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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jean-François GUERRY
Alignement du Manio Carnac (photo personnelle)

Alignement du Manio Carnac (photo personnelle)

ARCHIVES VIVANTES : MYSTÉRIEUSES MÉGALITHES.

 

J’ai retrouvé dans mes archives le texte d’une profession de foi, avec quelques ajouts et retraits je vous en propose quelques lignes, en rapport avec un article lu dans le journal « La Croix » du 16 novembre 2021. Rubrique Sciences et éthique : Les mystères des mégalithes de Carnac. Auteure Sabine Gignoux.

 

À l’aube de l’année 2008 plusieurs frères de Basse Bretagne réunis par l’amour fraternel et désireux de transmettre l’Art Royal ont posés les pierres fondatrices d’une loge écossaise à Auray à trois pas du quai Benjamin Franklin ce frère du nouveau monde venu sollicité le Roi de France pour ses frères américains en pleine révolution, lors de cette visite Franklin participa à une réunion de la loge parisienne « les neuf sœurs » dont il fût membre. La terre alréenne méritait bien une loge.

Les frères inspirés par le G A D L U, en référence aux pierres levées donnèrent à cette loge le patronyme de Mégalithes. Leurs regards comme ces pierres étaient tournés vers la Lumière. Ils ont ainsi célébré le caractère universel de ces pierres qui témoignent de l’élan spirituel des premiers poseurs. Ils ont jugé que ces pierres sacrées pouvaient être en harmonie avec leur Art.

Au-delà de leur apparence physique ces pierres ont un triple caractère : cosmique, spirituel, initiatique. La pose d’une pierre, l’édification d’une colonne est un acte fort de la volonté humaine.

Dans cet aspect cosmique les frères voyaient la projection du ciel sur la terre comme une révélation, ils voyaient aussi les rapports entre les luminaires et leurs rythmes solaires, lunaires, solsticiaux, une permanence, une éternité.

Ces pierres solidement fixées dans la terre puisent les forces telluriques et sont irradiées par les forces célestes, ainsi elles sont l’image de l’harmonie entre l’horizontalité et la verticalité, l’axe du monde dans son intégralité.

 

Sur le plan spirituel ces pierres sont les piliers de la maison des anciens représentant la permanence de leur présence, toujours dans notre conscience, comme les gardiens et les guides de la Tradition. Toujours vivantes elles traversent le temps apportant réconfort, force et sagesse en éloignant la souffrance, elles sont thérapie spirituelle, lien de communion spirituelle.

 

La tradition celtique rapporte que ces pierres « bougent, vivent, tremblent » comme la roche tremblante du chaos de Huelgoat sur les rives de la rivière d’argent, contrastant avec l’ordre des alignements de Carnac. Y aurait-il de l’ordre après le chaos ? Les pierres vivantes seraient elles là pour faire régner cet ordre ?

 

D’autres traditions pensent que ces pierres sont tombées du ciel, que les alchimistes fouillent la terre pour les retrouver en extraire le fer et à la forge façonner les outils pour accomplir le grand œuvre.

 

Une chose est sûre et certaine il faut de nombreuses pierres pour construire un édifice sacré, il faut que les initiés aux mystères se succèdent sans relâche, un ouvrier remplace toujours un autre sur le chantier, sinon comment espérer pouvoir un jour poser la clé de voûte.

 

                                          Jean-François Guerry.

 

Note : Avec ma demande d’excuse pour ce qui peut apparaître comme confus  

ARCHIVES VIVANTES : MYTÉRIEUSES MÉGALITHES

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Publié le par Jean-François Guerry
COMMUNIQUÉ : PARUTION DU CAHIER DE L'ALLIANCE
Le nouveau Cahier de l'Alliance est paru, vers la connaissance des Mystères.

 

Après une lecture complète je reviendrais vers vous pour une recension.
 

VIENT DE PARAITRE-

En quête du Mystère

par-delà impasses et fantasmes

Pourquoi cette obsession pour le mystère ?
Le mystère n’est pas une énigme à déchiffrer ! Commençons par affirmer qu’il n’y a pas de mystère et que ce sont nos illusions chimériques qui linventent.

Il s’agit alors seulement d’accepter la réalité telle qu’elle est. Toute la réalité, pas seulement celle des apparences.

Le seul problème, c’est que nous ne savons pas la voir.

 

Le mystère est donc cette réalité qui nous reste inconnue, réalité ultime que nos concepts sont impuissants à décrire.

Notre rapport au mystère tient dans notre incapacité à nous relier au réel et à accepter une réalité plus grande que nos perceptions.
Pour entrer dans le mystère, il faut en pénétrer toutes les dimensions, en ressentir 
l’épaisseur et accepter, tout simplement, de le vivre.

Au sommaire

Fred PICAVET, En quête du Mystère
Jean DUMONTEIL, Dans la simplicité et la générosité du mystère
Bertrand VERGELY, L’apophatisme, approche du Mystère
Gaston-Paul EFFA, Le nouvel Orphée ou la poésie pour entrer en Mystère Jacques DI CONSTANZO, La Vérité, perpétuel mystère, est-elle inscrite dans nos

neurones ?
Richard BACIN, Les cultes dionysiaques
Pierre PELLE LE CROISA, Un petit « Rien » du « Tout » !
Jean-Michel MENCIA-HUERTA, Le cheminement du maçon...? Un vrai mystère !

« Cahiers de L’Alliance » n°10, En quête du Mystère, Ed Numérilivre, Paris, octobre 2021, 120 pages, 18 €. – abonnement un an, 3 numéros, 48 €.

A commander sur www.eosphoros.fr ou www.numerilivre.fr

 

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Publié le par Henry Boccourt

Cet article est reposté depuis Le Blog des Spiritualités.

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Publié le par Jean-François Guerry
LA MISE EN CAUSE DES TRADITIONS

LA MISE EN CAUSE DES TRADITIONS

 

 Il y a ceux qui croient au ciel, ceux qui doutent, et ceux qui n’y croient pas. Parmi ceux qui croient il y a les chrétiens, dans les origines du monde de l’humanité pour eux il y a le texte vétérotestamentaire de la   genèse pour extraits :

« Dieu dit : « Que la terre verdisse de verdure : des herbes portant semence et arbres fruitiers donnant sur la terre selon leur espèce des fruits contenant leur semence…Dieu dit qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel pour séparer le jour et la nuit… Dieu dit que les eaux grouillent d’un grouillement d’êtres vivants…Dieu dit que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce : bestiaux, bestioles, bêtes sauvages selon leur espèce et il en fut ainsi… Dieu n’était donc pas contre la multiplication et la croissance des êtres vivants, le Dieu principe créa aussi l’homme. Il est dit : « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa. Dieu les bénit et leur dit : « soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez là ; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux…. Je vous donne toutes les herbes, qui sont sur toute la surface de la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera pour votre nourriture…. Dieu vit tout ce qu’il avait fait : cela était très bon. »

L’interprétation de ce texte pendant des siècles consacra la domination de l’homme sur toute la création. Qu’a fait l’homme de ce don ? Sinon user de cette domination, il n’a pas entretenu le jardin d’Éden qu’il a reçu. Faut-il accablé Dieu et la tradition ?

Nous avons été des enfants irresponsables accablant nos parents, nous avons gâté les présents que nous avons reçus ; et maintenant nous cherchons comme Caïn un bouc émissaire, refusant notre responsabilité, suis-je responsable de mon frère, responsable de la création ? Pourquoi Dieu nous a abandonné ? René Girard dit : « le bouc émissaire permet de transformer le tous contre tous en un tous contre un ».

Ce refus de nos responsabilités est le substrat, la matrice de la « Cancel culture » de la recherche du bouc émissaire, ce rejet des traditions sous le prétexte de l’éveil des consciences. Les wokes instrumentalisent les textes ce sont ceux qui jettent la première pierre comme l’a dit Barack Obama et ils ne font rien de plus.

Il y a quelques temps j’étais dubitatif sur le succès de l’opuscule de Stéphan Hessel indignez-vous !  L’éveil de la conscience ne suffit pas il faut pratiquer son essor, dans l’action. Si l’on acte que les textes d’une tradition peuvent créer un problème, en particulier ceux de la tradition chrétienne, que l’on peut dans la genèse considérer comme anthropocentriques et despotiques lus sous le prisme du Wokisme, alors il faut faire en sorte de les relire dans le contexte contemporain.

C’est la démarche à mon sens courageuse du pape François avec son encyclique « Laudato si ». Qui apparaît comme une révolution dans l’église catholique, son rapprochement également avec François d’Assise.

La méthode maçonnique oblige à l’écoute, la réflexion, la connaissance et l’action. La culture de l’éveil du wokisme peut faire prendre conscience à certains de la nécessité de lutter contre les inégalités, le racisme, les injustices sociales et matérielles, l’impérieuse urgence de la lutte pour un monde plus écologique. Je ne suis pas persuadé que les wokes retrancher dans leurs canapés soumis à l’addiction des réseaux sociaux soient les défenseurs de ces valeurs. Leur cancel culture prône une forme de cloisonnement, de séparatisme, de communautarisme nourri sur l’autel de la pureté, l’on sait où mène l’obsession de la pureté ! L’élimination des traditions, de l’homme impur est l’antithèse de ce qui fait la communauté des hommes, le centre d’union des hommes.

 

Martin Luther King éveilleur de conscience, luttait contre les inégalités, non pas en séparant les hommes mais en les rapprochant. La Franc-maçonnerie fait de même depuis des siècles, elle fait vivre un espace de tolérance et non d’intolérance, elle reconnaît les valeurs humaines au-delà de leurs convictions religieuses ou politiques, que ces hommes soient riches ou pauvres et quelque soit leur couleur de peau. On ne peut pas vivre qu’avec la Petite Poucette de Michel Serres greffée au bout de notre main, qui permet d’un simple clic de jeter ou de garder de dire j’aime ou je n’aime pas. Les hommes méritent mieux, malgré leur part d’ombre, ils ont tous leur part de lumière.

 

Le wokisme et la cancel culture c’est le rejet, le refus de l’autre, jusqu’à lui refuser sa liberté d’expression par le harcèlement sur les réseaux sociaux, c’est la négation de l’un des plus importants des droits de l’homme.

C’est à nous de combattre pour la protection de la nature et de l’homme, pour cultiver notre jardin sur terre, ce jardin que nous avons abandonné et que maintenant même le pape François nous rappelle à nos responsabilités. Il ne suffit pas de nous indignez et de chercher dans les traditions un bouc émissaire.

 

                            Jean-François Guerry.

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Publié le par Jean-François GUERRY
DU MYTHE DE LA MÉTAPHORE DU SYMBOLE

DU MYTHE DE LA MÉTAPHORE DU SYMBOLE

 

Le second surveillant dans les Loges symboliques est un des piliers qui éclaire la loge, il seconde le Vénérable Maître qui préside aux destinées de la Loge, qui en est le chef d’orchestre avec la force de son maillet et l’éclat de son épée flamboyante. Le second surveillant malgré son appellation à un rôle primordial auprès des jeunes initiés : transmettre, former plus qu’informer, ouvrir les portes qui dissimulent les mystères, suggérer et non pas affirmer. Les seules découvertes réelles sont celles que l’on fait soi-même. Sa première mission est peut-être de faire naître l’appétence pour la lecture et l’écriture à ses nouveaux frères qui ne savent ni lire ni écrire.

 

Je me souviens que mon parrain devant mon étonnement lors de mes premiers pas en loge m’a remis entre les mains un dictionnaire des symboles, il t’aidera à traverser cette forêt qui en est peuplée suivant les mots de Baudelaire, c’est un outil pour apprendre lire, ce qui peut prendre toute une vie selon frère Goethe.

Ce dictionnaire est bien connu des enfants de la lumière c’est celui de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant avant de se précipiter vers la première lettre, ( ce que j’ai fait comme beaucoup je pense) il faut avoir lu les définitions en début d’ouvrage, ce sont les premières lumières qui éclairent sur la méthode du symbolisme.

Les Extraits du Dictionnaire sont en lettres Vénitiennes c’est-à-dire italiques.

 « La métaphore : développe une comparaison entre deux êtres ou deux situations », ce procédé de langage consiste en une modification du sens par substitution analogique, la colonne peut ainsi être associée à la Force premier mot du maçon.

 

« L’analogie : est un rapport entre des êtres ou des notions essentiellement différents, mais semblables sous un certain aspect. » La Colonne peut être associée à la Force, mais aussi à la Beauté et à la Sagesse. « Le raisonnement par analogie peut être la source d’innombrables méprises. » Il peut aussi être une gymnastique, une pratique volontaire pour associer, démontrer, imager, donc symboliser, l’esprit s’ouvre vers des voies de réflexions insoupçonnées. Toute analogie sera soumise au contrôle de la raison, taillée par le ciseau, mesurée par la règle, et sa rectitude vérifiée par l’équerre pour voir si elle est en rapport avec des faits réels.

 

« L’apologue : est une fable didactique, une fiction moraliste destinée à travers une situation imaginaire à faire passer un certain enseignement. » L’apologie de Socrate par Platon est bien destinée à la fois à faire l’éloge de son maître et de sa méthode des dialogues. Il permet ainsi la diffusion de l’œuvre de son maître tout en le servant. Dans les Rituels Maçonniques l’on peut lire à peu près, à propos de l’apologie du travail et du Maître : la question quand travaillez-vous ? La réponse : de midi à minuit. Ou encore quand servez-vous votre Maître ? Réponse du matin au soir.

« Les formes imagées : de l’expression ont en commun d’être des signes et de ne pas dépasser le niveau de la signification. Les signes ne sortent pas du cadre de la représentation. »  

 

Le symbole : le symbole se distingue essentiellement du signe en ce que celui-ci est une convention arbitraire qui laisse étranger l’un et l’autre le signifiant et le signifié.

Le symbole à un pouvoir de retentissement et nous appellent à un approfondissement de notre propre existence… il opère un virement de l’être. »

Le symbole est donc un outil, un levier, un point d’appui pour un autre regard sur les choses et l’être, il favorise la conversion du regard, il a une vie, il génère des idées, ce que nous apprend la méthode maçonnique : c’est de chercher les idées dissimulées derrière les symboles. Le symbole est universel, mais son interprétation est particulière pour chacun ainsi l’on ne se lasse pas de ses interprétations particulières, si elles restent en relation avec la raison, avec l’universel.

 

« Certains formulaires dogmatiques sont appelés des symboles de la foi. Ce sont des déclarations cultuelles, grâce auxquelles les initiés à une foi, à un rite, à une société religieuse se reconnaissent entre eux. »

À ce stade de la réflexion il faut préciser la distinction entre la foi religieuse et la foi maçonnique. La Franc-maçonnerie se distingue de la religion, le credo ou « les dogmes maçonniques » touchent à l’universel, à une Tradition originaire, primordiale, qui surplombe le particulier, l’on peut parler de religion universelle qui reconnaît et fait sienne des valeurs universelles, transversales à de nombreuses traditions.

Dans la foi maçonnique, comme dans la foi religieuse les symboles peuvent prendre la forme de signes de reconnaissance entre croyants entre initiés, ils sont l’expression des vérités de leur foi. Il faut là encore souligner le caractère universel de la foi maçonnique.

Les mots symboliques employés le plus souvent le sont dans un sens analogique comme dit ci-avant.

 

Il convient encore à mon sens de préciser que les professions de foi ne sont pas des symboles à moins de les vider de leurs énoncés dogmatiques, de toute signification propre et unique, ou encore de les réduire à des mythes particuliers, qui ne pourraient pas revendiquer un caractère universel.

Ces symboles credo ou profession de foi, peuvent devenir un centre d’union pour les croyants, les initiés, ils deviennent alors des indicateurs de sens, ils orientent leur chemin intérieur.

Pourquoi pratiquer la méthode symbolique, faire mouvement vers le symbolisme, s’initier par cette méthode parce que les symboles ont la faculté de réaliser ce qui peut apparaître comme un paradoxe « ils voilent et dévoilent à la fois ». Ils mettent en jeu plus que nos facultés intellectuelles, ils impressionnent la totalité de notre être, notre inconscient, notre imaginaire. Ils déclenchent des sentiments et des émotions incommensurables. Ce qui se concrétise pour moi, par exemple par l’observation des diagrammes, des tableaux de loge, qui sont à chaque progression initiatique différents, enrichis et révélateurs de nouveaux mystères. D’où l’importance de la phrase prononcée bien à propos par le Vénérable au début des travaux : « mes frères tournez votre regard vers le centre de la loge ». Ces mandalas maçonniques ouvrent la totalité de notre psychisme, au monde réel éloigné des apparences. Ces ensembles symboliques forment les archétypes définis par Jung, c’est le caractère universel de ces archétypes qui nous touchent au plus profond notre être intérieur, le font vivre, et se métamorphoser par degrés successifs. Ces systèmes complexes relient l’individuel à l’universel.

Ils ont besoin pour vivre et de se transmettre de structures, de cadres, c’est un des rôles des Mythes. La Franc-maçonnerie symbolique à choisit le Mythe Salomonien et Hiramique, le symbolisme de la construction du temple de Salomon et le mythe d’Hiram, de la mort symbolique et de la régénération.

Ces légendes guident les initiés dans la forêt des symboles mis sous ses yeux. « Le symbole archétypique relie l’universel à l’individuel ». On pense immédiatement au concept d’inconscient collectif de Jung, de la conscience profonde. Des racines profondes qui font appellent à notre conscience et l’inconscient collectif qui nous donne le sentiment d’une appartenance d’identité par la grâce de la connaissance d’un mythe ancestral. L’on peut dès lors construire un pont ou au moins une route parallèle entre le processus d’individuation de Jung et la démarche initiatique. Une relecture de Jung par Jean-Luc Maxence dans son livre : « Jung est l’avenir de la Franc-maçonnerie » met en lumière cette relation. Pour ma part j’introduirai également l’importance de l’Art de la Mémoire en référence à la thèse développée par Charles-Bernard Jameux dans ses ouvrages, en particulier : « L’art de la mémoire et la formation du symbolisme maçonnique ».

Ce qui ramène à ma réflexion sur l’importance du rôle du 2nd surveillant en loge maçonnique son rôle de formateur, plus que d’informateur, il puise dans sa mémoire et dans celle de loge maçonnique auprès du secrétaire les morceaux d’architecture qui ont construits la loge. À partir de l’horizontalité de cet exercice intellectuel, il propose à chacun des nouveaux initiés une aventure, un élan, un essor spirituel propre à chacun. Je convoque une fois de plus Hannah Arendt et son livre : « Condition de l’homme moderne » (Chapitre Le travail – paragraphe L’objectivité du travail Page 184- Biblio Essais), elle rappelle : « Sans la mémoire, et sans sa réification dont la mémoire à besoin a besoin pour s’accomplir et qui fait d’elle, comme disait les Grecs, la mère de tous les arts, les activités vivantes d’action, de parole et de pensée perdraient leur réalité à chaque pause et disparaitraient comme si elles n’avaient jamais été ». L’initié régénère et donne à chacun de ses travaux une nouvelle Force aux symboles en se les appropriant, en évitant ainsi toute dégradation de ceux-ci les rendant éternellement vivants, ce qui explique que les travaux symboliques ne perdent jamais de leur intérêt même dans une répétition, qui n’est apparente que pour les profanes. Mythes et métaphores font vivre les symboles.

Avec les symboles universels, liés à l’architecture de l’homme, et l’architecture du temple, décrits par Annick de Souzenelle et Schawller de Lubicz le jeune initié trouvera un fils d’Ariane pour tisser sa vie spirituelle.

La carte d’identité de la Franc-maçonnerie, s’est enrichie avec le temps, avec les traditions, les symboles universels, grâce à la mémoire issue de l’inconscient collectif celui des profondeurs, de notre intuition, de nos prises de conscience successives, réunies dans une chaîne fraternelle de transmission. L’écrivain Alberto Manguel dans son discours inaugural lors de sa prise de fonction d’une chaire au Collège de France a dit : « Les mythes sont transformés, altérés, renouvelés pour correspondre aux besoins d’un temps et d’un lieu. Mais ils restent eux-mêmes pour l’essentiel, car ils ne sont pas créés en tant que fabrications de l’imagination humaine, mais comme des manifestations concrètes de certaine intuitions primordiales ». L’on peut sans être taxé de syncrétisme ou de bricolage excessif parler de religion universelle me semble-t-il véhiculée par les symboles présents dans les mythes.

L’Apprenti Franc-maçon qui rentre dans le temple et puise sa Force à la Colonne B, établira cette Force en passant à la colonne J, il commencera sa spirale ascendante en possession des mots et des gestes il construira sa vie. Il n’y a peut-être pas de langue primordiale, mais il est intéressant d’imaginer qu’il en existe une. Cette langue permettrait une lecture commune des choses, l’approche de la Vérité grâce à cette Parole perdue.

 

La recherche symbolique de la Parole perdue, la parole juste constitue un idéal, une recherche d’unité harmonieuse. Il faut que les hommes se parlent et parlent la même langue. « Ne pas parler à un homme, c’est ne pas parler aux hommes ni à soi-même ». Les dialogues socratiques, comme « l’instruction maçonnique » font avancer vers l’autre, son prochain. Le mythe d’Hiram nous fait prendre conscience de l’importance de la Parole perdue, de l’échec de Babel, qu’il faut reconstruire pour faire humanité. En fouillant le mythe l’on trouve les mots et les gestes, grâce à notre mémoire. Les paroles justes illuminent notre vie et celle des autres. Il suffit de lire de la poésie pour éprouver ce sentiment de justice, « car le poète dit la Vérité…», ses mots ouvrent les portes de notre être intérieur, ce sont les sésames, les métaphores explicatives des mythes.

 

Bon dimanche à tous.

 

       Jean-François Guerry.

 

 

 

 

Bibliographie ou références :

 

  • Rituels Maçonniques R E A A.
  • Charles-Bernard Jameux : L’Art de la mémoire et la formation du symbolisme maçonnique.
  • Hannah Arendt : Condition de l’homme moderne.
  • Annick de Souzenelle : La symbolique du corps humain.
  • Schwaller de Lubicz : Le Temple dans l’homme.
  • Jean Chevalier, Alain Gheerbrant : Dictionnaire des symboles.
  • Alberto Manguel : Discours inaugural Collège de France.  Le mythe comme métaphore d’identité.
DU MYTHE DE LA MÉTAPHORE DU SYMBOLE

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COMMUNIQUÉ
DU MYTHE DE LA MÉTAPHORE DU SYMBOLE
Hervé DEROEUX a plus d'une corde...Un véritable arc en ciel, conférencier éclectique, un musicologue reconnu, la variété des sujets qu'il présente est une découverte et un plaisir pour les participants.
Il n'y a pas de distance pour lui entre ses auditeurs, ils sont tous amoureux de l'art en général et dans ses diversités.

 

la qualité de ses prestations lui donne accès à des lieux prestigieux.

 

 Sa nouvelle prestation, avec Myrtille Calmes pianiste de renom. 
Myrtille Calmes

Très jeune, Myrtille Calmes est diplômée de piano au Conservatoire de Marseille et obtient le prix de la Ville de Marseille.

Elle perfectionne ensuite sa technique auprès du maître Pierre Barbizet et est admise à l'âge de 14 ans au Conservatoire supérieur de la ville de Lyon, où elle obtient ses prix de piano, musique de chambre, histoire de l'art et analyse.

Invitée à se produire comme soliste dans diverses manifestations, elle collabore aussi dans différentes formations de musique de chambre qui lui offre l'écrin nécessaire à ses recherches d'équililbre entre émotion et technique, intimité et passion.

Parallèlement, Myrtille enseigne le piano au conservatoire de musique de la Ciotat.

 

Étiquette Journal La PROVENCE Myrtille Calmes, Hervé Deroeux.

Étiquette Journal La PROVENCE Myrtille Calmes, Hervé Deroeux.

PRESSE : Journal La Provence.

Le public était venu nombreux au rendez-vous lancé vendredi soir au théâtre du Golfe par Roland Decherchi président de l'association Passion'Arts dans le cadre des Musicales de février. Hervé Deroeux et Myrtille Calmes étaient sur scène pour raconter la légende du piano de Jean-Sébastien Bach à Erik Satie. Ancienne élève de Pierre Barbizet, la pianiste est diplômée du conservatoire national supérieur de Lyon. Elle se produit dans différentes formations de musique de chambre et elle enseigne au conservatoire de musique de La Ciotat. Hervé Deroeux est un passionné des arts et notamment de la musique. Il intervient régulièrement pour animer des conférences dans les Universités du temps libre et il aime s'associer avec des musiciens pour imaginer des spectacles originaux et très intéressants. Il sait trouver les mots pour raconter avec humour le parcours des musiciens et décrypter de façon simple les grandes oeuvres. 

 

Myrtille Calmes et Hervé Deroeux se connaissent bien: l'un raconte, l'autre joue. Dans ce nouveau spectacle, le conteur a évoqué Bach, Mozart, il emmenait le public suivre Chopin à Majorque puis il décrivait l'accueil que les Marseillais réservaient un soir de 1826 à Franz Liszt venu se produire en concert dans la ville phocéenne avant d'amuser l'auditoire avec des anecdotes sur Erik Satie lors d'un de ses séjours à Honfleur... Mais le récit laissait une très belle place à la musique. La pianiste a magnifiquement interprété un programme particulièrement riche et séduisant: un prélude de Bach, des mouvements de la sonate au Clair de Lune de Beethoven, une balade de Chopin, la 2e rhapsodie hongroise de Liszt, la 1ère Gnossienne d'Erik Satie... Avec Hervé Deroeux et Myrtille Calmes, les spectateurs retrouvent l'ambiance des grands salons des siècles passés, on parle vie artistique et on écoute de la belle musique. Le public adore cela.

Myrtille Calmes et Hervé Deroeux se connaissent bien: l'un raconte, l'autre joue. Dans ce nouveau spectacle, le conteur a évoqué Bach, Mozart, il emmenait le public suivre Chopin à Majorque puis il décrivait l'accueil que les Marseillais réservaient un soir de 1826 à Franz Liszt venu se produire en concert dans la ville phocéenne avant d'amuser l'auditoire avec des anecdotes sur Erik Satie lors d'un de ses séjours à Honfleur... Mais le récit laissait une très belle place à la musique. La pianiste a magnifiquement interprété un programme particulièrement riche et séduisant: un prélude de Bach, des mouvements de la sonate au Clair de Lune de Beethoven, une balade de Chopin, la 2e rhapsodie hongroise de Liszt, la 1ère Gnossienne d'Erik Satie... Avec Hervé Deroeux et Myrtille Calmes, les spectateurs retrouvent l'ambiance des grands salons des siècles passés, on parle vie artistique et on écoute de la belle musique. Le public adore cela.

Avec ma demande d'excuse quelques problèmes informatique pour le dernier texte.

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Publié le par Jean-François Guerry
Cicéron

Cicéron

LE BIEN MORAL, LE BIEN SOCIAL

 

Le stoïcisme ne visait qu’une seule chose le Bien moral. Le stoïcien était persuadé que la pratique du bien moral rendait l’homme meilleur, plus exemplaire, plus humain et que cela avait des conséquences sur lui et sur la société. L’édification par le stoïcien de sa « Citadelle intérieure » selon l’expression de Pierre Hadot, de son temple intérieur disent les Francs-maçons a des conséquences sur la vie en société.

 

Il ne s’agit de nourrir la société à la « Moraline » à un ersatz de morale instrument d’une mêtis, ruse de sophiste pratiquée par ceux qui adaptent leurs discours en fonction de chaque auditoire, prenant en compte chaque cas particulier au détriment du bien collectif.

 

Cela nous amène à une réflexion sur l’interaction ou la séparation entre le domaine privé et le domaine public, ce que l’on nomme aujourd’hui la vie privée et la vie publique. La barrière infranchissable entre la sphère privée et la sphère publique, qui génère une confusion avec la nécessaire discrétion de ce qui est intime. Trop souvent les hommes publics se réfugient derrière cette barrière, ils sont des hommes comme les autres, mais aussi des hommes différends par le choix de leur engagement au service des autres.

Cela me rappelle une intervention du philosophe Andrè Comte Sponville lors de la dernière campagne présidentielle à propos d’un candidat ancien premier ministre et dont certaines pratiques contestables furent découvertes mal ou bien à propos selon ses opinions. André Comte Sponville déclara qu’il ne fallait pas confondre la morale et la politique. En quelque sorte que l’on pouvait avoir un comportement amoral et être un bon homme politique, avec de bonnes idées. Il faut reconnaître que les leçons de morale de ce candidat rencontraient pas mal de succès auprès des cœurs purs ! Il faut toujours se défier des excès de pureté. Il est des bons pasteurs aux prêches affutés, qui n’hésitent pas à dire et font peu, par manque d’humilité.

 

L’homme est un animal social ou politique disait Platon, parce que l’action est une prérogative exclusive de l’homme, il n’est ni bête, ni dieu qui ne sont pas capable d’action. Aristote renforça cette assertion, il est un animal social et son action dépend de la constante présence d’autrui, je dirais personnellement que cela lui confère une responsabilité par rapport à autrui.

 

L’homme s’est longtemps consacré à sa famille à agit dans la sphère privée, avec l’aide des dieux du foyer « les pénates ». Vivons chez nous, vivons cachés nous vivront heureux. L’homme était le potestas patris familias c’est-à-dire une sorte de tyran incontesté et incontestable. La famille étant donc parfaitement inégalitaire. La massification de la société a conduit les patriarches d’abord à fédérer les familles, puis à sortir dans la Polis, la cité, à s’intéresser à son organisation.

En franchissant la porte de ses pénates, l’homme est passé de l’inégalité familiale à l’égalité citoyenne, mais il resté imprégné des valeurs du privé en passant dans le public.

 

La preuve la société a longtemps été imprégnée de ses valeurs, même hors de la sphère d’influence des traditions religieuses. Les guildes, les corporations, les confréries, jusqu’aux compagnies, qui en témoignent par leur modèle d’organisation, leurs statuts juridiques. On trouve en leur sein des Apprentis, des Compagnons, des Maîtres, des Présidents. La Franc-maçonnerie n’y échappe pas le terme de Loge mère est un bon exemple, ce qui suppose qu’il y a un père un vénérable, un ainé le premier surveillant, un cadet le second surveillant et de nombreux enfants et descendants les frères suivant leurs grades et qualités. Il y a association relation entre le grade et la qualité, une hiérarchie parfaitement inégalitaire. Que penser dès lors de l’obligation de transmettre les valeurs reçues en loge dans la société des profanes. Il y a donc bien une inter action privé public.

 

Les hommes qui partagent des valeurs matérielles, des savoirs, des valeurs spirituelles, dans une famille ou une loge mère sont les mêmes qui sont citoyens dans le monde profane. Les biens moraux privés deviennent de surcroit des biens moraux collectifs, il n’y a dès lors plus de distinctions, seul reste le bien moral en général, ce bien des stoïciens.

Je rajouterais qu’il faut du courage à ceux qui vivent tranquillement dans leurs pénates pour se lancer dans la vie publique quand ils sont sincères, je ne vois pas pourquoi ces hommes seraient moins intègres que les autres citoyens, ce sont les mêmes que nous voyons dans les Associations, les Confréries, qui tentent l’aventure dans la société. Ils donnent une partie de leur amour pour la vie privée à la société. Ils insufflent la vertu et la morale dans la vie publique, leur courage devient le courage politique. L’homme qui vit en retrait dans sa seule sphère privée, se prive du contact des autres, de l’amour des autres, il est en manque de la réalisation des plus hautes valeurs humaines.

Cicéron fut l’un de ces hommes, il n’est pas à l’origine de grandes thèses philosophiques, nous n’avons retenu de lui que ses dons d’orateur et ses célèbres discours. Il fut bien plus que cela dans la Rome Antique : questeur (magistrat), édile (élu par le peuple), prêteur (adjoint du proconsul chargé de la justice), proconsul (gouverneur de plusieurs provinces). Je le compare à l’orateur de la loge maçonnique, gardien de la loi, conciliateur, organisateur de l’harmonie de la loge, conseiller de son vénérable maître, ses qualités de rhéteur en font un frère écouté.

Cicéron s’efforçait d’être vertueux, pour lui-même mais bien plus pour sa ville de Rome.

« La justice et l’harmonie parfaite que font entendre toutes les voix de la cité quand elles cherchent à imiter l’âme des meilleurs citoyens ».

 

Je constate que nous manquons cruellement d’hommes comme Cicéron qui soient vertueux dans la vie et dans la vie publique, faisant passer l’intérêt collectif avant leur intérêt particulier. Cicéron comme l’a dit Clara Auvray-Assayas dans le livre quelle lui a consacré : « (…) à fait du métier d’homme un travail incessant avec les autres et soi-même ». Il était loin de notre individualisme qui ronge notre société. Stefan Zweig dans sa biographie dit de lui : « Marcus Tullius Cicéron, qui jusqu’à lors n’était qu’un humaniste devient le premier avocat de l’humanité ».

 

      Jean-François Guerry.

 

 

Bibliographie ayant inspiré ce court article :

 

  • Hannah Arendt : Condition de l’homme moderne- Biblio Essais.
  • Jean-François Guerry : Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie. Préface de Charles-Bernard Jameux Éditions Académie Maçonnique Provence et Éditions Ubik 2021.
  • Rituel Maçonnique SCDF.
  • Clara Auvray-Assayas : Cicéron Éditions Belles Lettres 2006.

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Publié le par JF GUERRY
L'INITIATION TRADITIONNELLE
Le numéro  3  de l'année 2021 de la Revue en ligne "L'INITIATION TRADITIONNELLE" est paru.

 

Cette revue est disponible gratuitement en ligne 

 

La revue L’Initiation est la revue de référence de la Tradition initiatique occidentale et gnostique dont le martinisme et la franc-maçonnerie sont les deux plus fidèles représentants. Créée en 

Je vous en propose quelques lignes des articles de qualités qui ont retenus mon attention. (Page du sommaire, page 1 et 2 sur le symbolisme de la Chauve-souris, page 3 sur le Voile déchiré, page 4 conseil de lecture.

Bonne lecture à tous.

 

Jean-François Guerry

L'INITIATION TRADITIONNELLE
L'INITIATION TRADITIONNELLE
L'INITIATION TRADITIONNELLE
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Publié le par Jean-François Guerry
LES VOYAGEURS DES CRÊTES

LES VOYAGEURS DES CRÊTES.

 

L’initiation maçonnique avec ses rites est un « Sherpa » des crêtes. Les voyageurs tournent leurs regards du bas vers le haut, de l’extérieur vers l’intérieur, ils convertissent leurs regards au réel. C’est le voyage proposé au profane qui frappe qui frappe à la porte du temple, il lui sera demandé de s’alléger comme le pèlerin pour marcher, vers lui-même, vers les autres, de quitter le monde des apparences, ces brumes qui obscurcissent le sommet de la montagne.

 

On ne peut parvenir au bout de ce passage étroit où se trouve la véritable liberté, que par la volonté de la pratique d’une morale universelle, la lumière de la vie bonne à son prix. Il arrive un moment, un terme où l’accomplissement de la pratique de la morale et de l’éthique cette richesse donnée à l’autre, cette responsabilité de l’autre fait basculer dans la vie spirituelle. C’est le moment de la rencontre de la philosophie c’est-à-dire de la Sagesse donnée à sa vie, avec la spiritualité, le moment après l’action de la contemplation du Beau, le moment où la spiritualité forme un tout et n’a pas besoin d’adjectif.

La pratique constante de l’éthique : le fuir le vice et pratiquer la vertu, le moment où se conjuguent ensemble la theoria et la praxis, est le moment de la vie bonne, de la vie spirituelle, le moment où l’esprit domine la matière, où le compas est posé sur l’équerre. C’est le passage du col dans la montagne, vers la ligne de crête. La rencontre de soi de son être intérieur, n’est possible, que par l’action par l’agir la force propre à la condition humaine. Cette force me dira l’athée qui n’est pas stupide je la trouve en moi, elle est peut-être en moi ou à l’extérieur de moi dira l’agnostique au doute constructif, je ne sais pas ? Elle est ineffable, innommable mais elle est, dira le croyant, principe créateur. Ces trois compagnons se retrouvent dans les mêmes pénates (les pénates sont les dieux du foyer) auprès d’un feu unique, lumière qui brûle d’amour fraternel. Ces compagnons partagent le même pain de l’esprit,  le  même vin de la connaissance, ils sont dans la même demeure, même si leurs chambres sont différentes. Ils se retrouvent à l’aurore naissante pour marcher vers la même ligne de crête, quand le feu du soleil illumine l’infini.

 

                                                  Jean-François Guerry.

LES VOYAGEURS DES CRÊTES

 

Les Contemplations – Victor Hugo.

Magnitudo Parvi – Grandeur du petit.

(Extraits du poème)

 

« Quel Zorobabel formidable,

Quel Dédale vertigineux,

Cieux ! a bâti dans l’insondable

Tout ce noir chaos lumineux ?

Soleils, astres aux larges queues,

Gouffres ! Ô millions de lieues !

Sombres architectures bleues !

Quel bras a fait, créé, produit

Ces tours d’or que nuls yeux ne comptent,

Ces firmaments qui se confrontent,

Ces Babels d’étoiles qui montent

Dans ces Babylones de nuit ? »

« De chacun d’eux s’envole un rayon fraternel,

L’un plein d’humanité, l’autre rempli de ciel ;

Dieu les prend, et joint leur lumière,

Et sa main, sous qui l’âme, aigle de flamme, éclôt,

Fait du rayon d’en bas et du rayon d’en haut

Les deux ailes de la prière. »

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Publié le par Fidèle d'Amour

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Publié le par Jean-François Guerry
REPOST FRATERNEL
Bonsoir Chères Lectrices et chers Lecteurs.

 

J'ai très peu d'appétence et encore moins de compétence pour traiter des affaires internes des obédiences.

 

Elles sont trop souvent génératrices de polémiques bien éloignées des préoccupations et des buts des soeurs et des frères qui en sont les pierres vivantes de celles-ci.

 

Je déroge aujourd'hui car l'événement est important, ce qui aurait du être depuis toujours, est peut être en train de voir enfin le jour, preuve  que la Fraternité existe, et est l'avenir de la Franc-maçonnerie moderne.
Je vous conseille donc la lecture de cet article du Blog Dauphiné Savoie. Encore un effort et peut être que nous verront un jour toutes les obédiences réunies dans des manifestations témoignant ainsi que la Franc-Maçonnerie est un centre d'union  universel et fraternel ce qui manque cruellement dans le paysage actuel en général et en Franc-Maçonnerie en particulier.

 

Un bel exemple qui tord le cou aux pessimistes et est encourageant pour les profanes.
C'est bien de dire, mais c'est mieux de faire. Un merci Fraternel à ceux qui osent faire, l'action est le propre de la condition humaine.

 

Jean-François Guerry

 

cliquez sur le lien du Blog Dauphiné Savoie

http://le-myosotis-dauphine-savoie.over-blog.com/2021/11/grand-succes-pour-la-premiere-session-des-entretiens-pic-de-la-mirandole-entre-la-grande-loge-de-france-et-la-grande-loge-nationale

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