "C'était assez simple, juste l'étude fonctionnelle d'un gène", explique M. Zhao, qui figurera parmi les coauteurs de la publication du génome du concombre, dans Nature Genetics, en 2009.

UNE BOURSE DE CINQ MILLIONS DE YUANS

Le principal du lycée l'appuie lorsqu'il accepte, à 17 ans, l'embauche de l'Institut de génomique de Pékin (BGI), qui, comme son nom ne l'indique pas, s'est installé depuis cinq ans aux portes de Hongkong, à Shenzhen, où l'éloignement de la capitale est synonyme de liberté, y compris dans la recherche. Ce mégacentre de recherche en génétique est unique par sa débauche de moyens, c'est-à-dire de séquenceurs.

 

Zhao Bowen signe. Il ne passera donc pas le gaokao, le baccalauréat chinois, qui détermine toute une vie. Il n'ira pas non plus à l'université. "De toute façon, à notre époque, on peut trouver l'information partout, dans les livres, sur Internet", justifie-t-il. Son projet se concrétise, une étude de l'héritabilité génétique de l'intelligence humaine, déterminer quels sont les gènes du surdoué. "Tout ce qui touche à l'esprit humain, à comment il se forme, nous voulons le comprendre", poursuit Bowen.

Cela commence à petite échelle, avec les plus intelligents éléments de son ancien lycée qui font l'objet d'un séquençage d'ADN. Mais l'opération lui apparaît ensuite "trop simple, trop naïve". Il faudra davantage de puissance statistique pour parvenir à des conclusions fiables. Il se tourne vers l'équipe de Chine des Olympiades internationales de mathématiques, sans aboutir. Finalement, le gouvernement de Shenzhen, qui verrait bien la région en Silicon Valley chinoise, accorde une bourse de cinq millions de yuans (620 000 euros) à ce projet, ce qui va "tout changer".

L'ATTENTION DES MÉDIAS

L'autre gain lui vient de l'attention des médias. Le Washington Post consacre un article au jeune homme en juin 2010. Un chercheur britannique, un autre américain, un troisième de Taïwan lui rendent visite. Ils veulent participer. Un des rares scientifiques occidentaux à s'être penchés sur le sujet, Robert Plomin, du King's College de Londres, le contacte à son tour. Il a déjà étudié les mutations de quelques gènes dont il est prouvé qu'ils sont liés à l'intelligence. Ils commencent à plancher sur une plus grande population d'individus dotés d'un quotient intellectuel élevé, au-dessus de 145, un échantillon de plus de 2 000 personnes aujourd'hui, dont l'ADN est passé à la loupe ("Science & techno" du 9 mars).

Zhao Bowen a son opinion sur la raison pour laquelle si peu ont tenté d'apporter des réponses sur la génétique de l'intelligence jusqu'à présent. Le sujet est plus que délicat. Les Etats-Unis, par exemple, constate-t-il, sont hypersensibles sur la question des discriminations sur l'intelligence. "C'est controversé, très controversé, reconnaît le jeune homme, et comme les scientifiques ne sont pas riches ils doivent se fonder sur les finances de leur gouvernement ou d'entreprises."

Ce blocage éthique ne lui échappe pas. Serait-il immoral, par exemple, de plancher sur la génétique de l'intelligence de différentes ethnies ? "On ne construit pas des armes atomiques, qui sont un outil, avec des applications particulières de la technologie, rétorque le chercheur. Nous sommes chargés de découvrir des faits. Que l'on décide de les découvrir ou pas, ce sont des faits, ils restent là, comme ce qui relève de la nature de notre univers, ce n'est pas changeable."

TROUVER L'"HÉRITABILITÉ MANQUANTE"

La première publication scientifique de son laboratoire est prévue cet été. Que faut-il en attendre ? Il veut trouver ce qu'il appelle "héritabilité manquante", le pourcentage attribuable au patrimoine génétique, à l'inné, dans l'intelligence. "Si l'on arrive à une conclusion de 20 %, c'est une vraie avancée scientifique", juge-t-il. Quel que soit le résultat, ce sera une découverte au regard de la large population étudiée et du peu d'intérêt pour la discipline jusqu'à présent. Et s'il n'y avait pas d'héritabilité ? "Je ne pense pas que ce sera le cas, mais même si ça l'était cela aurait un intérêt scientifique conséquent", dit M. Zhao.

Il voit cette étape comme un commencement. Une fois que les premières associations sur ces résultats génétiques seront réalisées, il faudra faire le lien avec la formation du cerveau. Lui-même ne connaît pas son propre QI, car après avoir incité des centaines de gens à passer le test, il aurait, dit-il, des facilités à trouver les réponses. "Ce serait tricher", estime-t-il.

 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/03/14/zhao-bowen-chasseur-de-surdoues_1848654_1650684.html#c3Zv60wqeFJ0kg1X.99

ACTUALITES

DU RENVERSEMENT DE L'EMPIRE DU MILIEU A LA LUMIERE DE L'OCCIDENT

 

Sur hiram-be

 

www.hiram.be

LES SUITES DE LA LETTRE DE LA LOGE CHAOS

Par Géplu dans Dans la presse

Après l’affaire de la lettre de la loge du DH bruxellois Chaos qui avait écrit aux parlementaires belges francs-maçons pour leur demander de ne pas voter un projet de loi du gouvernement fédéral autorisant les visites domiciliaires visant les personnes en séjour illégal dans le pays, affaire qui a fait grand bruit en Belgique, les hebdos belges du groupe SudPresse ont interviewé Hervé Hasquin frère du GOB, secrétaire perpétuel de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, et ancien ministre.

Dans cette interview Hervé Hasquin dit comprendre pourquoi les politiques ne veulent pas dire qu’ils sont francs-maçons : Je comprends que des politiques ne révèlent pas leur appartenance, car cela peut leur porter préjudice. Le franc-maçon est toujours le diable, le comploteur, l’homme dangereux. J’ai reçu des insultes, des lettres de menaces, cela ne m’a pas facilité la vie. Il y a quelques semaines, à Bruxelles, un type a dit, en passant à ma hauteur : « Tiens, encore une crapule de maçon ». Les gens aiment bien trouver des boucs émissaires. (…) En loge, vous rencontrez des chrétiens, des protestants, des juifs, des musulmans, mais aussi des athées ou des agnostiques, c’est ce qui fait notre richesse. La crainte des catholiques, dès le XVIIIe siècle, est qu’au contact de non-catholiques, vous abîmiez votre religion, vous tombiez dans l’athéisme. La papauté la condamne d’ailleurs dès cette époque. L’anti-maçonnisme reste très ancré dans le monde catholique bourgeois et intégriste. Mais elle est interdite aussi dans la plupart des pays musulmans. Elle ne fait pas bon ménage avec les religions car celles-ci affirment être détentrices de la seule vérité. Or, il n’y a pas de vérité dans la franc-maçonnerie, pas de dogmes. Une expression très belle dit que le maçon doit « tailler la pierre brute ». Une aspiration à se perfectionner, à chercher sa propre vérité. 

DU RENVERSEMENT DE L'EMPIRE DU MILIEU A LA LUMIERE DE L'OCCIDENT

SUR GADLU-INFO

 

 

Coffret Le Tarot des tailleurs de pierre

de Jean-Michel Mathonière et  Hugues Gartner

Le luxueux coffret le Tarot des Tailleurs de Pierre est une curiosité dans le monde des cartes puisque, pour une fois, il ne s’agit pas d’une simple variation d’un tarot de Marseille adapté à une thématique à la mode.


S’interroger sur les symboles, comprendre leurs origines, leurs sens et leur grammaire, les associer entre eux pour structurer la pensée et par ce fait, augmenter la qualité du dialogue intérieur.

– Un vocabulaire hermétique cohérent, où est rassemblé dans un riche jeu de correspondances et d’analogies l’ensemble des symboles transportés depuis des siècles par les descendants des bâtisseurs de cathédrales.

– Les concordances entre l’alphabet hébreu et hiéroglyphique participent à la description des arcanes majeurs, tandis que le théorème de Pythagore est inscrit dans certains signes lapidaires et autres motifs du XIIIe siècle, et la géométrie des façades des cathédrales nous conduit à l’élévation de l’âme autant qu’à la soumission.

– Qualité graphique exceptionnelle, symbolique puissante.


En savoir plus sur http://www.gadlu.info/coffret-le-tarot-des-tailleurs-de-pierre.html#Ewr8wawpligIbbU5.99

DU RENVERSEMENT DE L'EMPIRE DU MILIEU A LA LUMIERE DE L'OCCIDENT

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Publié le par jean françois
PRENDRE LA MAIN DE SON FRERE.

PRENDRE LA MAIN DE SON FRERE.

 

Révéler, éveiller à l’amour, ouvrir la porte du cœur, laissez couler les larmes de joie, de bonheur. Regarder la vie avec les yeux de l’intérieur. Imaginer son essor vers le monde d’en haut, en ayant les pieds sur la terre, comme saisit d’une envie du bien, du beau, de l’éternelle présence en soi du feu de l’amour fraternel, seule porte d’accès à notre liberté.

Délivré enfin des cerbères qui gardaient les portes de notre temple spirituel, Pouvoir marcher vers l’île de Patmos, le lieu où l’esprit s’élève.

 

La mission du franc-maçon c’est de prendre par la main son frère, celui qui cherche, le mettre sur le chemin de sa spiritualité, ce chemin qui serpente des ténèbres à la lumière véritable, celle qui éclaire tous les hommes de bonne volonté. Tous ceux qui veulent passer le pont qui mène de l’avoir à l’être.

 

Dans un monde abandonné aux idoles humaines, où l’homme est enfermé, prisonnier derrière la fausse réalité des écrans, nourri aux algorithmes.

La mission du franc-maçon est de libérer son esprit, pour pouvoir renouer une alliance avec le juste, le bien, d’imaginer la fin du monde soumis à la dictature du matérialisme.

 

L’apocalypse du franc-maçon est celle du retour vers la divinité, celle du retour vers soi, véritable trésor qui contient le fini et l’infini.

 

Cyrus le grand, ce roi de Babylone qui retenait le peuple de Judée en exil, avait compris, que ni ses armées, ni ses richesses ne pouvaient rien contre les forces de l’esprit. Cyrus en sage, opéra alors un retrait en lui-même pour laisser passer l’autre, vers la lumière. Cyrus aida alors ce peuple qui souffrait en le prenant par la main, l’aida à reconstruire un nouveau monde, un monde, reposant sur les trois colonnes verticales, sur Hessed la colonne de l’amour, sur Din celle de la droiture et sur Tipheret celle de l’harmonie.

 

Alors un monde nouveau apparut, où tout ce qui est épars fut réuni.

 

JF.

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Publié le par jean françois
l'Aventin

l'Aventin

LIBRE PAROLE

Notre frère à la plume vigoureuse, pertinente, loin de la langue de bois maçonnique, rafraîchi, dépoussière parfois; un frère en tout cas fidèle à ses serments, commente l'article du BLOG paru le 18 Février : Grand Architecte ou pas ?

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/

2018/02/grand-architecte-ou-pas.html

 

   Mes BB.CC.FF

 

    L’ami JFG publiant ses articles à la cadence d’une AA-52, il est difficile pour les rares (hélas !) commentateurs de suivre un tel rythme !

    Aussi faudra t’il m’excuser du retard mis à la réponse que je souhaitais faire au sujet de l’article du 18/02 relatif au Grand Architecte et que vous pourrez lire ci-dessous.

 

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    Article très intéressant en ce sens qu’il touche sans doute à la question la plus controversée chez les Maçons, à savoir celle du G.A.D.L.U., tout au moins pour les « réguliers ».

   Un bémol toutefois à cet éloge !

   En effet, si j’ai beaucoup apprécié les trois premiers paragraphes je suis plus réservé en ce qui concerne les suivants dont la compréhension n’est pas toujours évidente pour quelqu’un qui n’est ni un « accro » de Freud, ni un « addict » de René Guénon .

    Que l’on me pardonne à la fois cette impertinence et ce manque de culture!

    Si je m’en réfère à l’origine historique de la Franc Maçonnerie, celle-ci est indubitablement une organisation prenant ses racines dans la religion et plus encore dans l’une d’entre elles, le Christianisme,  que cela plaise ou non. En effet, à moins que l’on ne m’ait menti, nos précurseurs étaient les constructeurs de cathédrales, conduits et  guidés par leur foi chrétienne, et si ce n’est pas le cas, alors que l’on veuille bien m’expliquer  pourquoi on m’a fait croire à cette légende !

    Que par la suite la FM se soit ouverte par exemple à l’Islam, c’est très bien, et pour avoir fréquenté de longues années une obédience dont les membres étaient 50% Chrétiens, 50% Musulmans, je ne puis que me réjouir d’avoir vécu cet « œcuménisme », source de belles rencontres et de certaines découvertes.

    La FM est donc déiste sinon même, théiste, tout nous ramène au VSL, il n’est qu’à lire nos rituels !

    Aussi, que des obédiences s’affichent laïques, pire qu’elles aillent « bouffer du curé », me trouble, que la croyance en Dieu soit facultative ou malvenue m’interpelle, où donc est la tradition ?

    Il ne s’agit pas pour moi de jeter la pierre aux obédiences « libérales », tout comme les « régulières » elles œuvrent à l’amélioration de l’homme et ce faisant au bonheur de l’humanité, en prônant la fraternité, l’amour du prochain, la tolérance etc… et tout cela est éminemment respectable, mais cette non reconnaissance du GADLU est-elle en accord avec la Franc Maçonnerie « historique », je ne sais pas !

    Le volet « mystique » n’existe donc pas dans les obédiences « libérales », peut- on alors parler de Maçonnerie, qui me répondra ?

    J’observe par ailleurs que nombre de maçons « réguliers » affichent un sourire quelque peu ironique dès l’instant qu’on dénonce les entorses faites à ce que préconise le VSL, cela au nom de la modernité et du célèbre axiome selon lequel « il faut vivre avec son temps » !

    Mariage pour tous, choix du genre, etc… ne me semblent guère en accord avec la Bible, les Evangiles ou le Coran, mais les maçons ne disent rien, pire, ils approuvent si j’en juge par l’attitude observée par de grandes obédiences, régulières ou non, vis-à-vis de ces deux loges américaines qui ont exprimé leur désaveu en ce qui concerne certains faits de société !

    GO, DH etc…font ce qu’ils veulent, ils n’ont pas pris leurs engagements sur un livre saint condamnant certains comportements, mais s’agissant des obédiences régulières, reconnues ou pas, je m’insurge contre cette hypocrisie qui consiste à dire la chose et à faire son contraire, aussi serait- il plus que temps de revoir nos « manuels » de telle sorte qu’ils soient en harmonie avec la vraie vie !

  Qui aura le courage d’ouvrir un tel chantier ?  

  Si la chose se produisait, alors un terme nécessaire serait ainsi mis à cette tartuferie et le maçon sincère et respectueux des engagements qu’il a pris se sentirait plus à l’aise qu’il ne l’est sans doute lorsqu’il réfléchit quelque peu à ces contradictions.

 

Cincinnatus.

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Publié le par jean françois
APOCATASTASE ACCELEREE

APOCATASTASE ACCELEREE

 

Le livre était ouvert à l’Orient au prologue de Jean, la matière dominait encore l’esprit et pourtant l’on sentait dans l’air comme un souffle d’espérance, car (…) à tous ceux qui étaient présents, à tous ceux qui l’ont accueilli, il a donné le pouvoir de devenir enfant de Dieu…(…) Il y avait comme un sentiment d’urgence, une nécessité impérieuse de faire le vide en moi, il fallait faire de la place, nettoyer du fond jusqu’aux combles, se séparer de l’inutile, de presque tout.

 

Ne plus rien vouloir, ne plus rien désirer, même pas le salut, même pas la vie éternelle. Il fallait partir, chercher, j’étais passé par les épreuves, j’avais abandonné mes acquis, mes certitudes, maintenant c’est décidé « je serai ce que je serai.»

 

Le prologue était consommé, je marchais vers Patmos, vers moi-même, vers le souvenir de ce que j’étais, il y a six mille ans et plus. Il me fallait au plus vite retrouver la mémoire, de ce que j’étais avant. Il le fallait tout de suite, maintenant, pas de promesses pour l’orient éternel. Vanité me cria la voix du couvreur dans l’ombre, non volonté de lever le voile, de passer des ténèbres à la lumière. J’ai trois ans, j’aspire à connaître l’unité.

 

Je veux faire mon apocatastase en mode accéléré, mon apocalypse now, sortir de mon exil, passer le pont vers ma Jérusalem céleste, contracter une nouvelle alliance, partir pour un nouveau cycle, retrouver l’amour et l’harmonie des origines.

 

JF.

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Publié le par Jacques Viallebesset

Cet article est reposté depuis L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset.

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