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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

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Ibiza

Ibiza

LE DICTIONNAIRE DU CONFINEMENT D’ISABEL

 

Lettres G, H, I, J

***

G comme GUIDE DU ROUTARD

On peut réaliser soi-même son guide du routard intitulé :

"Votre appartement (ou votre maison) édition 2020 :

le guide indispensable pour découvrir les plus beaux coins insolites 

de votre lieu de vie".

***

H comme HUIS-CLOS

Il faut relire Huis-Clos de Jean-Paul Sartre où l’auteur indique que "L’enfer c’est les autres"

***

J comme JOURNEE

Quand je pense à mon prof qui me disait qu’en restant allongé toute la Journée,

je n’arriverais à rien, et ben maintenant toute la journée je reste allongé et confiné,

et je sauve le monde !!!

***

H comme HISTOIRE

L’Histoire se souviendra de l’ironie de cette époque :

être confiné chez soi par un gouvernement " EN MARCHE ".

***

I comme INFIDELITE

On vient de me signaler que l’infidélité a baissé de 99 %.

C’est fou ça !

***

I comme INTERROGATION EXISTENTIELLE

Quelqu’un sait si on peut se doucher ou juste se laver les mains ?

Malaga Espagne
Malaga Espagne

Malaga Espagne

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Athènes Grèce

Athènes Grèce

LE CARE D’APRÈS…

 

 

 

Le jour d’après le confinement n’est pas encore le jour de la fin de la pandémie. Mais il en dit déjà long sur nos comportements futurs, les apéritifs organisés en région parisienne au bord de l’eau sont de bons indicateurs, à la fois du non-respect des règles et aussi du besoin de fraternité, un verre à moitié vide et un autre à moitié plein, c’est le sacre du ‘en même temps’.

 

Dresser les bilans de nos erreurs passées, c’est sans doute utile pour construire ensemble au regard de l’expérience, c’est ainsi que l’on progresse. Évitons de tomber immédiatement dans des règlements de comptes stériles, la vengeance ne résout rien, elle entretient la haine, déchire les liens si difficiles à tisser, elle n’étanche même pas les mauvaises soifs.

 

Il vaut mieux penser au ‘Care’ de nos corps, mais surtout au ‘Care’ de nos esprits, et pour ceux qui regardent le ciel, au ‘Care’ de nos âmes. Il y a plusieurs siècles Marc Aurèle l’empereur philosophe, s’étonnait du soin que nous apportions aux choses matérielles, souvent superflues et notre manque de soins pour nous-mêmes, il pensait là au soin de notre esprit, de notre soi. Le prophète le plus humble de tous disait aussi aimez-vous les uns les autres comme vous vous aimez vous-mêmes.

Vietnam

En restant chez nous plus de 50 jours dans un face à face avec nous-mêmes, nous avons appris, ou réappris à nous connaître, l’on parle de réouverture des commerces, comme une délivrance, une liberté et assez peu de la réouverture de nos esprits, qui pourtant est la liberté par excellence. Nous avons pendant que nous étions cloîtrés  déblayer, nos tiroirs encombrés au sens propre et figuré, les files d’attente devant les déchetteries en sont le témoignage, nous avons mis de côté les inutiles au sens propre comme au sens figuré, nous avons redécouvert ce qui est le plus précieux, l’or spirituel, le suc, le nectar qui coule en nous et nourrit notre esprit, fait notre humanité.

 

Égaux face au virus, nous avons réappris le sens du collectif, le mot fraternité, pas seulement le mot, mais les actes de fraternité. Les francs-maçons sont parfois raillés quand ils parlent de la fraternité qui les unit, on les soupçonne de se faire un réseau pour servir pour leurs intérêts personnels.

Notre monde si fragmenté, si archipélisé, n’a jamais été aussi réuni, nous avons pris conscience que les grandes choses ne peuvent se faire qu’avec l’aide des autres. Nous avons regardé ceux que nous ignorions, le sens de la vie n’était plus soudain de devenir milliardaire, mais de partager ensemble simplement en famille, avec des amis et les autres en général, le plaisir s’est transformé en un désir de plus d’humanité. Nous avons pu mesurer l’importance des relations sociales, de la rencontre avec l’autre, les autres et des limites du virtuel.

Nos corps ont besoin de soins, mais nos âmes encore plus pour retrouver la joie de vivre.

 

Et si le jour d’après était un combat contre la distanciation.

 

Si c’était le jour de la révélation du commencement de la construction d’un nouveau temple, non pas le énième temple des marchands, mais celui de l’esprit. Le commencement de la plus humble et difficile reconstruction celle de nous-mêmes ; et puis ensemble armés du glaive de la justice, de la balance de l’équilibre, de l’harmonie et surtout de l’amour fraternel, nous décidions non plus de dire, non plus d’écrire, mais de prendre soin de notre devise républicaine  Liberté, Égalité, Fraternité.

 

 

Jean-François Guerry.

LE CARE D’APRÈS…

LÉGENDE BRETONNE

 

Celui qui cherche trouvera dans ces légendes des forêts de symboles.

 

LE FEU DE SAINT-JEAN

LE CARE D’APRÈS…

 

LE FEU DE SAINT-JEAN

 

 

Toute cette soirée du vingt-trois juin, les habitants de Saint-Bieuzy avaient été très occupés à chercher dans les bois des branches mortes et des brindilles sèches pour dresser le « rieu » (Feu de joie) traditionnel de la Saint-Jean.

 

Le village de Saint-Bieuzy est un nid de verdure dans une forêt, à l’orée de laquelle il dresse son clocher minuscule. Un petit cimetière qui, au printemps, n’est qu’un bouquet fleuri, entoure la mignonne église. En arpentant ce champ de repos, l’affaire de quelques pas, on se dit :

 

                                              Heureux qui meurt ci,

                                       Ainsi

                     Que les oiseaux des champs !

                        Son corps près des amis,

                                     est mis

                 Dans l’herbe et dans les champs !

(Jean Richepin)

 

 

Le chemin qui longe la chapelle dévale en pente rapide jusqu’à l’étang de l’Isle-au-Nid, ainsi nommée parce que, de ses eaux, émerge un îlot tout petit, juste de la taille à ce qu’ne poule d’eau y puisse couver ses œufs à l’aise. La rive occidentale de l’étang n’est qu’une lande toute couverte de genêts en fleur.

Chapelle Saint-Gildas Saint Bieuzy

C’est là que doit flamber le feu de Saint-Jean. Tous les habitants de Saint-Bieuzy ont contribué à l’édification du cône majestueux de bois sec. Le plus ancien du village, le père Eusèbe, un mendiant, va bientôt l’enflammer. Pas de vieilles qui n’y ait apporté sa brassée d’ajoncs, pas d’enfant qui n’y ait jeté quelque pomme de pin tenue à pleine poignée.

 

La musique dont s’accompagne cette fête nocturne est primitive et barbare : elle consiste à faire « brunder », ce qui signifie faire vibrer, à la façon des ailes des hannetons, un brin de jonc tendu sur un chaudron de cuivre. Cela s’appelle « tirer la chèvre. »

 

Depuis le coucher du soleil, on tirait la chèvre avec ardeur dans toutes les fermes et les chaumières de Saint-Bieuzy. Il en résultait un bourdonnement qui semblait sourdre à la fois des airs, des bois et des eaux de l’étang, comme une exaspération du bruit de milliers d’ailes vibrantes, qui est la voix des soirs d’été.

 

Mais ce n’était qu’une musique d’ouverture, car c’est au son du biniou que bientôt les gars et les filles doivent mener leur ronde autour du rieu.

En attendant le moment solennel où le vieil Eusèbe s’approchera, armé de sa torche de résine incendiaire, tout le village est réuni sur la lande. On est joyeux. De gais propos, des rires, des cris d’enfants, des chants, se détachent sur la basse continue de « la chèvre ».

 

Seul parmi l’assistance, Gilles Pligeaux, le plus riche de la paroisse, propriétaire de la belle ferme de l’Isle-au-Nid, fait sombre figure et répond à peine à ceux qui essaient de lier conversation avec lui.

 

Gilles Pligeaux est un homme solide, au seuil de la cinquantaine ; il a de beaux traits, mais un front barré d’une ride verticale, et sa bouche, trop hermétiquement close, lui donne un air d’inflexibilité têtue. Quoique riche, il est âpre au gain, veuf, il vivait près de son fils Laurent, mais depuis plusieurs mois, il a chassé de chez lui ce garçon qui s’entêtait à vouloir épouser Jeannette Floc’h, la fille d’un pauvre vieux qui creuse des sabots et des écuelles de bois dans une hutte de branches sèches, à la clairière de la forêt.

Pour ne plus être seul, et pour arrondir encore son capital, Gilles Pligeaux songe à épouser en secondes noces la meunière du Moulin-des-Eaux, une veuve très consolée.

 

De Laurent parti sans le sou, il ne sait plus rien, sinon qu’il s’est placé comme valet de ferme, très loin de Saint-Bieuzy, au pays de Carhaix.

 

 

Hé, Gilles, dit en l’abordant Fañch Senven, son voisin, sais-tu bien qu’il est ici ?

 

Qui cela ?

 

Ton Laurent. Il vient d’arriver avec deux gars de Carhaix : l’un sonne de la bombarde et l’autre tape du tambour, ton fils souffle dans un biniou. Il va mener la danse « quant à eux » (avec eux)

 

 

Alors, le v’là devenu un « sonneux », qui court les noces et les pardons ! Répondit Gilles, et la ride de son front se creusa d’avantage. C’est une honte !

 

Faut bien gagner sa vie ! Observa philosophiquement son ami. Et puis, ce n’est pas un vilain métier.

 

D’ailleurs, dit Gilles durement, c’est son affaire. Il ne m’est plus de rien. Je le déconnais !

 

Ayant prononcé ces paroles, Gilles Pligeaux ferma sa bouche plus hermétiquement qu’avant et tomba dans le silence.

 

 

Quelques minutes après, le feu flambait clair, droit et radieux.

 

Il s’élançait vers le ciel comme une immense langue de flamme. Mais le feu de Saint-Jean, qui s’allume au soir du plus long jour de l’année, le feu de Saint-Jean, qui prolonge les rayons du soleil couchant jusqu’à l’aurore, comme pour abolir la nuit dans le triomphe de la lumière, le feu de Saint-Jean n’est pas seulement matériel, c’est un feu mystique.

 

Il éclaire les tréfonds de l’âme de celui qui veut bien s’en laisser pénétrer. Sa lumière entre lui comme un éclair dans une caverne obscure et ne laisse pas un coin ténébreux de son être qui ne soit illuminé. C’est un ruisseau de clarté qui coule dans les replis les plus sinueux de sa conscience, révélant les racines les plus enfouies de ses actes, les germes les plus secrets de ses désirs, ranimant les cendres refroidies de son passé.

 

On peut ainsi, à la lueur du rieu sacré, avoir quelques minutes de clairvoyance absolue.

 

 À suivre… légende racontée par Marie Allo dans Contes et Légendes du Pays Breton. Collection les meilleurs écrivains Bretons Paul Duval Éditeur à Elbeuf. Non daté.

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Baléares Espagne

Baléares Espagne

Vite on déconfine il faut finir le Dictionnaire d'Isabel notre lectrice Espagnole !

 

***

E Comme ECOLE

Moi je vous le dis, si les écoles restent fermées trop longtemps,

les parents vont trouver le vaccin avant les scientifiques.

***

E comme ENFANTS :

- Nombre réel d’enfants : 2

- Nombre ressenti : 14. :(

***

E comme ENNUI(S)

On ne s’ennuie pas trop pendant le confinement,

mais il est étrange que dans un paquet de riz d’un kilogramme il y a 7759 grains

et que dans un autre de la même marque il y a 7789 grains.

Bizarre...

Le confinement se passe bien.

J’ai commencé à faire des lentilles farcies.

C’est long à faire mais j’ai le temps...

***

E comme EMBOUTEILLAGE

J + 8 : J’ai rêvé que j’étais dans une rage folle, bloqué dans les embouteillages.

J’insultais tout le monde c’était génial !!!

***

F comme FOLIE

Nous devons prendre la quarantaine calmement,

il y a des gens qui deviennent fous d’être enfermés.

J’en parlais tout à l’heure avec le micro-ondes et le grille-pain 

pendant que je prenais mon café, et nous étions tous les trois d’accord.

***

F comme FUTUR

Dans un entretien d’embauche, le recruteur indique :

" Il y a un trou dans votre CV en 2020.

Que faisiez-vous ? "

Le candidat répond :

" Je me lavais les mains à la maison ".

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Paul Ricoeur

Paul Ricoeur

LE SYMBOLE SELON PAUL RICOEUR…

 

 

 

Le philosophe de la volonté, phénoménologue, praticien de l’analyse réflexive, Paul Ricoeur dans son livre Philosophie de la Volonté –II,  propose une théorie de la signification des symboles.

 

À propos du mal, il évoque la symbolique de la culpabilité, le mal est une tache qui affecte du dehors et infecte l’intérieur de l’homme. Il prend pour exemple la vision du temple du prophète Isaïe :

 

« Malheur à moi ! Car je suis un homme aux lèvres impures et j’habite  parmi un peuple aux lèvres impures. »

 

Dans un autre symbole du mal humain, celui de l’insurrection, de l’errance, et de la perdition apparut  dans l’alliance hébraïque, mais aussi dans l’hybris (l’orgueil, la démesure de grecs). Ou encore dans les phénomènes d’exil, d’exode, de captivité, qui symboliseront ensuite le retour, la délivrance.

 

Pour lui ces symbolismes sont révélant originaires, le symbole devient connaissance Logos. Paul Ricoeur voit là des symboles primaires universels. Symboles qui s’articulent, se développent en quelque sorte en des symboles qu’il qualifie de secondaires et qui sont les mythes, les légendes, des récits élaborés à partir de ses symboles primaires. Comme par exemple le mythe du chaos, celui de la chute. Ces symboles secondaires permettent d’idéaliser un prototype d’homme exemplaire, sans tâche, originel, comme l’Adam Kadmon celui du premier monde spirituel, repris dans la Kabbale.

 

Pour moi donc, ainsi se tissent des énigmes universelles, et le cheminement initiatique aurait pour but de découvrir ces énigmes et le valeurs qu’elles contiennent.

 

Le symbole devient alors un commencement et une fin, une déchéance, une chute et un salut, un exil et un retour. Une démarche initiatique active en quelque sorte, un désir de vie, de bien.

Lycée Emile Zola à Avenue Janvier à Rennes

Paul Ricoeur, le symbole devient un outil détecteur de la réalité. Le symbole n’allégorise pas, mais sert a déchiffrer l’homme à partir des grands mythes, comme le chaos. C’est la démarche de Kant dans son Essai sur le mal radical. Nous ne sommes pas responsables du mal, mais seulement de notre penchant au mal.

 

Le mythe de la chute révèle les passions de l’homme, instrument de la radicalisation de la conscience de soi. C’est donc une méthodologie pour une réflexion aiguillonnée par le mythe. Je cite Paul Ricoeur :

 

« Sans ravitaillement en sous-main de la pensée par le mythe, le thème réflexif s’effondre et pourtant il ne s’insère pas dans la philosophie comme une idée. »

 

« Le symbole donne à penser. »

 

Je dirais, si je comprends bien la pensée de Paul Ricoeur, que le symbole nourrit la réflexion, il est donc une nourriture spirituelle, il nourrit seulement notre esprit, qui prend de la force, pour pouvoir ouvrir la porte qui est en dedans, l’œil du cœur, pour pouvoir tourner son regard vers le bien et le beau.

 

Paul Ricoeur souligne que l’opposition entre expliquer et comprendre, édifie la distinction entre sciences de la nature et celles de l’esprit, que cela cesse de valoir pour l’interprétation. L’interprétation comporte elle-même une phase d’explication. En conséquence une herméneutique qui se règle sur le sens, qui cherche le sens, nécessite des procédures objectivantes, une analyse. Je cite :

 

« Il faudrait donc redistribuer de la façon suivante les trois termes comprendre, interpréter, expliquer ; au lieu de subordonner interpréter à comprendre et d’opposer comprendre à expliquer, il faut intégrer comprendre et expliquer à interpréter, comme deux phases enchainées, comme deux procès alternés, comme le sont dans le discours l’événement et le sens. »

 

L’interprétation des symboles agrandit l’être et son champ de vision, ouvre son esprit, je cite encore :

 

« (…) il faut plutôt dire que l’interprétation donne au sujet une nouvelle capacité de se comprendre lui-même en offrant un nouvel être au monde dont il est agrandi. 

 

L’appropriation cesse alors d’apparaître comme une prise de possession ; elle implique plutôt un moment de désappropriation du moi avare et narcissique ; c’est ce que nous avons voulu signifier en parlant d’universalité du sens ouvert… »

Le temple protestant Paul Ricoeur à Rennes Bd de la Liberté

Pour conclure sur une vision qui pourrait être reliée à la devise des lumières le Sapere aude de Kant, que la franc-maçonnerie a fait aussi sienne, ou encore sur le processus de recherche, de découvert, de dévoilement, des idées cachées derrière les symboles, ce qui donne du sens à la quête initiatique personnelle, dans un cadre collectif qui touche à l’universel. Je cite à nouveau et enfin Paul Ricoeur :

 

« Seule l’interprétation qui obéit à l’injonction du sens, qui suit la flèche du sens et s’efforce de penser-selon engendre une nouvelle compréhension de soi. Et dans cette expression : compréhension de soi, j’opposerai le soi qui résulte de la compréhension au moi qui prétend la précéder. »

 

Jean-François Guerry.

 

 

Sources : Michel Philibert IN RICOEUR Éditions Seghers.

 

         Philosophie de la Volonté II- Paul Ricoeur Éditions Aubier.

 

 

Image-Symbole : Paul Ricoeur a laissé des traces de son passage à Rennes au Lycée Emile Zola et à l’Université. Le temple protestant du boulevard de la Liberté porte son nom, ainsi que la récente Cité Internationale des étudiants située dans sur le même boulevard de la Liberté.

la nouvelle Cité Internationale étudiante à Rennes Bd de la Liberté

la nouvelle Cité Internationale étudiante à Rennes Bd de la Liberté

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OLAM QLIPPHOT

OLAM QLIPPHOT

 

 

Ou le Monde des écorces, des pelures, des scories, des coquilles vides, cette expression vient de la Cabbale juive. Elle est l’image du bourbier accumulé de génération en génération. Comment sommes-nous arrivés à ce qui ressemble à la fin d’un cycle cosmique. Remontons aux origines, à la genèse au commencement, à Bereshit, au temps des rois d’Edom, par leurs luttes tribales incessantes, ils ont détruit le pilier de la miséricorde, ils sont restés dans le monde de la matière et n’ont pas pu accéder à la spiritualité.

Un deuxième cycle vit l’avènement des rois d’Israël et le temple de l’esprit fût reconstruit. Hénoch fût l’architecte et Melchisédech apporta le pain et le vin pour le partage.

 

Dans la succession des cycles cosmiques, sommes-nous, à nouveau dominés par des rois d’Édom, sommes nous dans un monde d’écorce, un monde déséquilibré ?

Sephiroth Maléfiques

Dans son discours du 13 avril notre président évoque sans aucun doute intentionnellement ce monde des écorces, où les hommes sont recouverts par les scories d’un matérialisme incontrôlé. Ils ne sont plus libres et égaux, pire l’iniquité a remplacé l’équité, le masque de l’augmentation du niveau de vie ne saurait rendre aux hommes leur dignité. Nous découvrons avec cette crise sanitaire, une forme d’esclavage moderne au pays des droits de l’homme. Pendant que nous nous protégions dans notre confinement sanitaire, des femmes, des hommes souvent les plus humbles d’entre nous continuaient leur travail quotidien, sans rien dire avec courage, ils nous permettaient de vivre. « Il faudra s’en rappeler » a dit le président dont acte.  

 

Le mérite dans notre société a été mis à mal. Sur les bancs de nos grandes écoles en quinze ans le pourcentage des enfants des familles modestes est passé de 21% à 8%. Pire encore le rêve américain, le rêve d’être milliardaire promis dans le nouveau monde, est devenu un cauchemar. Je cite Anne Rosencher et son article de l’Express du 30 avril 2020 :« Selon une étude de The Economist les grandes universités américaines ont accueilli plus d’étudiants issus de 1% des foyers les plus riches que des 50% des moins riches entre 1999 et 2013. » 

 

Cela ne peut que se traduire par un appauvrissement intellectuel, une pensée unique, un déni de démocratie à moyen terme, pire encore un manque de créativité et une domination croissante des plus riches envers les plus pauvres.

 

L’arbre de mort, l’arbre des sephiroth maléfiques, a remplacé l’arbre de vie. Les ténèbres, l’obscurité étouffent la lumière, les branches amères de l’émanation poussent de plus en plus vite.

Les écailles du monde extérieur symbolisées par celles d’un simple pangolin menacent notre société, elles détruisent la totalité de notre monde à la fois extérieur et intérieur.

Le mal s’organise en une véritable beuverie matérialiste, dans laquelle la plupart des êtres humains se vautrent, de cette orgie naît l’intolérance sous toutes ses formes, religieuse, politique. L’hydre nourrit la tyrannie des intégrismes et l’oppression. La vente des drogues, la délinquance, la prostitution envahisse l’espace public, dans l’indifférence.

Nous devons regarder cette crise avec lucidité et agir avec courage, pour reconstruire non pas un monde neuf, un monde d’après, mais tout simplement, plus humblement un monde de partage, des valeurs des belles sephiroth de l’arbre de vie.

 

Paroles de Luc –

 

« Car il n’y a rien d’occulte qui ne paraîtra au jour, rien de caché qui ne doive être connu et venir au grand jour. »

 

« Quand le mal est détruit, le bien est chaque fois plus manifeste. »

 

Si nous restons nous-mêmes, nous transformerons le mal en bien, le vil et le corrompu en quelque chose de noble et de digne. Igne natura renovatur integra.

 

Cette crise permet de faire un arrêt et voir notre société telle qu’elle est, surchargée d’écorces, mais aussi de voir que sous ses écorces bat le cœur des femmes et des hommes, qui ont le désir du bien et du beau, d’un monde de lumières, pour plus de justice. L’initié coupe l’arbre du mal, avec le glaive de la justice et la rose de l’amour, de l’amour fraternel, dans le centre de l’arbre de vie, il voit le noyau de la vie spirituelle, avec laquelle il veut faire une alliance.

 

Jean-François Guerry.   

 

 

Les Sephiroth maléfiques du monde de l’Olam Qlipphot

 

Aretz. (Le monde d’en dessous)

 

Sheol. (La fosse)

 

Abron. (La perdition)

 

Tit Aïsoun. (L’ordure)

 

Bershoat. (Le puits)

 

Irasthoum. (L’ombre de la mort)

 

Ozlomoh. (Les portes de la mort)

 

Géhenne. (La vallée du sommeil)

 

Gehenoum. (La vallée de l’oubli)

 

Gehenomoth (La vallée de la mort)

 

Sous toutes réserves ce n’est qu’une interprétation au milieu d’un océan.

 

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Barcelona Spain

Barcelona Spain

Le Dictionnaire du Confinement selon Isabel lectrice de Madrid.

 

Je vous recommande le D comme Différence !!!

 

DICTIONNAIRE DU CONFINEMENT  LETTRE C et D

***

C comme CHANGEMENT d’HEURES

N’oubliez pas le 29 mars on change d’heure.

Une heure de moins à rester chez soi...

***

C comme CHAUVES-SOURIS

Tout était annoncé d’avance !

L’anagramme de Chauves-Souris c’est :

SOUCHES à VIRUS !!!

***

C comme CONFINEMENT(S)

Mieux vaut rester provisoirement entre 4 murs

que définitivement entre 4 planches.

Si un jour on m’avait dit que je devrai signer un mot pour m’autoriser 

à sortir de chez moi !

***

C comme COURSES

En faisant les courses au Supermarché,

une femme a un chariot plein de papier toilettes

(denrée rare en ce moment).

Un homme l’apostrophe violemment :

"Ce n’est pas bien, vous créez la pénurie..."

. Elle l’a écouté gentiment.

Puis lui dit : "Ecoutez, vous avez fini ?".

L’homme répond : Euh, oui, pourquoi" ?

La femme répond :

"Monsieur, je voudrais simplement remplir le rayon !"...

***

C comme COURSES

Pour faire les courses, ils disent qu’un masque et des gants suffisent...

Ils m’ont trompé ! Tous les autres étaient habillés !!!

***

D comme DICTONS

Si en Avril tu fais l’imbécile,

En Mai tu resteras à domicile.

On ne dira plus :

" En avril ne te découvre pas d’un fil " mais " En Avril, soit pas 

débile et reste à domicile "

***

D comme DIFFERENCE

En Chine, au même moment où ils construisaient 2 hôpitaux,

en France on demande aux gens d’imprimer des attestations !

***

D comme DISPUTE

Confinement jour 12 : Je me suis disputé avec moi-même.

Je ne me parle plus...

Alhambra Granada

Alhambra Granada

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MIROIR, MON BEAU MIROIR, DIS-MOI..

MIROIR, MON BEAU MIROIR, DIS-MOI…

 

 

Le conte de Jacob Grimm, « Blanche Neige et les Sept Nains », repris par Walt Disney, est un rêve pour enfants et adultes. La scène du miroir rappelle, celle du jeune initié, postulant à la connaissance des mystères. Il y a un paradoxe apparent dans les travaux de loge, il n’est pas souvent question de la symbolique du miroir, en même temps elle est présente dans tous les travaux, pratiquement quel que soit le degré initiatique du franc-maçon.

Le verbe mirer du latin mirari s’étonner, admirer, a parfois pris le sens de regarder attentivement. Les plus anciens miroirs étaient en cristal de roche, des pierres extrêmement polies. Le miroir prit au Moyen-Âge, avec l’amélioration des techniques de fabrication une signification différente. On peut lire dictionnaire historique de la langue française je cite : « Ce qui offre l’image des choses et des gens, représentation idéale de.. » à l’instar du latin Speculum, qui provient du verbe spéculer qui est l’action d’observer le ciel et les mouvements des étoiles. Cela nous rappelle le « gnoti seauton » du temple d’Apollon à Delphes, le connais-toi, toi-même.

Puisque l’on est dans le Miracle Grec, dans la ‘République’ Platon divise le corps en trois parties la tête, le tronc et le bas du corps, à chaque partie il attribue une qualité de l’âme, le bas du corps le ventre est le siège des désirs, le tronc avec le cœur le siège de la volonté, et la tête le siège de la raison. Dominer les passions attribuées aux parties du corps permet un accès à la sagesse et la connaissance.

 

L’image, le symbole nous ramène à la cérémonie d’initiation et à notre miroir, je n’irais pas plus loin cela doit être vécu. Le postulant à la sortie de sa caverne, sera confronté au miroir, à son image. Plotin dans les Énéades : «  L’image d’un être est disposée à recevoir l’influence de son modèle. »

À ce stade le jeune initié a demandé à recevoir la lumière, mais il ne perçoit pas encore comment y parvenir. Il a encore les yeux voilés par le bandeau  de l’ignorance. Attãr a dit : « Le corps est dans son l’obscurité comme le dos du miroir ; l’âme est le côté clair du miroir. » C’est bien vers à la recherche de la spiritualité qu’aspire le jeune initié. Il est encore comme dans un rêve, il se laisse guider, il suffit de regarder dans ses yeux son étonnement, il est dans le mirari évoqué ci-avant. Le miroir pour Gérard de Nerval est l’épanchement du songe. L’initié va devoir imaginer, ce qu’il y a derrière le miroir. Imaginer ce pays des Merveilles, d’Alice de Lewis Caroll.

 

En travaillant sur les trois niveaux de son être décrit dans la ‘République’ de Platon, il apprendra à se connaître lui-même, le miroir est un moyen  d’accès à cette connaissance, c’est ce que propose Saint-Paul dans sa 2ème Épitre aux Corinthiens (De Troas en Macédoine. Digression : le ministère apostolique) 2co 3,17-18 :

 

« Le Seigneur c’est l’esprit ; et où est l’esprit du Seigneur, là est la liberté. Et nous tous qui, le visage dévoilé, nous sommes transformés en cette même image, de gloire en gloire, comme de par le Seigneur, qui est esprit. »

 

 Le miroir dans lequel nous nous voyons est donc un symbole, une image de nous-mêmes. Le chemin initiatique est la voie d’accès pour regarder derrière le miroir, la réalité de nous-mêmes. Ayant pris conscience de notre soi véritable, nous pouvons entreprendre la métamorphose spirituelle, faire notre quête. Être à l’image de, n’est pas être identique à, comme le fils ressemble à son père sans être identique à lui, il vient de la même source, mais n’est qu’un affluent dans la rivière. Le miroir rétablit, ‘verticalise’, notre être. C’est la légende du « miroir des fiancés » qui se rencontrent au paradis, leurs visages étant redressés, l’œil droit à droite et non inversé comme en ce monde. Miroir magique aux multiples formes, le triangulaire symbole de la fécondité, le trapézoïdal symbolise l’entente parfaite, le rectangulaire le nombre des années passées ensemble, l’ovale le bonheur.

 

Ce miroir qui donne une image inversée des sujets rappelle le double triangle inversé du sceau de Salomon, de l’étoile à six branches.

Le miroir est un symbole fort, il fait appel à notre imaginaire, on y voit les rêves, se transformer en réalité, il a beaucoup inspiré les poètes, comme moyen de vision de l’âme. Ainsi Baudelaire dans l’Homme et la Mer :

 

«  Homme libre, toujours tu chériras la mer !

La mer est ton miroir, tu contemples ton âme

dans le déroulement infini de sa lame.

 

Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image

Tu l’embrasses des yeux et des bras… »

 

L’on ressent là, le processus de réintégration en marche, c’est le commencement de l’initiation par la connaissance de son soi, un avant-goût de la conquête de l’âme, de la conscience de son immensité et de sa nécessité. La question de Narcisse au miroir qui es-tu ? Et sa réponse : Je suis toi-même ! Devient soudain claire.

 

Le miroir est donc l’outil symbolique du rêve, de l’imagination féconde. En observant l’on se rend compte que c’est le premier symbole des grands mystères que voit l’initié, prémisse de l’étoile flamboyante, l’initié le découvre quand il entre dans la chaîne de l’or initiatique. C’est le symbole, l’image du rêve, mais aussi de la connaissance.

 

Le poète surréaliste André Breton dans un hommage à Saint-Pol Roux en 1935, à propos de l’image écrit :

 

«  Il m’apparaît de plus en plus que l’élément générateur par excellence de ce monde qu’à la place de l’ancien nous entendons faire nôtre, n’est autre chose que ce que les poètes appellent ‘l’image’.

 

La vanité des idées ne saurait échapper à l’examen même rapide. Les modes d’expressions littéraires les mieux choisis, toujours plus ou moins conventionnels imposent à l’esprit une discipline à laquelle je suis convaincu qu’il se prête mal. Seule l’image, en ce qu’elle a d’imprévu et de soudain, me donne la mesure de la libération possible et cette libération est si complète qu’elle m’effraie. C’est par la force des images que par la suite des temps pourraient bien s’accomplir les vraies révolutions. »

 

Le miroir dans le processus initiatique, provoque ce que je qualifierais d’un choc initiatique, ayant un effet de levier sur la conscience, dans le fil du cabinet de réflexion. Il suffit d’observer le jeune initié, pour voir l’effet produit.

 

Le miroir révèle l’âme, la spiritualité endormie, il redresse notre regard, nous voyons plus loin, plus profondément en nous-mêmes et plus haut. Si sur le plan horizontal il existe une correspondance entre l’homme et la nature, sur le plan vertical, il y a une analogie entre les réalités spirituelles et la nature, le miroir est un des outils de sa révélation, une clé cachée, a porté de notre main, combien de fois passons-nous devant un miroir sans le regarder, c’est comme refuser de voir notre âme, d’entrer en contact avec elle.

 

Dans le Don Quichotte de Miguel Cervantès, il est intéressant de lire le passage concernant le combat avec le chevalier au miroir, qui face à son propre visage prend conscience de sa réalité. De l’homme véritable qu’il est, sa quête permet la réalisation, la réconciliation, avec son être intérieur et l’unification de son être dans sa totalité.

Quand nous serons vraiment face à face avec nous-mêmes, nous aurons atteint, je pense un état d’harmonie, sans doute au seuil de l’Orient éternel. En attendant l’on peut essayer de regarder de temps en temps dans cette lucarne, ouverte sur le ciel et l’infini.

 

Je conclu avec deux distiques du Cantique des Oiseaux de Farîd od-dîn ‘Attâr.

 

« Ce sont tes yeux, hélas, qui sont toujours fermés.     

           Entre dans le désir et alors tu verras

   Que la porte jamais n’est fermée devant toi !"

 

 

« Et par cette lucarne, d’ici je sortirais. Prenant la direction du monde des lumières. »

 

Jean-François Guerry.

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Madrid Espagne

Madrid Espagne

Isabel une lectrice Espagnole du Blog, vous propose un dictionnaire du confinement qu’elle a reçu d’une de ses amies. Un peu d’humour Ibérique, ou Français. Le rire est universel aussi.

 

 

DICTIONNAIRE CONFINEMENT

 

Lette A et B

Madrid

Madrid

A comme ACADEMIE FRANCAISE

Changement d’expression recommandé par l’Académie Française !

Il faudra désormais remplacer : " quand les poules auront des dents "

par " quand les français auront des masques "

***

A comme ALARME

J’ai changé le système d’alarme de la maison, elle se déclenche 

maintenant quand quelqu’un sort.

***

A comme ALIMENT

Contre le Coronavirus, je mange du Maroilles et 2 gousses d’ail par jour,

Aucun effet direct sur le virus !

Mais les gens restent à 2 mètres...

***

A comme AMENDE

Confinement jour 4 : Ma femme me demande d’aller faire un tour et 

qu’elle paiera l’amende….

***

***

B comme BAR à BIERES

Ce matin, j’ai caché une bouteille de bière dans chaque pièce de mon 

appartement.

Ce soir, je fais la tournée des bars.

***

B comme BISSEXTILE

2020 est une année bissextile unique : 29 jours en Février, 300 jours 

en mars et 5 ans en avril !

***

B comme BLONDES

Le conseil scientifique a établi qu’après 2 mois de confinement sans 

coiffeur, 90 % des blondes auront disparu de la surface de la Terre.

***

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LA MURAILLE
LA MURAILLE

LA MURAILLE

 

Aujourd’hui, comme une nonchalance, par ma fenêtre une muraille, une envie de contemplation, de beauté. De regarder la mer, trop loin cent kilomètres. Reste cette muraille de Chine immense sur mon bureau, dix centimètres par seize cinquante sept pages, de beauté, de bonheur. Entre quatre yeux, les miens, les tiens, les nôtres, si beaux.

 

Jean-François Guerry.

 

 

                  « Le cœur est une chambre étouffante.

                    L’aérer, changer les draps du songe,

                   allumer quelques fleurs--- c’est le travail

                  de l’écriture.

 

                  Écrire à la main devient tellement rare

                  que cela prend le poids d’une prière. »

 

                          _______________________

 

         « Le sommet de la vie, veux-tu que je dise ce que c’est ?

 C’est une lettre d’amour, sentir le feutre appuyer sur le papier,

et voir le papier s’ouvrir à une nuit plus grande que la nuit. »

 

 

 

         Christian Bobin extraits de la Muraille de Chine. 

 

Éditions Lettres Vives, 2019 Campu Magnu 20213 Castellare-di-Casinca ENTRE 4 YEUX Collection dirigée par Claire Tièvant. Diffusion Harmonia Mundi 13,00€

La Muraille de Chine
La Muraille de Chine
La Muraille de Chine

La Muraille de Chine

LA MURAILLE

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COMMUNIQUÉ PROBLÈME INFORMATIQUE

Chères Lectrices et Chers Lecteurs,

 

J'ai actuellement des problèmes informatiques avec la plate forme du Blog et une difficulté à les résoudre cela depuis plusieurs jours.

 

Il semble que certains d'entre-vous ne puissent pas s'abonner pour recevoir régulièrement (en principe tous les jours les articles), d'autres sont abonnés et ne reçoivent pas les articles.

 

Vous pouvez consulter en attendant un retour à la normale les articles directement sur le site avec la plupart des moteurs de recherche:

 

lafrancmaconnerieaucoeur.com

 

N'hésitez pas à me faire part de vos difficultés d'accès s'il y en a en expédiant votre courrier à l'adresse mail:

 

courrierlafmaucoeur@gmail.com

 

Avec mes excuses pour ses désagréments.

 

Fidèlement.

 

Jean-François Guerry.

 

 

 

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