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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
DEVIENS QUI TU ES !

 

 

DEVIENS QUI TU ES !

Pierre-Marie Adam Grand Maître de la G L D F

 

 

Le numéro 193, de « Points de Vue Initiatiques », la revue de la Grande Loge de France, est paru. En première de couverture l’injonction « Deviens qui tu es ! » Résonne comme une nécessité, une supplique, puis viens un rapport d’enquête où l’on trouve toutes les pistes de réflexion pour parvenir à la quête de soi, de son soi.

Les contributeurs à la revue francs-maçons ou non participent à la recherche dans le droit fil ce qui est écrit au chapitre I de la constitution de la Grande Loge de France pour extrait :

 

« (…) Dans la recherche de la vérité et de la justice, les Francs-maçons n’acceptent aucune entrave et ne s’assignent aucune limite.

 

Ils respectent la pensée d’autrui et sa libre expression. Ils recherchent la conciliation des contraires et veulent unir les hommes dans la pratique d’une morale universelle et dans le respect de la personnalité de chacun. »

Apothéose III Fred Kleinberg

 

La quête de soi est une quête initiatique qui peut s’accomplir dans le collectif d’un corps maçonnique respectueux de l’individu puisque fraternel.

La quête de soi, de son soi n’est pas un égocentrisme ou un individualisme réducteur. L’identité peut se conjuguer avec l’universel à condition d’avoir le compas de l’esprit suffisamment ouvert.

Cette connaissance, cette quête de soi est la porte ouverte à liberté de son être intérieur, pour qu’il puisse grandir, il n’y a pas de limite à l’esprit humain, à sa perfectibilité, l’on prend alors la mesure du travail à accomplir en loge, dont le résultat est l’espérance d’atteindre non pas des savoirs, mais une spiritualité plus grande, en restant conscient et humble face à notre qualité d’humain.

Le Penseur de Rodin

 

Devenir ce que nous sommes vraiment, et trouver ainsi l’harmonie en nous-mêmes et notre juste place dans le cosmos, c’est recherche l’ordre dans le chaos des potentialités humaines.

 

Un ordre qui réunirait la Sagesse, la Force et la Beauté comme l’écrit Robert de Rosa dans son éditorial.

 

Dans son mot d’accueil aux lecteurs le grand maître de la Grand loge de France, Pierre-Marie Adam nous dit :

 

« (…) Nous sommes symboliquement tout à la fois l’ouvrier, l’outil et la pierre, que nous sommes amenés à transformer. (…) »

 

 

Dans l’article : Devenir Vrai Jean-Émile Bianchi traite de la : « La Voie du perfectionnement Maçonnique. » Il cite le sage Sri Ramakrishna :

 

« Celui qui ne trouve pas la divinité en soi-même ne la trouvera jamais hors de soi-même. »

 

Jean-Émile Bianchi constate que le Rite Ecossais Ancien et Accepté par sa méthode permet de révéler que : 

 

« Que tout se trouve en l’homme parce qu’il possède en lui cette part de lumière universelle et éternelle qui tira le monde du chaos des origines. »

C’est bien ce que ressent le profane, mis face à lui-même dans le cabinet de réflexion et en contact permanent en loge avec la lumière éternelle.

 

Dans la Progression MaçonniqueÉric Puech, nous rappelle que l’initiation maçonnique :

 

« (…) Vise à un perfectionnement en connaissance et en conscience. L’initiation ne consiste pas en un savoir à acquérir ou à apprendre, mais en une expérience personnelle élaborée au travers d’une démarche initiatique qui s’appuie sur des symboles. »

 

Olivier Balaine dans : Contemplation et Action soulève l’apparent paradoxe en ces deux manières d’être. Cela agite souvent les frères des loges qui s’interrogent parfois sur leur utilité dans le monde. Olivier Balaine cite Albert Camus :

 

« Il vient toujours un temps où il faut choisir entre contemplation et action. »

 

Olivier Balaine nous propose une substitution de Sagesse, force et beauté par connaissance, action et contemplation. Il nous rappelle à la fin de son article l’influence conjointe des bâtisseurs et des templiers chevaliers de l’esprit, sur la franc-maçonnerie, interrogeant ainsi notre capacité à descendre de l’échelle pour agir d’en le monde d’en bas. 

 

Homo n+1 ou l’amélioration technologique de l’humain par Philippe Moingeon. Après avoir évoqué les risques liés aux techniques d’améliorations de l’humain, jusqu’à sa transformation en Golem. L’auteur termine sa réflexion sur une note optimiste :

 

« Faisons le pari que ce mystère de l’homme restera imperméable à l’intelligence artificielle. »

 

Ce numéro de Points de Vue Initiatiques accueille la philosophe Françoise Bonardel pour une interview menée par le rédacteur en chef Robert De Rosa.

 

La philosophe après une critique non voilée, de l’idéologie du bien-être exploitée par les marchands, elle défini trois axes de recherche pour traiter : « Ce qu’est le soi ».

L’alchimie, le bouddhisme et la psychologie des profondeurs de Jung, je cite :

 

« Le bouddhiste préconisera le lâcher prise libérateur, le psychologue des profondeurs le laisser advenir, et l’alchimiste une fois sa matière mise en œuvre, laisse agir le processus tout en veillant sur la transformation en cours. »

 

Je retiendrais aussi dans la conclusion de cette interview son jugement sévère mais réaliste sur l’école, et son éloge de la méthode maçonnique.

 

« Plus je connais les maçons, plus je prends conscience du travail accompli dans les loges.

A ma connaissance, aucune institution n’en propose de semblable.

L’école est devenue le terrain de la compétition intellectuelle, et renonce à former des esprits indépendants et des citoyens éclairés. De plus elle est gangrenée par des problèmes sociaux devenus ingérables qui contribuent à un abaissement général du niveau des élèves. (….) l’individu est renvoyé à lui-même dans un dénuement spirituel qui le conduit à trouver seul son chemin au milieu de la confusion du siècle. »

 

Compte tenu de la densité de ce numéro de Points de Vue Initiatiques, je reviendrais demain ou dans les prochains jours sur les autres articles. Je ne puis que vous encourager à souscrire un abonnement à cette revue de qualité, qui servira de référence aux francs-maçons dans leurs travaux en particulier et à ceux qui cherchent la lumière d’une manière générale.

 

                                                                                          Jean-François.

Françoise Bonardel

Françoise Bonardel

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Publié le par jean françois
Georges Voineau Grand Maître du Droit Humain

Georges Voineau Grand Maître du Droit Humain

FEDERATION DU DROIT HUMAIN
A écouter en Podcast sur France Culture.

 

DIVERS ASPECTS DE LA PENSEE CONTEMPORAINE, émission du dimanche 29 septembre 2019

 

LE DROIT EN PODCAST SUR France Culture Le Grand Maître Georges Voineau.

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Publié le par jean françois
QUE LA JOIE SOIT DANS LES COEURS !

QUE LA JOIE SOIT DANS LES CŒURS !

 

 

 

Hier c’était jeudi, cela me rappelle les jours joyeux de ma jeunesse, à cette époque lointaine on rêvait de la semaine des quatre jeudis. Depuis par distraction sans doute le jeudi est devenu le mercredi, allez savoir pourquoi ?

 

Hier fût donc une belle journée, enfin presque. Je me suis rendu chez mon libraire préféré, eh oui il y encore quelques libraires, traditionnels, il n’y a pas que les tristes hangars d’Amazon perdus dans des zones industrielles, ou au milieu de nos terres autrefois agricoles, ces hangars remplis de robots qui ont parfois des visages humains. Je vous le certifie il y a des libraires qui vous attendent avec le sourire aux lèvres, avec de vrais yeux et de belles mains qui vous tendent des livres, ils vous parlent vraiment ce ne sont pas des enceintes connectées. Ils vous disent qu’ils aiment les auteurs, leurs livres de papier, de ce papier que l’on peut toucher, qui sent bon. Ils vous disent leurs coups de cœur, leurs rêves, leur passion pour les mots.

 

Mon libraire avait mis de côté pour moi le dernier recueil de Christian Bobin le jongleur des mots du Creusot, « La Muraille de Chine. » 57 pages de douceur de bonheur, parut dans la collection 4 yeux des Éditions Lettres Vives. Sur la première page 10 mots seulement : « Enfant je savais tout, mais je ne le savais pas. »

Ce recueil a été tiré à seulement 8000 exemplaires, c’est dire l’enthousiasme pour la poésie de nos jours !

 

Livre en main j’ai fait quelques pas vers un café recommandé par Jean-Michel un de mes frères, le Café Joyeux, je m’y suis rendu naturellement avec joie. Dès l’entrée j’étais salué avec un sonore : bienvenu au Café Joyeux !

Là je n’ai vu que des sourires, de la joie sur les visages de gens heureux.

 

Puis la radio s’est mise à pleurer là-bas à Paris, dans l’Île de la cité à deux pas de la cathédrale meurtrie, d’autres meurtres.

 

Je suis rentré chez moi, en serrant ma Muraille de Chine, avec les sourires du Café Joyeux, les sourires de ceux qui servent des cafés équitables avec leurs cœurs.

 

                                                                       Jean-François.

QUE LA JOIE SOIT DANS LES COEURS !

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Publié le par jean françois
NE JAMAIS IMPOSER….

NE JAMAIS IMPOSER….

 

 

C’est de ma libre volonté….Un célèbre You-tubeur s’est lancé dans un micro-trottoir, pour recueillir des réponses à la question qu’est-ce pour vous que la franc-maçonnerie. La réponse la plus fréquente a été : une sorte de secte secrète.

 

Et pourtant depuis des décennies les principales obédiences n’ont de cesse de communiquer pour répondre à cette question, en s’exprimant pourtant clairement répétant à l’envi : on entre difficilement en maçonnerie et l’on en sort simplement en donnant sa démission par l’envoi d’une simple lettre sans avoir à fournir une raison quelconque. Quant au secret il vaut mieux parler de discrétion.

 

Dans une société où il faut pour exister être célèbre et adulé ça ne passe pas, c’est louche, c’est flou, d’où le complot judéo-maçonnique, la mainmise des illuminati sur le monde.

 

Et pourtant les bibliothèques regorgent de livres maçonniques, les rituels maçonniques sont pratiquement en vente libre, pour qui veut chercher un peu. Le problème est là on ne cherche pas, on consomme, chez ces gens-là disait l’ami Jacques on mange ou on compte.

 

Quand les sectes veulent à tout prix faire du nombre c’est mieux pour remplir leurs comptes en banque, la franc-maçonnerie fait peu de prosélytisme, et d’ailleurs le franc-maçon n’est reconnu comme tel que par ses frères et non pas par le paiement d’une simple cotisation à son obédience, qui ne sert qu’à son fonctionnement administratif. D’ailleurs dans la plupart des obédiences les Grands Maîtres et leurs adjoints sont élus, pas des gourous autoproclamés à vie. La franc-maçonnerie est l’exact contraire d’une secte. On peut lire dans l’histoire des religions parue dans la bibliothèque de la Pléiade sous la direction de Charles Puech au chapitre traitant de la franc-maçonnerie :

« Le propre de la franc-maçonnerie c’est de suggérer, de montrer, de faire vivre à ses membres, sans jamais imposer. »

 

La franc-maçonnerie ne constitue donc pas à proprement parler un enseignement, elle est totalement a-dogmatique. L’on comprend mieux qu’elle soit interdite dans tous les régimes totalitaires, on comprend aussi un peu mieux la discrétion sur l’appartenance, chacun restant libre de se dévoiler lui-même, et cela n’est pas seulement en référence avec les persécutions subies par les francs-maçons lors de la dernière guerre mondiale. Il existe de nos jours de nombreux pays où la franc-maçonnerie est interdite, récemment les dirigeants de l’Italie se sont prononcés pour l’interdiction aux francs-maçons de faire partie de leur gouvernement, il y a encore des bruits de bottes !

 

L’initiation maçonnique « enseigne » aux femmes et aux hommes comment penser, et penser librement.

 

Le Chevalier Ramsay faisait une allusion à une autre forme de secret : 

 

« Nous avons des secrets ; ce sont des signes figuratifs et des paroles sacrées, qui rappellent le souvenir de quelque partie de notre science, ou de quelque vertu morale, ou de quelque mystère de la foi. »

 

Cette allusion à la méthode symbolique qui constitue la formation maçonnique, ouvre l’esprit des membres. Les symboles vivent en eux dans l’esprit de chacun, tout en étant reliés à l’universel. Le travail maçonnique s’effectue collectivement et individuellement c’est sa particularité, il est fait au profit de l’ordre en général, des loges et de leurs membres, sans syncrétisme qui engendrerait désordre et confusion, la franc-maçonnerie n’est pas une auberge espagnole. Elle puis dans diverses traditions des valeurs et des vertus fondamentales et universelles.

 

Les images symboliques sont des supports qui aident l’ouverture des esprits, leurs éveils. Dans les premiers degrés initiatiques, il s’agit de construire un temple matériel puis ensuite un temple pour l’esprit, cette construction est  indispensable, pour pouvoir accueillir dans le cœur de l’homme toutes les vertus qui l’élève et le rende plus digne, plus humain. Ces vertus sont couronnées par la plus belle et la plus grande d’entre-elles l’amour fraternel à l’image du Pélican nourrissant du sang de son cœur ses petits.

 

On n’impose pas l’amour fraternel, il se vit dans les loges et puis dans le monde. La franc-maçonnerie propose une rencontre avec soi-même, son être intérieur et avec les autres, c’est un centre d’union.

 

                                                                                                         Jean-François.

 

Citation de Christian Bobin poète.

 

« Rencontrer quelqu’un, le rencontrer vraiment et non bavarder comme si personne ne devait mourir un jour, est une chose infiniment rare. La substance inaltérable de l’amour est l’intelligence partagée de la vie. »   

Pierre Desproges

Pierre Desproges

HUMOUR DE PIERRE pour un Maçon c'est normal 

 

HYPOTHESE

 

J'ai envie de suggérer une hypothèse, selon laquelle la faible participation des femmes sur la scène politique serait le simple mépris qu'elle en ont.

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Publié le par jean françois
Arche à Port Blanc Saint-Pierre Quiberon

Arche à Port Blanc Saint-Pierre Quiberon

LES LIENS DE LA VERTU ET DE LA SCIENCE

 

 

Ce désir que le chevalier Andrew, Michael Ramsay exprimait dans son célèbre discours en 1736 considéré comme un des textes fondateurs de la franc-maçonnerie des lumières, s’il était prononcé aujourd’hui ferait sans doute sourire, dans notre société peut préoccuper des vertus et de leurs liens avec les évolutions de la science. Il ne subsiste que quelques derniers remparts érigés en comités d’éthique pour protéger nos sociétés occidentales des excès de la science, de sa marchandisation mondiale organisée par une élite au profit de quelques-uns méprisant  la fraternité universelle. L’éthique est confondue avec une morale dégradée empêcheuse des profits rapides. Un contributeur du Blog Rémy Le Tallec a écrit à propos de l’éthique et de la morale :

 

« Le terme de « morale » a mauvaise presse depuis les années 60, même si notre Rituel d’apprenti fait une heureuse référence à « une morale commune à toutes les nations », et on lui préfère généralement le terme « éthique ». Et la Règle d’Or « ne faites pas à autrui, ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fît à vous-même», conviendrait bien à chacun de ces deux termes. Malgré leur étymologie très proche, l’une latine, l’autre grecque, l’usage moderne et la complexité des connaissances ont conduit peu à peu à distinguer une morale normative faite d’interdits, et une éthique pratique choisie librement. 

 

Selon André Comte-Sponville, « ce que nous appelons « morale et éthique » sont deux voies d’accès, deux voies différentes, mais convergentes, qui mènent, par l’obéissance (pour la morale) comme par la raison (pour l’éthique) à un salut commun ou, à tout le moins, à une vie plus heureuse et plus humaine ».

 

Paul Ricoeur, lui, préférait le terme d’éthique à celui de morale, mais il ajoutait aussitôt qu’il est nécessaire pour la « visée éthique de passer par le crible de la norme », avant de préconiser pour finir, une « sagesse pratique qui renvoie à ce qui, dans la visée éthique, est le plus attentif à la singularité des situations ».  

 

L’éthique ne se réduit pas à la moralité d’un devoir, mais elle naît et grandit dans le désir d’accomplissement, de réalisation, et donc de perfectionnement de soi, qui est l’objectif de tout maçon.

 

Déjà, avant notre initiation, la Déclaration de Principes (…), dont la plupart s’entre nous sommes issus, nous parle de « fraternité initiatique », de « recherche du divin en soi », de « se connaître soi-même et participer par son exemple et son action, au perfectionnement moral de l’humanité tout entière ». Elle nous dit que « les francs-maçons poursuivent ensemble un idéal de paix, d’amour et de fraternité…, et pratiquant la vertu(…), ils glorifient le travail sous toutes ses formes… Ils travaillent dans des Loges avec zèle et assiduité »…

 

Voilà des mots, que chacun a signés pour demander son entrée en Maçonnerie, des mots qui ont des significations exigeantes, - c’est à dire qui nous obligent, au sens des  « obligations » de nos Rituels - et qui constituent autant d’engagements en termes d’état d’esprit, de comportement, et plus largement de conduite de vie. Voilà qui peut aider à construire une éthique appliquée, que l’on pourrait appeler « éthique maçonnique »

 

Le nouveau monde numérique, l’intelligence artificielle bousculent notre vie, pourquoi pas à condition de garder la maîtrise de celle-ci et de conserver une certaine éthique au service de l’ensemble des hommes. Il faut du courage dans notre société pour ne pas céder au consumérisme débridé. Savoir renoncer parfois à une sécurité monnayée contre une perte de liberté, vendre sa liberté, ses libertés contre une cuillère à dessert de sécurité n’est pas un projet de vie. Il faut sans doute savoir parfois faire l’éloge de la lenteur et de la douceur.

 

La franc-maçonnerie offre à ses adeptes un espace de réflexion, en dehors du tumulte et de l’agitation, elle ne s’inscrit pas dans l’urgence. Elle se réfère à des valeurs puisées dans les diverses traditions répandues sur la surface de la terre. Valeurs reçues de nos anciens que nous avons le devoir de protéger et de transmettre, nous avons un devoir de reconnaissance pour être considéré comme des humains dignes. Extrait du discours du Chevalier de Ramsay :

 

« Quelle obligation n’a-t-on pas à ces hommes supérieurs qui ont imaginé un établissement dont le but unique est la réunion des esprits et des cœurs, pour les rendre meilleurs, et former dans la suite des temps une Nation Spirituelle, où sans déroger aux divers devoirs que la différence des états exige, on créera un Peuple nouveau, qui, en tenant de plusieurs Nations, les cimentera par les liens de la vertu et de la science ! »

 

                                                             Jean-François.

Pierre Desproges

Pierre Desproges

 

 

HUMOUR D’HIER ET PEUT-ÊTRE D’AUJOURD’HUI

 

Par Pierre Desproges

 

EXPERIENCE

 

« On se demande sans rire si en fécondant une femme de tête avec de la semence de prix Nobel, on n’obtiendra pas un petit génie. L’expérience inverse a été tentée, il y a neuf mois, ici, à la clinique Nique.

On a fécondé une simple d’esprit avec de la semence d’imbécile. L’enfant va naître d’un instant à l’autre… Ah le voilà ! C’est un garçon !

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Publié le par jean françois
PROLEGOMENES " des choses dites avant"

Prolégomènes : « Des choses dites avant. »

 

 

Le livre est ouvert au prologue de jean, mais avant, avant le Logos, était écrit, un autre récit celui du Mythos, le premier  récit fantastique diront certains, c’est-à-dire faux, s’opposant au Logos parole de vérité, parole raisonnée, mettant à mal la croyance, les croyances, la foi dans son aspect religieux. Comment dès lors justifiant les références aux mythes, si ce n’est en les analysants pour voir les valeurs qui y sont dissimulées, pour en extraire le meilleur. C’est ce que les Grecs firent en soulevant le voile, ce que font symboliquement les francs-maçons dans leurs rites.

Le mythe maçonnique de la construction du temple de Salomon par l’architecte Hiram dévoile des valeurs intemporelles, des vérités profondes. Peu importe le noyau historique il n’est que le support de l’amande d’où sortira l’huile répandue sur la tête et sur la barbe d’Aaron, le porteur de paroles. Il nous reste les symboles universels, les symboles vivants qui nous parlent à tous et à chacun en particulier, dans nos expériences de la vie, dans notre vie.

Notre désir d’une remontée aux origines, est un désir de contempler l’Unique, de faire coïncider notre imaginaire avec le réel. Notre désir du Primordial se confond avec notre désir du beau, de faire descendre le ciel sur la terre. Le mythe nous raconte une histoire sacrée qui imprègne notre mémoire, il vit en nous, il nous guide, il donne un sens aux choses de la vie, à notre vie. Il est un pont entre le profane et le sacré.

 

La mise en œuvre des valeurs contenues dans le mythe de la construction maçonnique, par les rituels, nous exalte, nous mènent plus loin, plus haut que notre condition d’homme. La pratique des rites génère une solidarité, une fraternité entre nous, qui dépassent l’entre soi, nous pousse à l’élévation de notre conscience, à l’altérité, au don, jusqu’au sacrifice. Le maître maçon vit ses rites, qui le sortent  de sa torpeur et de son ignorance, par le passage de portes successives, il voit la lumière qui s’intensifie de plus en plus, lui donne des forces nouvelles, le transforme, le rend plus humain.

 

La maçonnerie est-elle la religion des religions voici ce qu’écrivait le franc-maçon Albert Pike sur les buts de l’ordre maçonnique :

 

« La maçonnerie qui n’est d’aucun temps, appartient à tous les temps, n’étant d’aucune religion, elle trouve en toutes les religions les grandes vérités. »

 

On pourrait donc écrire en prologue : la maçonnerie à donc toujours existé sinon en actes au moins en possibilité de voie pour que règne l’esprit.

 

 

                                                     Jean-François.

Pierre Desproges

Pierre Desproges

Humour 

 

La relecture de Fonds de tiroir de Pierre Desproges aux Editions Points m’incline à vous proposer quelques unes de ses pensées profondes qui restent d’actualité.

 

Pierre Desproges est né en 1939, mort à 48 ans en 1988, réputé pour son humour noir, son anticonformisme, son goût pour l’absurde. La plupart de ce qu’il a écrit à l’époque, ferait l’objet aujourd’hui d’une autocensure. 

 

 

CHIRAC

« Voilà un monsieur affublé d’un sourire à faire passer son hoquet au yéti. »

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