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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
L'HABITUDE MANIERE D'ETRE

L’HABITUDE MANIERE D’ETRE

 

 

L’habitude, dans un monde en constant mouvement, a une connotation « vintage », un côté désuet, dépassé, au temps des mises à jour quotidiennes. Pourtant l’habitude est une manière d’être, un désir d’être, malheureusement souvent dégradée en un plaisir de paraître, concession de l’être à l’avoir. 

 

Je dirais que pour moi l’on n’est plus dans l’habitude, mais on a l’habitude. L’on fait des choses par habitude  sans peut-être y réfléchir. On récite sans connaître la profondeur et le pour quoi du récit, la valeur et le sens des mots. Cette attitude est une mauvaise habitude.

 

Parfois l’on vient par habitude au temple maçonnique, croyant que l’on vient en loge. Venir en loge c’est participer à une construction personnelle et collective, au moyen d’un rituel expression d’un rite initiatique, cette habitude est une attitude initiatique. Cet art de la construction de l’esprit, a besoin du temps long, la mise en œuvre d’un chantier nécessite une habitude, être d’abord en capacité, être prêt a accomplir le travail, capable de poser chaque pierre à sa place, loin du tumulte, du trouble de l’esprit, la force de l’habitude est alors nécessaire, l’on voit sur le chantier le maçon qui peut être reconnu comme tel, il ne se disperse pas, tout est en ordre autour de lui et en lui, cet homme à l’habitude.

 

Dans nos loges l’on observe des acteurs et des figurants, les figurants sont là parfois en ayant oublié la raison de leur présence. Ils répètent les mantras du rituel qui ont peu d’effet sur eux. Pour les participants il en est autrement, plus le rituel pénètre en eux, plus ils en reçoivent les bienfaits. Les mantras deviennent des forces qui les poussent plus loin, plus haut, la construction se réalise peu à peu. L’habitude devient glorieuse et accroît le désir d’être. C’est donc en conscience avec la volonté de notre libre arbitre que nous choisissons les bonnes habitudes, les bonnes attitudes. Un des traits de l’habitude est la persévérance, cette persévérance sans cesse passée sous le ciseau de la vigilance est vertueuse.

 

L’habitude n’est pas qu’une passivité, elle se cultive, elle est un exercice d’obligation, de réflexion sur soi, j’ai pris l’habitude chaque matin de méditer, de penser par moi-même, c’est un exercice pour moi-même. Prendre soin de cette habitude c’est se connaître mieux, donc connaître l’autre.

 

Nos habitudes ne sont plus alors plaisir d’avoir, paresse de l’esprit. Mais désir d’être, ce qui n’exclut pas la transgression de nos habitudes, pour progresser vers la connaissance, alors se constitue un nouveau cycle d’habitudes, construisant peu à peu une spirale qui s’élève.

 

                                                     Jean-François.

 

 

CITATIONS :

 

« L’habitude ce confort mortel. » François Mitterand.

 

« L’habitude nous réconcilie avec tout. » Edmond Burke.

 

« Le génie est une habitude que prennent certains. »

Paul Valéry

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Publié le par jean françois
L'OEIL UNIQUE

L’ŒIL UNIQUE !

 

 

Cet œil qui est au centre du triangle lumineux, nous rappelle le chemin de l’unicité, ce chemin que nous avons choisi librement. Ainsi le delta lumineux devient symbole de la connaissance, de la lumière, dépassement du savoir, incarnant le Grand Architecte de l’Univers.

 

De cet émane la sagesse, l’action rigoureuse de l’équerre, le niveau de l’équilibre, le fil à plomb qui mène à la beauté céleste.

 

Sous la voûte étoilée nous sommes prêts, armés des outils symboliques, nous sommes prêts pour travailler à notre métamorphose, à accéder à notre intérieur, à la libération de l’âme : 

 

« Cette âme que l’on étouffe de peur de paraître ridicule. » (François Cheng)

 

Nous sommes prêts pour cette métanoïa libératrice, à ce renversement de la table, à cette conversion du regard , cette vue de l’universel symbolisé par l’œil unique, qui englobe toutes les puretés de toutes les traditions, nous en recevons alors le meilleur, qui n’est pas altéré par les dogmes réducteurs.

 

La franc-maçonnerie permet d’acquérir ce que l’on peut qualifier « d’attitude initiatique.» Pierre Vajda l’exprime bien dans son livre Savoir et Connaissance édité chez Dervy , dans la collection Pierre Vivante dirigée par Charles Bernard Jameux, il écrit :

 

« Ce refus de tout dogme imposé par une autorité extérieure est sans nul doute un des traits majeurs de la démarche maçonnique qui, de ce seul fait, se différencie nécessairement de toute religion dont l’essence profonde est de proposer à ses adeptes une vérité dont le contenu est formulé dans les textes sacrés et l’interprétation juste, codifiée dans le dogme.

Mais ce refus des dogmes ne signifie nullement le rejet corrélatif du contenu des dogmes et « des vérités » qu’ils entendent exprimer mais seulement le rejet du principe dogmatique lui-même, c’est-à-dire qu’il soit demandé à l’individu de croire en des vérités qu’il n’a pas lui-même reconnues pour telles. »

Le triangle qui relie

 

Là est bien l’attitude initiatique, l’œil initiatique est donc symbole d’universalité, il permet de réunir ce qui est épars, symbole central, qualifiant la franc-maçonnerie de religion universelle, le terme de religion pris dans son sens origine de religere c’est-à-dire de lien entre tous les hommes.

 

 

                                                             Jean-François.

 

Citation de Pierre Rosanvallon Professeur au Collège de France.

 

« Une société ne peut pas devenir démocratique si elle est gouvernée par les préjugés et l’ignorance d’autrui. »

DES NOUVELLES DU BLOG.

 

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Pierre Desproges

Pierre Desproges

 

 

 

 

ASPERGE.

 

La pulpeuse asperge, du latin « asperges », signifie goupillon, Dieu me pardonne. Chez nous il y a des siècles que l’asperge a été introduite, et personne à ce jour n’a porté plainte. L’asperge donne le meilleur de son goût en compagnie d’œufs brouillés. Elle anoblit les sauces blanches. La vulgarité de la vinaigrette  ménagère l’insulte. Avant la disgracieuse invention du réfrigérateur, on conservait l’asperge fraîche pendant neuf mois en l’enfermant dans la poudre de charbon de bois, après l’avoir enroulée dans un cornet de papier de soie. Il fallait bien prendre soin de lui cautériser préalablement la section de la tige sur la plaque du four à bois de grand-mère. C’était moins pratique que le machin burger du maquereau Donald, mais il est payant parfois de prendre son temps. Les tronches défaites du bâfreur hâtif et de l’éjaculateur précoce sont éloquentes à cet égard.

 

                                                             Pierre DESPROGES. 

 

AVEC MES EXCUSES ANTICIPEES

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Publié le par jean françois
LE DEVOILEMENT

LE DEVOILEMENT

 

 

L’initiation maçonnique commence dans les ténèbres, les yeux voilés, puis peu à peu de la colonne du nord à la colonne du midi, de l’occident à l’Orient, du nadir au zénith, le postulant aux mystères de la lumière, en suivant les messages de la huppe de Salomon il va parcourir les 7 vallées, c’est le cœur rougi par l’amour qu’il parviendra à la fin du voyage, dans le soleil éclatant de la proximité qui irradie son être il voit les sî morgh.

 

C’est en pénétrant son être intérieur en accomplissant les épreuves que ses yeux pourront s’ouvrir, il s’éveille alors, il se retrouve après avoir erré dans le labyrinthe de l’erreur, il retrouve son essence. Il peut ouvrir les yeux.

L'ascension vers la lumière

« On peut tout dévoiler en l’exposant à la lumière, et tout ce qui est ainsi exposé devient lui-même lumière. » (Saint Paul).

 

Il faut passer par la nuit noire de l’âme, faire ce vide en soi, jusqu’à l’épuisement pour accueillir la lumière, on sort le même et à la fois différent des épreuves initiatiques.

 

Nous oscillons dans notre vie comme les plateaux d’une balance entre les ténèbres et la lumière, entre la joie et la tristesse. 

« Comme chaque homme dans sa nuit va vers sa lumière. » (Victor Hugo)

 

Ce serait vanité et orgueil de croire que l’on peut atteindre l’équilibre permanent, les plateaux de la balance seraient alors vides, et nos yeux aussi vides toute humanité hors du réel. Bien sûr il est des moments, des instants extatiques, où l’on peut espérer comme le dit le poète Jacques : « être beau et con à la fois, » en pleine lumière, la chaîne est alors très courte entre nous et le divin.

                                                                                                           Jean-François.

LE DEVOILEMENT

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Publié le par jean françois
L'IMPOSTURE !!!

L’IMPOSTURE !

 

 

Il y a les philosophes de théorie et les francs-maçons de théorie et puis il y a les combattants, les chevaliers de l’esprit. Les imposteurs en imposent souvent, ils nous trompent, car nous les jugeons hâtivement sur leur apparence. Bossuet soulignait l’imposture du temps : 

 

«  Prenez garde à la malice du temps, voyez comme ce subtil imposteur, tâche de sauver les apparences, comme il affecte, toujours l’imitation de l’éternité. »

 

Nous venons de vivre une semaine d’impostures, le mot est peut-être fort, quoique, la précipitation, à accorder sa confiance avec hâte, et ne pas travailler avec la règle et le ciseau peut avoir des effets dévastateurs. Ne pas remettre en cause l’intégrité d’un fonctionnaire de police en se fiant aux apparences, être pressé par le temps, tirer des conclusions hâtives sous la pression des apparences, la pression des médias. 

Puis, suivant le même processus bousculé par le temps, prendre quelqu’un pour un autre, sans avoir pris le temps, et succombant à nouveau aux apparences.

VOTRE PROFIL

 

La persévérance, le temps long ne sont plus à la mode, 3G, 4G, 5G les doigts sur le clavier, vont plus vite que la règle, que l’esprit de mesure. Il faut faire vite, il y a trop d’intérêts économiques en jeu, le temps passe avant la vérité. On avance dans l’obscurité, mais on refuse l’obscurité on veut tout de suite la pleine lumière, et si cette pleine lumière devient insupportable, l’on conclut par le risque zéro, ce risque qui dès lors existe.

 

Nous vivons donc dans un monde d’impostures, dont les conséquences atteignent les plus faibles d’entre nous.

 

Le franc-maçon combattant pour la justice déclare :

 

« Je déteste l’intolérance, l’hypocrisie, l’imposture et l’usurpation… »

 

Je lui préfère la sagesse, la force et la beauté. La sagesse lente du temps, la force active de la justice qui couronnent ensemble la beauté et l’harmonie. Cette beauté individuelle et universelle règne dans le cœur de tous les hommes de bonne volonté.

 

Celui qui tente de se faire passer pour un autre revêt les habits de l’imposteur. Le franc-maçon par son initiation lente et progressive a appris que le savoir même nécessaire, n’est pas la connaissance. Cela me rappelle un célèbre candidat d’un jeu télévisuel porté aux nues, qui après avoir mémorisé des dictionnaires entiers, répondait à toutes les questions possibles suscitant l’admiration béate des téléspectateurs. Il s’est révélé plus tard être un imposteur vis-à-vis des autres, mais plus grave vis-à-vis de lui-même.

 

Ainsi le franc-maçon s’efforce humblement mais avec force de combattre l’imposture en toutes circonstances, pour faire triompher la vérité, en renonçant au paraître de l’avoir, pour être lui-même.

 

                                                                                                 Jean-François.

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Publié le par jean françois
Apprenti tailleur de pierre

Apprenti tailleur de pierre

GLOIRE AU TRAVAIL !

 

 

 

Dans la société civile les mots associés au travail, sont le plus souvent des maux. Durée du travail, pénibilité, obligation, travail ingrat, mécanique, ils sont suivis de retraite, de fin du travail comme une délivrance, ce travail ne libère donc pas l’homme mais l’emprisonne ? Pas sûr que ceux qui sont en recherche de travail adhérent à cette vision, la prison c’est pour eux le chômage ! Sur les plateaux des grands débats on rencontre peu ou pas de chômeurs.

Mickaël Berthelot

 

Le profane qui de son entière liberté a frappé à la porte de la loge, effectuera son premier travail, en silence, un genou à terre guidé par un maître. Ce sera pour lui le début, l’initiation, le commencement de nombreux travaux qui ne cesseront qu’à la porte de ce que les profanes appellent la mort et les maçons l’orient éternel. Ce premier travail est sacré, c’est pourquoi compagnon libre  de ses mouvements, au centre de l’étoile, il glorifiera le travail.

 

 

Ce travail n’est donc pas si pénible que celui de la vie civile, puisqu’il permet à l’homme de conquérir sa liberté, de remplir son devoir vis-à-vis de lui-même et son rôle dans le collectif, à sa place sur sa colonne, il place ses travaux, ses planches, ses colonnes, ses pierres dans l’édifice commun, réalisant ainsi son épanouissement personnel et contribue la solidité et la beauté de l’ouvrage. Il accomplit son travail avec la rigueur et la persévérance de la règle à 24 divisions, celle qui rythme les heures du jour, avec l’équerre de l’ordre et de la droiture, avec l’ouverture du compas de l’esprit. C’est là le secret de la joie du travail maçonnique, presque un paradoxe avec une certaine vision du travail profane. Suivant la parabole bien connue, des trois apprentis travaillant sur un chantier du Moyen-Âge, qui exprime les trois visions du travail :

« Un homme venait à passer par là et demande au premier : « Que fais-tu ! » Il répond : « Ce que je fais n’est –il pas évident ? Je gagne mon pain à la sueur de mon front. »

« Et toi que fais-tu ? » demande-t-il au second qui répond : « Je taille des pierres pour les rendre aptes à la construction. »

« Et toi ? » « Moi », dit le troisième, «  Je construis une cathédrale. » Celui-là était à l’évidence un initié"

 

On trouve dans la société la transcription de cet art royal, dans ceux qui font profession de créer du lien entre les hommes, les praticiens de tous ordres, des ouvriers du bâtiment, aux soignants, des artistes qui créent, à ceux qui sont des aidants, de ceux qui nourrissent, à ceux qui sauvent, tous pratiquent un art royal souvent sans le savoir, nous les reconnaissons comme des sœurs et des frères sans tabliers.

 

Partout où il y a de l’humain, il y a de la joie dans le travail, admirons donc plus les femmes et les hommes que les robots, qui ne resteront toujours que des outils dans nos mains, incapables de construire seuls des cathédrales intérieures, des temples à l’esprit, là est la gloire dans le travail !

 

 

                                                                                                Jean-François.

GLOIRE AU TRAVAIL ! ! !
GLOIRE AU TRAVAIL ! ! !
GLOIRE AU TRAVAIL ! ! !
GLOIRE AU TRAVAIL ! ! !
GLOIRE AU TRAVAIL ! ! !
GLOIRE AU TRAVAIL ! ! !

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Publié le par jean françois
DU LIBRE ARBITRE, DE LA MORALE, DE LA PERFECTIBILITE.

DU LIBRE ARBITRE, DE LA MORALE, DE LA PERFECTIBILITE.

 

 

 

La pratique de la philosophie, j’ai bien dit la pratique en tant qu’exercice spirituel et l’initiation maçonnique sont-elles si différentes ? Elles naissent d’une prise de conscience de l’incomplétude de la matérialité pour donner un sens à notre vie. D’un désir de spiritualité, d’une volonté d’élever, de libérer son esprit.

 

La source serait donc située dans notre conscience, dans ce désir du vrai et du juste qui apparaît comme une forme de morale choisie. Cela pose dès lors la question du libre arbitre par opposition au déterminisme, l’homme a-t-il la liberté de choix, peut-il choisir le bien ou le mal, le vice ou la vertu est-il libre, et si cette liberté vient de sa conscience, celle-ci émane-t-elle d’une transcendance d’un grand architecte créateur, qualifié de bon par nature. Dès lors le mal ne résulterait que du choix personnel de l’homme. 

 

Adam pêche par vanité dans l’espoir de devenir Dieu, Caïn par son fratricide devient l’incarnation du mal, il est déréglé par son orgueil et son ambition. Pour être libre et bon il faut donc combattre ses passions, au minimum les maîtriser.

 

Où se situe l’influence du grand architecte dans notre libre arbitre, sommes-nous des marionnettes entre ses mains ou des êtres conscients, actifs, perfectibles ? C’est cette conjonction de l’immanence et la transcendance qui s’incarne dans la progression initiatique, la lumière ne demande qu’à grandir, les ténèbres doivent diminuer.

Quand par la force de sa volonté l’on exerce son libre arbitre, naît la satisfaction du devoir accompli, le sentiment que nous avons fait en conscience ce que nous pensions devoir faire, alors on ressent non pas de l’orgueil, mais une forme de paix intérieure. Ce libre arbitre exercé nous porte vers le bien.

 

                     « Bien faire et se tenir en joie. »

 

C’est l’esprit de Spinoza, c’est l’esprit tout court. Il y a dans cette action plus d’éthique que de morale, élever son esprit, c’est exercer son libre arbitre, faire son devoir. C’est faire des exercices spirituels à la manière de Marc Aurèle, une gymnastique personnelle et permanente de l’esprit, comme l’on fait de la gymnastique pour entretenir son corps.

 

L’expression du libre arbitre, du devoir moral pourrait presque se résumer  dans ces deux citations de Marc Aurèle :

 

« Ne plus du tout discuter sur ce sujet ‘que doit être un homme de bien ‘, mais l’être. » Pensées x.

 

 

« Voici la morale parfaite (on pourrait remplacer le mot morale par devoir) vivre chaque jour comme si c’était le dernier ; ne pas s’agiter, ne pas sommeiller, ne pas faire semblant. » Pensées VII.

Le Colonel Arnaud Beltrame

 

 

On ne peut donc s’initier que par le choix entre le bien et le mal. Fuir le vice et pratiquer la vertu, c’est une grande maxime maçonnique. Encore faut-il distinguer parfois le bien du mal, le choix peut-être cornélien ! C’est pourquoi le franc-maçon refuse les dogmes de toutes sortes, il s’oblige à penser par lui-même et agir en conséquence, en toute conscience. Ainsi :

 

« Il est parfois plus facile de faire son devoir que de le connaître. »

 

                                                                                                                                    Jean-François.

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Publié le par jean françois
50 ANS ET PLUS….
50 ANS ET PLUS….

50 ANS ET PLUS….

 

 

Entre 1968 et 2018, le printemps et l’automne, la promesse de la pleine lumière et les prémisses de l’obscurantisme, un cri d’espérance et un cri de désespoir, des barricades urbaines et des ronds-points de campagne.

 

La crise des gilets jaunes a souvent été comparée à la révolte de mai 68, peut-on d’ailleurs parler de crise, d’un phénomène éphémère. Y a-t-il des similitudes entre 1968 et 2018 ? N’étant pas sociologue je ne me lancerais pas dans une analyse qui serait du style Café du Commerce. Com.

 

La lecture du premier numéro du magazine livre Zadig au titre de Réparer la France, vu avec mon prisme maçonnique m’a fait penser à réunir ce qui est épars. Zadig selon les mots de son fondateur et directeur de la publication Éric Fottorino qui a collaboré au quotidien Le Monde pendant 25 ans et en a été le  directeur entre 2007 et 2011. « Il ambitionne de rendre la France plus lisible. » Il pense donc que nous sommes mal informés et plus graves que ceux qui nous dirigent le sont également ou pas ! Il a sans doute raison il suffit de voir le succès du livre de Jérôme Fourquet  l’Archipel Français. 

Leïla Slimani

 

Nous avons donc renoncé au collectif qui fonde la fraternité républicaine et sa conséquence la solidarité, c’est notre fracture sociale. Toujours dans Zadig la chronique Y’a de la joie  de Leïla Slimani et son titre  Tout Changer ! Nous démontre si besoin notre addiction à l’individualisme, on peut y lire :

 

 

« Que les ouvrages de développement personnel ont envahi nos bibliothèques. Que l’individualisme  depuis 20 ans façonne notre société, on a perdu en quelque sorte le sens et l’intérêt du collectif. »

Sous cette plume toujours  en forme d’ironie :

 

« Pourquoi s’épuiser à changer  le monde, quand il suffit de se changer soi ? »

 

 

Le collectif est passé de mode. En contrepoint, je pense qu’il ne faut pas renoncer à se changer, se transformer, s’améliorer, à vouloir devenir ce que l’on est. Il y a là une forme d’ambiguïté  dénoncée par Alain Graesel dans le dernier numéro de Points de Vue Initiatiques, la revue de la Grande Loge de France, se changer n’est pas devenir individualiste ou (et) égoïste.

 

Leïla Slimani met l’accent sur la dématérialisation des rapports humains, favorisée par l’invasion du numérique dans nos habitudes, dans un monde dit de l’information et de la communication on se parle de moins en moins, on ne se rencontre plus, on s’envoie des mails et des texto, elle écrit :

 

« Au-delà de ses objectifs où des idées politiques qu’il charrie, le mouvement des gilets jaunes est une forme de résistance à l’apathie, une profession de foi dans le collectif. »

 

Cela me rappelle la résistance des Bretons de Plogoff quand l’état voulait implanter une centrale nucléaire sur le site de la Pointe du Raz dans le Finistère, subitement les gens se sont mis à se parler. Ils ont retrouvé ce que l’on qualifie de joie d’être, de joie d’être ensemble, loin du vide de l’individualisme. Ce qui explique l’incompréhension, et jusqu’à l’abscense de cohérence dans les revendications. La joie d’être ensemble, de pouvoir se parler, a dépassé les préoccupations immédiates. Y’a de la joie sur les barricades et sur les ronds-points ! 

C’est désarmant et incompréhensible, d’où des questions sans réponses et finalement une incompréhension, mais enfin que veulent-ils !

 

 

 

Et si simplement ils aspiraient à êtres. Cela répond à une ambition maçonnique : deviens ce que tu es !

 

Hélas de l’indignation on est passé à la révolte et de la révolte à la violence, à la casse et à la récupération.

 

En mai 68 la révolte étudiante existentielle a été récupérée par les syndicats et le monde ouvrier, on a soigné la fracture et les blessures de l’esprit, de l’indifférence par une augmentation massive du niveau de vie. Toute similitude  avec le traitement des revendications des gilets jaunes est bien sûr parfaitement erronée. Maintenant on débat de tout et de rien avec tout le monde, comme si il n’y avait plus de représentants élus, ni corps intermédiaires, le dialogue direct veut nous faire croire que nous sommes experts en tout.

 

La perte de confiance dans toutes les institutions organise le chaos et fait le terreau des extrémistes et des nihilistes. Leïla Slimani termine son article ainsi :

 

« Dès que le collectif devient une force d’oppression, dès qu’il désigne des ennemis de classe, de gènes, des collabos, dès qu’il considère la mesure comme une lâcheté, le doute comme du confort bourgeois, il devient à mes yeux source d’inquiétude bien plus que de joie. »

 

 

 

Alors que faire, pourquoi ne pas oser la sapienceoser l’initiatique comme audace pour devenir ce que l’on peut oser espérer être. (Texte de Points de Vue Initiatiques N°193). La franc-maçonnerie n’a pas pour but de gérer la société, elle ne proposera pas une augmentation du SMIG, mais une augmentation de l’humain, de lui donner, sa juste place de faire en sorte que sa dignité  lui soit restituée. Dans nos loges on donne sans ostentation, pas seulement des métaux, mais de l’espérance. On ne prétend pas tout savoir, on respecte les différences, on apprend à vivre avec les autres, dans un cadre collectif. On ne débat pas pour se mettre en valeur, on écoute d’abord.

Mona Ouzouf

 

Mona Ouzouf l’historienne spécialiste de la révolution française, éclaire également ce mouvement de société, en s’inspirant des lumières du passé, elle nous rapporte des propos qui pourraient paraître désuets, par exemple ceux que tenait Michelet  au sujet de la guerre de Vendée considérée parfois comme une jacquerie, Michelet disait à peu près: 

 

« Par son terroir boueux, l’homme du bocage est claquemuré entre des haies, ne voit rien au-delà, engoncé dans la boue. La particularité ne peut être que gluante. Voilà qui en dit long sur l’arrogance républicaine. »

 

Les lumières mêmes parfois, faisaient preuve d’une certaine obscurité, comme quand Condorcet parlait d’arracher la population aux terroirs gluants. L’arrogance n’a pas d’âge ! Nos agriculteurs et nos éleveurs ne sont pas loin encore d’êtres abandonnés à ses terroirs gluants, c’est oublier qu’il font bien plus que de nous nous nourrir, ils font vivre nos territoires, on ne vend pas ou peu de drogue dans nos campagnes, on ne brûle pas les voitures de nos voisins, on ne bouscule pas avec des patinettes les personnes sur les trottoirs, on n’a pas la wifi partout, on se parle encore. Entendez-vous dans nos campagnes...

 

Il faut, comme dans nos loges mettre l’humain en avant, au centre de nos préoccupations, que chacun trouve sa place et sa dignité dans la société, pour que la joie soit dans les cœurs !

 

                                                                                               Jean-François.

Leïla Slimani, est née le 03 octobre 1981 à Rabat Maroc, elle est une journaliste et écrivaine Franco-Marocaine. Elle à natamment reçu le Prix Goncourt 2016 pour son 2ème roman « Chanson douce »

 

 

Mona Ouzouf, est née Mona, Annig Sohier le 24 février 1931 à Lannilis Finistère, elle est une historienne et philosophe française. Elle est directrice de recherche émérite à l’école des Hautes Etudes en Sciences Sociales et spécialiste de l’éducation et de la Révolution française.

 

Source : Wikipédia ou voir leurs biographies complètes.

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Publié le par jean françois
Cristian Bobin

Cristian Bobin

QUELQUES MOTS…

 

 

Quelques mots tombés de la muraille de nos lèvres entre ouvertes, comme des gouttes d’eau scintillantes de la lumière du cœur. 

 

Des mots d’amour, de douceur et de force, qui prolongent le soleil de l’été qui s’enfui, en glissant sur le sable de la plage les soirs d’octobre.

 

Des mots d’automne dorés comme la nature, quand les lézards ne courent plus sur les pierres refroidies. 

 

La lune pâle et laiteuse éclaire nos rêves de paradis.

 

                                                             Jean-François.

 

 

Quelques mots choisis et délicatement posés sur la feuille blanche de Christian Bobin. Dans ses nouveaux poèmes derrière cette Muraille de Chine dans la collection entre 4 yeux, les siens, les miens, les vôtres, aux éditions Lettres vives.

 

Quelques mots pour respirer, pour ouvrir votre cœur.

 

« (…) Je fraie mon chemin dans l’air bleu.

 

La joie est la terrible tenue de rigueur.

 

Nous traversons des champs de martyres et nous disons : tiens, il fait beau, ce matin.

 

                          Christian Bobin. (Extrait d’un poème de La Muraille de Chine)

 

A lire avec les yeux du cœur : « La Muraille de Chine » de Christian Bobin Editions Lettres Vives Collection entre 4 yeux. Sur 57 pages. 

QUELQUES MOTS...
ACTUALITES MACONNIQUES
Pierre-Marie Adam Grand Maître de la G L D F et Jean-René Dalle Grand Maître de la G L A M F

Pierre-Marie Adam Grand Maître de la G L D F et Jean-René Dalle Grand Maître de la G L A M F

QUELQUES MOTS...

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Publié le par jean françois
DEVIENS QUI TU ES ! - PART- III

DEVIENS QUI TU ES ! PART III.

 

 

 

La troisième dernière partie  de cette recension, ne peut pas être un épilogue de construction d’une modeste réflexion sur cette injonction qui prendra toute une vie. Même le talent oratoire et épistolaire d’Alain Graesel ancien Grand Maître de la Grande Loge de France, ne suffira pas. Cette réalisation reste soumise à notre propre action, notre propre volonté de vouloir faire naître et grandir notre être intérieur.

 

La franc-maçonnerie dans cette réalisation sera un levier pour les hommes de bonne volonté, désireux d’êtres eux-mêmes maintenant et ici, sa méthode initiatique personnelle et collective est un chemin spécifique, dans un monde de plus en plus individualiste.

 

Alain Graesel regrette que cette injonction soit devenue une source de revenus pour les coachs en développement personnel. Son article est un essai pour :

 

« Démontrer que, si cette exhortation porte un véritable projet d’accomplissement personnel, elle porte aussi en elle une vraie complexité. »

 

La méthode de l’exhortation est bien connue des francs-maçons, présentes dans les maximes contenues dans les rituels du Rite Ecossais Ancien et Accepté, ou les exhortations aux divers degrés dans les rituels du Rite Français et du Rite Emulation qui  associe à cette méthode la présentation des outils symboliques nécessaires à l’accomplissement de l’oeuvre. La crainte de l’aporie éventuelle soulevée par Alain Graesel disparaît sous l’effet de la pratique en loge.

 

Ainsi le franc-maçon est reconnu comme tel par ses frères et aussi par sa praxis en loge et son exemplarité dans sa vie en dehors de sa loge. Ce qui lui évitera de succomber à la vanité et l’hybris, en se référant au connais-toi toi même delphique.

 

L’érudition, les connaissances philosophiques d’Alain Graesel tracent, un chemin à travers les pensées  des philosophes de la Grèce jusqu’à ceux des lumières. Pour conclure par sa vision personnelle et souvent partagée, de ce que peut signifier concrètement pour ses frères de la Grande Loge de France et pour nombre de maçons en général, le deviens ce que tu es !

 

« Devenir celui qu’il est, pour un frère de la Grande Loge de France n’est pas le terme d’un chemin mais une volonté incessante de perfectionnement vers plus de lumière et d’intelligence dans l’humain, lumière de la raison, de l’esprit et du cœur. »

 

L’article suivant de Claude Collardelle fait écho à celui d’Alain Graesel, comme une chance reçue par la sœur ou le frère qui a poussé la porte de la loge.

 

L’initiatique comme audace pour devenir ce que l’on peut oser espérer d’être. Oser la sapience.

 

Oser cette sagesse, comme un pari, pour une vie plus harmonieuse, plus bonne. Ce n’est pas par hasard que Claude Collardelle fait référence au poète latin Horace. Les poètes en vérité ont peu d’attrait pour les richesses matérielles, ils recherchent à la pointe du cœur leur âme. Horace dans ses épitres en forme d’injonctions en est un exemple avec son :

 

« Oser la sapience. Aie le courage enfin d’être sage commence ! »

 

Comme la conclusion de son épitre  à Mécène :

 

« Le sage ne voit que Jupiter au-dessus de lui : il est riche, libre, beau, comblé d’honneurs, le roi des rois enfin, et jouissant surtout d’une santé parfaite… »

 

L’autre nom de la franc-maçonnerie n’est-il pas l’Art Royal ? Claude Collardelle sous l’apparence d’une errance poético- philosophique  nous propose, une recherche de construction de soi, une recherche de la sagesse, un commencement, vers une nouvelle vie où le compas domine la matière. Il conclut en citant et en commentant Goethe : 

 

« Au commencement était l’action ». Le courage de la sagesse, l’effort pour devenir ce que l’on est, où il s’agit bien de bâtir, de bâtir des temples de pierres vives qui sont hommes. »

 

Points de Vue Initiatiques nous propose ensuite un retour sur le N°20 de l’année 1970 : A la recherche d’une voie privilégiée. Ce numéro contient une analyse et des propositions après mai 1968, un constat d’alors :

 

« Ce malaise global dont les adultes portent le faix (fardeau) sinon les responsabilités. »

 

Une crise de conscience dans notre univers (j’oserais aussi une crise de confiance.) Notre société a-t-elle évolué depuis mai 68, sans aucun doute sur le plan matériel et des techniques. Dans le Points de Vue Initiatiques de l’époque l’auteur (non cité) écrivait :

 

« En vérité, on s’accorde en gros sur ce point que le mal dont nous souffrons tous, consciemment ou non, tiendrait à une contradiction entre le progrès technique accéléré avec ce qu’il fait pressentir de figé pour l’homme dans le futur, et la sclérose des structures sociales et mentales parfaitement inadaptées au rythme et au mouvement d’une évolution planétarisée. »

 

Il suffit de changer quelques mots pour que cette analyse soit adaptée a notre ressenti actuel, c’est pourquoi j’aurais l’occasion de revenir sur cet article avec une comparaison ayant ses limites bien sûr, avec cette chronique de Leila Slimani au titre de Y’a de la joie parue dans le N°1 de la revue Zadig de mars 1919, sous le titre « Changer ». et le thème général Réparer la France évoquant la crise des gilets jaunes.   

Sculpture de Paul Le Goff

 

L’ultime article de ce Points de Vue Initiatiques sur l’injonction Deviens qui tu es !Traite de la sculpture, j’avoue qu’à sa lecture j’ai ressenti une certaine émotion, liée au souvenir de ma visite de l’été 2018 à la Vallée des Saints dans la commune de Carnoët en Bretagne, un lieu où les pierres ont été taillées, transformées, ont pris corps entre terre et ciel. Voir tous ces personnages de légende, leurs histoires symbolisées dans la pierre, sous les coups de maillet et de ciseau de leurs créateurs, devenir ce qu’ils sont sous nos yeux est comparable à la construction d’une cathédrale.

 

Jean-Claude Thomas nous propose un sujet sur Sculpture et franc-maçonnerie l’art de devenir ce que l’on est. C’est un instant de mémoire à travers les sculptures œuvres de francs-maçons qui sont restées dans nos paysages quotidiens, sans aucun doute pour eux tailler leur pierre avait une tout autre dimension. La quête de la pierre philosophale, le vitriol du cabinet de réflexion, sont pour toujours présents en nous,  avec le souffle de la forge où le feu régénère le phénix, la carrière d’où sorte les pierres brutes, choisies pour leurs aptitudes à la taille au polissage incessant. Ces pierres qui ne sont que nous-mêmes et deviendront peut-être un jour lointain vraiment ce que nous sommes.

 

                                                                         Jean-François.

La Vallée des Saints.

La Vallée des Saints.

 

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Pierre Desproges

Pierre Desproges

HUMOUR DE PIERRE SUR LA BLANCHE ALBION.

Un entrainement pour le Brexit !

ANGLAIS.

Alors que le porc et le Français sont omnivores, l'Anglais mange du gigot à la menthe, du boeuf à la menthe, du thé à la menthe, de la menthe à la menthe.

Non content de faire bouillir les viandes rouges, l'Anglais fait cuire les viandes blanches, telle Jeanne d'Arc qui mourut en Seine Maritime et dans les flammes en lançant vers Dieu ce cri d'amour: "Mon Dieu, mon Dieu, baisse un peu le chauffage !"

Les deux caractéristiques essentielles de l'Anglais sont l'humour et le gazon. Sans humour et sans gazon, l'Anglais s'étiole et se fane et devient creux comme un concerto de Schönberg.

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Publié le par jean françois
DEVIENS QUI TU ES ! - PART II -

DEVIENS QUI TU ES !

 

PART II.

 

 

Hier la philosophe Françoise Bonardel a fermé la porte, Aurélie Jean la scientifique l’ouvre sur le nouveau monde, le monde numérique. Elle se réfère à « la catégorisation » prônée par Aristote. En répondant aux questions de William Emmanuel, elle affirme face à la pluralité des nouvelles technologies : 

 

« Nous devons tous scientifiques et non scientifiques prêter attention (…) nous devons garantir par nos développements et par nos usages qu’aucun mal n’est fait à personne. »

 

Réagir à la vitesse du temps, semble difficile, réfléchir aux impacts des évolutions techniques sur l’homme :

 

« (...) à notre position dans l’ordre du monde, à ce qu’est l’être humain, ce qu’est une émotion, ce qu’est travailler (…) »

 

Les progrès techniques  vont forcément :

 

« (…) nous plonger dans des réflexions métaphysiques comme la définition même de l’humain. »

 

Ce que pense Aurélie Jean en tant que scientifique et chercheuse des limites de l’intelligence artificielle, des algorithmes, donne espoir en l’homme.

Aurélie Jean Docteur en Science

 

« (…) l’IA ne fera jamais par exemple ressentir des émotions. Une IA pourra simuler une émotion, mais ne maîtrisera jamais et cette différence est importante. »

 

 

La franc-maçonnerie qui apprend à se défier des apparences et à maîtriser ses passions, a donc son utilité même face aux technologies les plus avancées.

 

Aurélie Jean répond aussi aux questions sur le travail dans la société, la part grandissante des robots qui remplacent l’homme, elle répond aussi sur sa position éthique par rapport à ces robots.

 

« (…) beaucoup de scientifiques dont je fais partie, ont signé une chartre stipulant qu’ils ne travailleront jamais sur des armes autonomes. »

 

Elle reste néanmoins lucide, nous ne pourrons pas empêcher  cette production de robots tueurs, qui détruiront les emplois d’abord et les hommes ensuite, il faut donc travailler à des contre projets.

Elle conclut cette interview par cette demande aux états :

 

« (…) écrire des textes de lois, à la fois sans vide technologique et visionnaire pour soutenir l’innovation tout en protégeant. »

 

Le défi est grand il faudra à nos hommes politiques, une vision qui dépasse les échéances électorales, du courage, de l’abnégation et de l’altruisme.

Auto Portrait Rembrandt

 

Puis vient dans ce Points de Vue Initiatiques une fiction sous forme d’un dialogue entre un franc-maçon et un transhumaniste, sur le thème de : l’amélioration de l’homme, confusion, voies parallèles ? Des propos chocs, pour réveiller les consciences.

 

« Le franc-maçon vit dans l’utopie, dans l’espérance de la perfectibilité de l’humain. Il aspire à la perfection, en étant convaincu de ne jamais l’atteindre. »

 

Le transhumaniste est un homme pressé, connecté, il s’est fait une religion :

 

« (…) il est temps, de considérer l’homme comme une espèce dominante qui doit prendre son destin en main. Pourquoi accepter les imperfections ? Un bébé sur trente est fabriqué aujourd’hui ! »

 

Je trouve la conclusion de ce dialogue par le franc-maçon très pessimiste, c’est sans doute l’observation de la dégradation de la nature qui l’amène à conclure par ces deux citations :

 

« Albert Einstein : Il est hélas devenu évident que notre technologie a dépassé notre humanité. »

« François Rabelais : Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. »

Méditation du Bouddha

 

Jean-Jacques Gabut avec son article sûr : « La contribution de la franc-maçonnerie à l’évolution de la société humaine », nous redonne espoir en l’homme. Il fait, un éloge de l’influence de la franc-maçonnerie sur la société par des rappels historiques, nous constatons sa contribution aux lois fondatrices du vivre ensemble. Malheureusement jusqu’à la confusion entre la République et la franc-maçonnerie.

Il nous rappelle les propos de Socrate dans le Timée : 

 

« Tu ne changeras jamais la société si tu ne changes d’abord les hommes ! Après quoi, ceux-ci, à leur tour  pourront changer la société. »

 

Cela reste d’une criante actualité, la profusion des lois votées par réaction à des événements particuliers, et conjointement la non -application des lois déjà votées, démontre que les lois ne font société que si elles sont acceptées et appliquées. C’est donc bien sûr l’homme que notre action doit se concentrer. C’est de lui, et par lui que viendra, le changement et l’amélioration de notre société. Il faut absolument sans concessions défendre les droits de l’homme, mais il est aussi temps de se préoccuper de ses devoirs, envers lui-même et ses semblables. Jean-Jacques Gabut nous remet en mémoire la déclaration des Devoirs de l’homme votée par la Convention le 23 Germinal de l’an III. Cette déclaration a certes besoin d’une mise à jour, mais dans nombre de ses articles les francs-maçons peuvent se reconnaître. (voir ci-dessous le texte)

 

Demain je terminerais cette recension du N°193 de Points Vue Initiatiques. Je vous encourage toujours à souscrire un abonnement.

                  

                                                             Jean-François.

 

 

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DECLARATION DES DEVOIRS DE L’HOMME ET DU CITOYEN

Titre :

Votée par la Convention
dans sa séance du 23 germinal An III présidée par Boissy d’Anglas

Publiée au Moniteur National le 27 germinal An III

Déclaration des principes essentiels de l’ordre social, et de la République Art. 1er.

Le peuple souverain de France est la collection des citoyens de tous les départements, sans distinction d’état de profession ou de fortune. Aucune section ou fraction du peuple, aucun état ou profession, aucune société, assemblée ou attroupement, nombreux ou non, ne sont le peuple français : et quiconque dit le contraire est ou imbécile, ou imposteur ou brigand. Celui qui parle aux citoyens de leurs vertus sans les avertir de leurs erreurs, ou de leurs droits sans leur rappeler leurs devoirs, est ou un flatteur qui les trompe, ou un fripon qui les pille, ou un ambitieux qui cherche a les asservir. Le véritable ami du peuple est celui qui lui adresse courageusement des vérités dures ; c’est lui que le peuple doit chérir, honorer, et préférer dans les élections.

Art. II.

L’égalité des droits entre les citoyens est la base essentielle de la République. L’inégalité entre les talents et la médiocrité, entre l’industrie et l’incapacité, entre l’activité et la paresse, entre l’économie et la prodigalité, entre la sobriété et l’intempérance, entre la probité et la friponnerie, entre la vertu et le vice, est dans la république, plus encore que dans tout autre gouvernement, la loi essentielle de la nature et des mœurs.

Art. III.

La liberté d’agir, n’étant que le pouvoir de faire ce qui ne nuit pas a autrui, ne peut jamais entraîner l’impunité des actions criminelles.

Art. IV.

De même la liberté de s’assembler paisiblement n’entraîne pas l’impunité des crimes ou délits commis dans les assemblées. Le droit de s’organiser, de délibérer, de prendre des arrêtés, n’appartient qu’aux seules assemblées autorisées par la loi, et réunies sous la forme, dans les lieux, aux jours et heures qu’elle a prescrits. Tout autre rassemblement qui, sous quelque nomination que ce put être, se permettrait d’arrêter des délibérations quelconques, n’est qu’un attroupement prohibé : et si l’on y écoute la proposition de résister à la loi et aux autorités constituées, c’est un attroupement séditieux. Aucune assemblée illégale, aucun attroupement, aucuns mouvements séditieux ne peuvent être excusés par abus des principes de l’insurrection. L’insurrection, ne pouvant s’exercer que lorsque le gouvernement viole les droits du peuple, n’est qu’une rébellion punissable tant que cette violation de la part du gouvernement n’a pas été formellement reconnue et déclarée par la majorité des assemblées primaires de toute la république légalement convoquées.

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Art. V.

Tout système d’administration ou de législation tendant à soumettre les Français au régime de la terreur ; à proscrire, persécuter ou diffamer en masse les états, professions ou fonctions quelconques ; à établir entre les citoyens d’autres distinctions que celle des bons et des mauvais ; à nourrir entre eux des sentiments de haine ou de division ; à honorer du nom de patriotes les hommes sans mœurs, sans probité et sans humanité : à altérer ou à corrompre les principes de la morale naturelle : à établir des dénominations, costumes ou signes de ralliement particuliers, est un crime. Tous discours, écrits, opinions, délibérations, Adresses ou pétitions tendant à l’établissement ou à la propagation de ces systèmes sont des crimes. Toute provocation et toute mesure tendant au rétablissement de la royauté, toute insulte aux signes extérieurs et généraux du républicanisme autorisés par la loi : tous discours écrits, pétitions, Adresse ou délibérations tendant au même but, sont des crimes.

Art. VI.

Dans toutes les circonstances ou l’ordre social. La liberté et la tranquillité publique, la Sûreté des personnes ou des propriétés seront mis en péril par des révoltes ou attroupements séditieux, le corps législatif doit ordonner l’emploi de la force, prononcer et faire exécuter sur le champ, contre les chefs, quels qu’ils puissent être, toutes les mesures de police et de punition nécessaires pour le salut de la patrie. Dans le même cas, les autres coupables et complices, doivent être traduits sur le champ devant le juge d’accusation, et, immédiatement après l’accusation admise, jugés par les tribunaux, sur la déclaration du jury de jugement, sans observer les délais prescrits par la loi pour les délits ordinaires. Seront observés au surplus toutes les autres règles prescrites par la loi pour les jugements criminels. Le corps législatif indiquera, à cet effet, le nombre de tribunaux établis dans la république qui seront par lui jugés nécessaires pour la célérité de l’exemple.

Art. VII.

La liberté de parler, d’écrire, d’imprimer, d’émettre son opinion ou de faire des Adresses et pétitions individuellement signées, n’entraîne pas l’impunité des délits commis par discours, écrits, affiches, cris publics, opinions, Adresse et pétitions. Toute Adresse ou pétition portée en masse aux autorités constituées, et présentée par un plus grand nombre de citoyens qu’il n’est permis par la loi, ou sans signature individuelle, est réputée attroupement prohibe. Tous discours, écrits, opinions, Adresses ou pétitions qui tendraient à provoquer la désobéissance à la loi. La résistance à l’ordre public, l’avilissement des autorités, ou quelques-unes des actions déclarées crimes ou délits par la loi, sont des crimes. Les membres de la représentation nationale ne peuvent être recherchés, accusés ni jugés, pour raison de ces faits, sur la poursuite d’aucune autorité constituée, mais uniquement en vertu du décret de la représentation elle-même. À l’égard de tous les citoyens sans distinction, la peine ne peut être prononcée qu’après qu’un jury légal aura déclaré d’abord que le discours, l’écrit, l’opinion, l’Adresse ou la pétition sont faits dans l’intention de provoquer le crime, et ensuite que la personne prévenue en est coupable.

Art. VIII.

En ce qui concerne les secours de la république, ils ne peuvent être accordés qu’aux vrais indigents, laborieux, tempérants, économes et probes. Ils doivent consister principalement en subsistances et autres objets en nature ; et, pour ceux qui sont en état de travailler, en occasions et moyens de travail. Les hommes immoraux, indigents ou non, et ceux qui, pouvant travailler, refuseraient de le faire, ne recevront en secours, jusqu’à l’amendement de leur conduite, que le nécessaire le plus étroit et le plus indispensable. Ceux qui favoriseront la paresse ou le désordre, en faisant donner des secours aux hommes sans vrai besoin ou sans mœurs, en multipliant les emplois inutiles, ou en y plaçant des hommes incapables, en décourageant le travail par des traitements avantageux et attribués à des postes

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oisifs ou inoccupés, seront réputés dilapidateurs des fonds publics, et responsables de leur fausse application. Ceux qui cherchent à persuader au peuple que les citoyens doivent être nourris aux dépens de la république sont des ennemis de la vertu, du travail et de la patrie.

Art. IX.

En ce qui concerne les finances publiques ; L’État n’est jamais ruiné par les dépenses indispensables, mais par les dilapidations, les rapines, la cupidité, le défaut d’économie, d’ordre, de comptabilité et de publicité. Sans rien retrancher sur les dépenses nécessaires, elles doivent être soumises à la plus sévère économie. Nul ne peut créer ou multiplier les emplois et commissions sans l’autorité de la loi, et le nombre des commis et employés doit être, sans égard pour une fausse humanité, réduit au nombre absolument nécessaire d’hommes doués de probité, de désintéressement, d’intelligence et de sagacité, avec un traitement suffisant et modéré. Tout citoyen qui a pris part à l’administration doit, à tout moment, se tenir prêt à rendre compte de sa fortune passée et présente. Les contributions publiques doivent être mesurées sur les dépenses fixes et annuelles de la république, réglées sans épargne et avec économie. Elles doivent suivre la proportion des revenus qui appartiennent aux contribuables, sans surcharge d’aucune taxe arbitraire, et sans manquer à aucun des engagements qui ont été pris sous la foi publique. L’ordre le plus clair doit régner dans les recettes et dépenses de la république. La comptabilité doit être à jour et rendue publique, ainsi que la fortune de l’État. La justice, bien plus encore que la richesse, est le salut de la république et le vrai fondement du crédit national et de la confiance.

Art. X.

Hors le seul cas de précautions forcées et momentanées que peut exiger la subsistance publique dans les temps de crise, et qu’il faut toujours concilier avec le respect pour la propriété et avec la justice, la production, l’industrie, les arts et le commerce doivent être parfaitement libres. L’encouragement de la production, de l’industrie et du commerce, ainsi que le bonheur du peuple, qui y est lié essentiellement’ n’ont pour bases solides que cette liberté, l’émulation du succès, la protection publique, les secours accordés aux inventions avantageuses ainsi qu’aux grands établissements, l’ouverture, le nombre et la facilité des communications, l’inviolable sûreté des personnes et des propriétés, et l’honneur attaché aux travaux utiles. Toutes corporations ou coalitions, et même toutes délibérations non expressément autorisées par la loi, entre citoyens de même état ou profession, sont prohibées, comme contraires aux principes de la liberté. Les associations intéressées qui tendent à s’emparer d’une sorte de denrée ou de services quelconques, à se les faire vendre exclusivement ou de préférence, à mettre obstacle à la vente que le propriétaire peut en faire à qui et comme il lui plan à refuser, de concert, la mise en circulation de ces denrées et services, à en faire monter ou descendre le prix, à multiplier les revendeurs intermédiaires entre le vendeur de première main et le consommateur, à empêcher les citoyens de s’occuper du même genre de travail ; toutes menaces, réunions ou violences tendant à la même fin, ne sont point du commerce, mais un brigandage ; ce sont, des attentats punissables à la liberté et à la fortune publique.

Art. XI.

En ce qui concerne les mœurs : le respect pour la vertu, la vieillesse, l’infirmité et la faiblesse, pour le malheur, pour la pauvreté honnête, laborieuse, tempérante et économe, la fraternité mutuelle et la bienfaisance envers l’humanité souffrante sont les principes essentiels de la prospérité de la république. Les citoyens qui auraient notoirement et publiquement manqué à ces obligations, ceux qui violeraient habituellement les règles de la tempérance, qui négligeraient, au vu et au su de leurs concitoyens, les devoirs de père, de fils ou d’époux, ceux qui seraient surpris dans quelque action contraire, soit à la délicatesse de la probité, soit aux sentiments de l’humanité, doivent être fraternellement censurés dans les assemblées légales. Les vertus et les talents modestes seront déclarés

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par les bons citoyens, pour être honorés, employés, récompensés, et, s’ils sont dans le vrai besoin, secourus par la république. Il ne peut pas y avoir de vrai patriotisme sans tempérance, sans mœurs, sans amour du travail, sans humanité, sans probité et sans désintéressement. La liberté entière sera accordée aux opinions et pratiques religieuses. Les abus qui seraient contraires aux principes ci-dessus et à la tranquillité publique seront surveillés et réprimés par la police. Les cérémonies, les rites, les fêtes et les calendriers de chaque cube religieux, ne feront jamais partie des institutions publiques, qui n’ont rien de commun avec ces différents cultes. Tous les citoyens se traiteront en frères, sans égard pour leurs opinions religieuses.

Art. XII.

Les citoyens et les autorités régleront leur conduite sur la présente déclaration des principes. Ces principes, fondés sur la règle éternelle et indestructible de la morale naturelle, sont à jamais immuables. Ils guideront invariablement la représentation nationale dans ses décrets, et les autorités constituées dans leurs délibérations. La présente déclaration sera lue, chaque décade, aux enfants dans les écoles primaires. Elle sera lue en présence des citoyens dans toutes les assemblées légales. Elle demeurera affichée dans tous les lieux des séances du corps législatif, des administrations, des tribunaux et des assemblées légales. Lu Convention nationale ordonne que cette déclaration sera imprimée, affichée, et envoyée sur le champ aux administrations de département et de district, aux municipalités, aux sections de Paris, aux armées de terre, aux armées navales, pour y être tue, publiée et proclamée solennellement.

(Fin du document)

DEVIENS QUI TU ES ! - PART II -


Photo Géraldine Aresteanu

Numérique. Aurélie Jean, la Bretonne qui bouscule les codes

Docteure en sciences et entrepreneure, Aurélie Jean est une figure montante du numérique. Cette Bretonne à la culture franco-américaine plaide pour que tous les citoyens développent leur connaissance des nouvelles technologies, afin de décider de manière éclairée dans quelle direction évoluera notre société.

Vous êtes passée maître dans l’art de coder. Comment définir cette discipline ?
Coder, c’est écrire un programme dans un langage compréhensible par un ordinateur, dans le but de lui fournir des commandes, des opérations à exécuter.

Vous vous définissez comme scientifique numérique...
J’utilise le terme de sciences numériques et non d’intelligence artificielle, que j’apprécie peu. Le mot IA fait peur et nous distrait de la véritable qualité d’un ordinateur qu’est la docilité.

Pourriez-vous expliquer en quoi consiste votre activité ?
Je développe des modèles mathématiques, traduits sous forme d’algorithme à un ordinateur, par l’écriture d’un code informatique, pour réaliser des simulations numériques.

Quel est l’intérêt de ces simulations ?
L’idée est de réaliser des calculs qu’on ne peut pas faire à la main. On fait des prédictions, on comprend des mécanismes, on répond à des questions, on résout des problèmes, c’est fascinant ! J’ai, par exemple, développé une loi mathématique qui permet de déterminer le risque, pour un humain, d’avoir un traumatisme crânien lorsqu’il est exposé à un choc à la tête.

Sorbonne, ENS, Mines tech, MIT… Votre parcours universitaire est impressionnant. Comment votre vocation vous est-elle venue ?
J’ai toujours eu de l’appétence pour la physique et les mathématiques. Je me souviens surtout de mes cours d’algorithmique en deuxième année de licence qui m’ont formé à utiliser les mathématiques pour résoudre des problèmes de la vie courante. J’ai eu quelques cours de code en master, mais j’ai surtout appris en thèse de doctorat.

Le code vous a permis de découvrir des domaines très différents…
Oui, j’ai travaillé dans la médecine, l’ingénierie, l’économie, la finance, l’éducation ou encore le journalisme !

Vous avez créé votre entreprise. Dans quel but ?
Je l’ai créée alors que j’étais encore développeur chez Bloomberg, à New York. Depuis 2018, je la fais tourner à 100 % avec du conseil en stratégie analytique et algorithmique, du développement entrepreneurial, de la recherche, de l’enseignement et des contributions éditoriales. Mon entreprise me permet de marier toutes mes activités et mes collaborations. Je suis une hyperactive, j’ai besoin de faire avancer plusieurs projets à la fois !

Où êtes-vous installée aujourd’hui ?
Je suis résidente américaine mais, depuis 2018, je vis et je travaille entre les États-Unis et la France. Je paye donc mes impôts dans les deux pays !

Sur votre compte Twitter, vous évoquez régulièrement la Bretagne…
Ma famille est originaire de Bretagne, même si je suis née et que j’ai grandi à Paris. J’y vais chaque année depuis mon enfance, principalement du côté de Rennes et de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). La culture bretonne a toujours fait partie de mon éducation. J’ai une grande fierté d’avoir des racines dans ce coin de France où les gens sont courageux et généreux !

Alors que les femmes sont à l’origine des premiers langages informatiques, le milieu de la tech est aujourd’hui très masculin. Le regrettez-vous ?
Il ne faut jamais regretter, mais aller de l’avant ! Il faut, je pense, se concentrer sur les moyens pour attirer les filles dans le milieu scientifique. Pour ma part, je parle de mes travaux de recherche, de mes développements… et cela marche ! Je reçois de nombreux messages de filles et de garçons me disant que je les avais inspirés. Je leur demande en retour d’inspirer d’autres jeunes.

Vous êtes de plus en plus visible dans les médias…
J’écris toutes les semaines dans Le Point sur les sciences et les technologies. Je remercie Sébastien Le Fol, directeur de la rédaction (un Breton, lui aussi !), de m’avoir donné cette chance. Il y a beaucoup de femmes, de filles, qui me lisent. Je pense que le fait qu’une femme écrive sur ces sujets change la perception de la discipline.

Source et étiquette Le Journal Le TELEGRAMME.

Photo : Géraldine Aresteanu

Pierre Desproges

Pierre Desproges

HUMOUR DE PIERRE.DESPROGES

 

Erratum.

 

Dans notre édition d'hier, une légère erreur technique nous  a fait imprimer les noms des champignons vénéneux sous les photos des champignons comestibles , et vice versa.

Nos lecteurs survivants auront rectifiés d'eux-mêmes.

 

Cela n'a rien à voir avec l'article ci-dessus, tant mieux. Sauf peut-être que c'est la saison des cèpes et des girolles et qu'il faut se méfier des techniques.

 

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