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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
FRANC-MAÇONNERIE MAGAZINE N°53

LES JÉSUITES, LE PAPE ET LES FRANCS-MAÇONS

C'est le thème central de ce nouveau numéro de FM MAGAZINE, si l'article de Jean-Moïse Braitberg présente un intérêt historique il surfe néanmoins de manière un peu trop facile sur la théorie du complot. Je retiendrais néanmoins la partie société : "Quand Francs-Maçons et jésuites dialoguaient sous Vichy.``

Plus loin Page 26 du Magazine Francis Moray nous donne un article au titre provocateur 

"Des Jésuites bretons aux sources de la maçonnerie française ?"

Françis Moray s'appuie sur le fait que l'éducation dispensée à l'époque par l'église catholique et la foi chrétienne répandue en Bretagne en particulier par les jésuites ils seraient de ce fait les inspirateurs de la Franc-Maçonnerie en Bretagne, l'amalgame me semble un peu facile.Les similitudes de quelques valeurs communes sont réelles mais insuffisantes à une telle démonstration, mêmes si les jésuites peuvent apparaître comme des modernistes.

De même la référence à l'ouvrage d'André Kervella qui met en Lumière l'émergence de la Franc-Maçonnerie en France avec comme porte d'entrée la Bretagne, je n'ai pas vu dans ce livre l'influence des Jésuites mais simplement le commerce maritime et les conflits qui ont favorisés "les échanges " entre l'Angleterre et la Bretagne.

JF.

PS : Je vous parlerais plus tard d'un célèbre jésuite Breton Jean Daniélou.

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Publié le par jean françois
RECENSION : LES FRANCS-MAÇONS ET LE POUVOIR
RECENSION : LES FRANCS-MAÇONS ET LE POUVOIR.

 

Il ne s’agit pas d’un marronnier de plus, mais d’un ouvrage ou le Profane comme l’initié trouvera les réponses claires à ses interrogations sur les relations entre le « pouvoir » et les Frères. Emmanuel Pierrat le célèbre avocat qui n’hésite pas a s’engager souvent à contre courant pour les causes qu’il croit justes. Nous donne ici un ouvrage synthétique, clair si les références historiques sont présentes il ne s’agit pas d’un livre d’histoire, mais le livre de l’histoire entre les Francs-Maçons résolument engagés derrière la devise Républicaine et Maçonnique Liberté, Egalité, Fraternité. Emmanuel Pierrat témoigne de la volonté de faire descendre cette devise des frontons de nos bâtiments dans la société et le cœur des hommes. Témoin mais surtout acteur, conservant sa capacité de veiller, de s’indigner, mais aussi d’agir le Franc-Maçon veut prendre sa part dans la construction du vivre ensemble et quand l’hiver s’annonce froid et sombre, les Lumières de la Franc-Maçonnerie sont bien utiles.

 

Puiser dans l’histoire et la Tradition les valeurs intemporelles pour les transmettre aux jeunes générations, Emmanuel Pierrat combattant pour la Liberté qui ne peut se concevoir sans la Fraternité. C’est avec l’aide des Lumières du passé qu’Emmanuel Pierrat nous propose d’avancer.

 

Dans cet ouvrage : la guerre d’Indépendance américaine, les droits de l’homme, l’abolition des privilèges, la commune, Jules Ferry, mais aussi l’antimaçonnisme de la dernière guerre.

 

Une lecture particulièrement recommandée pour nos jeunes afin de mettre un terme aux théories du complot, combattre l’ignorance pour faire jaillir la source de la vérité, c’est aussi l’ambition de ce livre.

 

JF.

 

FNAC.

 

De l'Ancien Régime à aujourd'hui, entrez dans l'histoire secrète et fluctuante de la sphère d'influence de la franc-maçonnerie sur la marche du monde en général, et le pouvoir politique en particulier. Depuis les premiers rois initiés et la Loge des petits appartements aux Présidents de la Cinquième République, les francs-maçons ont pesé dans l'histoire et l'évolution de notre société, dans l'ombre ou la lumière, et ont influé sur de nombreuses et importantes décisions.Emmanuel Pierrat, avocat et écrivain, est conservateur du musée du Barreau à Paris. Il a publié de nombreux livres à caractère historique sur la censure, les mœurs, la justice et la franc-maçonnerie, notamment Les Francs-maçons sous l’Occupation, entre résistance et collaboration (Albin Michel), Ce que la France doit aux francs-maçons et Dieu, les religions et les Francs-maçons (First).

 

NOTE DE L’ÉDITEUR :

 

L’histoire de la relation toujours complexe et parfois fantasmée des Francs-Maçons avec le pouvoir.

 

Depuis les premiers rois initiés et la Loge des petits appartements aux plus hautes sphères du pouvoir de la cinquième République, les Francs-Maçons ont pesé dans l’évolution de notre société, dans l’ombre ou la lumière, et on influé sur nombre de décisions importantes dans l’histoire de notre pays.

 

Qu’il s’agisse de la proéminence de la pensée maçonnique dans la Déclaration des Droits de l’Homme, de son influence plus discrète lors des changements de régimes successifs du XIXème siècle ou de son apport à la société pendant et après les deux guerres mondiales, les combats de la Franc-Maçonnerie ont toujours été intimement liés aux grands événements de l’histoire de France, et ses personnages politiques.

 

Dans cet ouvrage, Emmanuel Pierrat vous ouvre la porte de l’histoire secrète et ambiguë de la sphère d’influence de la franc-maçonnerie sur la marche du monde en général, et sur le pouvoir politique en particulier.

 

A lire aux ÉDITIONS FIRST Collection Histoire 19 janvier 2017.
314 Pages ISBN : 978-2-7540-7051-5 . Prix : 19,95 €
RECENSION : LES FRANCS-MAÇONS ET LE POUVOIR
L’AUTEUR- Emmanuel Pierrat.

 

Emmanuel Pierrat (né le 23 août 19681 à Nogent-sur-Marne2) est avocat au barreau de Paris, spécialisé dans le droit de l'édition, membre du Conseil national des barreaux3, ancien membre du conseil de l'ordre, ainsi que conservateur du musée du Barreau de Paris. Il est aussi éditeur, romancier, traducteur4, essayiste4 et a été conseiller municipal du 6e arrondissement de Paris de 2008 à 2014.

Il est franc-maçon depuis le début des années 2000, membre de la loge Montmorency-Luxembourg du Grand Orient de France et, comme il le déclare dans le documentaire de 2014 Mes questions sur la franc-maçonnerie de Serge Moati et Alice Cohen, « j'ai besoin d'aller en loge chaque semaine. »

 

Ses Livres sur la Franc-Maçonnerie.

 

  • 2009 : Le Paris des francs-maçons, Paris, avec Laurent Kupferman, Le Cherche Midi, coll. « Documents », 178 p. (ISBN 978-235729001-3, présentation en ligne [archive])
  • 2011 : Les Grands Textes de la franc-maçonnerie décryptés, Paris, en collaboration avec Laurent Kupferman, First, 482 p. (ISBN 978-2-7540-1982-8)
  • 2012 : Ce que la France doit aux francs-maçons, Paris, en collaboration avec Laurent Kupferman, First, 284 p. (ISBN 978-2-7540-3221-6)
  • 2013 : Les Secrets de la franc-maçonnerie, Paris, La Librairie Vuibert, 226 p. (ISBN 978-2-311-00765-7)
  • 2016 :
    • Les Franc-maçons sous l'Occupation. Entre résistance et collaboration, Paris, Albin Michel, 2016, Le Grand Livre du Mois
    • Dieu, les religions et les francs-Maçons, First

2017 : Les Francs-Maçons et la politique, First (à paraître)

 

Depuis 1996 Emmanuel Pierrat a publié :

 

  • Une quinzaine de Fictions et Récits.
  • Trente un Essais.
  • Vingt un Livres d’art.
  • Huit ouvrages Juridiques.
  • Plusieurs traductions dont Jérôme K Jérôme, Rabindranath Tagore, John Cleland.

 

Source : WIKIPEDIA.

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Publié le par jean françois
ENVERGURE
ENVERGURE

 

Le texte qui suit nous interroge sur notre envergure, le marin sait arranger les voiles sur le ou les mâts de son bateau, il connaît l’importance de l’envergure.

L’homme d’envergure se caractérise par l’ampleur de son intelligence et surtout par son ouverture d’esprit, le Franc-Maçon qui tente de Maîtriser ses passions, symboliquement positionne le compas avec l’équerre de manière différente au fur et à mesure de sa progression initiatique. Le compas qui s’ouvre symbolise aussi sa capacité à développer son envergure initiatique.

Se régénérer, pour retrouver notre nature originelle est un acte alchimique d’envergure, remonter à la source à l’Adam androgyne, est un chemin d’envergure.

A l’heure ou nous cherchons d’ou nous venons, notre astronaute homme d’envergure nous observe et observe notre terre qu’il trouve bien belle à nous d’avoir assez d’envergure pour la protéger.

 

JF.

ENVERGURE
Sommes-nous dignes de l'univers?

 

Je vous propose un exercice en envergure. Comme on ferait un exercice en anglais ou en mathématiques. Pourquoi? Afin de nous habituer à penser, à voir et surtout à nous comporter, dans la vie de tous les jours, avec une certaine envergure. Car la question qui me hante depuis quelque temps est la suivante : sommes-nous dignes de l’univers?
 

 

Non pas que je sois fâché avec le genre humain. Il n’y a pas si longtemps, nous marchions à quatre pattes. Mais sommes-nous à la hauteur de tout ce qui est advenu depuis le big bang qui se serait produit il y a quelque 10 à 20 milliards d’années? Expérience dont nous serions, pour autant que l’on sache, le fleuron, le nec plus ultra, l’aboutissement – provisoire, il est vrai...

 

Quand on pense à tout le mal que l’évolution s’est donné pour aboutir à nous! Il me semble que le moment est venu de faire par nous-mêmes un effort pour nous redresser encore davantage, pour lever le regard. D’où cet exercice en envergure. Et d’où cette question provocante : sommes-nous dignes de l’univers?

 

Un observateur qui aurait été le témoin de l’évolution au cours de ces milliards d’années éprouverait-il, en nous regardant fonctionner, le sentiment d’un triomphe ou d’un échec? Ou pire encore : éprouverait-il le sentiment qu’une erreur s’est produite quelque part et qu’à tout prendre, il vaudrait peut-être mieux que l’univers se contracte pour éventuellement recommencer à neuf le processus de l’évolution? Autrement dit, effacer et recommencer.

 

Ces réflexions moroses sont l’effet d’une lecture que je me suis imposée ces derniers temps, comme exercice d’envergure précisément. Il s’agit de l’excellente traduction française d’un ouvrage de Stephen Hawking, universellement reconnu comme un des plus grands cosmologistes de notre époque et l’un des plus brillants physiciens depuis Einstein : Une brève histoire du temps, du big bang aux trous noirs, (Éd. Flammarion) le premier livre qu’il ait décidé d’écrire pour le non-spécialiste. Je dois pourtant reconnaître que je n’y ai pratiquement rien compris! Ce fut plutôt pour moi une immersion dans l’inconnu qui, malgré tout, m’a fait l’effet d’un exercice en envergure. J’y ai trouvé, entre autres, le nombre le plus important qu’il m’ait été donné de découvrir jusqu’ici : " Il y a quelque chose comme 100 millions de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards (un 1 suivi de 80 zéros) de particules dans la région de l’univers que nous pouvons observer ". Je me propose de soumettre ce nombre pour le Livre des records Guinness. L’amplitude du propos est d’autant plus écrasante, me semble-t-il, que Hawking est lui-même un homme tragiquement éprouvé dans son corps : atteint d’une maladie neuromotrice incurable (la maladie de Lou Gehrig), il n’a que peu de temps à vivre (comme nous tous mais lui, il en est conscient) et se déplace – difficilement – en fauteuil roulant. De plus, ayant attrapé une pneumonie qui a entraîné des complications, il a dû subir une trachéotomie qui lui a enlevé la capacité locutoire et, depuis, il s’exprime à l’aide d’un synthétiseur.

 

Et c’est ainsi que cet être difforme, considéré comme un des plus grands cerveaux du monde, lorsqu’il n’est pas à l’université Cambridge (Angleterre) où il occupe la chaire de mathématiques (qui fut à un moment celle de Newton) se déplace à travers le monde, d’un congrès scientifique à un autre, prononçant des conférences, donnant des cours, accordant des interviews... Étrange mutant qui poursuit dans le temps qui lui reste à vivre la recherche d’une théorie unitaire combinant et unifiant la relativité générale et la mécanique quantique... Quand je vous dis que je n’ai rien compris! " Pourtant, écrit Hawking, s’il existe vraiment une théorie complètement unifiée, elle devrait aussi vraisemblablement déterminer nos actions. " Cette phrase donne à penser. Je dirais même à... songer!

 

Au milieu d’un univers en expansion, à bord du vaisseau spatial Terre, parmi les galaxies – la nôtre n’étant que l’une des centaines de milliards de galaxies que montrent les télescopes modernes, chaque galaxie contenant elle-même quelques centaines de milliards d’étoiles – nous sommes quelque part entre l’origine et le destin de l’univers, à nous demander si le principe anthropique est fondé, selon lequel l’évolution n’a de sens que si elle devait permettre le développement d’une forme de vie intelligente, consciente d’elle-même et de l’univers, faute de quoi il ne se trouverait personne pour en admirer la beauté, l’immensité, l’envergure!

 

Au milieu de nos ratés, de nos conflits, de nos guerres, de nos contradictions, de nos intolérances, de nos mesquineries, nous sommes à nous demander si un jour ou l’autre l’homme parviendra à se redresser vraiment afin de participer pleinement à l’univers. D’où cet exercice en envergure.

Texte d'un auteur Anonyme transmis par Claudius

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Publié le par jean françois
PRODOMIE ?

En cette fin de semaine et ce début d’année pour que les ouvriers soient contents et satisfaits, je veux vous faire tirer profit d’un bel article historique transmis par Théodore Neville qui contribua au lancement de ce Blog en 2015 par une série d’articles tirés de son Dictionnaire de l’inutile.

 

C’est une belle page d’histoire qui peut nourrir notre réflexion sur nos rapports humains dans notre société, et qui démontre s’il en était encore besoin que le moyen âge n’était pas cette période décrite comme sombre dans nos anciens livres d’histoire.  Et qu'il existe bien une chevalerie de l'esprit dont les Francs-Maçons se veulent les héritiers. L’allusion à Christine de Pisan parlera à nos Frères de la GLNF.

 

Les belles qualités humaines sont intemporelles, nos anciens avaient le sens de la mesure, le respect, la tempérance, jusqu’au sacrifice pour autrui et le bien de la communauté. C’est un beau message d’amour fraternel en ce début d’année, et une source d’inspiration pour nos spécialistes en ressources humaines et nos conseillers prud’homaux.

 

JF.

 

Source : Savoirs d’histoire : « La Prodomie à travers les siècles » savoirsdhistoire.wordpress.com

PRODOMIE ?
Prodomie, mais que diable peut bien signifier ce mot à la consonance si… familière? Hier encore je n’en savais fichtre rien, non plus que vous, et si nul ne le sait c’est parce que le mot a aujourd’hui totalement disparu de nos dictionnaires. Pourtant, ce charmant trisyllabe qui plonge ses racines dans le lexique moral et politique du Moyen Âge courtois y tenait une place fondamentale! Alors ne restons pas dans l’inscience une minute de plus et parlons bien, parlons preux.

En effet, composé de l’adjectif prozqui signifie preux, le mot prodomie fait à l’origine référence à la vaillance guerrière. La proz, c’est la prouesse, cette qualité qui exige «force, courage, esprit de sacrifice» et qui, dans la littérature médiévale, est placée au sommet de la hiérarchie des valeurs morales.

 

Ainsi, dans les épopées et les romans de chevalerie les vertus de la prodomie sont louées et érigées en modèles à imiter —en exempla— à travers les aventures de personnages héroïques. C’est le cas dans la très fameuse Chanson de Roland (XIe siècle), l’un de nos plus anciens poèmes épiques. Roland y incarne le chevalier idéal, faisant preuve de loyauté, de fidélité et d’un dévouement sans faille envers son roi Charlemagne. Il est prêt, à tout moment, à donner sa vie sans rechigner aux côtés de ses compagnons, les preux de France. Dans cet univers chevaleresque marqué par le sceau de la chrétienté et où la religion tient un rôle de ciment social, le prodome se doit aussi —bien évidemment— d’être un bon chrétien, un homme pieux et charitable. Apparaissent alors les «chansons de preudomie», véritables hymnes célébrant la foi et la bravoure de ceux qui ont pris part aux Croisades (ces gros pandours qui, sauf votre respect, n’étaient pourtant pas des enfants de chœur!). Bref. Toujours est-il que ces récits épiques créent et immortalisent le mythe du chevalier courtois idéal et pour la jeunesse lettrée d’alors, les princes de l’époque féodale, le message est des plus clair: pour devenir un véritable héros d’épopée les seules qualités martiales ne suffisent pas, il faut savoir allier hardiesse au combat et sagesse. Il faut être à la fois preux et courtois —un vrai gentleman— ou, dans le vocabulaire de l’époque, un parfait sigisbée.

Un siècle plus tard, au XIIe siècle, dans le Conte du Graal de Chrétien de Troyes, la prodomie est incarnée à travers les personnages de la chevalerie nouvelle, celle qui «lutte contre les forces du mal qui discréditent la féodalité en troublant l’ordre qu’elle s’est donné». Elle apparaît sous les traits d’Yvain, le chevalier au lion, celui qui «rend meilleurs tous ses compagnons» [en plus ça rime]. De même pour Perceval qui, après être entré dans le monde des hommes grâce à son initiation à la chevalerie, retourne pieusement prendre soin de sa pauvre vieille mère qu’il avait lâchement délaissée. Comme par enchantement, la prodomie a fait de lui un homme accompli! Dans ce Moyen Âge qui a horreur de la démesure —car la démesure, c’est diableries!— le bon chevalier se doit d’observer scrupuleusement les quatre vertus cardinales (tempérance, prudence, justice et force) ce qui passe par une totale maîtrise de soi, on appelle cela la virtù.

Dans la littérature et les mœurs du XVe siècle, la prodomie apparaît encore et toujours comme la vertu personnelle par excellence. Dans le Livre des fais et bonnes Meurs du sage Roy Charles V, Christine de Pisan présente le preudome comme «l’homme de grande maturité, remarqué pour son comportement et sa sagesse, qui possède à un degré d’excellence les qualités de piété, de bonté, de courage, de sagesse et d’intelligence». Dans son œuvre, Christine de Pisan rappelle combien cette moralité irréprochable est nécessaire à la vertu politique du bon prince qui a le devoir de gouverner par la douceur et la modération en concentrant ses efforts sur le bien public. Il en est de même pour tout magistrat, tout homme de loi, enfin tout personnage occupant des fonctions publiques et intervenant dans la vie politique et juridique. Dans les villes, villages et à l’échelle du pays, on attend de ces derniers qu’ils soient de bonnes gens, dignes de confiance et jouissant d’une bonne réputation, d’une bonne fame comme on dit alors, ce qui n’a strictement rien à voir avec leur donzelle mais bien avec leur renommée. D’ailleurs l’expression «donner des conseils de bonne fame» signifie donner de bons conseils et non pas rapporter ceux de la commère du coin. Ainsi donc, la bonne fame est une des caractéristiques primordiales du bonhomme… j’espère que vous suivez.

À partir de la Renaissance, la preudhomie (ou prud’homie) prend place au cœur des valeurs humanistes. Au passage, elle s’émancipe de la pensée religieuse, de la vieille scolastique héritée du Moyen Âge. L’honnête homme se veut digne et honorable pour lui-même, non point pour plaire au Père éternel. Ainsi, selon Montaigne, la prud’homie est «née en nous de ses propres racines par la semence de la raison universelle emprunte en tout homme» (Essais, De la physionomie, III.12). Pour notre Périgourdin national, plus besoin d’être élu de Dieu, prince ou chevalier pour être prud’home, on a ça dans le sang! À présent dissociée de la souveraineté et des fonctions de justice, et émancipée de la religion, la prud’homie s’étend à toutes les couches de la société comme une qualité morale sans éclat qui se pratique au quotidien, une sorte de bienveillance dont tout bon humaniste doit faire preuve. Elle se révèle à travers la modestie, la discrétion, l’honnêteté… La classe absolue.

Du coup, quand le brave homme du peuple, plein de prodomie et de bonnes intentions, se veut plus prud’home que le roi, cela peut donner des situations assez plaisantes comme en témoigne cette lettre de démission de François Miron, célèbre prévôt des marchands de Paris, adressée à son roi Henri IV qui vient de lui confier l’aménagement de la place Dauphine en lui mandant expressément d’exclure toute habitation destinée aux artisans pour ne laisser s’installer que des bourgeois et des commerçants: «Cher Sire, permettez que je me retire. En jurant fidélité au roi, j’ai promis de soutenir la royauté. Or, Votre Majesté me commande un acte pernicieux à la royauté. Je refuse. Je le répète à mon cher Maître et Souverain bien-aimé. C’est une malheureuse idée que de bâtir des quartiers à usage exclusif d’artisans et ouvriers. Dans une capitale où se trouve le souverain, il ne faut pas que les petits soient d’un côté et les gros et dodus de l’autre. C’est beaucoup mieux et sûrement, quand tout est mélangé. […] Je ne veux pas, Sire, être le complice de cette mesure». Et vlan! Je rappelle que le crime de lèse-majesté est alors en usage et que l’inobédience au roi peut coûter cher. Mais contre toute attente Henri IV lui répondra: «Compère, vous êtes vif comme un hanneton, mais à la fin du compte un brave et loyal sujet. Soyez content, on fera vos volontés, et le Roi de France ira longtemps à votre belle école de sagesse et de prud’homie. Je vous attends à souper, et vous embrasse. ». Si ce n’est pas beau! Et ce bon Miron qui rafle en prime une royale invitation à dîner! Alors, qu’y a-t-il de plus puissant que la prodomie, je vous le demande?

 

Aussi quelle ne fut pas ma stupeur de découvrir, à la fin du XVIIIe siècle, le déclin et l’agonie de la belle notion de prodomie, celle-ci prenant une connotation surannée puis un sens défavorable. Si en 1806 le terme reprend du service lorsqu’est institué, sous Napoléon 1er, la juridiction prud’homale afin de régler les différends d’ordre professionnel entre bourgeois et prolétaires, il perd dans le même temps sa fonction de valeur morale. L’une des dernières apparitions du mot, dans un dictionnaire de 1770, rapporte qu’il «signifiait autrefois homme sage, prudent, expérimenté. Maintenant on ne le dit qu’odieusement en parlant d’un vieillard qui vit à l’ancienne mode». C’est trop navrant et je ne saurais l’expliquer, mais comme les modes sont cycliques et reviennent toujours à un moment donné au goût du jour, je ne désespère point et vous souhaite pour 2017 paix, amour et prodomie!

Yvain le Chevalier au Lion

Yvain le Chevalier au Lion

PRODOMIE ?

 

les « Journées Arts Maçonniques, paroles et musiques retrouvées » les samedi 28 et dimanche 29 janvier prochain dans l’Hôtel de la Grande Loge de France, 8 rue Puteaux à Paris

Samedi 28 Janvier 2017

10h30-11h30

1 – Les arts comme langage initiatique. Conférence-Débat : Laurent Robert.

2 – Hommage à Gérard Berliner. Sur des textes de Patrick Carré dits par Gérard Berliner.

3 – « Bartholdi, le sculpteur qui éclaira le monde », Film. Réalisation Dominique Eloudy.

11h45 -12h45

4 – Hommage au poète Jean-Pierre Rosnay – Présentation par Jean-Luc Maxence, poèmes dits par Danny-Marc, Bernard Cousin et Marcelle Rosnay.

5 – Les grands textes de la Franc- Maçonnerie – Conférence- Débat. Raphael Aurillac.

6 – « Jam-session » Concert de Jazz : avec Raphaël Ducasse, François Morin, Benjamin Pras.

12h45 – 14h 30 : Pause-déjeuner – Restauration sur place

14h30 – 15h30

7 – « L’être zodiacal » – Concert de chansons de et par Jean-Philippe Ancelle.

8 – « Jazz, une affaire d’initiés ». Conférence-concert de Raphael Imbert.

9 – « La jeune fille et la mort ». Théâtre. Ariel Dorfman. Adaptation et mise en scène de Massimiliano Verardi. Avec Philippe Pierrard, France Renard, Luc Baboulene.

15h45 – 16h45

10 – Conférence-débat : La musique maçonnique, du 18 ième siècle à nos jours – Jean- Pierre Thomas.

11 – « De midi à minuit » Poèmes de Jacques Viallebesset dits par Jean-Philippe Ancelle, Bernard Cousin, Geneviève Taillade. Présentation : Jean-Luc Maxence.

12 – « Trois gouttes de chant ». Récital de chansons de et par Gérard Chambre.

17h – 18h

13 – Chansons maçonniques et compagnonniques du 19iè siècle. Benoit Riou

14 – « Fémina liber ». Lecture-spectacle avec Céline Duhamel, Nathalie Mann, Maïté Monceau, Elsa Saladin

15 – Quatuor Enesco. Mozart : Divertimento en Ré majeur. .Haydn :Quatuor :op.76 nr 2. Mozart : Petite musique de nuit. Christian Bodganas. Florin Szigeti. Dorel Fodoreanu. Raph Szigeti.

18h15 – 20h15

Cocktail dinatoire. Prix 15 €. Réservation : GLDF-journées-des-artsmaconniques

20h30

« Frères humains, soeurs en humanité ». Représentation théâtrale. Compagnie Théâtre de L’impossible . Prix : 15 € . Réservation : GLDF-journées-des-artsmaconniques

 

Dimanche 29 Janvier 2017

10h – 11h

16 – De l’atelier à la loge. Conférence-débat. Nathalie Kaufman.

17 – La poésie maçonnique. Conférence-Débat. Joël Gregogna.

18 – « L’épopée des initié(e)s » de Patrick Carré. Poèmes dits par Karine Carlier, Nathalie Mann, Maïté Monceau, Elsa Saladin.

11h15 -12h15

19 – « La conspiration de la tolérance 1 ». Grands textes de la Franc-maçonnerie. Présentation : Raphaêl Aurillac.

20 – « Musique et esprit maçonnique » Concert de musique. Yorgos Delphis.

21 – Performance d’artiste. Réalisation d’un tableau par Gilles Jouanny.

12h30 – 14h30 : Pause-déjeuner – Restauration sur place.

14h30 – 15h30

22 – « Les soliloques du pauvre » – Jehan Rictus. Théâtre. Adaptation de et par Serge Dekramer.

23 – « L’atelier des poètes ». Choix de Poèmes symboliques et maçonniques. Présentation : Jean-Luc Maxence.

24 – « Le cabaret de Louise ». Récital de chansons par Louise.

16h00 – 17h00

Jacques
Jacques

Jacques

HUMOUR QUOIQUE !

 

PRODOMIE ?

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Publié le par jean françois
LA RÉSILIENCE SUBSTITUT À LA FRATERNITÉ
LA RÉSILIENCE SUBSTITUT À LA FRATERNITÉ.

 

La résilience appartient au domaine de la psychologie, vous me direz il ne faut pas tout confondre et pourtant la résilience concept individuel se construit, comme la Fraternité elles ne sont pas innées.

La résilience cette capacité individuelle à faire face à un ou des drames, deviendrait t’elle un concept collectif, qui se substitut à notre Fraternité défaillante.

Certains pensent que la résilience est innée, cela ne ferait que cliver notre humanité. Ainsi ceux qui seraient capables de résilience seraient les « forts » et les autres « les faibles », qu’il faut aider. Notre société a mis en place des cellules psychologiques pour accueillir ces pseudo faibles peu aptes à la résilience, nous sommes à la limite de la psychiatrie.

La Franc-Maçonnerie a peut être un rôle à jouer avec « ses cellules de Fraternité » que sont nos Loges.

Ceux qui sont capables de résilience sont presque considérés comme des héros, ils suscitent l’admiration ces « héros de le résilience ». Face à la répétition des drames, des attentats, la résilience devient collective. Cette résilience est passée du « je » au « nous », nous serions tous subitement entrés dans ce système de résilience, nous nous modifiés psychologiquement ?

 

Si l’on observe les adolescents ces adultes en constructions, ce qui leur manque avant tout c’est de l’empathie, il ne s’agit pas de les culpabiliser par un anti jeunisme quelconque, ils sont nos enfants.

Depuis toujours l’ado se construit une estime de lui idéaliste exacerbée, mais les codes ont changés pour la plupart d’entre eux, ils rêvent dans notre société hyper médiatisée, par le culte d’une personnalité dont la forme aboutie est télévisuelle, l’ado recherche la richesse matérielle et la célébrité. Son héros est le You tubeur, sa richesse le nombre de vues, l’empathie se réduit à un chiffre, je caricature à peine.

 

L’environnement social et familial déficient dans certaines catégories sociales en lien avec l’immigration, empêche ses ados de se construire, d’être au lieu d’avoir. Ils deviennent pour exister les proies faciles des bandes organisées de toutes sortes, sont convaincus par les théories du complot et la phase ultime est la radicalisation.

 

Il faut à mon sens revenir à plus de Fraternité et comprendre que la résilience, les sentiments positifs ne peuvent êtres d’abord qu’individuel et se sont les individus qui par leur exemplarité donneront un sens collectif à la résilience. Passer de l’individuel au collectif et non du collectif à l’individuel.

Etre conscient que l’on ne peut effacer d’un trait les sentiments négatifs, ils sont pour moi un passage obligé nécessaire. La Franc-Maçonnerie initiation occidentale, nous apprend à descendre en nous même, à nous confronter avec nos zones d’ombre, de connaître les sentiments négatifs, pour les combattre. Alors nous pourrons alors pousser les portes pour conquérir la Lumière de la Vérité, cela implique des sacrifices. On parle beaucoup de reconstruction pour ces ados, apprentis de la vie. Le Franc-Maçon reconstruit aussi son temple intérieur individuellement, mais avec l’aide Fraternelle de ses Frères. La résilience individuelle ne peut pas se substituer à la Fraternité, elle est un chemin vers celle-ci, la Fraternité reste l’élan du cœur seul moyen de passer du « Je » au « nous.»

 

JF.

 

NOTE : Cet article m’a été inspiré par la lecture de plusieurs articles du Monde transmis par un lecteur du Blog C M, que je remercie.

Articles signés par : Serge Tisseron (Psychiatre membre de l’académie des technologies) et Eva Illouz (Directrice d’Études à l’École des Hautes Études Sociales de Paris.)

LA RÉSILIENCE SUBSTITUT À LA FRATERNITÉ

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Publié le par jean françois
CÉLÉBRER SON AMI, SON FRÈRE....

Célébrer son Ami son Frère, répéter ces mots magiques en ce début d'année. Penser simplement, naturellement à votre Ami, à vos Amis, à vos Frères avec ce très beau texte  chanter l'amitié.

JF.

Ce texte m'a été transmis par Rémy L T,  un Ami, un Frère, lecteur du Blog  écoutez aussi la chanson.

 

 

Amis soyez toujours

 

 

Amis soyez toujours ces veilleuses qui tremblent

Cette fièvre dans l’air comme une onde passant

Laissez fumer longtemps la cendre des paroles

Ne verrouillez jamais la porte à double tour

Je suis là cœur battant dans certains soirs d’été

A vous imaginer à vous réinventer

 

Amis soyez toujours ces voix sur l’autre rive

Qui prolongent dans moi la fête et la ferveur

Des fois vous le savez il fait encore si froid

Le voyage est si long jusqu’aux terres promises

Je suis là cœur battant dans tous les trains de nuit

Traversant comme vous tant de gares désertes

 

Amis soyez toujours l’ombre d’un bateau ivre

Ce vieux rêve têtu qui nous tenait debout

Peut-être vivrons-nous des lambeaux d’avenir

Et puis nous vieillirons comme le veut l’usage

Je suis là cœur battant à tous les carrefours

A vous tendre les mains dans l’axe du soleil…

 

Jean VASCA

1977

 

 

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Publié le par jean françois
DE L'ÉSOTÉRISME
DE L’ÉSOTÉRISME !

 

A la simple évocation de ce mot, je vois sur les visages apparaître soit un sourire narquois qui en dit long sur l’effet produit par ce mot considéré presque comme une incongruité dans notre monde contemporain ou au mieux provoque un étonnement suivi d’un intérêt pour les choses incompréhensibles. Il y a alors comme un parfum d’exotisme qui se répand, un voyage se dessine, les plus imprudents sortiront du fond de leur tiroir un jeu de Tarot poussiéreux ou un pendule soigneusement caché dans un étui noir.

 

Si le rayon de la FNAC contient quelques livres sous l’étiquette ésotérisme coincés entre les médecines naturelles et les méthodes diverses du yoga, le rayon n’est pas très vendeur. C’est souvent dans les rues obscures de nos villes que se trouvent quelques libraires téméraires qui consacrent des étagères entières à l’ésotérisme. C’est dans ses cavernes littéraires que vous rencontrerez quelques chercheurs de Lumière plongeant leurs yeux à l’intérieur de ces ouvrages pour assouvir leur soif de connaissance.

 

L’ésotérisme au XXIème siècle est ailleurs, il a choisi une autre forme de communication, celle des écrans petits et grands, ésotérisme travesti en émission scientifique sur « le paranormal » ou documentaire sur la théorie du complot, c’est bien plus vendeur coco que tes vieux grimoires !

 

Nos hebdos en mal de lecteurs ne sont pas en reste leur spécialité bien connue est le « marronnier » en période creuse le thème récurrent est la Franc-Maçonnerie et la politique avec quelques révélations d’appartenance réelle ou supposée à l’institution, le plat ainsi servi, est salé à point avec une pincée d’alchimie ou de piment Kabbalistique très prisé par une artiste en vogue et recommandé au plus grand nombre ça fait souvent le Buzz !

 

Et pourtant notre époque aurait bien besoin de faire une place plus grande à l’ésotérisme. Découvrir la joie de la recherche intérieure, la Lumière véritable, unique activée par le souffle de l’esprit. Loin des lumières artificielles surabondantes, illusoires et fugaces qui s’éteignent dans l’obscurité de la nuit.

 

Cet ésotérisme qui est une aventure vers l’intérieur de soi, un voyage vers les contrées les plus secrètes, les mieux gardées, les plus pures ou coule l’eau de la fontaine de jouvence.

L’ésotérisme ce livre qui une fois ouvert ne se referme plus et dont les pages innombrables, s’ouvre comme des portes pour dévoiler peu à peu les mystères initiatiques qui traversent l’espace et le temps.

Cet ésotérisme aux multiples traditions qui après leur éclatement se rejoignent dans une tradition unique, première, Primordiale. Cette Tradition pérenne, universelle qui réunie tout ce qui est épars ou les initiés se retrouvent individuellement et collectivement. C’est cette Tradition Primordiale de René GUÉNON qui a fortement imprégnée la Franc-Maçonnerie.

 

L’ésotérisme « Ce mot tiroir » comme le qualifie Antoine FAIVRE, peut être comparé à d’autres mots comme : Religion dans le sens religere, Sacré, Magie, Spiritualité, Mystique. Ce mot qui échappe au vulgaire à la surface des choses, aux manifestations, parle à notre intime, notre conscience, c’est la voie d’un dialogue avec notre âme. Je vois soudain les sourires narquois qui s’estompent et laissent place à la Lumière, la grande Lumière qui éclaire notre esprit.

 

JF.

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Publié le par jean françois
Hubert Reeves

Hubert Reeves

LE PFH……

 

Putain de facteur humain. Hubert Reeves le célèbre Astrophysicien vient d’être nommé Président d’honneur de l’Agence Française pour la biodiversité.

Cette agence résulte de la fusion de plusieurs organismes travaillant à la défense de notre environnement. Le rôle de l’agence est de préserver la faune, la flore et l’eau, stopper la disparition des espèces animales.

Pour cela son but est de proposer des textes de lois au vote de nos instances représentatives. C’est là qu’intervient le fameux PFH putain de facteur humain, dont les représentants sont les lobbys industriels, qui protègent les fortunes mondiales, les sociétés multinationales, le PFH n’est en réalité que le pouvoir de l’argent accumulé en détruisant notre environnement.

 

Hubert Reeves un utopiste, mais moi j’aime ceux qui transgressent, ça fait du bien de savoir que nous avons une conscience qui défend nos enfants et nos petits enfants. Faisons de notre mieux pour combattre avec lui ce PFH, puisque la Franc-Maçonnerie doit montrer par l’exemple….

 

Note : Le PFH putain de facteur humain est une expression d’origine Québécoise.

JF.

Biographie abrégée
 

Hubert Reeves, astrophysicien, B.S. Université de Montréal, 1953,

MSc McGill University 1955.

PhD, Cornell University, Ithaca N.Y., 1960.

Conseiller scientifique à la NASA Institute for Space Studies, New York, 1960-1964.

Directeur de Recherches au Centre National de la Recherche Scientifique, Paris, 1965.

Sujets de recherches au Service d’Astrophysique de Saclay : origine des éléments chimiques, origine du système solaire, origine de l’univers, astrophysique nucléaire, cosmologie.

Professeur Associé au Département de Physique de l’Université de Montréal.

Président de l’association Humanité et Biodiversité.

LE PFH....

 

En bonus je vous conseille la lecture du livre de Gilles Vigneault : « Les Gens de mon pays » dont l’introduction est de Rémy le Tallec critique musical de la Revue Chorus il est bien connu au Québec et en Bretagne pour avoir participé à l’essor et au renouveau de la musique en Bretagne sous toutes ses formes. La Préface est de Hubert Reeves. Ce livre est composé de l’ensemble des textes de ses chansons, après le bonheur d’écouter, le bonheur de lire.

 

Pour aller plus loin : sicavouschante.over-blog.com/article-chorus-vingt-ans-apres-110414722.html

 

JF.

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Publié le par jean françois
UN PAS DE PLUS VERS LA LIBERTÉ
UN PAS DE PLUS VERS LA LIBERTÉ !

Un pas de plus, un pas vers la Liberté, je vous propose la lecture de ce beau poème, suivi d’une réflexion sur la Liberté, la véritable Liberté, la Liberté intérieure conquête de notre volonté. Les paroles de vérité de Nelson Mandela sont une bonne introduction à ce poème et un pas de plus vers la Liberté intérieure, celle qui brille dans les yeux de mon Frère.

JF.

 

Un long chemin vers la liberté de Nelson Mandela

Un long chemin vers la liberté

 

« J’ai toujours su qu’au plus profond du cœur de l’homme résidaient la miséricorde et la générosité. Personne ne

naît haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de son passé, ou de sa religion.

Les gens doivent apprendre à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur enseigner aussi à aimer, car

l’amour naît plus naturellement dans le cœur de l’homme que son contraire.

Même aux pires moments de la prison, quand mes camarades et moi étions à bout, j’ai toujours aperçu une lueur

d’humanité chez un des gardiens, pendant une seconde peut-être, mais cela suffisait à me rassurer et à me

permettre de continuer.

La bonté de l’homme est une flamme qu’on peut cacher, mais qu’on ne peut jamais éteindre. Un homme qui prive

un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, il est enfermé derrière les barreaux des préjugés et de

l’étroitesse d’esprit. Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté, tout comme je ne suis

pas libre si l’on me prive de ma liberté.

L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité. Quand j’ai franchi les portes de la prison,

telle était ma mission : libérer à la fois l’opprimé et l’oppresseur. Certains disent que ce but est atteint. Mais je sais

que ce n’est pas le cas. La vérité, c’est que nous ne sommes pas encore libres ; nous avons seulement atteint la

liberté d’être libres, le droit de ne pas être opprimés.

Nous n’avons pas encore fait le dernier pas de notre voyage, nous n’avons fait que le premier sur une route plus

longue et difficile. Car être libre ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui

respecte et renforce la liberté des autres. La véritable épreuve pour notre attachement à la liberté vient de

commencer ».

 

(Nelson Mandela)

UN PAS DE PLUS VERS LA LIBERTÉ
Vu sur GADLU INFO : Un pas de Plus…..

 

Ultreïa … un pas de plus ! est un poème de ma composition !

Ultreïa (du latín ultra -au-delà- et eia, interjection évoquant un déplacement) est une expression de joie du Moyen Âge, principalement liée au pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Ce salut de ralliement des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle signifie : aller plus loin, plus haut. C’est l’expression du dépassement physique et spirituel.

 

Le Blog à ne pas manquer

www.gadlu.info.
UN PAS DE PLUS VERS LA LIBERTÉ
 
La liberté, signifie la responsabilité. C'est pourquoi la plupart des hommes la craignent.
( G.B.Shaw)
 
La liberté est-elle possible?

 

Il est étrange qu'à une époque où l'on ne parle que de liberté, on nie couramment l'existence même de cette liberté. Il est plus étrange encore que cette négation de la liberté vienne spécialement de cette science moderne qui se glorifie d'avoir proclamé le droit à toutes les libertés.

Les philosophes modernes ne se gênent pas non plus pour nier la liberté humaine. La liberté de la volonté, selon eux, n'existe tout simplement pas. L'homme n'est qu'un animal supérieur dans la chaîne des animaux. La liberté dont on parle tant n'est qu'une grande illusion. L'homme n'a pas d'âme spirituelle et immortelle, et forcément, la volonté libre n'existe pas. L'homme est un machine plus compliquée que les autres machines animales; il n'est qu'un faisceau de tissus et de nerfs, un cerveau plus développé, avec des déterminismes sociaux, familiaux et individuels qui dictent la trajectoire de la vie. Au bout de la ligne, l'être humain ne peut être responsable de ce qu'il est, car ce qu'il est et ce qu'il sera, est déjà pré-déterminé.

1. Peut-on définir la liberté ?

Il est difficile de parler de la liberté.«Quand on se demande quelle est l'essence de la liberté, on est incliné à en faire une propriété, une qualité de l'homme. Ainsi on dira: c'est un fait que l'homme est libre. Mais la liberté ne peut être un fait, ni une qualité, ni une propriété» écrit Louis Lavelle. La véritable liberté ne peut être expérimentée que de l'intérieur. La liberté nous renvoie dans le domaine de l'existence concrète, et il nous faut accepter constamment la déception de ne jamais pouvoir dire adéquatement: la liberté, c'est ceci ou cela. Alain ne disait-il pas un jour que «dans le moment que l'on va choisir, on découvre que le choix est déjà fait».

Le langage populaire affirme cependant que la liberté, c'est l'absence d'entrave et de contrainte. Les entraves ou les contraintes peuvent être de deux catégories: elles sont extérieures d'une part, intérieures d'autre part. Celui à qui les policiers viennent de passer les menottes dira qu'il vient de perdre sa liberté. Celui qui est enfermé depuis dix ans derrière les barreaux pour un crime commis, affirmera qu'il est privé de liberté depuis plusieurs longues années. Le jeune homme empêché de sortir le soir avec ses amis, à cause d'une bévue familiale ou scolaire, crie son manque de liberté. La liberté est vue ici comme l'impossibilité de se déplacer, d'aller d'un endroit à un autre, comme bon lui semble.

Dietrich Bonhoeffer, théologien protestant exécuté par les nazis en 1945 nous donne une toute autre notion de la liberté. Après un bref séjour aux États-Unis, il est arrêté en avril 1943 pour avoir participé au mouvement d'opposition à Hilter dirigé par von Stauffenberg. Il est pendu deux ans plus tard, laissant une Éthique (inachevée) et des lettres de prison (Résistance et soumission) absolument exceptionnelles, publiées en 1951. La prison n'enleva jamais la liberté au théologien allemand: elle lui enleva seulement son pouvoir de se déplacer où il voulait. Il avait bien compris que la liberté était toute intérieure et qu'elle ne consistait pas dans l'absence de contraintes extérieures. Il avait compris qu'il y avait une foule de gens qui peuvent aller où ils veulent, mais qui, dans les faits, ne sont pas des fils et des filles de la liberté. Il avait compris que beaucoup de gens se pensent libres, mais qu'en réalité, ils sont les esclaves, les enchaînés du monde moderne.

Les plus belles pages sur la liberté que je connaisse ont été écrites par un homme qui a passé les dernières années de sa vie derrière les barreaux, et qui, aux yeux des hommes, avaient perdu sa liberté. Bonhoeffer, contraint de ne plus se déplacer là où il le voulait, avait compris que les entraves extérieures ne peuvent pas détruire sa faculté de volonté libre. Les barreaux, les privations, les coups de fouet, les mépris et les humiliations ne pouvaient pas atteindre sa volonté. Sa captivité lui a permis d'écrire ce qu'il n'aurait sans doute pu jamais écrire. Il écrivit sur ce qu'il avait de plus précieux: sa propre liberté. Aux yeux des autres, la liberté lui avait été confisquée. A ses propres yeux, il l'avait plus que jamais retrouvée.

La liberté n'est donc pas liée aux entraves ou aux contraintes extérieures. Elle est cette capacité de donner ou de refuser le consentement intérieur. Toute la question est là: l'être humain est-il libre intérieurement ? Est-ce possible que l'être humain soit lié par d'autres forces déterminées qui l'empêchent de choisir librement ses actions ou ses pensées, qui l'empêchent de se réaliser comme être humain libre ? Autrement dit, est-ce que la volonté humaine, éclairée par la raison, possède le pouvoir de choisir l'action à faire ou à poser, possède la capacité de choisir ceci plutôt que cela ? Le théologien allemand, prisonnier des nazis, affirme,dans son existence concrète, que cela est possible.

 

2. Conscience et liberté humaine

La meilleure preuve de l'existence concrète d'une liberté dans l'homme, ou du caractère libre de sa volonté, c'est sa conscience personnelle. La conscience est la faculté intérieure en vertu de laquelle l'homme perçoit la présence d'actions intérieures. Elle est, selon Louis-Marie Morfaux (Vocabulaire de philosophie et des sciences humaines), un jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. Elle est cette voix intérieure qui me dit que je suis en train de faire telle chose ou qui me dit que je suis en train d'en vouloir une autre.

L'écoute de cette voix intérieure permet à l'être humain de formuler le jugement suivant: « Je suis libre de poser tel ou tel geste; je suis libre de faire tel ou tel acte; je suis libre d'agir face à cette situation de telle ou telle manière ou tout simplement de ne pas agir du tout.» L'être humain est tellement structuré de cette façon que l'histoire nous rappelle l'exemple d' une multitude de personnes qui sont allés jusqu'à accepter la mort parce qu'elles étaient convaincues de la justesse de leurs pensées ou de la bonté de leurs actes.

L'universalité du témoignage de la conscience individuelle n'est pas à démontrer. La conviction qu'à l'homme de sa liberté est un fait reconnu. Les Latins ne disent-ils pas: « Contra factum non valet argumentum » - Aucun argument ne peut infirmer ce qui est un fait.» En plus d'être universel, ce fait semble indestructible dans le coeur humain. Ceux- la mêmes qui nient la réalité de la conscience, démontrent par les faits, que leur négation n'est que théorique. Les actes qu'ils posent inconsciemment dénient leurs propres paroles. Bref, on le voit bien, ceux qui nient la réalité de la conscience ne le font en réalité que pour signifier qu'ils n'ont de compte à rendre à personne (surtout pas à Dieu !) et qu'ils sont dans les faits que les jouets de déterminismes sur lesquels ils n'ont aucune emprise.

Un exemple suffira. Imaginons un seul instant un philosophe ou un écrivain d'ici ou d'ailleurs qui nie la réalité de la conscience et son universalité dans le coeur des hommes. Sa théorie élaborée, il l'écrit dans un livre qu'il publie chez un éditeur de son choix. Lors de la conférence de presse, où il lance son ouvrage, un journaliste s'inquiète de sa position, lui demande des explications supplémentaires, et va jusqu'à lui demander s'il est bien l'auteur de cet ouvrage où cette théorie est longuement expliquée. L'écrivain, sans aucun doute, affirmera que ces longues pages où il élabore sa théorie, sont bien de son cru.

 

Imaginons maintenant, l'ouvrage lancé, qu'un lecteur annonyme s'empare du texte publié, change le nom de l'auteur original pour y mettre le sien, publie l'ouvrage à nouveau sous un nouveau titre, tout en gardant le contenu intact. Croyez-vous que le philosophe félicitera le plagiaire ? Croyez qu'il l'encouragera à continuer dans cette voie? Croyez qu'il affirmera que ce «voleur de texte» n'est pas responsable de ce qu'il fait, qu'il ne mérite pas d'être réprimandé, puni, incarcéré ? Croyez-vous qu'il dira que cette personne ne peut pas être taxée de voleuse parce qu'elle n'est libre de voler ou de pas voler, parce que ses gênes, ses déterminismes, sur lesquels il n'a aucun contrôle, l'ont conduit à poser un geste dont il n'est pas responsable ? La réponse me semble facile à donner: il y a des gens qui écrivent dans leurs livres, qu'ils vendent à gros prix, que la liberté humaine est impossible, mais, dans les faits, font exactement comme tout le monde, vivent et se conduisent comme si le liberté humaine existait.

A chaque instant, l'homme ne fait que poser des gestes de volonté libre, et tout homme qui nie le caractère libre de la volonté se contredit dans ses actes mêmes. Je laisse à chacun le soin de multiplier les exemples.

3. Limites de la liberté humaine.

La liberté humaine bien comprise renvoie donc à une démarche intérieure. Mais, la liberté bien comprise, n'est pas une liberté d'action illimitée et absolue. La vie humaine comporte des moments où la liberté ne peut pas s'exercer. Dans certains cas, l'homme n'exerce pas sa liberté alors qu'il pourrait et devrait le faire. Il ne le fait pas par crainte ou tout simplement par lâcheté. Il arrive même que l'homme n'exerce pas leur liberté, à cause de certaines circonstances bien particulières.

La réalité humaine, d'une part, fait qu'un grand nombre de choses échappent à notre contrôle. La taille humaine échappe à notre contrôle. Certains gestes posés durant le sommeil peuvent échapper à notre contrôle également. Des excès de colère peuvent faire en sorte que certaines paroles prononcées ne le seraient pas dans un état normal. L'activité de la volonté libre est donc liée aux choses qu'un être humain peut faire quand sa volonté est éclairée par sa raison, aux moments où celle-ci est saine et responsable.

La respiration humaine est un phénomène vital. Chacun respire sans penser à l'acte posé. Dans un cabinet de médecin, sous la commande de celui-ci, on peut contrôler, à des fins médicales , l'exercice de la respiration. Marcher est un phénomène humain normal, qui ne commande pas d'acte réfléchi à chaque pas posé. On peut, à cause de circonstances particulière, décider de ne pas marcher, de marcher plus vite, ou de ralentir le pas. Il est préférable, si le feu est en la demeure, de quitter sa position de yoga, laisser rapidement le lieu de l'incendie. Personne n'osera dire qu'il vaut mieux terminer l'exercice commencé, avant de courir plus tard dans la rue.

Certaines circonstances plus difficiles limitent l'exercice de la liberté humaine. Malade, mes pensées et ma manière d'agir peuvent varier, changer, être affectées plus ou moins par mon état. Mais, même dans cet état passager, l'être humain peut toujours choisir d'agir de telle façon plutôt que telle autre, régler ses inclinations naturelles et les orienter vers son bien.

4. De l'instinct à l'esprit

Les tendances ou les inclinations naturelles sont à la base de la construction de l'être humain, donc à la base de la construction de sa liberté. Les tendances en sont le matériau privilégié. Le philosophe Alain compare souvent la condition humaine à un voilier qui louvoie. Les vents sont contraires, mais par une manoeuvre élégante, le marin les fait servir à ses fins «avançant contre le vent par la force même du vent».

Ainsi la liberté n'est pas le pouvoir d'agir sans désir. Elle n'est pas un mouvement d'indifférence qui plane sur nos actions. La liberté émane d'une «volonté» qui ne peut que s'exercer en vue du bien de celui qui pose l'acte. Il n'y a pas d'indifférence vis-à-vis de soi-même. Les gestes que nous posons ne sont jamais indifférents et ils engagent tout l'être que nous sommes.

L'être humain, à la différence de l'animal, émerge des paysages toujours semblables qui caractérisent la vie purement animale. Il peut reconstruire les paysages, les élargir, les modifier. Il peut construire et reconstruire et donc unifier son existence personnelle. La liberté est donc cette possibilité d'interprétation que l'être humain possède par rapport à ses réclamations purement instinctives. L'homme est donc un animal qui valorise. Il sait qu'il n'a pas le droit, de par sa nature, de devenir n'importe quoi et n'importe qui et, par voie de conséquence, de faire n'importe quoi face à lui-même et face à l'autre qu'il côtoie. A chaque fois que l'être oublie cette différence de nature, il redescend vers la pure animalité, où il ne se complaît jamais.

Gaston Berger dans La liberté et le temps (p.72) affirme que l'être humain doit s'élever «en prenant des appétits pour matière première, à la façon du peintre qui fait de la beauté avec des terres et des boues, et non avec de la lumière pure ou de bonnes intentions». La conquête de la liberté doit se faire à partir de la reconnaissance de certains déterminismes connus et exploités. La liberté humaine sera toujours une liberté incarnée dans les tendances qui sont les nôtres. Les philosophes du Moyen âge ont, sur ces questions, bien des leçons à nous donner . L'homme, selon eux, est partie liée avec la nature. Toute la dignité de l'homme lui vient d'autre chose que de ses contacts déterminés avec la matière. Il est matière, mais il n'est pas que matière. Il est lié aux conditions de la matière, mais il n'est pas absorbé par elle. A cet effet, Thomas d'Aquin ne craint pas d'affirmer que l'union de l'âme et du corps ne fait pas plus question que, dans un cachet, l'union de la cire et de l'empreinte, et que corps et âme ne font qu'un. (Somme théologique, IIIa, qu. 62, art. 1 ad 2m; II de Anima, lect. 1).

Comprise ainsi, la liberté humaine, s'édifiant à partir de matériaux bien déterminés que sont les tendances ou les inclinations de la nature, ne peut pas être un absolu. La liberté humaine n'est pas un «produit stable». Elle se réalise en chacun des êtres humains à partir de ce que chacun est, de ce que chaque personne est un être unique au monde. La liberté est donc toujours «en situation» et elle prend forcément des visages à l'infini, conditionnée qu'elle est par un certain nombre de facteurs que sont l'hérédité, le tempérament, l'éducation reçue, les habitudes prises, le contact avec les autres, la culture ambiante, etc.

Personne, par exemple, ne réagit de la même manière face à l'usage des boissons alcooliques. La liberté, bien exercée, se présentera ici sous le visage de la vertu de tempérance. Personne ne réagit de la même manière face à l'épreuve. La liberté, bien exercée, se présentera ici sous le visage de la vertu de courage. Personne ne réagit de la même manière face au respect des autres, de la propriété d'autrui. La liberté, bien exercée, pendra ici le visage de la justice. Et ainsi de suite. La liberté, ça ne trouve pas quelque part, comme un produit, dans un super-marché. La liberté, ça se trouve dans des actes posés, en vue de l'épanouissement de l'être humain.

Chaque être doit donc inventer sa manière d'être humain. Il doit chercher en lui, à partir des forces et des tendances qui l'habitent, sa façon originale d'être. La liberté individuelle prendra donc la forme d'une histoire toute personnelle, remplie d'échecs et de succès, de combats perdus comme de victoires transformantes, de choix valorisants comme de choix destructeurs.

Il arrive, dans notre monde actuel, que cette question du choix prenne toute la place dans l'usage de la liberté. Le choix, selon nous, n'est pas l'élément essentiel de l'usage de la liberté. Emmanuel Mounier affirme, avec raison, qu' «une sorte de myopie philosophique a détourné sur l'acte du choix le centre de gravité de la liberté. Que vaudrait la liberté, si elle ne nous laissait à choisir qu'entre la peste et le choléra? (...) Concentrer l'attention à la liberté sur le pouvoir de choix exclusivement, c'est mettre la liberté en perte de vitesse et la rendre bientôt impuissante au choix même, faute d'élan suffisant(...) La ramasser sur la seule conquête de l'autonomie, c'est encourager cette crispation de l'individu qui le rend opaque et indisponible». (Emmanuel Mounier, Le personnalisme, Presses Universitaires de France, Paris, 1951, pp.81-82).

La liberté, ce n'est pas la possibilité de choisir n'importe quoi. La personne qui choisit cinq fois de divorcer n'est pas forcément plus heureuse parce qu'elle exercé cinq fois le pouvoir qu'elle avait de le faire. La liberté, n'est pas uniquement dans le pouvoir de faire ou de choisir, mais dans le pouvoir de rejoindre, à travers des choix possibles et inévitables, la vérité de son être.

Comme la liberté est à sens unique, chacun choisit, avec les connaissances qu'il a, ce qui lui semble le mieux de faire dans les circonstances. Chacun vit avec le cours irréversibles de ses décisions. Le geste du suicide en est un exemple ultime. Bien des gens hésitent à poser ce geste, parce qu'ils savent bien que tel geste implique une irréversibilité absolue. Dans le courant de la vie ordinaire, chacun peut revenir sur un acte posé, l'approuver ou le rependre d'une autre façon. Dans le cas du suicide, il est assez difficile de penser à ce retour normal sur le geste posé: celui qui était équipé pour le faire n'est plus !

Auteur Anonyme - Texte transmis par Claudius !

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Publié le par jean françois
LA DIALECTIQUE CE QUI EST....EST COMME CE QUI EST....

LA DIALECTIQUE CE QUI EST....EST COMME CE QUI EST....

RÉFLEXION : UN ÊTRE ACCOMPLI

 

Chacun a son chemin de vie et cherche a s’accomplir, c’est la recherche de sens pour son passage sur terre.

 

Plotin dans le livre III de sa première Ennéade qui traite de la Dialectique, ou des moyens d’élever son âme au monde intelligible, distingue trois sortes d’homme qui sont en recherche pour atteindre le bien et accéder au monde de la haute connaissance spirituelle. Pour certains cela correspond à des étapes, des passages, l’homme doit être « le plus savant » possible. Il doit donc être descendu ici-bas pour se former en Philosophe, Amant, Musicien toujours selon Plotin.

 

L’homme doit descendre au plus bas dans sa caverne, pour s’élever le plus haut possible, jusqu’au sommet suprême, qu’il atteindra peut être quand la porte de l’éternel Orient s’ouvrira. Il aura ainsi fait le chemin du monde des sens, du monde matériel au monde de l’intelligible de l’esprit, pour atteindre le monde de la spiritualité universelle.

 

Plotin décrit les étapes en quelque sorte d’un chemin initiatique. Le Musicien dit il se laisse toucher par le beau, qu’il ne peut atteindre seul, il doit être stimulé, il recherche l’harmonie de l’Unité. Il lui faudra découvrir le beau absolu et non les parties du beau. Il devra donc franchir la barrière de ses instincts.

 

L’Amant lui est charmé par les beaux objets qui s’offrent à sa vue. Il ne doit pas admirer un seul corps, mais embrasser tous les corps où se rencontre la beauté. Il recherchera le beau, dans les arts, les sciences, les vertus. Il se dirigera vers toutes les choses incorporelles. Il s’élèvera à l’intelligence à son être véritable, il sera alors proche du but suprême.

 

Quant au Philosophe il est porté naturellement vers le monde intelligible, il est dégagé des objets du sensible. Il cherche simplement la bonne route. Le Philosophe a besoin d’un guide, il faut donc lui montrer la bonne route, comme il est vertueux par nature, on n’aura qu’à élever sa perfection de la vertu. (Libre de bonne mœurs… fuir le vice pratiquer la vertu…  quelle est votre ambition ? Faire de nouveaux progrès en maç….)

Le faire parler avec son âme. C’est par la pratique de la Dialectique processus de l’élévation de l’âme selon Platon, qu’il y parviendra.

 

Plotin successeur de Platon considérait la Dialectique comme la partie la plus importante de la Philosophie, voire comme le but de la philosophie toute entière, voie vers la sagesse.

 

Le Franc-Maçon à la recherche du sens à donner à sa vie marche dans les pas de Plotin sur le chemin de l’élévation spirituelle, de l’élévation de son âme. Il sera Musicien, Amant et Philosophe, son guide : le rituel et les Frères de sa Loge, il progresse avec force, sagesse et beauté, comment ? Par la pratique des Exercices Spirituels chers aux philosophes de l’antiquité, exercices qui structurent sa progression initiatique scalaire. Il n’est pas dévoré par l’ambition, l’orgueil ou le fanatisme de vouloir devenir ou redevenir un Dieu, mais aspire à être un homme accompli au service de ses Frères en humanité.

 

JF.

 

 DE LA DIALECTIQUE : ConverserèParlerèDistinguerèTrierè Véritéè

 

Platon : “La dialectique est la seule qui rejetant successivement les hypothèses, s’élève jusqu’au principe même pour assurer solidement ses conclusions, la seule dont il est vrai de dire qu’elle tire peu à peu l’oeil de l’âme du grossier bourbier où il est enfoui et l’élève en haut” (La République)

 

Hegel : “La dialectique est le mouvement rationnel supérieur, à la faveur duquel des termes en apparence séparés passant les uns dans les autres spontanément, en vertu même de ce qu’ils sont, l’hypothèse de leur séparation se trouvant ainsi éliminée” (Science de la Logique)

 

Marx : “La dialectique se réduit à la science des lois générales du mouvement, tant du monde extérieur que de la pensée humaine, à deux séries de lois identiques au fond, mais différentes dans leur expression” (Le Capital)

 

 

Kant : “Critique de l’entendement et de la raison par rapport à son usage hyperphysique, critique qui doit dévoiler la trompeuse apparence des prétentions sans fondement de cette faculté et rabaisser son ambition” (Critique de la raison pure)

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