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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le
LA DEVISE, SES PRINCIPES
LA LOGE KLEÎO se penche sur la devise républicaine et maçonnique un travail du passé pour le présent et et l'avenir. Où en sommes nous de la pratique de  ces principes ? Est-ce toujours un rêve ?
 

Jean-François Guerry. 

LA DEVISE, SES PRINCIPES

 

EGALITÉ, SOMMES NOUS TOUS LARGUÉS ?

par J.S.

 

(Intervention France Inter, « l’invention de l’idée d’égalité en France et aux États Unis »)

……….Extrait France Inter……….

 

« La Révolution commence à Grenoble en 1788, le 7 juin le peuple ce jour-là - c’est un jour de marché - prend le parti des magistrats du Parlement que la troupe, sur ordre de Versailles, voulait envoyer en exil. Les gagne-deniers du marché s’agitent dans tous les sens, les femmes sonnent les cloches à la volée, les hommes montent sur les toits, arrachent les tuiles qu’ils jettent sur les soldats. C’est la Journée des Tuiles. Qui aurait pensé qu’en très peu d’années les privilèges seraient supprimés et que, scandale inouï, l’égalité s’imposerait jusque dans les cadres de civilités et l’accès au droit de vote. Partie de Grenoble la Révolution française allait rejoindre la révolution américaine. »

 

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France Inter
L'invention de l’idée d’égalité en Franc[...]
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Il faut partout une place publique, un banc public, un réverbère, pour respirer l’égalité les uns les autres, comme l’expliquait l’abbé SIEYES.

 

Emmanuel-Joseph Sieyès naît à Fréjus, en Provence, le 3 mai 1748, dans une famille modeste

Il fait ses études d'abord chez les Jésuites de sa ville natale puis à Draguignan dans un établissement de la Congrégation de la doctrine chrétienne. Tenté par une carrière militaire, il s'oriente cependant vers la prêtrise, sur le conseil de ses parents, très pieux et qui bénéficient de quelques relations dans le milieu religieux. Le petit séminaire de Saint-Sulpice, à Paris, l'accueille en 1765 puis celui de Saint-Firmin en 1770. Siéyès est ordonné prêtre en 1772. Deux ans plus tard, il obtient une licence de théologie et arrête là ses études.

Durant les six derniers mois de l'année 1788, il écrit trois brochures dont la dernière, publiée d'abord anonymement au début de l'année 1789, va faire date. Qu'est-ce que le Tiers-Etat ? est un immense succès. Les rééditions s'enchaînent, 30 000 exemplaires sont vendus, un million de personnes les lisent. Le fond du texte, extrêmement radical, dénie aux ordres privilégiés leur place dans la Nation, met la noblesse hors la loi et appelle les représentants du Tiers-Etat à se constituer en Assemblée Nationale ; sa forme est brillante, ponctuée de formules chocs et provocatrices qui font mouche et restent en mémoire.

« Il y a donc un homme en France » écrit Mirabeau à Siéyès le 13 février. Le désormais célèbre chanoine entre rapidement en rapport avec les hommes qui vont animer les premières années de la Révolution : Mirabeau, Talleyrand, Lafayette, Duport, les frères Lameth, Condorcet... Il fréquente également les salons et s'affilie à divers clubs, parmi lesquels la Société des Amis de la Constitution, dite Club Breton, qui deviendra le Club des Jacobins, dont il est l'un des premiers membres. Ses relations avec le duc d'Orléans sont moins avérées. Siéyès lui-même se défendra vigoureusement, sans jamais pouvoir s'en laver complétement, de l'accusation d'avoir été l'instrument de ce prince.

Probablement franc-maçon, Siéyès aurait fréquenté diverses loges : "Les Amis devenus Frères" à l'Orient de Fréjus avant la Révolution, puis à Paris la Loge "des Neuf soeurs" (dite loge des Philosophes) et la Loge de la rue du Coq-Héron.

 

 

L’égalité c’est partager un monde commun

L’égalité c’est s’assembler

L’égalité c’est défiler et marcher ensemble

L’égalité c’est être côte à côte

 

D’ailleurs, il faut se souvenir que lorsque nous fêtons l’anniversaire du 14 juillet, ce n’est pas la prise de la Bastille que nous fêtons, mais la fête de la fédération, parce que la fête de la fédération, c’est justement le côte à côte, et le rassemblement dans un même espace des personnes de lieux et d’origines différents, mais commun.

LA DEVISE, SES PRINCIPES

Éléments Fondateurs de l’égalité :

 

La nuit du 4 aout 1789 

Les châteaux brulent, les campagnes se sont soulevées, c’est la grande peur cruelle et mortelle pour les privilégiés.

Et à Paris, en pleine nuit, à l’assemblée, on proclame l’égalité, tout d’abord de l’impôt, et des libertés.

Ils clament à la face du monde que le régime féodal doit être aboli.

 

Il ne s’agit pas cette nuit-là de n’abolir que les impôts et taxes, mais de rendre au sort commun, les privilégiés, dont Le duc de Noailles, et le duc d’Aiguillon présents l’acceptent, alors qu’ils formaient une sorte de race à part, une humanité différente.

 

Sources de l’égalité :

La bible, Rousseau, l’encyclopédie, l’histoire naturel de Buffon

 

Il y a beaucoup d’origine, mais il est certain que l’idée chrétienne a compté,

La bible nous raconte que l’égalité existe entre les hommes devant dieu.

C’est une vision puissante, mais qui ne conduit pas à l’égalité des hommes sur terre.

Puisqu’elle instaure une idée de dignité, une égalité dans l’au-delà, c’est une égalité de mérite et de vertu.

 

Il y a dichotomie entre égalité morale, égalité spirituelle et égalité sociale.

 

L’article « égalité » de L’encyclopédie y a beaucoup participé aussi, on a pu distinguer l’idée de similitude, et l’idée d’égalité, ainsi que l’histoire naturel de Buffon qui a aidé à penser l’idée du monde des semblables et d’une espèce humaine commune.

 

Pour Buffon, ce qui distingue l’homme est moins important que ce qui le rassemble dans une même espèce.

Les distinctions entre individus sont secondaires et accessoires.

 

Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon 1707-1788 est un naturaliste, mathématicien, biologiste, cosmologiste, philosophe et écrivain français.

À la fois académicien des sciences et académicien français, il participe à l'esprit des Lumières et collabore à l'Encyclopédie, notamment en se chargeant des sciences de la nature. Ses théories ont influencé deux générations de naturalistes, en particulier Jean-Baptiste de Lamarck et Charles Darwin. Salué par ses contemporains pour son maître ouvrage Histoire naturelle, Buffon a été qualifié de « Pline de Montbard »2.

Son nom est lié à la localité de Buffon, en Côte-d'Or, dont la seigneurie fut acquise par la famille Leclerc.

La famille est bien implantée en terre bourguignonne et propriétaire de domaines qui lui ont apporté la noblesse. Le père, Benjamin Leclerc, seigneur de Buffon et de La Mairie, a fait des affaires comme président du grenier à sel de Montbard, lieu de conservation du précieux produit, mais aussi de paiement du fameux et détesté impôt qui va avec : la gabelle.

Puis, il est devenu conseiller au parlement de Bourgogne et la famille s’est installée à Dijon. Le jeune Georges-Louis y entre au collège des Jésuites, puis part à la faculté d’Angers étudier les mathématiques, la médecine et la botanique, alors balbutiante.

Après avoir tué en duel un officier, il doit quitter la faculté et regagner Dijon.

Sollicité par le ministre de la Marine

Il parcourt ensuite l’Europe, d’une faculté à l’autre, mais le décès de sa mère le ramène à Dijon, où le remariage de son père avec une jeunette le met hors de lui. Menaçant celui-ci d’un procès, il obtient la libre jouissance de la fortune familiale, monte à Paris, s’intègre au monde scientifique et intellectuel, publie des ouvrages de mathématiques novateurs et remarqués et entre finalement à l’Académie des sciences.

Le ministre de la Marine cherchant une étude sur les bois utilisables pour la construction de navires, Buffon, resté exploitant forestier à Montbard, rédige un rapport d’importance qui accentue sa notoriété et lui ouvre le poste d’intendant du Jardin du roi. Sous sa direction, ce dernier va devenir le fameux Jardin des Plantes, un centre de recherche et un musée où il fait planter des arbres qu’on lui fait parvenir du monde entier. Il donne par là ses lettres de noblesse à l’histoire naturelle et multiplie les écrits sur le sujet, dont sa fameuse et copieuse « Histoire naturelle » : pas moins de 36 volumes !

Sa renommée internationale attire les dons et enrichit les collections qui formeront la base du Muséum national d’histoire naturelle de Paris.

Si son entregent lui vaut de solides protections, comme celle de la toute-puissante marquise de Pompadour, ses relations avec le monde scientifique européen sont plus contrastées. Il entre en 1753 à l’Académie française et rejoint la franc-maçonnerie naissante, mais aime retrouver Montbard où il se retire chaque année durant huit mois, amasse ses documents, fait réaliser d’importants travaux, et installer un paratonnerre dès 1752. Il décède juste avant que n’éclate la Révolution française.

 

C’est dans ces ouvrages, la bible, Rousseau, l’encyclopédie, et l’histoire naturel de Buffon que ce forge le vocabulaire de la déclaration des droits de l’homme.

 

L’égalité est traitée comme appartenance à un même humanité, elle est définie comme être des semblables.

Et c’est aussi vivre libre, à la manière de Rousseau, c’est-à-dire, dans une société d’individus, en étant indépendant et sans être marqué par une position de domination.

Et appartenir à une même communauté politique.

L’égalité c’est à la fois, éradiquer la distinction, éradiquer la domination, et organiser la participation.

Conclusion éphémère :

Comme vous vous en doutez, il y a de nombreux écrits sur notre devise.

Il n’y a qu’à ouvrir notre anthologie, pour en avoir un rapide aperçu, ainsi que la planche de notre F :. Olivier sur la Fraternité

 

Montesquieu disait : « Dans l’état de nature, les hommes naissent bien dans l’égalité ; mais ils n’y sauraient rester. La société la leur fait perdre, et ils ne redeviennent égaux que par les lois. »

MONTESQUIEU (1689-1755), L’Esprit des Lois (1748)

 

On est un peu avant la révolution, mais l’Ancien Régime étant fondé sur les privilèges (fiscaux et autres), donc sur un principe fondamental d’inégalité, il fallait une réforme littéralement révolutionnaire pour amener l’égalité. Des ministres éclairés en proposeront des amorces, sans pouvoir les imposer aux privilégiés qui conduiront inéluctablement « leur » régime à sa perte.

 

Saint Just disait : « Quand tous les hommes seront libres, ils seront égaux ; quand ils seront égaux, ils seront justes. » 

 

Saint Just était un Très jeune théoricien de la Révolution, il décrit un cercle idéalement vertueux, conforme à l’idéologie de Robespierre. Liberté, égalité, justice… Les faits démentent ce genre d’optimisme.

Et enfin, Robespierre, qui disait : « La royauté est anéantie, la noblesse et le clergé ont disparu, le règne de l’égalité commence. »

Robespierre (et les Montagnards) est partisan de mesures sociales qu’on peut qualifier de socialistes, voire communistes.

Mon choix a résolument était restreint, en essayant de mettre en exergue la place de l’égalité comme choix de société au sortir de la révolution.

 

J’y reviendrai dans la troisième partie, mais pour la seconde, je vous parlerai de l’égalité dans le symbolisme et l’ésotérisme maçonnique :

 

égalité en loge ( et non pas en Franc Maçonnerie)

c’est un peu abscons, mais j’essayerai de m’en expliquer en troisième partie.

L'étude de la symbolique nous amène à comprendre la signification de l'équerre, du compas, du delta rayonnant, ou encore des gants blancs. Par exemple, l'équerre est le symbole même de la rectitude, de la justice et du droit. Déposer ses métaux à la porte du Temple, ainsi que le niveau et les gants blancs, représentent l'égalité entre tous au sein de la loge. Ainsi, nous agissons toujours en considération du maître mot "égalité".

Un autre exemple avec le compas, qui symbolise l'amour fraternel, ou encore avec la pierre brute. En effet, l'apprenti maçon représente la pierre brute, qu'il devra "dégrossir pour arriver au soi", à la pierre polie.

Les gants blancs sont le symbole de pureté et d’égalité. Une main gantée, signifie l’égalité entre tous.

LA DEVISE, SES PRINCIPES

 

Le niveau  symbolise l'horizontale qui montre l'égalité sociale des hommes, l'altruisme, la moralité et la justice. Toute chose doit être considérée avec une égale sérénité.

« Le Seigneur était debout sur un mur bien aligné au cordeau et il avait dans sa main un fil à plomb.

L'Éternel me dit : que vois-tu Amos ?

Je dis "un fil à plomb"

Le Seigneur reprit : "Voici que je vais mettre un fil à plomb au milieu de mon peuple d'Israël désormais je ne lui pardonnerai plus sa faute" »

Amos, chapitre VII, versets 7 et 8.

« Et je prendrai le droit comme mesure et la justice comme niveau. Mais la grêle balaiera le refuge de  mensonge et les eaux inonderont la cachette; »

Isaïe 28 ; 17

 

La construction n'est pas binaire, mais volume avec ses forces contraires qui la fragilise.

Rien n'est possible sans une vision globale qui permettra de trouver le juste équilibre.

Méditer, observer et connaître sans être sceptique ni destructeur; l'apprentissage maçonnique n'est pas une soumission mais la connaissance de soi qui permettra d'arriver à la connaissance des autres à travers soi.

 

Il est bon de préciser que le Niveau, comme le fil à plomb et l'Équerre, ne sont pas des outils en tant que tel, mais des "bijoux", c'est à dire avec un identifiant fixe, mais relatif à la fois , avec des signifiants philosophiques et des devoirs de fonction.

 

Pour être un peu plus ésotérique, j’aimerai vous esquisser ce que l’on pourrait traiter d’égalitaire dans notre rituel, la prise de la parole.

 

La loge est l’un des rares « lieux sociaux » où la prise de parole en public soit codifiée de manière aussi rigoureuse et dotée d’une charge symbolique aussi forte.

L’une des particularités du rite réside dans le fait que toute action des membres de la communauté, tout positionnement des objets dans le temple, est porteur d’information et de sens. Chaque chose est à sa place, chaque discours vient en son temps, et une telle distribution garantit la cohérence de l’harmonie égale.

 

Elle suit un schéma triangulaire, et cela à plusieurs niveaux. La première forme de triangulation est relative au discours : en loge, on ne prend pas la parole, on la demande. Et lorsqu’on la demande, on ne s’adresse pas directement au Vénérable Maître dirigeant la loge, qui peut seul l’accorder, mais à l’un des deux intermédiaires que l’on nomme Premier Surveillant et Second Surveillant. Enfin, le Vénérable Maître lui-même accorde la parole en passant également par l’un des deux intercesseurs, lequel relaie l’information au requérant. Ce dernier s’exprime alors, et nul ne peut l’interrompre ni même s’adresser à lui, à moins que la teneur de ses propos ne nécessite une censure brutale de la part du Vénérable Maître

 

On pourrait ne voir dans ce procédé qu’un artifice pompeux, participant simplement de la théâtralité du cérémonial.

Cependant, les raisons de cette triangulation de la parole sont plus profondes qu’il n’y paraît et dépassent largement le cadre de la dramaturgie. Procédé de médiation, elle a pour objectif d’évacuer toute communication interpersonnelle, et de tisser un lien collectif en dépassant les échanges d’individu à individu, nous appelons cela l’« Égrégore ».

 

Le terme communication (de communicare), signifie étymologiquement « mettre en commun » et implique les notions de partage, alors notre rituel atteint probablement l’objectif de toute communication, dans ses formes les plus paroxystiques.

 

Il est à noter, cependant, qu’à l’inverse de la plupart des forment de communication,  notamment des rites, ou communications politiques, où se jouent des rapports de domination et de sujétion, qui définit les fonctions, exprime les allégeances, confirme les rangs et les statuts, le rite maçonnique, créateur de lien social, ne fait guère reposer les rôles assignés aux adeptes sur la situation professionnelle et financière que chacun occupe sur l’échelle sociale, dans le monde profane.

 

C’est ainsi qu’un ouvrier d’usine accèdera progressivement au grade de Maître, tandis que le PDG d’une grande entreprise ouvrira sa voie maçonnique au grade d’Apprenti, comme tout un chacun, avec les corvées qui accompagnent cette première étape, installation du Temple, préparation des Agapes et service durant le repas, etc., qui se veut un apprentissage de la patience et de l’humilité, une familiarisation, aussi, avec une dimension symbolique souvent inconnue du néophyte.

 

D’autre part, les fonctions de chacun ne sont pas figées, puisque nous changeons de poste, ou de rôle au fil des ans.

Or, ce principe d’égalité et de circularité est, encore une fois, inscrite dans le temps, et dans la communication.

Dans notre rite, par exemple, le Vénérable Maître, après avoir occupé des fonctions centrales à l’Orient durant quelques années, (on me dit deux…) se voit-il relégué à l’Occident, près du Parvis.

Outre que ce positionnement diamétralement opposé lui confère un angle de vision, et par conséquent un angle de compréhension différent sur le Temple, il traduit le passage d’une position supérieure à une position inférieure. En devenant Couvreur, il quitte la place dominante et ordonnatrice pour une place d’exécution, en contre-bas. Il en va de même pour les autres officiers de la loge.

 

Nous nous rendons compte que le principe de nos réunions est l’égalité, dans la communication, dans nos fonctions, dans nos circumambulations.

 

On ne s’étonnera donc guère que le niveau figure parmi les outils et symboles privilégiés de l’institution, ni même que le principe d’égalité présidant aux travaux maçonniques ait pu contribuer à la diffusion des idées émancipatrices jadis émises par les philosophes des Lumières.

 

Il semble avéré qu’en favorisant le brassage social (puis la mixité, à partir du xixe siècle, dans quelques obédiences), les loges précipitèrent la chute d’un régime inégalitaire.

 

« La Franc-Maçonnerie vint ainsi offrir un excellent terrain de culture au ferment des idées révolutionnaires »

Oswald Wirth

 

Les idées progressistes qu’elle véhiculait étaient d’ailleurs jugées subversives et dangereuses, tant par le pouvoir politique que par le pouvoir ecclésiastique.

 

On peut le comprendre à la lecture de certains textes du dix-huitième siècle.

« Ramener les hommes à leur égalité primitive par le retranchement des distinctions que la naissance, le rang, les emplois ont apporté parmi nous. Tout maçon en loge est gentilhomme »

 

Le sceau rompu, 1745 (rituels et divulgations maçonniques)

 

Tout semble concourir à faire de l’espace maçonnique un espace sociopète, ou proxémique, un lieu de partage, de cohésion, d’égalité et d’intégration.

La proxémie ou proxémique est une approche du rapport à l'espace matériel introduite par l'anthropologue américain Edward T. Hall à partir de 1963. Ce néologisme désigne d'après lui « l'ensemble des observations et théories que l'Homme fait de l'espace en tant que produit culturel spécifique »Hall 1.

L'un des concepts majeurs en est la distance physique qui s'établit entre des personnes prises dans une interaction. Hall a remarqué que ces distances varient selon les cultures considérées1. Ainsi, dans les pays latins, les distances entre les corps sont relativement courtes. En Afrique, elles sont souvent si réduites que le contact physique est fréquent. À l'inverse, dans les pays nordiques ou au Japon, les contacts physiques sont plus rares et ces distances plus importantes. Elles varient également selon les lieux où l'interaction se déroule, ce qui signifie qu'elles doivent être prises en compte par les architectes et designers. Elles sont par exemple différentes dans des lieux publics comme les ascenseurs ou les transports en commun1.

LA DEVISE, SES PRINCIPES

Nous nous interrogeons sur l’identité et le devenir de l’homme à travers les trois temporalités :

D’où venons-nous ?, Qui sommes-nous ?, Où allons-nous ?

Je résumerais ainsi notre appartenance, qui se nourrit au présent de la sagesse des anciens pour tenter de construire une société idéale.

 

Alors, que penseriez-vous de la « triple batterie » et de « l’acclamation » si, dès que le V :.M :. En fait l’annonce nous frapperions trois fois dans nos mains, et si on criait  « Liberté », « Égalité », « Fraternité ».

 

Troisième partie :

 

Égalité, nous sommes tous largués

Égalité, on se fout de nous

 

 

Égalité

Sens 1              Équivalence, conformité

Synonymes : similitude, ressemblance, conformité

Sens 2              Principe selon lequel tous les hommes ont les mêmes droits

Synonymes : équité, parité

Sens 3              Caractère de ce qui est plan, uni

Sens 4              Modération, régularité

Synonymes : régularité, uniformité, constance

 

Égalitarisme

doctrine politique prônant l'égalité des citoyens en matière politique, économique et/ou sociale, selon les contextes.

Dans un sens plus général, l'égalitarisme désigne une école de pensée qui donne la priorité à l'égalité de tous.

L'égalité en droit est le fait de considérer que chaque être humain est égal, qu'importe sa religion, son sexe, son orientation sexuelle, etc.

L'égalitarisme est le fait de reconnaître les différences qui existent chez l'autre sans le discriminer pour ses différences.

Ainsi, chaque être humain doit avoir les mêmes droits et devoirs au sein de la société.

Pour ses détracteurs, l'égalitarisme est philosophiquement le refus de l'altérité, donc la recherche de l'Un, soit de l'Unité, niant la complexité et les contradictions inhérentes à la vie.

Pour eux, l'égalitarisme est une atteinte à la liberté, en empêchant l'humain de s'élever et le réduisant en l'avalant dans une masse, en allant à l'encontre de ses aspirations naturelles d'excellence, de ce qui s'apparenterait à de l'individualisme.

Ils voient dans l'égalitarisme, une source de nivellement par le plus petit facteur commun, qu'ils qualifient de médiocratie. Les régimes élitistes combattaient l'égalitarisme.

 

 

 

Je commencerai pour parler d’inégalité ou de non égalité par ce qui nous touche, ………un peu : Les femmes ? des sous égales ?

 

Avec Maria Deraismes comme Symbole de l’égalité initiatique.

Marie Adélaïde Deraismes, dite Maria Deraismes est une féministe, oratrice et femme de lettres française née le 17 août 1828 à Paris et morte le 6 février 1894 dans le 17e arrondissement de Paris. Elle est la première femme initiée à la franc-maçonnerie en France, à la fin du xixe siècle et elle est à l'origine de la création de l'ordre maçonnique mixte international « le Droit humain ».

 

Les Constitutions de 1723 de James Anderson (pasteur), adoptées par la Grande Loge Unie d’Angleterre étaient sans ambiguïté :

« Toutes les personnes pour être admises membres d’une loge doivent être des hommes bons et fidèles, nés libres et arrivés à l’âge de discrétion et de jugement sain ; ni serfs, ni femmes, ni hommes immoraux ou scandaleux mais de bonne réputation ». Il faudra toute la ténacité d’une Maria Deraismes, qui prône l’émancipation des femmes, pour être à l’origine, en France, de la première obédience mixte à initier des femmes : le Droit Humain.

 

Comme bien des femmes elle s’est émancipée, elle s’est battue.

Elle a touché à la littérature, à la peinture, elle a été journaliste et conférencière.

Mais elle a fait plus : en étant la première femme initiée, elle a violé l’interdit posé aux origines de la maçonnerie par le pasteur Anderson en ouvrant, à jamais, la franc-maçonnerie aux femmes.

 

Elle contribue avec le franc-maçon Léon Richer, du Grand Orient de France, au premier Congrès International du Droit des Femmes.

 

Depuis le XVIIIe siècle, le journalisme n’est plus réservé aux hommes. Comme George Sand, comme Delphine de Girardin, Maria collabore de façon régulière à différents journaux.

 

Dès 1866, elle est sollicitée par le Grand Orient de France, pour participer à des conférences.

A tour de rôle, elle aborde la morale, l’histoire, la littérature, le droit de l’enfant, le rôle du clergé dans la société, la femme, etc… Certaines de ses idées sont reprises dans des propositions de loi, comme l’électorat des femmes dans les tribunaux de commerces ou les droits civils des femmes.

 

Marie Gouze, dite Olympe de Gouges, née à Montauban le 7 mai 1748 et morte guillotinée à Paris le 3 novembre 1793, est une femme de lettres française, devenue femme politique. Elle est considérée comme une des pionnières du féminisme français.

 

« La femme à le droit de monter à l'échafaud ; elle doit avoir le droit de monter à la tribune. »

 

Elle met de la verve à rappeler le sort des femmes dans les différentes religions, dont le christianisme :

 

« Le christianisme fait peser sur la femme la plus grande part de la responsabilité dans la faute originelle […] En m’avançant dans les vieux récits, je découvre une faute, une transgression à la loi éternelle dont la femme se serait rendue coupable … Eve, chez les Hébreux, et Pandore, chez les Grecs, perdent l’humanité par leur curiosité fatale. »

 

Le 14 janvier 1882, s’ouvre pour Maria Deraismes une période nouvelle. Les frères de la loge “Les Libres Penseurs du Pecq” décident dans l’enthousiasme de l’initier, sachant qu’ils transgressent un interdit de taille.

Mais la portée de cette initiation est autant politique que symbolique. Alphonse Houbron, alors Vénérable Maitre, accepte : « Mon premier soin sera de faire consacrer le mot autonomie par l’immixtion de l’élément féminin au sein de la Loge afin de combattre effectivement le cléricalisme» car « détruire chez la femme les préjugés en les combattant par la morale et la lumière maçonniques, c’est préparer pacifiquement la véritable émancipation sociale».

La cérémonie donne lieu à une grande fête, sous les auspices moraux de Victor Hugo et de Louis Blanc, au cours de laquelle Alphonse Houbron fait tirer huit santés. Le scandale est énorme et ébranle la maçonnerie masculine. Alphonse Houbron est désavoué et la Loge est fermée.

 

Tout ceci fait écho, et même à l’étranger, des femmes la célèbre….

 

Georges Martin, un médecin féministe, conseiller général de gauche, (c’est étonnant !), initié dans la loge Union et Bienfaisance au R E A A, constate que les obédiences ne pourront s’ouvrir aux femmes ;

 

il faut donc couper avec la maçonnerie masculine.

 

Avec Maria Deraismes, il fonde en 1893, (il n’y a que 124 ans !!!) une obédience nouvelle : La Grande Loge Symbolique Ecossaise de France, Le Droit Humain, appelée à devenir l’Ordre Maçonnique Mixte International Le Droit Humain.

 

Et je vous parle d’une femme blanche, instruite….

On va juste essayer de s’imaginer une femme racisée, et non instruite…..

En fait, instruite n’est que superflu, juste racisée, et femme…

 

On nous dit que l’égalité recouvre aussi une dimension éthique, elle est une valeur relationnelle et sociale.

Concernant le rapport à l’autre, elle commande à la solidarité et à la fraternité. 


Considérer l’autre comme son égal…..

 
Cette réflexion a pris corps avec Socrate qui généralisa le problème éthique en affirmant que :

« ce qui est bon pour l’un doit également l’être pour l’autre placé dans les mêmes circonstances. »

 
On ne peut dissocier cette façon d’envisager le lien social d’une perception unitaire du genre humain. 

Rappelons-nous, en effet, le monde qui succéda au Siècle des Lumières. Les débuts de l’ère industrielle.

En haut de la pyramide sociale règne l’homme blanc, adulte, riche.

Illustrant le schéma darwinien, il ignore l’enfant et la femme, écrase le prolétaire et le colonisé.

Nous sortons à peine de ce monde.

LA DEVISE, SES PRINCIPES

Euh, pas vraiment en fait…..

 

Nous acceptons encore le schéma binaire qui ordonne l’espèce en deux camps antagonistes:

les forts et les faibles, les supérieurs et les inférieurs.

 

La plupart des gens lorsqu’ils parlent de leur différence se trompent un peu parce qu’ils parlent en réalité de leurs appartenances.

Nos appartenances?

Je suis né à Maubeuge,  je vis à paris, et je suis architecte, je suis allé à Florence et à Colombo.

J’appartiens donc à diverses catégories: celle des immigrés de Paris, des professions libérales, des touristes qui ont parcouru l’Italie et le Sri Lanka.

 

Je rencontre une commerçante Soudanaise qui travaille en Hollande….

nous sommes différents par culture et par nature.

En cas d’accident… et de transfusion, si nous appartenons au même groupe sanguin, elle me sauve la vie.

Nous voilà frères de sang, ou sœur de sang

En dépit de cette digression hématologique, tout peut nous séparer.

Mais voilà l’inattendu.

Nous aimons tous les deux Florence… ou le colombo de poulet.

Surgit une complicité, une connivence.

Michel Serres appelle cela une intersection.

Peu importe le domaine de l’art, qu’il soit architectural ou culinaire.

Du pluralisme de nos appartenances surgit un goût commun, égalitaire. Un plaisir gémellaire.

 

 «Avoir les mêmes droits à la félicité, affirmait jadis Voltaire, c’est pour nous la parfaite et seule égalité».

 

Et pour en finir, j’aimerai vous faire partager une dernière devise :

 

« Liberté, égalité, sororité »

 

Pour la politiste experte de l’égalité femmes/hommes Réjane Sénac, il y a là un « péché originel » de la République française, et par extension de toutes celles qui la prendront pour modèle, que ne résout pas l’appel lancée aux femmes à se projeter dans un universel qui se conçoit et s’écrit au masculin. En effet, les femmes, écartées de la citoyenneté à ses origines, vont devoir conquérir des droits fondamentaux qui ont été accordés sans conditions aux hommes entre eux. L’histoire des droits des femmes, qui sont d’abord – faut-il le rappeler – des droits humains par lesquels les femmes (appartenant à l’humanité jusqu’à preuve du contraire) devraient être légitimement couvertes, est une histoire de combats… Et de débats. Longtemps, rappelle Réjane Sénac, on argumente de la « moins-value » essentielle (c’est-à-dire procédant de leur « nature ») des femmes pour restreindre leur participation à la citoyenneté, à la société et à l’économie : elles sont des moins-que-frères. Puis la vapeur se renverse et c’est une « plus-value » que l’on attend d’elles : on leur fait une place en tant que mieux-que-frères, notamment réputées plus équipées de « soft skills », « complémentaires » des compétences traditionnelles et indispensables à la performance d’aujourd’hui et demain.

 

Le terme « sororité » est un nom commun féminin provenant du terme latin soror, qui signifie sœur ou cousine. En latin médiéval, il a désigné une communauté religieuse de femmes, mais il n'a été utilisé dans ce sens que jusqu'au xvie siècle.

 

utilisé par les féministes dans les années 1970 afin de faire entrer dans le langage commun l'équivalent féminin de "fraternité".

Le terme anglais sisterhood avait déjà été fabriqué par les mouvements féministes américains en réaction au terme brotherhood (fraternité). Ce terme exprime alors l'expression de la solidarité entre femmes. La sororité désigne les liens entre les femmes qui se sentent des affinités, ont un vécu partagé du à leur même condition féminine et au statut social qui y est alors lié.

 

Les mouvement féministes ont également promu la diffusion de l'utilisation du terme d'« adelphité » qui désigne ce même sentiment de confiance, de complicité et de solidarité dans une relation entre homme(s) et femme(s). Dans le cas de frères et sœurs ou d'amis par exemple.

 

Vous conviendrez que c’est une mise à l’écart des hommes, non ?

 

Alors, est ce que « liberté, égalité, fraternité » est une devise d’égalité ?

LA DEVISE, SES PRINCIPES

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DANS L’ÉCUME DE MES ERRANCES

DANS L’ÉCUME DE MES ERRANCES

 

                                            Pour tous ceux qui sont dans la peine.

 

UN pèlerinage, un chemin initiatique, une errance du corps, une flèche vers l’âme, une aventure humaine, spirituelle, pour voir l’infini. Le grandiose derrière la porte à peine ouverte, un rayon de lumière. Un élan vers soi, un essor, une ‘reliance’ avec soi, avec l’autre.

 

Frapper, passer entre les colonnes, marcher de l’occident jusqu’à l’orient, puis descendre dans les vallées sans fond, établir son camp dans les hauteurs et redescendre de la montagne plus radieux que jamais, comme un torrent de lumière.

Être une rivière aux pépites d’or, aux cristaux polis des diamants pierres éternelles, se jeter dans l’océan pour n’être qu’une vague dans l’immensité, toucher le fond et la crête. Comme une bouteille dans la mer, atteindre les rivages inconnus de l’horizon. Là, où la terre, l’eau, et le ciel se confondent. Établir sa demeure, dans le bleu de l’azur.

 

Transhumer, pour sentir, transmuter pour grandir, franchir l’impossible, obtenir la liberté de passer, revenir chez soi, sur sa terre. Reconstruire sans cesse son temple détruit, fouiller dans les ruines, pour découvrir le trésor, l’anneau de l’alliance avec le bien, le juste, le beau.

 

Oublier tout, fermer ses yeux, ne les ouvrir que sur son âme. Subtile et légère, elle vole, au dessus du fleuve el Nil bleu, pour se reposer dans la vallée royale.

 

Perdre les illusions de son ego, trempé par l’orage qui emporte les bagages inutiles. Faire quelques pas, plus loin, plus haut et passer sous le laurier et l’olivier. Un soir de soleil d’été, s’adosser au chêne millénaire qui me recouvre des ses ailes vertes, qui attrapent le vent rempli de mes rêves.

Étirer la nuit jusqu’au matin brumeux, pour voir danser sur la lande les lutins magiques, courir pour saisir leurs sourires, enfermer dans son cœur leurs éclats de joie. Puis avec eux faire une dernière valse jusqu’à l’ivresse.

 

Aimer tout, la nature, les paysages, les fleurs sauvages, les murmures des oiseaux et peut-être soi-même enfin. Soudain céder à l’irrésistible envie de courir comme un enfant dans le champ de blé, la prairie et me poser comme un planeur sur votre cœur doucement, pour l’écouter battre. Comme un fou d’amour, un instant, toujours, seul au monde avec vous, avec toi, ensemble avec la beauté du monde.

 

Attacher cet instant à l’arbre de ma vie, attacher mon présent, au-dessus de mon passé, avec mon désir d’avenir en faire une éternité.

 

Capturer une étoile au fond de ma main, ne la montrer qu’a ceux qu’on aime, les autres ne peuvent pas la voir, leurs yeux sont fermés. Elle éclaire la nuit pour toujours.

Refaire sans cesse le chemin qui va de la crypte souterraine où jaillit la source de la fontaine de jouvence, puis marcher pas à pas, remonter l’échelle en suivant le feu tremblant du cœur, vaciller d’émotion quand la grande lumière commence à paraître au point du jour.

 

Mettre son cœur en vacance, libre, en mode ralenti, en mode écoute, pour recevoir tous les messages. Comprendre enfin l’autre ce qu’il nous dit, alors qu’il s’essouffle à notre porte depuis longtemps. Faire de son cœur autre chose qu’une mécanique, dont le ressort finira par lâcher user par l’inutile.

 

Ne plus courir après sa performance, marcher lentement avec précaution la nuit, sans bruit franchir la porte entre ouverte, et regarder le berceau dans lequel repose notre âme, dans un monde au-delà du bien et du mal, un monde de pureté, d’harmonie ; un jardin où les roses mystérieuses aux pétales de velours, déposent délicatement dans l’air leurs parfums qui rentrent par les fenêtres béantes du cœur : et notre corps frissonne de bonheur.

 

Tout flotte en apesanteur, les roues du char de la vie, tournent dans les nuages immaculés, elles avancent dans des plaines fertiles du ciel vers la terre de lumière et de vérité.

 

L’autre côté est ici et maintenant, à force de verser dans la coupe tant d’amour, elle en déborde, l’amour se jette dans le fleuve de la vie, il irrigue toute la surface de la terre. C’est comme un rêve d’adolescent, lors de sa première rencontre, le cœur trop chargé des sanglots de joie, les lèvres rougies d’avoir trop embrassé, donné sans compter.

Le soleil, bientôt, dans un mois sera au midi, il brisera les nuages noirs, l’été de la Saint-Jean. Quand le feu d’en haut descend en bas, il crépite de joie jusqu’au sommet du cône lumineux quand la nuit tombe, le jour se lève. Demain nous reprendrons les tisons encore rouges, le feu est éternel pour celui qui sait le nourrir. Rien ne meurt, tout se transforme, l’éternité nous appartient il n’y a pas de limites à notre imagination.

 

Est-ce que cette errance, n’est pas une folie, a-t-elle un sens ? Peu importe si les mots s’entremêlent, se bousculent maladroits, pourvu que cette errance dure pour vous, pour moi, pour nous. Qu’elle puisse parfumer ne serait-ce qu’un instant les espaces fétides, qu’elle soit un lotus épanoui dans votre vie, ou un chemin vers la roseraie enivrante et rouge d’amour.

 

Qu’elle soit, un énorme pied-de-nez, à la tristesse des jours sans joie, une folie sans doute, des folles pensées errantes dans un val sans retour, ou une simple brèche ouverte dans un coin de ciel pur, ou un humble paradis sur terre. Un chemin vers nos accolades, nos mains fraternelles, avant de partager l’agape festive. L’écume de cette errance est un petit bonheur, ou une grande joie, un moment de vie.

 

Jean-François Guerry.

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Essai Discovery

Essai Discovery

HUMEUR EN VRAC

 

 

Monde d’avant, monde d’après, monde d’aujourd’hui, qui a parlé du monde d’après ? Dans le monde d’avant il y avait les télégrammes et les appels téléphoniques du bout du monde en PCV. Les télégrammes étaient solennels portés par le facteur, écrits nous les yeux sous nos yeux, nos vrais yeux, quand nous recevions des appels en PCV de l’autre bout du monde nous savions que c’était urgent et important. Dans le monde d’aujourd’hui nous avons des centaines de mails dans nos boîtes, comment autant de diables qui dès qu’ils sortent leurs têtes nous la coupons et passons à autre chose entre le matin et l’après-midi, nous avons résolu, nous passons à autre chose.

 

C’est promis il y aura le monde d’après, fini les clichés, les certitudes, comme nous avons le meilleur système de santé au monde, erreur nous avons le meilleur système de remboursement des soins sans doute, puisque nous le payons très cher. Nous avons une recherche médicale très performante, sans doute puisque nous avons les meilleurs médecins du monde.

 

La preuve nous sommes à l’origine de l’essai franco- européen pour la recherche médicale sur le corona virus, nom de baptême « Discovery » ce n’est pas du français ça ! L’Europe unie, c’est normal en fait devait réunir tous les pays européens pour cet essai, un test pour la cohérence européenne 3200 patients de tous les pays européens, résultat 842 français et 1 patient du Luxembourg, résultat du test promis pour le 14 mai, c’était peut-être pas pour cette année ! Fiasco total, pourquoi trop compliqué trop d’administration, trop de normes et peut-être trop d’arrogance et de certitudes.

 

Les autres pays européens ont rejoints l’essai initié par l’OMS, en bonne logique nous cotisons nous aussi à l’OMS, mais seul nous sommes plus forts qu’ensemble logique ! Moralité 90 pays participent à l’essai de l’OMS son nom « Solidarity » c’est moins glorieux et conquérant que Discovery, mais on cherche quoi en temps de guerre, la gloire avant l’efficacité ? Les lauriers de la victoire avant d’avoir gagné la bataille. Il fallait peut-être soutenir l’OMS au moment où les États-Unis stoppent leur subvention, et au moment où l’on dit que le monde d’après devait faire du collectif. Stop fin de télégramme.

 

 

Banques centrales stop, elles soutiennent les économies du monde, on s’aperçoit finalement qu’elles soutiennent les actionnaires, stop la bourse résiste pas si mal ouf !

 

 

Technologie elle a failli enfanté des surhommes, finalement nous ne sommes toujours que des frêles roseaux pensants, ayant besoin du collectif, mort de l’individualisme peut-être stop.

 

 

Question deuxième vague, qui voudra demain rester soigner ceux qui souffrent ? Nos infirmières et nos aides-soignantes dont les salaires sont au 22ème rang paraît-il des pays développés ? Sans doute, avec une prime ponctuelle qui sera au mieux de 100 € plus une médaille Stop.

 

Jean-François Guerry.

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NIETZSCHE : " deviens qui tu es !" PART III

NIETZSCHE- « Deviens qui tu es ! » PART-III.

 

 

Nietzsche le casseur au marteau des idoles humaines, qu’il assimile aux religions en général, et en particulier à la religion chrétienne, part à la recherche des valeurs du réel, avec sa méthode de la généalogie, de la chronologie. Son but l’éternel retour à l’identique. Sa généalogie lui permet une remontée aux origines honteuses du temps présent. Il y voit une succession de ruptures, de mutations qui anéantissent la possibilité d’une histoire pérenne. D’où une philosophie de la raison née d’elle-même.

 

Il veut « surprendre » les idoles, se guérir des idoles, parce que pour lui, il y a plus d’idoles que de réalité dans le monde c’est pourquoi, il tape dessus avec son « marteau » Pour lui les idoles sonnent creux.

 

Dans son Crépuscule des Idoles, il est à la recherche d’une autre définition des de toutes les valeurs, hors des religions.

Pour lui les valeurs ne sont pas simplement les thèmes de nos croyances morales et religieuses. Elles sont les fondations de notre monde et par conséquent notre monde lui-même. Les valeurs sont les bases d’une évaluation de la vie, qui entraine l’approbation de pratiques jugées bonnes.

 

On peut faire, je pense un rapport avec la philosophie antique et les exercices spirituels, comprenant theoria mais surtout praxis. Ou encore avec le but de la franc-maçonnerie fuir le vice et pratiquer la vertu.

En quelque sorte c’est la montée de l’échelle, les pas sur le chemin qui priment sur la dualité bien mal. C’est l’essor, l’éveil. L’accomplissement du premier pas, les pas suivants, le parcours initiatique. C’est la transmutation qui importe. L’on peut y voir également un rapport avec l’alchimie.

 

« Transmuer les valeurs signifie donc : changer, renverser, mais aussi en un sens alchimique métamorphoser les partages, les oppositions, les hiérarchies qui font le monde prendre sens pour nous,

  • les savoirs n’engendrent l’évidence du vrai, et qui déterminent, sans que nous le sachions, notre ‘bios’ notre ‘ethos’ notre être dans le monde. »

 

Nietzsche a écrit le Crépuscule des Idoles en 1888, il sera publié en 1889 au moment de son effondrement, donc juste avant de sombrer dans la démence. L’on ressent à mon sens les prémisses de cette folie dans le fragment qui suit :

 

  « Qui a donné cette couleur au monde, l’a plongé dans ces lueurs d’incendie ? Ce furent les hommes des convulsions spirituelles, des paroxysmes de terreur et de ravissement, des plus profonds abattements : hommes-médecine, tragiques, saints, etc. ; on avait peur d’eux : on les croyait quand ils voulaient, car ils étaient effrayants. »

 

Nietzsche refuse la dictature de la faute, de la chute, il refuse le partage du monde entre bien et mal. Il faut assimiler le bien et le mal, intégrer le tout et vivre dans la joie, le plaisir de dire oui à la vie t’elle quelle tout de suite, un rêve ?

 

Il ne faut plus être soumis aux morales du devoir, de l’effort et du mérite, de ces passions tristes en finir à jamais avec les regrets, les remords, la culpabilité, quelle belle utopie !

 

Pour Nietzsche il faut aimer le réel tel qu’il est, tout le réel sans restriction, vivre dans l’amour total inconditionnel.

Essayez donc ! Pas si simple, que fait t’on des génocides, des fratricides, de tous les bourreaux qui sommeillent en nous, l’homme peut-il vraiment aimer la totalité du réel ? Ce réel qui inclut les criminels de toutes sortes, les pédophiles etc. Peut-on donner son pardon sans repentir et sans purge de la faute, que fait-on de la justice ?

 

Son innocence du devenir, son amor fati son amour du réel est-il réaliste ? Tout le réel ne peut pas être aimable, regarder l’horreur en face, ne supprime pas l’horreur, ne la réduit pas, l’accepter est une forme de lâcheté. Notre dignité impose au moins de tenter de la transformer, de la réduire, cela peut être un sens à donner à sa vie.

 

À travers l’idée que ce fait Nietzsche de la morale dans son Crépuscule des Idoles – Le Cas Wagner, l’on discerne ce qu’il est sur le plan philosophique :

 

« La morale des maîtres (romaine, païenne, classique, renaissance) est le symbole de la constitution parfaite de la vie ascendante, de volonté de puissance comme principe de vie. La morale de maître est affirmative aussi instinctivement que la morale chrétienne est négative (Dieu- l’au-delà, l’abnégation). L’une communique sa plénitude aux choses elle transfigure embellit, elle rationalise le monde, l’autre appauvrit, apâlit, enlaidit, la valeur des choses, elle nie le monde. »

 

Nietzsche avec son elle rationalise signe là son rationalisme, sa philosophie de la généalogie et de la technique, il affirme aussi avec son elle nie le nihilisme qu’il voit dans les religions et la tradition.

 

Jean-François Guerry.

 

Sources : Nietzsche – La mort de Dieu par Luc Ferry. Nietzsche le Crépuscule des Idoles- Le Cas Wagner Présentation par Christian Jambet et Traduction de Henri Albert.

 

CITATIONS dans le Crépuscule des Idoles:

 

« Si l’on possède son pourquoi ? de la vie, on s’accommode de presque tous les comment.»

 

 

« Une fois pour toutes, il y a beaucoup de choses que je ne veux point savoir. La sagesse trace les limites même de la connaissance. »

 

« Es-tu de ceux qui regardent ou de ceux qui mettent la main à la pâte, ou bien encore de ceux qui détournent les yeux et se tiennent à l’écart ? Troisième cas de conscience. »

 

« Formule de mon bonheur : un oui, un non, une ligne droite, un but.. »

NIETZSCHE : " deviens qui tu es !" PART III
NIETZSCHE : " deviens qui tu es !" PART III
NIETZSCHE : " deviens qui tu es !" PART III
NIETZSCHE : " deviens qui tu es !" PART III
NIETZSCHE : " deviens qui tu es !" PART III


BIOGRAPHIE & INFORMATIONS

Nationalité : Allemagne
Né(e) à : Röcken , le 15/10/1844
Mort(e) à : Weimar , le 25/08/1900
Biographie :

Friedrich Wilhelm Nietzsche est un philologue, philosophe, poète et musicien allemand.

Fils d'un pasteur, Nietzsche, après ses études, est appelé à la chaire de philologie classique de l'université de Bâle. En 1870, il s'engage comme volontaire dans le conflit franco-allemand. De retour à Bâle, il entre en relation avec le milieu intellectuel bâlois et rend de fréquentes visites au compositeur Richard Wagner qui réside aux environs de Lucerne.

Son premier ouvrage, "La naissance de la tragédie", paraît en 1872 et suscite de vives polémiques dans les milieux universitaires germaniques. De 1873 à 1876, il publie les quatre essais des "Considérations inactuelles", puis, en 1878, "Humain, trop humain". La même année intervient la rupture avec Wagner.

Gravement malade, Nietzsche demande à être relevé de ses fonctions de professeur. Dès lors commence sa vie errante entre Sils-Maria, Nice, Menton et plusieurs villes italiennes.

En 1882, il fait la connaissance de Lou Andréas Salomé, avec qui il vit sa seule véritable et platonique histoire d'amour. Lou a en commun avec Nietzsche d'avoir réfléchi à la mort de Dieu. Tous deux passent trois semaines d’errance à discuter de philosophie. Mais la sœur du philosophe, maladivement jalouse, s'ingénie à briser cette relation, ce que le frère ne lui pardonnera pas !

Pendant cette période les livres se suivent à un rythme rapide ("Aurore" (1881), "Le Gai Savoir" (1882 et 1887), "Ainsi parlait Zarathoustra", (1885), "Par-delà bien et mal" (1886), "Généalogie de la morale" (1887), "Le Cas Wagner" (1888), "Crépuscule des idoles" (1888, publié en janvier 1889), "Nietzsche contre Wagner" (publié en février 1889), "L'Antéchrist" (1888, publié en novembre 1894), "Ecce homo" (1888, publié en avril 1908)). Au début de 1889, il s'effondre dans une rue de Turin, puis il sombre dans la démence et passe les dix dernières années de sa vie dans un état mental quasi végétatif.

L'œuvre de Nietzsche est essentiellement une critique de la culture occidentale moderne et de l'ensemble de ses valeurs morales (issues de la dévaluation chrétienne du monde), politiques (la démocratie, l'égalitarisme), philosophiques (le platonisme et toutes les formes de dualisme métaphysique) et religieuses (le christianisme).


 


POURQUOI LIRE NIETZSCHE ?


Souvent condamnée, récupérée, exploitée, la pensée de Nietzsche n'a finalement été que rarement étudiée pour elle-même et sans arrière-pensée. Si son style poétique, s'exprimant souvent par aphorismes et métaphores, a de quoi surprendre, tant il est loin du cliché du philosophe au vocabulaire technique et aux tournures ardues, Nietzsche n'en est pas moins l'un des penseurs les plus révolutionnaires de son temps. Ni systématique, ni uniforme, son œuvre déploie des thèmes récurrents qui s'assemblent dans une direction : celle d'une pensée neuve et énergique qui détruit les « idoles », telles que Platon, pour mieux envisager l'avenir.

Inspiré par Arthur Schopenhauer dans sa jeunesse, Nietzsche tient de lui le pessimisme qui conduit au nihilisme. Mais en affirmant que « Dieu est mort », le philosophe ne se contente pas d'un constat désabusé. S'il n'y a rien hors de l'humain, c'est en lui-même que celui-ci doit chercher l'espoir d'une vie meilleure. Pour cela, il doit devenir fort et libre, capable de détruire les postulats de la métaphysique depuis ses fondements platoniciens mais aussi de rejeter le christianisme et son héritage moral, qui, selon Nietzsche, bride à tort les instincts vitaux. En abolissant l'idée d'un être transcendant, Nietzsche entend réhabiliter la réalité concrète. Sa philosophie n'est pas prisonnière des sphères de l'esprit, contrairement à ce que son style poétique pourrait laisser croire : le penseur a les pieds sur terre, et la conscience tournée vers le monde qui l'entoure.

C'est d'ailleurs la confrontation au monde de son époque qui lui vaut des dépressions et crises nerveuses, mais aussi la rupture avec ceux qui ont le plus compté pour lui. Très proche de sa sœur Élisabeth et du couple Wagner, Nietzsche rompt avec eux lorsque leur antisémitisme devient prégnant. Ironie de l'Histoire, sa pensée est partiellement récupérée par l'idéologie nazie, qui fait du concept du Surhomme le modèle de l'Aryen. Mais le Surhomme n'est en aucun cas une espèce biologiquement supérieure. Ce que prône Nietzsche, c'est le dépassement des fictions consolantes alimentées par la religion et la capacité à observer la réalité en face et à l'affronter.

Car le réel n'est pas donné comme tel, et de ce fait, la vérité n'est pas une et absolue. La réalité demande à être saisie et ordonnée par l'esprit humain, qui, pour connaître, doit faire l'effort de se l'approprier et de l'organiser. La vérité est une valeur en tant qu'elle contribue à l'organisation du réel. Elle est un outil pour la volonté de puissance. De ce concept clé de la philosophie nietzschéenne, nous ne saurons jamais tout ce que le penseur avait à nous dire : son grand œuvre, 
La Volonté de puissance, qui devait synthétiser ses idées, n'a jamais été achevé. La maladie puis la folie viennent l'empêcher de poursuivre sa carrière universitaire puis sa réflexion. Il reste de son œuvre un style inimitable, rare en philosophie, une énergie irrépressible, une volonté d'amélioration du sort de l'humain et de dépassement des présupposés du christianisme. Sa pensée reste aujourd'hui encore moderne, dynamique et inspirante.


 

CHRONOLOGIE


15 octobre 1844 : naissance à Röcken de Friedrich Wilhelm Nietzsche, fils d'un pasteur.

1846 : naissance d'Élisabeth, sœur de Friedrich.

1848 : naissance de Joseph, frère de Friedrich.

1849 : mort du père de Friedrich.

1850 : mort de Joseph.

1858 : Friedrich Nietzsche entre au collège de Pforta.

1864 : Nietzsche s'inscrit en faculté de théologie à Bonn, il envisage de devenir pasteur comme son père.

8 novembre 1869 : Nietzsche rencontre 
Richard Wagner à Leipzig, où il vient d'achever son service militaire.

1869 : Nietzsche est nommé professeur de philologie à Bâle.

1872 : publication de 
La Naissance de la tragédie.

1973 : Nietzsche rencontre Paul Rée, qui devient son ami.

Novembre 1876 : rupture avec ses amis les Wagner, en partie due à l'antisémitisme croissant de Cosima, l'épouse du compositeur.

1878 : parution de 
Humain, trop humain.

1879 : malade, Nietzsche démissionne de son poste de professeur.

1880 : parution du 
Voyageur et son ombre.

1881 : publication d’Aurore.

1882 : lors d'un voyage en Italie, Paul Rée présente Lou Salomé à Nietzsche, qui la demande en mariage à deux reprises, mais elle refuse. La même année paraît Le Gai Savoir.

1883-1885 : parution d'Ainsi parlait Zarathoustra en quatre volumes. Séjours en Italie, en Suisse et en France.

Avril 1884 : Nietzsche rompt avec sa sœur et son beau-frère à cause de leur antisémitisme.

1884 : rédaction de 
La volonté de puissance.

1886 : publication de Par-delà Bien et Mal.

1887 : parution de La généalogie de la morale.

1888 : Nietzsche publie Le Cas WagnerLe Crépuscule des idoles, et rédige Nietzsche contre Wagner.

3 janvier 1889 : Nietzsche s'effondre à Turin. En proie à la folie, il est rapatrié par un ami et interné à Iéna.

1894 : parution de 
L’Antéchrist. Création des Archives Nietzsche, dirigées par Élisabeth.

Juillet 1897 : Nietzsche est emmené à Weimar.

25 août 1900 : décès de Nietzsche à Weimar.

1908 : parution de 
Ecce Homo, écrit en 1888.


 

LE SAVIEZ-VOUS ?


• Peu après la mort de son père, le jeune Friedrich Nietzsche fait un rêve étrange dans lequel son père, vêtu de son linceul, sort de sa tombe et traverse une église où résonne une marche funèbre en portant un enfant dans ses bras. Quelques jours plus tard, son petit frère Joseph décède d'une mystérieuse maladie.
• À l'adolescence, Nietzsche crée un « théâtre des Arts » où il joue avec des amis les tragédies qu'il a écrites sur les dieux de l'Olympe.
• À 14 ans, il s'intéresse à la légende de Mucius Scaevola et, pour en prouver la véracité à ses camarades dubitatifs, saisit dans un poêle allumé un charbon brûlant.
• Malgré ses grandes qualités intellectuelles, Nietzsche faillit rater l'examen équivalent à notre baccalauréat à cause de ses mauvaises notes en mathématiques.
• Nietzsche était un très bon pianiste et aimait improviser ou composer. Il envoya une de ses œuvres au chef d'orchestre Hans von Bülow qui la jugea « épouvantable » et « nuisible ».
• A 
Gustave Flaubert qui affirmait "On ne peut penser et écrire qu’assis" Nietzsche répondra dans Le Crépuscule de Idôles : "Je te tiens nihiliste. Etre cul de plomb, voilà par excellence le péché contre l’esprit ! Seules les pensées qu’on a en marchant valent quelque chose"
• Malade depuis les années 1875, Nietzsche sombre dans la folie en 1889 à Turin en voyant un cocher martyriser un cheval. Il se jette au cou de l'animal et fond en larmes, bloquant la circulation. Dans les jours qui suivent, il s'identifie à des figures mythiques comme Dionysos.
• L'origine de sa maladie reste encore floue. Alors qu'on a cru pendant longtemps qu'il était atteint de la syphilis, d'autres théories lui prêtent des troubles psychologiques héréditaires, ou encore une tumeur au cerveau.


 

INSPIRATEURS ET HÉRITIERS


À l'adolescence, c'est d'abord la poésie qui séduit Nietzsche. Fasciné par Friedrich von SchillerFriedrich Hölderlin et surtout Lord Byron, il trouve sans doute dans ces lectures l'inspiration de son style métaphorique et aphoristique. Sa première grande rencontre philosophique est celle des œuvres de Schopenhauer, qui l'influencent dans sa jeunesse mais qu'il critique par la suite dans Humain, trop humain. Il s'intéresse ensuite à DémocriteEmpédocle et Héraclite, cherchant chez les présocratiques des arguments pour contrer le platonisme.

La pensée de Nietzsche, et en particulier le concept de Surhomme, ont souvent été récupérés, notamment par l'idéologie nazie, ce qui a valu au philosophe d'être longtemps décrié. Parmi ses premiers disciples importants, on peut citer Jules de Gaultier et Alphonse Chide. Par la suite, sa pensée a eu une influence indéniable sur l'existentialisme, la philosophie postmoderne et une branche de la philosophie analytique.


 

ILS ONT DIT DE NIETZSCHE…


Georges Bataille : « Nietzsche s'adressait à des esprits libres, incapables de se laisser utiliser. »
André Gide : « Ce que j'aime surtout en Nietzsche, c'est sa haine de la fiction. »
Catherine Golliau : « Lire Nietzsche, c'est se faire à bon compte une injection d'intelligence et d'énergie. »
Louis Weber : « La philosophie de Nietzsche porte en elle un flambeau de discorde qui ne s'éteindra jamais. »

 

SOURCE BABELIO.

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NIETZSCHE : " Deviens qui tu es" PART II

NIETZSCHE : « Deviens qui tu es. » Part II.

 

 

Nietzsche fût le premier philosophe briseur d’idoles, philosophe du marteau. Il y a eu de multiples interprétations de sa pensée, à chacun son Nietzsche en quelque sorte. Une chose est sûre sa pensée est originale, et c’est lui symbolise sans doute le mieux la rupture avec la tradition.

 

Philosophe des lumières, si c’est le cas c’est un radical des lumières, plus radical encore que Voltaire il ne détruit pas seulement les clercs, mais aussi les idoles religieuses qui selon lui ne sont que des créations humaines. « Vous ne forgerez pas d’idoles humaines. » Nietzsche à écrit dans : Ainsi parlait Zarathoustra :

 

« Tu ne déroberas point ! Tu ne tueras point ! » Ces paroles étaient appelées saintes jadis : devant elles on courbait les genoux et on baissait la tête, et l’on était dans ses souliers.

 

Mais je vous demande : où y eut-il jamais de meilleurs brigands et meilleurs assassins au monde, que les brigands et les assassins provoqués par les saintes paroles ?

 

N’y a-t-il pas dans la vie elle-même le vol et l’assassinat ? Et, en sanctifiant ces paroles, n’a-t-on pas assassiné la vérité elle-même ?

 

Ou bien est-ce prêcher la mort que de sanctifier tout ce qui contredisait et déconseillait la vie ? – O mes frères brisez, brisez-moi ces vieilles tables (…)

 

Dieu et les religions sont pour Nietzsche le nihilisme. Il est l’enfant radical des lumières, le casseur au marteau de l’obscurantisme.

 

Ou alors comme le pense Gilles Deleuze, Nietzsche est un critique radical des lumières, puisqu’il critique Dieu, mais aussi l’homme ; dont il est un critique de l’humanisme des lumières, de leur nouveau Dieu, la déesse Raison pure. On a jeté Dieu, on idolâtre l’homme, ses droits et ses idées de progrès.

 

La troisième interprétation de l’œuvre est plus subtile. C’est le Nietzsche élève d’Heidegger, elle apparaît comme la synthèse des deux premières interprétations. Nietzsche serait un penseur de la technique, de la raison expérimentale, de la volonté de puissance. C’est la maîtrise, pour la maîtrise, seul compte l’augmentation des forces productives.

Sans doute qu’aucune de ces interprétations n’est recevable dans sa totalité ? Il faut peut-être en faire une synthèse. Par la complexité de sa pensée Nietzsche apparaît plus comme un homme de l’élite, un aristocrate que comme un homme de la plèbe.

Nietzsche est l’homme des forces actives, toujours cette volonté de puissance, plus que celui des forces réactives de la démocratie. Sa critique de la démocratie n’en fait pas pour autant un anarchiste ou un hédoniste. Pour les anarchistes il parle : « d’une petite ivresse de puissance. » Comme Spinoza il voit les anarchistes comme des « pauvres en vie, de vie »

 

Nietzsche a un idéal, une morale la maîtrise de soi. Il distingue à l’intérieur de nous-mêmes une forme d’échelle de grandeur des forces actives, donc pas une anarchie, mais un ordre dont l’aboutissement serait la suprême maîtrise de soi. Je cite :

 

« C’est en maîtrisant les forces et en les hiérarchisant en nous-mêmes qu’on obtiendra le maximum de puissance et de joie. »

 

On peut voir dans cet idéal, cet objectif moral, la maîtrise de soi et de ses passions. Ou au contraire le danger d’une volonté de puissance si forte qu’elle peut dévier de son objectif moral.

 

Nietzsche ne combat pas le mal au sens où le font les religions. Il intègre le mal, les forces obscures qui sont en lui, ses parts d’ombre, pour les identifier, les combattre. Il spiritualise l’inimitié.

En maitrisant les forces réactives et actives, il harmonise, il synthétise, il initie, une sorte de voie du milieu, avec l’aide de sa volonté de puissance. Ce n’est pas à la portée de tout le monde et c’est une voie pavée d’embûches, réflexion personnelle.

 

C’est aussi à mon sens un peu contradictoire avec sa critique radicale du libre arbitre. Il instaure une liberté de choix, sous le joug de sa volonté de puissance. Aimer globalement le mal et le bien, pour approcher du réel, a ses limites à lire dans l’article III qui sera la conclusion.

 

Le couple joie souffrance, peut-il être cassé, éliminé par l’apathie des philosophes, une forme d’indifférence passive, contemplative, ou par l’ataraxie cette forme de tranquillité de l’âme.

 

La franc-maçonnerie, peut offrir une autre voie entre raison science, et foi religieuse. Une troisième voie, un chemin différend ouvert par l’intuition, levier des mystères, intuition du réel et même de l’au-delà du réel, une réalité intérieure.

Définition de l’initiation selon Marc Halévy :

 

« Pour le dire en un mot : L’initiation est une méthode visant à développer l’intuition et la capacité de résonner (et non de raisonner) afin d’atteindre directement, la réalité du réel. »

Nietzsche combattant de la raison et de la foi a t-il eu une intuition, l’intuition du réel. Qu’en pensez-vous ?

 

Jean-François Guerry.

 

Sources identiques à celles d’hier.

 

Demain dernière partie de l’article : «  Aimer le monde sans restriction ? »   

La Caverne de Platon

La Caverne de Platon

Un travail sur la Caverne de Platon de Claude Galinier.

 

Le mythe de la Caverne de Platon «  la République >>

Représente toi des hommes qui vivent dans une demeure souterraine en forme de caverne, possédant, tout le long de la caverne, une entrée qui s’ouvre largement du côté de la lumière ; à l’intérieur de cette demeure ils sont depuis leur enfance, enchaînés par les jambes et par le cou, en sorte qu’ils restent à la même place, ne voient que ce qui est devant d’eux, incapables d’autre part, en raison de la chaîne qui tient leur tête, de tourner celle- ci circulairement. Quant à la lumière elle leur vient d’un feu qui brûle en arrière d’eux, vers le haut et loin. Or, entre ce feu et les prisonniers, imagine la montée d’une route, en travers de laquelle il faut te représenter qu’on a élevé un petit mur qui la barre, pareil à la cloison que les montreurs de marionnettes placent devant les hommes qui manœuvres celles-ci et au dessus de laquelle ils présentent ces marionnettes au regard du public. Alors, le long de ce petit mur, vois les hommes qui portent, dépassant le mur, toutes sortes d’objets fabriqués, des statuts, ou encore des animaux en pierre, en bois, façonnés en toute sorte de matière ; de ceux qui le longent (le mur ) en les portant, il y en a vraisemblablement qui parlent, il y en a qui se taisent. Cela c’est la situation allégorique de l’homme au stade de l’ignorance, et comme son interlocuteur s’en étonne, Socrate – porte parole de Platon, évidemment – commente l’allégorie : ces hommes enchaînés ne voient que les ombres portés des objets en question sur le mur de la caverne, et ils n’entendent que l’écho des paroles prononcées par ceux qui les portent derrière le mur :..  dès lors, les hommes dont elle est la condition ne tiendraient, pour être le vrai, absolument rien d’autre que les ombres projetées par les objets fabriqués. L’ignorant enchaîné dans la caverne, prend donc des illusions pour des réalités, et c’est en cela qu’il est ignorant. A certains, cependant il peut être donné de sortir de cet état.

Quand l’un de ces hommes aura été délivré et forcé soudainement  à se lever, à tourner le cou, à marcher, à regarder du côté de la lumière ; quand, en faisant tout cela il souffrira ; quand, en raison de ses éblouissements, il sera impuissant à regarder lesdits objets, dont autrefois il voyait les ombres, quel serait son langage si on lui disait que, tandis qu’autrefois c’était des billevesées qu’il voyait, c’est maintenant dans une bien plus grande proximité du réel et tourné vers de plus réelles réalités, qu’il aura dans le regard la plus grande rectitude ? … Ne penses tu pas qu’il serait embarrassé ? qu’il estimerait les choses qu’il voyait autrefois ( les ombres ) plus vraies que réelles qu’on lui désigne maintenant ( les objets ). Nous voici donc sur la voie du savoir, mais ce n’est pas facile. Il faut d’abord faire tomber les chaînes qui nous maintiennent prisonnier ; qui le fera ?. Le texte nous dit : << Quand l’un de ces hommes.. >> la délivrance n’est plus collective ; c’est une démarche individuelle ( élitisme Platonicien ) Le mythe ne nous fournit pas d’explications, non plus, sur les forces  qui nous poussent à nous débarrasser des chaînes. Pourquoi, après tout, vouloir sortir de l’erreur si l’on s’y trouve bien ? D’autant que cette délivrance ne va pas sans mal : la marche vers la vérité est source de souffrance, d’éblouissements, qui nous font regretter notre ignorance tranquille. A cette question Platon répondra par la triple théorie de l’âme ( Phédon, Phèdre ), de l’amour ( le banquet ) et de la réminiscence ( Ménon ).  Mais la contemplation de ces objets n’est pas le dernier mot du savoir. Il faut porter les yeux aussi vers la lumière elle-même qui les éclaire, ce qui est une épreuve  plus pénible encore que la précédente, et il parviendrait à contempler le soleil ( allégorie du Souverain Bien ) <<i qui la gouverne de toutes les choses qui existent  >> et qui en est la cause >> de tout ( cause des objets marionnettes et cause des ombres qu’ils projettent ) Et le mythe décrit aussi la situation du sage qui après avoir contemplé les vraies réalités, ne peut qu’être indifférent aux ombres que cultivent ceux qui sont restés enchaînés dans la caverne Bien plus : << celui qui entreprendrait de les délier, de leur faire gravir la pente , ne crois tu pas que, s’il pouvait de quelque manière le  tenir entre leurs mains et le mettre à mort , ils le mettraient à mort en effet.. on a reconnu ici l’allusion au procès et à la condamnation de Socrate, et on retrouve le pessimisme platonicien : la voie vers la vérité n’est réservée qu’à quelques uns ;  la multitude – pour des raisons inexpliquées – vit dans l’erreur et ne peut en être débarrassée. L’enseignement  du philosophe n’atteindra qu’un petit nombre. En plus, ils risqueront d’être incompris et rejetés par leurs semblables. C’est ce qui est arrivé à Platon lors de son second voyage en Sicile, en 366 av. JC, lorsqu’il tenta d’appliquer les doctrines de La République  à la pratique politique.

Connaît toi - toi-même – La possibilité ne s’en laisse pas expliquer comme le souligne la lettre de Kant à Beck du 1 er Juillet  1794. L’accord qui définit la vérité. Puisqu’il ne réside ni dans la seule représentation, ni dans la seule conscience…doit être reporté à quelque chose ..de différend  du sujet, c'est-à-dire un objet. En écrivant cela , je remarque que je ne me comprends pas suffisamment moi-même, et je vous souhaite beaucoup de chance si vous arrivez à exposer avec suffisamment de clarté ces fils ténus de notre faculté de connaître. C’est la subjectivité de VITRIOL.

Nietzsche. L’Homme et sa solitude – Il se demande s’il n’y a pas en lui, nécessairement , derrière chaque caverne une autre qui s’ouvre encore plus profonde, et au-dessous de chaque surface un monde souterrain plus vaste, plus riche, et sous tous les fonds, sous toutes les fondations, un tréfonds plus profond encore. Toute philosophie est une façade. <<  tel est le jugement du solitaire. Toute philosophie dissimule une autre philosophie, toute opinion est une cachette, toute parole peut être un masque. La caverne du solitaire n’est plus celle de Platon.

 

C.Galinier

NIETZSCHE : &quot; Deviens qui tu es&quot; PART II

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Espagne

Espagne

Nous arrivons hélas à la fin, pas du confinement mais du dictionnaire, merci à Isabel pour ces quelques mots d'humour venus de l'autre côté des Pyrénées 

 

***

R comme RADAR

J’ai eu peur, j’ai cru être flashé par un radar entre la cuisine et le salon.

Ouf, ce n’était qu’une ampoule qui a grillé !

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R comme RETRAITE

Pour le coronavirus à 60 ans, tu es vieux et fragile,

mais pour la réforme des retraites tu es en pleine forme !

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S comme SAGESSE

L’ignorant affirme,

le savant doute,

le sage réfléchit…

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S comme STANDING OVATION

Les gens de mon immeuble en font peut-être un peu trop.

Hier soir, à 20 heures, quand j’ai sorti ma poubelle,

j’ai reçu une standing ovation….

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VIVE l'ESPAGNE

VIVE l'ESPAGNE

Pour ce week-end de déconfinement les lettres , N, O,P.

Merci encore à Isabel pour ce rayon de soleil Ibérique !

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N comme Nain

Disney va revoir le script de Blanche-Neige et les 7 nains, car Atchoum a été mis en quarantaine.

***

N comme NIVEAU SCOLAIRE

Les experts prévoient pour 2020 une hausse spectaculaire du niveau scolaire des parents !

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N comme NORMALITE

Qui aurait pu s’imaginer qu’en 2020 se présenter avec des gants et un 

masque dans une banque serait considéré comme normal ???

***

N comme NOEL

Tu fais quoi après le confinement ?

Ben, comme tout le monde, je prépare Noël !!!

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O comme ORGANISATION

Ce n’était pas du papier toilette et des pâtes qu’il fallait stocker,

mais plutôt des cartouches d’encre et des feuilles A4...

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P comme PARADOXE

Le jour où on pourra enfin sortir, on sera tous bons à être enfermés.

***

P comme PARANOIA

La Paranoïa gagne du terrain.

Je viens de tousser devant mon ordinateur et l’antivirus vient de démarrer.

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P comme POINT COMMUN

25e jour de confinement :

Les papas, comme leurs enfants, trouvent que leur maîtresse leur manque !

***

P comme PENSEE(S)

Une pensée pour ceux qui sortent de prison en ce moment : Dommage !

Une pensée pour tous les cambrioleurs au chômage technique vu que tout 

le monde reste chez soi : Tant pis !

Une pensée à tous les hommes qui ont dit à leur femme comme excuse 

"je le ferai quand j’aurai le temps " : Faut réfléchir avant de promettre.

***

P comme PSYCHIATRIE :

Communiqué du syndicat national des psychiatres :

Etant donné que nous sommes inondés d’appels,

nous vous informons que durant la période de quarantaine,

il est tout à fait NORMAL de parler aux murs, aux plantes et autres pots.

Veuillez nous contacter uniquement s’ils vous répondent.

***

P comme POUBELLE

Des familles se déchirent actuellement pour pouvoir sortir la poubelle,

avant personne ne voulait le faire.

***

P comme PUNITION

A tous les parents obligés de faire l’école à leurs enfants,

une punition intelligente : leur faire recopier l’attestation de sortie en 10 exemplaires.

Efficace et utile.

***

P comme PYJAMA

A 22 heures, il faut quitter le pyjama de jour pour enfiler le pyjama 

de nuit.

Le bonheur de Gilles, comme un brin de Muguet que nous n'avons pas tous eu cette année.
Paroles
Le bonheur est une jeune fille
Qui ne sait pas qu’elle est le bonheur
D’un gamin qu’elle a touché au coeur
Qui s’est arrêté de jouer aux billes
Surpris
Le bonheur est un parfum qui fuit
C’est encor dans les initiales
On ne sait de qui, quand ni comment
Que la mer efface lentement
Sur un quai qui se souvient d’escales
Souvent
Le bonheur est une robe au vent
La musique du goût des framboises
Dans le petit bois des abattis
J’en ai retrouvé les appétits
Dans le regard d’une villageoise
Perdu
Le bonheur est ce fruit défendu
C’est soudain le pont sur la rivière
Un portage et le cri d’un hibou
Et quand la nuit tombe de partout
Au bout du chemin une lumière
Un chien
Le bonheur est entre tout et rien
C’est entendre au loin sa descendance
Appeler encor du mot bonheur
Cette sorte de chanson du coeur
Qui fait de la marche de la danse
Deux, trois
C’est le Fou sous les habits du Roi
Source : LyricFind
Paroliers : Gaston Rochon / Gilles Vigneault
LE BONHEUR VIDEO DISPONIBLE SUR YOU TUBE

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L'homme est une corde tendue entre la bête et le surhumain - Nietzsche

L'homme est une corde tendue entre la bête et le surhumain - Nietzsche

NIETZSCHE – « Deviens ce que tu es. »

 

 

Quelle gageure de vouloir parler en quelques lignes de Nietzsche ! Pourquoi s’assigné un tel travail, se confronter à cette œuvre si complexe et controversée. Nietzsche un philosophe entre le 19ème et 20ème siècle, assurément plus dans le 20ème siècle que dans le 19ème, à un moment où les églises traditionnelles peinent à garder leurs fidèles.

 

J’ai rencontré Nietzsche à travers de multiples lectures, mais j’ai été attiré par les références à son œuvre dans le livre Les 33 Marches Maçonniques, une échelle de Jacob de Marc Halévy.

Nietzsche

Quels rapports peut-il y avoir entre la philosophie de Nietzsche et l’initiation maçonnique ?

 

 

Pour le franc-maçon qui a la foi maçonnique rivée au cœur, celui qui croit en un principe créateur, au Grand Architecte de l’Univers qui est l’âme du chantier, ou celui qui croit au ciel, ou celui qui doute, qui soupçonne, enfin celui qui ne croit qu’en l’homme. La lecture du philosophe qui a proclamé :

 

                                   « La Mort de Dieu.. »

 

Cette lecture sera différente, mais il se peut que déconfinés sortis de nos certitudes, l’esprit ouvert, nous puissions tous nous retrouver autour d’une table, en toute fraternité suivant la manière maçonnique pour partager quelques valeurs communes décryptées dans cette œuvre, qui fait la par belle à la recherche d’un sens a donner à sa vie et à la recherche du réel.

 

Nietzsche s’est rendu célèbre donc en proclamant la Mort de Dieu dans « Ainsi parlait Zarathoustra. » Je cite :

 

« Je vous en conjure, mes frères, restez fidèles à la terre et ne croyez pas ceux qui vous parlent d’espoirs supraterrestres ! Ce sont des empoisonneurs, qu’ils le sachent ou non. »  

 

« Autrefois le blasphème envers Dieu était le plus grand des blasphèmes, mais Dieu est mort, et avec lui sont morts les blasphémateurs.

Ce qu’il y a de plus terrible maintenant, c’est de blasphémer la terre et d’estimer les entrailles de l’impénétrable plus que le sens de la terre ! »

 

C’est dit pour Nietzsche Dieu est bien mort, et avec lui les théories sotériologiques, d’un monde de l’au-delà. Les religions perdent une partie de leur attractivité si j’ose dire. Est-ce la tentation de remplacer Dieu par l’homme ? Michel Foucault dit à ce propos :

 

« (…) pour Nietzsche la mort de Dieu signifie la fin de la métaphysique, mais la place reste vide, et ce n’est absolument pas l’homme qui prend la place de Dieu. »

Je vois que beaucoup sont déçus, non malgré leur Ego parfois surdimensionné ils ne pourront pas faire illusion. Nietzsche propose de sortir de la dualité bien, mal, souffrance, joie. En passant sans doute au nombre harmonieux de trois, pour un retour à l’unité harmonieuse, par la puissance de la volonté.

 

Pourquoi sortir de la morale religieuse, qu’il qualifie de « moraline » Peut-être parce qu’il a foi en l’homme et son perfectionnement, c’est sa recherche de sagesse. Il parle ainsi de « Surhumain » dans Zarathoustra :

 

« J’aiment ceux qui ne cherchent pas, derrières les étoiles, une raison pour périr ou pour s’offrir en sacrifice ; mais ceux qui sacrifient à la terre, pour qu’un jour la terre appartienne au surhumain. »

 

Est-ce la fin des intégristes à la recherche d’un paradis rempli de vierges et de bienfaits, et l’avènement d’un trans humanisme égotique ? Ou plus simplement toujours sa recherche du réel, du faire aujourd’hui, à présent, maintenant.

 

Ce Nietzsche est spinoziste, pour lui le bien n’est pas une morale religieuse, un dogme révélé, mais une volonté, une puissance éthique, un comportement en harmonie avec la vie, la nature.

 

Nietzsche avec son Ainsi parlait Zarathoustra écrit une œuvre messianique en annonçant le crépuscule des idoles, des religions qu’il considère comme des créations humaines.

Sue le plan des idées Kant philosophe des lumières est en désaccord avec Nietzsche. Kant pose trois questions fondamentales :

 

  • Que puis-je savoir ? Au regard de mes possibilités humaines. C’est la question de la Vérité.
  • Que puis-je faire ? C’est la question de la liberté, du choix, du libre arbitre, de la morale, de la volonté, du désir.
  • Que puis-je espérer ? C’est la question du sens de la vie, du salut, de la paix intérieure.

 

Nietzsche lui propose :

 

  • Que puis-je aimer ? Il articule et développe ses réponses dans son Zarathoustra, sa grande réponse est la Vie ! La vie réelle, vivante, maintenant au présent. Son espérance est le Surhumain ; qui a été parfois mal interprété ou mal compris. Nietzsche ne fait pas l’apologie d’une race en particulier, d’un aryen blond aux yeux bleus, mais d’un homme intelligent, conscient. L’homme surhumain de Nietzsche, est celui qui essaye de se dépasser il pourrait dire :

 

                    « J’ai à me perfectionner »

 

En ce sens Nietzsche s’éloigne du bon sauvage de Jean-Jacques Rousseau, il croit à la perfectibilité de l’homme, donc à des stades, des degrés de ce perfectionnement. Nietzsche n’est pas pour l’égalitarisme, puisqu’il croit et met en avant la puissance de la volonté, en quelque sorte le devoir de faire. Il exhorte dans Zarathoustra :

 

« Pourquoi si mous ? Ô mes frères, je vous le demande : n’êtes-vous donc pas mes frères ?

Pourquoi si mous, si fléchissants, si mollissants ? Pourquoi y a-t-il tant de reniements, tant d’abnégations dans votre cœur ? Si peu de destinée dans votre regard ? »

 

Je vais terminer pour aujourd’hui avec quelques lignes sur son amor fati, l’innocence du devenir et la sagesse de l’éternel retour.

Après avoir détruit au marteau les idoles humaines. Il prépare une doctrine du salut sans Dieu, qui vient après la mort de Dieu. Sans doute suivant le principe de l’horreur du vide.

 

Ainsi débarrasser des tyrannies du passé et de l’avenir, l’homme peut vivre libre dans le présent, entreprendre une réconciliation avec ce qui est, avec qu’il est, avec le réel et vivre pleinement c’est son amor fati.

Tant pis si j’ose dire pour le Nirvana, ou plutôt le Nirvana c’est maintenant. C’est réalisable grâce à l’innocence du devenir, Nietzsche met définitivement de côté la nostalgie et l’espérance qu’il considère comme des leviers, des supports de notre souffrance.

 

« Cette nostalgie et cette espérance : ‘qui n’en finissent pas de nous empêcher de vivre.’ » Selon Sénèque.

 

Marc Halévy dans le prologue de son livre les 33 marches maçonniques portant le titre, de Qu’est-ce que l’initiation ? Écrit :

 

« Bien curieusement aucune école philosophique ne se détache vraiment pour avoir choisi un chemin symétrique : celui de la recherche et du développement systématique de la joie, que la philosophie nomme l’eudémonisme (à ne pas confondre avec l’hédonisme qui n’est que la course au plaisir). Il y eut Spinoza, bien sûr. Et après lui, Nietzsche. Bergson sans doute…»

 

« La quête de joie et l’espoir de moins de Souffrance semblent bien être les moteurs ultimes de toute l’aventure humaine en ce bas… »

 

Et qui sait au fond, si la quête de toute initiation, ne passe pas par la Force (la volonté), la Sagesse (l’amor fati), et la Joie (liberté)  qui est dans les cœurs.

 

 Jean-François Guerry.

 

 

Demain la suite… Avec Nietzsche le casseur des traditions marteau, et les trois principales visions de sa philosophie …

 

 

Mes Sources : Luc Ferry divers écrits et Nietzsche « La Mort de Dieu.

                  Marc Halévy « Les 33 Marches Maçonniques »

 

                  Georges Pascal « Les Grands Textes Philosophiques »

Surhumain

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Publié le par Nathalie Styns

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