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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
Un lecteur du Blog est à la recherche d'une agence de voyage ou d'un site de voyage.

 

Pour effectuer un voyage avec les Frères de sa Loge maçonnique.
Si vous avez une adresse pour cette demande spécifique merci de me contacter à l'adresse mail suivante
courrierlafmaucoeur@gmail.com

 

Merci d'avance.

 

JF GUERRY

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Publié le par jean françois
N'OUBLIE PAS !

JE N’OUBLIE PAS

 

 

Je suis toujours Charlie, parce que je ne suis pas d’accord avec toutes les prises de position de ce journal.

 

 

Je suis Charlie parce que mon ami, mon frère, mon voisin ne pense pas comme moi, et, que c’est leur droit.

 

Je suis Charlie, parce que la Liberté n’a pas de prix.

 

Je suis Charlie contre tous les prosélytismes.

 

Je suis Charlie pour une presse libre et plurielle.

 

Je suis Charlie pour la culture, l’humour, la beauté, de la France.

 

Je suis Charlie, pour que tombent à terre les pierres et les armes.

 

Je suis Charlie, pour que vivent tous les indignés, pour toutes les saines colères sans violence.

 

Je n’oublie pas.

 

Jean-François Guerry.

 

 

C’est la faute à Voltaire….

 

« La tolérance n’a jamais excité de guerre civile, l’intolérance a couvert la terre de carnages. »

 

 

« Le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est à la colère. »

 

 

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. »

N'OUBLIE PAS !
Liberté

Paul Eluard

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Paul Eluard

Poésie et vérité 1942 (recueil clandestin)
Au rendez-vous allemand (1945, Les Editions de Minuit)

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Publié le par jean françois
RÉFLEXION : NI NU, NI VÊTU

RÉFLEXION : « NI NU, NI VÊTU »

 

 

Dans la plupart des cérémonies initiatiques, les candidats sont préparés de manière à recevoir au mieux les bienfaits de ce passage d’un monde à l’autre. Si la préparation psychologique est essentielle, la vêture joue aussi un rôle symbolique fondamental. 

L’initiation maçonnique n’échappe pas à ce processus, le candidat après un temps de méditation, est soumis à une modification de son apparence, il est présenté « Ni nu, ni vêtu.»

 

Ne souhaitant pas dévoiler ce qui à mon sens doit rester mystérieux et vécu, de manière à provoquer un choc initiatique permettant le passage d’un état de conscience à un autre, je me contenterais d’une réflexion personnelle.

Dans la Genèse avant de croquer dans la pomme, le fruit de l’arbre de la connaissance, Adam et Ève étaient nus. Ils étaient dans l’ignorance du bien et du mal, c’est sans doute dévoré par l’orgueil et l’ambition de devenir semblable à Dieu, qu’ils ont transgressés l’interdit. Ils quittèrent alors l’innocence de leur nudité, ils se mettent à raisonner, à se voir différents. Ainsi s’enchaine les conséquences de leur acte, ils acquièrent la conscience du bien et du mal, même s’il en définisse mal les contours, ils regardent les parties différentes de leurs corps, Ève enfantera dans la douleur et Adam sera soumis au travail. Puis viendra le désir et la honte, ils tueront des animaux pour se couvrir de leurs peaux, se protéger.

 

 

Ils conserveront en eux, en mémoire, la nostalgie du paradis, de la pure lumière. L’initiation, le commencement s’apparente donc à une recherche originelle, à la recherche de l’essence, de la pureté, on comprend mieux ainsi la philosophie des naturistes.

 

Le profane d’une manière générale évolue dans un espace où il convient de dissimuler plus ou moins son corps, un voile l’empêche de voir la lumière véritable. Il pénétrera dans le temple les yeux voilés, ni nu, ni vêtu, peu à peu il recevra la lumière. A cet instant on ne peut que penser à cet épisode de l’Exode, du buisson ardent, à la vêture de Moïse l’initié et à son incapacité à supporter la grande lumière, il mettra sa main devant ses yeux.

Extraits :

 

« Je vais faire un détour pour voir cet étrange spectacle, et pourquoi le buisson ne se consume pas. » (…) Yahvé dit : «  N’approche pas d’ici retire tes sandales de tes pieds car le lieu où tu te tiens est une terre sainte. » (…) « Alors Moïse se voila la face. »

 

On pourrait prolonger la réflexion en observant le torse à moitié nu des candidats aux mystères, et s’interroger sur le tablier de travail du franc-maçon qui partage la partie haute de la partie basse de son corps.

 

Ainsi la vêture du franc-maçon révèle une symbolique importante, elle est un des éléments du passage du profane au sacré, son port met en évidence son comportement, son désir de pénétrer l’espace sacré, nous permet de regarder avec un œil différend les vêtements sacerdotaux.

 

Jean-François Guerry.

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Publié le par jean françois
MÉDITATION A GOZO- MALTE

MÉDITATION A GOZO- MALTE

POLYSÉMIQUE

 

 

Ensemble, concept, mot, ayant des significations différentes. Un livre récent à grand succès parle d’Archipel Français, notre pays serait un ensemble de communautés d’intérêt, sociales, religieuses, qui vivent non pas ensemble, mais face à face, l’espace est donc fracturé, cette fracture s’ouvre jusqu’à être ouverte, dans une société ou les gens ne vont plus dans les commerces, désertent les lieux de culte, même les supermarchés temples de la consommation cherchent à se réinventer, face à la dictature des GAFAM, on regarde plus son écran de Smartphone que son voisin que l’on croise sur son palier.

 

Il y a pourtant une offre pléthorique de spiritualités diverses, mais chaque mot offre une polysémie d’interprétation de vérités, on pourrait se réjouir de cette expansion culturelle, spirituelle, les différences étant une source d’enrichissement, et pourtant le résultat est autre la société se radicalise sous le joug de l’individualisme.

Dans la même religion, il y a des sous-religions, au-delà de la polysémie des mots, naît l’intégrisme des idées. C’est l’illusion de l’offre, de la diversité, de la liberté.

 

Chacun pensant parler de la même chose, parle de choses différentes, c’est une véritable tour de Babel moderne. Quand tout semble avoir le même sens, il y a le risque de ne plus retrouver un sens, de ne plus s’y retrouver et donc de se retrouver. Je perds le sens, mon sens ! C’est la limite du fameux en même temps.

 

Dans cette polysémie générale comment donner un sens commun, voire universel, comment faire que toutes les individualités se retrouvent dans une unité, en respectant les libertés individuelles, utopie !

La seule voie à mon sens est l’apprentissage de la fraternité, apprentissage car la fraternité n’est pas innée, dixit Caïn et Abel.

 

La franc-maçonnerie est un espace d’apprentissage de cette fraternité qui élève l’homme, malheureusement les francs-maçons ont eux aussi cette propension à la polysémie, ils ne sont pas tous exemplaires. La multitude des obédiences en est la démonstration, alors que chacun pourrait aisément se retrouver au sein de deux ou trois grands courants de pensée, dans des obédiences spirituelles, humanistes, sociales, sans parler de ceux qui se disent réguliers, de tradition par opposition à ceux qui seraient irréguliers. On voit ainsi naître sur un fond de querelles qui ne sont pas dignes des micros obédiences, sans faire injure aux sœurs et aux frères qui en sont membres la plupart étant de bonne foi, comment dans ces conditions réunir ce qui est épars, comment transmettre les valeurs reçues dans un cadre initiatique, comment faire vivre une tradition héritée des anciens.

 

Les grandes obédiences y travaillent chaque jour, malgré la lourdeur administrative quelquefois reprochée, beaucoup de sœurs et de frères dévoués ne cherchent que la réunion des contraires et ils savent qu’il n’est pas nécessaire de réussir pour persévérer.

Ces francs-maçons dévoués connaissent la spécificité de l’initiation maçonnique, réalisation spirituelle individuelle, réalisée dans un cadre collectif fraternel.

 

Ainsi dans les loges s’exprime la diversité, libérée des dogmes politiques et religieux, une diversité où chacun s’élève spirituellement pour son profit personnel et celui de sa loge et de l’humanité entière. Cette polysémie heureuse, réunie plus qu’elle ne divise et met la joie dans les cœurs.

 

Jean-François Guerry.

 

 

Conseil de Lecture : Le Monde des Religions, numéro de Janvier et Février sur le Thème : L’habit fait-il le croyant ?

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Publié le par jean françois
LA ROUTE SERPENTINE

LA ROUTE SERPENTINE…

 

 

 

La route droite n’est pas le chemin le plus court, les navigateurs le savent bien quand les vents contraires, il faut tirer des bords, quand le vent monte, il faut réduire l’allure, prendre des ris, pour arriver à bon port.

Les jésuites connaissent bien cette attitude du contournement que nous caricaturons souvent sans en comprendre le sens, et le but, l’affrontement n’est pas toujours la solution face à un problème, les candidats à l’initiation maçonnique ont tous pris une route serpentine.

Cela me rappelle un certain soir de septembre où les yeux bandés, ni nu, ni vêtu, j’ai fait des voyages incertains, dans des lieux inconnus, à force de serpenter, j’ai reçu la lumière. Quelques années plus tard, me croyant parvenu au terme de ma route, satisfait, j’ai compris, que j’avais encore la corde de l’orgueil autour du cou. J’ai repris la route serpentine, les yeux encore voilés, le sceau du secret retenant la langue serpentine.

 

 

Paradoxe de cette langue qui n’est pas de vipère, mais évoque plutôt le serpent gardien de l’arbre de la connaissance, l’Ouroboros, le guérisseur qui entoure le bâton d’Hermès ou de Moïse, que les compagnons ont mis sur leur canne, torsade de celle du maître des cérémonies. Cette vouivre des druides qui a sa demeure sous la cathédrale de Chartres, ce pont du serpent vert de Goethe, ce serpent qui monte sur le Tau, la croix du humble de tous qui veut guérir le monde.

 

La route serpentine, n’est donc pas celle de l’école buissonnière, elle a pris une autre dimension, comme quoi il faut toujours se méfier de nos préjugés, le serpent peut être d’airain. Nous jugeons trop souvent à partir des apparences, il faut :

 

« Que l’autre soit et qu’il soit autre. » (François Varillon) 

 

Quelque soit son apparence il a le droit d’être, ce  qu’il est, quel qu’il soit et d’où qu’il vienne, il est notre frère en humanité. La route qui serpente mène avec lenteur vers la connaissance.

 

Jean-François Guerry.

LA ROUTE SERPENTINE

François Varillon, un éveilleur spirituel

Né il y a un siècle, François Varillon, jésuite lyonnais, a marqué des générations de chrétiens par ses écrits de spiritualité. Être chrétien, disait-il, consiste à «bien faire l'homme»

Charles Ehlinger se souvient encore de ce matin de printemps où il montait la côte qui mène à la maison du Châtelard, dans la banlieue ouest de Lyon, et frappait à la porte de François Varillon . C'était en 1978, un peu après Pâques. Peu de temps avant, le jésuite avait accepté le principe d'un livre d'entretiens et bloqué dans son agenda trois séries de trois jours pour les réaliser. 

«L'appréhension m'habitait, raconte Charles Ehlinger. J'allais être confronté à un homme dont la stature intellectuelle et spirituelle m'intimidait et m'impressionnait. Or, d'emblée, cordial et attentionné, il me mit à l'aise. Il existait "contagieusement", pour reprendre le mot qu'il employait pour évoquer un de ses maîtres. Auprès de lui, impossible de ne pas donner le meilleur de soi-même. Il ne parlait de lui-même qu'avec humour et pudeur, et, chez lui, ne perçait jamais, même au détour d'une phrase, une pointe d'orgueil, qui eût été flétrissure, pour le dire dans son propre langage. À la fin de nos entretiens, nous avions prévu de nous revoir. Hélas, la mort est survenue entre-temps (1).» 

François Varillon est né le 28 juillet 1905 à Bron, à côté de Lyon, ville qui restera toute sa vie son port d'attache. Sa notice chronologique tient en quelques lignes. Il a d'abord enseigné les lettres et la philosophie, avant de consacrer ses activités à l'accompagnement de militants, comme aumônier de mouvements d'Action catholique, à la fondation d'un groupe de foyers, au suivi de la vie culturelle, à l'explication de la foi chrétienne et à la formation spirituelle.

 

La devise de François Varillon

 

« Une main sur la beauté du monde, une main sur la souffrance des hommes et les deux pieds dans le devoir du moment présent. »

 

Il a été qualifié d’éveilleur spirituel, je dirais pour ma part que c’est un faiseur d’exercices spirituels propres à faire l’alliance entre la culture et la foi, la foi Chrétienne en ce qui le concerne, mais il existe d’autres formes de foi, comme la foi maçonnique qui est la foi en l’homme.

 

Jean-François Guerry.

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Publié le par jean françois
RECENSION : TRANSPARENCE.....

LE MONDE DE DEMAIN EST AUJOURD’HUI

 

 

Toutes les obédiences maçonniques visent au perfectionnement de l’homme et de l’humanité. Elles s’intéressent aux progrès de la science et des techniques, depuis quelques années la vitesse des améliorations technologiques est fulgurante, grâce à l’informatique, le numérique et ses applications, ces améliorations ont libéré l’homme des contraintes matérielles, facilité sa vie quotidienne. La phase suivante est la prise de contrôle de l’homme lui-même.

Les états sont incapables de contrôler ses avancées, les firmes regroupées en Trusts préparent les lois et les amendements de nos élus qui manquent de moyens, alors même que nous voulons les réduire les considérant comme inefficaces.

 

Les comités d’éthique font un travail remarquable et conséquent, mais interviennent souvent sous la pression des problèmes et parfois trop tard.

 

Nos obédiences maçonniques multiplient les conférences publiques, agissant comme des lanceurs d’alertes, en particulier sur les conséquences du Transhumanisme, mais leur influence est réduite par rapport à la puissance des GAFAM. Nous sommes des colibris, des pompiers Australiens face au feu incontrôlé, qui brûle tout sur son passage.

 

Faut-il en passer par là ? Le feu régénérant toutes choses, si nous restons conscients, nous gardons en nous l’espérance du Phénix, d’un nouveau monde non pas numérique, mais plus humain.

 

Les meilleurs défenseurs de ce nouveau monde plus humain sont les artistes, il nous faut protéger leur indépendance et diffuser leurs œuvres. Rémy Le Tallec nous propose une recension du Roman de Marc Dugain : « Transparence » une contribution à cette prise de conscience et à cette espérance d’un monde meilleur.

 

Jean-François Guerry.

RECENSION : TRANSPARENCE.....

Marc Dugain – « Transparence », (Gallimard, 2019)

 

Transparence

 

Roman d’anticipation, « Tr        ansparence » nous transporte en 2069, 140 ans après la crise financière mondiale de 1929 (un tout petit siècle et demi…), et accessoirement, un siècle après mai 1968. 

 

L’accélération du monde de l’économie, des avancées de la science et du digital, et l’évolution exponentielle des principes fondamentaux de l’humanité sont, la toile de fond de l’histoire. Transparence est donc une entreprise multinationale créée dans ce mouvement de la révolution numérique qui consistait (nous sommes en 2069 bien sûr…) à  collecter des milliards d’information sur les individus afin d’approcher la connaissance absolue de chaque être humain. 

 

L’objectif de cette masse de connaissances était de réduire le champ des probabilités au profit de la certitude et de diminuer tous les risques susceptibles de menacer l’individu ou simplement créer chez lui la moindre angoisse. Eliminer toute incertitude, toute contrainte et toute sanction, bref, tout élément anxiogène, c’est-à-dire tout ce qui implique une responsabilité personnelle.

 

L’accélération des flux et la multiplication des réseaux s’ajoutant au mimétisme d’accumulation de biens matériels, propre à la société actuelle, marginalisent de fait une partie des populations, qui se sentent rejetés, et donc partagés entre inquiétude et colère, ce qui est mauvais pour les affaires. L’objectif de ces multinationales du numérique est donc d’accumuler des milliards d’informations sur chaque individu afin de le connaître intimement et orienter/canaliser ses comportements. 

 

La présidente française de Transparence – à la veille de perpétrer un coup d’état financier à l’échelle planétaire - est accusée d’avoir orchestré son propre assassinat en public. Situation inouïe et absolument incompréhensible pour tout esprit cartésien, et extravagant défi pour les plus fins limiers de la police … !

Mais, au-delà de l’intrigue policière-prétexte surréaliste, Marc Dugain met le doigt sur nombre de questions bien actuelles posées par les avancées déjà connues et leur développement prévisible par les tenants de performances numériques/scientifiques et économiques tous azimuts.

 

Les grandes entreprises du numérique sont devenues une sorte d’état transversal assujetties à aucune autre loi que la leur. Souvent même, elles n’ont pas mesuré les dévoiements possibles de leur performance technologique. A la tête de leur propre état, elles pilotent les autres états traditionnels en les subventionnant et en leur fournissant toutes les informations possibles sur leurs populations.

 

Cette collecte d’informations individuelles est facilitée par les multiples fichiers officiels privés et publics en tout genre d’une part, et aussi largement facilitée par les individus eux-mêmes, friands de connexions et applications digitales en tout genre. Le goût de l’exhibitionnisme, l’appétit de reconnaissance, de divertissement ou la simple convivialité sont des armes passives fournies généreusement et gracieusement par leurs utilisateurs, aux réseaux dits sociaux qui en font bon usage, le leur… ! Et c’est l’individu qui devient transparent. 

 

Le vieux rêve de l’immortalité

Logique de ce monstre doux qu’est le progrès numérique/scientifique, avec un tel niveau d’information sur l’être humain, les possibilités technologiques de la société « Transparence » doivent lui permettre de réaliser une technique de l’immortalité, ce vieux rêve de l’humanité. Pour ce faire, elle crée une autre société bien nommée « Endless », qui promet donc l’immortalité à certains heureux élus, en transplantant les milliards de leurs données personnelles connues dans une enveloppe corporelle, et y apportant la cas échéant quelques améliorations… Quant aux critères de sélection des bénéficiaires, c’est la Présidente qui les définit elle-même... 

 

Un monde glaçant

Dans le « Meilleur des Mondes » de Huxley (écrit en 1932), le « soma », drogue consommée de façon obligatoire, procure aux sujets (qui sont devenus des matricules) une euphorie permanente. La société d’Orwell (« 1984 » écrit en 1949), drogue aussi ses citoyens pour fabriquer des individus dociles, surveillés par les  télécrans omniprésents de Big Brother. Ces deux ouvrages visionnaires sont d’une troublante actualité pour certains de leurs aspects, et même déjà dépassés par d’autres : manipulation du vivant, eugénisme, reconnaissance faciale à grande échelle, surveillance de la pensée, manipulation de l’information, contrôle social…

 

Et le monde que nous promet « Transparence » dans le monde de demain,  est lui aussi proprement glaçant. Et pourtant, tous ses ingrédients sont déjà actifs dans notre début du XXIème siècle, comme on peut le voir à l’œuvre tous les jours (notamment le « crédit social » en Chine), et comme le décrivait déjà Marc Dugain dans son précédent ouvrage « L’homme nu » (Plon/Laffont, 2016). 

 

Dans la société de « Transparence », et sa succursale, « Endless », la servitude volontaire des usagers addicts/connectés aboutit au dévoilement absolu de chaque individu, physiquement, intellectuellement, psychiquement.

 

L’accélération du progrès sans vision éthique

Tout le monde sait aujourd’hui que l’accélération continue des échanges développe  une aliénation de l’homme. Mais, comment le Franc-Maçon peut-il considérer, d’abord cette inquisition douce qui pénètre les reins et les coeurs, puis cet eugénisme qui permettrait à certains l’immortalité promise par le transhumanisme, et sur quels critères ? Ici, les heureux élus seraient forcément les plus bavards sur leurs données personnelles, les dossiers les plus fournis sur les réseaux dits sociaux, et les autres…etc  

Qu’en serait-il des êtres de lumière qui illuminent l’âme du monde, et de toute la bienveillance et de la générosité anonymes ?

Qu’en serait-il de la spiritualité qui fonde l’être humain en général et le franc-maçon en particulier ? La paix et l’harmonie de l’homme et du monde, ordo ab chao, auxquels aspire chacun, ne signifient pas l’acceptation de n’importe quoi au nom d’une « fraternité bienveillante ». Mille questions se posent devant la tyrannie douce de ce « progrès » légitimé par l’autorité morale d’une aura technico/scientifique, sans les garde-fous d’une éthique partagée. 

 

On le voit, on est bien loin des utopies libertaires de mai 68 ou altruistes du Woodstock de 1969.

Lucide, fataliste, visionnaire ? Peut-être un peu des trois, et bien sûr, ce n’est qu’un roman, mais, comme ses prédécesseurs dans le genre, un roman dit bien souvent plus que certains savants traités, et en ce sens, il s’agit d’un roman de toute première importance !

 

RLT

PS : Pour illustrer la pertinence cet ouvrage, on peut aussi lire avec le plus grand profit le n° de mai 2019 de la revue Esprit consacré à « l’Idéologie de la Silicon Valley »

 

 

Rémy Le Tallec.

RECENSION : TRANSPARENCE.....

Biographie résumée de Marc Dugain

Marc Dugain nait le 3 mai 1957 au Sénégal où son père est coopérant. Il revient en France où il accompagne durant son enfance son grand-père (Eugène Fournier) qui travaille alors à La maison des Gueules cassées de Moussy-le-Vieux ; ce château, qui accueillit les soldats de la Première Guerre mondiale mutilés du visage, sera à l'origine de son premier roman La Chambre des officiers en 1998. Il habite Grenoble dès l'âge de six ans et y poursuit sa scolarité au lycée Champollion.

Il obtient ensuite un diplôme de l'Institut d'études politiques de Grenoble et un diplôme d'expert-comptable. Il travaille dans la finance au sein du réseau des Caisses d'épargne et crée une société d'ingénierie financière spécialisée dans le financement des moyens de transport. Il devient entrepreneur dans l'aéronautique et dirige, notamment en 2000, les compagnies aériennes Proteus Airlines et Flandre Air.

À trente-cinq ans, il commence une carrière littéraire en racontant le destin de son grand-père maternel, « gueule cassée » de la guerre de 14-18, dans La Chambre des officiers, publié en 1998 et qui le fait connaître. Dès lors, Marc Dugain se consacre entièrement à l'écriture, en traitant de sujets variés.

Source Wikipédia.

RECENSION : TRANSPARENCE.....

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Publié le par jean françois
LE CHEMIN DE LA FRATERNITÉ

LE CHEMIN DE LA FRATERNITÉ

 

 

Est- il le chemin à prendre en ce début d’année, comme un chemin vers le bonheur. Prendre le monde tel qu’il est, comme il va sur les traces de Voltaire et de sa cité imaginaire Persépolis qui ressemblait à une cité du XVIIIème siècle et sans doute aussi aux nôtres.

 

Une cité où faire la différence entre le bien et le mal s’avère parfois difficile, cette injonction de prendre le monde comme il va peut apparaître comme une résignation, non mais un humble constat. Que nous avons faits pour certains d’entre nous lors de notre réception dans notre loge mère, en marchant d’un pas hésitant sur le pavé mosaïque noir et blanc, et sur sa ligne de crête semblable à notre libre arbitre. Refuser le manichéisme, accepter sa partie d’ombre, en cherchant humblement à faire grandir la lumière en nous, rechercher l’unité et l’harmonie avec le monde tel qu’il est, sans se résigner au mal.

 

Tester en 2020 notre capacité de résistance au mal et notre volonté de faire de le bien. Voilà un engagement pour le moins sportif, il paraît que l’on ne bouge pas assez (c’est mon cas).

 

L’espérance à hauteur d’homme c’est peut-être de faire simplement le constat que tout ne va pas si mal, et qu’il y a encore de la marge pour que cela aille mieux, il paraît que l’on peut toujours se perfectionner, même sans espoir d’atteindre la perfection. Si tout ne tourne pas rond j’y ai sans doute une part de responsabilité, ne serait-ce que par ma propension à voir le mal un peu partout.

 

Alors pourquoi ne pas prendre du recul, s’éloigner un peu dans le silence, les mains posées à plat sur les genoux, ou l’index sur les lèvres, faire un peu silence pour écouter mon cœur battre, stimulé par la fraternité.

 

Jean-François Guerry.

 

 

 

Demain un article de Rémy Le Tallec une recension sur un livre de Marc Dugain.

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Publié le par jean françois
POUR QUE L'ART SOIT ROYAL

Pour que l’Art soit toujours Royal.

 

 

Les arts en général sont les plus subtils leviers pour l’accès à la Connaissance qui demeure en nous. Ils révèlent l’immensité de notre imagination. L’art et les artistes en période trouble, quand une société va mal, quand le lien est rompu entre ses membres, quand la précarité et l’indigence affecte une partie d’entre nous, l’art englobé dans la culture se résume à un budget, ce sont les mêmes qui critiquent l’ignorance et calcule souvent le budget.

Ils mettent l’importance des arts au niveau du budget on débat sur les 2% ou 3%, sur l’intérêt de faire un loto du patrimoine et de la T V A qui en ruisselle.

 

En un temps où les mathématiques sont réduites à une science du chiffre, par préférence à la signification des nombres. Il est temps de remettre de l’art dans notre société. Si nous ne pouvons plus créer, rêver, imaginer, quel sens à notre vie ?

 

Après avoir détruit la nature, il ne nous reste plus qu’à détruire les arts. Les poètes ces tourmentés de la vie, sont indispensables à la survie de l’être.

 

« Le poète n’est plus dans la lutte du sujet et l’objet, du moi et du monde. Il habite « le centre doré du monde », qui est l’amour. » (Friedrich Hölderlin)

 

À force de s’élever spirituellement par la pratique des arts, l’homme se rapproche du divin, du principe de cette infime parcelle de lumière qui donne du sens à sa vie. Les artistes, les poètes, chantres de la nature, de l’homme, de ses vertus, de la beauté, nous proposent une véritable propédeutique, des exercices spirituels quotidiens, ils sortent d’eux-mêmes, des rimes, des chants, des peintures, ils sculptent la vie, ils font de la vie une œuvre d’art, il lui donne un sens. Ils subliment la fraternité entre les hommes, la fraternité entre les hommes et la nature, ils sont des créateurs d’harmonie.

 

Les francs-maçons sont tous un peu des artistes, des poètes, des naïfs, des utopistes.

 

« Nous cheminons vers le sens dans la mesure où nous habitons en poète sur la terre. » (Friedrich Hölderlin)

 

S’arrêter en loge, se poser, lâcher prise, sortir du rationnel, du vulgaire de l’habituel, deux heures et plus. Pourquoi courir sans s’arrêter un instant à l’être, à l’essentiel ?

 

« Insensé l’être humain qui va boire à la mare et oubli la fontaine qui jaillit en lui. » (Angelus Silesius – Le Pèlerin Chérubinique)

 

Jean-François Guerry.

POUR QUE L'ART SOIT ROYAL

La Culture va bénéficier en 2019 d'un budget de 10 milliards d'euros, comme l'an passé, pour financer notamment la protection du patrimoine et l'expérimentation du pass culture, a annoncé lundi le ministère, tout en confirmant la baisse des crédits dans l'audiovisuel public.

La Culture va bénéficier en 2019 d'un budget de 10 milliards d'euros, comme l'an passé, pour financer notamment la protection du patrimoine et l'expérimentation du pass culture, a annoncé lundi le ministère, tout en confirmant la baisse des crédits dans l'audiovisuel public.

En incluant les sociétés de l'audiovisuel public, les aides fiscales au secteur et les taxes qui financent des organismes culturels comme le CNC, le budget 2019 de la Culture ressort à 9,7 milliards d'euros, selon le ministère.

34 millions pour le pass culture

Parmi les priorités, figurent la jeunesse avec le pass culture, ce "passeport" de 500 euros qui permettra à terme aux jeunes de 18 ans de s'offrir des activités et des biens culturels et va d'abord être testé par 10.000 jeunes issus de cinq départements.

Une enveloppe de 34 millions sera consacrée l'an prochain à ce projet-phare du quinquennat, soit 29 millions de plus que l'an passé.

Le patrimoine en hausse de 4%

Le patrimoine va bénéficier d'une enveloppe de 326 millions, en hausse de 4% sur un an, pour financer des opérations d'entretien et de restauration. Le fonds de 15 millions d'euros pour aider les collectivités à faibles ressources à rénover leurs monuments est maintenu.

L'audiovisuel public en baisse de 1%

En revanche, la dotation pour l'audiovisuel public diminuera de 36 millions d'euros (hors taxes) par rapport au budget précédent, et s'élèvera à 3,86 milliards d'euros en 2019, première année de traduction des objectifs de la réforme prévoyant 190 millions d'économies d'ici 2022.

Les plus gros efforts sont demandés à France Télévisions. Pour 2019, le groupe verra sa dotation baisser de 1%, soit 26 millions (hors taxes) de moins que l'an passé.

 

Franck Riester a présenté vendredi un budget globalement stable, qui traduit les choix de politique culturelle opérés par son ministère depuis deux ans. Le budget d’acquisition des musées n’augmente pas, et une “expérimentation” sera tentée avec le musée du Louvre pour en “assouplir” la gestion.

Pour son premier budget de ministre de la Culture, Franck Riester n’a pas détonné, et présenté vendredi 27 septembre une feuille de route dont le montant total investi par son ministère demeure stable – autour de 9,7 millards d’euros, si l’on ajoute aux crédits budgétaires la dotation à l’audiovisuel public, les taxes et crédits d’impôt.

Les choix budgétaires opérés traduisent également les chantiers initiés par Françoise Nyssen (remerciée à l’automne dernier) et poursuivis par son successeur. Le programme des patrimoines est celui dont la dotation augmente le plus : un milliard d’euros y sera investi, l’effort consenti concernant surtout l’entretien et la restauration du patrimoine français et des Monuments historiques. Si Franck Riester a précisé que la restauration de Notre-Dame sera intégralement financée par la souscription publique (« cent quatre millions d’euros ont été reversés à l’Etat à ce jour », a indiqué le ministre), un plan de sécurité incendie pour les 87 cathédrales classées appartenant à l’Etat sera abondé de deux millions d’euros.

Le budget 2020 intègre aussi les trente millions d’euros alloués – via les programmes d’investissements d’avenir – à la restauration du château de Villers-Cotterêt (Aisne)qui abritera la future Cité de la langue française et de la francophonie. Pour rappel, le coût total du projet s’élève à cent dix millions d’euros, dont cinquante-cinq millions sont fournis par le ministère de la Culture, le reste se partageant entre mécénat et emprunt.

Musées : un budget d’acquisition qui n’augmente pas

Le budget d’acquisition des institutions demeure, malheureusement, stable. C’est d’ailleurs probablement parce que les moyens de la puissance publique sont limités qu’une
« expérimentation » va être lancée avec le musée du Louvre. L’institution pourra « enrichir [son] offre culturelle, développer l'accueil de nouveaux publics et de nouvelles activités pour augmenter [ses] ressources propres »
a indiqué le ministre, avant de préciser que ce changement visera à « assouplir les règles de gestion du Louvre ». Traduction : le premier musée au monde, avec ses dix millions de visiteurs annuels et sa Joconde superstar, peut bien se débrouiller autrement pour vivre. Sa dotation diminue donc de onze millions d’euros – en 2018, elle s’élevait à 100 millions d’euros, auxquels s’ajoutaient 147 millions de ressources propres. A horizon 2021, le château de Versailles sera aussi concerné.

Depuis 2018, les crédits destinés à soutenir la démocratisation culturelle et l’éducation artistique et culturelle (la fameuse « EAC ») sont en nette hausse, de 116 millions d’euros en 2017 à 173 millions en 2018, et 198 aujourd’hui. Ils incluent notamment l’un des plus gros chantiers du ministère : le pass culture. Alors que la phase d’expérimentation a été élargie l’été dernier à 150 000 utilisateurs potentiels, en même temps qu’était créée la société anonyme pass culture qui en assurera la gestion, les crédits alloués au pass augmentent de dix millions d’euros pour s’élever à trente-neuf millions. Des interrogations demeurent sur le financement du dispositif, dont le coût total est estimé à 400 millions d’euros une fois que le pass culture sera déployé sur tout le territoire.

Franck Riester, qui a également promis mille Micro-folies à horizon 2022, « dont 200 en zone rurale », engagera en 2020 trois millions d’euros pour leur déploiement. Ces « musées numériques de proximité » sont censés faciliter l’accès de tous aux plus grandes oeuvres de notre patrimoine.

En pleine réforme de sa gouvernance, l’audiovisuel public à la diète

Le programme de soutien à la création (spectacle vivant et arts visuels) diminue à la marge, mais intègre désormais les crédits du Fonpeps, le fonds de soutien pour l’emploi pérenne dans le spectacle vivant, créé juste après la crise des intermittents de 2016. Initialement établie à 90 millions d’euros, sa dotation s’élève pour 2020 à trente-huit millions. Franck Riester a justement souligné que les dispositifs du Fonpeps, qui peinent à se généraliser, devront être « simplifiés et plus incitatifs ».

Cette année encore, c’est l’audiovisuel public qui se serre la ceinture : alors que sa gouvernance est en pleine réforme, la dotation allouée à l’ensemble des groupes qui le composent va diminuer de soixante-dix millions d’euros, pour un total de 3,7 milliards d’euros. C’est deux fois plus qu’en 2019. Un effort « soutenable, pour contribuer à la maîtrise de la dépense publique », a estimé le ministre.

Source Télérama.

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Publié le par jean françois
VOEUX PLEINS D'HUMOUR

Vœux plein d’humour mais pas que….expédiés par un lecteur anonyme du blog.

 

VŒUX VALIDÉS PAR MON AVOCAT.

 

Je désirais vous envoyer mes voeux, mais, après consultation d'un avocat, je me suis rendu compte de l'imprudence de ma formulation. Vous souhaiter une bonne année, une bonne santé et la prospérité me soumet, en effet, au risque de poursuites.

 

Voici donc la version rectifiée de mes voeux laquelle est en conformité avec le principe de précaution inscrit dans la Constitution :

 

Je vous prie d'accepter, sans aucune obligation implicite ou explicite de votre part, mes voeux à l'occasion du solstice d'hiver et du premier de l'an, en adéquation avec la tradition, la religion ou les valeurs existentielles de votre choix, dans le respect de la tradition, de la religion ou des valeurs existentielles des autres, ou dans le respect de leur refus, en la circonstance, de traditions, religions ou valeurs existentielles, ou de leur droit de manifester leur indifférence aux fêtes populaires programmées.

 

Ces voeux concernent plus particulièrement :

 

La santé : ceci ne supposant de ma part aucune connaissance particulière de votre dossier médical, ni d'une quelconque volonté de m'immiscer dans le dialogue confidentiel établi avec votre médecin traitant ou votre assureur avec lequel vous auriez passé une convention obsèques;

 

 

 

La prospérité : étant entendu que j'ignore tout de la somme figurant sur votre déclaration de revenus, de votre taux d'imposition et du montant des taxes et cotisations auxquelles vous êtes assujetti;

 

 

 

Le bonheur : sachant que l'appréciation de cette valeur est laissée à votre libre arbitre et qu'il n'est pas dans mon intention de vous recommander tel ou tel type de bonheur.

 

 

Nota Bene :

Le concept d'année nouvelle est ici basé, pour des raisons de commodité, sur le calendrier grégorien, qui est celui le plus couramment utilisé dans la vie quotidienne de la région à partir de laquelle ces voeux vous sont adressés. Son emploi n'implique aucun désir de prosélytisme. La légitimité des autres chronologies utilisées par d'autres cultures n'est absolument pas mise en cause.

 

Notamment :

 

Le fait de ne pas dater ces voeux du yawm as-sabt 1 Safar de l'an 1434 de l'Hégire (fuite du Prophète à Médine) ne constitue ni une manifestation d'islamophobie, ni une prise de position dans le conflit israëlo-palestinien;

 

 

 

Le fait de ne pas dater ces voeux du 2 Teveth 5773, ne constitue ni un refus du droit d'Israël à vivre dans des frontières sûres et reconnues, ni le délit de contestation de crime contre l'humanité;

 

 

 

Le fait de ne pas dater ces voeux du 3ème jour (du Chien de Métal) du 11ème mois (Daxue, Grande Neige) de l'année du Dragon d'Eau, 78ème cycle, n'implique aucune prise de position dans l'affaire dite des frégates de Taïwan;

 

 

 

Le fait de ne pas dater ces voeux du Quintidi de la 3ème décade de Frimaire de l'an 221 de la République Française, une et indivisible, ne saurait être assimilé à une contestation de la forme républicaine des institutions.

 

 

Enfin l'emploi de la langue française ne sous-entend aucun jugement de valeur. Son choix tient au fait qu'elle est la seule couramment pratiquée par l'expéditeur. Tout autre idiome a droit au respect tout comme ses locuteurs.

 

Clause de non responsabilité légale :

En acceptant ces voeux, vous renoncez à toute contestation postérieure. Ces voeux ne sont pas susceptibles de rectification ou de retrait. Ils sont librement transférables à quiconque, sans indemnités ni royalties. Leur reproduction est autorisée.

 

Ils n'ont fait l'objet d'aucun dépôt légal. Ils sont valables pour une durée d'une année, à la condition d'être employés selon les règles habituelles et à l'usage personnel du destinataire. A l'issue de cette période, leur renouvellement n'a aucun caractère obligatoire et reste soumis à la libre décision de l'expéditeur.

 

Ils sont adressés sans limitation préalable liée aux notions d'âge, de genre, d'aptitude physique ou mentale, de race, d'ethnie, d'origine, de communauté revendiquée, de pratiques sexuelles, de régime alimentaire, de convictions politiques, religieuses ou philosophiques, d'appartenance syndicale, susceptibles de caractériser les destinataires.

 

Leurs résultats ne sont, en aucun cas garantis et l'absence, totale comme partielle, de réalisation n'ouvre pas droit à compensation. En cas de difficultés liées à l'interprétation des présentes, la juridiction compétente est le Tribunal habituel du domicile de l'expéditeur.

 

Après ce petit préambule, je me permets de vous adresser mes meilleurs voeux pour 2020

 

 

Merci à cet auteur anonyme s'il veut se faire connaître il peut écrire au blog:

courrierlafmaucoeur@gmail.com

 

Jean-François Guerry.

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Publié le par Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine

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