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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jean-François Guerry
Joe Biden

Joe Biden

Balle Perdue, fin de bal...

Balle Perdue, fin de bal...

UN JOUR DE LUMIÈRE

 

Hier, avant-hier, là où habituellement le soleil se couche, à l’ouest. La lumière est apparue l’espérance a cédé place au désespoir, à la haine. L’acteur principal de cette mauvaise émission de téléréalité est reparti sur son green qu’il n’aurait jamais dû quitter.

 

Et comme les bonnes viennent en cascades, une chercheuse et un chercheur de notre vieille Europe, originaires de Turquie là où se rencontre l’orient et l’occident, des immigrés qui ont été accueillis en Allemagne, ont mis leurs énergies, leurs recherches à notre service, pour combattre la pandémie.

Deux belles victoires de la Connaissance et de la raison sur l’ignorance, la haine et le fanatisme.

 

Je vous propose aussi un extrait du livre de Claude Cuvelier Paroles d’Arbres- Arbres de vie Arbres de Mort.

Claude Cuvelier donne la Parole à l’If qui s’adresse à ses frères les arbres, comme un message d’espérance :

 

« Mes FF., nous sommes le symbole de l’existence temporelle et aussi celui de l’origine en ayant habité le paradis avant même le miroir humain que voulait Dieu et qui depuis lui échappa tout en faisant dire à la fin de l’Ancien Testament qu’il, lui Yahvé, donnerait aux vainqueurs à manger l’Arbre de la Vie, c’est-à-dire aux hommes victorieux du mal. Notre image en est valorisée, étant l’expression de l’énergie vitale tout comme le cosmos se régénère sans cesse dans une dynamique créatrice. Nous sommes liés à l’univers réel et divin, et les hommes se servent de nous pour essayer d’y accéder. Acceptons par amour du G A D L U d’être souvent sacrifiés, car les humains sont en souffrance. Ayons la mansuétude de l’ancêtre à l’égard de ses créatures avec qui nous partageons la planète terre, car à l’inverse de leur décadence nous nous régénérons. »

 

(….) Pour donner modestement une fin à cette histoire, je citerai Charles Hirsch qui écrivit : « de la sagesse à l’intelligence, de la sphère terrestre à la sphère céleste, il y a l’Arbre de Vie enraciné dans le sol alors que l’homme est écartelé entre les racines de la connaissance et les ramures de son savoir en étant enchaîné à l’Arbre de Vie. »

Enfin un hommage à Sean Connery passé à l’orient éternel il y a quelques jours, avec le chant du poète écossais et frère Robert Burns Auld lang Syne. Interprété dans le parlement écossais en présence de Sean Connery. Chant repris dans différentes versions dans le monde entier et qui résonne souvent dans les loges maçonniques et les cœurs des francs-maçons.

 

Jean-François Guerry.

 

 

 

Paroles d’Arbres de Claude Cuvelier – NUMÉRILIVRE – Éditions des Bords de Seine.

UN JOUR DE LUMIÈRE

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Publié le par Jean-François Guerry
  LA TRADITION UN HÉRITAGE, UNE SOURCE, UN LABEL 7ème CAHIER DE L’ALLIANCE 			        Partie IV- Fin

 

 LA TRADITION

        UN HÉRITAGE, UNE SOURCE, UN LABEL

                7ème CAHIER DE L’ALLIANCE

                    Partie IV- Fin

 

J’arrive au terme de cette recension du 7ème Cahier de l’Alliance, un peu longue sans doute ? Mais c’est inhérent au thème de ce cahier : La Tradition, un héritage, une source, un label.

 

En effet, tous ceux qui ont fait le choix, de la Voie Maçonnique, dernière initiation occidentale vivante, pour répondre à leurs questions : Qui suis-je ? D’où je viens ? Où je vais ? Savent que le chemin est long et sinueux de leur réflexion dans le cabinet noir à la Lumière.

 

Ils ont appris : « Que c’est avec les lumières du passé que l’on se dirige dans le labyrinthe du présent et de l’avenir. »

 

Les Francs-Maçons qui revendiquent leur appartenance à la Franc-Maçonnerie de Tradition, s’appuient sur les colonnes des textes anciens, fondateurs de la Franc-maçonnerie spéculative et les valeurs héritées des Francs-Maçons opératifs et au-delà, qui sont universelles et intemporelles.

 

Ce 7ème Cahier de l’Alliance est donc pour eux un outil symbolique, un levier pour ouvrir la boîte aux mystères, et pour les profanes et les chercheurs de vérités, une maïeutique.

 

Dans l’avant dernier article de ce 7ème Cahier de l’Alliance Jacques Branchut membre de la G L A M F et du Suprême Conseil pour la France du Rite Écossais Ancien et Accepté, auteur par ailleurs du livre : « L’aventure Maçonnique- Tradition et modernité » paru chez Dervy Éditions. Relie toutes les Traditions anciennes, les mythes anciens à la Tradition Primordiale de René Guénon. Cette Tradition première qui surplombe l’ensemble des Traditions, elle serait la Tradition originelle, universelle, la seule qui peut être mérite un grand T. Elle serait aussi un centre d’union de tous les hommes.

 

Jacques Branchut écrit :

« La Franc-Maçonnerie de Tradition s’est nourrie des mythes anciens dont elle exalte les deux dimensions spirituelle et symbolique. 

René Guénon a marqué l’histoire de la pensée en reliant ces mythes (….) Guénon marie alors les concepts ésotérisme et exotérisme, initiation et religion, pour déplorer la perte de cette filiation à la tradition. »

 

Jacques Branchut dans son article met à nouveau « La lumière » sur la reliance entre ces mythes anciens, la Tradition Primordiale et Maçonnique.

 

Il parcoure les mythes : de l’épopée de Gilgamesh, le mythe d’Isis et d’Osiris, de Déméter et Perséphone, de Prométhée, d’Orphée, du péché originel.

Cet ensemble forme les éléments constitutifs de la Tradition Primordiale, Maçonnique dès lors qu’ils sont débarrassés de leurs dogmes réducteurs.

 

C’est Jean Dumonteil qui clôture le thème de ce 7ème Cahier de l’Alliance par une « Méditation sur la Tradition et la Transmission. »

Dans un préambule sous le titre À propos de la sophia perennis. Comme tous les Francs-Maçons ne sont pas des Guénoniens il est rappelé, la possibilité de critiquer la Tradition Primordiale de René Guénon ; à l’aune du sapere aude d’Horace repris par Kant. Roger Dachez nous met en garde sur la possibilité de tomber dans ne sorte d’intégrisme Guénonien, que Robert Amadou a qualifié de : « psittacisme  Guénonien. » (psittacisme répétition sans compréhension à la manière d’un perroquet.)

 

Dans le même À propos Jean Dumonteil redéfini la signification de perennis traduit habituellement par premier. Quand on parle de « sophia perennis, il s’agit plutôt d’une sagesse continuelle (….) une louange permanente. » J’abonde évidemment sur cette redéfinition de Jean Dumonteil et la réserve de Roger Dachez et l’avertissement de Robert Amadou. Il y a effet une mince ligne de crête entre la sagesse continuelle qui est en rapport avec des vertus universelles et intemporelles qui peuvent êtres en référence à une transcendance ou simplement à hauteur d’homme par élévation des degrés de conscience, vaste sujet ! De toute manière l’on ne peut confondre sophia perennis et priscia theologia (antique théologie) selon moi bien sûr.

 

Jean Dumonteil, nous demande de sortir d’une lecture historique de la Tradition, pour s’immerger dans la Tradition, comme célébration du réel (…) Tempiternité, toute Tradition est porteuse de son passé, de son présent et de son avenir.

C’est un encouragement à poursuivre la route, discrètement dévoiler les secrets qui mènent au sacré. Cela me fait penser à la définition de la Sagesse par Marc Halévy : « La Sagesse est une révélation intérieure, spirituelle et initiatique. Elle vit sans se dire. Elle est un regard sur le Réel ; un regard actif et vivant qui voit le sens des choses et la valeur des actes. »

 

Je vous laisse découvrir par vous-même la méditation de Jacques Dumonteil, une porte ouverte à votre propre méditation. En insistant surtout en cette période particulière sur le fait que la Franc-Maçonnerie est la dernière voie initiatique en occident, donc l’impérieuse nécessité, le devoir de transmission qui incombe à tous ses membres.

 Ce 7ème Cahier de l’Alliance est un outil de réflexion pour faciliter cette transmission.

 

Jean-François Guerry.

 

 

 

Abonnements : GL-AMF- Cahiers de l’Alliance- 8 rue Gesnouin- 92110 Clichy. 3 numéros pour 48€

 

Contact : gl-amf@gl-amf.net

Anciens numéros chez : www.numerilivre.fr

  LA TRADITION UN HÉRITAGE, UNE SOURCE, UN LABEL 7ème CAHIER DE L’ALLIANCE 			        Partie IV- Fin
  LA TRADITION UN HÉRITAGE, UNE SOURCE, UN LABEL 7ème CAHIER DE L’ALLIANCE 			        Partie IV- Fin
  LA TRADITION UN HÉRITAGE, UNE SOURCE, UN LABEL 7ème CAHIER DE L’ALLIANCE 			        Partie IV- Fin
  LA TRADITION UN HÉRITAGE, UNE SOURCE, UN LABEL 7ème CAHIER DE L’ALLIANCE 			        Partie IV- Fin
  LA TRADITION UN HÉRITAGE, UNE SOURCE, UN LABEL 7ème CAHIER DE L’ALLIANCE 			        Partie IV- Fin
" Je ne suis pas quelqu'un qui est né avec la connaissance.
Je suis quelqu'un qui aime simplement la voie des anciens et qui fait de grands efforts pour les étudier."

 

Analectes 7:19 CONFUCIUS

 

"C'est seulement avec une équerre et un compas que l'on fait un carré et un cercle parfaits.Les sages sont les exemples parfaits des relations humaines.

 

Mencius 4A:2

 

Extraits d'un petit livre que je relis dans les périodes difficiles. Il m'a été offert avec cette dédicace: 

sommes nous toujours à la recherche des voies de la sagesse?

En souvenir de notre rencontre à notre escale , à Port Haliguen, en cette belle journée de la fin juin 2014 - Jean-Yves et Georgette.

 

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Publié le par Jean-François Guerry
LA PREUVE PAR SEPT

LA PREUVE PAR SEPT.

 

Une démarche architecturale, une construction pas seulement de bâtiments en pierre. La Preuve par sept c’est aussi un premier forum qui s’est tenu à Chambéry en 2019. À l’initiative de Rose et Gilles Gandy (un nom prédestiné !). Le thème de ce forum était : « La médecine de l’âme existe -t-elle ? », il réunissait des médecins, des psychologues, des musiciens, des professeurs de Yoga… Autant de praticiens qui s’adressent au corps, mais aussi à l’âme, à la dimension spirituelle de chaque homme.

 

Soigner l’ego surdimensionné, reprendre ses esprits, son esprit, retrouver en soi ce qui est enfoui, ses trésors, ce qu’il y a de meilleur. Retrouver son âme, se forger une belle âme. Tubalcaïn le maître de forge et tous les Francs-Maçons auraient pu participer à ce forum insolite. Construire, reconstruire symboliquement son âme, c’est du domaine de l’initiation maçonnique.

À propos de symbole, je me souviens de mon premier regard étonné, quand le bandeau tomba. Un frère secourable me dit rapidement : « ici tout n’est que symbole ».

Par la suite j’ai commencé à comprendre, que les symboles n’étaient pas que des objets inertes, ils avaient une âme, ils étaient vivants, universels, éternels, ils étaient les images d’idées profondes et ils cachaient des mystères qu’il me faudrait découvrir. Je les voyais maintenant dans le temple et dans la nature entière, ils me devinrent familiers. Charles Baudelaire l’a écrit dans ses Correspondances :

 

« La nature est un temple où de vivants piliers. Laissent parfois sortir de confuses paroles ; l’homme y passe à travers une forêt de symboles. Qui l’observent avec des regards familiers. »

 

Je reviens à la preuve par sept. Pour peu que l’on croie en quelque chose de plus grand que soi, ou en une augmentation de son soi, un grand architecte, un principe, un horloger ou un géomètre Voltairien, quelque chose d’inexprimable, d’innommable. La Genèse nous revient à l’esprit, le septième jour, le jour où l’histoire s’achève, la preuve par sept que l’homme est né, la veille le sixième jour. Le septième jour il réapparaît plus radieux que jamais.

 

Pour le Franc-Maçon c’est la deuxième fois qu’il re naît, se ré génère. Après l’épreuve de la terre, la mort symbolique et la re montée vers la lumière de l’orient, il meurt une nouvelle fois sous les coups de l’ego, il est enfoui sous le tertre, il sera sauvé par l’acacia.

 

 

Cette palingénésie va accompagner le Franc-Maçon tout au long de sa vie initiatique, elle n’a en soi aucun intérêt si elle n’est pas suivie d’un plus, de sept ans et plus. Ce processus n’a pas de sens, ne fait pas sens, direction pour sa vie. Quel intérêt de re naître toujours le même. Il faut se régénérer, faire une métamorphose, se délester des pelures inutiles, devenir soi-même. Devenir autre en étant soi-même. C’est le message du frère Johann Wolfang Goethe avec son poème Selige-Sehnsucht – Meurs et Deviens- La nostalgie bienheureuse mise en musique par Zelter.    

 

 

NOSTALGIE BIENHEUREUSE

N'en parlez jamais qu'à un sage
Car la foule est bien prompte à l'outrage,
Je vais honorer l'être vivant
Qui veut mourir dans le feu ardent.

Dans la fraîcheur des belles nuits
Où tu reçus et donnas la vie,
Te saisit un étrange sentiment
Quand l'Étoile luit au firmament.

Tu veux enfin te libérer
De la noirceur de l'obscurité
Et un désir t'entraîne alors
Vers un hyménée beaucoup plus fort.

Ne ménageant ni peine ni temps,
Fasciné, tu t'élances en volant,
Et recherchant le feu du ciel,
Papillon tu te brûles les ailes.

Et tant que tu ne comprendras rien
Au sens des mots : Meurs et Deviens
Tu seras un obscur passager
Sur cette terre enténébrée.

Preuve par sept, que la mort est aussi une régénération, un devenir, un avenir pas forcément ailleurs dans un autre monde, mais ici et maintenant. Si nous avons l’âge de raison, c’est-à-dire sept ans et plus !

 

Bon dimanche et protégez-vous bien !

 

Jean-François Guerry.

LA PREUVE PAR SEPT

La médecine de l’âme existe-t-elle ? La preuve par 7

 

Organisé avec maestria par l’Association pour le Développement de la Médecine Symbolique (ADMS), l’événement a permis d’écouter les paroles de personnalités de renom notamment le docteur Daniel Dufour (« A l’envers de l’égo, l’Ame »), Mgr Philippe Ballot, archevêque de Chambéry (conférence : « C’est l’amour qui guérit »), le docteur Anne Simon (« Voyage au pays des neurones »). 

 

Choix des organisateurs, l’entrée était libre : le financement étant assuré par un appel aux dons. Chacun a fait son obole « en son âme et conscience ». 

 

Un coup de tampon sur le poignet, et les participants, une fois estampillés pour le week-end, ont pu « faire leur marché » au Forum de l’âme. 

 

Entre deux conférences, les visiteurs ont échangé avec les intervenants. Ils ont pu tester des ateliers fun, originaux comme le yoga du rire, la danse planétaire, la relaxation avec violon et bol tibétain, le bal folk et bien d’autres disciplines sous l’œil des caméras de France 3

 

Un grand succès avec plus de 3 000 visiteurs venus chercher un « supplément d’âme », voire une guérison pour les plus ambitieux ! En 2020, rendez-vous pris pour la 2ème édition du 6 au 8 mars sur le thème « Naître pour renaître ». Des débats en perspective sur le karma à l’heure où le livre d’Yves Cusset « Réussir sa vie du premier coup » vient de sortir.

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Publié le par Jean-François Guerry
EN RETRAITE

EN RETRAITE

 

Une des spécificités de la Franc-Maçonnerie est quelle est une voie initiatique personnelle réalisée dans un cadre collectif. Elle donne des clés pour ouvrir la porte qui est à l’intérieur. Vers ce monde des mystères de l’être. Elle croit au perfectionnement de l’homme et donc de l’humanité. Elle propose un parcours vers la sagesse, en force et dans la joie. Faisant la jonction entre l’individuel et l’universel.

 

Le retrait à l’intérieur de soi-même, n’a pas d’autres buts que de cultiver les valeurs qui font l’homme. Ce deuxième confinement physique, n’est pas un confinement de l’esprit, nous pouvons nous désespérer, subir ou espérer et faire grandir notre spiritualité, enrichir notre maître intérieur.

 

Le premier confinement a permis à beaucoup d’entre nous de ranger, de mettre de l’ordre, dans notre maison, notre appartement, de repeindre les couleurs fanées par le temps, de recréer du lien familial. Ne pouvant pas travailler, nous avons pu lire, écrire, réfléchir prendre le temps. Nous avons ouvert un peu plus notre compas, à la compassion envers les plus faibles, pris conscience de l’utile et de l’inutile.

 

N’en déplaise à Bernard Henri Levy ce n’est pas le virus qui nous a imposé sa dictature, certes il n’est pas à louer mais à combattre. Nous ne sommes pas que des animaux malades, mais des esprits libres.

 

Francs-Maçons nos réunions comme pour tout le monde n’ont pas pu se « tenir ». Elles nous ont manqué. Quand elles ont pu reprendre, nous n’avons pas pu joindre nos mains, ni partager le pain et le vin. Nous qui voulons faire tomber le masque des apparences, nous sommes contraints d’en porter en permanence drôle d’expérience que nos visages sans expression.

Le lien qui avait été rompu momentanément reprenait vie petit à petit avec une étrange inertie, nous marchions dans une sorte de pénombre en espérant la lumière.

 

Certains d’entre nous insouciants, imprudents peut être ont cru que la lumière brillait « comme avant ». Oublié bien vite le désir « du monde d’après ». La pandémie est revenue plus violente et nous voilà confrontés à une deuxième retraite. Qui je l’avoue est pour moi plus dure que la première. Allons-nous, devoir vivre longtemps sans vie sociale, sans échanges, avec des gestes barrières qui suppriment les témoignages d’affection, de tendresse et d’amour. Nous avons plus besoin de ponts que de murs. Cette vie, n’est pas la vraie vie. J’ai besoin de voir mes enfants, mes petits-enfants, mes amis, mes sœurs, mes frères et pas seulement sur des écrans d’ordinateur.

 

Cette nouvelle épreuve aura au moins le mérite de nous démontrer les limites de l’individualisme et de la nécessaire altérité, le visage de l’autre me manque.

 

Cette épreuve révèle aussi un nombre considérable de « y a qu’a et de faut qu’ont » Ceux qui ne font rien, ne gèrent rien, ils ont bien sûr des quantités de solutions ! En déversant leur fiel et leurs ressentiments, sans rien proposer de concret et fiable, ils nourrissent la haine de l’autre, c’est à croire qu’il y a des pro et des anti-virus. La démocratie doit permettre de confronter les points de vue de manière apaisée.

 

En ces temps trouble nous avons le devoir de soutenir ceux qui ont la tâche de gérer, nous devons les soutenir quand ils ont des échecs et les aider dans leurs tâches. Le temps viendra de la contestation.

Retraité je dois avoir la décence de ne pas me plaindre, et faire preuve de solidarité.

 

Mettre à profit ce retrait, cette retraite, je vous propose un petit texte que j’ai reçu d’un lecteur du Blog, en précisant que pour moi Jésus est un prophète comme Confucius, Moïse, Bouddha….

Vers une quête hors du confinement

Nous voilà à nouveau confinés. Confinés dans nos inquiétudes, dans nos peurs, conscients de nos fragilités, tentés de repousser notre « finitude ».

Privés de la liberté, nous nous imaginons tourner en rond dans notre cage. Nous subissons la puissance d’un virus, les contraintes d’un gouvernement, le regard suspicieux du voisinage… Alors nous cherchons une voie entre désespérance et rébellion, nous réclamons la satisfaction des besoins que nous estimons fondamentaux : sécurité économique, liberté relationnelle et affective, protection de notre vie…

Cette quête ne relève d’aucun jugement de bien ou de mal. Elle relève de notre condition d’Homme. Cependant, il convient de ne pas oublier que, même confinés, nous restons libres dans notre vie intérieure. Nous avons, sans cesse, le choix entre Subir ou Choisir, subir le confinement et s’en désoler ou choisir de faire de ce confinement une période féconde.

De ce fait, au-delà de cette recherche de Voie, peut-être serait-il bon d’entendre à nouveau la Voix de Jésus lorsqu’il dit : « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire » (Luc 10, 41). Aussi, au-delà de nos inquiétudes dans la traversée de cette période de confinement, nous pourrions nous interroger sur ce qui nous est profondément nécessaire, voire essentiel pour accueillir un présent qu’il soit vide ou trop plein d’activité. Faire ce que nous avons à faire sans perdre de vue le sens que nous voulons donner à ce faire.

Et pourquoi ne pas accueillir ce présent avec le psaume 89, en formulant nous-même cette demande : « Rassasie-nous de ton amour au matin, que nous passions nos jours dans la joie et les chants ».

B W.

Jean-François Guerry.

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Publié le par Jean-François Guerry
UNE CORDÉE POUR VOUS POUR TOI

UNE CORDÉE POUR VOUS POUR TOI

DÉCADENCE ET DÉFI

 

L’instant nous incline à ne voir que des décadences, qui ce qui commence à tomber autour de nous. Nous ne vivons que dans cet instant infime partie du temps, de notre temps même.

 

Les informations, les communications sont celles au mieux du jour, c’est une constatation, ce n’est pas une critique les journalistes font leur travail, ils nous donnent pour les plus sérieux d’entre eux les nouvelles « du Jour ». Pour d’autres ils sont nourris par leurs journaux en fonction de leur production de scoops, trouvés dans l’heure, la minute, la seconde.

Les articles de fonds sont de plus en plus rares. Les hebdomadaires déclinent, les librairies ferment sous le joug d’Amazon. Le numérique prend possession de nos cerveaux, il suffit pour s’en rendre compte de comptabiliser le temps passé devant nos écrans. Nous n’avons plus le temps de découvrir les idées sous les images, sous les symboles.

 

L’on nous vend de la décadence : décadence de la civilisation, décadence des idées, des mots, des traditions, des religions, des mœurs, des sciences et techniques marchandisées. Le nouveau Dieu s’appelle individualisme et matérialisme radical, un chaos général ! Un effondrement, un écroulement c’est la pensée à la mode.

 

Nous sommes en guerre ! C’est oublier ce qu’est véritablement la guerre, logique, la plupart d’entre nous ignore ce qu’est véritablement la guerre.

 

Ce n’est pas le cas par exemple du philosophe George Steiner décédé le 03 février 2020 à l’âge de 90 ans. Il était hanté par sa condition de juif et par la shoah. C’est peut-être parce qu’il situait l’esprit trop haut, parce qu’il avait accédé aux hautes sphères de la spiritualité. Il a écrit à propos des juifs :

« Notre maladie héréditaire c’est d’être juste envers ce qui est grand dans le monde de l’esprit. »

 

Il y avait dans sa pensée le constat de nos décadences, mais aussi et surtout, je le pense une espérance et le défi de la renaissance, de l’ordre après le chaos. Son souhait ultime était : « J’aimerais que le souvenir qu’on garde de moi soit celui d’un maître à lire…. Quelqu’un, qui a passé sa vie, à lire avec d’autres. »

 

Il se méfiait de l’universalisme de « surplomb », supérieur, que l’on pourrait traduire par un mondialisme réservé aux élites, un mondialisme d’exclusion, qui ne permet pas la tolérance. Le philosophe aimait s’identifier au minoritaire au particulier, un défi actuel !

Il était assez proche en cela de Emmanuel Lévinas, de son altérité générale et en particulier de sa prise en considération du visage de l’autre.

 

Un défi donc, une espérance qui fait contrepoids à nos décadences. Je dirais que l’on sent ces jours-ci comme un renversement, une prise en considération des plus humbles. Il n’y a plus les hauts de cordée et les bas de cordée, il y a la cordée, la chaîne qui nous unie tous.

Des femmes et des hommes qui relèvent le défi, qui agissent, qui combattent dans les hôpitaux, des policiers qui nous protègent contre le fanatisme.

 

Le défi est donc de placer toutes les choses d’aujourd’hui sous la lumière de demain. C’est ce que font nos soignants avec dignité, à nous de faire de même.

 

Qui a parlé de décadence ?

 

Jean-François Guerry.

 

 

 

 

 

George Steiner :

 

« Aujourd’hui, on respire un air dangereux sur notre continent (….) la haine de l’étranger, la chasse au juif, l’apologie de l’auto-défense et des armes sont des signes alarmants d’une régression terrible, un prélude à la violence. »

 

George Steiner au Quotidien Italien Corriere della sera, en avril 2019, il est décédé le 03/02/2020.

PROTÉGEZ VOUS !
 
QUAND VOUS LE POUVEZ RESTEZ CHEZ VOUS
 
 

Je ne sais quel vent
J’aurai dans ma voile
Je ne sais quel jour
On m’appellera
Mais en attendant
Je taille la toile
Je marche à l’étoile
Sans compter mes pas
Je ne sais quel feu
Lavera mon âme
Quelle nuit d’été
Quel matin d’hiver
Mais pour vivre un peu
Je laisse une flamme
Veiller sur la trame
Du temps que je perds
Mon âme tremble
Entre vos mains
Et mon chemin
Vous ressemble
Je ne sais quel bois
Retiendra ma cendre
Déjà je me vois
Les bras pleins d’oiseaux
Je reste sans voix
Les mots les plus tendres
Ont toujours à vendre
La mort d’un roseau
Je ne sais quelle eau
Il me faudra boire
Je ne sais quels fers
Me faudra briser
Pour que mes yeux clos
Deviennent mémoire
Fermés sur la gloire
D’un premier baiser
Mon âme tremble
Entre vos mains
Et mon chemin
Vous ressemble
Ne me cherchez plus
Quand il sera l’heure
J’aurai déjà mis
Entre vous et moi
Tout ce qui m’a plu
Dans votre demeure
Tout ce dont je meurs
Et vis à la fois
Ne regrettez rien
Je fus ce fantôme
Je fus ce miroir
Qui vous répondit
J’étais musicien
Des mêmes atomes
J’avais dans ma paume
Ce départ inscrit
Mon âme tremble
Entre vos mains
Et mon chemin
Vous ressemble
Mon âme tremble
Entre vos mains
Que mes chemins
Vous ressemblent

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Publié le par Hervé Deroeux
Au mois d'Août certains d'entre-vous ont eu le "Bonheur" de participer aux Rencontres Maçonniques  de Kerdréan.
René Benedetti le célèbre Violoncelliste pour la musique et Hervé Deroeux le musicologue, pour les paroles vous ont présentés la vie de Pablo Casal !

 

2ème Confinement: Hervé se remet au travail avec ses causeries musicales !
Merci à Hervé de nous aider a supporter cette diète littéraire forcée !
Sauf pour les Amazoniennes et les Amazonniens !
Jean-François Guerry  

 

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Publié le par Rémy Le Tallec
L'ENCRE D'ESPÉRANCE

L'ENCRE  D' ESPÉRANCE

Après le premier confinement, beaucoup de commentateurs prédisaient un changement de mentalité dans la société française, une prise conscience de valeurs oubliées, comme la solidarité, la valeur du local et du lien social.... Et puis aujourd'hui, alors même que la situation sanitaire ne fait qu'empirer, on voit resurgir le même spectacle désolant de l'individualisme, du corporatisme, des petits calculs personnels, électoraux et populistes (pléonasmes...), et  le cortège de toutes ces mesquineries et colères égotistes qui empoisonnent le climat des jours, plus que tous les nuages toxiques, et étouffent la vie, plus que tous les pesticides.

 

Bien sûr, ces mots sont à prendre symboliquement, car je compatis à la douleur des familles qui sont physiquement et psychiquement les victimes (parfois mortelles) de ces nuages et de ces pesticides. 

Mais un souffle d'air frais et d'espérance, physique ou symbolique, pourrait peut-être faire du bien à beaucoup d'entre nous tous, frères humains.

 

Je ne sais pas si ce texte de Ouest-France peut trouver place dans le blog, mais il m'a apporté le plein de force et vigueur. Et je ne suis certainement pas le seul ...!

Rémy  Le TALLEC

NE PAS SE RÉSIGNER – Par Philippe Lemoine- Source : Journal Ouest-France du 01 Novembre 2020.

 

 

On aimerait, le dimanche matin, à l’heure des effluves réconfortants du café et de la baguette grillée, se dire que tout va bien.

 

S’offrir une pause, se couper des folies du monde, de ces virus assassins, briseurs de vie et réducteurs de libertés. Oublier ces tueurs radicalisés à la tête remplie de fumées toxiques et aveuglantes. Jeter au loin leurs lames et sécher nos larmes.

 

À dire vrai, nous aimerions aussi tremper d’avantage la plume à l’encre des bonnes nouvelles. Mettre de la légèreté dans nos colonnes, vous dire que le monde est beau, que des mains se tendent, qu’il n’y a pas si longtemps on se prenait dans les bras. Que nos visages ne sont pas que des yeux émergents d’un masque avec parfois de la buée sur les lunettes. Qu’un sourire est fait pour rayonner.

 

Tout cela est aussi réjouissant qu’un dimanche de Toussaint sous la pluie. Et pourtant, si l’époque n’est pas à l’insouciance, elle ne doit pas être non plus à la résignation.

 

La lutte contre le Covid est œuvre collective. Elle est longue, pavée de souffrances et de deuils, de frustrations et de désastres économiques mais au final, nous la gagnerons.

 

Une vie plus normale reprendra ses droits avec son lot de mutations souhaitables ou forcées. Elle aura vu aussi émerger des gestes de solidarité qui font honneur à la Nation.

 

Le combat contre l’obscurantisme sera, on peut le craindre, beaucoup plus long. Les derniers attentats, comme les précédents, s’attaquent à ce que nous sommes fondamentalement : un pays aux traditions judéo-chrétiennes, une République née des Lumières et de la pensée libre, un peuple aux traditions de fêtes, de gastronomie. Alors on tue dans les églises, alors on tue dans les écoles, alors on tue aux terrasses des cafés…

 

Nos racines profondes. Leur sève s’est nourrie de sang et de sueur. Le tribut a été lourd pour concilier des régimes anciens et des républiques nouvelles. Pour permettre à chacun de célébrer son culte dans le respect d’une laïcité qui doit nous fédérer.

 

Dans cette lutte contre l’islamisme radical, n’oublions pas ce qui nous as forgés. C’est notre patrimoine, nous avons le droit d’en être fiers, de le revendiquer même.

 

Ne pas se résigner, résister à la barbarie a nourri le terreau de notre démocratie. La situation actuelle nous impose d’aller bien au-delà des nécessaires indignations nationales. Passer de « Je suis Charlie » à « Nous sommes en lutte ».

 

Le discours et surtout les actes du gouvernement doivent être clairs et les résultats probants. Car inévitablement la colère et l’exaspération vont gagner du terrain. La haine et les amalgames aussi. Aux défenseurs de la milice citoyenne, la réponse est claire et le principe intangible, laissons l’autorité publique le soin de réprimer le terrorisme.

 

Le combat qui s’engage est une course de fond. Elle ne se réglera pas en quelques expulsions médiatisées mais par une convergence de tous les moyens pour boucher, petit à petit, les failles, les faiblesses et les renoncements qui ont laissé prospérer cette doctrine haineuse et inacceptable.

 

                              Philippe Lemoine.  

 

Garder notre capacité d’indignation, notre colère sans succomber à la violence, à la vengeance. Préférer toujours la justice, à la haine mortifère. Etre fidèle à nos valeurs maçonniques en particulier la tolérance sans faiblesse. Ne pas oublier, ni renoncer à nos racines judéo-chrétiennes, ni aux conquêtes de notre République notre laïcité sans laïcisme. La laïcité ne doit pas devenir une religion de plus. Elle doit défendre la liberté de culte, de tous les cultes autant que la liberté de ne pas croire. Restaurer l’unité nationale qui dépasse tous les communautarismes.

 

Il faut pour Robert de Rosa, enseignant, écrivain, Franc-Maçon et directeur de la rédaction de Points de Vue Initiatiques la Revue de la Grande Loge de France. Se garder de toute qualification concernant la laïcité. Il faut se méfier de tous ceux qui aiment bien avoir un ennemi identifié, comme de ceux qui ont une gêne par rapport à un matérialisme radical et parlent de Spiritualité laïque.

Robert de Rosa écrit : « Accoler un adjectif à Spiritualité, c’est en réduire sa portée qui est universelle. »

 

à propos de la laïcité, il dit encore : « C’est une disposition législative qui doit préserver l’exercice de toutes les formes de spiritualité. » (Extraits de Laïcité Tolérance et Franc-Maçonnerie Éditions des Bords de Seine – Numérilivre.)

 

J’aurais l’occasion de revenir sur livre de Robert de Rosa « Laïcité, Tolérance et Franc-Maçonnerie qui à mon sens pourrait servir de support pédagogique dans tous les Lycées, avec un enseignement des faits religieux, afin de combattre l’ignorance mère de la radicalité et du fanatisme.

 

Jean-François Guerry.

L'ENCRE D'ESPÉRANCE

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Publié le par Jean-François Guerry Bernard Rio
RECENSION : UN DIEU SAUVAGE

RECENSION : UN DIEU SAUVAGE de Bernard Rio

 

 

Quel étrange roman que ce dernier livre de Bernard Rio. Ce journaliste écrivain alterne ses publications entre des guides sur les chemins de France en général et sur sa Bretagne natale en particulier. Sa culture celtique transparaît dans ses itinéraires initiatiques, dans les « Masques Irlandais », « l’Histoire secrète des Druides » ou encore dans « Marcher » que j’ai particulièrement aimé, une invitation à prendre, et à apprendre son chemin initiatique et spirituel en contact avec la nature, un cheminement intérieur avec des mots ciselés, qui pénètrent l’esprit et imprègnent l’âme jusqu’à son élévation.

 

Avec son dernier roman « Un dieu sauvage » dont je viens de refermer la dernière page, je me demande quelle puce à bien pu le piquer, sans nul doute la puce électronique greffée dans l’auriculaire des personnages de son roman, des gens d’en bas, sous contrôle des gens d’en haut. Une sorte d’application dont nous sommes friands, une surveillance soft de toutes nos activités au bénéfice de notre sécurité en rognant sur nos libertés. Voilà le monde de ce roman, de notre réalité future, bracelets électroniques pour les uns et puces électroniques pour les autres.

 

Bernard Rio déclare avoir écrit ce roman avant le premier confinement, prémonitoire donc ? Il nous invite à un voyage dans notre monde, dans le monde d’après, avec la nostalgie du monde d’avant ? Dans tous les cas l’on sort mal à l’aise de la lecture de ce roman, mais aussi avec une lueur d’espoir, l’apocalypse n’est pas que la fin du monde, mais la révélation d’un monde nouveau. L’on distingue la lumière dans les ténèbres de la forêt, la lueur qui transperce les arbres de la photo en première de couverture du roman en est l’image, l’ombre est nécessaire à la venue de la lumière.

 

Dans la ville imaginaire du roman des scènes d’apocalypses, de révoltes apparaissent les « prêcheurs » de la ville d’en haut semblent perdre leur contrôle sur la ville d’en bas. Il se passe des choses étranges, des morts suspectes par exemple « Elle serait décédée en parfaite santé. »

Un simple orage peut détruire une centrale électrique, et les lumières artificielles s’éteignent, disparaissent.

 

En fin de roman le voyage vers l’île des femmes est peut-être la nostalgie de l’éternel retour de l’auteur sur son île d’Avalon ou pousse l’arbre de la connaissance, rempli des pommes des Druides. Il écrit parlant des femmes qui sont les personnages centraux du roman : « Elles avaient refermé les portes de leurs loges. Tout ce qu’elles n’avaient pas vu dans leurs vies de composition, elles le découvraient ici : une bonté et une beauté premières. »

 

Avant de découvrir l’épilogue du roman, il vous faudra suivre ces femmes d’avenir, révoltées qui sont tisseuses, bibliothécaires, thérapeutes du corps et de l’esprit. Elles se battent contre les prêcheurs d’en haut. Quand ceux-ci « décrétèrent que le plus grand malheur de l’homme était de savoir. Il valait mieux pour son bonheur oublier la civilisation du livre, ce qui avait été enseigné et qui encombrait l’esprit (…) L’homme était poussière. Le peuple insensé ne lisait plus. Il ne voulait plus lire et, c’était mieux ainsi. »

 

Prémonitoire, nous savons depuis quelques jours que les livres ne font pas partie des choses essentielles, la fermeture des bibliothèques et des librairies est donc sans incidence pour notre santé mentale, au contraire !

 

Prémonitions encore dans cette cité d’en haut : « Le système était réputé sans faille (le meilleur système de santé au monde) L’histoire donnait raison aux vainqueurs et condamnait les vaincus. La vérité coïncidait avec le bien. C’était écrit. C’était comme cela et pas autrement. (….) L’oisiveté de l’été avait été balayée par une fébrilité des hommes toussaient et crachaient sans retenues. »

 

Il y a bien des choses à voir derrière les voiles, et les masques mais le docteur du roman : « …ne pouvait, cependant, pas rapporter en haut lieu une nouvelle manifestation qui lui échappait sans compromettre sa carrière. Cela aurait sous-entendu qu’il ne maitrisait pas la situation… »

 

Toutes les similitudes avec ce que nous vivons réellement sont réelles, mais il ne s’agit pas d’un essai, mais d’un roman ouf !

 

Déclaration : « Ton indépendance est un privilège dont nous sommes dépourvus à Albe.

Mon indépendance ?

Oui ta manière de préférer la liberté individuelle à l’institution commune. Je vous laisse votre propre liberté d’interprétation »

 

Je vous laisse aussi, à votre propre réflexion, à votre liberté d’interprétation. Attention de ne pas confondre le collectif avec une institution qui pour être respectée doit résoudre la difficile équation de l’équilibre entre le collectif et l’individuel, face à l’individualisme je dirais bon courage !

 

Un dernier conseil lisez ce livre, mais ne vous précipitez pas chez Amazon, ils ont assez, trop de clients, pensez à votre libraire habituel, un simple mail, un simple appel téléphonique chez lui il vous procurera ce livre et d’autres, ils sont des choses essentielles, nous ne sommes pas faits que de matière, de chair malléable.

 

Jean-François Guerry.

 

Un dieu sauvage de Bernard Rio Prix 18 € - sur 204 Pages.

Éditions Coop Breizh – ZA Kerangwenn 29540 Spézet

www.coop-breizh.fr  

NOTE ÉDITEUR

 

UN DIEU SAUVAGE

Le nouveau roman de Bernard RIO.

Dans une société où tout désordre est interdit, chacun est surveillé dans ses faits et gestes par un réseau de caméras et une puce électronique placée dans l’auriculaire. Mais des événements viennent troubler l’apparente tranquillité de deux cités. Un mystérieux inconnu est soupçonné être l’auteur de plusieurs assassinats.

 

Plus d'informations

Il y a les gens d’En-Bas qui vivent à Létavie, le port des Frontières Maritimes, les gens d’En-Haut à Albe, la ville des Terres Intérieures, et le gouvernement des Prêcheurs dans la capitale Urbi. Dans une société où tout désordre est interdit, chacun est surveillé dans ses faits et gestes par un réseau de caméras et une puce électronique placée dans l’auriculaire. Mais des événements viennent troubler l’apparente tranquillité des deux cités. Un mystérieux inconnu est soupçonné être l’auteur de plusieurs assassinats.

Quatre femmes, Senta la tisseuse, Beara l’aubergiste, Andarta la bibliothécaire et Mata le médecin voient dans ces phénomènes, qui perturbent l’ordre et la morale, des signes de liberté. Elles transgressent alors les interdits et se lancent à la poursuite de l’inconnu tandis que les prêcheurs contrôlent de moins en moins la situation. Trois hommes : le cavalier inconnu, le docteur Rodati et le professeur Namanto interviennent dans le cours des événements, devenant chacun à sa manière un fauteur de troubles, le premier agissant sciemment dans l’ombre, le second inconsciemment à son poste officiel et le troisième par orgueil. 

Du monde planifié des Prêcheurs va naître le chaos. La confusion se généralise à l’image du docteur Rodati qui perd la raison et va prôner la contrition en dénonçant le vice infestant la société. La révolte solitaire d’une femme devient universelle. Au sentiment de l’absurde d’une situation succèdent les temps de la rébellion, de la mort puis de la renaissance.

---

• Plongeant le lecteur dans un univers fantastique, le récit revisite les mythes antiques tout en s’inscrivant dans une ré-flexion contemporaine : le devenir de l’homme dans un monde totalitaire et ses capacités de survie, d’évasion et de liberté. 

• Le récit, écrit avant la crise sanitaire du coronavirus, contient des correspondances avec la situation et l’instauration de plusieurs mesures politiques coercitives ou expérimentations, par exemple le choix du nouveau comité de chercheurs et de médecins nommés par le gouvernement français, baptisé Care, dont le but est de «réfléchir à une stratégie numérique d’identification des personnes» le 24 mars 2020. 

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L’ auteur :

Bernard Rio mène double carrière d’écrivain et de journaliste. Il a été couronné par plusieurs prix littéraires pour ses essais historiques et ethnologiques, notamment Voyage dans l’au-delà : les Bretons et la mort en 2013, et Pélerins sur les chemins du Tro Breiz en 2016. Il est l’auteur des romans Le voyage de Mortimer et Les masques irlandais publiés aux éditions Balland en 2017 et 2018. Chez Coop Breizh : Fontaine de Bretagne, 2008, Le cul bénit, 2013, Mystères de Bretagne, 2018... et tout récemment 1200 lieux de légende en Bretagne.

Bernard Rio

Bernard Rio

RECENSION : UN DIEU SAUVAGE
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Publié le par Jean-François Guerry
LE 7ème Cahier de L'Alliance - La TRADITION

 

 LA TRADITION

            UN HÉRITAGE, UNE SOURCE, UN LABEL

               7ème CAHIER DE L’ALLIANCE

                      Partie III

 

La transmission au-delà des mots de Jean Dumonteil, est une mise en garde contre l’ivresse des mots. Je dirais contre une sorte d’érudition de surface, une pelure qui recouvre l’essentiel, qui étouffe et qui parfois devient une finalité. Cette ivresse pernicieuse flatte notre ego. L’érudition permet l’ouverture des portes multiples, elle nous démontre l’immensité de notre ignorance, et le devoir de recherche et de perfectionnement.

 

La transmission maçonnique se présente dans nos rituels sous la forme d’un jeu de questions et de réponses. Il y a un donneur et un récepteur dont les rôles s’inversant au terme de leurs réflexions réciproques ils s’enrichissent mutuellement, réunissant ce qui paraît épars.

La simplicité des mots permet une forme de communion, de reconnaissance fraternelle. La simplicité des vecteurs de transmission mots, gestes, attouchements n’est pas contraire à leur profondeur. C’est comme un coffret à ouvrir rempli de richesses insoupçonnées.

 

 

Que transmettre ? Pierre Pelle Le Croisa nous invite à la recherche de « l’étincelle de lumière sous la cendre »

 

Ce philosophe de la spiritualité maçonnique, tente de répondre dans son article à deux questions : Pourquoi une Tradition ? Et pourquoi la transmettre ?

Il sera question de Trace, de maillons d’une chaîne. Il souligne l’importance d’une véritable communication entre les êtres sur l’essence qui nous réunit. Je dirais en cette période où son article n’était pas encore écrit, que cela prend une acuité particulière, si chacun était à même de comprendre qu’il y a une Tradition Primordiale qui est l’essence de toutes les Traditions, et que tous les hommes sont membres et frères dans cette tradition, il y aurait plus d’amour et moins de haine.

Transmission n’est pas surcommunications qui s’auto détruisent quotidiennement certains journalistes ne donnent que les nouvelles du jour.

 

Pierre Pelle Le Croisa, nous invite à une réflexion sur la substantifique moelle, et sur notre colonne vertébrale à la base de laquelle se trouve le sacrum, os qui résulte de la fusion des cinq vertèbres sacrées. Il nous invite à chercher la trace du feu sous la cendre.

 

« L’idée de la vérité, comme celle de la lumière, à sa propre réalité elle doit être envisagée en tant que telle, positivement.

Elle est aussi un chemin de vie ; qui s’inscrit dans une stratégie à être , et cette stratégie donne son sens à l’existence celui d’un perfectionnement permanent. »

 

Ce message d’espérance, confirme cette prise de conscience que nous avons à nous perfectionner sans cesse, jusqu’à la porte de l’orient éternel ; et cela nous invite à moins d’arrogance, de vanité et de certitudes, nous ouvrant le chemin de l’humilité et de l’amour fraternel.

 

Je n’en n’ai pas fini avec 7ème Cahier de l’Alliance. Il reste deux articles l’un surLa Tradition Primordiale et Mythes Anciens de Jacques Branchut et le Post Scriptum de Jean Dumonteil sur : Méditation, sur La Tradition et la Transmission.

 

Bonne lecture du Cahier du 7ème Cahier de l’Alliance.

 

Jean-François Guerry.

 

  

À lire : La Tradition – Un héritage, une source, un label

7ème Cahier de l’Alliance- Revue d’Études & Recherche Maçonniques.

 

Abonnements : GL-AMF- Cahiers de l’Alliance- 8 rue Gesnouin- 92110 Clichy. 3 numéros pour 48€

 

Contact : gl-amf@gl-amf.net

Anciens numéros chez : www.numerilivre.fr

LE 7ème Cahier de L'Alliance - La TRADITION
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