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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jean-François Guerry
SOUS LA PERRUQUE DE NEWTON

SOUS LA PERRUQUE DE NEWTON

 

Isaac Newton fut-il franc-maçon ? Certains prétendent que oui, d’autres pas, les lecteurs du Blog très documentés apporterons surement une réponse à cette question.

Toujours est-il qu’il fut proche de nombreux francs-maçons, c’est bien naturel car la plupart des francs-maçons spéculatifs appartenaient aux Collèges d’Oxford. C’est au XVIIème siècle que les Lumières ont sans doute été allumées, elles prendront leur essor au XVIIIème. La marmite Britannique bouillonna avec les nouvelles idées politiques, scientifiques, religieuses, qui firent naître de nouvelles propositions dans tous les domaines.

 

C’est à Oxford que se réfugia Giordano Bruno le moine dominicain napolitain, philosophe et scientifique qui participa au développement des travaux de Galilée, Copernic et d’autres sur l’héliocentrisme, il posa la question d’un univers infini, de la multiplicité des astres.

 

Une thèse très élaborée par Charles Bernard Jameux sur l’Art de la mémoire, les fondements de la franc-maçonnerie spéculative, en fait un des précurseurs de la franc-maçonnerie spéculative qui perdure de nos jours.

 

C’est aussi à Oxford dans la première moitié du XVIIème siècle que le mouvement Rose-Croix trouva une base avec Robert Fludd, Elias Ashmole etc… Plus tard Isaac Newton, fera partie des porte-parole de l’Utopia de Thomas More, Oxford était donc la marmite intellectuelle de l’époque, mais aussi un immense pont entre les sciences et techniques et les initiations occidentales traditionnelles, l’ésotérisme avait droit de cité parmi les scientifiques. On notera la résurgence du druidisme et des héritages celtiques sous l’impulsion par exemple de John Toland. Je connais certains de nos Druides contemporains qui se réclament de cette lignée. Des archéologues de renom à l’époque comme Inigo Jones et John Aubrey sont aussi à l’origine de cette renaissance du celtisme.

 

L’on voit aussi naître les prémices de la franc-maçonnerie spéculative tant dans les Collèges d’Oxford avec l’Invisible Collège qui deviendra la Royal Society, qu’à Dublin ou encore à Edimbourg. Tous les courants philosophiques et religieux sont bousculés par l’effervescence de cette marmite.

 

Pour s’y retrouver dans cette turbulence des idées, je vous conseille de parcourir Les Cahiers de l’Herne, édition de 1992 : La Franc-Maçonnerie les textes fondateurs. Ces textes, au premier rang desquels figure le manuscrit Regius daté de 1390 mais qui fut édité bien plus tard, s’il apparaît comme un véritable catéchisme, ses assertions morales ne sont pas que religieuses, elles étaient à l’usage des free masons opératifs. Tous ces manuscrits sont encore les racines vivantes de la franc-maçonnerie contemporaine.

 

Tous ces gentlemen étaient épris, de renouveau, et je dirais d’encyclopédisme, ils travaillaient le compas bien ouvert, à l’inverse de notre hyperspécialisation actuelle. Ils étaient des découvreurs animés par un esprit de tolérance. Jean Théophile Desaguliers et le pasteur presbytérien James Anderson ont eu le génie de compilé ces manuscrits pour en faire les célèbres constitutions dites : Constitutions d’Anderson, ils donnaient ainsi une assise à la franc-maçonnerie spéculative, ils fédéraient quelques loges londoniennes qui ferait naître la Grande Loge Unie d’Angleterre, considérée comme la première obédience maçonnique au monde. Bien sur il est maintenant attesté que les premières loges maçonniques sont plutôt nées en Ecosse. Je vous conseille à ce sujet la lecture des livres de Charles Bernard Jameux, ainsi que Le jardin des dragons – Tome I et II aux Editions du Prieuré. Sur le thème : Les Collèges d’Oxford  au XVIIème siècle.

 

Dans ‘ce Jardin’ il est précisé qu’il y avait trois voies à Oxford de l’origine jusqu’à 1717. La voie des Antiquerians avec un fond celtique où l’on trouve entre autres John Aubrey, Elias Ashmole et John Toland. Une autre voie qualifiée de mouvance Rose-Croix avec Giordano Bruno, Francis Bacon, Robert Fludd, John Locke, Sir Christopher Wren, Robert Moray, Issac Newton ; enfin la dernière voie celle des Francs-Maçons Acceptés , avec Inigo Jones, Robert Moray, Elias Ashmole, John Aubrey, Sir Christopher Wren, Thomas Molyneux. Ces trois voies rassemblées au sein de la Royal Society qui regroupa les Gentlemen’s Society, qui se subdivisa enfin entre la Society des Antiquerians, le Druid Order, et les Francs-Maçons en 1717.

 

Force est de constater la perméabilité entre ces trois voies, entre ces sociétés de Gentlemen, il y avait plus ponts que de murs.

 

Cela nous ramène à la recension d’hier : « Les Francs-Maçons au milieu du gué de Peter Bu et sa citation introductive au sujet de son livre, citation de Isaac Newton qui, s’il ne fut pas Franc-Maçon en fut très proche.

 

« Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts. »

 

Issac Newton mérite que l’on perpétue sa mémoire, son œuvre scientifique et bien plus… Il y avait tant de choses sous sa lourde perruque.

 

C’est ce que je vous propose de faire avec ce beau travail d’un frère de la loge Kleio.

 

Jean-François Guerry.

 

 

Sources d’inspiration de ces quelques lignes :

 

  • Le Jardin des dragons : Les collèges d’oxford au XVIIème siècle – Refuge des initiations occidentales – Tome I. (collectif d’auteurs aux Éditions du Prieuré, malheureusement disparues il existe des exemplaires d’occasion sur le net.)

 

  • L’Art de la mémoire et le formation du symbolisme maçonnique de Charles Bernard Jameux Éditions Dervy.

 

  • Franc-Maçonnerie Temps, Mémoire, Symboles. Chronique surréaliste et Franc-Maçonnerie de Charles Bernard Jameux Éditions Dervy.

 

  • Enfin un livre original, un Roman de Jean-Pierre Luminet, Astrophysicien, Écrivain, Poète. La perruque de Newton aux Éditions Lattés.
SOUS LA PERRUQUE DE NEWTON
SOUS LA PERRUQUE DE NEWTON
SOUS LA PERRUQUE DE NEWTON
SOUS LA PERRUQUE DE NEWTON
SOUS LA PERRUQUE DE NEWTON

LA PERRUQUE DE NEWTON

 

Que se cache-t-il sous la lourde perruque d'Isaac Newton ? Un cerveau d'exception, bien sûr, qui a dévoilé les lois de la gravitation universelle, mais aussi un crâne dégarni, tant par les vapeurs de soufre et de mercure de ses expériences alchimiques que par les nuits d'insomnie passées à relire les Ecritures pour calculer la date de l'Apocalypse…

Jean-Pierre Luminet dresse le portrait d'un homme extraordinairement complexe, devenu, au fil des années, obsédé par Dieu.

Cette figure de la raison, acclamée par les Lumières, également férue de recherches ésotériques, s'est révélée être un impitoyable directeur de la Monnaie et un président tyrannique de la Royal Society.

A sa mort, à quatre-vingt-cinq ans, l’Angleterre lui organisera des obsèques dignes d’un roi.

 

Source BABELIO.

SOUS LA PERRUQUE DE NEWTON

NEWTON 1643 - 1727

 

Isaac Newton naquit le 4 Janvier 1643 à Walesthorpe dans le comté du Lincolnshire en Angleterre, douze ans après la mort de Johannes Kepler, savant mathématicien et astronome. Le père d’Isaac Newton, était décédé trois mois plus tôt. Sa mère Hannah Ayscougt se remaria avec le révérend Barnabas Smith et confia son enfant chétif aux soins de sa grand-mère. Son enfance ne semble pas avoir été heureuse. Newton conserva une forte animosité envers son beau père et des relations difficiles avec sa grand-mère. Il restera célibataire toute sa vie. De 12 ans à 17 ans, Newton fréquenta la Kings School de Grantham où il apprit le Latin et le Grec. Sa mère le rappela auprès d’elle pour lui apprendre le métier de fermier. Mais devant le peu d’intérêt de son fils pour le travail agricole et convaincue par l’un de ses anciens professeurs de la Kings School, Henri Stokes, elle l’autorisa à quitter le domaine familial et à retourner à l’école. Dès lors, Newton fut un élève très brillant. En 1661, Newton entra au Trinitry College à Cambridge. Il étudia la physique et les mathématiques apprenant tout le savoir de l’époque et dévorant les écrits de Johannes Kepler. (1) Sa curiosité et sa soif de connaissances étaient insatiables au point qu’il négligeait son alimentation, son sommeil et même son hygiène personnelle. Il reçut un bachelor’s degree, équivalent à une licence de notre époque, à 22 ans.

 

  1. Lois de Kepler : description d’un mouvement de rotation elliptique autour du soleil, dont il occupe l’un des foyers.

 

Newton créa une branche des mathématiques, le calcul infinitésimal ou calcul différentiel et intégral. Son désir de s’instruire le conduisit à s’intéresser à nombre de phénomènes naturels, comme la couleur. En 1665, une épidémie de peste s’abattit sur Cambridge, ce qui le contraignit à retourner loger au foyer familial dans le Lincolnshire. Là, il poursuivit ses recherches sur le calcul, l’optique et la lumière. Il s’intéressa également à la gravitation, dont il eut l’intuition que les effets devaient s’étendre bien au-delà de ce que l’on pensait habituellement. Pour la légende, Newton se reposait sous un pommier de sa maison, lorsqu’il vit tomber une pomme sur le sol. L’histoire de la pomme a fait la légende, mais le pommier existe toujours et continue de donner ombre et fraicheur au manoir de Walesthorpe au Royaume Uni.

 

Newton retourna à Cambridge en 1667 pour y poursuivre ses études. En 1668, il acheva la fabrication du premier télescope à réflexion, c'est-à-dire le changement des ondes lumineuses par réflexion sur un miroir fixé sur le côté. Ce télescope se démarquait dans sa conception de la lunette astronomique de Galilée basée sur la réfraction, c’est une déviation d’un rayon lumineux qui passe d’un milieu à un autre. Le principe du télescope Newtonien est encore utilisé par de nombreux laboratoires spatiaux dont Hubble. En 1679, Newton repris ses travaux sur la mécanique céleste en tenant compte de la gravitation et ses effets sur le mouvement planétaire, défini par les Lois de Kepler. La force d’attraction exercée entre deux corps de masse différente, séparés l’un de l’autre, est proportionnelle au produit de leur masse et inversement proportionnelle au carré de la distance qui les sépare. Cette Loi permit à Newton de généraliser les Lois de Kepler.

 

Newton établit sa Loi de la gravité durant la seconde moitié du 17e siècle. La théorie de Newton unifiait au sein d’une seule Loi physique deux phénomènes distincts. La chute d’un corps sur la terre et le mouvement orbital des planètes et satellites. La force gravitionnelle de ces deux mouvements en était responsable. D’après Newton, la Lune tombait sur la terre attirée par une même force qui fait chuter une pierre. Cependant le mouvement de la Lune en direction parallèle à la surface de la terre et la sphéricité de cette dernière transforme cette chute en une succession infinie de révolutions. C'est-à-dire, selon Newton, que la Loi de la gravité produisait des orbites elliptiques, déjà montré par Kepler. Si la Lune n’était pas animée d’un mouvement transversal elle tomberait sur nos têtes. La lune est en chute perpétuelle seulement grâce à sa vitesse.  En 1687, furent publiés les principes d’Isaac Newton. Principes mathématiques de la philosophie naturelle, c'est-à-dire une synthèse magistrale de la compréhension scientifique du Cosmos. Naissance de la théorie de la gravitation universelle et de la mécanique de Newton.

 

Loi 1 sur la gravité. L’Univers est constitué d’une matière composite de corpuscules indivisibles qui ne s’interpénètrent pas. Ils sont répartis dans un espace vide et interagissent selon des forces réciproques centrales et inversement proportionnelles au carré de la distance, qui sépare deux d’entre eux.

 

Loi 2 - Hypothèse de l’espace absolu antérieur à tous les objets matériels et indépendants de leur existence. Il anticipe en avance sur notre époque, concernant le vide absolu antérieur au mur de Planck (théorie des cordes), encore très conjectural aujourd’hui chez nos chercheurs.

 

Loi 3 - Le temps absolu, c’est un temps qui s’écoule de la même manière dans toutes les régions de l’Univers. Au 20e siècle, Albert Einstein démantela cet absolu spatiotemporel et modifia en profondeur la théorie Newton. (Relativité restreinte 1905). Il est impossible de séparer l’espace et le temps.

 

Loi 4 - Un ensemble de lois du mouvement dont le principe est inertie. Tout corps persévère dans ses états de repos ou de mouvement rectiligne à moins qu’il ne soit obligé de changer d’état par la cause des forces exercées sur lui. C'est-à-dire une étoile qui implose ou un trou noir, théories de notre époque ; ou simplement d’une grande masse qui passe à côté de lui. Les trous noirs et les super novas restent assez inédits.

 

Principe fondamental de la dynamique .- Pour qu’un objet soit accéléré ( ex. -  Un boulet de canon propulsé par l’action explosive de la poudre ) Une force extérieure, comme la poudre dans mon exemple, doit agir sur lui. Celle-ci est toujours le résultat d’une interaction avec un autre objet, c'est-à-dire une collision. Egalement à distance, comme l’action de la Lune sur les océans visibles par le phénomène des marées.

 

Son ouvrage sur les propriétés de la Lumière en 1675, me font penser à la matière noire, théorie d’actualité mais encore très conjecturale. Concept de l’éther comme substance subtile capable de vibrer et en conséquence de soutenir la transmission de la Lumière. Cette substance se trouverait dans tous les recoins de l’Univers, plus ou moins importante selon qu’il y ait plus ou moins de matière. L’Ether de Newton pouvait soutenir la transmission de l’intéraction gravitionnelle d’un corps à un autre. L’une des expériences les plus citées de la physique est celle que réalise Newton en 1665 en utilisant un prisme (Corps présentant deux faces planes avec une arête commune), afin de démontrer que la Lumière blanche, celle du soleil était composée d’autres lumières élémentaires qui pouvaient se recombiner pour donner à nouveau de la lumière blanche. Il plaça un prisme dans une pièce de façon à ce que la lumière le frappe après être passée à travers un orifice. La lumière qui sortait du prisme n’était plus blanche, il remarqua que la valeur de réfraction variait en fonction des différentes couleurs. La lumière bleue se rétractait davantage que le rouge en traversant le premier prisme ; autrement dit elle déviait davantage de sa trajectoire initiale. La lumière, ondes électro magnétiques, peut intéragir avec les charges électriques qu’elle rencontre sur son chemin. Dans l’atmosphère, elle peut être absorbée par les différentes molécules de l’air. Le bleu du ciel est la conséquence de l’éparpillement de la lumière par les molécules de l’air  (oxygène, azote, dioxyde de carbone). Il en est de même des tons jaunes, oranges et rougeâtres des couchers de soleil. Il faut également prendre en considération l’angle incident de ses rayons qui modifie la réfraction. Quand l’atmosphère est chargée de poussière, le ciel nous apparait jaune orangé, étant donné, que les particules en plus de diffuser de la lumière, absorbent principalement la lumière bleue et verte , mais se décomposait en diverses couleurs formant un continuum allant du rouge au violet, en passant par les couleurs de l’arc en ciel. C'est-à-dire, un spectre de la lumière solaire. A cette époque certains savants estimèrent que c’était le prisme qui colorait la lumière. En installant un diaphragme pour régler la quantité de lumière sur le spectre obtenu, Newton isole chacune des lumières colorées élémentaires. Il démontre que le prisme ne décolorait pas la lumière, mais décomposait la lumière blanche en lumière élémentaire de différentes couleurs. On sait aujourd’hui que l’on peut également obtenir de la lumière blanche en combinant les trois couleurs primaires qui sont le bleu, le jaune et le rouge.

Newton et Einstein sont considérés comme les deux plus importants savants du monde.

 

Citations de Newton - Je suis arrivé aussi loin grâce aux épaules de géants. Il pense à Kepler et bien d’autres anciens chercheurs. Je peux calculer les mouvements des corps célestes mais pas la folie des gens.

 

Ses découvertes - La planète Neptune la plus éloignée du soleil et quatrième planète par la taille dans notre système solaire, l’explication des marées, le calcul rigoureusement exact des distances et positions des planètes, les éclipses, la mesure de la masse des étoiles et des planètes, sa Loi de la gravitation universelle et le développement du calcul différentiel. (universelle jusqu’à EINSTEIN / relativité générale 1915.)

 

Cette planche est le fruit d’études sur  37 livres soit 6000 pages écrites, dans une collection de  l’Astronome Hubert Reeve, pendant le mois d’Aout 6018. J’aime l’Astronomie qui est en maçonnerie l’Etoile Flamboyante des Compagnons. C’est un symbole qui apporte des connaissances, sans limite et fin sur les Univers et ses trous noirs. Ces derniers, célèbres par les recherches du grand savant physicien Stephen William Hawking né en 1942 à Oxford et décédé dernièrement. Il suggère en 1983 qu’avant le Big Bang le temps n’existait pas et que par conséquence le concept «  du commencement de l’Univers » est dénué de sens.

 

Pour la philosophie de cette planche

 

Parler de commencement de l’univers peut s’avérer plus compliqué qu’il n’y parait. En effet, tout dépend de la signification que l’on prête au terme « d’origine ». Deux définitions existent, la première consiste en une considération proche des astrogonis monothéistes, c'est-à-dire un point originel. La deuxième, quant à elle, comprend l’origine comme étant le résultat d’un processus qui amène au commencement. Selon cette dernière définition, le « Big Bang » ne serait alors qu’un résultat et non une génèse. Elle correspond à la Théorie des Cordes.

 

Ainsi, suivant cette théorie, la vision anthropomorphique ne serait applicable à l’histoire de l’univers, dans le sens où on ne pourrait parler d’un début, d’un milieu et d’une fin.

 

J’ai dit

SOUS LA PERRUQUE DE NEWTON

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Publié le par Jean-François Guerry
RECENSION : LES FRANCS-MAÇONS AU MILIEU DU GUÉ - par Peter Bu

RECENSION : LES FRANCS-MAÇONS AU MILIEU DU GUÉ

De Peter Bu.

 

Les utopies d’hier sont les réalités d’aujourd’hui au pire celle de demain. C’est peut-être, ce qui a guidé, la réflexion et la plume de Peter Bu. Est-il un naïf, un utopiste ? C’est avant tout avec ses plus de 30 ans de Franc-Maçonnerie un homme libre, un franc-maçon sincère engagé, désireux de voir perdurer la franc-maçonnerie, en tant qu’initiation occidentale, école de pensée. Peter Bu fidèle depuis son initiation au Grand Orient de France est acteur de son obédience française, européen par sa naissance à Bratislava en Slovaquie. Sa formation universitaire dans le monde des arts et des spectacles dans son pays d’origine, puis sur la politique de la culture à l’institut des études slaves de la Sorbonne, conseiller littéraire, responsable de programmation théâtrale à Rennes, directeur artistique, auteur, ce compas largement ouvert en fait un observateur à la fois du monde culturel et de la franc-maçonnerie au-delà de l’Europe.

Peter Bu

Son livre est une interpellation pour tous les francs-maçons et aussi une information pour les profanes. Son sens de l’autocritique valide ses critiques. Il est des « gués » difficiles à franchir qui nécessitent la construction de ponts.

La première citation du livre de Peter Bu est une citation de Isaac Newton :

« Les hommes construisent plus de murs et pas assez de ponts. »

 

Le pont que rêve de construire Peter Bu est celui qui pourrait réunir toutes les obédiences maçonniques du monde. C’est le vœu de son appel de Bratislava : construire une Confédération Mondiale des Obédiences Maçonniques.

 

Il a commencé à réunir ce qui est épars, en appelant à la rédaction de l’avant-propos de son livre, Alain de Kerghel qui a présidé le Suprême Conseil du Grand Orient de France DE 2002 à 2008, Alain de Kerghel a dirigé la sous-direction de l’information du Ministère des Affaires Etrangères et il fût Consul Général de France à Tokyo et à Washington, ce qui en fait un observateur du monde. La postface du livre est rédigée par Marc Hervé responsable de formation à la Grande Loge Nationale Française, c’est un économiste et un urbaniste. (Et non pas Marc Henri comme j’ai pu le lire dans certaines recensions, Marc Henri étant un ancien Grand Maître de la Grande Loge de France.)

 

Peter Bu rapporte aussi, avec son aimable autorisation les propos de Julian Rees franc-maçon à la Grande Loge Unie d’Angleterre et rédacteur d’une revue de son obédience, Julian Rees a tenu ses propos devant les frères du Grand Orient de France, il concluait son intervention en rappelant les mots qu’il qualifie d’immortels du Pasteur Anderson rendu célèbre par ses constitutions dont il dota la franc-maçonnerie spéculative à ses débuts, je cite :

« Mais quoique dans les temps anciens les maçons fussent obligés, dans chaque pays, d’être de la religion de ce pays ou nation quelle qu’elle fût, aujourd’hui il a été jugé plus convenable de les astreindre seulement à cette religion sur laquelle tous les hommes sont d’accord, laissant ses propres opinions ; c’est-à-dire d’être des hommes de bien loyaux, ou des hommes d’honneur et de probité, quelles que soient les dénominations ou croyances qui les distinguent. Par suite de quoi, la maçonnerie devient le centre de l’union et le moyen de nouer une amitié fidèle parmi des personnes qui, autrement, seraient restées à une perpétuelle distance. »

 

Ainsi Peter Bu, est fidèle dans la droite ligne du Pasteur Anderson, quand il nourrit son utopie de réunir tous les hommes composant toutes les obédiences maçonniques du monde. Il est peut-être déjà en train de réaliser son rêve, en associant dans son livre des francs-maçons d’obédiences différentes.

Le mot universel cher aux francs-maçons reprend force et vigueur, cette confédération future est peut-être la voie pour la renaissance d’une franc-maçonnerie qui s’étiole au niveau mondial en particulier aux Etats-Unis d’Amérique. Toutes les obédiences maçonniques ont plus de convergences que de divergences et surtout elles ont des valeurs communes à défendre et qui peuvent encore enrichir leurs membres, les hommes en général et la société.

 

Cette confédération maçonnique des obédiences, pourrait voir le jour en respectant les spécificités de chacune d’entre elles. Ce projet a reçu déjà le soutien de nombreuses obédiences ainsi que des sœurs et des frères, une sorte d’ONU maçonnique est-il en gestation ?

 

J’aurais l’occasion de revenir sur ce livre, pour démentir Peter Bu et ne pas m’arrêter au milieu du gué.  

 

Jean-François Guerry.

 

 

À LIRE : « Les Francs-Maçons au milieu du gué » de Peter Bu.

Éditions : ECE-D PARIS. 301 Pages- 23 €

ISBN : 978-2-37939-027-2

NOTES : QUATRIÈME DE COUVERTURE

RECENSION : LES FRANCS-MAÇONS AU MILIEU DU GUÉ - par Peter Bu

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Publié le par Hervé Deroeux

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Publié le par Jean-François Guerry
Révélation

Révélation

APOCALYPSE YESTERDAY, APOCALYPSE NOW…

 

 

Ce matin j’ouvre « Météores » de Stéphane Barsacq au hasard page 19. Apocalypse. Le portraitiste, le poète, l’écrivain, le journaliste, l’éditeur, il est à lui seul une métamorphose, une révélation permanente, cet homme a plusieurs vies.

 

Il y a des jours où l’apocalypse est un effondrement et puis d’autres où elle est une révélation, régénération, l’apparition d’un monde nouveau. Quand la terre s’écroule sous nos pieds, il nous reste le ciel.

L’apocalypse nous révèle la vérité dit Stéphane Barsacq, en qualité de franc-maçon à sa recherche je ne puis qu’être attentif.

Dans son cours texte sur l’apocalypse, c’est la méthode de son livre, un petit dictionnaire de mots qui font fleurir les idées. Apocalypse prend sa place après antiquité.

 

Décidément je suis hanté, poursuivi par l’apocalypse, il y a peu de temps, les traces de mes doigts sont encore présentes sur le livre de Arto Paasilima « l’Apocalypse joyeuse », une fiction chaotique et joyeuse, une apocalypse tomorrow, notre futur proche ?

 

Extrait : « Si Dieu avait voulu que l’homme convoite sans fin la richesse financière, il l’aurait doté en le créant, d’un sac spécial pour y ranger l’argent et les marchandises, à l’instar de la poche ventrale des kangourous. »

 

Mais revenons à Météores de Stéphane Barsacq à yesterday.

« Que fût le XXème siècle ? Le siècle d’une triple apocalypse, ce que le poète suréaliste Gilbert Lely, a appelé : « Cette tranquille, gigantesque, lucide organisation de l’humiliation et de la destruction d’humains. »

 

En quelque sorte l’incarnation du nihilisme de cette absurdité à laquelle nous cédons, que Heidegger pensait être notre faculté à nous soumettre à l’empire des sciences et des techniques. Yesterday il y a eu l’apocalypse communiste qui a fait au bas mot 100 millions de morts, puis l’apocalypse du nazisme 50 millions de morts.

 

Et Now, Today :

« L’apocalypse du capitalisme qui ravage la flore et la faune, mais aussi la relation entre les êtres au nom du profit. (…) la pensée du plus fort, du plus riche. Au mépris des démunis, des plus faibles. » Extraits de Météores.

 

Stéphane Barsacq convie à son apocalypse le hongrois Imre Kertész prix Nobel de littérature. Qui écrivait :

« Avez-vous remarqué que tout est devenu plus vrai ? Le soldat est devenu un tueur professionnel ; la politique, du banditisme ; le capital, une usine à détruire les hommes ; la loi, la règle d’un jeu de dupes ; l’antisémitisme, Auschwitz ; le sentiment national, un génocide. Notre époque est celle de la vérité. »

 

Et moi ! Today et Tomorrow ! Avec mes sœurs et mes frères, qui m’efforce de monter les barreaux de l’échelle de ma conscience, mois qui cherche les yeux bandés l’île Utopia de Thomas More. Qui veut créer une communauté de bien, fraternelle et solidaire.

Je travaille chaque jour pour préparer la révélation, l’apocalypse joyeuse, persuadé que les hommes sont capables d’accueillir dans leur cœur la Jérusalem céleste, la grande apocalypse.

En attendant humblement je reçois mon salaire, c’est ma petite apocalypse journalière, hier j’ai eu des nouvelles rassurantes de trois de mes frères souffrants. Qui a dit qu’il n’y avait pas d’apocalypse joyeuse, il faut la chercher dans nos cœurs, bonne recherche et belle journée à tous.

 

Jean-François Guerry.

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Publié le par Jean-Pierre Rousseau
BLANC

 

  •       Je suis blanc 

 

 

Je suis blanc, mat, je peux être absence de couleur,

Brillant je suis la somme de toutes les couleurs.

Dans silence absolu qui, loin d’être signe de mort,

Je suis prélude à tout commencement sans remords.

       

Sur l’âme de celui que je ceins j’essaie d’agir,

Sur volonté d'action et refus de mourir.

Associé au blanc de l’aube je suis sérénité,

Le chaos maîtrisé par saine humanité.

       

Je suis la fin du Yin de la passivité.

Je suis le Yang du mouvement dans la cité

Espace manifesté et non manifesté,

Je suis le cherchant, de certitudes, infesté.

 

Je suis porteur du blanc qui consacre la pureté !

Garant moral du concept de fidélité,

Au serment majeur prononcé lèvres scellées.

Nouvelle vie au blanc du crépuscule associée.

       

Je suis la mort vaincue par la renaissance,

Souvent couleur de deuil mais aussi de naissance

Je suis toujours une couleur d’annonce chers amis.

Je suis aussi le blanc neutre des cosmogonies.

       

Je suis le blanc initiatique sel de la terre,

Tel l'astre solaire qui répand la lumière,

Je peux générer par mon éclat d'exception : 

Illumination, exaltation, transfiguration.

 

Jean-Pierre Rousseau.

Hervé  Deroeux , le musicologue qui a enchanté notre été un peu triste avec sa prestation sur Pablo Casal en compagnie du célèbre violoncelliste René Benedetti aux Rencontres Maçonniques de Kerdréan près d'Auray. Reviens avec ses Muses ...

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Publié le par Michaël Lefebvre

Cet article est reposté depuis Blog de la R:.L:.Francois RÁKÓCZI II.

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Publié le par Jean-Laurent Turbet

Cet article est reposté depuis Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités.

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Publié le par jean-François Guerry
LE BUISSON ARDENT

LE BUISSON ARDENT

JE SUIS CE QUE JE SUIS

 

S’accepter, être authentique, aimer ce que l’on est, révéler son âme. Accepter les critiques, mieux être capable d’autocritique, ne pas renoncer être conscient que j’ai à me perfectionner sans cesse. Être fidèle à sa mission, d’aller au-delà de soi-même. Être le premier de cordée à redescendre vers les autres, pour les soutenir et les aider.

Le franc-maçon sur sa voie initiatique s’engage il lui faut comme l’écrit Fabrice Bernard dans une revue spécialisée : « Il faut pratiquer nos rituels avec ferveur et rigueur. Il faut s’engager par une présence continue et accepter les responsabilités qui nous seront confiées pour que l’ordre écossais vive pleinement. »

Être un homme actif au service des autres, sans la fausse modestie qui nourrit une forme de paresse, un renoncement permanent. Être autre en restant le même.

 

La conscience de son être mène à sa connaissance, à la révélation de son nom véritable. Prendre conscience de ce que je suis, me nommer pour exister, faire trace de vie, tout de suite, maintenant le temps presse.

 

Le je suis, englobe une totalité. Ce sont les assertions de l’évangile ésotérique de Jean : je suis le pain, la lumière, la porte, le berger, la résurrection, le chemin, le cep de la vigne. C’est l’inclinaison de l’homme vers le sacré, le divin.

 

Tout cela nous mène à une interrogation sur nous-mêmes, sur notre existence, notre origine et vers où nous allons. Ces questions assaillent le profane qui pousse la porte du temple en plein doute sur le monde qui l’entoure, comme le chanteur il se demande : est-ce que ce monde est sérieux ?  (Françis Cabrel)

 

Mais aussi est-ce que moi-même je suis sérieux ? Je ne peux pas convier sans cesse les autres au ban des accusés, il est peut-être temps de réfléchir d’être responsable, de savoir d’où l’on vient et ce que l’on est véritablement, au-delà des apparences de ses avoirs et de ses savoirs transformés en certitudes.

Edgar Morin

Edgar Nahoum, c’est-à-dire Edgar Morin sociologue de « la complexité » nous invite à ce regard sur nous-mêmes. Il est invité régulièrement en connaisseur bientôt centenaire à nous expliquer les crises que nous traversons.

D’où il vient, il est agnostique, « Il ne croit pas pour lui les religions ne sont que des inventions humaines, un tissu de légendes et de mythes. »

 

Elles sont comme une tapisserie tissée avec des dogmes. Cependant il admire le prophète des religions du livre Jésus, et il est plus bien sûr François d’Assise que Torquemada. Il défend la liberté d’expression, il reconnaît le droit au blasphème, mais son éthique personnelle est de ne pas bafouer le sacré, il se refuse de heurter ceux qui croient.

Il se définit comme un montaigniste ou un spinoziste.

 

À propos des caricatures danoises de Mahomet reprises par le journal Charlie-hebdo il pose les questions : « Est-ce que ces caricatures peuvent aider des êtres pieux et croyants à mettre en doute leur croyance ? Nullement. Est-ce qu’elles peuvent contribuer à affaiblir le dijhadisme ? Nullement. »

 

Je précise bien sûr qu’Edgar Morin a condamné sans aucune restriction les barbaries et les crimes liés à ces caricatures.

 

Franc-Maçon, je suis attaché à des valeurs spirituelles et humanistes. Je pense également que ces caricatures n’apportent rien, sinon un bref sourire, pour ceux qui les regardent. Je ne suis pas pour autant contre l’humour au contraire, et je mets la liberté devant toute autres considérations, laissant à chacun son appréciation.

Plus inquiétant est l’affrontement qui se cristallise entre deux France celle des identitaires et celle des humanistes. Si nous devons œuvrer à quelque chose c’est bien de réduire la fracture, de recréer du lien entre ces deux France.

 

En luttant contre toutes les injustices, celles froides et calculatrices souvent élaborées dans des laboratoires d’idées numérique situés à l’autre bout de la planète, ou dans des bureaux feutrés, ou des stars de l’intelligence artificielle pensent pour nous, cette injustice froide est celle du profit quelque soit le prix à payer par les hommes. Nos vies sont soumises aux dictatures de la technologie.

Ces technologies élaborées pour enrichir les plus riches et consommées par les plus aisés, nourrissent les extrémismes.

Un nouveau combat pour les sœurs et les frères qui déjà se sont engagés à combattre toutes les dictatures politiques et religieuses. Comment espérer gagner ce combat ?

 

Edgar Morin propose de régénérer l’humanisme, la solidarité, de construire et d’entretenir la fraternité.

Je rajouterais à l’instar de la philosophe Barbara Stiegler, fille de Bernard Stiegler, qu’il faut remettre au goût du jour l’encyclopédisme des Lumières, faire que les hommes ne soient pas des spécialistes de… comme le sont les robots. Barbara Stiegler nous alerte sur l’hyperspécialisation qui se met en place dans les universités et les organismes de recherche. Il s’agit non plus de faire des femmes et des hommes instruits, ouverts, créateurs mais employables.

Barbara Stiegler Philosophe.

Des études démontrent que déjà dans les universités américaines de renom, les étudiants qui lors de leur entrée sont inventifs, créatifs, réceptifs à leur sortie ils sont formatés à une pensée unique.

 

D’une manière générale notre fascination pour les technologies nouvelles supplante notre désir d’humanisme et de sacré.

 

Je suis ce que je suis, et j’espère, conserver mon esprit critique, mes indignations, mes colères en me préservant de la violence. J’espère surtout comme le recommande Edgar Morin conserver ma faculté d’autocritique, pour ne pas tomber dans l’arrogance des certitudes.

J’entends encore le chanteur : « est-ce que ce monde est sérieux ? »  

 

Jean-François Guerry.

 

PS : Avec une demande d’excuse pour mes délires matinaux ! Est-ce que je vraiment sérieux, je ne sais pas …

 

Sources : Journal « Le Monde » du Samedi 21 novembre 2020.Article Entretien avec Edgar Morin « Que serait un esprit critique incapable d’autocritique ? »

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Publié le par jean-François Guerry
Hélène Grimaud Festival La Roque d'Anthéron

Hélène Grimaud Festival La Roque d'Anthéron

HURLER AVEC LES LOUPS ! DIGRESSION ?

 

Le franc-maçon essaye de se faire par lui-même son opinion en respectant celles des autres. Il recherche toujours la Vérité en sachant humblement qu’il ne la trouvera peut-être qu’au seuil de la mort.

Après une écoute attentive, par l’ouverture de son compas il ne retiendra que ce qu’il juge vrai, après s’être servi de la rigueur de l’équerre. Ciselant ses mots, ses idées et cherchant en toutes circonstances la juste mesure. Conservant sa capacité de s’indigner, sans relâche, il veut faire régner la justice, son attitude est mesurée par la règle. Il préférera toujours l’ordre au chao qui pénalise les plus faibles.

 

En cette période où la facilité est d’hurler avec les loups, cette attitude est un piège tendu par notre ego. Faut-il à propos de tout, c’est-à-dire, souvent presque rien, se plaindre. Faut-il céder à nos sentiments les plus bas en se mêlant à une meute déchainée qui a brisé tous les maillons qui la relie à la raison. L’on prend le risque d’une addiction au malheur. Il faut tout faire pour que la joie soit toujours dans les cœurs.

Je donne là une mauvaise image des loups, qui sont à la fois symbole de sauvagerie de débauche, mais l’on sait qu’ils voient la nuit donc qu’ils peuvent être symbole de la lumière, force du mal contenue. Ils ont été les symboles d’Apollon, de l’Atatürk, de Gengis Khan, il est des loups bleus, gris, voir célestes et fécond comme la louve qui a nourri Romulus et Remus.

On chasse plus de loups que de chasseurs. Quand on voit la fragilité d’Hélène Grimaud cette amie des loups, ses loups ne sont pas ceux des Carpates ou la figure d’Hadès à la porte des enfers.

Hélène Grimaud cette pianiste qui mène de front la douceur de la musique, la pression angélique de ses mains sur le clavier et son amour pour les loups interroge. Cela nous fait oublier l’homme mauvais que Platon compare à un loup, la bestialité, la cruauté incarnée.

Il y a dans le loup comme dans l’homme le paradoxe du bien et du mal, l’ombre et la lumière.

 

Les légendes celtiques christianisées comme celles de Saint-Malo et Saint-Ronan évoquent la maîtrise des loups. Saint-Malo qui transforma en quelque sorte les loups en chiens, ou Saint-Ronan accusé de lycanthropie qui se disculpa en repoussant les loups par un simple signe de croix. Le loup par une sorte de métonymie est associé à l’homme, qui sait faire l’ange et la bête.

 

Quand on hurle avec les loups l’on se transforme soit même en loup. Il est difficile à notre époque de ne pas hurler avec loups de prendre une autre route qu’eux les bonnes gens n’aiment pas ça disait l’ami Georges.

Hélène Grimaud est là pour faire témoignage. C’est peut-être qui sait le surplus d’humanité à fleur de peau de cette artiste qui lui permet de rentrer en communication avec ses loups. C’est peut-être pour nous un exemple à suivre, sans renoncer à nos indignations, à notre capacité de résistance, nous pouvons essayer de nous élever au-dessus de la meute humblement et puis redescendre vers elle, sans arrogance en faisant preuve de plus d’humanité, alors peut-être que les hurlements cesseront pour faire place à la raison.

 

Jean-François Guerry.  

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Publié le par Jean-François Guerry
Charles Juliet

Charles Juliet

Se saisir…

 

Se saisir d’un livre, d’un journal posé par hasard, presque oublié sur un coin de bureau. C’est comme faire une promenade d’automne le long d’un chemin de halage, sans heures, sans but précis ; avec seul souci de regarder, l’eau qui brille de saisir les ultimes rayons du soleil.

Soudain entrevoir un article dans ce journal, cet or alchimique allégé du plomb des jours ternes.

Boire le vin de la connaissance prendre le pain nourriture spirituelle et puis partager avec toi, avec vous.

On découvre souvent des terres inconnues qui sont à portée de cœur.

Ce jeudi 19 novembre 2020, j’ai bouleversé par la lecture de l’article d’Arnaud Schwartz dans la rubrique livres, idées, poésie du journal « La Croix ». Sur les Ombres portées de Charles Juliet. Il y a plus de lumière dans ces ombres que dans les lumières artificielles de nos villes lumières, qui occultent les étoiles.

 

Merci à Arnaud Schwartz pour cette lumière portée sur les Ombres de Charles Juliet.

 

Extraits de l’article d’Arnaud Schwartz, qui incite à faire un pas vers les lumières intérieures de ce poète et vers notre propre lumière intérieure.

 

« Comme si, à l’acceptation de l’inéluctable répondait toujours ce souffle venu de l’intérieur, cette promesse par laquelle un homme n’a cessé de vouloir éclairer sa propre existence. »

 

« Cet élan vers l’écriture n’a jamais répondu qu’à la nécessité vitale d’accéder à la conscience, de se dégager de la gangue de l’absence à soi, pour enfin résider dans l’essentiel et rejoindre l’autre. »

 

« …. Notes sur les livres, la musique, les peintres, les choses vues, lues, entendues, ces bouts de vie rassemblés par Charles Juliet forment une mémoire universelle de la douleur et de son dépassement. »

 

 De Charles Juliet :

 

« Si on lit mes poèmes sans avoir l’intuition la connaissance de l’expérience intérieure dont ils sont nés leur simplicité et leur dépouillement perdent toute signification. »

 

Arnaud Schwartz conclu son article ainsi :

« Lire Charles Juliet approcher ces figures connues ou inconnues, c’est prendre le risque de descendre en soi et de se rencontrer. »

 

Cela bien sur me fait penser à un cheminement initiatique qui conduit du plomb qui est incrusté dans notre surface jusqu’à l’or fin des profondeurs de notre soi, un parcours de la substance vers l’essence. Charles Juliet se considère comme un silencieux, un taiseux comme l’on dit dans les campagnes éloignées des villes bruyantes. Méfiez vous du silence il résonne avec force sans fin dans nos cœurs.

 

Jean-François Guerry.

 

 

Extrait du journal X Le Jour baisse, de Charles Juliet :

 

« J’étais silencieux (puis à propos de sa passion d’écrire) la passion c’est elle qui décide, qui commande. Elle exige que je sois à l’écoute du murmure intérieur tout en étant ouvert au monde extérieur.

 

(…) elle m’impose d’œuvrer sans cesse à me connaître (….) elle m’a enseigné  la patience la ténacité.

Dés le début de l’aventure elle m’a prescrit d’avoir une discipline de vie. »

 

Sources : Article d’Arnaud Schwartz journal La Croix du jeudi 19 novembre 2020.

 

Références bibliographiques très partielle de Charles Juliet : Le jour baisse Journal X (2009-2012) Pol 320 pages 19 €

Pour plus de lumière Anthologie personnelle (1990-2012) NRF Poésie Gallimard 448 pages 10,30 €

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