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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine

Cet article est reposté depuis Le Blog du Rite Français.

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Publié le par jean françois
LA CHAMBRE-EST

LA CHAMBRE-EST

DERRIÈRE LES VOILES

 

 

L’aspirant à la Lumière et à la Vérité, a gravit les premières marches mais ne peut pas encore supporter la Grande Lumière, il se tient derrière les voiles. Il peut en Maître parcourir le temple sans entraves, il connaît les mots et les signes, il reste devant la balustrade, il aperçoit derrière celle-ci le premier voile qui dissimule le Saint des Saints.

 

Il a été fidèle à ses serments, il a fait son devoir, il porte sur lui la clé d’ivoire, il pourra un jour pénétrer dans le sanctuaire dans le Tabernacle.

 

Le Tabernacle n’est pourvu d’aucune fenêtre, la Lumière vient de l’intérieur.

 

Il brille grâce aux lampes alimentées par la plus pure des huiles, le Tabernacle brille nuit et jour, grâce aux lampes, l’aspirant aux mystères va pouvoir développer son âme. Il va acquérir toute la connaissance symbolique de l’Autel des Parfums, de la Table des pains de Proposition, et du Candélabre d’Or d’où provient la Lumière.

 

Le Candélabre d’Or –

 

Quand le prêtre se tient au « milieu » de la chambre-est, le Candélabre à 7 branches est à sa gauche, vers le sud. Les 7 luminaires ou planètes parcourent l’Orbre (cercle) mystique. Le chemin du soleil est le Zodiaque. Les 7 esprits sont devant le trône, ils sont les messagers de lumière pour l’humanité, en quelque sorte les anges planétaires.

 

La Table des Pains de Proposition –

 

La chambre-est contient les éléments nécessaires à la croissance de l’âme. L’aspirant est amené jusqu’à la porte du temple : « Pauvre et Aveugle », il est amené devant le Candélabre à 7 branches, il a déjà acquis une somme de connaissances cosmiques. Il se doit de les employer au service des autres, de ses semblables.

 

C’est le symbole de la Table des Pains de Proposition. La semence a été donnée par le Grand architecte de l’Univers, c’est le grain qui ne meurt pas, semé, et labouré par les hommes, puis arrosé il s’est multiplié, il a été moissonné, battu, moulu et cuit.

 

Le pain été montré, il est la nourriture spirituelle. Le pain vivant, symbolise la croissance de l’âme. 

 

En même temps que l’aspirant consomme le pain, l’encens brûle sur la table et monte dans les cieux, c’est l’esprit, l’essence de la substance qui s’élève.

 

L’aspirant aux mystères plus grands que lui, constate qu’il n’y a point là de rêveries ou pure imagination, mais bien le produit d’un réel travail méthodique de purification et de régénération, par les éléments.

 

L’Autel des Parfums –

 

Le prêtre a toujours les yeux tournés vers le propitiatoire placé sur l’Arche, il est dissimulé derrière le deuxième voile.

L’encens symbolise, l’arôme du service rendu, de même la victime sacrificatoire sur l’Autel d’Airain, représente le mal commis pendant la journée, l’encens brûlé sur l’Autel d’Or, représente le bien accompli durant le même temps.

 

Jean-Francois Guerry.

 

 

 

Mon Inspiration : Initiation Ancienne et Moderne par Max Heindel Livre ancien de 1931. Publié aux Éditions NICLAUS 34, Rue Saint-Jacques à PARIS. en 1939

(Quelques exemplaires d’une édition plus récente sont encore disponibles)

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Publié le par jean françois
UN AUTRE VISAGE DE TURQUIE

UN AUTRE VISAGE DE LA TURQUIE

 

 

Les lumières de la révolution française se sont propagées en Turquie, mais c’est plus probablement les Italiens en général et les Génois en particulier, qui furent à l’origine des premières loges maçonniques en Turquie, précédant les Anglais et ce dans les années 1720-1740.

 

Puis les loges sous la pression du sultan Mahmut doivent se mettre en sommeil. Il a fallu attendre 1850 pour voir une résurgence de la franc-maçonnerie turque, jusqu’en 1869, alors de nombreux politiques et fonctionnaires furent francs-maçons. Le Prince Murat qui fut initié deviendra sultan.

 

Les jeunes Turcs créent des liens avec les loges maçonniques étrangères. Dans le journal français « Le Temps » nous pouvions lire le 20 août 1908 :

 

« Nous nous y réunissons (dans les loges) comme maçons parce qu’en effet un grand nombre d’entre nous sont francs-maçons ; mais en réalité, nous nous y réunissions pour nous organiser. En outre, nous choisîmes une grande partie de nos camarades dans les loges qui servaient à notre comité comme crible, en raison du soin avec lequel elles faisaient leurs enquêtes sur les individus. »

 

Notre connaissance de l’histoire de la franc-maçonnerie turque vient en grande partie de ses détracteurs, en particulier d’un anti-maçon notoire Flavien Brenier, c’est souvent le cas en histoire l’on apprend beaucoup par les combattants du camp adverse. (cf par exemple Flavius Josephe avec sa Guerre des juifs et les Antiquités Judaïques).

 

L’autre visage de la Turquie est Mustafa Kemal Atatürk, le père de la Turquie moderne, franc-maçon de la loge Vedata de Salonique. Il a découvert la franc-maçonnerie en France. Vous trouverez dans l’excellent livre Anthologie maçonnique de Raphaël Aurillac-Kleiô (Éditions Dervy), son portrait et quelques unes des mesures qu’il avait prises à l’époque, très avance sur la France par exemple : le droit de vote pour les femmes dès 1934. En France c’est le Général de Gaulle qui signa le décret dix ans plus tard le 21 avril 1944 ! Il interdit également le port du voile dans l’administration et les universités, l’interdiction également de la polygamie, et du port du fez.

Extraits de quelques unes de ses citations. 

 

Citations publiques :

 

« Le 9 août 1928- Je ne mourrai pas en laissant l’exemple pernicieux d’un pouvoir personnel. J’aurai fondé auparavant une république parlementaire libre, aussi éloignée du bolchevisme que du fascisme. »

 

« La souveraineté ne devrait pas être bâtie sur la peur. La souveraineté qui repose sur les canons ne peut se maintenir. Une telle souveraineté, ou dictature, ne peut être qu’un expédient provisoire à une époque de bouleversement. »

 

Citations privées :

 

« L’homme politique qui a besoin des secours de la religion pour gouverner n’est qu’un lâche !(…) Or, jamais un lâche ne devrait être investi des fonctions de chef de l’État. »

 

« Je ne suis pas assez fou pour mettre dans le même sac les étrangers qui nous pillent et ceux qui nous enrichissent. »

 

« Mais pourquoi nos femmes s’affublent-elles encore d’un voile pour se masquer le visage, et se détournent-elle de la vue d’un homme ? Cela est-il digne d’un peuple civilisé ? Camarades nos femmes ne sont-elles pas des êtres humains, doués de raison comme nous ? Qu’elles montrent leur face sans crainte et que leurs yeux n’aient pas peur de regarder le monde ! Une nation avide de progrès ne saurait ignorer la moitié de son peuple ! »

 

 

 

La situation actuelle en Turquie laisse rêveur ! Nul doute que si elle avait actuellement un dirigeant avec les mêmes idées, et le même courage que Mustafa Kemal Atatürk, elle serait européenne. J’ai eu dans ma vie professionnelle une collaboratrice d’origine turque, sa famille de religion catholique a du s’exiler partout dans le monde, en France, au Canada, aux États-Unis, pour fuir les brimades, les vexations, les interdits « non voilés », impossible pour eux d’entrer dans l’administration sans verser régulièrement des pots vins. C’est le visage actuel de la Turquie, aux portes de l’Europe, bien loin des catalogues touristiques !

 

Jean-François Guerry.  

 

 

Mes Sources : Turquie Culture.

                         Anthologie Maçonnique – La conspiration de la tolérance de Raphaël Aurillac- Kleiô chez Dervy.

 

 

UN AUTRE VISAGE DE TURQUIE
PÂLE HISTORIEN ANTI-MAÇON DE LA FRANC-MAÇONNERIE TURQUE

Flavien Brenier, dit Brenier de Saint-Christo, né à Constantine (Algérie française) le 8 mars 1881 et mort après 1932, est un journalistepolémiste et militant d'extrême droite français.

Évoluant du royalisme à l'anticommunisme, il a appartenu à la plupart des mouvements nationalistesantisémites et antimaçonniques de la fin du xixe siècle et du début du xxe siècle. Il est suspecté d'avoir été un agent infiltré au service des autorités.

 

Journaliste au Courrier du Havre et rédacteur en chef du Tocsin normand, Flavien fréquente déjà les milieux d'extrême droite locaux locaux à l'âge de seize ans. Tout d'abord membre de la Jeunesse royaliste de Seine-Inférieure, il en démissionne pour fonder, le 2 mai 1898, la Fédération nationaliste normande, une ligue nationaliste, antidreyfusarde, antimaçonnique et antisémite. Présidée par Brenier, cette formation extrémiste est proche de la Jeunesse antisémitique de Dubuc.

Au début de l'année 1899, Brenier semble également appartenir à une mystérieuse société secrète, les « Frères de la Mort ». Il adresse alors à l'un de ses camarades, Édouard Brunet, des lettres où il est question d'une conspiration visant à prendre le contrôle de la préfecture et de la mairie de Caen. À la suite de perquisitions, Brunet et deux autres jeunes nationalistes sont arrêtés en août lors du grand coup de filet décidé par le gouvernement Waldeck-Rousseau à l'encontre des meneurs antidreyfusards qu'il accuse de comploter contre la République. Lors du procès devant la Haute Cour (novembre 1899-janvier 1900), Brenier est seulement appelé à témoigner, alors que ses trois camarades sont au banc des accusés avant d'être finalement acquittés. C'est donc à partir de ce moment que Brenier est suspecté d'être un agent provocateur ou un indicateur de police infiltré dans les milieux extrémistes par les services de la Sûreté générale. En 1932, à l'occasion de la polémique qui l'oppose à l'Action française, Brenier affirme que les « Frères de la Mort » n'étaient que le surnom que Brunet donnait aux membres de la Fédération nationaliste normande et que ce-dernier était en fait un agent provocateur.

Les 5 et 6 mai 1901, Flavien Brenier participe au Congrès antijuif de Paris, où Dubuc lance son Parti national antijuif, dont le comité directeur accueille Brenier. La même année, il représente la Fédération nationaliste normande au banquet organisé à Saint-Sébastien (Espagne), lieu d'exil de Paul Déroulède, président de la Ligue des patriotes. L'année suivante, il se rapproche de La Libre Parole d’Édouard Drumont. Ce dernier l'intègre en 1903 au comité exécutif de sa Fédération nationale antijuive, où le jeune homme côtoie notamment Léon Daudet. Il finit cependant par être écarté de la rédaction de La Libre Parole par Albert Monniot, qui se méfie de lui. Il devient ensuite l'archiviste du Comité havrais d'études historiques et sociales, fondé en 1905, qui n'est autre qu'une section de la Ligue d'Action française. Mais la méfiance des dirigeants de la ligue entraîne à nouveau la mise à l'écart de Brenier, dont la Fédération nationaliste normande est dissoute à la fin de l'année 1906.

Secrétaire général de la Ligue française antimaçonnique

En 1907, alors qu'il travaille pour la Gazette de France de Janicot, Brenier est recruté comme secrétaire général par Paul Copin-Albancelli, qui codirige, avec le commandant Louis Cuignet, la Ligue française antimaçonnique, dont l'organe est l'hebdomadaire La Bastille. En 1910, Brenier contribue à semer la discorde dans le mouvement antimaçonnique, en attisant la rivalité de sa ligue avec l'Association antimaçonnique de France de l'abbé Tourmentin et, surtout, en œuvrant à l'éviction de Copin-Albancelli, ce qui provoque une scission. Trois ans plus tard, ses attaques contre Charles Nicoullaud et Jean Bidegain font échouer un projet de fédération antimaçonnique imaginé par Mgr Jouin, directeur de la Revue internationale des sociétés secrètes.

Brenier collabore avec les monarchistes ibériques. Entre 1911 et 1912, il met ainsi la Ligue française antimaçonnique en contact avec des émigrés monarchistes portugais qui préparent une tentative de restauration, mais la réticence de Cuignet vient mettre un terme à ce projet. En 1916, Brenier transmet aux autorités espagnoles des renseignements qui permettent plusieurs arrestations d'opposants au régime monarchique.

À la fin de la Première Guerre mondiale, il propose la création d'une « Garde blanche » française destinée à lutter contre les partisans du communisme, mais ce nouveau projet restera lettre morte.

Au début des années 1920, Brenier devient le gérant d'une société vendant du vin en Belgique, pays d'origine de son épouse. Cependant l'échec de cette entreprise le ramène à Paris.

C'est à cette époque que Brenier aurait, selon ses détracteurs, collaboré à une nouvelle publication antimaçonnique, Les Cahiers de l'Ordre de l'abbé Duperron. Il conteste cependant ce dernier point et affirme au contraire avoir alerté le maréchal Foch (par l'intermédiaire du général Desticker) sur le financement de cette feuille par les nazis

 

Salluste et Gâtebois

À la fin des années 1920, Brenier est l'un des administrateurs avec le duc Joseph Pozzo di Borgo, son président, de l'Institut antimarxiste de Paris, dont il se dira encore secrétaire général en 1932. En 1927, il y prononce plusieurs conférences dans lesquelles il développe la thèse d'un complot judéo-bolchévique. Relayée, sous le pseudonyme de Salluste, sous la forme d'articles parus dans la Revue de Paris puis dans un ouvrage publié en 1930, cette thèse prétend que Karl Marx aurait été aidé par une société secrète juive par l'intermédiaire d'Henri Heine. En 1929, il apporte l'adhésion de l'institut au bureau politique international, organisme de l'Internationale contre-révolutionnaire qui fédère des anticommunistes de différents pays.

Malgré cette active propagande anticommuniste, Brenier est persona non grata aux Jeunesses patriotes, dont les cadres ont été mis en garde par Copin-Albancelli dès 1929.

Embauché par François Coty, millionnaire d'extrême droite, propriétaire du Figaro et de L'Ami du Peuple, Brenier écrit dans ces deux journaux des articles virulents qu'il signe du pseudonyme d'Eugène Gâtebois. Coty et ses journaux appuient alors l'Institut antimarxiste.

En septembre 1932, quelques semaines après la mort de Mgr Jouin, il publie un papier critiquant celui-ci, et s'attire ainsi les foudres de l'Action française. Il s'ensuit une polémique de presse : les zones d'ombre de son passé sont dévoilées par Léon Daudet et plus encore Maurice Pujo - pour qui Brenier est « une bourrique » -, qui l'accusent d'être un policier depuis 1899, tandis que Brenier défend son honneur. Chacun cherche à déconsidérer l'autre; Brenier, qui se déclare royaliste et catholique, et ancien membre de l'AF ( 1905 à 1907 ), publie ainsi une série d'articles intitulés « la vérité sur l'Action française », mettant en cause les méthodes habituelles de la ligue et du quotidien royaliste, les attaches de Pujo avec la préfecture de police, les liens de l'AF avec la Sapinière. Cette polémique se double d'une autre entre les dirigeants de l'AF et Coty, que Brenier défend contre Charles Maurras: il annonce que Coty a financé l'AF avant 1928, souligne la vantardise et la faible combativité de son leader contre le communisme, évoque sa « déliquescence mentale », et écrit: « Le chantage au patriotisme ne réussissant plus, le chantage à la calomnie et à la violence commençait ». Et puis, de manière surprenante puisqu'il annonçait la veille vouloir répondre à une lettre de Maurras, Brenier quitte la rédaction du Figaro le 12 octobre 1932. Il semble être mort peu de temps après.

Source WIKIPEDIA.

HUMOUR DE LA PART DE STRAKA 

 

UN AUTRE VISAGE DE TURQUIE
UN AUTRE VISAGE DE TURQUIE

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Publié le par jean françois
LE VOYAGEUR

                               Le Voyageur

              

                              Il disait : autrefois j’ai connu l’Atlantide

                              Les sables de l’Égypte auprès du Pharaon

                              Ensuite je fus prêtre et servis Apollon

 

                           On me revit sur terre dans la Rome chrétienne

                                Puis à Jérusalem près du temple détruit

                               Je devins Chevalier, par l’Orient instruit

 

                          En tous temps, en tous lieux, initié aux mystères

                               Me voici aujourd’hui parmi vous revenu

                       Cherchant à retrouver dans les lois des sept mondes

                                  Un secret oublié que jadis j’ai connu

 

                            Les siècles passeront, vous me verrez encore

                               Exilé sur la terre et toujours obstiné

                             À chercher le chemin de la seule patrie

                                         Où je veux loin d’ici

                                            Vivre d’éternité !

 

                                                    Iglesis Lazare Horizons d’un monde perdu.

 

Dans une période difficile pour les voyages, les francs-maçons savent comme tous les chercheurs de Lumière, que les plus beaux voyages se font chez soi, dans sa tête, les yeux tournés vers l’immensité de l’univers, ou dans les reflets d’un cours d’eau, qui courre vers la mer profonde de nos rêves. Demain nous voyagerons encore mes sœurs et mes frères, de la lune vers le soleil, dans notre loge, avec force, sagesse et beauté.

 

Jean-François Guerry.

 

 

Iglesis Lazare est un réalisateur d’émissions télévisées, sur Anouilh, Ionesco et Georges Sand. Il a reçut le Prix Verlaine il publie aux Éditions de l’Athanor. Vous l’avez compris à travers ce poème, il a fait des voyages maçonniques.

 

LE VOYAGEUR

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Publié le par jean françois
Jésus et Marie Madeleine

Jésus et Marie Madeleine

 

Introduction-

 

Un beau roman, une belle histoire, une légende d’hier, une énigme encore vivante, un voyage dans le temps, des personnages réels, dans une fiction si proche de la réalité qu’elle interroge encore.

Profondément attaché à la terre de Bretagne par ma mère, a chaque fois que le sujet du Graal est évoqué, je vois dans les brumes de l’automne le château de Comper dans la forêt de Brocéliande, les chevaliers du Roi Arthur, et toute la matière de Bretagne, de l’île de Bretagne. Cela me ramène à la lecture des œuvres de Chrétien de Troyes, du cycle Arthurien, de la légende du Graal, du Chevalier au Lion Yvain et de Lancelot le Chevalier à la Charrette, au caractère mystique et sacré de ces légendes, nourries par la tradition Celtique.

Le Chaudron de Keridwen véritable athanor est-il comparable au Graal qui recueilli le Sang Royal ? Lancelot est connu comme le meilleur des Chevaliers, mais pourtant trop charnel, il ne connaîtra pas le Graal, la Jérusalem céleste, il aura seulement la joie de l’approcher grâce à son fils Galaad le Chevalier parfait, qui lui vit le Graal avant son départ pour l’Orient éternel.

 

Claude Galinier, nous propose un voyage plus au sud, sur les rives de la méditerranée, à la recherche de la lignée du Sang Royal.

 

Jean-François Guerry.

La Lignée du Sang Royal

 

 

Lancelot du lac, de son vrai nom s’appelle le Chevalier à la Charette. Il fait partie de la lignée sacrée des Rois du Graal : il en est même l’aboutissement. Et si lui-même ne peut être Roi du Graal, c’est à cause du péché d’adultère qu’il commet avec la Reine Guenièvre, modèle de la beauté, de la perfection et de l’amour absolu.

 

Mais c’est son fils Galaad qui mènera à bien la quête du Saint Graal, autrement dit qui assurera le triomphe du sang royal. Galaad est non seulement l’héritier de la ligne sacrée par son père Lancelot, qui descend de Joseph d’Arimathie  et donc du Roi David, mais sa mère est la fille du Roi Pêcheur, la porteuse du Graal, elle-même descendante de Joseph d’Arimathie et de David.

 

Galaad, invention des écrivains du début du XIIème siècle, pendant la régence de Blanche de Castille précisément se présente comme la cristallisation la plus parfaite de cette lignée divine. Et comme Galaad après avoir regardé  ce qu’il y avait au fond du Saint Graal, s’écrie qu’il a la connaissance de tous les secrets du monde et meurs immédiatement, sa nature humaine ne pouvant supporter une telle lumière, on peut en conclure que Galaad, en cet instant suprême, réalise la perfection cathare. Il est en sorte happé par la lumière divine. Parce que, à ce moment là, il a conscience du sang royal qui coule en lui.

 

Mais Lancelot survit à son fils, et lors de l’écroulement du monde Arthurien, après la mort de Guenièvre, il se fait ermite et termine sa vie pieusement. L’on croit reconnaître  en ce personnage romanesque de Lancelot un autre personnage bien réel celui-là un ermite de temps Mérovingiens, donc de l’époque Arthurienne, un mystérieux Saint-Frambourg qui passe pour être l’ancêtre des Capétiens.

 

On peut alors imaginer, que le trésor des Cathares n’est autre que la connaissance mystique de la lignée sacrée du Graal remontant au Roi David, passant par Joseph d’Arimathie, peut-être par Marie Madeleine et Jésus, aboutissant à un Lancelot du Lac qui serait Saint-Frambourg. Là serait l’authentique Saint-Graal, c’est-à-dire le sang Royal. Et c’est la preuve de cette lignée sacrée qu’aurait cherché à obtenir Blanche de Castille.

 

Pour les Cathares Jésus a toujours posé un problème. Il n’est pas le fils de Dieu, ou s’il l’est, au regard de certaines écoles Cathares, Satan est un autre fils de Dieu : tous deux se partagent le monde et sont les symboles de cette bataille impitoyable, qui se livre entre le bien et le mal. La majorité des Cathares pensaient que Jésus était un ange venu réveiller les âmes endormies dans la matière. Mais c’est là qu’apparaissent des nuances d’appréciations : on arrive à supposer l’existence  d’un second Christ. Le Christ terrestre qui mourut en croix à Jérusalem ne pouvait qu’être mauvais, et cette Marie Madeleine qui apparaît comme un personnage privilégié a ses côtés, était certainement sa concubine  ou même sa femme. Le vrai Christ, lui, était né et avait été crucifié dans un monde invisible, dans ce monde supérieur, qui n’est pas encore le ciel pour les Cathares mais le vrai champ de bataille ou s’affrontent le Bien et le Mal.

 

Ainsi, le Christ terrestre a mené une vie d’homme dans sa totalité, et il a pu avoir des descendants. Que sont devenus ces descendants de Jésus et de marie Madeleine ?

 

 

Jésus Christ pose certains problèmes, il n’est pas pensable qu’il ait été charpentier à Nazareth, cette n’existant pas, à son époque… Cette une légende venue du fait que Jésus appartenait à la secte des Nazaréens.

Il n’est certainement pas né dans une étable ou une grotte : ce n’est qu’un lieu symbolique. Il n’était pas pauvre et appartenait, aux dires mêmes des Évangélistes officiels, à la famille Royale de David. La façon dont il prêche montre qu’il a accompli des études. On l’appelle Rabi c’est-à-dire Maître, au sens de magister. Ce titre  était réservé aux Docteurs de la loi en Théologie. Ils devaient être obligatoirement mariés. Le célibat était réprouvé pour tout homme normal au temps même de Jésus, dans la société juive. Jésus devait donc être marié.

 

Les évangiles ont gommé la sexualité de Jésus, après avoir gommé celle de Marie sa mère.

Qu’y a-t-il de répréhensible dans un mariage de Jésus. Il n’a d’après les évangiles, jamais condamné le mariage, à la différence de Saint-Paul bien au contraire.

 

Lorsque l’on analyse certains épisodes de la vie de Jésus, notamment les fameuses noces de Cana, on se pose des questions ? Jésus lors de ses noces se conduit en véritable maître de maison. Est-ce que par hasard, il ne serait pas le marié. Qui peut bien être sa femme, sinon cette énigmatique Marie de Magdala, à laquelle il apparaît en premier après sa résurrection. La Magdaléenne qui est visiblement amoureuse de lui, qui est femme d’un riche milieu social, probablement l’une de ses premières disciples et, non pas la prostituée repentie dont on ne parle même pas dans les évangiles.

 

 

Après la mort de Jésus et les persécutions contre les juifs, elle aurait quitté la Palestine et abordé sur les côtes occitanes, peut-être à Marseille aux Saintes-Baumes ou aux Saintes Maries de la Mer, avec ses enfants. Ses enfants auraient fait souche, l’une de ses descendantes, épousant un Roi nordique, peut-être Clodion le Chevelu, père de Mérovée.

 

 

La tombe de Mérovée a été retrouvée dans le nord de la France et, à l’intérieur il y avait des bijoux en provenance du Pays de Marie Madeleine. Notamment, les fameuses Abeilles d’Or, qui garnissaient le manteau de Bonaparte, lors de son sacre, comme empereur des Français. J’ai vu à Vézelay des bijoux en or de Marie-Madeleine, ramené par un moine de cette Abbaye. Ils sont magnifiques, dont un collier en or garni de perles blanches.

 

 

Mérovée est issu de deux pères. Un monstre marin symbolisant l’apport d’outre-mer et, l’ascendance juive par sa mère. Il serait l’héritier des Rois Francs, magiciens et thaumaturges personnages sacrés païens, et également de la lignée de Jésus et Marie Madeleine. Lignée divine s’il en fût, même si ce Jésus n’était que le double terrestre, de celui qui combattait  le mal dans un monde supérieur.

 

Le trésor des Cathares était peut-être conservé à Rennes le Château. Il est constitué par la preuve de l’existence d’une lignée Mérovingienne, divine et authentique, écartée par les usurpateurs Carolingiens et leurs successeurs Capétiens. Cela justifierait l’intérêt porté par Blanche de Castille à ce trésor, qui risquait de remettre en cause  la légitimité de son fils (Louis IX-Saint Louis) et, bien entendu toute la dynastie Capétienne.

Nicolas Poussin connaissait ce secret et l’airait transmis à Nicolas Fouquet. Était-ce le secret qu’à découvert l’Abbé Béranger Saunière, qu’il aurait monnayé contre son silence après des instances concernées, de l’Église au premier chef, puisque l’Église romaine a joué un rôle peu glorieux dans le remplacement des Mérovingiens par les Carolingien.

 

Claude Galinier.

Les Bergers d'Arcadie de Nicolas Poussin

Les Bergers d'Arcadie de Nicolas Poussin

Mes Sources : L’Énigme livre de cette histoire, que conserve dans sa bibliothèque précieusement la GLNF.

 

Jean Markale.

LA LIGNÉE DU SANG ROYAL

Merci à Claude pour ce travail, pour ceux qui voudraient aller plus loin quelques lectures :

 

Roman : L’Or du Diable – de Jean-Michel Thibaux. Éditions Olivier Orban.

 

L’Énigme Sacrée de Michael  Baigent , Richard Leigh, Henry Lincoln. Éditions Pygmalion.

 

Quéribus la dernière forteresse Cathare : de Fernand Niel Éditions Robert Laffont collection Les énigmes de l’univers.

 

Chrétien de Troyes Œuvres complètes : La Pléiade  Éditions Gallimard.

 

Le Cycle du Graal Lancelot du Lac : Jean Markale Éditions Pygmalion

 

L’Ésotérisme du Graal : Philippe Lavenu Éditions Trédaniel.

 

Rennes le Château Dossier , les impostures, les phantasmes, les hypothèses : Gérard de Sède Éditions Robert Laffont

 

Itinéraires Cathares, Lieux Sacrés et Initiatiques : Éric Le Nabour Éditions Dervy.

 

La Voie parfaite- Le Catharisme vivant : Jean-Claude Genel Éditions de 3 Monts.

 

Mon Poussin : Olivier Ruca.

LA LIGNÉE DU SANG ROYAL

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Publié le par jean françois
LE COEUR LA TERRE

Un Cœur Pur…

 

« L’aigle regarde sereinement  le soleil en face

Et toi l’éternité si jamais ton cœur est pur.»

 

LE COEUR LA TERRE

La douceur possède la terre

 

« Tu te cherches si assidûment un petit bout de terre ;

Mais par la douceur tu pourrais hériter d’elle tout entière. »

 

Angélus Silesius.

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Publié le par jean françois
L'INTERPELLATION MAÇONNIQUE

L’INTERPELLATION MAÇONNIQUE

 

 

Ne cherchez pas, vous ne trouverez pas cette fois-ci au moins, dans un glossaire maçonnique le terme interpellation, je vous exhorte pourtant à y réfléchir car ce terme interpelle. Prononcez bien les deux ll de l’interpellation, même si l’académie recommande dans l’usage ordinaire de n’en prononcer qu’un seul.

 

L’interpellation maçonnique n’est pas ordinaire, solitaire, comment procéder à une interpellation en étant seul, il faut bien un interpellant et un interpellé !

 

On n’interpelle pas dans une loge maçonnique au sens commun d’une interpellation visant à mettre à l’abri, à couvert disons-nous dans notre langue des oiseaux, une sœur ou un frère ayant commis un crime ou un délit et qui pourrait présenter un danger pour la société.

 

C’est même totalement le contraire, cette interpellation particulière va permettre un éveil, pour une réflexion sur le sens de la vie, de notre vie.

 

 

Cette interpellation peut être, le point de départ, le commencement l’intiatio, d’une indignation contre l’indifférence, l’ignorance, les despotismes politiques ou religieux. Cette interpellation est donc propre à l’éveil de la pensée libre, propre à faire régner la tolérance, à penser par soi-même, et toi ma sœur, mon frère qu’en penses-tu ?

 

Cette interpellation, agit comme une injonction, comme les  exhortations maçonniques, que l’on trouve dans certains rituels maçonniques, exhortations pratiquées aux cours de cérémonies d’augmentation de grade. Cette interpellation nous rappelle notre devoir de pratiquer les vertus et de fuir les vices.

 

Cette interpellation est celle aussi des sœurs et des frères plus prompts à la critique qu’à l’action, et toi que fais-tu dans ta loge, dans ton obédience, dans la vie en général et pour les autres enfin ? Comment mets-tu en application dans le monde profane les valeurs, les enseignements reçus en loge ? Voilà de saines interpellations qui sont de nature à nous rendre plus humbles dans nos critiques.

 

L’initiation maçonnique spécifique, révèle notre être intérieur, le maître intérieur qui doit nous permettre de maîtriser nos passions, il sommeille souvent en nous, il attend une interpellation, c’est notre inconscient personnel, et l’inconscient collectif qui nous interpellent, cette mémoire ancestrale, originelle, universelle du bien.

 

Cette interpellation puissante, nous fait prendre conscience,  que nous  nous étions endormis, que la flamme de notre être intérieur était vacillante, les travaux écouter en loge, raniment souvent ce désir du bien et du beau.

 

Il est courant de constater que quand une sœur ou un frère donne un travail en loge sur un thème particulier, qu’elle, ou qu’il a choisi, son travail nous interpelle, entre en correspondance, en résonance avec notre pensée, que nous partageons des valeurs développées dans ce travail. Cela nous met du baume au cœur, à l’âme, nous sommes en écho, en union avec sa pensée. S’il y a quelques différences d’interprétation du sujet, il y a surtout un sens commun, une direction commune, un regard commun, la différence n’existe que par le prisme personnel de notre esprit.

 

Nous sommes soudain interpellés par ce travail et demandons la parole, non pas, pour critiquer, mais pour ajouter, pour embellir encore l’ouvrage, avec notre sensibilité propre, il faut plusieurs ouvriers pour construire une cathédrale, la Lumière traverse plusieurs vitraux différents, nous sommes ces vitraux, mais la Lumière est la même.

 

Plus la parole circule dans une loge, plus l’ouvrage personnel et collectif se construit, plus les sœurs et les frères reçoivent leurs salaires, plus la chaîne d’union s’élargit et se fortifie. Si les grains tombent par milliers en terre, la récolte sera bonne.

 

Les interpellations fécondes, nourrissent l’œuvre, elles suscitent l’éveil et l’essor de l’Art Royal.

 

« Ainsi la Maçonnerie devient le Centre d’Union et le Moyen de concilier une véritable Amitié parmi les personnes qui auraient dû rester perpétuellement éloignées. » Extrait des Constitutions du Pasteur Anderson 1723.

 

Quelle belle interpellation que cette constitution !

 

Jean-François Guerry.

L'INTERPELLATION MAÇONNIQUE

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Publié le par jean françois
LA SIMPLICITÉ

LA SIMPLICITÉ

 

 

La tentation est grande pour le cherchant de céder à une forme de tourisme spirituel teinté d’exotisme. C’est toujours mieux ailleurs, le lever de soleil sur le Taj Mahal ou un temple d’Angkor, n’est pas plus belle que sur le champ de lavande de l’abbaye de Sénanque dans le Luberon.

 

La lumière est près de soi et en soi. L’appétence de certains frères pour les traditions orientales, leurs connaissances et leur culture de ces traditions si éloignées dans l’espace, me surprend, j’avoue que malgré mes voyages pourtant assez nombreux dans d’autres régions de notre terre, ils furent toujours trop courts pour commencer seulement à comprendre ces traditions, encore moins à les vivre, nous ne somme pas tous des Mathieu Ricard. Bien qu’ayant le plus grand respect pour ces pèlerins de la spiritualité, je préfère la simplicité de l’initiation occidentale maçonnique, plus abordable au regard des mes racines judéo-chrétienne, imprégnées des ésotérismes plus proches de moi, comme la Kabbale, la Gnose, les valeurs héritées de la Grèce antique, ou des rives du Nil, toutes tombées dans la marmite d’Alexandrie, sans oublier l’influence des Lumières et son esprit de la libre pensée.

 

Ce qui n’empêche en rien d’étudier les analogies entre les diverses traditions initiatiques, mais comment les vivre toutes en même temps ?

 

L’initiation maçonnique n’est ni meilleure, ni moins bonne que les autres traditions, mais nous ne sommes pas des enfants de Tokyo, de Pékin ou de Delhi, mais des enfants d’une veuve de Nephtali, des enfants de la mer, de cette mare nostrum, et pour certains d’entre nous des celtes de Hallstatt. Dans nos rituels l’on parle de Jérusalem,  des cathédrales, et des lumières et de la Lumière, l’occident est notre terre, même si nous, ne nous imposons pas de limites à nos connaissances. Le compas largement ouvert, ne se dissocie pas de la règle, de sa rigueur et de sa simplicité.

 

Nous avons tant de travail à faire pour être en ordre, en commençant par se mettre à l’ordre, voyagez mon frère, mais toujours à l’ordre !

 

C’est ainsi avec simplicité que l’on peut trouver sa juste place dans l’ordre cosmique, ni trop haut, ni trop bas, dans cette harmonie, dans ce juste milieu, dans cette chambre du même nom, où se dévoilent les justes proportions. La beauté simple des ordres d’architecture, c’est dans cet ordre que s’insère notre pierre dans l’édifice de l’humanité.

 

Nous avons tant de travail en effet, du matin au soir, de midi à minuit, pour contribuer à la construction d’un Saint Empire, pour mettre du sacré dans notre vie, de la spiritualité sans dogmes.

 

La conscience de l’ampleur du travail, nous oblige à l’action exemplaire, en toute simplicité, c’est-à-dire sans orgueil avec humilité, en refusant les humiliations de la barbarie avec force pour que règne la justice en toutes choses, c’est la chevalerie de l’esprit, en nous est la force, qui se déploie avec l’aide du Grand Architecte, c’est pourquoi en toute simplicité nous avançons, cette simplicité que certains qui n’ont pas le bonheur de la connaître appellent naïveté, elle est en nous, nous avançons grâce à notre foi maçonnique sans inquiétude.

 

L’inquiétude vient de toi.

 

« Rien ne te met en mouvement, tu es toi-même la roue

Qui roule d’elle-même et n’a pas de repos. »

 

37- Le Pèlerin Chérubinique – Angelus Silesius.

 

Jean-François Guerry.

 

LA SIMPLICITÉ

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Publié le par jean françois
ANTHOLOGIE

ANTHOLOGIE

 

 

L’anthologie est avant tout un choix, un choix que l’on fait librement en fonction d’un sujet d’ordre général, et souvent dans le cadre d’un art en particulier, ainsi naissent des anthologies diverses, spécifiques. Ces anthologies compilent des œuvres et aussi leurs créateurs, les œuvres choisies sont toujours en principe les meilleures ou reconnues comme telles, de même que leurs auteurs et créateurs, du fait de leurs reconnaissances universelles.

 

Les auteurs, les morceaux choisis de leurs œuvres ne le sont pas par hasard, mais obéissent à un Ordre, comme le cosmos est lui même organisé, dans cet ordre l’on trouve les valeurs communes ou tous devraient se retrouver, pour peu qu’ils soit honnêtes, épris de justice, de justesse, de bonnes moeurs.

 

Allons plus loin, le terme anthologie vient du grec « anthos » qui signifie fleur, plus haut encore, dans le temps linéaire allons jusqu’au sanskrit « andhas » qui signifie plante. Avec mon regard de franc-maçon, je pousse plus loin jusqu’à l’arbre, et pourquoi pas l’arbre de vie, et par association encore l’arbre des vertus.

 

L’anthologie maçonnique proposée par Raphaël Aurillac –Kleiô n’échappe pas à ces règles. Cet arbre généalogique des francs-maçons célèbres et de leurs morceaux choisis, ces fleurs qui le décorent, cet arbre imputrescible comme l’acacia.

 

C’est sur une de ses branches que nous trouvons André Isaac, dit Pierre Dac, avec ses mots de passe particuliers qui suscitent notre joie, nous rappellent que sans se prendre au sérieux, l’on peut-être sérieux, que le rire est le propre de l’homme.

 

Voici donc une fleur de cette anthologie proposée par un frère de Loge Kléiô, cette belle muse maçonnique.

 

Jean-François Guerry.

ANTHOLOGIE


André Isaac dit Pierre Dac.

Chansonnier, comédien, journaliste français. Né le 15 août 1893 à Chalons sur Marne ; décédé le 9 février 1975 à Paris. Initié le 18 mars 1946 par la loge Les Compagnons Ardents, Pierre Dac fit rire la France avec ses sketches, ses revues et ses émissions de radio pendant près d’un demi-siècle. Son humour délirant, reposait sur le paradoxe, l’absurde, la parodie et la dérision.

 

Un humour qualifié de loufoque, genre dont il se proclamait à la fois l’inventeur et le roi.
 

D’origine juive, il était le second fils d’un modeste boucher alsacien ayant trouvé refuge en champagne après la défaite française de 1870.
 

À vingt et un ans la première guerre mondiale le sort de ses rêveries d’adolescent. Il est mobilisé sur le front d’Artois. C’est là qu’un éclat d’obus lui brise le bras ainsi que les espoirs nourris par sa mère de le voir devenir violoniste. Il survivra mais pas son frère, tué sur le front.
 

Sa foi en l’humanité sortira ébranlée de cette épreuve. Il trouve refuge dans la dérision.
Il adopte le nom Pierre Dac et débute dans les cabarets de Montmartre, se produisant parfois sur plusieurs scènes dans une même soirée.

 

Sous l’occupation, il se réfugie en zone libre avant de parvenir à rejoindre le général De Gaulle à Londres. Là il devient un des Français qui parlent au Français.

Le 10 mai 1944 : au micro de Radio-Paris, Philippe Henriot, éditorialiste au service de la propagande allemande attaque Pierre Dac en évoquant ses origines juives : « Qu’est-ce qu’Isaac, fils de Salomon, peut bien connaître de la France ? […] La France, qu’est-ce que ça peut bien signifier pour lui ?… ».

Le lendemain, Pierre Dac lui répond au micro de Radio Londres : Bagatelle sur un tombeau
« M. Henriot s’obstine ; M. Henriot est buté. M. Henriot ne veut pas parler des Allemands. Je l’en ai pourtant prié de toutes les façons : par la chanson, par le texte, rien à faire. Je ne me suis attiré qu’une réponse pas du tout aimable – ce qui est bien étonnant – et qui, par surcroît, ne satisfait en rien notre curiosité.

 

Pas question des Allemands. C’est entendu, monsieur Henriot, en vertu de votre théorie raciale et national socialiste, je ne suis pas français. À défaut de croix gammée et de francisque, j’ai corrompu l’esprit de la France avec L’Os à moelle. Je me suis, par la suite, vendu aux Anglais, aux Américains et aux Soviets.

 

Et pendant que j’y étais, et par-dessus le marché, je me suis également vendu aux Chinois.

 

C’est absolument d’accord. Il n’empêche que tout ça ne résout pas la question : la question des Allemands. Nous savons que vous êtes surchargé de travail et que vous ne pouvez pas vous occuper de tout. Mais, tout de même, je suis persuadé que les Français seraient intéressés au plus haut point, si, à vos moments perdus, vous preniez la peine de traiter les problèmes suivants dont nous vous donnons la nomenclature, histoire de faciliter votre tâche et de vous rafraîchir la mémoire : Le problème de la déportation ; Le problème des prisonniers ; Le traitement des prisonniers et des déportés ; Le statut actuel de l’Alsace-Lorraine et l’incorporation des Alsaciens-Lorrains dans l’armée allemande ; Les réquisitions allemandes et la participation des autorités d’occupation dans l’organisation du marché noir ; Le fonctionnement de la Gestapo en territoire français et en particulier les méthodes d’interrogatoire Les déclarations du Führer dans Mein Kampf concernant l’anéantissement de la France.

 

Peut-être me répondrez-vous, monsieur Henriot, que je m’occupe de ce qui ne me regarde pas, et ce disant vous serez logique avec vous-même, puisque dans le laïus que vous m’avez consacré, vous vous écriez notamment : “Mais où nous atteignons les cimes du comique, c’est quand notre Dac prend la défense de la France ! La France, qu’est-ce que cela peut bien signifier pour lui ?”

 

Eh bien ! Monsieur Henriot, sans vouloir engager de vaine polémique, je vais vous le dire ce que cela signifie, pour moi, la France. Laissez-moi vous rappeler, en passant, que mes parents, mes grands-parents, mes arrière-grands-parents et d’autres avant eux sont originaires du pays d’Alsace, dont vous avez peut-être, par hasard, entendu parler ; et en particulier de la charmante petite ville de Niederbronn, près de Saverne, dans le Bas-Rhin. C’est un beau pays, l’Alsace, monsieur Henriot, où depuis toujours on sait ce que cela signifie, la France, et aussi ce que cela signifie, l’Allemagne.

 

Des campagnes napoléoniennes en passant par celles de Crimée, d’Algérie, de 1870-1871, de 14-18 jusqu’à ce jour, on a dans ma famille, monsieur Henriot, lourdement payé l’impôt de la souffrance, des larmes et du sang. Voilà, monsieur Henriot, ce que cela signifie pour moi, la France.

 

Alors, vous, pourquoi ne pas nous dire ce que cela signifie, pour vous, l’Allemagne ? Un dernier détail : puisque vous avez si complaisamment cité les prénoms de mon père et de ma mère, laissez-moi vous signaler que vous en avez oublié un celui de mon frère. Je vais vous dire où vous pourrez le trouver ; si, d’aventure, vos pas vous conduisent du côté du cimetière Montparnasse, entrez par la porte de la rue Froidevaux ; tournez à gauche dans l’allée et, à la 6e rangée, arrêtez vous devant la 8e ou la 10e tombe. C’est là que reposent les restes de ce qui fut un beau, brave et joyeux garçon, fauché par les obus allemands, le 8 octobre 1915, aux attaques de Champagne. C’était mon frère. Sur la simple pierre, sous ses noms, prénoms et le numéro de son régiment, on lit cette simple inscription :
 

“Mort pour la France, à l’âge de 28 ans”. Voilà, monsieur Henriot, ce que cela signifie pour moi, la France. Sur votre tombe, si toutefois vous en avez une, il y aura aussi une inscription : elle sera ainsi libellée : Philippe Henriot Mort pour Hitler, Fusillé par les Français… Bonne nuit, monsieur Henriot. Et dormez bien. »

Henriot sera abattu par la Résistance 48 jours plus tard


Dans un tout autre esprit Pierre Dac écrira une satire du rituel maçonnique en usage dans sa…Grande Loge des Voyous

Rituel du Premier Degré Symbolique – Ouverture et fermeture des travaux.

Le Taulier : Frangin deuxième maton, quel est le premier turbin d’un maton en carrée ?

 

 2e Maton : Taulier, c’est de bigler si la carrée n’a pas de courants d’air et si la lourde est bien bouclée.

 

Le Taulier : Veux-tu bien gaffer frangibus ?

 

2e Maton : Frangin bignoleur, veux-tu bigler si la carrée est aux pommes et décambuter en loucedé pour arnaquer les loquedus ?

 

Le Bignoleur (de retour) : Y’a que dalle Chef !

 

2e Maton : Frangin Taulier, la cabane est réglo.

 

Le Taulier : Quel est le boulot du premier maton ?

 

1er Maton : Frangin Taulier, c’est de se rencarder si tous les gonzes d’ici sont bien des potes et non des demi-sels.

Le Taulier : Premier et deuxième maton, vos zigues, faites votre turbin. Biglez s’il n’y a pas de loquedus, les argougnez et me les bonnir aussi sec. Debout tas de fainéants face au bourguignon ! (Au passage des matons, les frangins leur font un superbe bras d’honneur !)

 

1er Maton : Boss, tous les fiasses qui sont sur leurs guibolles sont bien des affranchis.

 

Le Taulier : Il en est de même au bourguignon. Tous ceux qui sont à côté de mézigues sont aussi de la cabane.

Au nom du Mec des Mecs, la cabane est affranchie. Pour sa pomme, on va lui filer une sacrée batterie. (tous tapent dans leurs pognes)

 

Le Taulier : Posez vos derches les mecs. Frangin Greffier, veux-tu nous filer le rapport du dernier turbin ?

Le Greffier (après avoir vainement essayé de lire ses papiers) : J’ai dit Frangin Taulier !

 

Le Taulier : Vous mes pommes et vous les matons, esgourdez s’il y a des niards qui réclament après le baratin du greffier.

 

1er Maton : Boss, les affranchis n’ont pas jaspiné.

 

Le Taulier : Mes potes, avant de chiquer contre, on va demander au baratineur ce qu’il en pense.

 

Le Baratineur : Tous les mecs ont bien entravé, c’est banco !

 

Le Taulier : Le dernier turbin est donc affranchi. Et pour pas vous voir roupiller en écoutant le baratineur déboiser des conneries qui en foutent plein les esgourdes, je m’en vais lourder la taule.

 

 Le Taulier : Frangins matons, demandez aux potes de vos milieux s’il n’ont rien à baratiner. Je fais circuler l’sac aux baratins et celui de l’artiche pour aider les frangins qui sont tombés. Les boulots sont-ils contents ?

 

1er Maton : Ils le sont frangin Taulier.

 

Le Taulier : Second maton, quel est ton âge ?

 

2e Maton : Trois berges vieux.

 

Le Taulier : Quel est le temps du boulot ?

 

2e Maton : Du bourguignon au plumard, patron.

 

Le Taulier : 1er Maton, quelle heure est-il ?

 

1er Maton : C’est l’heure du plumard, Boss. J’entends sonner douze plombes et on en a ras le bol !

 

Le Taulier : Debout, mes niards ! Au nom du Mec des Mecs, et pour sa bonne pomme, on va lui en filer une toute neuve, puisque la taule est débouclée. Allez les gars, tapez dans vos pognes.

 

Ne bonnissez rien au dehors sur le turbin de ce soir et allons filer au paddock avec nos nanas. Mais avant, allons en écluser un

 

Pierre Dac.

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