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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
HUMOUR SANITAIRE, HUMOUR TRÈS FRATERNEL

HUMOUR SANITAIRE, HUMOUR TRÈS FRATERNEL

 

Le parti d’en rire de Hervé Le Marseillais

 

L’Abécédaire Maçonnique

 

Le proverbe du jour :

 

« L’erreur est humaine, mais l’imbécile c’est celui qui fait la même tous les jours. »

 

Maurice Confucius.

 

Lettre – F Comme Fibonacci

 

Léonardo de Pise, plus connu sous le nom de Fibonacci, révéla dans son « Liber Abaci », tous les mystères de la suite des nombres, formant la proportion dorée dite du nombre d’or 1,2,3,5,8,13,21 etc…

 

Pour ce faire, il posa le problème suivant :

 

Supposons qu’un couple (mâle et femelle), de lapins immatures, soit mis dans un champ, que la maturité sexuelle du lapin soit atteinte après deux mois qui est aussi la durée de gestation.

 

Que chaque portée comporte toujours un mâle et une femelle et que les lapins ne meurent pas.

 

Combien y aura-t-il de lapins dans le champ après 1 an ?

 

À la fin du 1er mois                        1 couple

 

À la fin du 2ème mois                      2 couples

 

À la fin du 3ème mois                      3 couples

 

À la fin du 4ème mois                      5 couples

 

À la fin du 5ème mois                      8 couples

 

………………………………………………

 

À la fin du 12ème mois : on en sera au 233

 

Voilà la solution pour garnir rapidement les colonnes. Du moins dans les obédiences mixtes. Pour les autres il leur reste la Scissiparité, la fissiparité, la mitose à la limite !

 

Pour toute explication sémantique, voir le frère Larousse ou le frère Petit Robert, selon vos préférences !

 

 

Hervé. D

Voilà le résultat !!!

Voilà le résultat !!!

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Publié le par jean françois

HUMOUR SANITAIRE, HUMOUR FRATERNEL OU PAS

 

Le parti d’en rire de Hervé Le Marseillais

 

L’Abécédaire Maçonnique

 

Lettre E-

 

E Comme Etiologie, école philosophique de l’antiquité qui s’intéressait à l’étude des causes. En médecine l’étiologie est l’étude des causes et des facteurs d’une pathologie.

En littérature on parle de conte étiologique lorsque l’histoire a pour but de donner une explication imagée à un phénomène ou une situation dont on ne maitrise pas l’origine : exemple pourquoi les chiens n’aiment pas les chats.

 

L’étiologie maçonnique est un cas d’espèce. Pourquoi les GL n’aiment pas les GO, les DH les GLMF, les GO, les GLMU, les GLTF les GLFF.

 

Hervé. D

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Publié le par jean françois
UNE CONTRIBUTION POUR SUPPORTER LE CONFINEMENT

 

Sylvain Tesson, l’écrivain célèbre, lumineux, voyageur infatigable, habitué des épreuves physiques, porte un regard sur la crise qui nous traverse, nous transpercent tous, parfois dans nos certitudes, nos arrogances, nos suffisances, cette crise qui nous ramène à notre condition humaine à la fois fragile et solide. Cette irruption dans notre vie, du minuscule qui frôle la démesure. Ce virus particulier qui secoue notre chair, mais réveille aussi notre force intérieure.

Dans ce Grand Entretien donné au Figaro, cet hommage rendu à ceux qui il y a quelques jours, battaient le pavé encore et encore pour crier leur angoisse, dans l’indifférence et le silence de tous, cet hommage est porteur d’espérance pour que la lumière qui paraîtra à la sortie du tunnel nous éclaire tous, pour que nous regardions ce que nous refusions de voir.

 

Jean-François Guerry.

 

 

Merci : à Y. H pour cette transmission, au Figaro pour cet arrêt sur le réel, merci à ce grand écrivain.

UNE CONTRIBUTION POUR SUPPORTER LE CONFINEMENT
UNE CONTRIBUTION POUR SUPPORTER LE CONFINEMENT
UNE CONTRIBUTION POUR SUPPORTER LE CONFINEMENT
UNE CONTRIBUTION POUR SUPPORTER LE CONFINEMENT
UNE CONTRIBUTION POUR SUPPORTER LE CONFINEMENT
UNE CONTRIBUTION POUR SUPPORTER LE CONFINEMENT
UNE CONTRIBUTION POUR SUPPORTER LE CONFINEMENT
UNE CONTRIBUTION POUR SUPPORTER LE CONFINEMENT

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Publié le par jean françois

HUMOUR SANITAIRE

 

 

Le parti d’en rire, avec mes excuses : « Il vaut mieux rire avec les vivants que de pleurer avec les morts. »

 

L’Abécédaire d’Hervé le Marseillais

 

C- Comme cordonnite

 

Si le cordon est le premier lien vital qui retient le nourrisson a sa mère, en Franc-Maçonnerie, il l’est aussi pour certains maîtres.

 

Vous n’avez pas été sans remarquer que certains cordons sont tellement surchargés, qu’on dirait des guirlandes de noël.

 

Son port outrancier, (pléonasme), entraine une pathologie qui se traduit par des gonflements de chevilles, une raideur dans la nuque et une langue xylophique, dite langue de bois. Rassurez-vous, elle n’est que faiblement contagieuse au rite français, quoiqu’elle se perfectionne de plus en plus, et ce n’est pas bon signe.

 

Enfin mais la cordonnite n’est pas sans conséquence, car elle provoque un effet de rejet chez certains, qui se manifeste par des rictus, des ricanements discrets, si faire se peut, et des irritations, pouvant aller jusqu’à des symptômes d’allergie.

 

La cordonnite fait partie de M S T.

 

Les Maladies Symboliquement Transmissibles. Et comme le Corona virus il n’y a pas encore de vaccin, à part la modestie et l’intelligence.

 

H.D

 

Note perso : H.D (c’est peut-être hors de contrôle, tant mieux)

Humour mais pas que...

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Publié le par jean françois
LUMIÈRES

LUMIÈRES.

 

 

Ma sœur, mon frère quand tu mettras ton premier pas sur la dalle noire du pavé mosaïque, puis le second sur la dalle blanche, le troisième sera soudain plus léger, il y a un ordre dans cette marche, comme il y a un ordre supérieur en toutes chose, tu ne vois pas la fin du chemin, mais soudain tu découvres le chemin. Il commence après le franchissement de la porte basse, après la fin de ton confinement matériel, vers les confins du monde sans limite, jusqu’au bout de ton cœur et au-delà encore vers la grandeur de ton âme. Tu seras peu importe d’ailleurs, un Indien, un Perse, un Juif, un Chrétien, tu seras un enfant de la lumière, un homme humble à la recherche  de la connaissance, merci à Claude de ces lumières de l’humanité, de ce voyage dans le monde de l’esprit, vers notre être intérieur.

 

Jean-François Guerry.

LUMIÈRES

Lumière de l’Humanité

Zoroastre et le Mazdéisme. - C’est au VI e siècles, AV.JC , que naît Zoroastre la tradition dualiste, qui se poursuivra avec les esséniens, les  Gnostiques, les Manichéens, les Ariens, les Pauliciens, les Bogomiles, les Patariens et les Cathares.  Réformateur  de l’antique religion iranienne, Le Mazdéisme fondé sur deux principes le Bien et le Mal. Zoroastre vivait en Médie. L’on dit que Pythagore était l’un de ses disciples. La Vérité disait il, lui avait été révélée par la Grande Lumière, le soleil, représentant pour les dualistes et notamment les cathares, le Symbole sacré. En résumé, notre monde se trouvait être à un état intermédiaire, la vie étant le produit d’un affrontement entre les forces du Bien , la lumière  ( Ahura Mazda ), et les forces du Mal, les Ténèbres (Ahriman ). A la suite de nombreuses défaites, surviendrait la victoire de Mazda dont lui, Zoroastre, était le prophète. Le croyant devait accomplir sur la terre de bonnes actions, s’efforcer d’avoir de bonnes pensées et de dire de bonnes paroles, pour favoriser l’action des immortels bienfaisants (Puissances intermédiaires entre le ciel et la terre). Quand viendrait le jugement dernier, à la chute d’Ahriman, Mazda, le Seigneur sagesse, ouvrirait le livre où les actions de chacun étaient consignées. Enfin ce serait un Messie qui annoncerait au monde la défaite du Mal.

Les Esséniens. - Au IIe siècle av. J.C, apparaissait alors, au sein du Judaïsme, la secte des esséniens. Cette communauté Juive fortement influencée par le Zoroastrisme, qui se disait l’unique dépositaire du sacerdoce hébraïque  vivait (comme le feront plus tard les cathares) dans le plus parfait ascétisme ; chasteté, régime sans viande, vie en communauté, méditation, prières, ect. Elle étudiait aussi les sciences et pratiquait l’astrologie. Prévoyant la venue du sauveur, elle avait tiré son horoscope. Les Esséniens, ainsi que les Cathares croyaient en la réincarnation ; mieux encore ils en avaient la connaissance. Ainsi au travers de vies successives, l’homme parvenait lentement à se libérer du Mal.. Comme eux les Cathares accorderont aussi à la puissance de la Lumière une importance capitale ; ils se refuseront à accepter les dogmes rigides et rechercheront, pour méditer et prier, des lieux d’une grandeur imposante, propice à l’élévation de l’âme.

 

Influence  Gnostique dans le Manichéisme. -  En l’an216 (après JC) en Babylone , naissait Manès qui intégrera au dualisme de Zoroastre, le Christianisme primitif, ainsi que l’enseignement religieux de Bouddha. Ses parents étaient  Perses et faisaient partie des Mandéens, une secte gnostique. Par deux fois, à douze et vingt quatre ans, il aurait été visité par un Ange, messager du Roi du Paradis des Lumières, qui lui aurait ordonné d’abandonner la secte mandéenne, de se faire connaître et de proclamer bien haut sa doctrine. Après un pèlerinage aux Indes, Manès revint en Iran et se mis à prêcher. Nombreux furent ses adeptes. Mais lorsque le deuxième fils du Roi des Sassanides monta sur le trône, les mages Zoroastriens de la cour parvinrent à le faire condamner. Il mourut en prison en 277. Manès considérait Zoroastre, Bouddha et Jésus «  Les Lumineux « ., comme des prophètes messagers du Père. Lui-même en étant un, le dernier. Dans sa doctrine l’on retrouve naturellement la lutte entre le Bien et le Mal, mais avec des variantes. Il existe deux mondes, celui du haut ou règne le Roi du Paradis des Lumières et celui du bas, dont le Prince des Ténèbres est le souverain. Pour en avoir  eu soudain la vision, le Prince Noir désire la Lumière et lance vers le monde du haut, ses démons à l’assaut. De la surprise du Roi du paradis jaillira la mère de vie, de laquelle, émanera le premier homme. Ce dernier ayant été vaincu par le Prince des Ténèbres, une parcelle divine restera donc emprisonnée dans la matière. Perdu, l’homme adressera à sept reprises une prière au Père qui enverra vers lui «  l’Esprit Vivant «  et la « Mère de vie « pour le ramener en son royaume. Mais son enveloppe demeurant prisonnière des ténèbres, «  le Père organisera le monde afin d’aider à son salut «. Ainsi le croyant, conscient de sa nature double, devra partir à la recherche de sa Lumière intérieure afin de se dépouiller de son enveloppe charnel, œuvre du Mal, et à retrouver Dieu. Les Manichéens se divisaient en Elus (que les Cathares nommeront parfaits ), Purs ou encore Bonhommes  et, en « Auditeurs « : les Croyants chez les Cathares. Prières et impositions des mains pour transmettre l’esprit qui constituaient leurs simples rituels. La religion de Manès devait s’étendre en Palestine, en  Egypte, en Afrique du nord. Par l’Espagne, la Gaule, l’Italie et Rome, elle s’introduisit en en Asie centrale et, au XII siècle, atteignit la Chine. Incontestablement le manichéisme était largement imprégné de gnosticisme. Les Gnostiques possédaient la connaissance de tout ce qui avait rapport avec Dieu. L’Etre suprême, et au  Christ, que certains considéraient comme un prophète, d’autres comme le fils unique de Dieu. Des élus, les Purs, se distinguaient parmi eux ainsi que les manichéens et cathares : et seuls ces initiés  à la connaissance enseignée par Jésus avaient le pouvoir d’en délivrer le message rédempteur. Dans le gnosticisme, théologie, ne signifiait point religion. Celle-ci se résumait en trois points : Connaissance, Sagesse et Vie. Les simples croyants devaient s’attacher le plus possible  à ne pas faire le mal, mais l’âme même la plus noire, n’était jamais définitivement perdue, elle pouvait à force de volonté, retrouver la Lumière.

Des Pauliciens aux Bogomiles. - Sur l’origine de la section des Pauliciens les avis sont partagés. Certains pensent que les frères Pierre et Paul, fils de manichéens, seraient les fondateurs, d’autres que ce serait Paul de Samosate, l’évêque  hérétique d’Antioche  qui vivait au III siècle, toujours est il que les Pauliciens comme les Zoroastriens et les Manichéens étaient dualistes et croyaient en l’existence de deux mondes : celui de la lumière, crée par Dieu, et celui des ténèbres crée par le Démon. Ils s’affirmaient Chrétiens, mais reniaient  la croix du calvaire, instrument de supplice. Le soleil symbolisait pour eux le Verbe lumineux sacré. On les persécuta durant près de trois siècles, à Byzance, pendant lesquels ils résistèrent vaillamment mais, battus en 872, ils se dispersèrent. Regroupés pour la plupart dans la péninsule Balkanique, ils établirent au sud du Danube un royaume d’où ils partageront l’hérésie dualiste. Ainsi apparaîtront, vers 970 en Bulgarie, les Bogomiles. Leur message d’inspiration Paulicienne est, à peu de chose près, semblable à la doctrine Cathare ; ils prêchent essentiellement  le retour de la pureté et le rejet de l’église. Cette religion se répand en Bosnie, en Serbie. C’est au début du XIe siècle alors qu’elle gagne l’Italie du Nord ( où elle se maintiendra jusqu’à la fin du XIVe siècle ) et le Midi de la France, que les évêques, sentant l’église romaine menacée jusqu’à ses états, se mettent mutuellement en garde contre ces hérétiques en utilisant les termes de Cathares, dont l’origine viendrait du grec «  Catharos  « signifiant »  Purs. « .Sortant de l’ombre la religion Cathare devient, avant le milieu du XIIe siècle, quasiment officielle, avec ses traditions, et une organisation hiérarchique. L’Evêque hérétique Bulgare Nicétas vient même de Constantinople en 1167 à St - Félix de Camaran (près de Toulouse) pour réunir en concile les évêques Cathares des nouvelles églises Languedociennes. Le catharisme n’est plus une secte, écrit Zoé Oldenbourg dans son remarquable ouvrage le bûcher de Montségur, ni un mouvement d’opposition à l’église établie, c’était une véritable église. Peut être l’hérésie cathare comme tant d’autres hérésies n’aurait elle laissé que quelques traces dans l’histoire de notre pays, si l’église en 1209 n’avait lancé contre cette terre chrétienne une croisade qui, au fil des ans, devait se transformer en une guerre de conquête.

 

Les Arianistes. - Tout au début du IVe siècle, l’autorité de l’église se trouvait également contestée par les Arianistes. Né en Alexandrie vers l’an 300, le prêtre Arius en fondant l’Arianisme ne faisait que retrouver l’ancienne doctrine d’Origène (II siècle av. JC) qui n’admettait pas la consubstantialité des trois personnes de la Trinité. Pour lui,  le Père éternel jamais crée, avait crée le fils et l’Esprit Saint. Arius, excommunié  par le concile de Nicée en 325, mourait à Constantinople en 340. L’Arianisme gagna l’Occident et s’étendit en  Aquitaine et Languedoc. L’invasion des Francs  avait depuis fort longtemps détruit cette hérésie quand les Cathares apparurent en Occitanie ; mais peut être cette terre en gardait elle secrètement quelques traces la prédisposant  à accueillir favorablement une doctrine nouvelle qui, elle aussi, s’opposait à l’église de Rome.

 

Mes sources divers dossiers de l’histoire année 5980. Le 21/3 /6020

C. Galinier.      

LUMIÈRES

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Publié le par jean françois
Vu sur G A D L U INFO BLOG MAÇONNIQUE

Vu sur G A D L U INFO BLOG MAÇONNIQUE

HUMOUR SANITAIRE

 

 

Un lecteur du blog Marseillais (amicalement donc un peu « fada » pour notre plus grand plaisir) nous propose un Abécédaire Maçonnique compatible avec le sinistre passage que nous traversons. Il marche, ou plutôt il adhère, dans cette période qui est bizarrement à la fois post et pré-électorale, dans les pas de nos frères Pierre Dac et Francis Blanche, fondateurs du parti d’en rire.

 

Jean-François Guerry.

 

ABÉCÉDAIRE MAÇONNIQUE

 

A : Premier mot prononcé par le nouveau né- AA REU

 

Idem pour le nouvel initié écossais, mais en verlan : REAA.

 

A de hallélouia, symbole d’espérance chrétien

 

A de Ah bas la calotte, ce qui me permet de rappeler au Vénérable Maître que cette expression est une vieille incantation rituéllique juive.

 

A de Agapes, enfin, repas des premiers chrétiens accompagné de prières, dont le était d’entretenir l’amour spirituel.

Nous avons laïcisé la tradition, les libations sont désormais dédiées à Bacchus, nous chargeons allègrement les calices, et si le rituel de la cène ne se déroule plus en salle humide, par contre on peut l’avoir en rentrant tard à la maison.

 

 

B- Comme Bise ou Baiser, on dit aussi accolade fraternelle.

 

Celle-ci consiste à effleurer 3 fois les joues de son frère, ou de sa sœur, mais dans le deuxième cas, avec un peu plus d’insssistance.

 

Cette bise fraternelle assure non seulement la transmission de la tradition, mais aussi celle de tous les microbes, virus et bactéries qui se promènent en PACA. Mais comment s’y soustraire si ce n’est de faire le grippé perpétuel, même en été.

 

C’est très mal vu par la majorité de la communauté, mais à la prochaine pandémie, rira bien qui rira le dernier ! Non c’est méchant, je le retire !

 

H.D.

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Publié le par jean françois
COHÉRENCE

COHÉRENCE

 

 

Cela ne va pas plaire à tout le monde surtout à nous-mêmes. Amoureux du théâtre, des jongleurs des mots, de ces mots qui résonnent bien, mais qui ne sont pas toujours raison. Nous trouvons du plaisir à assister bien installés dans nos fauteuils, au spectacle. Plaisir même à revoir les mêmes pièces, avec les mêmes acteurs quand ceux-ci sont bons, bien formés, qu’ils ont répété leur texte à l’envi, ils possèdent leur art, jusqu’à devenir arrogants avec leurs certitudes passagères, cabotins. La mise en scène est souvent parfaite, irréelle.

 

Le spectacle fait recette, cohésion du moins pendant sa durée tout le monde applaudi, mais en même temps, quand les portes du théâtre se referment après toutes ces représentations, nous retournons dans le monde réel.

 

Les paroles, les mots entendus, mais surtout répétés se dégradent en l’absence d’action, ils sont des bouquets qui se fanent très vite, dans nos villes il n’y a presque que plus de fleuristes, les fleurs sont dans les supermarchés. Le désarroi et le doute s’installent.

 

Alors les vautours sortent de l’ombre, les cohortes de « Il y a qu’à, de ils faut qu’ont, de ont auraient du. » Tous ces « on » qui sont parfois nous-mêmes. Il y a les révolutionnaires qui combattent courageusement sur les plateaux de télévision, les experts en tout, ceux qui tirent à vue sur tout ce qui passe, les prédicateurs de malheurs, les censeurs assis dans leurs canapés, ceux qui voient des complots partout et tout le temps. Ils jouent aussi leur pièce de théâtre, ils font dans le drame permanent, leurs thèmes préférés : le krach boursier, la mondialisation, la fermeture de toutes les frontières, l’expulsion des étrangers, enfin surtout de ceux qui ne pensent pas comme eux, il y a aussi ceux prédisent les bonnes nouvelles comme l’effondrement total, imminent du monde.

 

Alors ! Alors me direz-vous ! Je me lance nous pourrions peut-être parler de l’ancien monde, oh là ! Ok boomer me disent mes petits- enfants, tu vois dans quel état est la planète !

 

Pourtant j’insiste : «  C’est avec les lumières du passé que nous avançons dans le labyrinthe de l’avenir. » Tu nous demandes, de faire le travail que vous n’avez pas fait ! Ce n’est pas cohérent.

 

Nous ne pouvons pas céder à la pression de la faute originelle, à l’incontournable expiation. Après tout nous n’avions qu’à soutenir nos soignants, ils ne demandaient pas autre chose que la reconnaissance de leur rôle, de leur travail au service de tous, nous savions que réduire sans cesse les budgets finirait par poser des problèmes, donc ne nous plaignons pas de nos turpitudes, nous sommes punis c’est normal, ce n’est pas de l’autoflagellation, mais c’est factuel.

 

Avons le règne de la raison, nous subissions la colère des dieux, de Dieu, pour nos excès. Nous avons acquis par les lumières notre liberté de penser et donc d’agir, nous ne subissons plus sous les dogmes religieux, la colère des dieux a été remplacée par la colère de la nature.

 

Il nous reste donc les lumières du passé, qui sont porteuses d’espérance, quand on mesure les progrès de la science qui ont permis à des millions d’hommes d’échapper à la mort. Ceux qui hier par exemple mettaient en doute l’efficacité de la vaccination, sont les mêmes qui attendent avec impatience le vaccin qui permettra d’éradiqué la pandémie, qui sera éradiquée comme le furent les autres.

Les défenseurs de la rigueur financière qui refusaient d’augmenter les budgets des hôpitaux, les salaires des soignants, sont prêts aujourd’hui à dépenser sans limite. Quand il y a un trop béant dans une canalisation on arrête de discuter le coût horaire du plombier, fut-il Polonais.

 

Sans faire une comptabilité morbide nous avons été touchés par des fléaux bien plus graves, dans notre ancien monde, comme la grippe espagnole, la tuberculose, le paludisme, la grippe asiatique, le sida….

Nous sommes aujourd’hui tous concernés, j’ai été frappé de voir comment la carte mondiale de la pandémie, se juxtaposait exactement avec la carte de la circulation aérienne. Il semblerait que cela explique pourquoi l’Afrique et l’Amérique du Sud sont moins touchées.

 

Nous sortirons de cette épreuve, grâce à nos scientifiques et nos soignants, à eux seuls, notre vie quotidienne n’est plus gouvernée par nos politiques, mais par un comité scientifique, la pièce de théâtre arrive à son épilogue.

 

Quand la pandémie sera passée, les politiques reprendront la main, c’est alors sans doute la plus grande épreuve qui nous attend, faire preuve de cohérence. Cohérence des leçons a tiré, non plus répéter à l’envie que nous avons le meilleur système de santé au monde, mais en faire la preuve, sans user de somnifères que nous avons accepté jusqu’à présent sans rien dire, sans écouter et surtout sans agir, un peu moins débattre et agir un peu plus.

 

La plus grande cohérence est entre nos mains, accepter plus de collectif et moins d’individualisme, plus de solidarité, de fraternité. Il faudra faire des choix pour nous-mêmes, ne pas se contenter d’aller de nouveau au théâtre revoir la même pièce, même si la mise en scène est parfaite, les décors magnifiques et les acteurs formidables, un peu de cohérence.

 

Jean-François Guerry.

   

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Publié le par jean françois
NOROUZ

NOROUZ

 

 

En préalable je voudrais délivrer un humble message de fraternité envers tous les Iraniens qui souffrent sous le joug d’une dictature religieuse et qui souffrent comme nous de cette pandémie, dont on imagine les conséquences chez eux.

Mais aujourd’hui en Iran on célèbre le nouvel an du calendrier persan suivant un rite du zoroastrisme, c’est la fête de la Lumière du jour.

 

Pour comprendre les mythes, les rites, il faut en passer par les prolégomènes, véritables préfaces résumant en l’occurrence les faits religieux communs, l’historicité de toutes les religions.

 

La croyance religieuse est avant tout, une croyance en des êtres surhumains, qui sont des créateurs de mythes, c’est-à-dire d’histoires sacrées, les hommes qui sont en recherche du sacré, adhérent donc à ces mythes et transmettent, leurs enseignements, les valeurs incarnées par ces mythes, par voie orale, puis par des écrits, sous formes d’images que sont les symboles, dont les faces visibles sont les emblèmes, ils ont aussi leurs attributs, par exemple la balance de la justice, ou la force d’un maillet. Ces symboles nous aident dans la figuration, dans le déchiffrage, par les allégories auxquelles ils sont liés, ce déchiffrage est toujours personnel, c’est une création de notre conscience du moment, donc il y a un constant renouvellement, ce phénomène est facile à constater quand nous relisons par exemple les planches que nous avons écrites il y a longtemps, s’il reste des invariants, nous avons souvent une nouvelle interprétation, c’est peut-être cela la vie des symboles ?

 

Revenons aux rites, ce sont des formes de célébrations, de liturgies, de cultes pour les religions, des prières à ces êtres surhumains, l’on sollicite leur capacité à agir pour nos désirs, pour notre bien. Ces rites sont une sorte de systèmes dons échanges, des rites bien faits et renouvelés seraient porteurs de bienfaits pour nous. L’on tente de créer un équilibre par ce troc entre le surhumain et l’humain, une communion solidaire. Le rite que nous célébrons apporte de la nourriture au surhomme au Dieu, et de ce fait nous rapproche de lui.

 

Il existe des rites dits de passage, c’est-à-dire propice à un changement d’état, le passage par exemple de l’enfance à l’âge de raison, il y en a, paraît-il, qui ne font jamais ce rite de passage, le passage de la puberté à l’âge adulte, de la vie à la mort, des ténèbres à la Lumière.

 

Les cérémonies rituelles de passage se réalisent, se concrétisent, en nous et se déroulent, par référence à un concept, un mythe, le Grand Architecte de l’univers par exemple. Ces cérémonies rituelles devant conserver toutes leurs puretés, elles sont donc réalisées suivant des règles ancestrales ayant une signification. Une structure, un ordre initiatique garanti cette transmission dans sa pureté originelle, cet ordre est le garant, le détenteur du rite.

 

 

Les rites aussi consacrent par exemple : les objets, les lieux comme les temples, qui une fois consacrés pourront accueillir les cérémonies rituelles, qui se dérouleront dans des lieux sacralisés, c’est la différence entre temple et loge à mon sens. Les rites consacrent, mais aussi ils datent, ils rythment, en rapport avec la nature par exemple, les cérémonies solsticiales.

 

Nous y sommes aujourd’hui pour les Iraniens, descendants des Perses c’est Norouz, le nouvel an du calendrier persan.

 

Un lecteur du Blog V. B nous rappelle cette fête, que même les dictateurs religieux n’ont pas pu empêcher.     

 

Jean-François Guerry.

NOROUZ

Bonjour ! Jean-François.

 

J’espère que tu te portes bien en cette période sinistre. Je te propose un petit sujet de circonstance que je laisse à ta réflexion.

 

Fraternelles amitiés.

 

 

Souhaitons à nos bien-aimés frères Iraniens un excellent Norouz. Rappelons aux autres que Norouz est la fête du nouvel an des persans.

 

C’est la fête principale de l’année pendant laquelle tous et toutes en Iran (et quelques pays voisins) sont en vacances pendant quinze jours.

 

Elle est célébrée depuis plus de 2500 ans.

 

Cette fête n’est pas religieuse. Plus exactement elle est issue de l’antique tradition Mazdéo-Zoroastrienne.

 

Norouz se fête le premier jour du printemps exactement lors de l’équinoxe vernale, lorsque, le jour et la nuit s’équilibrent.

 

Elle symbolise la renaissance de la nature, la lumière contre la nuit, la chaleur contre le froid, l’espoir qui chasse les jours sombres.

 

Chaque maison doit être nettoyée de fond en comble et la garde robe renouvelée.(1)

 

Parents et amis se reçoivent et s’échangent des cadeaux devant le « Haft Sin », une table sur laquelle sont disposés sept objets dont le nom commence par S, qui symbolisent le printemps, la renaissance (le blé en herbe) l’abondance, l’amour, la santé, la prospérité et le bonheur.

 

Le rituel prévoit encore d’organiser des feux dans les rues. Chacun doit sauter par dessus en criant une phrase  qui signifie : « Je te donne ma pâleur et je prends ta force. » (Tchaharchanbé-Souri) (2)

 

À cette occasion paraît un personnage entièrement vêtu de rouge et maquillé de noir appelé « Hadji Firûz ». Il symbolise la renaissance du dieu du sacrifice sumérien Dumuzi. Il chante et danse dans les rues avec tambourin et trompettes en distribuant à tous les bons vœux pour l’arrivée de la nouvelle année.

 

Les célébrations du treizième jour, (Sizdah Bedar) viennent de la croyance des anciens Perses que les douze constellations du Zodiaque contrôlaient les mois de l’année. À la fin de ce cycle, le ciel et la Terre sombraient dans le chaos. En conséquence, Norouz, dure douze jours et le treizième représente le chaos, moment pendant lequel les familles mettent l’ordre de côté et évitent la malchance associée au nombre treize en allant dehors, dans les bois et les près pour profiter d’un pique-nique.

 

Cette année le Sizdah Bedar sera confiné.

 

Norouz est certainement la dernière fête antique et païenne de cette ampleur, suivie par plusieurs peuples et millions d’individus dans toute l’Asie centrale.

 

Elle déprime un peu les Mollahs qui n’ont pas osé l’empêcher.

 

Elle est très compatible avec la perception contemporaine du respect de la nature et de ses cycles.

 

V.B.

 

 

Notes perso de JF Guerry.

 

  1. Cela fait penser au nettoyage de printemps de nos grands-mères, une purification par l’air. Pour la garde robe une période pour la collection de printemps attention à la surchauffe des CB.
  2. Cela fait évidemment penser aux feux rituels de la Saint-Jean aux amoureux qui sautent dans le feu etc…

 

  1. Le treizième jour comme :

 

Les 13 convives de la Cène, comme le nombre qui nettoie et purifie, comme le 13ème chapitre de l’Apocalypse.

 

Occurrences Évangile de Jean. Les 13 figures du prophète Jésus :

 

1°) Je suis le pain

 

2°) Je suis la lumière

 

3°) Je suis la porte

 

4°) Je suis le bon pasteur

 

5°) Je suis la résurrection

 

6°) Je suis le chemin

 

7°) Je suis la Vérité

 

8°) Je suis la vie

 

9°) Je suis la vigne

 

10°) Je suis le Roi

 

11°) Je suis le fils de Dieu

 

12°) Je suis dans le père

 

13° Je suis.

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Publié le par jean françois
STRAKA CONTAMINE LE RIRE
Avec mes excuses à tous les Vegans

Avec mes excuses à tous les Vegans

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Publié le par jean françois
DE LA SOLIDARITÉ

DE LA SOLIDARITÉ

 

 

La solidarité et si ce n’était pas le « Vivre ensemble », dont on nous vante l’incontournable mérite, mais plutôt et d’abord sa prise en charge personnelle. Pour pouvoir « faire ensemble. »

 

Se construire soi-même avec des bases solides, pour pouvoir dans les cas de nécessité respecter son serment d’aider les autres, et non de vivre dans un esprit d’assistance et de paresse, en confiant sa vie à l’état-providence, qui doit tout faire à notre place, en ponctionnant de plus en plus ceux qui font.

 

Nous sommes exilés loin de nous-mêmes, nous sommes comme ces Judéens déportés à Babylone, nous pleurons sur les rives du fleuve. Puis soudain dans un sursaut nous nous levons pour franchir le pont, pour faire le chemin de Babylone à Jérusalem, prendre en main notre vie, sortir de l’assistanat, pour faire ensemble. La force est en nous.

 

L’homme urbanisé est peu enclin à l’individuel, habitué des transports en commun, il a perdu son autonomie, il attend tout de l’autre, c’est-à-dire de l’état. Incapable d’agir par lui-même, de faire les gestes les plus simples et responsables de sa vie quotidienne, la période actuelle le démontre bien.

Certains se gargarisent d’idéaux transcendantaux éthérés, pour masquer leur incapacité à être des humains à part entières responsables pour être solidaires pour protéger ceux qui en ont véritablement besoin.

 

Nous sommes dans une espèce de mièvrerie verbale, insipide et morte avec ce Vivre ensemble, qui est plutôt un mourir ensemble, qui masque notre manque de volonté à faire ensemble.

 

Pourtant nos soignants nous donnent l’exemple, au lieu d’applaudir en spectateurs, faisons notre part du travail en respectant les règles tout simplement, c’est se respecter soi-même être juste et non des barbares imbéciles.

 

Notre modernité est moribonde, Marc Halévy a écrit à peu près, cette réalité que nous devrions appliquer : « On vit seul, mais on fait ensemble »

 

Il est indispensable de se prendre en charge individuellement, pour être serein atteindre la paix intérieure, qui ne doit pas être confondue avec l’isolement, il écrit encore : « L’isolement peut être une souffrance, la solitude jamais ! »

Dans une société des apparences, il est devenu politiquement incorrect de n’avoir nulle envie de frayer en permanence avec des humains et de  vivre la convivialité comme une corvée.

 

Bien sûr il y a des besoins sociaux, mais aussi des besoins intérieurs, et la solidarité est nécessaire pour les plus faibles, pas pour tous, pour qu’elle puisse être efficace, ce n’est pas « open bar.»

 

Pour que la vie ait un sens il nous faut réaliser une solide construction intérieure, ce sont les piliers, les colonnes qui soutiennent l’ensemble de ce que nous sommes, c’est à ce prix que nous pourrons prétendre à essayer d’être les meilleurs possibles. La construction humaine se fait avec l’épée de la justice agissante et la truelle de la fraternité les deux symboles se complètent et sont indissociables.

 

Jean-François Guerry. 

DE LA SOLIDARITÉ

UN RÊVE

 

 

J’ai rêvé une nuit du carré long Pythagoricien, corollaire des nombres d’Or. Le pavé mosaïque avec ses carrés blancs et noirs, sorte d’échiquier. Si l’on mélange par une sorte d’alchimie, le blanc et le noir, il en ressort la couleur grise. Est-ce l’ombre de l’homme.

 

Il est le centre de la nature, et le monde ne semble avoir été fait que pour lui. L’ombre est la ressemblance avec Dieu.

 

 

L’échiquier comporte trois colonnes, la ionique, l’esprit de Salomon, puis celui de son successeur le VM. Salomon portait une bague avec un rubis divin, qui lui permettait de communiquer avec Dieu.

 

Un jour il a demandé à Dieu, d’éloigner les nuées de criquets, dévorant ses récoltes. Il fut exaucé par les vents qui soufflèrent, par la grâce de son bijou magique.

 

La colonne dorique « la force, c’est-à-dire arme divine », est aux ordres de l’esprit ionique. Elle a la charge de faire respecter et rétablir l’ordre, de la nature, représenté par la colonne corinthienne ; elle, est la beauté du tout.

 

Au miroir de la nature se reflètent toutes les réalités de ce monde, dans l’ordre même où Dieu les a créées. Les journées de la création marquent les différents chapitres de cette grande encyclopédie de la nature, les animaux, les végétaux et l’homme jouet peut-être préféré de Dieu. Pensée de Juve- (Belge- Prix Nobel de Médecine en biologie cellulaire).

 

Dieu joue aux dés, parce qu’il sait qu’il va gagner.

 

Claude Galinier.

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