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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jean-François Guerry
TOURNER SON REGARD VERS LA LUMIÈRE DE L’ORIENT !

TOURNER SON REGARD VERS LA LUMIÈRE DE L’ORIENT !

 

 

La Franc-maçonnerie a un rapport particulier avec la Lumière ses membres sont des enfants de la Lumière. La lumière rythme les travaux maçonniques. Dans ses rituels il est question, de plein midi, de pleine lumière, de grande lumière, de lumière qui décline, de lumière qui commence à paraître, de point du jour etc…Dès le début du travail maçonnique l’injonction est faite de tourner son regard vers la Lumière, cette lumière reçue dès les premiers pas en loge, cette lumière qui éclaire, puis illumine un chemin de lumière et de vie. Puisque la vie est la lumière des hommes.

Notre société occidentale est sortie de l’ombre de l’obscurantisme religieux au siècle des lumières. Il s’agissait de donner sa place à la raison humaine, à l’individu, au libéralisme. Les lumières du XVIIIème siècle étaient assimilées aux connaissances. Le développement des sciences et des techniques ont été un progrès indéniable pour l’homme. La compréhension des phénomènes qui régissent la vie quotidienne ont permis son amélioration, l’homme est sorti de l’esclavage.

Peu à peu les lumières se sont dégradées, il ne subsiste que la mémoire des lumières, et l’appel souvent pathétique à l’esprit des lumières dont se gratifient ceux qui souvent les oublient au profit d’un matérialisme qui asservit l’homme. Enfants des lumières nous sommes souvent devenus des adeptes forcenés des techniques, du mondialisme, du numérique. Le sacré et le spirituel a déserté notre occident. Les figures incarnant les lumières ont été déboulonnées au profit des algorithmes froids.

Tandis que les astronomes et les astronautes partent à la conquête de l’espace, les marchands d’applications pour smartphones restaurent l’esclavage dans une forme moderne en mettant les gens qui ne sont rien sur vélos pour livrer leurs repas à quelques privilégiés. L’occident plonge de plus en plus dans des ténèbres spirituelles.

Les hommes en quête de Lumière tournent leurs regards vers l’Orient qui avait été exclu du siècle des lumières, mais où l’esprit des lumières a toujours subsisté.

Ysé Tardan-Masquelier historienne des religions, licenciée en en Études Indiennes, anthropologue et spécialiste du Yoga écrit : « En Occident le Yoga a comblé une forme de désillusion face à la modernité. »

 

Le Yoga incarne t’il le retour de la lumière en Occident ? Y a t’il des analogies entre le Yoga et la Franc-maçonnerie, ou plus exactement la méthode des travaux maçonniques ?

Si l’on considère que le Yoga est plus qu’une simple activité physique, sportive comme une autre, il y a certainement des analogies entre la méthode maçonnique et la pratique du Yoga.

Le Yoga s’intéresse à la totalité de l’être corps et esprit, défiant ainsi la rationalité occidentale qui sépare le corps et l’esprit. Il repose sur les substrats des traditions indiennes remontant du XV au VIIIème siècle avant notre ère. Le marketing et la monétisation des marchands du bien être ont vulgarisé et mondialisé sa diffusion.

Ysé Tardan-Masquelier nous rappelle que le mot Yoga signifie : « L’action d’atteler un cheval à un char ». De joindre des énergies. Le concept de véhicule est très présent dans les traditions religieuses indiennes, sous forme d’un bestiaire symbolique le cygne ou l’oie de Brahma qui symbolise la connaissance, ou encore le véhicule de Shiva le taureau qui symbolise non moins que la pureté, la justice, la foi et la sagesse.

Le Yoga est donc discipline intérieure et chemin de vie, le corps est souvent considéré comme véhicule de l’âme. Cela me va bien pour une comparaison avec la méthode des travaux maçonniques, le rite maçonnique peut être considéré comme véhicule de l’esprit du Franc-maçon, ou encore l’étude des symboles de la construction peuvent constituer un corpus pédagogique permettant l’élévation d’une conscience spirituelle individuelle et collective. Participation active à rendre la société plus spirituelle, meilleure, plus favorable à l’épanouissement de l’humanisme en général donc de l’individu en particulier.

 

L’ardeur, l’ascétisme du Yoga rappellent l’engagement, les serments du Franc-maçon à la participation régulière aux travaux maçonniques, sans pratique pas d’initiation maçonnique. Le soin apporté à la gestuelle en loge, les postures rigoureuses sont propices à la méditation et peuvent rappeler les postures du Yoga.

 

L’on parle quelquefois à propos du Yoga du spiritualité laïque, comme par opposition à une spiritualité religieuse. Le prétexte étant que les adeptes du Yoga sont de diverses religions, ou agnostiques ou athées. Personnellement je n’adhère pas à ce terme de spiritualité laïque. Robert de Rosa dans son livre : Laïcité, Tolérance & Franc-Maçonnerie. Souligne que l’attribution d’un adjectif au mot spiritualité en attenue la valeur, la force, car elle est universelle de fait. La spiritualité est la spiritualité c’est tout. La laïcité avec toutes ses valeurs réelles, reste un texte législatif.

 

Le Yoga concerne donc le corps et l’esprit, il y a dans sa pratique évolutive une forme de transcendance. Je ne puis m’empêcher de faire une correspondance entre les positions de l’équerre et du compas maçonnique qui évoluent en fonction des degrés initiatiques acquis. Jusqu’à parfois parvenir à des moments extatiques où l’esprit domine la matière.

Le Yoga comme la Franc-maçonnerie dans sa forme spéculative a évolué avec le temps. Le Yoga fût longtemps l’apanage de lignées de Yogis ou de brahmanes, comme la Franc-maçonnerie pratiquée par des élites nobles, des hommes libres de leurs mouvements et de leurs idées. Les deux pratiques sont devenues plus universelles. La Franc-maçonnerie comme le Yoga pallient au manque de spiritualité et d’humanisme de l’homme occidental.

 

Faut-il pour autant sacrifier à la tentation de faire du nombre, de la quantité ? Le Yoga avec ses trois millions d’adeptes revendiqués par le monde a ouvert la porte aux marchands du temple, aux maîtres malhonnêtes, aux dérives sectaires qui exposent à la critique les pratiquants les plus sincères. La Franc-maçonnerie souvent critiquée se doit d’être vigilante dans ses « recrutements ».

Yoga et Franc-maçonnerie sont deux épopées spirituelles, en même temps que deux chemins de vie à portée de l’homme en recherche de la Lumière et de la Vérité voie de sa liberté. Qu’avez-vous demandé ?

 

                                   Jean-François Guerry.  

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Publié le par Jean-François Guerry
LA LUMIÈRE APRÈS LE CHAOS

LA LUMIÈRE APRÈS LE CHAOS

 

Le temps de la lumière est-il venu ? Il nous faut le croire et l’espérer, peu à peu le fardeau de la quantité ne pèsera plus sur nos consciences.

Déjà depuis quelques années les pèlerins ont repris le chemin de Compostelle, en allégeant leur bissac, parfois sans trop savoir pourquoi ils font le chemin, l’important pour eux c’est de le faire, d’être sur le chemin. Un pas après l’autre suffit, il ne s’agit pas d’une course, d’une compétition contre les autres, mais de pas vers soi.

Il nous faut revenir de l’enfermement du cube à l’ouverture de la sphère c’était déjà l’espérance de René Guénon. Est-ce le moment ? Y a t’il un moment propice autre que celui que nous choisissons avec notre bonne volonté ?

Faut-il sortir des réseaux sociaux de ces faux amis pour aller à la rencontre de ses vrais amis ? Ces taiseux qui remplissent l’espace avec leurs sourires, leurs mains tendues, leurs accolades fraternelles, leurs quelques mots maladroits parfois mais tellement vrais.

 

Ces taiseux ont les rencontrent sur les parvis des temples, recueillis, méditant en silence. Ils préparent une nouvelle marche, un nouveau voyage dans leur cœur.

Dès les premiers pas en Loge, le monde change, ou plutôt notre regard sur le monde change. Parfois j’ai l’impression de voir des éclairs, d’être réveillé par la foudre aux premiers coups de maillet, ils résonnent comme le tonnerre d’un orage, annonçant la pluie abondante, celle qui lave fait briller toutes choses, la pluie qui trempe pénètre jusqu’à la moelle, c’est un orage spirituel.

Les coups de maillet suivant annoncent la lumière de l’arc dans le ciel. Nous pouvons contempler cette lumière, c’est le moment puisque nous avons les mots, les signes, que tout semble juste et parfait.

Le maître des cérémonies qui voyage dans la loge a porté cette lumière éternelle, elle monte vers la voûte étoilée et en même temps dans notre cœur. « C’est Lumière sur Lumière ». C’est lumière de la terre et Lumière et du ciel. Cette Lumière intérieure qui brille dans les Loges de Saint-Jean. L’Ordre a remplacé le chaos par la grâce de cette lumière, elle brille sur toute la surface de la terre, sur le pavé mosaïque pour tous ceux qui la voit.

C’est le règne de l’unité de la Lumière.

Je suis de retour dans ma Loge mère, là où se diffuse cette Lumière éternelle qui succède au chaos.

Je vous souhaite à tous une année pleine de Lumière.

                                  

 

Jean-François Guerry.

LA LUMIÈRE APRÈS LE CHAOS

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Publié le par Jean-François Guerry
COMME UN ÉCLAIR D'ÉTERNITÉ

 

Il est des circonstances de la vie, où le corps s’affaisse, où le cœur est frappé violemment, où les yeux pleurent des rivières. Tout ce que l’on croyait indestructible vacille, on est KO debout, sonné par le coup mortel du destin.

Les pourquoi restent sans réponse, pire les comment mettre fin à ce cauchemar sont absents, l’on frappe sur des portes qui restent closes.

 

Ce que l’on croyait immortel, l’âme les âmes semblent se désagréger dans une nuit profonde, dans l’indifférence de Dieu des dieux. Où est le sauveur ?

Puis un ami, un frère, des amis, des frères nous prêtent leurs épaules, sèchent nos larmes, tendent leurs mains, nous sortent de notre caverne. C’est un éclair d’humanité, le Kharis d’Épicure cette grâce du chrétien qui régénère le bonheur pur. Cet éclair d’humanité relève le corps tombé, d’autres larmes montent progressivement du cœur brisé sur ce rayon d’humanité lavant l’injure du destin.

La Charité, l’Amour Fraternel nous encouragent nous guident et nous soutiennent.

L’éclair d’humanité est un don qui oblige notre gratitude, il réveille notre foi dans l’éclair d’éternité, ce miracle d’humanité doit bien avoir sa source quelque part ? Au sommet de la montagne dans les neiges éternelles, derrière l’horizon, dans la crypte d’une église romane ou brille une faible et vive lumière, ou simplement dans le cœur de l’homme ? La beauté de cet éclair d’éternité brille dans les yeux de mes sœurs, de mes frères, de mes amis. Je l’ai vu, j’ai senti sa chaleur, il est peut-être la réponse à mes pourquoi, mes comment. C’est un éclair d’espérance.

 

                                          Jean-François Guerry.

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Publié le par Jean-François Guerry
ENTRE PLATON et ARISTOTE…

 

Le Phèdre de Platon est considéré comme l’un des dialogues, pour ne pas dire le dialogue de l’aboutissement du monde des idées de Platon, un dialogue métaphysique où il est question de la vie, de la mort, de l’amour mais aussi de la rhétorique. Postérieur au Banquet et à La République. Ce dialogue entre le sage Socrate et le sophiste Phèdre est peut-être le testament philosophique de Platon, et le début de ses réflexions métaphysiques, Platon est la figure du postulant profane sortant du Cabinet de réflexion. Platon évoque la théorie de la réminiscence dans la valeur serait amoindrie du fait de l’humaine mémoire, il recherche plutôt la connaissance inscrite dans l’âme que le ou les savoirs humains. Comme l’homme profane arrivé au milieu de sa vie en recherche d’autre chose que la matérialité, en recherche de la connaissance de son être intérieur.

 

Aristote est-il aussi éloigné de Platon que l’on peut le penser avec ce qu’il appelle La Philosophie Première qui sera ensuite qualifiée de Métaphysique ?

 

Revenons à Platon et son Phèdre, plus précisément le mythe de l’attelage ailé, ce mythe de la réminiscence et l’analogie avec l’initiation maçonnique. Le profane, puis l’apprenti maçon dès son entrée en loge marche maladroitement sur le pavé mosaïque noir et blanc, il est à la recherche de l’équilibre, de l’équilibre du centre. Il est comme le cocher de l’attelage ailé de Phèdre qui tente de maîtriser son cheval noir et son cheval blanc, pour poursuivre sa route dans les aléas de la vie, dans le labyrinthe de sa vie. Il est sur le chemin de la recherche de la pureté des idées originelles, les belles idées qui animent l’âme dont il est persuadé de l’immortalité. Comme le Franc-maçon se positionne entre les deux colonnes celle de la Force et celle qui l’établissement nécessaire à la construction du temple, son temple intérieur.

Mais ce n’est pas si simple, il lui faut maintenir le cheval noir fougueux et passionné et l’inaccessible beauté du cheval blanc. Le Cocher, comme le Franc-maçon est toujours sur le fil, constamment il doit choisir, faire des choix de vie. Il marche entre le noir et le blanc, il cherche à changer de plan à s’élever pour sortir de ce dilemme trouver l’harmonie de son unité, cela passe par la nécessaire élévation de son âme. C’est pourquoi l’attelage est ailé, pour pouvoir contempler le beau, le meilleur de l’âme, la belle âme, la pointe de l’âme celle qui touche le cœur. Sentez-vous ma sœur, mon frère cette épée sur votre cœur ?

 

Approcher le concept, l’idée de Dieu, des dieux, trouver quelle la voie de la sagesse et de la justice en toutes circonstances, chercher la Vérité, c’est boire à la source, à la fontaine de Jouvence le nectar des dieux. Assouvir la soif de l’âme, regarder la Voûte Céleste, voir monter l’encens, monter le long du à plomb ou gravir les barreaux de l’échelle mystérieuse. Pouvoir contempler la beauté de l’Un. Mais aussi bien plus encore redescendre humblement vers les hommes, le Franc-maçon, n’est pas un mystique, comme Socrate et Platon il parle à l’homme aux hommes.

Le chevalier de l’esprit est comme le cocher, il maîtrise la brutalité du cheval noir et la fougue du cheval blanc. Il lui faut trouver la bonne allure, la mesure du milieu ; faire en sorte que la réalisation de son initiation bénéficie aux hommes de la cité. Platon ne séparait pas la morale individuelle de la morale collective.

Le Franc-maçon n’est pas une marionnette dans les mains d’un démiurge, d’un Dieu ou des dieux, il fait en toutes circonstances usage de sa raison. Selon l’expression de J.F Revel la cité où vit l’homme : « Doit être une tête de pont de l’éternel dans le temporel ».

Est-ce que Platon envisageait la cité avec nostalgie comme un paradis perdu ? Je ne sais pas. Vivait-il dans l’espérance que ce paradis redescende sur terre ? Voulait-il préparer la Jérusalem terrestre pour accueillir le retour de la Jérusalem céleste ? Une chose est sûre il voulait, comme Socrate avec ses dialogues former l’homme, le préparer à accueillir en lui le bien et le bon.

Aristote aussi nommé le Stagirite, le surdoué de l’Académie de Platon à apporté un regard neuf différent après plus de 18 ans d’études au côté de Platon. Celui qui travailla en marchant dans son Lycée fit la part belle aux substances sans négliger les essences. Véritable encyclopédiste, érudit dans toutes les sciences, en compagnon Franc-Maçon. Il plaça néanmoins en tête des sciences, ce qu’il appelait comme nous l’avons dit La Philosophie Première, c’est-à-dire la philosophie première. La preuve ses leçons de morale, dans ses Éthiques à Eudème et Nicomaque. Il était moins dans la transcendance que Platon associant à celle-ci l’immanence. Observateur zélé, il voulait connaître le cosmos et développer toutes les sciences. Il était aussi persuadé que la cité avait besoin d’ordre tout de suite et ici-bas. Sans nier l’existence d’un grand organisateur, le grand horloger de Voltaire.

Aristote était sans doute dans le même état d’esprit que le poète Pindare qui écrivit dans sa 3ème pythique : « Ô mon âme, n’aspire point à la vie des immortels. Mais entreprends une œuvre possible. »

Refusant la vie sans fin, mais préconisant d’agir tout de suite, maintenant.

 

On peut penser qu’Aristote refusait de s’abimer dans un sensualisme exclusif, mais aussi qu’il refusait de considérer la science comme la contemplation de concepts universels.

De son point de vue la science consistera à rattacher rationnellement par voie de causalité, le sujet individuel aux concepts universels. Une réflexion pour nous à conduire sur la relation entre l’Un et le multiple.

Pas si éloignée que cela de la recherche de l’harmonie de notre unité, par l’initiation maçonnique, et la recherche de la Fraternité Universelle.

 

                                   Jean-François Guerry.  

ENTRE PLATON et ARISTOTE…

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Publié le par Jean-François Guerry
LE VOYAGE ULTREÏA

LE VOYAGE ULTREÏA !

 

                              Ultreïa ou plus loin, plus haut… sur les chemins de la sagesse.

 

 

Voilà déjà plus d’un an, dans l’hiver 2020 qu’est paru l’ultime, le dernier numéro du livre magazine Ultreïa. Les travaux sur les chemins de la sagesse sont suspendus, mais jamais clos. Le chemin, l’itinéraire de la sagesse est toujours présent dans mon cœur. L’aventure avait commencé en 2014 avec l’interrogation du numéro un : Existe-il une Sagesse Universelle et Intemporelle ?

Une rencontre avec Pierre Rabhi récemment disparu, une illumination italienne avec Simone Weil, la quête soufie d’Isabelle Eberhardt, un portfolio sur le Tibet secret de Frédéric Lemalet, les sanctuaires shintô d’Isé, et le symbolisme de René Guénon évoqué dans une esquisse de sa biographie par Bernard Chevillat le directeur de la rédaction.

 

Ce livre magazine avait plusieurs ambitions, offrir à ses lecteurs la multiplicité des traditions d’orient et d’occident, par des textes mettant en valeur le meilleur de celles-ci, magnifiquement illustrées. La parution de ces livres de sagesse était rythmée par les saisons, donnant ainsi le temps au lecteur d’en recevoir les bienfaits, donner du temps au temps ce que nous faisons de moins en moins. L’incantation des Jacquets a repris de la vigueur sur les chemins de Compostelle. Les véritables chemins pour les marcheurs sont toujours une quête de spiritualité, comme l’initiation est mouvement perpétuel vers plus haut que soi.

Chaque page lue est un pas, une trace laissée dans l’âme du pèlerin, chaque image regardée une proximité avec le visage de l’autre fut-il au bout du monde ou d’un autre temps.

Bernard Chevillat boucle son ultime éditorial avec la mystique Simone Weil déjà présente au début du voyage, dans une nostalgie créatrice : « De tous les besoins de l’âme humaine, il n’y en a pas de plus vital que le passé. »

Cette nostalgie bienfaisante s’exprime dans la construction de l’avenir, elle est un levier de la construction vu sous le prisme maçonnique. L’on peut lire dans certains rituels : « Que le labyrinthe de l’avenir est éclairé par les lumières du passé. »

Lire Ultreïa, c’est déjà marcher pieds nus comme le pèlerin jusqu’au centre du labyrinthe de la cathédrale, c’est ouvrir la porte de son cœur. C’est passer des mots secrets aux mots sacrés, ces mots qui jalonnent les bornes des étapes spirituelles imprègnent et révèlent toutes les traditions, les mots que l’on découvre dans les mythes, les rites. De ces mots, de ces images, de ces symboles jaillissent les idées qui se rassemblent dans une vision, une contemplation de l’unique, qui ignore le temps et l’espace. Dans la multiplicité des traditions évoquées dans les pages l’on trouve les invariants intemporels qui font la vraie vie, celle de l’esprit. L’on découvre qu’il y a autre chose, que les produits consommables, que l’économie, que les statistiques, que le point PIB, que l’individualisme et le matérialisme. Que la vraie vie, est spirituelle, que c’est l’essence même de l’homme. Que l’esprit reste quand on a tout perdu corps et biens.

Le plus beau, le plus grand combat de l’homme est celui qu’il mène pour faire régner l’esprit sur le monde, poser le compas sur l’équerre, ne pas nier la nécessité des nourritures spirituelles mais faire grandir la spiritualité en lui.

L’homme est horizontal, mais surtout il apparaît plus radieux que jamais quand il se redresse, pour contemplant la beauté de l’un, la beauté de la Rose qui est sans pourquoi. Cette rose placée au centre de la Croix, des chevaliers de l’esprit.

 

« Combattre pour une idée, combattre pour un sentiment, pour une passion ou pour une folie, mais croire en quelque chose et combattre, voilà la vie. » (Panaït Israti)

 

Faire, essayer de faire, donner à sa vie plus de spiritualité, la vouloir plus lumineuse, plus ardente, faire que le feu de l’amour ne s’éteigne pas. Avec la même conviction que celle de Giordano Bruno : « Que Dieu est en chaque homme plus intérieur à lui-même que lui-même ne peut l’être. »

Peu importe ce que l’on définit derrière le mot Dieu, puisqu’il est indicible, innommable. Ce qui compte c’est le voyage spirituel, vers l’unicité de son être, c’est aussi l’alliance avec les autres, prochains et lointains.

La Franc-Maçonnerie offre la possibilité de ces voyages, par sa voie à la fois spirituelle et humaniste, elle permet aux hommes sincères et de bonne volonté d’aller plus loin, plus haut !  En toute Fraternité.

 

Qu’est-ce qui peut sauver ou contribuer à sauver ce monde trop matériel, l’homo economicus, quel peut être l’élan salvateur, le sursaut ? Sinon Le moment fraternité comme l’a écrit Régis Debray : « L’individu est tout, et le tout n’est plus rien. Que faire pour qu’il devienne quelque chose ? Comment au royaume éclaté du moi-Je, susciter ou réveiller des Nous qui ne se payent pas de mots et laissent chacun respirer ? Qu’est-ce qui peut encore sceller une complicité… » Sinon la Fraternité humaine, pure, non matérielle, une Fraternité armée, entretenue par le cœur et l’esprit. Cette Fraternité nourrie par l’initiation maçonnique. Elle n’est pas un leurre, elle est plus qu’une simple solidarité corporatiste, elle est cette Fraternité promise par Victor Hugo : « Il y aura une heure de pleine Fraternité comme il y a une heure de plein midi ».

 

Cette Fraternité n’est pas un rêve, je peux en témoigner, je l’ai rencontrée quand il était minuit dans mon cœur.

 

Elle est fille de la Sagesse, elle est le flambeau qui éclaire le pèlerin, son bâton parfois pour supporter les épreuves de la vie, elle permet de vivre, d’espérer, de continuer le chemin, plus loin, plus haut !

 

Je vous souhaite à toutes et à tous de vivre en 2022, pleins de bonheurs et de joies, de vivre des moments de Fraternité.

 

                                                       Jean-François Guerry.  

     

le premier et le dernier numéro  en vente en ligne ou en librairie
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Phare de la Teignouse Baie de Quiberon

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Publié le par Jean-François GUERRY

Je vous souhaite chers lectrices et chers lecteurs de bonnes fêtes et mes meilleurs voeux de de santé et bonheur pour l'année 2022. Pour vous vos proches et vos lointains, tous ceux que vous aimez.

 

Sur la suggestion  de Rémy Le Tallec un ami et contributeur du Blog je vous propose ce texte de Louis Chedid qui a pris pour moi ces jours-ci toute son acuité.

Je remercie toutes les lectrices et lecteurs de leurs témoignages fraternels de leur compassion dans la souffrance qui à frapper brutalement mon épouse et moi-même ainsi que toute ma famille.

J'ai écrit tant de mots et j'en manque aujourd'hui ! Ils restent bloqués dans ma gorge.

 

Jean-François

 

 

 

On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime qu'on les aime

Ces parents, ces amis, ces femmes qu'on affectionne
Avec lesquels on dort, on dîne, on parle au téléphone
Souvent quand nos regards se croisent
Y'a comme une chaleur
Mais de là à en faire des phrases
Trop de pudeur, trop de pudeur.
On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime
Par peur de les gêner, qu'on les aime
On ne leur dit jamais assez
Que sans eux, sans elles
On ne serait même pas la moitié de nous-mêmes.
Avant de nous dire au revoir, marcher à l'ombre
Avant que sur notre histoire, le rideau tombe
J'veux déclarer à tout c' petit monde qui m'entoure:
La vie, la vie serait d'un sombre sans vous autour
Vous tous autour.
On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime
Par peur de les gêner, qu'on les aime
On ne leur dit jamais assez
Que sans eux, sans elles
On ne serait même pas la moitié de nous-mêmes.
Qu'y a-t-il de plus important?
La raison ou les sentiments?
On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime
On ne leur dit jamais assez
Qu'on les aime.
Je vous aime!
Source : Musixmatch
Paroliers : Louis Chedid

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Publié le
Suite au décès accidentel de mon fils ainé je suis contraint de suspendre mes publications  avec regret
à bientôt

Jean-François Guerry

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Publié le par Jean-François Guerry
Microglosse Perroquet Noir

Microglosse Perroquet Noir

AU COMMENCEMENT ÉTAIT LE VERBE…

 

Si le verbe est le Logos, la lumière, la connaissance, un des vecteurs du verbe est la parole, bien manier la parole est donc essentiel, on ne donne pas sa parole sans la maîtriser. La première demande faite à l’apprenti maçon c’est le respect du silence, c’est un signe. Il faut savoir contrôler sa parole. Y aurait-il un danger inhérent à la parole ? Selon l’adage la parole est d’argent et le silence est d’or. Lao-Tseu abonde : « Celui qui sait ne parle pas, celui qui parle ne sait pas ».

Pourtant dans les loges la parole circule, mai elle circule suivant des règles précises. Ces règles apaisent, contrôlent et mesurent la parole, on ne prend, on ne se saisit de la parole que quand l’on a quelque chose à dire, quelque chose qui puisse apporter, un bénéfice à la communauté des sœurs et des frères, afin que chacun soit content et satisfait reçoive son salaire. On ne dit pas pour dire.

 

User de la parole peut parfois souler les auditeurs, celui qui ne maitrise pas sa parole, ses paroles rompt l’harmonie.

La parole fait, nomme, elle est le lien entre les hommes qui sans elle ne serait que des animaux, à qui malgré toutes leurs facultés elle manque.

 

La parole permet la transmission, elle est le souffle de l’esprit. Elle a précédé l’écrit dans la transmission des secrets, les Francs-maçons ont conservé et transmis les mots de passe, les mots secrets, les mots sacrés. La parole avec les signes, les symboles, les images est communication. Donnez -moi le mot, donnez-moi le signe. Elle peut être forte, juste mais aussi fausse et sans intérêt. C’est dire ! Il faut parfois savoir parler le langage des oiseaux pour transmettre les secrets.

 

Étymologiquement le mot parole est le plus proche de parabola, c’est son acception première, primordiale.

La parole est liée à la mémoire puisqu’elle transmet, elle transmet la lumière de l’esprit ce qui est au plus profond de notre inconscient. Elle agit comme le vitrail d’une cathédrale, plus elle belle, ciselée, colorée, plus atteint son but. Elle embellit, féconde, elle engendre quand elle est sacrée.

C’est pourquoi sans aucun doute les Francs-maçons la respecte, elle devient sacramentelle dans les rituels, elle dit les mots justes, essentiels les mots de l’essence, elle traverse le temps et l’espace. Je vous reconnais à vos mots, paroles et gestes.

 

Il faut néanmoins se défier de la parole elle peut devenir puissance et non force. Puissante elle peut être un outil pour imposer les dogmes. Forte elle affirme, elle établit, elle construit, elle est la voix de la figure du sage. Les Francs-maçons ont des gestes qui permettent de mesurer leurs paroles, ils n’hésitent par exemple à la bloquer dans leur gorge quand elle n’est pas en accord avec leur conscience, ou n’est pas fraternelle, respectueuse et digne ; elle est sanctionnée alors par une pénalité. Certains rituels se réfèrent au psaume 137-6 « Que ma langue reste collée à mon palais, si je ne me souviens plus de toi, si je ne place pas Jérusalem au-dessus de toutes mes joies ! ».  Les Francs-maçons ont le respect de la parole donnée, des serments contractés devant eux-mêmes, leur loge, leurs frères, leur obédience.

 

Ils connaissent leur devoir de silence. Ils savent que le silence précède la parole, comme la réflexion précède l’action, les ténèbres la lumière.

 

Quand le Franc-maçon conclut par : j’ai dit, il a seulement dit, il lui reste à faire.

 

La rhétorique, est l’art de bien parler, elle n’est pas l’art de séduire, mais de rechercher en toutes circonstances les paroles les plus justes. La liberté de parole est consubstantielle aux droits de l’homme : « je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. » (Voltaire – Traité sur la tolérance.)

 

Je reviens un instant sur l’étymologie du mot parole. Parole vient donc du mot chrétien parabola devenu par la suite paraula avec Sénèque, qui signifie alors comparaison, similitude. Par ce glissement du sens la parole devient une faculté d’exprimer le contenu de sa conscience, l’art de parler, de mettre de l’ordre dans ses idées.

Le père de Sénèque, l’expédia si j’ose dire en Égypte pendant cinq ans, craignant qu’il ne fût trop influencé par les philosophes sophistes. Sénèque se familiarisa avec le monothéisme, devint plus mystique. Certains auteurs pensent qu’il échangea des correspondances avec Saint-Paul, quatorze lettres selon ceux-ci.   

Ce qui nous amènent à nous intéresser aux philosophes maîtres de la parole ces fameux sophistes, ces « marchands de paroles », en effet ils n’hésitaient à facturer leurs prestations aux jeunes aristocrates voulant se faire remarquer pour faire une carrière dans la cité.

 

On voit souvent les sophistes d’une manière un peu simple comme des marchands de paroles, voire des moulins à parole, parlant pour ne rien dire. Ils pratiquaient des démonstrations où tout le monde pouvait ‘perdre son latin’, des démonstrations vident de sens. Ces manipulateurs adroits de l’antilogie capables de soutenir avec un égal brio tout et son contraire, la thèse et l’antithèse, capables de transformer leurs faiblesses en forces, pour terrasser leurs adversaires. On ne doit toutefois pas sous-estimer leur influence dans le siècle de Périclès, celui de l’apogée d’Athènes, le moment ou Phidias est le maître d’œuvre du Parthénon. Ils étaient les philosophes de référence, peut-on voir un lien avec notre siècle hyper médiatisé où la parole ‘bien’ maniée est plus importante que le fond, il suffit d’être un bon orateur pour faire passer des idées fussent-elles mauvaises !

 

Nous devons admettre que ces sophistes possédaient une grande culture pour étayer leurs paroles. Ils étaient donc particulièrement redoutables et dangereux. Ils connaissaient Hésiode, Homère, le fond de toutes choses, le concept de l’un et du multiple.

Leur entreprise grâce à la puissance de leurs paroles fût de mettre à bas toutes les traditions et les valeurs : les dieux, la justice, la morale, tous les secrets de l’univers révélés par leurs prédécesseurs philosophes. Ces maîtres de la parole avaient l’écoute de Périclès et même d’Euripide comme le plus célèbre d’entre eux Protagoras d’Abdère, qui forme avec Gorgias et Hippias le triangle des Sophistes. De leurs paroles creuses nous n’avons retenus que la célèbre phrase de Protagoras qui n’a pas fini de nous interroger : « l’homme est la mesure de toutes choses, pour celles qui sont de leur existence ; pour celles qui ne sont pas, de leur non-existence ». Les interprétations ne manquent pas. Les paroles bonnes ou mauvaises expriment des opinions des Doxa qu’il nous faut analyser, soumettre à l’examen de notre conscience avant de les rejeter, c’est ce que la Franc-maçonnerie demande à ses Maîtres. Pour Protagoras rien n’est absolu toute convention serait sociale, c’est son relativisme. Lucien Jerphagnon dans Histoire de la pensée, Philosophies et Philosophes résume ainsi le relativisme de Protagoras : « Il n’est pas une déclaration de scepticisme universel, mais un appel, une invitation à un accord entre les hommes sur ce qu’il convient de réaliser pour mieux vivre ensemble ». Vous conviendrez je pense que cela interroge, ce ne sont pas là que de simples paroles !

Les Sophistes n’en restent pas moins des experts dans la polysémie des mots, qu’ils manipulent dans le but de faire rouler le peuple d’un bord vers l’autre et inversement n’ayant aucune directrice, aucun sens a proposer. C’est l’usage inconsidéré d’un en même temps sans fin. N’ayant aucune idée directrice claire, ils ne proposent aucune action claire, aucune vision capable de susciter une adhésion, une unité. Ils font du clientélisme, répondant alternativement oui et non et tout le monde. Ces marchands de paroles veulent élargir leur zone de chalandise en étant d’accord systématiquement avec tout le monde, c’est à dire à mon sens finalement avec personne, ce sont des destructeurs d’harmonie et d’unité. Protagoras n’hésitait pas à bruler aujourd’hui ce qu’il adorait hier. Constatant son incapacité à maitriser la totalité il ne veut pas inclure dans son discours le concept de vérité. Ce n’est que mon humble avis, qui par conséquent n’est pas non plus la Vérité, mais ma vérité, mon ressenti soumis à la faiblesse de mes sens.

 

Protagoras dit par exemple concernant les dieux : « des dieux, je ne puis savoir ni s’ils existent, ni s’ils n’existent pas, ni quels ils sont quant à leur forme. Nombreux en effet sont les obstacles à un tel savoir : le fait que les dieux sont invisibles et le fait que la vie humaine est courte ». Cette ainsi qu’il conclura que l’homme est la mesure de toute chose, mais pas des dieux, car ils ne font pas partie des sociétés humaines !

On pourrait poursuivre avec les autres Sophistes comme Gorgias de Léontium ou Hippias d’Elis.

Difficile de s’y retrouver dans ces paroles, ces abus de la parole. Jean-Louis Poirier spécialiste de la philosophie antique, nous ramène à la raison (à lire dans ses Présocratiques – La Pléiade) : « Le langage est un mauvais contenant de l’Absolu, ce n’est pas son rôle, essentiellement pratique ». C’est peut-être pour nous Francs-Maçons notre difficulté à nommer le principe du Grand Architecte, à l’incarner, à le nommer, il a presque autant de noms que de Francs-Maçons.

 

Les Sophistes, ces beaux parleurs, ces microglosses (Perroquets) noirs, peuvent faire un temps illusion, avec leurs paroles. C’est pourquoi l’apprenti maçon pratique le silence du sage, humble parole de maître, qui a dit, seulement dit et à qui il reste maintenant beaucoup à faire, plutôt que de parler.

 

                                                  Jean-François Guerry.

Phare de la Teignouse Baie de Quiberon

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Le Phare de la Teignouse  Baie de Quiberon

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Publié le par Jean-François Guerry
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Le Vieux Maçon et l’Apprenti – Conversation.

 

Auteur : Jean-François Pluviaud – Préface Pierre-Marie Adam

 

 

La Franc-maçonnerie pose plus de questions qu’elle ne donne de réponse, tant à ses adeptes qu’aux profanes. Ne croyez pas trouver des réponses toutes faites, mais une méthode pour construire sa vie, lui donner un sens.

Jean-François Pluviaud Franc-maçon depuis plus d’un demi-siècle avec ce dernier livre, c’est un manuel pour apprendre non pas de vérités, mais comment savoir trouver des réponses. En première de couverture l’on peut lire : « La maçonnerie ne se donne qu’à celui qui la désire celui qui veut la prendre… (l’apprendre) ».

Dans sa préface Pierre-Marie Adam parle de dialogues post-socratiques. J’abonderais en précisant que Socrate ne cherchait pas par ses dialogues à convaincre ses interlocuteurs, mais à leurs faire découvrir par eux-mêmes les réponses à leurs questions. A mettre le faire en action plutôt que le dire sans cesse.

C’est du réel, du vécu en loge que nous propose l’auteur les questions abordées sont fécondes pour obtenir les réponses : la solitude de l’apprenti, comprendre les mots fondateurs, pourquoi la maçonnerie ? Quel travail ? Savoir écouter ? Être heureux. Les secrets, le secret et bien plus…

Des mots simples, clairs, pour construire son propre projet de vie, une voie spirituelle et humaine dans un monde complexe. Un ouvrage à mettre en priorité dans les mains des jeunes initiés et pourquoi pas aussi dans les mains de ceux qui aspirent à connaître le bonheur de l’initiation et sont capables de temps à autre au cours de leur lecture de lever la tête pour réfléchir sur ce qu’ils sont, sur leur vie, leur devenir.

 

                                          Jean-François Guerry.

 

Jean-François Pluviaud : Le vieux maçon et l’apprenti . Préface de Pierre-Marie Adam G M de la G L D F aux Éditions numérilivre Prix 18€ sur 160 pages ISBN : 9782366321906-

www.numerilivre.

NOTE ÉDITEUR

Je me souviens…

L’auteur se souvient des conversations, qu’apprenti, il aurait rêvé avoir, avec un vieux Maître, un ancien, qui aurait répondu à ses questions, en lui racontant la Maçonnerie. Devenu ce vieux maître, c’est en souvenir de cette époque, qu’il imagine les conversations qu’il aurait aujourd’hui, avec l’apprenti qu’il a été.

Cet ouvrage ne laisse de côté aucune interrogation. De la raison d‘être de la maçonnerie, de son rôle et de son fonctionnement, à la vie d’un atelier, en passant par le Grand Architecte et le rapport à la religion.

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CAHIER DE BROUILLON POUR FRANCS-MAÇONS.

S’ennuyant en Loge.

 

Autrice, Auteur : Clara Pragman, Philippe Benhamou.

 

 Un cahier ludique et original pour les fêtes, une couverture vintage qui sent bon la blouse et le pupitre des écoliers d’antan. Loin des appli numériques un simple cahier illustré noir et blanc. L’autrice et l’auteur partent du principe que des sœurs et des frères s’ennuient en Loge, comment est-ce possible ? Ce sont sans doute des surdoués ! Avec ce cahier ils vont pouvoir s’occuper lors des parfois trop longues tenues d’hiver. Ils ont la solution pour vaincre leur ennui. Ils devront au préalable faire signer leur cahier par leur maître, pardon leur Vénérable Maître pas facile !

On trouve dans ce cahier de brouillon des coloriages à faire comme le pavé mosaïque, une page pour noter les interventions des sœurs et des frères en fonction des mots prononcés : fraternité, égrégore, descente intérieure, spiritualité, je serais bref etc… Ou encore une page pour dessiner la caricature du Vénérable maître. Vers la fin une page entière avec des moutons à compter pour favoriser le sommeil. Ce cahier présenter comme un outil pour ne pas s’ennuyer en Loge, peut permettre de ne pas s’endormir lors de la troisième planche à écouter absolument et qui ne dure que 25 minutes !

 

                                          Jean-François Guerry.

 

Clara Pragman et Philippe Benhamou – Cahier de brouillon pour Francs-Maçons s’ennuyant en Loge. Aux Éditions des Bords de Seine Numérilivre  12€. www.numerilivre.

NOTE ÉDITEUR

Heureusement ce cahier de brouillon est là pour vous aider à passer de midi à minuit de façon ludique et détendue.

Grâce lui et en prenant un air grave et sérieux, vous allez pouvoir jouer aux boulettes, caricaturer les Officiers de la Loge, rédiger votre liste de courses en faisant semblant de prendre des notes…

Bref, avec ce cahier de brouillon, vous allez retrouver la joie que vous ressentiez lors de vos premières tenues de Loge.

Alors, qu'attendez-vous?

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