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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
Le Mépris Civilisé

Le Mépris Civilisé

 Ne pas éteindre les Lumières.

« LE MEPRIS CIVILISE »

 

Un essai, une réflexion, loin des opportunismes de circonstance, se réveiller pour éviter les extrêmes.

Carlo Strenger bi National Suisse et Israélien , psychanalyste, et professeur de psychologie à l’université de Tel Aviv. Très engagé dans la résolution du conflit Israélo Palestinien. Il publie régulièrement des articles dans Haaretz, The Guardian, Die Welt, The New York Times. Il fait partie du comité d’observation du terrorisme au sein de la fondation mondiale des scientifiques.

 

Dans ce deuxième essai paru en France, après « La Peur de l’Insignifiance » LE MEPRIS CIVILISE trouve sa place dans la collection ‘ L’Esprit d’Ouverture’ chez Belfond, ce choix n’est pas un hasard.

 

Mon article sera long, non pas pour la difficulté de lecture de l’ouvrage, mais simplement parce que les idées développées sont novatrices.

Dans son avant propos Carlo Strenger  écrit :

 

« Un essai sur le droit et le devoir qu’à le monde de défendre ses valeurs fondamentales (…) liberté, droit à la critique et franche discussion »

« Le droit à la critique et à la satyre, ne sont l’apanage d’aucune ethnie, d’aucune nation, ni d’aucune religion, mais appartiennent à l’humanité toute entière »

 

Il s’interroge sur la culture occidentale et revient sur le siècle des Lumières, en reprenant les termes Ernst Bloch (Philosophe Marxiste non orthodoxe, adepte du principe de l’utopie) :

 

« Il s’agissait pour l’homme de se débarrasser de la peur et de la dépendance face à des autorités externes quelles soient religieuses ou politiques de proclamer son autonomie et de marcher debout »

 

Il rappelle que le mouvement des Lumières visait l’universel, une quête de vérité, d’un ordre politique juste.

Après 1945, il s’est opéré un glissement selon lui, mais malheureusement constaté tous les jours, une tentative de rationalisation de l’exploitation impérialiste du monde de l’homme blanc (Hégémonie qualifiée de Fardeau Blanc par R. Kipling).

Le Lumières sont alors reléguées au rang d’un mensonge culturel fondamental, et le processus d’autocastration se traduit par le concept de « Politiquement correct ».

 

L’interdiction de critiquer par principe, interdiction de défendre ses valeurs, posture favorable à l’émergence des extrêmes et leur amplification.

 

Il faut arrêter de se ‘flageller’ et se réapproprier les Lumières, pour marcher à nouveau debout.

 

« Cette idéologie du Politiquement correct est une grossière déformation du principe de tolérance formulé par les Lumières »

 

« La tolérance des Lumières est sensée protéger l’homme et sa Liberté de conscience et n’est pas une absolution globale, pour toutes les pratiques religieuses, philosophiques et culturelles. »

 

A ce principe paralysant, anesthésiant de ‘Politiquement correct’, l’auteur propose de substituer son concept de « Mépris civilisé », qui rectifiera si j’ose dire des principes, des comportements, des valeurs, qui nous apparaissent  comme inhumains, incohérents, immoraux, à la condition que cette rectification se fasse sur des fondements scientifiques. Ce « Mépris civilisé » devant être dirigé contre des credo ou valeurs, jamais contre des hommes. Mépriser sans haïr, ni déshumaniser, défendre le principe d’humanité.

 

Puis l’auteur aborde le cas de Salman Rushdie et le droit à l’exercice de la critique intellectuelle, en rappelant le sort qui fut réservé à Giordano Bruno, Voltaire ou Spinoza. A ce propos il conseille la lecture de john Locke et sa « lettre sur la Tolérance » (consultable sur internet).

 

Le Politiquement correct a donc totalement renversé  le principe de tolérance tel qu’issu des Lumières.

L’auteur nous invite à nous forger une opinion responsable, c’est de la maçonnerie qui ne dit pas son nom. Nous méfier de nos convictions, des prés établis. Son « Mépris civilisé » est une invitation à une autodiscipline intellectuelle qui s’engage à collecter, évaluer au delà des émotions trompeuses, revenir à une conscience éclairée.

 

C’est aussi admettre une hiérarchisation, une notation issue de compétences acquises…. Éviter le nivellement par le bas qui n’est qu’une frustration sans fin. Réagir, mais être conscient de sa capacité ou de son incapacité à juger de tout en toutes circonstances.

 

Au sujet des religions refuser l’attitude du « Politiquement correct » au profit du « Mépris civilisé » qui s’exprimera par une critique des faits religieux, identifier ceux qui méritent d’êtres remis en question quand ils sont en contradiction avec les Lumières, comme par exemple le mythe d’Abraham. Définir ainsi clairement comme Kant la limite entre foi et savoir. La foi étant au-delà de la raison.

 

Un chapitre du livre évoque notre capacité à supporter les offenses en effet nous sommes tous profondément ancrés, formatés dans nos cultures respectives elles constituent notre identité et sont aussi notre prison. Il ne s’agit pas là de tout admettre mais de laisser la porte ouverte à la critique. Bénéficiant nous mêmes de la réciproque. L’incapacité des ultras à supporter les offenses les font basculer  dans  la violence.

 

L’auteur conclu sur « la passion de la liberté »

« Le savoir humain est toujours provisoire, ce qui fait que la critique comme moyen d’autocorrection est la seule possibilité d’aborder de nouveaux problèmes »

 

Il déclare :

« Le principe du Mépris civilisé doit être compris comme un expédient des Lumières inaccomplies et donc pensé dans ce cadre »

 

Notre vie ne peut avoir en effet comme idéal, comme but de limiter constamment les risques, il nous faut « renouveler cette passion existentielle pour la Liberté, surtout lorsque celle-ci est menacée ou réprimée. »

 

Ce concept de « Mépris civilisé » doit agir comme un réanimateur de conscience, une affirmation de ce que l’on est, c’est en ce sens un souffle de Liberté retrouvé qui rend obsolète  le « politiquement correct ».

 

A lire d’un seul jet, comme un cri au milieu du conformisme ambiant, ce sont les Lumières qui apparaissent à nouveau et l’homme réapparait ainsi plus radieux que jamais.

 

JFG

 

 LE MEPRIS CIVILISE- de Carlo Strenger. Collection l’Esprit d’Ouverture – Éditions Belfond – Traduit de l’Allemand par Pierre Deshusses- sur 153 Pages- 14 €.

 

 

Pour aller plus loin avec Carlo Strenger.

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=D65QFkqfZ4o

 

Sur Internet Articles dans le Point et L’express, les Inrocks. Émission sur France Inter et RFI.

Pour que la Lumière brille toujours....

Pour que la Lumière brille toujours....

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Publié le par jean françois
Botany Bay

Botany Bay

FRANCS-MACONS DE LA MER – XVII – Lapérouse l’Ultime  Escale.

 

Lapérouse parvint le 24 Janvier en vue de Botany Bay, il fut surpris d’y trouver une flottille Anglaise commandée par le Capitaine Philipp avec à bord quelques 700 forçats hommes et femmes.

 

Les anglais cherchaient à installer une petite colonie, mais les aborigènes n’étaient guère enchantés. Port Jackson découvert par le Capitaine Cook semblait propice à cette installation.

 

Lapérouse écrit :

« Un lieutenant et un midshipman anglais furent envoyés à mon bord par le Capitaine Hunter commandant la frégate du Roi d’Angleterre ‘le Sirius’, et ils m’offrirent de sa part tous les services qui dépendaient de lui hormis des vivres, des munitions, des voiles (…) leurs compliments se bornait à des vœux pour le succès ultérieur de notre voyage »

 

La Boussole et l’Astrolabe restèrent six semaines à Botany Bay, les conditions de vie n’étaient pas idéales dans cette partie de l’Australie. Le Père Receveur en fut victime. Pourtant Lapérouse fit preuve d’optimisme en écrivant à de Castries :

« Monseigneur, lorsque cette lettre vous parviendra, je me flatte que vous aurez  reçu le journal de ma navigation depuis Manille jusqu’au Kamtchatka, que j’ai eu l’honneur de vous adresser par Monsieur de Lesseps, parti pour Paris du havre de Saint Pierre et Saint Paul le 1er octobre 1787.

 

 Cette partie de la campagne, la plus difficile sans doute, dans des parages absolument nouveaux aux navigateurs, a été cependant la seule où nous n’ayons éprouvé aucun malheur, et le désastre les plus affreux nous attendait dans l’hémisphère sud. Je ne pourrais que répéter ici ce que vous lirez avec plus de détails dans mon journal.

 

Quoique cet événement eût diminué de beaucoup l’équipage des deux frégates, je crus ne rien devoir changer au plan de ma navigation ultérieure ; mais j’ai été obliger  d’explorer plus rapidement différentes îles intéressantes de la mer du sud, afin d’avoir le temps de construire deux chaloupes à Botany Bay, et pouvoir reconnaître  les principaux points indiqués dans mes instructions avant le changement de mousson qui rendrait cette exploration impossible. »

 

Lapérouse minimise l’état de santé de l’équipage qui n’était pas au mieux. Deux siècles plus tard le médecin Général de la Marine Adrien Carré écrit sur les équipages des deux frégates :

« Ils étaient fatigués par ces longues navigations, le régime fatalement déficient en vitamine C provoquait, même sans l’apparition du grand scorbut, un affaiblissement  grandissant. Les chocs moraux, la mort d’officiers et hommes à la Baie des Français, le massacre aux Samoa (…) avaient diminué le nombre de bras disponibles. Lapérouse avait lui même écrit à sa femme qu’à son retour elle trouverait en lui un vieillard édenté. »

 

Adrien Carré écrit encore :

« L’expédition n’avait pu trouver en Australie les vivres frais nécessaires à une relative remise en état des marins. »

 

C’est donc dans ses conditions que les frégates affrontèrent une tempête et Vanikoro.

 

Avant de lever l’ancre Lapérouse écrit sa dernière lettre à l’intention du ministre de la Marine, il expose son plan pour la dernière partie de son voyage :

 

« Qui sera je crois le plus considérable qu’ait jamais fait aucun navigateur, au moins pour le développement de la route. Il me reste encore des choses bien intéressantes à faire, des peuples bien méchants à visiter. Je ne réponds pas de ne pas leur tirer quelques coups de canons, car je suis bien convaincu que la crainte seule peut arrêter l’effet de leurs mauvaises intentions (…)

 

Je remonterai aux îles des amis (Tonga) et ferai absolument tout ce qui m’est enjoint par mes instructions relativement à la partie méridionale de la Nouvelle Calédonie, à l’île de Santa Cruz de Mendana, à la côte sud de la terre des Arsacides de Surville, et à la terre de Louisiade de Bougainville, en cherchant à connaître si cette dernière fait partie de la Nouvelle-Guinée, ou si elle en est séparée. Je passerai, à la fin juillet 1788 entre la Nouvelle-Guinée et la Nouvelle-Hollande, par un autre canal que celui de l’Endeavour (le navire du Capitaine Cook), si toutefois il en existe un.

 

Je visiterai pendant le mois de septembre et une partie d’octobre le golfe de Carpentarie, et toute la côte occidentale de la Nouvelle-Hollanda jusqu’à la terre de Diemen (Tasmanie) ; mais de manière, cependant, qu’il me soit possible de remonter au nord, assez tôt pour arriver au commencement de décembre 1788 à l’île de France »

 

C’est la dernière lettre de Lapérouse. Début mars les deux frégates quittent Botany Bay. On n’eut plus de leurs nouvelles.

 

A suivre….. Le bilan de ces deux ans et demi de voyage.

 

JFG

 

Étiquette et Source : Lapérouse autour du Monde Edition de Conti.

Convicts (Forçats) à Botany Bay, détail de carte.
Convicts (Forçats) à Botany Bay, détail de carte.

Convicts (Forçats) à Botany Bay, détail de carte.

FRANCS-MACONS DE LA MER -XVII- Lapérouse -L'ultime Escale...

Franc-Maçon de la Mer.

James Cook (1728-1779) le célèbre capitaine ne fût probablement pas Maçon. Certains affirment qu’il avait été initié par la Lodge of industry N° 186, cette loge fut fondée neuf ans après sa mort. Des articles parus dans New Age Magazine de juillet et Août 1968, et Knight Templars Magazine de mars et avril 1975, ont affirmés qu’il était membre de la GLUA, mais ceci a été formellement nié par John Hamill, bibliothécaire de cette dernière, le 20 février 1980.

Le cas de Cook est illustre la tendance populaire à vouloir faire de certains hommes célèbres comme Napoléon ou le Capitaine Bligh commandant du HMS Bounty, des Francs-Maçons.

Il faut néanmoins souligner que selon Roy Clemens qui cite J-C Beaglehole, auteur de The Life of Capitaine James Cook, des officiers de la dernière expédition de Cook ont organisé une réunion Maçonnique à bord, à Petropavlosk en 1779,après le décès de l’explorateur.

JFG

Source : Dictionnaire des Marins Francs-Maçons Travaux de recherche de la Loge maritime LA PEROUSE. Éditions SPM Kronos.

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Publié le par jean françois

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/02/etre-franc-macon-ou-ne-pas-l-etre.html

 

Mon BCF Jean François

 

J’ignore si nombre de frères retrouveront leur propre expérience de la Maçonnerie dans l’article d’Eric Delahaye, article publié en  2011 et qui reste d’une brûlante actualité, mais force m’est d’avouer que je partage dans une très large mesure tout ce qu’il constate ou dénonce.

Les braves gens qui parfois lisent ma prose ne seront sans doute pas surpris de cet aveu, fasse le GADLU que cela les incite à « prendre la plume », car franchement les gars votre éternel silence est assourdissant !

Avant tout, mettons les choses au point :

En dépit de ce qu’on laisse entendre, à savoir que j’aurais quitté les « Enfants de la Veuve », il me faut rappeler que je suis toujours « de la Maison » mais que je ne relève plus d’aucune obédience « locale ».

Non seulement je demeure frangin par le cœur mais aussi en tant que  membre, éloigné certes et passé dans l’honorariat, d’une obédience que de beaux esprits pas forcément très futés  ont parfois qualifiée « d’exotique » car elle est bordée au « septentrion » par le Sahara, et au «midi » par la forêt tropicale.

Evidemment cela n’a pas grand-chose à voir avec les grèves de Bretagne ou les frondaisons où se cache la fée Viviane, mais pas plus que le vent de noroît, l’Harmatan n’a jamais empêché la bonne pratique de l’Art Royal!

J’ai connu un cheminement très proche de celui du frère Eric à cette différence près que c’était la Maçonnerie dite traditionnelle et bien évidemment déiste, qui m’attirait ! en effet, bien qu’étant indéniablement mauvais catho, puisque la sainte Eglise regarde toujours d’un très mauvais œil les porteurs de tablier, je pense avoir toujours été relativement bon chrétien et par conséquent il était logique que j’aille vers ce type d’obédience .

La Maçonnerie, parlons d’elle, je devais « avoir la tête à cela »

En effet, au cours d’une période qui s’écoule sur une dizaine d’années, j’ai été approché successivement par « Memphis Misraïm »,  la GL, le GO, pour finalement me retrouver sur les colonnes d’une obédience « régulière et reconnue »,  émanation de la GLNF et située au Sahel.

Pourquoi ce vagabondage, tout simplement parce que :

  • d’une part j’ignorais tout des « orientations politico philosopho religieuses »  (aïe !) des diverses obédiences et croyais à une certaine unicité de la Maçonnerie, au début tout au moins !
  • d’autre part mes séjours en France n’excédant jamais quelques mois, lorsqu’il m’est arrivé d’être « mûr »pour passer sous le bandeau, ce fut le cas avec la GL, …le ministère des AE m’a renvoyé pour plusieurs années en Afrique dans des zones qui étaient des déserts maçonniques.

Avouons quand même que si « Memphis Misraïm » m’avait un peu effrayé, c’est un grand mot,  la GL par contre me convenait, mais que le GO n’était pas mon truc car me paraissant trop politisé, ce qui ne lui enlève rien de son intérêt comme société de pensée.

Quant aux notions de régularité ou de reconnaissance, pour moi c’était un peu de l’Hébreu, pardon Salomon !

C’est lors de ma dernière affectation, au « pays des hommes intègres » (devinette !) et qui a duré 6 ans, que j’ai reçu la lumière, et cela le jour ……de mon anniversaire ! (Il est certain que les experts en sciences occultes, alchimistes, astrologues, druides et consort, verront à coup sûr dans cette coïncidence une signification symbolique plus qu’évidente !)

J’ai connu là-bas quelques années de bonheur fraternel intense, j’en garde un souvenir impérissable, et chose admirable j’échange régulièrement avec mes FF Africains et cela depuis plus de quinze ans.

Mon parcours maçonnique a été rapide, chacun sait que sous les tropiques l’acacia (entre autres !) pousse trois fois plus vite que sous nos latitudes, et c’est un VM et RF actif,  compagnon de  l’AR  qui est rentré en France …à la fin du siècle dernier. 

A l’issue des évènements qui ont conduit à l’éclatement de la GLNF que j’avais très naturellement rejointe, et pour des raisons sur lesquelles il est inutile d’épiloguer, j’ai quitté l’obédience et depuis, retiré sur mon rocher malouin, (ce qui change de l’expression utilisée habituellement !) j’observe, je médite, je rumine disent les mauvaises langues, auxquelles je pardonne ce vilain mot !

Revenons à ce que dit notre frère Eric :

« J'ai quitté la Franc Maçonnerie, et de manière définitive, tant les grands principes qui y sont énoncés, ne trouvent pas leur mise en œuvre dans le vécu, en tout cas pas davantage que dans la vie dite "profane" »

 

Je partage pleinement ces remarques faites à l’encontre de notre malheureuse Maçonnerie et j’en reprendrai quelques- unes :

  • de m’y retrouver dans ce lexique opaque, je m’aperçus au fil du temps que
  • « ces mêmes Ateliers Supérieurs, constituaient un véritable organe de pouvoir au sein de la Loge,  une sorte d’Etat dans l’Etat des Loges Maçonnique. »
  • « Ces élections, censées être démocratiques »
  • « les frères ne se « mouillent pas » dès qu’il s’agit de relever de quelconques contradictions ….. »
  • « …l’on y retrouve les mêmes nébuleuses hiérarchiques souterraines »,
  • « … l’on y cultive les mêmes principes du non-dit, du silence et des clans intérieurs »
  • « j’attendais de ma Loge, une Liberté, une Egalité, et une Fraternité que je n’ai pas suffisamment rencontrées. »
  • « Ce n'est pas parce que, lorsqu'ils se retrouvent, tous les Frères se saluent en s'embrassant trois fois que ces "attouchements" seraient chargés d'une quelconque dimension affective réelle »,
  • « …certains y recherchent une quelconque forme de pouvoir ou de notoriété ….. »,

 

Tout cela n’est- il pas exact même s’il convient d’y apporter des nuances ?

 

Aussi cher JF, pas plus que cela ne l’aura été pour moi, je ne pense pas que ce soit l’ennui qui ait conduit notre frère Eric à tirer sa révérence, non, ce serait plutôt la désillusion, la déception, qui petit à petit se sont insinuées dans notre esprit et y ont creusé le sillon du doute, de la tristesse sinon de l’amertume.

 

Ce commentaire,  qui sera qualifié probablement de « mauvais procès », n’est pas fait à l’encontre de la Maçonnerie laquelle à mes yeux conserve toute sa valeur et commande toujours notre respect, il est fait à l’endroit de ceux qui ont détourné l’Ordre de ses fins, qui s’en servent, l’instrumentalisent, le parasitent, et qui manipulent nombre de frères purs et durs, sans doute, mais …naïfs.

 

Tout ceci, ajouté à l’immobilisme des uns, à l’aptitude des autres à jouer aux trois petits singes ou à faire l’autruche, a reconduit sur le parvis du Temple ceux qui croyaient « aux fils de la lumière » peut être plus qu’il ne convenait !

 

Cincinnatus.

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Publié le par jean françois

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Publié le par jean françois
La Semaine en Images.
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La Semaine en Images.

La Semaine sur la F M au Cœur du 7/02 au 13/02/2016.

 

Vous avez aimé dans l’ordre…

 

Le 10/02 : Francs-Maçons de la Mer –XVI- La Pérouse Baie du Massacre.

 

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/02/francs-macons-de-la-mer-xvi-laperouse-la-baie-du-massacre.html

 

 

Le 07/02 : La Planche de Théodore Neville –Trace - , La Semaine sur La F M au Cœur.

 

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/02/la-semaine-sur-la-fm-au-coeur-du-31-01-au-06-02-2016.html

 

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/02/trace-la-planche-de-theodore.html

 

 

Le 13/02 : Être Franc-Maçon ou ne pas l’Être ?

 

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/02/etre-franc-macon-ou-ne-pas-l-etre.html

 

 

Le 11/02 : Tarot Initiatique – Arcane – XV – Samehk.

 

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/02/tarot-initiatique-arcane-xv-samekh.html

 

Le 12/02 : L’Égypte –Misraïm – Garibaldi.

 

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/02/l-egypte-misraim.html

 

 

Le 09/02 : Humeur !!! Économie Solidaire ?

 

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/02/humeur-economie-solidaire.html

 

 

Le 08/ 02 : Pensées – Bernard de Clairvaux -

 

 

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/02/pensees-bernard-de-clairvaux.html

 

 

Bonne lecture ou relecture ….

 

JFG

La Semaine sur la F M au Coeur du 07 au 13/02/2016.
La Semaine sur la F M au Coeur du 07 au 13/02/2016.

Les Coups de Coeur :

 

Video -

A visionner absolument ce documentaire sur les Mégalithes  recommandé par Arnaud un lecteur du Blog.

 

http://pluzz.francetv.fr/videos/doc_24_bretagne_,1000050068.html

 

Livre et Conférence -

"Les Chemins de Folle Pensée" Entretiens avec un Druide. De Jean Claude Cappelli, un druide en Forêt de Brocéliande. Collection de Broceliande Editions Les Oiseaux de Papier en Librairie ou sur Amazon.

 

Jean-Claude Cappelli donnera une conférence le Samedi 20 Février à 15 h "La Maison des Sources" à Tréhorenteuc 56430- Rencontre avec un Druide- Entrée libre moyennant consommation.

Resa : 06 25 35 89 11. 

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A voir sur : WWW.la-boutique-maconnique.com

JFG

 

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Publié le par jean françois
LA PLANCHE DE THEODORE  : UBAC

 

Ubac

 

L’ubac est le versant de la montagne le moins exposé au soleil, celui qui reçoit le moins de lumière. Les dictionnaires nous apprennent qu’il viendrait du mot opacus qui signifiait sombre et où on reconnaît  opaque bien sûr. L’ubac s’oppose à l’adret, mot dont l’origine nous renvoie au « bon endroit », celui du soleil, de la lumière, de la vie.

Une fois de plus, dans la trame du sens, le vocabulaire nous dévoile comment nous nous représentons  la vie, le monde et nous-mêmes : la lumière c’est bien ; la nuit c’est mal. Le soleil réchauffe la terre et nos cœurs, la nuit recèle et révèle nos peurs, nos angoisses. Ainsi, à l’instar de la vie et de l’univers qui se comportent comme des images entrecroisées, le jour et la nuit s’exposent à la vue de tous comme la métaphore évidente de notre personnalité. Une face claire qui s’oppose à un côté sombre, le rire et les pleurs, la joie et la douleur, le dicible et l’indicible, ce que je montre et ce que je cache, y compris à moi-même.  

Les psychothérapies sont (presque) toutes empreintes de cette dualité de la personnalité et, chacune à sa manière, tente de démonter les mécanismes de la souffrance que provoquent les tensions qui en résultent. Elles proposent de retrouver son « vrai-soi », voire son « être de lumière », de faire la paix avec « soi-même », ou de « lâcher prise » comme on dit communément aujourd’hui, sous-entendu avec cette part sombre de soi. Il est si tentant en effet de se considérer comme le collage de deux entités distinctes que seuls les aléas de la vie auraient réunis dans le même corps et donc dans le même cerveau. D’un côté le gentil, de l’autre le méchant ; le désir du bonheur et l’aptitude au malheur hélas réunis. Une telle vision de soi-même (et d’autrui également d’ailleurs…) rend la solution à tous les déboires d’une simplicité évidente : il suffit de guérir le mauvais côté, voire tout simplement (et radicalement) de le supprimer.

Cette vision réductrice de la complexité humaine fait fi du réel et oublie, par exemple, qu’une montagne qui ne présenterait qu’un adret sans ubac ne tiendrait pas debout, elle s’écroulerait, tout simplement.

 

Théodore Neville – Dictionnaire Inutile -

REFLEXION SUR LA PLANCHE DE THEODORE.

Sommes nous des Dr Jekill et Mr Hyde atteints par un fractionnement de notre être, de notre soi profond, de notre identité, un pavé mosaïque ?

Ce trouble dissociatif de l’identité (TDI) serait du à une perte de mémoire, se traduisant par une aphasie stressante, dont le remède est peut être la pratique constante d’exercices spirituels, de séquences de méditations, comme des séquences d’orthophonie pour retrouver la Parole originelle, « la Parole Perdue ».

Après avoir pris conscience de l’UBAC de Théodore, s’orienter modestement  vers l’Adret et grâce au souffle s’unifier au sommet de la Montagne.

Merci à Théodore…

JFG   

Le Rêve de Jacob.

Le Rêve de Jacob.

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Publié le par jean françois
Lumière ou pas ?

Lumière ou pas ?

ETRE FRANC MACON OU NE PLUS L'ETRE….

Cet article est le témoignage d'un Frère qui a quitté la confraternité, une expérience malheureuse.

J’ai longtemps hésité à écrire cet article fleuve !

Je m’y résous dans le mesure où toute expérience est bonne à partager, pour autant qu’elle soit le reflet d’un vécu, exposé de manière sincère, réfléchie et non malveillante vis à vis de personnes qui pensent différemment.

Oui, j’ai été Franc Maçon.

De la manière la plus simple qu’il soit, je vous raconte comment c’est arrivé.

Un jour, une connaissance avec lequel j’avais lié d’amitié m’interpelle, se révélant comme étant lui-même Franc Maçon.

Appelons le « Jean » : il me dit en résumé : « J’apprécie beaucoup ton regard sur le monde qui t’entoure : je pense que tu es un Franc Maçon qui s’ignore »

J’écoutai ce qu’il avait à me dire…ou me proposer.

De mon côté, il est vrai, j’avais (et ai toujours) une soif de dialogue ouvert sur toutes les questions qui concernent notre existence et nos relations aux autres.

J’écoutai ce qu’il avait à me dire, sans aucun à priori, ni pour, ni contre.

Je me contentai ensuite de lui témoigner mon intérêt, sous réserve que

  • Je veux demeurer Libre, de Pensée et d’Appartenance
  • Je suis Athée ou à tout le moins Agnostique.
  • Originaire du Nord, j’éprouvais déjà certaines difficultés de dialogue et rencontres avec les « gens du sud » qui ont leurs propres modes de fonctionnement et de communication…

J’écoutai Jean pendant un très long moment, qui se termina par sa proposition d’être mon « parrain » si je décidais de franchir le pas de ma candidature à envoyer, par son intermédiaire, au « Président » de sa Loge, faisant elle-même partie du GODF

(Grand orient de France)

Je pris longuement le temps de la réflexion, avant de lui répondre de manière positive.

Je revis Jean pour lui remettre ma lettre de candidature.

Il précisa que je serais contacté par différents « enquêteurs » pour trois rendez vous distincts en mon domicile…( pourquoi pas ?)

Quelque deux mois plus tard, je reçu la visite de 3 personnes, qui ne déclinèrent pas leur identité (par discrétion, disaient t’ils...) et qui m’interrogèrent, de manière fort courtoise sur :

  • Ma situation de famille, ma profession, mes études,
  • Ma philosophie de vie
  • Mes opinions politiques et religieuses
  • Mes motivations à entrer en Franc Maçonnerie

 

 

Au bout de quelques mois encore, Jean m’informa que j’étais attendu tel jour, telle heure, à tel endroit…

Que de mystères !

Arrivé sur place, en bordure de ville, bâtisse aussi sombre que son quartier, je fus introduit dans une grande salle où l’on me pria d’attendre…

J’eu tout le temps de découvrir les lieux : grandes tables, chaises, bar/cuisine, tableaux, écriteaux divers…

Des bruits me parvenaient, laissant supposer qu’une réunion se passait aux étages supérieurs, auxquels on accédait par un grand escalier en marbre.

Après un certain temps, une personne, fort courtoise, m’invita à le suivre.

En haut des escaliers, il me mis un bandeau sur les yeux, et me pria à nouveau d’attendre : les brouhahas entendu précédemment avaient plus ou moins cessé.

N’y voyant rien, je fus introduit et guidé dans une salle, au centre de laquelle m’attendait un siège sans accoudoirs.

Différentes questions me furent posées, par différents intervenants, questions auxquelles je répondis franchement, et sans complaisance.

A la fin de cette curieuse audition, je fus congédié, et la même personne qui m’avait accueilli me ramena au rez de chaussée, dans cette salle qui, je l’apprendrai bien plus tard, s’appelle : « La Salle Humide ».

Durant mon trajet de retour, je me sentais perplexe, pris en tenaille entre ma curiosité d’en savoir plus, et tout ce mystérieux cérémonial qui n’était pas, je l’avoue, ma tasse de thé…

Quelques semaines plus tard, Jean me re-contacta, m’annonçant que ma candidature avait été retenue et que je serais « initié » à telle date.

Le terme « initiation » me rebutait à ce point que j’ai failli tout arrêter.

Initié à quoi ? pour apprendre quoi en dehors du monde dit "profane" ?

Mais bon, comme on dit en Languedoc-Roussillon, le vin était tiré, et il n’y avait plus …qu’à le boire …

 

Le jour J, retour à la même adresse, accueil par la même personne, qui me conduisit dans un « cabinet de réflexion » d’à peine plus de 1m x 1m, peint tout en noir, avec une bougie, un crâne humain, du sel, et que sais je encore.

Qu’étais je venu faire en cette galère !?

Au bout d’une demi heure, la même personne revint m’apporter un formulaire, destiné à écrire mon « testament de vie » : patienter à nouveau !

Enfin, eu lieu mon Initiation (toujours les yeux bandés) selon tout un cérémonial centré sur différents « voyages » symbolisant le Feu, l’Eau, La Terre et l’Air

( références bien connues dans les différents signes du Zodiaque…)

Le but de l’Initiation était de me faire passer du statut de Profane au stade de Franc Maçon, par le cérémonial qui m’apporterait "La Lumière".

Je vous passe les détails du cérémonial, qui, en fin de course, aboutit à ce que l’on enlève le bandeau, vous permettant de découvrir…vos Frères.

Vous dire que je n’y ai ressenti aucune émotion, serait un gros mensonge….

 

Mais devenir Franc Maçon commence par être Apprenti.

En fin d’initiation, je reçus un petit tablier blanc, une paire de gants, blancs, et une rose, destinée à ma compagne de cœur.

Je découvris que le « Temple » était organisé selon les quatre points cardinaux

Orient (Est) , Occident (Ouest) , Nord et Sud.

L’accès au Temple se fait par l’Occident (La porte, symbolisée par des colonnes)

A l’Orient officient le Vénérable Maître (le chef élu) le Secrétaire et l’Orateur, sur une estrade.

Au Nord siègent les Apprentis et le Second Surveillant (chargé de leur formation)

Au Sud siègent les Compagnons et le Premier Surveillant (chargé de leur formation)

Les Maîtres, eux, s’installent au Nord ou Sud, comme ils le souhaitent et selon les places disponibles.

En son milieu, côté Oriental, un ensemble de carrelages noir et blanc rappelant le jeu de dames, et  constituant le « Pavé Mosaïque »

Lorsqu’il y a une Tenue (réunion) , les Frères sont introduits dans le temple, par le Maître de Cérémonie, et selon l’ordre croissant de leur grade :

D’abord les Apprentis, puis les Compagnons, puis les Maîtres, puis le Collège des Officiers, suivi par le Vénérable Maître et d’éventuels  invités de Haut Rang Maçonnique.

Quel qu’ils soient, les Frères circulent dans le sens des aiguilles d’une montre, en ayant soin de ne jamais fouler le « Pavé Mosaïque »

Etre apprenti suppose que

  • Vous n’avez pas le droit de parole, lors des Tenues
  • Vous êtes là pour écouter vos aînés, et apprendre…
  • Après les Tenues, vous préparez les Agapes (repas) pour tous les Frères…qui bien sûr participent au « Triangle » , c'est-à-dire les frais.
  • Ces Agapes ont lieu après chaque Tenue, dans la Salle Humide, qui porte d’autant mieux son nom que le vin y est copieusement servi…

Durant les quelque 16 mois de mon statut d’apprenti réduit au silence, j’observai avec grande acuité, les modes de fonctionnement de notre Atelier (Loge).A l’ouverture des Travaux, l’Orateur rappelle les principes constitutifs de notre Ordre, repris dans l’article 1 de la Constitution du GODF, rappelant que, je cite : 

 

« La Franc Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l'étude de la morale et la pratique de la solidarité, elle travaille à l'amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l'humanité. Elle a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience.Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l'appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique. Elle a pour devise Liberté-Egalité-Fraternité »

A force de l’entendre tous les 15 jours, je connaissais cet article par cœur, et il n’éveillait en soi, rien de négatif à mes yeux, étant donné qu’il s’agissait que de grands principes auxquels j’adhérais dans leur ensemble.

 

Par la suite, j’eu droit à des « augmentations de salaire », comprenez par là l’élévation au grade de Compagnon d’abord, et de Maître, ensuite.

Tout ou presque, en Franc Maçonnerie est symboles et rituels :

Les trois grades de base font référence aux bâtisseurs du moyen âge, appelée « La Maçonnerie Opérative » alors que la Franc Maçonnerie est dite "Spéculative".

 

L’Apprenti apprend à tailler la pierre brute à l’aide du ciseau et du maillet.

Il est pour cela revêtu d’un tablier dont la bavette est relevée, de sorte de le protéger contre les éclats supposés de la pierre, et de gants blancs.

Le Compagnon a pour tâche de polir la pierre brute et de veiller à sa rectitude : il utilise pour cela, essentiellement la règle et l’équerre.

Comme il ne risque plus la projection d’éclats, la bavette de son tablier est rabattue,

mais dispose toujours de gants.

Le Maître veille à ce que les pierres ainsi créées s’inscrivent parfaitement dans la Construction, utilisant pour cela divers instruments tels le niveau et le compas.

Ses « décors » sont constitués d’un tablier plus sophistiqué et d’un cordon transversal rappelant celui des Maires.

 

Chemin faisant, je m’aperçu que les Tenues auxquelles je participais s’appelait

« La loge Bleue » à laquelle se superposait d’autres Loges appelées « Ateliers Supérieurs ou de Perfectionnement » dont faisaient partie la plupart des membres du

« Collège des Officiers »

Le temps de m’y retrouver dans ce lexique opaque, je m’aperçus au fil du temps que

ces mêmes Ateliers Supérieurs, constituaient un véritable organe de pouvoir au sein de la Loge,  uns sorte d’Etat dans l’Etat des Loges Maçonnique.

Une sorte de microcosme qui oriente ou prend ses décisions, sans jamais en rendre compte de manière limpide à la modeste « Loge Bleue ».

Chaque année, en Juin, ont lieu les élections du nouveau Collège des Officiers, pour l’année Maçonnique suivante, sachant que les « usages » veulent qu’aucun Officier ne peut rester à son poste plus de trois ans, mais doit être réélu chaque année intermédiaire…

Le Collège des Officiers est constitué de :

  • Le Vénérable Maître (le « chef » de l’Atelier)
  • L’Orateur (chargé de veiller au respect de la constitution et du règlement)
  • Le Secrétaire (prend note et fait son rapport de la tenue précédente)
  • Le Maître des Cérémonies (introduit et les Frères dans le Temple )
  • Le Trésorier (veille à ce que chacun soit en règle de cotisation…)
  • Le Grand Expert (introduit les nouveaux candidats ou initiés)
  • Le Second Surveillant (veille à la formation des Apprentis)
  • Le Premier Surveillant (veille à la formation des Compagnons)
  • Le Couvreur (toujours ancien vénérable, il veille à l’accès du Temple)
  • Le Maître de la Table d’Harmonie (s’occupe des musiques d’ambiance)
  • Le Maître des Banquets (supervise les Agapes)

Ces élections, sensées être démocratiques, ne le sont pas tant que cela, car déjà toute préparées par le Collège des Officiers sortant (où les principaux d'entre eux dans l'ordre hiérarchique)

J’eu sans doute l’impertinence de relever certains disfonctionnements, manipulations ou mensonges,  preuves à l’appui… : cela fit un grand « plouf » dans la Loge Bleue au sein de laquelle je l’exprimai.

En « Salle Humide » après la tenue, l’un ou l’autre Frère me disait : « j’ai apprécié ton intervention » : c’est gentil mais cela ne change rien au fait que de manière habituelle,majorité de Frères font figures de ...figurants, ou en tout cas ne se « mouillent pas » dès qu’il s’agit de relever de quelconques contradictions entre les grands principes et leur application sur le terrain.

Je n’ai jamais recherché aucune forme de pouvoir : quel pouvoir ? par rapport à qui ? pour quelle motivation ?

Par contre, j’ai toujours été rebelle à toutes formes de manipulations des pouvoirs en place, quels qu’ils soient.

Cela on le connaît déjà par trop, dans « la vie Profane ».

Si l’on retrouve la même chose en Franc Maçonnerie…

Si l’on y retrouve les mêmes nébuleuses hiérarchiques souterraines,

Si l’on y cultive les mêmes principes du non dit, du silence et des clans intérieurs,

A quoi bon ?

 

Il faut également savoir que la notion d’argent n’est pas étrangère au fonctionnement des Obédiences, en effet.

La « Capitation » autrement dit la cotisation annuelle obligatoire pour tous les Frères était en 2010 de 235€ dont 80% retourne à l’Obédience (Paris) et le solde étant consacré à de divers frais de fonctionnement de la Loge locale.

Le GODF gère via de quelconques sociétés connexes, un parc immobilier de bâtiments la plupart du temps conçus à usage de « Temple » et mis à disposition moyennant redevance, à diverses loges appartenant au Grand Orient de France, ou autres Obédiences sœurs voir concurrentes.

Mais bon, rien d’exceptionnel en cela.

Il n’empêche que toutes les Loges, quelles qu’elles soient ont intérêts à garder un nombre suffisant d’adhérents pour faire face à leurs charges.

C’est ainsi par exemple que tout Frère désirant « prendre du recul » quelles qu’en soient les raisons, peut demander d’être mis « en sommeil » , c'est-à-dire qu’il ne participe provisoirement plus aux Tenues, mais continue à payer ses Capitations.

Tel ne fut pas mon choix.

 

J’ai donc décidé de tirer ma révérence, pour l’unique raison que je ne retrouvais plus les raisons philosophiques et morales essentielles pour lesquelles j’y étais entré.

 

Mes réflexions, mes doutes, mes questions…

  • Un de mes « Frères » et amis me posa la question : Si tu ressens un malaise dans notre Atelier, pourquoi ne t’inscris tu pas dans une autre Loge, qui peut être te conviendrait mieux ?
  • Je lui ai répondu : lorsque l’on sort d’une séparation douloureuse, on n’est pas forcément prêt à tenter une autre expérience…
  • Je me suis demandé aussi si je ne m’étais pas montré trop exigeant, ou bien si je n’ai pas fait preuve d’intolérance… : je n’ai pas encore la réponse, mais quoi qu’il en soit et jusqu’à plus ample réflexion, j’attendais de ma Loge, une Liberté, une Egalité, et une Fraternité que je n’ai pas suffisamment rencontré.
  • Ce n'est pas parce que, lorsqu'ils se retrouvent, tous les Frères se saluent en s'embrassant trois fois ( en moyenne 50 frères x 50 = 250 accolades..) que ces "attouchements" seraient chargés d'une quelconque dimension affective réelle, qui dépasserait la seule tradition maçonnique de reconnaissance mutuelle... (humour : cela aurait même pu se révéler dangereux,lors de la supposée pandémie de grippe H1N1...  )

  Les conclusions de cet article :

  • Dans tous les cas, je n’ai voulu salir l’image de la Franc Maçonnerie en général.
  • Que je n’y aie pas trouvé les raisons d’y demeurer reste affaire personnelle.
  • Contrairement à ce que l'on entend parfois, la Franc Maçonnerie n'est pas vraiment une secte, car il demeure plus facile d’en sortir que d’y entrer.
  • Toutefois, j'ai constaté chez la plupart des Frères, un certain "formatage pavlovien de la pensée" que l'on pourrait qualifier de "sectaire".
  • Dès que l'on ne rentre pas vraiment "dans le moule Franc Maçon", on ne vous exclut pas : vous vous excluez vous même, petit à petit, ne trouvant plus d'interlocuteurs, même si vos "Frères" demeurent très courtois à votre égard.

Que la Franc Maçonnerie soit une organisation « secrète » est une évidence, même si certains la considèrent comme uniquement « discrète ».

C’est jouer sur les mots, au vu de son opacité, qui demeure même lorsque l'on en fait partie.

 

  • Que certains y recherchent une quelconque forme de pouvoir ou de notoriété est évident, même si l’influence de la Franc Maçonnerie n’est plus du tout ce qu’elle fut lors de la 3ème République, et même si dans l’inconscient de certains demeure le sentiment que d’être Franc Maçon « pose son Homme » et peut aboutir à certains privilèges ; réels ou imaginaires…
  • Quoi qu'il en soit, J'ai quitté la Franc Maçonnerie, et de manière définitive, tant les grands principes qui y sont énoncés, ne trouvent pas leur mise en oeuvre dans le vécu, en tout cas pas davantage que dans la vie dite "profane" ..., alors, à quoi bon !?

Liens

Si vous le souhaitez, vous trouverez sur Internet, des centaines de liens allant de l’éloge, passant par la critique jusqu’à l’abject….

Je vous en propose un seul ayant trait au vocabulaire Maçonnique : pour l’approcher, voir même pour comprendre certains passage de mon article,

 

Il y a sur Internet de nombreux sites ou blogs traitant de ce sujet à des titres divers.

Il est très rare que vous puissiez laisser librement un commentaire…

Ce n’est pas le cas ici : dites ce que vous pensez ou posez vos questions.

La démocratie, c’est aussi et surtout pouvoir s’exprimer librement...

de sorte que... "la parole circule"....

 

Eric Delahaye . Blog Veille Citoyenne Libre.

ETRE FRANC - MACON OU NE PAS L'ETRE ?

Le Vide et l'Ennui...

A la lecture de cet article j’ai ressenti comme un malaise, sa tonalité exprime avant tout l’ennui. Décidemment « L’ennui » fait des ravages parmi les Francs-Maçons en ce moment, récemment lors d’une conférence publique à la GLDF le Frère Christophe Bourseiller confiait avoir été lui aussi été gagné par cet ennui, quand il fut Maître Maçon, qualifié du blues du Maître, sans doute du a une méprise qui consiste à croire que ce grade est un aboutissement ; alors qu’il n’est que la fin d’un cycle et pour l’initié le début d’un autre.

Pourtant je pense que ce qui est arrivé à ce Frère, arrive souvent quand on s’éloigne des fondamentaux, qui font que la Franc-Maçonnerie vit depuis le siècle des Lumières.

La Lumière dans cet article est bien faible, ce Frère nous as décrit la vie d’un mauvais club service.

Si l’orientation de notre Frère par son parrain vers le Grand Orient de France m’a parue judicieuse compte tenu de sa position vis à vis de la Religion et de la croyance en Dieu ou en un principe supérieur.

Je suis quand même étonné à l’évocation lors des enquêtes des convictions politiques du profane, à moins qu’il ne s’agisse simplement de vérifier la non appartenance à un mouvement ou parti extrémiste.

Par ailleurs, aucune mention dans l’article des travaux effectués en loge, sans en dévoiler le contenu précis bien sûr.

Rien non plus sur le Rite pratiqué ! Et pour compléter le tableau, la vision des hauts grades, par notre Frère ressemble à l’évocation d’une sorte d’administration occulte des loges bleues.

Alors effectivement tout cela mis bout à bout, n’inspire pas l’envie, mais plutôt l’ennui.

Difficile dans ces conditions d’expliquer à notre Frère que la Franc-Maçonnerie, ordre initiatique fraternel, héritier des constructeurs de Cathédrale et imprégné de multiples traditions, se veut un centre de l’union de tous les hommes libres et de bonnes mœurs. Et dont le but est l’amélioration individuelle et ensuite l’amélioration de la famille humaine en général, par une remontée vers une tradition primordiale. Vaste programme de nature a chassé l’ennui.

La lecture de son article exprime le vide, vide spirituel et absence d’amour fraternel auquel il semble avoir été confronté. Il est néanmoins curieux que sa progression ce soit poursuivie jusqu’au Grade de Maître.

Je lui souhaite bonne chance, malgré cette erreur d’aiguillage, espérant qu’il ne conserve pas une sorte d’amertume de son expérience, il n’y a pas que la Franc-Maçonnerie pour s’épanouir dans la vie, d’autres voies de recherche sont possibles pour lui, mais est t’il en recherche ?

JFG

Demain la Planche du Dimanche de Théodore : UBAC

ETRE FRANC - MACON OU NE PAS L'ETRE ?

Votre Week-End 

 

SAMEDI 13 FÉVRIER 17:30-23:00

 

La Maison des Sources

13, rue de Brocéliande 56430 TREHORENTEUC

 

A ne pas manquer en #Broceliande !!!!!!!!!

A partir de 17h30 Vernissage musical de l’ exposition photographique "La Lyre et l’Enfant"

l’exposition est visible à la Maison des Sources du 5 Février au 7 Mars 2016.
Placée sous le regard de la photographe Béatrice Van Landeghem, cette collection présente en 15 clichés, une aventure qui s’inscrit sous le signe de la Transmission, menée auprès des luthiers chercheurs en archéo-musicologie de l’Atelier Skald : Julian Cuvilliez et Audrey Lecorgne. Découvrez ces enfants s’initiant à l’artisanat et s’éveillant à la musique pour la première fois, avec l’instrument de leurs ancêtres. Une aventure initiatique et artistique pleine d’espiègleries sur les traces d’un passé retrouvé.

Béatrice Van Landeghem et l’Atelier Skald seront présents au vernissage.

 à partir de 19h30 : Buffet Veillée avec des contes, de la musique, chant breton et de la Lyre avec KENNINGAR récit épique« Ulfsongr ou la légende de Widukind . récit traditionnel Saxon crée par Julian Cuvilliez & Thomas Grippari) et ZEBLAND musique traditionnelle par Julian Cuvilliez & Florance Le Louarn.

Participation au dîner veillée : 20€/10€

renseignements & réservation ou au 06.25.35.89.11

 

LE SAMEDI 20 FEVRIER

 

Entretien avec un Druide - Jean-Claude Cappelli "A la quête du Graal en Brocéliande"

SAMEDI 20 FÉVRIER 15:00

 

La Maison des Sources

13, rue de Brocéliande 56430 TREHORENTEUC

 

Conférence : A la quête du Graal en Brocéliande...

entrée libre moyennant consommation - réservation conseillée

En 2016, au rythme des saisons et des fêtes druidiques : Samain, Imbolc, Beltaine et Lugnasad, Jean-Claude CAPPELLI nous invitera à découvrir la tradition des druides d’hier et d’aujourd’hui.

Conférence-rencontre avec Jean-Claude Cappelli, « Celui du Pays de l’Ours », un samedi par mois, à 15h.

entrée libre moyennant consommation - réservation conseillée

renseignements et réservation ou 06.25.35.89.11

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Publié le par jean françois
Le Dieu Atoum créateur et Maître de l'Univers, Le Dieu Ptah patron des arts et des sciences, Hathor déesse de l'amour,Dieu à tête d'animal placé sur les murs de la chambre funéraire.
Le Dieu Atoum créateur et Maître de l'Univers, Le Dieu Ptah patron des arts et des sciences, Hathor déesse de l'amour,Dieu à tête d'animal placé sur les murs de la chambre funéraire.
Le Dieu Atoum créateur et Maître de l'Univers, Le Dieu Ptah patron des arts et des sciences, Hathor déesse de l'amour,Dieu à tête d'animal placé sur les murs de la chambre funéraire.
Le Dieu Atoum créateur et Maître de l'Univers, Le Dieu Ptah patron des arts et des sciences, Hathor déesse de l'amour,Dieu à tête d'animal placé sur les murs de la chambre funéraire.

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L’EGYPTE – MISRAÏM

 

L’Égypte ou les Égyptiens Misraïm en hébreu, ensevelis dans les sables du désert, dans le fond du lac Nasser, dans le Nil, dans le port d’Alexandrie, des Temples, des monuments ; dissimulés dans les grottes de Nag Hammadi des manuscrits témoignages de connaissances secrètes.

Un foisonnement de cultures mêlées dans le chaudron d’Alexandrie. Beaucoup de temps s’est écoulé avant que les européens entendent l’appel du monde ésotérique et soient pris du désir de connaître cette civilisation, la mission de Napoléon participa a cet engouement jamais interrompu depuis.

La Franc-Maçonnerie des Lumières a puisé dans cette spiritualité cachée dans les pierres des Temples, déchiffrer, interpréter, révéler, ce monde magico mystique, fait de demi Dieux, de prêtres, de Rites ancestraux, constitue pour la Franc-Maçonnerie une source permanente pour l’imagination moteur du symbolisme.

Entre les pierres des Temples l’on peut discerner des Pharaons fratricides, des reines dissolues, des prêtres corrompus, des peuples opprimés. Grandeur et décadence se côtoient, mais c’est le mystère dévoilé sous nos yeux à Louxor, au Caire ou à Assouan qui nous fascine en ces lieux sacralisés nous pouvons étancher notre soif de connaissance.

JFG

L'EGYPTE - MISRAÏM -

GARIBALDI ET LE RITE ANCIEN ET PRIMITIF DE MEMPHIS MISRAIM.

Suite de l’épopée de l’aventurier Garibaldi (Article du blog le 06Février 2016)

Le Rite de Misraïm apparut à Venise en 1788 avec une patente de constitution de Cagliostro, mais refusant la rituélie magico-cabalistique de ce dernier, il choisit de travailler au Rite Templier.

Il apparut en France avec les Frères Bédarride. A noter que Misraïm signifie en hébreu Égypte. Il rassembla plutôt des Jacobins, nostalgiques de la République et devant la Terreur blanche, il transmit la nécessaire maîtrise aux Carbonari.

L’unificateur de Memphis et de Misraïm fut Garibaldi, premier Grand Maître Général ad vitam pour le monde entier en 1881. On établit une sorte de classement non hiérarchique en 95 degrés.

Les caractéristiques de Misraïm sont :

  • Privilégier le spirituel dans le cadre de la Voie Initiatique.
  • Apporter une ouverture qui allie l’intelligence du Cœur au savoir ésotérique.
  • Gardien des Traditions de l’ancienne Égypte, berceau de la civilisation.
  • Aller à l’essentiel pour libérer l’homme de ses chaînes matérielles.
  • Tourner le dos au matérialisme sclérosant pour s’orienter vers un « Spiritualisme vivifiant » sans préoccupations politiques et sociales, avec une fidélité aux principes démocratiques, dans le respect de la devise Liberté, Egalité, Fraternité.

Depuis Garibaldi le Rite a eu comme Grands Maîtres des Maçons initiés célèbres comme Theodor Reuss, Gérard Encausse (dit Papus), Constant Chevillon assassiné par la milice de Vichy, Robert Ambelain etc….

JFG

A suivre La Grande loge Féminine de Memphis-Misraïm ….

Hommage :

Constant Chevillon, 1880-1944

 

Homme de cœur, Franc-maçon exemplaire, Martyr de la Milice Française. Nul moins que lui n’était destiné à ce parcours hors du commun, demeurant à jamais une figure incontournable, tantôt récupérée, tantôt idolâtrée, au point qu’il serait fort étonné des parrainages et successions diverses dont il fait l’objet. Ce n’était pas un occultiste, mais un grand spiritualiste

 

  • 1892 : Études secondaires au Collège Monciel à Lons-le-Saunier. Compte-tenu de la distance et des moyens de transports de l’époque, nul doute qu’il y fut pensionnaire.
  • Fin de siècle, date indéterminée :
  • -   : Licence de lettres (avéré) et peut-être l’agrégation (à vérifier), Facultés de Lettres à Lyon.
  • -    : Séjour à l’Abbaye de Solesmes.
  • -    : Enseigne la philosophie religieuse dans un Collège de Jésuites.
  • : Employé de banque à la Société-Générale de Lyon.
  •  
  • 1914 : Mobilisé,  il est deux fois blessé  (grièvement au bras gauche) sur le front de Champagne et de la Somme.
  • 1919 : le 14 décembre, initié dans l’Ordre Martiniste de Lyon, par Jean Bricaud.

           1920 : Entre à l’Église Gnostique Universelle.

     1923 : 95° dans le Rite de Memphis-Misraïm. 

     1926 : Publie Orient et Occident.

  • 1929 : A Paris, le 21 janvier, signataire des Nouvelles Constitution  et Règlement Généraux de l’Ordre Maçonnique Oriental  du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm.
  • 1932 : Nommé Substitut-Grand-Maître de Memphis-Misraïm. Pacte de succession avec Jean Bricaud.
  • 1934 : Le 24 février, il succède à Jean Bricaud (décédé le 21 février) et devient Grand-Maître de : Ordre Martiniste, Memphis-Misraïm. Nommé Recteur de la Rose+Croix Kabbalistique et Gnostique (Frater A Vera Luce). Patriarche de l’Église Gnostique Universelle.
  • 1940 : 19 aout, loi d’interdiction et de dissolution des sociétés-secrètes.
  • 1941 : Septembre, première perquisition par la Milice Nationale Française. Est-ce rue des Macchabées à Lyon où il s’était réfugié chez Eugénie Bricaud ? Oui selon Serge Caillet, on peut lui faire confiance !

 

1944 : Publie Et verbum caro factum est.

  • - : 25 mars, Domicilié 22 rue des Macchabées dans un domicile annexe à celui d’Eugènie Bricaud,  il est arrêté vers 19 heures 45 par la Milice, bras armé du M.N.A.T. (Mouvement-National-Anti- Terroristes). Ce fait semble contestable, l’identification n’ayant pas été probante, des inconnus se présentant comme fonctionnaires de police mais incapables de présenter des papiers. Mais le témoignage de Madame Bricaud relève des « membres de la Police Politique de Vichy, travaillant de concert avec la Gestapo » et fait état d’un « sous-officier allemand parmi-eux » (Selon Robert Ambelain).

 

« Nous lui donnons pardessus et cache-col et nous l’avons embrassé toutes deux (Eugénie Bricaud et une amie). Il m’a bien regardé, tout pâle, tout triste. On le fit monter en voiture. Les deux voitures partirent tous feux éteints dans la direction de la Descente des Chouans ».

 

 

Le corps de Constant Chevillon est trouvé dans un fossé, vers 22 heures 45, à La Montée des Clochettes, commune de Saint-Fons. Appelons une dernière fois le témoignage émouvant d’Eugénie pour – mieux que nous saurions le faire –  un dernier hommage :

 

«  Mon malheureux ami, malgré une forte ecchymose à la joue gauche, était reconnaissable, les yeux clos. Je l’avais fait vêtir. La bière capitonnée de satin violet, un coussin sous la tête, j’examinais le pauvre supplicié avant de le voiler de lin ; je laissais ma main sur son front glacé en priant. Je mis une fleur rouge sur son cœur, et un rouleau de parchemin où j’avais relaté tout ce qui s’était passé et les titres du défunt. Ma main resta encore un peu sur ce front qui avait contenu tant de belles pensées et je donnais l’ordre de refermer sur lui, pour toujours, le cercueil ».

 

Il n’est pas inutile en cette période trouble que nous devons êtres vigilants, la montée de l’intolérance, et notre incapacité à y mettre fin, est propice à répandre un climat ou la peur et la stigmatisation, alliée à la théorie du complot permanent, constituent le terreau favorable au développement des extrémismes de tous bords.

 

JFG

 

Sources : Panorama de l’Ordre Maçonnique et Blog Réflexions sur Trois Points :rflexionssurtroispoints.blogspot.fr

ATOUM

ATOUM

"Salut, Atoum !

Salut à toi qui t'es créé toi-même !

Dés que tu surgis, tu fus appelé la Haute Colline,

et l'on te donna le nom de "Celui qui devient"

Quand tu apparus, ô Atoum, surgi comme une haute colline,

tu resplendissais comme la pierre Benben dans le temple du Phénix à Héliopolis.     

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Publié le par jean françois
Samekh

Samekh

 

ARCANE XV : La Tempérance = Samekh

 

Le Symbolisme :

 

Au centre, le cercle barré symbolise le sel qui résulte de l’interaction des Deux en Un.

Le signe de JUPITER, symbole de la modération, figure dans le cercle. L’ensemble est situé au centre du Quaternaire dynamique Latéralement, de part et d’autre, les deux triangles, l’un évolutif, l’autre involutif se neutralisent pour créer l’harmonie.

De même pour le triangle du bas par rapport à celui d’en haut. Ces triangles sont aussi symboles de FEU et EAU.

 

Samekh, le bouclier de lumière c’est l’amour qui offre et ne demande rien, c’est l’amour Agapae. Cette lettre ronde est le signe de la protection divine. Le lâcher prise, sortir de l’inquiétude. Samekh, est aussi le symbole de l’arc en ciel, c’est le Sagittaire symbole de l’arc en ciel après le déluge, l’alliance avec Dieu.

Cette lettre qui siffle entre nos dents, nous indique le chemin  de la tempérance, qui passe par la persévérance.

La valeur de Samekh est 60, les 60 siècles, les 60 coudées du temple. Samekh est la protection : « Voici le lit de Salomon : 60 braves parmi les braves d’Israël l’entourent. Tous épris du glaive éduqués à la guerre, chacun son glaive sur la hanche. Car la terreur est dans les nuits. » Cantique des Cantiques.

A noter également que les triangles inversés nous rappellent le 15 et la table d’émeraude, ce qui est en haut est comme ce qui est en bas.

 

Sur le plan de l’Initié :

 

Il harmonise en lui toutes ses forces positives et négatives, pour tendre à la neutralisation de tout son être, à la recherche de l’androgynie originelle, afin que son corps ne soit plus un obstacle à sa tendance spirituelle.

 

Quant au profane :

 

Sa modération l’entraîne à un état de chasteté, par le frein mis volontairement à l’expression de ses désirs sexuels.

Par ailleurs il sait intuitivement combiner les forces matérielles pour trouver une voie du milieu, juste et équitable.

 

 

Mais, appartenant au monde d’en bas et dans son ignorance , il manipule maladroitement des énergies qui lui échappent et qui créent une insatisfaction en lui, pouvant à tout instant renverser la situation.

Cette modération et cette vertu apparente finiront par n’être qu’un jeu cachant un être rempli de phantasmes les plus divers, et qui ne seront en fait que la vengeance des forces animales enfermées dans la cage de l’esprit et non réellement maîtrisées.

 

Synthèse :

 

Modération, sexualité peu exigeante, désirs peu marqués. La tempérance harmonise les excès que peuvent suggérer les autres cartes qui lui sont associées. En (-), tendance très nette à agir à l’excès aussi bien en positif qu’en négatif.

 

JFG

 

Source et Etiquette : en italique En quête de la Parole Perdue Éditions Télètes.

TAROT DIVINATOIRE
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INFOS !! INFOS !! INFOS !!

Rendez-vous maçonniques de Blois : un succès inattendu

La Halle aux grains n'a pas désempli de tout le week-end.

Les organisateurs n’auraient jamais osé parier sur un tel succès. La première édition des Rendez-vous maçonniques a attiré 2.000 visiteurs, initiés ou pas.

Les visiteurs se sont rués tout le week-end à la Halle aux grains qui accueillait la première édition des Rendez-vous maçonniques. Un succès qui a étonné jusqu'aux organisateurs eux-mêmes. Jamais ils n'auraient osé parier sur un tel engouement.

Présidente de l'association Culture et patrimoine maçonnique, Nelly Besnard se félicite bien évidemment de cette réussite qu'elle attribue en premier lieu à la qualité des intervenants.

« On a effectivement sous-estimé la fréquentation. Je misais sur 750 personnes sur deux jours, on a fait quasiment trois fois plus ! On a même dû refuser du monde à plusieurs conférences. »

L'un des objectifs affichés par les organisateurs était de « démystifier la franc-maçonnerie ». Nelly Besnard a-t-elle le sentiment d'y être parvenue ? « Je pense que oui. A titre personnel, ma mère a appris en lisant le journal que j'étais franc-maçonne. Elle est venue à ces Rendez-vous et ce qu'elle a entendu l'a rassurée. Il y a tellement de jugements négatifs qui circulent sur nous. Moi aussi j'étais réticente à accepter le dévoilement. J'avais peur que mes amis ne s'imaginent que je faisais partie d'une secte. Et en fin de compte, je n'ai eu aucune réaction négative. »

Même si les initiés ont représenté environ trois-quarts des visiteurs, ces Rendez-vous ont permis d'atteindre le but recherché : parler de la franc-maçonnerie en toute liberté et sans a priori. « On a pu fédérer plusieurs obédiences » se réjouit Nelly Besnard qui reconnaît toutefois que la manifestation n'a pas fait l'unanimité chez les frères et les sœurs. « Certains étaient clairement réfractaires à ce que la franc-maçonnerie s'affiche publiquement. Ils ont dit qu'ils ne viendraient pas mais c'est leur droit. »

De ces deux journées très riches en débats, la présidente retient la conférence inaugurale consacrée aux empires, une autre intitulée « Pourquoi et comment devenir franc-maçon ? » et celle de clôture « La franc-maçonnerie d'aujourd'hui et de demain. » « On a beaucoup partagé et échangé » souligne-t-elle avant de donner rendez-vous l'année prochaine.

Henri Brissot

 

Source :la République du Centre.

TAROT INITIATIQUE - ARCANE -XV - Samekh

Gémissons ! Gémissons !

 

L’astronaute Edgar D. Mitchell, né le 17 septembre 1930, membre de l’expédition Apollo 14 est mort le 4 février 2016 en Floride

Il était franc-maçon, membre de la « Artesia Lodge » No. 28 à Artesia, Nouveau-Mexique.

Le 31 janvier 1971, il réalise un unique vol à bord d’Apollo 14 qui s’est posé sur le cratère Fra Mauro le 5 février 1971.

Pilote du LEM Antares, il devient le sixième homme à marcher sur la Lune, sur les collines de Fra Mauro. Avec Alan Shepard, commandant de la mission, il réalise deux sorties extra-véhiculaires. Au cours de l’une d’elles, il lance un javelot sur la Lune, pendant que Shepard joue au golf.

Il était le 6ème homme parmi les douze hommes à avoir marché sur la Lune !

Il ne fut pas le seul franc-maçon car Buzz Aldrin, de l’expédition Appolo 11, le 20 juillet 1969, marcha également sur la Lune avec son compagnon Neil Armstrong.

 

Source : GADLU INFO WEB

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Publié le par jean françois
La Baie du Massacre Tutuila
La Baie du Massacre Tutuila
La Baie du Massacre Tutuila
La Baie du Massacre Tutuila

La Baie du Massacre Tutuila

FRANCS – MACONS DE LA MER - XVI- Lapérouse  Tutuila la Baie du Massacre.

 

L’Astrolabe et la Boussole quittèrent le Kamtchatka sans vivres frais, les salaisons se conservèrent assez bien, ce ne fût pas le cas des biscuits de soute : « Nous avons enfermé dans nos caisses les insectes qui s’y étaient logés et la chaleur les a fait se multiplier »

 

L’état des navires laissait également à désirer en particulier les cordages pourris par l’humidité.

 

Le 6 décembre après 68 jours de mer sans escale, la première des îles du groupe des Samoa est en vue. Les deux frégates mouillent devant Tutuila.

Une nuée de pirogues les entourent pour faire du troc, l’aspect des indigènes indique leur propension au combat, ils sont couverts de cicatrices. L’ambiance est tendue, néanmoins les chaloupes sont mises à la mer, il fallait absolument ravitailler les navires.

Lapérouse écrit :

« Quelle imagination ne se peindrait le bonheur dans un site aussi ravissant, un climat qui n’exigeait aucun habillement, des arbres à pain, des cocos, des bananes, des goyaves, des oranges (..), qui sans aucune culture présentaient à ces heureux habitants une nourriture saine et agréable (..). Ils étaient si riches, avaient peu de besoins qu’ils dédaignaient  nos instruments de fer, nos étoffes et ils ne voulaient que des rasades ; rassasiés de biens réels, ils ne désiraient que des inutilités »  

 

Le 10 décembre contre l’avis de Lapérouse, Langle le commandant de l’Astrolabe mets une chaloupe et un canot à la mer avec 60 hommes dans le but de reconstituer la réserve d’eau fraîche. L’enseigne de vaisseau Vajuas témoigne :

« Les insulaires se laissaient contenir par les soldats armés ; il y avait parmi eux un certain nombre de femmes et de très jeunes filles qui s’offraient à nous de la manière la plus indécente, et dont les avances ne furent pas universellement rejetées »

 

Au moment de partir la baie manquait d’eau, le temps passant l’atmosphère devint pesante. Les Samoans commencèrent à jeter des pierres sur les marins. Langle tira un coup de feu, il tomba ensuite le premier, puis dix matelots perdirent la vie ; Se fût la fuite à la nage dans la panique.

Vajuas témoigne encore :

« Il est impossible d’exprimer la sensation que ce funeste événement causa sur les deux frégates ; la mort de Monsieur de Langle, qui avait la confiance et l’amitié de son équipage, mit à bord de l’Astrolabe tout le monde au désespoir(..). L’affliction généralequi régna à bord est le plus éloge funèbre qu’on puisse faire du capitaine »

 

Lapérouse décida que les deux frégates ne s’arrêteraient plus avant Botany Bay. Lapérouse malgré la perte d’un ami poursuivit sa mission.

Les habitants des premières îles Tonga ressemblaient aux Samoans, Lapérouse qui n’avait guère de goût pour le régime féodal, veilla néanmoins à la sureté de ses marins.

 

Il semble cependant que les Français n’eurent pas vraiment à redouter les habitants de ces îles bien nommées îles des Amis.                                                                                                                                                    

 

A la suite de ce massacre la vision du  « Sauvage » de Lapérouse se modifia.

« Les navigateurs modernes n’ont pour objet, en décrivant les mœurs des peuples nouveaux, que de compléter l’histoire de l’homme »

 

Ainsi le but de Lapérouse s’apparente plus à un travail anthropologique de Cook qu’à la quête philosophique de Bougainville.

 

En effet Bougainville cherchait à discerner dans les sociétés polynésiennes  l’image de l’âge d’or originel, une remontée vers l’Adam pur.

Cook quant à lui n’émettait pas d’avis philosophiques ou moraux, il n’essayait pas de rattacher ces indigènes à l’Europe des Lumières.

 

L’intérêt de Lapérouse pour ces sociétés indigènes, se réfère aux philosophes par le biais des progrès des connaissances qu’il vise, par son désir de répandre la civilisation, posture que certains qualifieront de colonialiste. Mais Lapérouse semblait de bonne foi ne vouloir que le bonheur des hommes. Néanmoins il n’était pas dans la recherche d’un homme passé qui serait pur, comme Bougainville encore moins comme Jean-Jacques Rousseau dans la croyance du bon sauvage, et la condamnation de la civilisation.

 

Lapérouse s’efforce simplement de pratiquer la bienfaisance à cet égard il a une attitude Maçonnique.

Mais Lapérouse fut marqué par le massacre de son De Langle, sans ébranler totalement ses certitudes, contre le régime féodal et pour un régime d’égalité issu des Lumières. Le germe du doute, de l’amertume, de la méfiance le gagna. Ce massacre de Tutuila marqua d’un changement radical sa vision pour la suite du voyage.

 

A suivre l’ultime étape à Botany Bay…. 

JFG

 

Source Etiquette : Lapérouse Voyage autour du Monde Editions de Conti.

 

FRANCS - MACONS DE LA MER- XVI - Lapérouse La Baie du Massacre

 

Un Franc-Maçon de la Mer.

 

Yves –Joseph Kerguelen de Tremarec  (1734-1797) Né au Manoir familial de Landudal, c’est un personnage haut en couleur, aventurier, savant frondeur, pur produit du siècle des Lumières. Il participe à la guerre de sept ans aux Antilles. Dix ans plus tard il part pour l’océan indien, pour un voyage scientifique au cours duquel il découvrit l’île qui porte son nom. Son comportement avec ses officiers, le fait qu’il embarqua à bord une jeune Louison et quelques pratiques commerciales douteuses lui valurent à retour à Brest un passage devant le conseil de guerre. Il fut emprisonné au Château de Saumur, libéré en 1778, il reprit la guerre de course à bord de la Comtesse de Brionne et du Liber Navigator, prisonnier par les Anglais, il s’engage ensuite dans la garde nationale de Quimper au début de la révolution. Réintégré dans la Royale en 1793, adjoint au ministre de la Marine, il prend part au combat de Groix en 1795 il décède à Paris le 4 mars 1797.

Il avait été initié à Quimper vers 1773 dans la Loge « La Parfaite Union de Quimper ». Sa signature apparaît sur le règlement de la Loge.

 

Source : Dictionnaire des Marins Francs-Maçons Loge de recherche Lapérouse Editions SPM Kronos. 

FRANCS - MACONS DE LA MER- XVI - Lapérouse La Baie du Massacre
FRANCS - MACONS DE LA MER- XVI - Lapérouse La Baie du Massacre

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