Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
HUMOUR SANITAIRE HUMOUR HUMEUR

HUMOUR SANITAIRE HUMOUR HUMEUR

 

L’Abécédaire de Hervé le Marseillais

 

La lettre H

 

H- comme Hérésie.

 

Le terme hérésie désigne un phénomène capital de l’histoire des religions et des mouvements philosophiques.

 

L’hérésie a pour synonyme dissidence ou schisme.

 

Peut être hérétique, celui ou celle qui ose mettre en doute les règles établies de la communauté, il doit alors s’attendre à être qualifié de non conformiste, objecteur, marginal, original, révolté, révolutionnaire, anarchiste, libertaire, dissident ou provocateur. C’est la règle du jeu.

 

Ses antonymes sont tyran, despote, autocrate, intégriste mais aussi conformiste, puritain, béni oui oui, conservateur, traditionaliste, ritualiste.

 

C’est la règle manichéenne universelle.

 

Mais je vous rassure chez les profanes uniquement !

 

Sinon ça serait écrit dans le nouvel Obs ou le Point !

 

Hervé.D

HUMOUR SANITAIRE HUMOUR HUMEUR
Texte anonyme reçu D N

Texte anonyme reçu D N

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
Colline d'Arès - Aréopage

Colline d'Arès - Aréopage

SUR LA COLLINE D’ARÈS.

 

 

Le soleil allait bientôt se lever sur la colline d’Arès, elle faisait face à celle de Pnyx et dominait l’Agora d’Athènes, où le tumulte allait bientôt chassé le silence de la nuit, sur cet énorme monolithe de marbre suivant la coutume ancestrale, le collège des pontifes s’était réuni la nuit entière sous la présidence du Grand Pontife, pour rendre la justice dans le calme.

 

Dans ce collège pas de joutes oratoires enflammées, chaque mot étant pesé, comme d’habitude c’est dans une grande sérénité, que furent écoutés les plaignants et les accusés.

 

Les plaignants réclamant vengeance sur la pierre de l’Anésie, et les accusés criant leur orgueil bafoué sur la pierre de l’Hybris. Chacun martelant ses propos dans le désordre de leur esprit. L’aéropage siégeant pour remettre de l’ordre dans le chaos et faire régner la justice. Face à la vengeance inflexible et l’orgueil qui pousse au crime.

Le Grand Pontife (Pontifex Maximus) souverain du collège, fit son apparition, peu avant que la lumière du soleil n’envahisse toute la terre. Il allait faire une fois de plus le pont, le lien entre la terre et le ciel, il incarnait ce pont spirituel, cette alliance entre la Jérusalem terrestre et la Jérusalem céleste, cette ville-temple où toutes les vies sont sacralisées. Chevalier de l’esprit le Grand Pontife est le pont entre la profanité et la sacralité, chargé de faire régner la justice, mais aussi de purifier le profane, pour réinstaller le sacré partout, rebâtir une ville de Lumière.

 

 

Il n’est pas surprenant que les francs-maçons chercheurs de la Lumière aient fait référence au Grand Pontife dans leurs rituels, au Rite Écossais Ancien et Accepté il siège si j’ose dire au 19ème degré, donc au premier degré de l’Aéropage, il fait le lien avec le Chapitre, il fait pont entre le terrestre et céleste. Ce qui à mon sens est une anomalie, il aurait pu être jumelé avec le 17ème degré, degré du dévoilement de la Jérusalem céleste, de la Gnose.

 

Le pape chef des catholiques porte le nom de souverain pontife, pourtant ce titre pour les francs-maçons n’est pas religieux au sens commun. Il est plutôt un degré de religiosité, dans le sens de « reliance » ou de religare en latin, c’est-à-dire de lien entre.

 

Fortement imprégné par l’Apocalypse de Jean, il symbolise l’arbre de vie, racines en terre et feuillage dans l’air vers le ciel. Il symbolise donc l’Alpha et l’Oméga, en liaison avec le symbole du pont et Emmanuel, dieu est en nous.

 

Ce degré, est le degré de la vie de l’esprit découvert, par le dessillement, le dévoilement, la révélation. Il n’y a pas de mysticité mais plutôt une prise de conscience que l’homme est un pont, qu’il est dans le monde intermédiaire entre terre et ciel par la force de son esprit. Il est capable de concilier les contraires entre chair et esprit, de faire balance, harmonie juste équilibre.

 

C’est cela « Pontifier », et non pas faire preuve de vanité, de même qu’humilité n’est pas humiliation. Pontifier donc c’est faire du sacré, relier, en jetant les apparences pour voir le réel. On peut y voir une explication du : « ni nu, ni vêtu » ou encore du fil à plomb et des échelles symboliques, où l’esprit monte et descend en permanence. Ces symboles axiaux ou de passages, comme le Serpent Vert de Goethe qui se transforme en pont, ou encore les colonnes du temple qui ont les bases profondément enfoncées dans le sol pour recueillir les énergies telluriques et montent le plus haut possible pour recevoir les énergies célestes.

 

C’est encore ce magnifique arc dans le ciel qui étonne à chaque les jours de pluie, dont il est dit dans la Genèse IX -12-17 :

 

12- « Et Dieu dit : Voici le signe de l’alliance que j’institue entre moi et vos et tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour les générations à venir. Je mets mon arc dans la nuée et il deviendra un signe d’alliance entre moi et la terre. »

 

17- « Dieu dit à Noé : « Tel est le signe de l’alliance que j’établis entre moi et toute chair qui est sur terre. »

 

C’est ainsi que sans orgueil, le maçon du 19ème degré peut affirmer : « Je suis Grand Pontife », « Je suis un pont. »

 

Jean-François Guerry. 

LA COLLINE D'ARÈS
LA COLLINE D'ARÈS

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
RÉUNIR

RÉUNIR

 

 

Un des buts de la franc-maçonnerie est de réunir ce qui est épars, faire une unité fraternelle entre les hommes. Cette volonté a pris et prend différentes formes, dans l’espace et dans le temps. Les francs-maçons héritiers des guildes corporatistes du moyen-âge, comme celles des constructeurs de cathédrales. Après la fin des grandes constructions de pierre, et l’émergence des lumières,  libérés de l’obscurantisme des dogmes religieux, se sont fédérés dans des loges spéculatives rassemblant en leur sein des ouvriers issus des corporations de métiers, puis bientôt des philosophes, des scientifiques, des hommes politiques, nous dirions aujourd’hui des femmes et des hommes de la société civile qui se sont retrouvés, réunis, sans distinction de race, de religion, de milieu social.

 

On est passé des corporatismes aux confraternités, cette marmite sociale et intellectuelle bouillonnante, a permis la rencontre de femmes et d’hommes qui se sont enrichis mutuellement, des ascensions sociales, intellectuelles, et spirituelles ont vu le jour se sont développées, dans un combat commun contre l’ignorance, le fanatisme, les dictatures, le despotisme, pour faire régner la justice, la vérité, libérer l’homme et élever l’humanité au moins en Occident.

 

Dire que tout était juste et parfait serait faire preuve de naïveté, l’intensité des lumières n’a pas atteint le cœur de tous les hommes, l’ego restait tapis dans l’ombre. Il suffit de voir aujourd’hui le nombre d’obédiences différentes, jusqu’au ridicule de voir se constituer des corps maçonniques avec quelques loges comptant une dizaine de frères. Il paraît que l’on s’enrichit de nos différences, ces loges tournent en rond, se sclérosent, ne transmettant pas, initient de moins en moins. Certes, quantité n’est pas qualité, mais rien, ne fais pas grand-chose ! Comment faire de la farine et fortiori du pain avec quelques pauvres grains de blé qui meurent, se dessèche faute d’avoir trouvé la terre et l’eau pour renaître.

 

La franc-maçonnerie doit se réunir pour redevenir une véritable force de proposition non pas politique, mais spirituelle inspirant et propageant des valeurs universelles où se retrouvent tous les hommes. Des valeurs éthiques, sans dogme, si ce n’est celui d’être des hommes libres, de bonnes mœurs exemplaires, doux, fraternels, capables d’inspirer une volonté de faire collectif, de faire commun, pour combattre l’individualisme roi.

 

Y a t’il plus murs et de précipices entre deux sœurs ou deux frères d’obédiences différentes, qu’entre deux profanes ? On dirait parfois que nous sommes comme des partis politiques, plus prompts à la critique qu’à la construction, à l’intérêt commun.

 

Parlons des rites maçonniques, ils sont divers, héritiers de pratiques différentes, dans le temps et l’espace, mais n’ont-ils pas des valeurs communes, un tronc commun ? Propos entendu il y a peu de temps dans la bouche d’un frère ayant des responsabilités dans son obédience multi-rites : « Entre les frères qui pratiquent le Rite Écossais Ancien et Accepté et ceux qui pratiquent le Rite Français, c’est comme entre les Juifs et les Palestiniens. »

 

Il en est de même des corps maçonniques, ils font corps certes mais chacun de leur côté.

 

Ainsi des frères qui appartiennent à une même obédience, font une distinction, voir une distanciation c’est dans l’air du temps, avec ceux qui sont aussi dans une juridiction de hauts-grades du même rite ! Bel exemple pour réunir ce qui est épars.

 

Propos entendus là encore : « Les hauts grades avec leurs titres pompeux, ils sont ridicules, ils se croient supérieurs, à quoi je vous le demande ? »

 

C’est oublié un peu vite que ces mêmes « hauts gradés » sont souvent ceux qui travaillent le plus, sans rien dire discrètement dans leur loge symbolique et les plus enclins à aider leurs frères. C’est oublier aussi que les pseudos noms pompeux, ont une histoire et sont symboliques. Que les frères des hauts grades sont dans leur grande majorité sincères et humbles comme les autres, ni plus ni moins.

 

 

Propos entendus encore, de manière affirmative : «Tout est dans les 3 premiers degrés de la maçonnerie, le reste c’est de l’habillage, des médailles, des titres ridicules, des beaux tabliers. » Cette remarque n’est pas nouvelle le frère Giacomo Casanova bel exemple de franc-maçon, quand plus préoccupé par sa vie sentimentale et la politique, que par son travail en loge écrivait :

 

« Un respectable personnage, que j’ai connu chez Monsieur de Rochebaron me procura la grâce d’être admis parmi ceux qui vient la Lumière. Je suis devenu franc-maçon apprenti. Deux mois après, j’ai reçu le second grade et, quelques-mois après le troisième, qui est la maîtrise. C’est le suprême. Tous les autres titres sont des inventions agréables, qui quoique symboliques n’ajoutent rien à la dignité de maître…. »

 

L’on voit ici que ce célèbre maçon, a acquis toutes les connaissances et la connaissance de la franc-maçonnerie en quelques mois !

Il poursuit ses propos en parfaite contradiction avec ce qu’il vient d’affirmer.

 

« Il n’y a pas d’homme qui parvienne à savoir tout ; mais un homme doit aspirer à tout savoir. »

 

Monsieur de la Palice n’aurait pas dit mieux. Il poursuit :

 

« Tout jeune homme qui voyage, qui veut connaître le grand monde, qui ne veut pas se trouver inférieur à un autre exclu de la compagnie de ses égaux dans le temps où nous sommes, doit se faire initier dans ce que l’on appelle la Franc-Maçonnerie, quand ce ne serait que pour savoir au moins superficiellement ce que c’est. »

 

Il avoue à demi-mot qu’il faut se faire un réseau « dans le grand monde » même si l’on ne connaît rien de la Franc-Maçonnerie. Pour conclure :

 

« Il doit cependant faire attention à bien choisir la loge dans laquelle il veut être installé, car malgré que la mauvaise compagnie ne puisse agir en loge, elle peut cependant s’y trouver et le candidat doit se garder de liaisons dangereuses. » (1)

 

Nous voilà prévenus avec cette deuxième lapalissade ! Bel enseignement de ce maçon de carnaval, qui démontre que ce n’est pas les grades et les degrés qui font toujours un bon franc-maçon, ca y est je suis infecté par les lapalissades.

 

Il y a donc du travail pour réunir déjà ce qui est épars chez nous. Prochainement je vous parlerais d’un grade que j’aime bien, malheureusement peu pratiqué et transmis par communication, c’est le grade de Grand Pontife, 19ème degré du Rite Écossais Ancien et Accepté, et premier de l’Aréopage, c’est-à-dire de cette colline d’Arès où siégeait à Athènes le Tribunal. Le titre de Grand Pontife est sans doute le sommet du ridicule pour certains, pour d’autres il est un symbole d’union, il reste a découvrir de quelle ou quelles unions l’on parle, dans tous les cas le Grand Pontife est faiseur de ponts, pas de murs entre les frères.

 

Jean-François Guerry.

 

Voir les commentaires

Publié le par jean françois

La France en pénurie de masques : aux origines des décisions d’État

Le ministre de la Santé Olivier Véran, ici à l'Assemblée nationale le 21 mars, a annoncé à cette même date la commande de 250 millions de masques. Ludovic Marin/AFP

À l’heure de la polémique sanitaire interne à la pandémie – l’absence de masques de protection efficaces pour les soignants et pour le personnel indispensable afin de faire fonctionner l’économie du pays même en temps de crise –, il est essentiel de rétablir la chronologie des faits qui a conduit notre pays à se désarmer face au risque de pandémie.

Sans doute qu’après le retour à une ère de sécurité sanitaire, des commissions d’enquête vont se créer pour faire toute la lumière sur les faits. Avec des moyens d’investigation autres que les nôtres aujourd’hui. Mais déjà, la lecture complète de nombreux documents officiels publiés permet de rétablir une archéologie des choix de politique publique.

Pour faire ce travail, il faut se garder d’une approche simpliste, personnalisée, excessive et expiatoire. Pas simpliste et personnalisée, car on ne trouvera pas un texte signé un jour dans un bureau obscur par un ministre ou un haut fonctionnaire et qui aurait dit « maintenant plus de stocks de masques ». Pas excessive et expiatoire non plus, car il ne s’agit pas ici de chercher un bouc émissaire commode pour expier ce qui est plus vraisemblablement le fruit de fautes collectives.

La plupart des décisions ont été prises dans le cadre d’une chaîne de responsabilités partagées et nous conduisent à la situation actuelle, quand beaucoup parlent désormais de chaîne d’irresponsabilités.

Nous focaliserons notre attention uniquement sur la question de l’équipement de l’État en masques, à la fois en masques chirurgicaux réputés être suffisants pour les malades qui ne postillonnent pas ainsi à la face des autres, mais aussi en masques dits FFP2, qui garantissent une véritable barrière de protection faciale pour toutes les personnes exposées aux projections de gouttelettes porteuses de virus, à commencer par l’ensemble du corps médical.

Pour retracer cette généalogie d’une suite de décisions qui ont désarmé la France en masques face à une pandémie pourtant annoncée comme certaine dans le futur par de nombreux experts, nous suivrons un strict récit chronologique qui commence en 2005 avec un rapport parlementaire d’alerte sur les risques épidémiques présents et à venir qui oblige l’État français à s’organiser en conséquence, pour anticiper le pire, selon le célèbre adage : « gouverner c’est prévoir ».

Le récit sera forcément un peu long, mais comprendre la généalogie de faits aussi graves exige un peu de temps, surtout si on veut ajouter des citations concrètes.

Une anticipation du risque

Le 11 mai 2005 est rendu public un rapport co-signé par le député Jean‑Pierre Door et la sénatrice Marie-Christine Blandin intitulé « Rapport sur le risque épidémique ».

Le moins qu’on puisse dire c’est que ce texte regarde avec lucidité et acuité les nouveaux risques qui planent sur nos sociétés modernes mondialement interconnectées. Il est rappelé que les maladies respiratoires aiguës tuent plus de 3 millions de personnes par an. Que ces maladies évoluent constamment, nous obligeant à vivre dans un univers où on aura toujours un vaccin de retard, surtout avec le SRAS.

Tous les experts prédisent que des pandémies ne manqueront pas de survenir, et ce de plus en plus souvent. Une des plus récentes mises en garde officielles provient des États-Unis. Le Directeur du National Intelligence Service, Dan Coats, avertit dans son bilan sur les menaces dans le monde, le 29 janvier 2019 :

« Nous estimons que les États-Unis et le monde resteront vulnérables à la prochaine pandémie de grippe ou à une épidémie à grande échelle d’une maladie contagieuse qui pourrait entraîner des taux massifs de décès et d’invalidité, affecter gravement l’économie mondiale, mettre à rude épreuve les ressources internationales. »

 

SITE THE CONVERSATION.COM

Il parle du

« défi de ce que nous prévoyons être des épidémies plus fréquentes de maladies infectieuses, en raison de l’urbanisation rapide et non planifiée, des crises humanitaires prolongées, de l’incursion humaine dans des terres auparavant non encore exploitées, l’expansion des voyages et du commerce internationaux et le changement climatique régional ».

Le masque, une arme jugée efficace en cas d’épidémie

Dans le rapport parlementaire de 2005, sont exposées les conditions de protection contre une telle épidémie, avec l’idée qui sera sans cesse répétée jusqu’à aujourd’hui, qu’il s’agit de gagner du temps pour laisser aux scientifiques le soin de trouver un médicament puis, plus tard, un vaccin :

« Si nous entrons dans une phase pandémique contagieuse d’homme à homme, une des trois méthodes pour lutter contre une telle épidémie est la mise en place de barrières physiques, ce qui implique que « les personnes en contact avec le public puissent disposer de masques adaptés à la pandémie. »

Dès lors, il est écrit en toutes lettres que le port du masque est un instrument de lutte très efficace y compris pour rassurer les populations, un masque plus efficace que celui utilisé généralement pour les chirurgiens :

« Un des moyens de rassurer la population serait de mettre à sa disposition des masques de protection. Les autorités interrogées par vos rapporteurs pensent que des masques classiques, de type masques de chirurgien, n’offriraient qu’une protection extrêmement limitée. Il serait souhaitable de disposer de modèles extrêmement efficaces mais relativement coûteux. »

Les rapporteurs admettent néanmoins que le rapport coût/bénéfice est en faveur de l’achat massif de masques :

« La mise à disposition de masques en nombre suffisant aurait certainement un coût très élevé mais, en même temps, aiderait à limiter la paralysie du pays. Vu sous cet angle, il convient de relativiser le coût. »

Ce rapport parlementaire est suivi d’un autre, moins d’un an après, à propos de la grippe aviaire. Le corps de doctrine préconisé reste le même : les mesures barrières, plus les masques, dont on précise que des études conduites sur la grippe en Asie ont montré l’efficacité : « Une étude scientifique a démontré que le port de masques à Hongkong, pendant l’épidémie de SRAS en 2003, a entraîné une diminution significative du nombre d’affections respiratoires ». Et là aussi le rapporteur rappelle que « la catégorie recommandée pour se protéger contre la grippe est celle FFP2 ».

Il y a 14 ans, deux documents parlementaires écrivaient donc noir sur blanc que les masques font partie de la panoplie indispensable contre la propagation d’un virus très contagieux de type coronavirus.

La France s’équipe massivement en masques

La conséquence en est tirée par le Directeur général de la Santé auditionné par la commission. Pour ce qui concerne les masques chirurgicaux, Didier Houssin apporte les précisions suivantes :

« Des quantités importantes ont été et seront achetées : il est prévu d’acquérir au total 250 millions de masques chirurgicaux, à faire porter, à raison d’un masque toutes les quatre ou cinq heures, aux malades en contact avec un entourage familial ou professionnel. »

Quant aux masques FFP2, il indique que le gouvernement en a acquis « d’ores et déjà environ 50 millions » et que l’objectif est d’en acquérir début 2006 « plus de 200 millions ». En 2006, en prévision d’une épidémie respiratoire sévère, l’État prévoit donc de stocker des dizaines de millions de masques, y compris les fameux FFP2. Il faut dire que les estimations d’usage sont spectaculaires, compte tenu de la souillure rapide des masques et donc du nécessaire renouvellement par les personnels soignants « toutes les 4 à 6 heures ». En conséquence, « pour les seuls personnels soignants, le nombre estimé de masques nécessaires est de 2 millions par jour de pandémie ».

SITE THE CONVERSATION.COM

Ces analyses sont en phase avec celles du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), sous l’autorité directe du premier ministre exprimées dans le « Plan pandémie grippale » rendu public le 6 janvier 2006. Il est affirmatif : le masque est à généraliser, pour les malades bien sûr, pour les soignants (mais le FFP2), mais aussi pour les personnes « indispensables au fonctionnement des services essentiels et/ou en contact répété et rapproché avec le public ». On peut même envisager son port dans « les espaces publics à titre de précaution », précise le plan.

Et la stratégie de lutte du gouvernement se décline en fonction des stades d’une épidémie devenue pandémie, au stade maximal (celui que nous connaissons aujourd’hui en France avec le Covid-19).

La préconisation est limpide :

« Port de protections respiratoires par les personnels de santé et, si possible, par les autres personnes exposées ; port de masques chirurgicaux par les malades ; préconisation du port d’un écran en tissu par les personnes indemnes dans les espaces publics, à titre de précaution. » (p. 52)

Le SGDSN actualise ce plan le 20 février 2009 et il est plus assertif. Le recours au masque FFP2 est étendu. En 2006, son usage « sera autant que possible étendu aux personnes indispensables… », alors qu’en 2009, il « doit être prévu ». Mieux même, il est envisagé d’encourager chacun à faire l’acquisition d’un tel masque.

Dans les fiches techniques qui complètent le plan grippal, la fiche C4 sur les mesures barrières sanitaires (éditée en septembre 2009) évoque le cas des personnes en situation professionnelle. On y retrouve bien sûr la même recommandation, mais celle-ci est justifiée par l’invocation de quatre organismes français liés à la santé (l’Institut national de recherche et de sécurité, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, la Direction générale de la Santé, le Conseil supérieur d’hygiène publique) plus l’OMS qui convergent tous vers une stratégie de protection respiratoire maximale du plus grand nombre (personnels soignants et personnes exposées au public).

Entendre aujourd’hui de la part des plus hautes autorités de l’État que le port du masque n’est pas indispensable a donc bien du mal à emporter la conviction en relisant les préconisations du service du Premier ministre il y a onze ans seulement.

L’épidémie H1N1, le point de bascule

C’est dans ce contexte que va survenir un événement qui va, paradoxalement, être à la fois le moment charnière d’application de ces mesures de précaution et leur fossoyeur pour l’avenir.

Un arrêté du 3 décembre 2009 est publié concernant « la distribution de kits destinés au traitement des patients atteints par le virus de la grippe de type A (H1N1) ». Il est prévu de distribuer une boîte de masques à chaque patient resté confiné chez lui, en puisant dans le stock national, car c’est un impératif de santé publique.

Mais on le sait, la riposte a été jugée disproportionnée, car finalement le virus H1N1 n’a pas été aussi sévère que prévu et n’a pas tourné à la pandémie. La ministre de la Santé de l’époque, Roselyne Bachelot, en a été quitte pour des mises en accusation politiques de gabegie et des railleries de toutes sortes, à cause d’achats massifs de vaccins qui n’ont pas été utilisés, de commandes auprès de laboratoires qui ont finalement été annulées moyennant des millions d’euros de pénalités. Dans un entretien à Ouest France le 20 mars dernier elle déclarait :

« Je n’ai qu’une théorie : en matière de gestion d’épidémie, l’armement maximum doit être fait. Nous avions un stock près d’un milliard de masques chirurgicaux et de 700 millions de masques FFP2. J’ai été moquée pour cela, tournée en dérision, mais quand on veut armer un pays contre une épidémie, c’est ce qu’il faut ! »

Dans un rapport sénatorial sur l’exécution de la loi de finance 2009, signé de Philippe Marini, actuel maire LR de Compiègne, on apprend que le coût total de la lutte contre le H1N1 est évalué à environ 1 milliard d’euros, dont 150 millions pour l’achat de masques.

Philippe Marini fait alors part de « plusieurs interrogations » qui sont en réalité des critiques sur l’efficacité du dispositif : « des quantités importantes de masques ont, tout d’abord, été commandées alors que peu semblent avoir été effectivement distribuées », « les calendriers de livraison font apparaître des réceptions de commandes tardives ce qui pose la question de l’opportunité de tels achats qui, de toute évidence, allaient arriver trop tard pour la pandémie ».

Mais ce jugement a posteriori ignore que sous le feu de la lutte sanitaire personne ne peut prédire quand la pandémie finira. Les arguments qu’il mobilise visent l’EPRUS (établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires). Cet établissement public assure la gestion des moyens de lutte contre les menaces sanitaires graves, tant du point de vue humain (la réserve sanitaire) que du point de vue matériel (achat et stockage de produits sanitaires d’urgence). Selon le sénateur,

« Si le rôle de l’EPRUS est réduit à celui de logisticien, il convient d’approfondir la piste d’une mutualisation des stocks gérés par l’EPRUS avec ceux du ministère de la Défense. »

Résumons : cet organisme a contribué à gérer logistiquement une crise sanitaire potentiellement grave en faisant en sorte que personne n’ait jamais manqué de masques de protection. Mais il est appelé à se fondre dans une « mutualisation », un des mots-clés de la gestion managériale contemporaine des services publics, où tout est fait pour « rationaliser », comprendre pour faire des économies.

SITE THE CONVERSATION.COM

Le début du désarmement sanitaire

On a là affaire à un vrai biais de raisonnement qu’on retrouve par exemple chez les anti-vaccins à propos de la rougeole. Ces derniers disent (à tort) que le vaccin pourrait causer des troubles comme l’autisme chez les enfants vaccinés, alors que, ajoutent-ils, le risque n’existe même pas. Or, la rougeole est une maladie dix fois plus contagieuse que la grippe, et mortelle. En conséquence, son éradication par une vaccination systématique est devenue une priorité mondiale de santé publique depuis longtemps.

Donc, en effet, la rougeole a quasiment disparu de nos vies. C’est une maladie que personne ne rencontre plus dans son entourage. On a oublié les dégâts qu’elle peut faire, sa mortalité élevée. Mais c’est justement parce qu’il existe un vaccin, administré obligatoirement à tous !

De même, ici, la réaction au marteau-pilon pour écraser le virus H1N1 a joué un rôle efficace et donc la pandémie n’a pas eu lieu. Pourtant la méthode est critiquée sur le seul plan comptable, sans prendre en compte le résultat.

SITE THE CONVERSATION.COM

Le désarmement sanitaire va alors commencer par l’instruction ministérielle du 2 novembre 2011 (citée dans plusieurs rapports mais introuvables en ligne aujourd’hui car replacée par d’autres depuis, sans doute) concernant la stratégie face aux situations exceptionnelles de santé. Elle introduit une distinction entre deux types de stocks de produits de santé qui jusqu’à présent étaient gérés en commun dans un grand « stock national santé » créé en 2001. Certains stocks deviennent « stratégiques » et doivent être achetés et gérés au niveau national, par l’EPRUS. Ils comprennent des médicaments (antiviraux, antidotes, vaccins, pastilles d’iode…), des dispositifs médicaux et des équipements de protection individuelle (masques, combinaisons, blouses, draps d’examen). Autant de produits qui engagent directement la responsabilité de l’État en cas de crise sanitaire grave.

En regard, sont identifiés des moyens dits « tactiques » (comprendre moins importants que stratégiques) qui sont des produits et des équipements situés dans les établissements de santé où se trouvent des SAMU ou des SMUR. La philosophie est que ces stocks permettent d’activer une réaction précoce et au plus près du terrain, dans l’attente de la mobilisation, si besoin, des stocks stratégiques.

Dans cette instruction, il est précisé que l’acquisition des stocks tactiques est prise en charge par les établissements de santé et financée par des crédits relevant, dans les nomenclatures comptables infligées aux hôpitaux, de leurs missions d’intérêt général et d’aide à la contractualisation (MIGAC).

Face aux critiques du surstockage national lors de la grippe H1N1 et de l’envoi aux établissements de santé de stocks qui leur sont ensuite restés sur les bras, une première réorganisation commence, permettant à l’État de partager sa responsabilité dans l’acquisition préventive de stocks sanitaires.

Dès lors le procédé est irréversible. Car même si la liste des produits dits tactiques reste de sa responsabilité, et que le budget alloué est issu du dialogue de gestion entre les hôpitaux et le ministère, le gouvernement introduit une scission propice à de futurs arbitrages pouvant devenir défavorables au maintien d’un effort élevé de stockage de tous les produits utiles en cas d’épidémie, dont les masques.

Ainsi une décision qui peut se justifier par une rhétorique d’optimisation des moyens au niveau géographique le plus pertinent, va devenir, par un biais bien connu dans les politiques publiques, un premier pas vers l’abandon d’objectifs initiaux, en créant les premiers maillons d’une chaîne de déresponsabilisation.

Le masque FFP2 ne serait plus utile ?

Le 16 mai 2013, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale édite sa « Doctrine de protection des travailleurs face aux maladies hautement pathogènes à transmission respiratoire ».

Dès l’introduction, il explicite que l’aspect gestionnaire est un fil conducteur de ses choix : « La présente doctrine est le fruit d’un travail interministériel mené dans un souci d’efficacité et d’économie globale, s’appuyant notamment sur le retour d’expérience acquis lors des pandémies de la décennie écoulée », comprendre notamment le H1N1. Il prend appui sur l’avis du Haut conseil de la santé publique (HCSP) du 1er juillet 2011.

Le SGDSN en retient que

« Le HCSP propose, pour les salariés régulièrement exposés à des contacts étroits avec le public du fait de leur profession (comme les métiers de guichet), l’utilisation du masque chirurgical sur la base des arguments suivants : – observance potentiellement supérieure pour le port du masque anti-projection ; pas d’efficacité inférieure démontrée chez les professionnels de santé du masque anti-projection versus l’appareil de protection respiratoire (APR) dans le contexte de la circulation d’un agent pathogène “courant” ; cohérence avec les dispositifs préconisés pour le grand public. »

Ainsi, le 1er juillet 2011, le consensus de septembre 2009 a disparu. L’INRS, l’Afssaps, la DGS, le Conseil supérieur d’hygiène publique de France et l’OMS, mobilisés pour défendre un masque FFP2 pour tous les salariés exposés, voient leurs recommandations évacuées et le port du masque chirurgical doit suffire désormais.

Le SGDSN décrète que :

« Le recours systématique aux masques de protection respiratoire de type FFP2 a montré ses limites en termes d’efficacité car la gêne voire la difficulté respiratoire liées à leur port, conduisent à un faible taux d’utilisation. Le masque anti-projection, en revanche, est mieux supporté du fait d’une respirabilité plus importante, d’une communication verbale plus facile, d’un risque d’irritation cutanée plus réduite et d’une sensation d’inconfort de chaleur beaucoup plus réduite. Ainsi, l’adhésion au port du masque anti-projection sera meilleure que le masque FFP2. Le port du masque anti-projection par les travailleurs et par les usagers limite la dissémination des agents pathogènes, chacun protégeant l’autre (fonction altruiste des masques anti-projections). »

Les gens seraient donc gênés par le masque le plus protecteur, ce qui justifierait qu’ils ne le mettraient pas systématiquement et qu’il faille se contenter de préconiser l’usage d’un masque moins protecteur. Syllogisme parfait.

Dès lors, le SGDSN, dirigé par le conseiller d’État Francis Delon, considère que la responsabilité de la protection respiratoire des travailleurs par masques est à transmettre aux employeurs : « Il revient à chaque employeur de déterminer l’opportunité de constituer des stocks de masques pour protéger son personnel ». Accompagnant cela d’un discours de préconisations particulièrement désincitatif qui souligne bien les points négatifs :

« Les masques doivent être changés au minimum toutes les quatre heures, en fonction des recommandations du fabricant et chaque fois qu’ils deviennent mouillés ou après avoir quitté une zone à haut risque. Les paramètres de coût sont les suivants : – acquisition : un masque chirurgical coûte environ dix fois moins cher qu’un masque FFP2 ; – stockage : le stockage des masques chirurgicaux est largement moins volumineux et donc moins coûteux que celui des masques FFP2, lesquels nécessitent en outre une gestion fine des dates de péremption. »

On retrouve là une tactique politico-comptable de l’État que les élus territoriaux connaissent bien : la défausse financière. L’État se décharge d’une responsabilité en la transférant, sans (tous) les moyens budgétaires qui vont avec, vers d’autres acteurs. Charge à eux d’arbitrer entre tout accepter et trouver les moyens requis, ou ne pas assumer toute la nouvelle charge faute de moyens. La chaîne de déresponsabilisation se dote ainsi de nouveaux maillons.

Bas les masques ! Ou le piège qui se referme

La situation de pénurie de masques rencontrée actuellement par notre pays a commencé à se refermer à ce moment-là, par glissements successifs, avec des décideurs qui sont convaincus de bien faire.

La campagne victorieuse contre le H1N1 a été (trop) massive et aurait généré du « gâchis » à concurrence de plusieurs dizaines de millions d’euros. Par souci de se montrer plus respectueux de l’argent public, les gouvernements suivants et les parlementaires ont justifié de limiter les dépenses à l’avenir, y compris pour les structures de prévention des épidémies, le tout dans un contexte de dénonciation permanente de la supposée gabegie au sein des hôpitaux et donc de forte restriction de leurs capacités budgétaires.

Les trois opérateurs de la prévention (l’EPRUS, l’Institut de veille sanitaire, et L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) ont tous vu baisser leurs recettes entre 2010 et 2014, la restriction totale avoisinant les 54 millions d’euros, soit une baisse de 24 %.

On a commencé alors à poser la question des stocks de masques (entre autres) pour finalement se convaincre que les masques FFP2 n’étaient pas si indispensables que cela pour le public. Donc on en vient à considérer que la mission de protection régalienne à l’égard des populations repose prioritairement sur le stockage de masques chirurgicaux.

Et puisque les masques FFP2 sont à destination des personnels de santé, alors pourquoi ne pas transférer la responsabilité de leur acquisition à chaque pôle de santé ?

C’est ce mécanisme que décrit Francis Delattre, sénateur Les Républicains, dans son rapport parlementaire fait au nom de la commission des finances en date du 15 juillet 2015 sous le titre : « L’Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS) : comment investir dans la sécurité sanitaire de nos concitoyens ? »

Il aborde explicitement la question des masques de protection.

« Concernant les populations cibles à atteindre pour les masques, la doctrine gouvernementale est en cours de redéfinition. Toutefois, une nouvelle doctrine du SGDSN a d’ores et déjà établi que le stock national géré par l’EPRUS concernerait désormais uniquement les masques de protection chirurgicaux à l’attention des personnes malades et de leurs contacts, tandis que la constitution de stocks de masques de protection des personnels de santé (notamment les masques FFP2 pour certains actes à risques), étaient désormais à la charge des employeurs. »

Et le rapporteur poursuit son exposé du changement de doctrine et y apporte des justifications :

« Cette évolution s’explique par une inflexion de la politique de constitution et de renouvellement des stocks mise en œuvre par le ministre chargé de la santé, sur le fondement de la doctrine développée par le SGDSN et les avis du HCSP. »

Certains produits ne seront plus stockés « en raison de la plus grande disponibilité de certains produits et de leur commercialisation en officine de ville » ou en raison « du transfert de la responsabilité de constituer certains stocks vers d’autres acteurs (par exemple, les établissements de santé et les établissements médico-sociaux pour les masques de protection FFP2 de leurs personnels) », précise encore le rapport du sénateur.

Les choses sont dites : si d’autres acteurs peuvent les vendre ou peuvent les acheter, à quoi bon obliger l’État à faire des stocks préventifs ? ! La chaîne de déresponsabilisation s’achève alors.

Le principe comptable supplante le principe de précaution

La préoccupation managériale et uniquement comptable finit donc ici de prendre le dessus et conduit à l’oubli des raisons mêmes pour lesquelles on prévoyait de faire ces stocks, selon une logique du « au cas où », en ne prenant jamais le risque d’être à la merci d’une rupture d’approvisionnement chez les industriels français ou étranger par exemple.

Car le court-termisme de la vision ainsi défendue oublie totalement qu’une pandémie, par définition, est une épidémie mondialisée, qui peut provoquer des ruptures des chaînes d’approvisionnement. Du coup, même l’appareil industriel national peut-être gravement perturbé, notamment si les ouvriers en charge de la fabrication des futurs masques refusent de se rendre dans les usines pour une légitime crainte pour leur santé

Et, afin d’éviter de commander des doses de produits de santé en trop grande quantité et pour éviter d’avoir à annuler avec pénalités au moment d’une épidémie qui aurait été moins sévère que prévue ou jugulée par l’usage de ces protections (cas du H1N1), Francis Delattre souligne que « le ministre chargé de la santé a décidé de développer une nouvelle modalité d’acquisition » : la réservation de capacités de production et d’acquisition auprès de laboratoires.

Cet outil, aussi appelé « sleeping contract » sera ainsi utilisé pour des vaccins contre une grippe de type pandémique. Un avis de marché public est publié par l’EPRUS le 8 août 2014 concernant

« une tranche ferme constituée de la réservation de capacités de production de 5 millions d’euros de doses de vaccins pandémiques [et] une tranche conditionnelle permettant, en cas de déclaration d’une pandémie avérée, la production et la livraison de doses vaccinales ».

Ce dispositif contractuel, tout droit venu du libéralisme pragmatique britannique, est donc importé en France par Marisol Touraine, alors ministre socialiste de la Santé.

Il s’agit en somme d’une « précommande » qui ne demande qu’à être activée. Cette parfaite rationalité comptable devient l’objet d’une des recommandations du rapporteur les Républicains :

« Recommandation n° 5 : afin de réduire les coûts d’acquisition et de stockage, poursuivre le développement de la réservation de capacités de production de produits de santé, tout en maintenant des stocks physiques pour les produits stables. »

Au principe de précaution : stocker pour être sûr d’avoir en cas de crise, car c’est vital, se substitue la logique : être sûr de ne pas trop stocker car c’est essentiel de ne pas dépenser plus qu’il ne faut.

Raisonnement critiqué aujourd’hui par nombre d’experts, quand par une approche bureaucratico-comptable, s’éloignant de toute vision politique anticipatrice, on a oublié, étape par étape, les alertes sanitaires majeures qui prévalaient à ces choix de stocks préventifs de masse.

L’État s’est donc désarmé peu à peu, au risque de mettre en danger les citoyens, à commencer par les professionnels de santé non hospitaliers, tout aussi directement en contact avec les malades que leurs collègues des hôpitaux.

Tout ceci s’est fait avec la parfaite bonne conscience de hauts fonctionnaires et d’un personnel politique de droite et de gauche qui avaient à cœur de participer à un « bonne gestion des deniers publics », oubliant peu à peu les finalités premières, engagés qu’ils étaient sur un chemin (les politistes parlent de « path dependancy ») qui les font aller toujours plus loin vers un nouvel objectif dans lequel ils sont entrés, en perdant de vue le point de départ.

Ceci oblige les actuels membres du gouvernement à expliquer péniblement, au détriment des recommandations de l’OMS et à rebours des cas asiatiques, que le masque ne sert à rien pour une grande partie de la population ou qu’on ne sait pas s’en servir. Et que ce serait donc à propos que l’État n’adopte pas une stratégie « asiatique » de protection de ses citoyens par des masques et du gel de désinfection massivement distribué, couplée à des tests massifs.

Les autorités placent aussi de nombreux travailleurs et leurs employeurs face à une injonction contradictoire : « nous vous demandons d’aller travailler » mais « nous ne pouvons pas vous fournir les moyens garantissant votre protection minimale ».

Les commandes annoncées samedi de 250 millions de masques ne changent rien au fait qu’une drastique remise à plat de notre corps de doctrine préventive sera nécessaire avant que la prochaine pandémie ne déferle. Il faudra tirer toutes les conséquences de la crise actuelle.

THE CONVERSATION EST SITE GRATUIT. 

Vendredi un article à paraître : " Je n'ai pas envie" une analyse de la Chronique de Flore Vasseur parue dans le Journal LA CROIX du mercredi 25 mars 2020 sous le titre "Les Démasqués"

Bonne lecture et protégez-vous bien même sans masques !

Jean-François Guerry.

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
Gégé et la barbe à papa cela n'a rien voir avec ce qui suit tant mieux !

Gégé et la barbe à papa cela n'a rien voir avec ce qui suit tant mieux !

HUMOUR SANITAIRE, GRAND HUMOUR

 

L’Abécédaire de Hervé le Marseillais

 

G- comme Grand, référence franc-maçonnique par excellence.

 

Chez nous en franc-maçonnerie, il n’y a rien de petit. Tout est grand.

 

Point de petit Orient ou de petite Loge, point de petit architecte ou de petit maître, point de petit expert au sens propre comme au sens figuré.

 

Un petit apprenti ou une petite sœur à la rigueur ?

 

Chez nous tout est sublime, suprême, illustre, issime, parfait, vaillant, puissant, et comme cela ne suffit pas, on y a ajouté des superlatifs de type très : très puissant souverain grand commandeur, très parfait, très parfait, très respectable.

 

Quand on se thésaurise ça donne du tragi-comique du genre : grand inspecteur inquisiteur commandeur ! Francis Blanche et Pierre Dac dans le film signé Furax, l’ont très bien vu, je vous recommande de voir ou revoir cet excellent film.

 

Voici le lien : https://www.youtube.com/watch?v=PV0-wD7vgj8

 

Les extra, super, méga, giga, ne sont pas encore dans notre vocabulaire, mais cela ne saurait tarder, au prochain Grand CONvent peut-être !

 

Hervé D 

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
Lumières de la Sagrada Familia à Barcelone Espagne

Lumières de la Sagrada Familia à Barcelone Espagne

CONVERSATION ENTRE LE G A D L U ET CORONA

 

 

Question le Corona: Grand Architecte, pourquoi me mettre dans le pangolin ?

 

Réponse le Grand Architecte : Cet animal, Corona, est en voie d’extinction. Et pourtant les hommes continuent de le braconner et de le manger…. Ce sera la première étape de ma leçon.

 

Q le Corona : D’accord Grand Architecte. Pourquoi tu veux que ça commence en Chine ?

 

R l’Architecte : La Chine est le symbole de la mondialisation et de la production de masse petit. Ce pays est surpeuplé, il produit en masse et pollue en masse…

 

Le Corona : C’est vrai Grand Architecte… « mais en même temps », c’est parce que les autres pays y ont un intérêt financier aussi non ?

 

L’Architecte : Oui petit c’est pour ça que ta mission va être de te répandre partout dans le monde, et principalement dans tous les pays concernés par ce système, l’Europe, les USA, les pays producteurs de pétrole…

 

Le Corona : Quelle forme vas-tu me donner Grand Architecte ?

 

L’Architecte : Celle d’un virus qui va principalement infecter les voies respiratoires.

 

Le Corona : Mais pourquoi Grand Architecte ?

L’Architecte : Petit, tu vois de nos jours, les hommes mettent en danger la planète. La pollution est devenue trop importante mais l’humanité n’en mesure pas l’ampleur. Quoi de plus symbolique que la respiration petit, tu comprends ?

 

Le Corona : Oui mais ça veut dire que je vais être dangereux Grand Architecte ?

 

L’Architecte : Tu ne le seras pas plus que plein d’autres maladies existantes petit, et tu le seras bien moins que la pollution elle même génère des milliers de morts ! Mais la différence c’est que toi, tu seras visible…

 

Le Corona : D’accord Grand Architecte. Mais tu crois que ça va marcher ton truc là alors, je comprends pas comment ?

 

L’Architecte : Tu as raison petit. C’est pour cela que je vais te rendre très contagieux. Tu vas vite te propager. La vitesse de propagation sera bien supérieure à ta dangerosité.

 

 

Le Corona : ok mais alors si je suis pas si dangereux, tu crois qu’ils vont avoir peur de moi ?

 

 

L’Architecte : Oh petit oui fais moi confiance. C’est sur cela d’ailleurs que je compte pour faire évoluer les mentalités : la peur.

Ce n’est que quand l’homme a peur, qu’il peut changer ensuite….

 

 

Le Corona : Tu crois ?

 

 

L’Architecte : Oui petit, et je vais ajouter tout un contexte pour amplifier la peur et les prises de conscience.

 

 

Le Corona : Quoi Grand Architecte ?

 

 

L’Architecte : La peur va tellement prendre le dessus que l’on confinera les gens chez eux. Le monde sera à l’arrêt. Les écoles seront fermées, les lieux publics, les gens ne pourront plus aller travailler. Les croisières, les avions, les moyens de transport seront vides.

 

 

Le Corona : Oh la là, Grand Architecte, tu vas loin, mais qu’espères tu de cela ?

 

 

L’Architecte : Que le monde change petit ! Que ta Terre mère soit respectée ! Que les gens prennent conscience de la bêtise humaine, des incohérences des modes de vie et qu’ils prennent le temps de réfléchir à tout cela… Qu’ils arrêtent de courir, découvrent qu’ils ont une famille et des enfants et passent du temps avec eux. Qu’ils ne puissent plus recourir aux suractivités extérieures car elles seront fermées. Se reconnecter à soi, à sa famille, ça aussi, petit, c’est essentiel…

 

 

Le Corona : Ok mais ça va être dangereux, l’économie va s’effondrer…

 

 

L’Architecte : Oui petit, il y aura de grosses conséquences économiques. Mais il faut passer par là. C’est en touchant à cela aussi que le monde je l’espère va prendre conscience de ses incohérences de fonctionnement. Les gens vont devoir revenir à un mode de vie minimaliste, ils vont devoir retourner au local, et je l’espère à l’entre aide…

 

 

Le Corona : Comment vais je me transmettre ?

 

 

L’Architecte : Par le contact humain.. Si les gens s’embrassent, se touchent…

 

 

Le Corona : Bizarre Grand Architecte là je ne te suis pas, tu veux recréer du lien mais tu éloignes les gens ?

 

L’Architecte : Petit, regarde aujourd’hui comment les hommes fonctionnent. Tu crois que le lien existe encore ? Le lien passe par le virtuel et les écrans. Même quand les hommes se promènent, ils ne regardent plus la nature mais leur téléphone… À part s’embrasser il ne restait plus grand chose du lien…alors je vais couper ce qui leur restait de lien et je vais exagérer leur travers…en restant confinés chez eux, fort à parier qu’au départ ils se régalent des écrans mais qu’au bout de plusieurs jours ils satureront… lèveront les yeux… découvriront qu’ils ont une famille, des voisins… et qu’ils ouvriront leur fenêtre pour juste regarder la nature…

 

 

Le Corona : Tu es dur Grand Architecte, tu aurais pu alerter avant de taper aussi fort…

 

 

L’Architecte : Mais Corona, avant toi j’ai envoyé plein d’autres petits…mais justement c’était trop localisé et pas assez fort…

 

 

Le Corona : Tu es sur que les hommes vont comprendre cette fois alors ?

 

 

L’Architecte : Je ne sais pas Corona… je l’espère… mère terre est en danger…si cela ne suffit pas, je ferai tout pour la sauver, il y a d’autres petits qui attendent…mais j’ai confiance en toi Corona… et puis les effets se feront vite sentir.. tu verras la pollution diminuera et ça fera réfléchir, les hommes sont très intelligents, j’ai aussi confiance dans leur potentiel d’éveil… en leur potentiel de création de nouveaux possibles…. Ils verront que la pollution aura chuté de manière exceptionnelle, que les risques de pénurie sont réels à force d’avoir trop délocalisé, que le vrai luxe ce n’est plus l’argent mais le temps…il faut un burn out mondial petit car l’humanité n’en peut plus de ce système mais est trop dans l’engrenage pour en prendre conscience… à toi de jouer…  

 

Le Corona : Merci Grand Architecte … alors j’y vais….

 

Auteur Anonyme.

 

 

NOTE : Ce texte m’a été transmis par un lecteur du Blog JP F, enseignant ancien Directeur d’établissement scolaire, habitué des leçons, des dialogues, pédagogue. Cette réflexion en forme de conte pour enfants est pleine de force et de sagesse, si elle inspire nos actes futurs, elle nous permettra de reprendre contact avec nos sœurs, nos frères humains et la beauté infinie de la terre. Puisse le Grand Architecte nous aider dans ce projet pour un nouveau monde, une nouvelle « Reliance » entre nous, les ténèbres annoncent toujours la lumière.

 

Jean-François Guerry.

 

 

 

Résultats de recherche

Résultat du Knowledge Graph

Juste une illusion
Qu'est-ce qui te fait
Courir après
Un autre toi-même
Pour que tu t'aimes
Hey!
Qu'est-ce qui te fait nager
Contre le sens du temps
Pour au fond patauger
Dans le contre courant
Qu'est-ce qui te fait vouloir posséder
Enfermer
Toutes ces images volages
Dans ta propre cage
C'est juste une illusion
A peine une sensation
Qui dirige tes pas
Et te montre du doigt
Où tu vas où tu vas
Juste une illusion
Comme une bulle de savon
Qui s'approche de toi
Que tu touche du doigt
Puis qui s'en va
Qui n'est plus là
Où puis-je aller (maintenant)
Sans te donner l'idée
Qu'on est rev'nus te tout
Que c'est pareil partout
Notre secret autant au-dehors
Qu'au-dedans
Tout ce que tu vois dépend tellement
De ce que tu sens
C'est juste une illusion
A peine une sensation
Qui dirige tes pas
Et te montre du

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
TROUVER LES AUTEURS !

Pour vous occuper ! Trouver 30 noms d'auteurs dans ce texte, vous avez 3 heures !

Merci à Daniel pour cet envoi perso j'en ai seulement 24 

TROUVER LES AUTEURS !

Voir les commentaires

Publié le par REFLEXIONS ET PARTAGE

Cet article est reposté depuis une source devenue inaccessible.

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
HUMOUR SANITAIRE, HUMOUR TRÈS FRATERNEL

HUMOUR SANITAIRE, HUMOUR TRÈS FRATERNEL

 

Le parti d’en rire de Hervé Le Marseillais

 

L’Abécédaire Maçonnique

 

Le proverbe du jour :

 

« L’erreur est humaine, mais l’imbécile c’est celui qui fait la même tous les jours. »

 

Maurice Confucius.

 

Lettre – F Comme Fibonacci

 

Léonardo de Pise, plus connu sous le nom de Fibonacci, révéla dans son « Liber Abaci », tous les mystères de la suite des nombres, formant la proportion dorée dite du nombre d’or 1,2,3,5,8,13,21 etc…

 

Pour ce faire, il posa le problème suivant :

 

Supposons qu’un couple (mâle et femelle), de lapins immatures, soit mis dans un champ, que la maturité sexuelle du lapin soit atteinte après deux mois qui est aussi la durée de gestation.

 

Que chaque portée comporte toujours un mâle et une femelle et que les lapins ne meurent pas.

 

Combien y aura-t-il de lapins dans le champ après 1 an ?

 

À la fin du 1er mois                        1 couple

 

À la fin du 2ème mois                      2 couples

 

À la fin du 3ème mois                      3 couples

 

À la fin du 4ème mois                      5 couples

 

À la fin du 5ème mois                      8 couples

 

………………………………………………

 

À la fin du 12ème mois : on en sera au 233

 

Voilà la solution pour garnir rapidement les colonnes. Du moins dans les obédiences mixtes. Pour les autres il leur reste la Scissiparité, la fissiparité, la mitose à la limite !

 

Pour toute explication sémantique, voir le frère Larousse ou le frère Petit Robert, selon vos préférences !

 

 

Hervé. D

Voilà le résultat !!!

Voilà le résultat !!!

Voir les commentaires

Publié le par jean françois
La multiplication des pains Tibériade

La multiplication des pains Tibériade

LA MANNE MYSTIQUE et LE RESTO DU CŒUR.

 

 

Le vin est le symbole de la connaissance et le pain est le symbole des nourritures spirituelles.

 

Livre de Jean ouvert au 6ème chapitre : nous sommes sur les pentes de la montagne qui domine le lac de Tibériade, un lieu magique, mystique, où je me rappelle m’être assis dans l’herbe verte quelques instants en l’an 2000, pour contempler l’horizon, un peu à l’écart, un pas de côté, un pas de compagnon en quelque sorte, celui qui partage le pain avec ses frères.

 

Quelques siècles avant sans doute c’est du moins ce que relate le livre de Jean. Jésus s’adresse à Philippe : «  D’où nous procurons nous des pains pour que mangent tous ces gens ? » Le pain venait à manquer pour nourrir les mille femmes et hommes rassemblés. Vous connaissez la suite, il ne restait que cinq pains d’orge et deux poissons. Tous furent rassasiés, par ces cinq pains, c’était un vendredi sans doute ils eurent aussi des poissons.

 

Plus tard Jésus en descendant de la montagne, alla vers Capharnaüm de l’autre côté de la mer (du lac de Tibériade). Il fit un discours à la synagogue extrait : « Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle. »

Comme Moïse avait distribué le pain venu du ciel, c’est-à-dire les nourritures spirituelles, Jésus renouvelait si j’ose dire la distribution, ‘le restaurant du cœur ‘ est ouvert en permanence. Les bénévoles chaque jour descendent du ciel avec les bras remplis de la même nourriture, pour donner à manger à ceux qui ont faim et à boire à ceux qui ont soif.

 

Ceux qui donnent le véritable pain de vie, qu’ils viennent de Tibériade ou d’ailleurs sont des être spirituels, et ils savent que ceux qui mangent de ce pain, ne meurent pas : «  C’est l’esprit qui vivifie, la chair ne sert à rien, les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. »

Ces mots qui paraissent un peu durs, sont pleins de force spirituelle. Le pain de vie est caché dans l’arche de chaque être humain, dans le vase d’Or où est le corps de l’âme, il est latent en chacun de nous. Il s’accroit, il augmente progressivement, il lève, il prend son essor, par la grâce de l’alchimie spirituelle, ce pain se transforme en amour, il devient essence de l’amour, comme le dit si bien Paul dans sa lettre aux Corinthiens.

 

Comment s’étonner dès lors que les francs-maçons aient repris cette symbolique du pain nourriture spirituelle, dans leurs cérémonies, ils ont mis le pain, viatique, dans le bissac du compagnon qui quitte sa loge à la recherche des lumières de ses frères, comme s’étonner du partage de l’Agape, des cérémonies ou le pain et le vin sont présentés aux chevaliers de l’esprit, là est la manne mystique et spirituelle.

 

Jean-François Guerry.

 

Pour mon frère Daniel bénévole depuis des années.

La manne Exode 16

La manne Exode 16

EXODE CHAP 16

 

Toute la communauté des fils d’Israël partit d’Élim et atteignit le désert de Sine, entre Élim et le Sinaï, le quinzième jour du deuxième mois après sa sortie du pays d’Égypte.

 Dans le désert, toute la communauté des fils d’Israël récriminait contre Moïse et Aaron.

Les fils d’Israël leur dirent : « Ah ! Il aurait mieux valu mourir de la main du Seigneur, au pays d’Égypte, quand nous étions assis près des marmites de viande, quand nous mangions du pain à satiété ! Vous nous avez fait sortir dans ce désert pour faire mourir de faim tout ce peuple assemblé ! »

Le Seigneur dit à Moïse : « Voici que, du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour vous. Le peuple sortira pour recueillir chaque jour sa ration quotidienne, et ainsi je vais le mettre à l’épreuve : je verrai s’il marchera, ou non, selon ma loi.

 Mais, le sixième jour, quand ils feront le compte de leur récolte, ils trouveront le double de la ration quotidienne. »

 Lorsque la couche de rosée s’évapora, il y avait, à la surface du désert, une fine croûte, quelque chose de fin comme du givre, sur le sol.

 Quand ils virent cela, les fils d’Israël se dirent l’un à l’autre : « Mann hou ? » (ce qui veut dire : Qu’est-ce que c’est ?), car ils ne savaient pas ce que c’était. Moïse leur dit : « C’est le pain que le Seigneur vous donne à manger.

 Voici ce que le Seigneur a ordonné : Recueillez-en autant que chacun peut en manger : une mesure par personne. Chacun de vous en prendra selon le nombre d’habitants de sa tente. »

 Les fils d’Israël firent ainsi : certains en recueillirent beaucoup, d’autres peu.

 Celui qui en avait ramassé beaucoup n’eut rien de trop ; celui qui en avait ramassé peu ne manqua de rien. Ainsi, chacun en avait recueilli autant qu’il pouvait en manger.

LA MANNE MYSTIQUE et LE RESTO DU CŒUR.

Épitre aux Corinthiens Paul

 

01 J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.

02 J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien.

03 J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.

04 L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;

05 il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ;

06 il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;

07 il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.

08 L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée.

09 En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles.

10 Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé.

11 Quand j’étais petit enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant.

12 Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu.

13 Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité.

Voir les commentaires

Catégories

Articles récents

Hébergé par Overblog