Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jean-Pierre Rousseau Jean-François Guerry
Ombre et lumière

Ombre et lumière

OMBRE ET LUMIÈRE

 

L’initiation maçonnique, comme les autres initiations est un passage de l’ombre à la lumière. Une méthode qui comporte des morts symboliques et des régénérations provoquant à mouvement une élévation de conscience vers plus de spiritualité, pour réaliser la construction de son être intérieur, le mettre dans un état capable de recevoir la lumière, d’en être éclairé, puis illuminé.

Le choc initiatique du cabinet de réflexion provoque chez le postulant l’éveil de sa conscience, il tourne son regard vers le sablier voyant le temps qui s’écoule, il est temps d’agir, le coq chante à l’aube et se tourne vers la lumière de l’orient. Peu à peu l’ombre disparaît à midi plein, quand jaillit la grande lumière.

 

Le postulant privé de lumière, se débarrasse peu à peu des pelures de ses préjugés, ni nu, ni vêtu, sur le parvis du temple, il frappe à la porte de la loge, il y pénètre par la porte basse, il fait ses premiers pas hésitants sur le pavé mosaïque entre le noir et le blanc. Ses voyages vont le purifier peu à peu ses morts symboliques et ses régénérations le conduiront jusqu’au sommet de l’initiation au Nec plus ultra.

Il sera de nouveau poursuivi par l’orgueil, l’ignorance et l’ambition. Sa conscience interrogée, confrontée à la dualité du noir et du blanc avant d’aller dans le monde.

Ses poursuivants noir et blanc ont inspiré Jean-Pierre Rousseau le poète contributeur du blog, il écrit :

 

« Après avoir une fois encore essayé de décrypter les échanges entre les deux poursuivants (le noir et le blanc) …. (1)

Ce double monologue doit ouvrir à nouveau au Chevalier K.\ l’idée de la conception d’un plan supérieur, celui de l’absolu, sublimation de la dualité par l’unité. Pour cela il doit être redescendu son piédestal, agir et suivre la voie de notre enseignement avec pour objectif un idéal d’unité transcendantale.

En tout état de cause j’ai trouvé une analogie dans l’œuvre de M .C Escher : « Le Bouc Émissaire » exprimant pour moi toutes les contradictions qui nous composent : le divin, le bestial, le naïf et le gentil. J’en ai fait un poème Ombre et Lumière.

 

 

  1. J’ai volontairement réservé une partie du texte qui est contenue dans un certain rituel maçonnique qu’il ne m’a paru pas opportun de donner à lire à tout le monde, cela nécessite à mon sens une préparation. Il sera disponible pour les abonnés qui ont demandés à recevoir les textes sous format word.
OMBRE ET LUMIÈRE
                   OMBRE ET LUMIÈRE

Anges destructeurs, anges déchus, anges noirs,

Les quatre cavaliers de l’apocalypse,

Chevauchant vif éclat des ténèbres jailli,

Par la foudre les éclairs et la tempête,

Traquent le Beau, le Pur, pour nourrir la Bête,

Voulant faire douter quiconque a failli,

Plonger les cœurs dans la noirceur de l’éclipse,

Les rendre esclaves de vanités illusoires.

 

 

 

Anges créateurs, anges élus, anges blancs

Au fond de nous, caché, l’espoir de triompher

Des miasmes obscurs de notre faiblesse enfouie,

Ambition, Fanatisme et Ignorance,

Mirages sucrés annonçant l’embellie

D’un grand soir extatique au matin sans trophée,

Aux senteurs d’Humilité et de Tolérance

Échiquier du monde passant du noir au blanc.

 

J'ai dit JP Rousseau 8 février 2021

OMBRE ET LUMIÈRE
OMBRE ET LUMIÈRE

 

 

L’Académie maçonnique Provence organise des Rencontres ou des visioconférences sur des thèmes annuels. Le thème 2021 est : « Les racines profondes de la Franc-maçonnerie »

Les conférencier-ère-s, majoritairement francs-maçons eux-mêmes proposent de partager le plus largement et librement possible leurs connaissances.

La durée nécessairement contrainte de ces rencontres, malgré la diffusion intégrale des interventions, génère, et c’est bien le but initial, le désir, très souvent exprimé par de nombreux participants, d’aller plus loin sur les sujets abordés.

C’est à ce désir que l’Académie souhaite répondre en proposant aux auteurs-conférenciers de développer leur sujet d’étude et aux lecteurs intéressés de poursuivre leur quête sur le thème.

 

Nous avons souhaité créer une collection d’ouvrages dédiée à ces développements, co-éditée par l’Académie Maçonnique de Provence et les Éditions Ubik, qui réunira dans un format très accessible ces contributions destinées à approfondir chaque sujet. 

Ainsi se construira un parcours thématique complet décliné en plusieurs étapes et autant de supports :

- la conférence elle-même, et les échanges “en présence”.

- le texte de l’intervention, distribué aux participants, pour revenir sur ce qui a été écouté.

- le livre de chaque auteur-conférencier, pour aller plus loin et poursuivre la réflexion vers de nouveaux horizons qu’il appartient à chacun de découvrir et d’explorer de manière continue


Et le samedi 6 mars à 10 heures, nous accueillerons toujours en visioconférence Michel Fromaget : « La tripartition de l’homme : Corps, Âme, Esprit » et à 11 heures Francis Bardot : « Les racines néoplatoniciennes du REAA »

 Inscriptions gratuites avec le lien ci-dessous.

 

https://www.helloasso.com/associations/academie-maconnique-provence/evenements/ves-rencontres-academie-maconnique-provence

Le livre de Marc Halévy fera l'objet d'une prochaine recension.
Les Récentes Recensions disponibles sur le Blog
OMBRE ET LUMIÈRE
OMBRE ET LUMIÈRE
OMBRE ET LUMIÈRE
COMMUNIQUÉ : Le nouveau Cahier de L'Alliance est disponible.

 

Comme d'habitude après lecture je ferais une recension complète.

Jean-François Guerry.
OMBRE ET LUMIÈRE

 

 

 

 

 VIENT DE PARAITRE-

 

Les voies du silence

au commencement est l’ineffable

 

La Franc-maçonnerie initiatique de tradition place le silence au cœur de son enseignement, de sa méthode de transmission. Toutes les grandes traditions enseignent qu’il ne peut y avoir de vie spirituelle sans apprivoisement du silence. Le silence est au cœur du secret initiatique, fidèle compagnon de route, sur le chemin du mystère et de l’ineffable.

 

Nous vivons aujourd’hui dans la société du silence perdu et des sollicitations bavardes permanentes. Désormais, nous avons à recréer des espaces de silence, à conquérir une ascèse du silence, comme dans le travail qui s’effectue à couvert dans les temples. Il n’y a pas de démarche initiatique authentique sans dépouillement de nos conditionnements.

 

Les auteurs et contributeurs de ce numéro des « Cahiers » éclairent la réflexion à partir de leur regard historique, littéraire ou philosophique.

 

Au sommaire

 

Fred PICAVET, Au cœur du secret initiatique, le silence

Pierre PELLE LE CROISA, La parole au silence !

Patrick VIDAL, L’initiation, voie du silence

Gaël de KERRET, Silence de l’apprenti et secret initiatique

Roger DACHEZ, Sous le signe d’Harpocrate, une brève histoire du silence

      et du secret maçonniques

Mina DJAAD, L’indicible, le vide, l’absurde

François-Xavier TASSEL, Le vide comme matérialité du silence

Jean DUMONTEIL, Méditation sur le silence et le secret

Richard BACIN, Le silence dans les spiritualités de l’éveil

 

 

« Cahiers de L’Alliance » n°8, Les voies du silence, Ed Numérilivre,

Paris, février 2021, 120 pages, 18 €. – abonnement 3 numéros, 48 €.

 

 A commander sur   www.eosphoros.fr   ou   www.numerilivre.fr

 

 

Au rythme de 3 numéros par an, les Cahiers de L’Alliance sont édités par la Loge nationale de recherche de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française.

 

Directeur de la rédaction : Jean DUMONTEIL  - Rédacteur en chef : Jean-Claude TRIBOUT

 

  CONTACT PRESSE-  Jean-Claude TRIBOUT – 06 76 68 78 21 – cahiers.alliance@alliance.fm

 

 

Clichy, le 7 février 2021

Voir les commentaires

Publié le par Jean-François Guerry
LE GARDIEN DE LA TOUR - PART -IV : La course à l'étoile

LE GARDIEN DE LA TOUR- PART- IV- : La course vers l’étoile.

 

 

                      Il y a ceux qui voient et ceux qui regardent.

                  Il y a ceux qui entendent et ceux qui écoutent.

                 Il y a ceux qui touchent et ceux qui pénètrent.

                Il y a ceux qui reniflent et ceux qui sentent.

 

 

Quand on prend en main un jeu de Tarot, avant de lancer la partie, l’on bat et rebat les cartes, puis une fois en main l’on trie, ses atouts d’un côté, ses faibles cartes de l’autre. L’on regarde les nombres leur valeur. L’on examine les figures, les images, mais que signifie ces nombres, ces images qu’est-ce qu’il y a derrière ?

 

Il n’est pas question de me lancer dans la guématrie, j’en suis bien incapable, ma culture hébraïque est déficiente, j’ai appris à n’accepter que les tâches que je suis capable de faire, qui trpo embrasse mal étreint.

Mais quand même peut-on se limiter à la surface des choses, aux apparences quand se dit initié ? Peut-on renoncer à l’éveil et à l’essor. La plupart des gens vous dirons oui, ils recherchent la célébrité, ou se contente de leur vision organique. Ces gens-là vont à la messe le dimanche comme on va au marché le samedi, en retirent t’ils bonheur et profit sans doute.

 

Initié ne sachant ni lire, ni écrire, j’épèle, je balbutie, j’apprends le B A BA. La lettre deuxième lettre de l’alphabet hébreu est similaire à notre B latin, le dessin de cette lettre est un plancher plat et un toit arrondi et aussi une porte ouverte, cette construction est une maison, c’est l’une de ses significations hébraïques, nous voilà revenu à notre Maison Dieu, vers le futur, le commencement, le Béréchit de la genèse. 

la lettre hébraïque B

L’observation de la tour figurant sur le sautoir maçonnique du Chevalier Grand Gardien présente une analogie avec ce B hébraïque. Comme je l’ai déjà dit souvent la porte de la Maison est à l’intérieur.

 

Quand au nombre 17 le 1+7 = 8 il est associé à la lettre Pe, le Pe final celui de la rencontre entre la terre et le ciel, entre le pied de la Tour et son sommet. Le Mat, comme l’initié franc-maçon a les pieds sur terre et la tête dans les étoiles, dans la position intermédiaire d’où il embrasse tout le cosmos.

Il est placé là, par la force de l’éclair spirituel, il a reçu la clé de la Tour d’ivoire, il la porte sur son cœur, c’est l’éclair le Z de la resplendeur. Il n’a pas encore trouvé la parole perdue, mais il est en chemin, il a déjà la clé. Il est dans le saint, pas encore dans le Saint des Saints, il a parcouru la circonférence, il est au centre, il lui reste à soulever le voile.

La guématrie de la Kabbale est-elle semblable à la géométrie du franc-maçon, la géométrie grecque celle d’Euclide d’Alexandrie ?

 

Pourquoi les francs-maçons ont-ils dans leurs rituels, des nombres, des formes géométriques, des signes ? Pourquoi s’intéressent t’ils à la tradition hébraïque à la Kabbale qui est son ésotérisme, pourquoi la tradition grecque de Plotin, pourquoi les apophtegmes des pères du désert sont comparables aux sentences maçonniques, pourquoi reconnaissent t’ils en Jésus un prophète, parce qu’ils sont des enfants de la lumière éclairés par le phare d’Alexandrie.

Sautoir Maçonnique

Ce phare est comparable, à la tour Maison Dieu, au fil à plomb, qui descend de la Voûte étoilée, à l’échelle mystérieuse. La Tour invite donc à l’ascension vers les hautes sphères de la spiritualité. Elle est aussi une colonne de force, de sagesse et de beauté plantée solidement dans l’humus dont elle tire les forces telluriques.

Cette Tour rappelle le passage entre les colonnes de l’entrée du temple, ces colonnes gigantesques dont la légende dit qu’elles guidaient le pèlerin qui se rendait à Jérusalem, comme les Tours de la Cathédrale de Chartres nous apparaissent pleines de lumières et couleurs depuis la plaine.

 

Quand les étoiles brillent dans les yeux du pèlerin il est prêt pour l’ascension, jusqu’au 7ème ciel, pour l’ascension du corps vers l’esprit !

 

Quel tour de magie, que ce tour des cartes médiévales, qui donnent encore de nos jours du sens à la vie des chercheurs de Lumière, ceux qui regardent les étoiles sans jamais se lasser de leur beauté.

 

Jean-François Guerry.

 

A SUIVRE PEUT-ÊTRE…

 

Tarot Initiatique de José Bonifacio : L’Étoile

 

« Par la patience, la persévérance, le savoir, la volonté et l’audace, l’initié sait qu’il faut accomplir trois étapes pour parvenir à parfaire son chemin et que la troisième étape, une fois maîtrisée, le conduira au quaternaire qui lui donnera la force et l’invulnérabilité infinie de la Pyramide, dans l’équilibre qui se réalise à chaque instant du mouvement perpétuel. »

 

Marc Halévy : Dans Kabbale et Franc-Maçonnerie « L’intégrale » Les Racines Profondes de la Franc-Maçonnerie.

 

Éditions Ubik de l’ACADÉMIE MAÇONNIQUE DE PROVENCE.

ubik-editions.com

 

 

« Entends la Parole. Il ne suffit pas d’écouter, de tendre l’oreille ; il faut encore entendre c’est-à-dire comprendre. L’œil et la vision offrent un spectacle des apparences du monde. Le temps n’est plus de voir ce qui existe, mais d’entendre le logos qui fait que tout existe. Il ne s’agit plus d’écouter les paroles des hommes, mais d’entendre la Parole du Silence divin qui murmure la réalité du réel. » Marc Halévy.

Le Phare d'Alexandrie la 7ème des 7 Merveilles du Monde

Le Phare d'Alexandrie la 7ème des 7 Merveilles du Monde

Voir les commentaires

Publié le par Jean-François Guerry
RECENSION : CITÉ CÉLESTE de Gilles GODLOVITZ

RECENSION : CITÉ CÉLESTE de Gilles GODLOVITZ

 

 

 

 Le premier roman Gilles Godlovitz commence par cette citation : « Aux sectateurs de la Vérité je dis l’histoire » Lan Jidan.

 

D’emblée cela incite les chercheurs de la lumière à parcourir les pages, de ce livre qui est un rendez-vous avec l’histoire dans le temps et l’espace, la vie de Saint-Antoine le Grand, le copte d’Égypte est ses enseignements est la toile de fond de ce pèlerinage initiatique, qui va de la terre sainte à Constantinople jusqu’au Dauphiné, le terme de l’aventure.

Sur le parcours le seigneur Guigues de Dauphiné, accompagné de Jocelyn de Chateauneuf vont vous faire rencontrer de grands personnages : empereurs, rois, papes, mais aussi les humbles et pauvres chevaliers de l’esprit.

Voyage qui va de 1069 à 1109, le moyen-âge avec toutes ses richesses, l’auteur a fait un travail extraordinaire de recherche, la précision des dates, la connaissance de la langue de l’époque rendent vivant le récit. Le parcours des reliques de l’anachorète, des bords du Nil, en passant par la terre sainte jusqu’au Dauphiné, à la Motte au bois, dite la Motte Saint-Antoine ne fût pas une mince affaire.

Pour faire perdurer la mémoire du Saint les Bénédictins construisirent un hôpital destiné à guérir les victimes du « mal des ardents. » c’est-à-dire de l’ergot du seigle, intoxication qui fit dire que ces malades étaient possédés par le diable.

 

Extraits du Livre : « Dieu ferme-t-il les yeux sur les bassesses de l’âme humaine. Quand il n’y a rien à construire qui puisse profiter aux faibles ? »    

 

« Serait-ce un effet de la Providence divine si les plus élevés abusent de leur position pour capter les trésors de l’église qu’ils sont censés servir ? »

 

« Il serre les dents tandis qu’il consomme silencieusement sa révolte contre l’hypocrisie des puissants. Il se trouble aussi. Avec son premier pas dos tourné au monde qui est le sien depuis sa naissance, il se met à douter de l’occident comme de l’orient.

 

Mais pas de lui-même. »

Le dernier chapitre du livre porte le nom de « Moabon », il inspirera sans doute de nombreux lecteurs, c’est à eux que s’adresse ce livre plus particulièrement. Je cite encore un passage :

 

« Fait du hasard autant que travail opiniâtre, il a élevé ce refuge en Cité Céleste afin de guérir les corps malades… Il pensait avoir conquis une sublime cité de nature propre à soigner son âme.

 

Bien vide cité avec son orgueil pour tout châtelain ! »   

 

Ce n’est sans doute pas par hasard que l’auteur s’est intéressé à cet anachorète, cet ermite, ce père de désert, retiré du monde pour atteindre un degré de spiritualité le plus élevé possible, en se dénudant de ses pelures inutiles, pour mettre au jour son être intérieur.

Derrière le récit, se cachent des secrets. C’est donc un livre ésotérique qui propose une élévation spirituelle, qui propose le passage de l’horizontalité à la verticalité. La source est au bord du Nil, du fleuve sacré, qui nourrit avec les limons de l’humus. Près du phare d’Alexandrie qui a éclairé toutes gnoses du début du christianisme incarnées par les pères du désert, lieu de l’hésychasme grec, des Kabbalistes, des Alchimistes, des Soufis, toutes ces traditions dont les héritiers sont en autres : Maître Eckart, le père Teilhard de Chardin, et les Francs-Maçons de Tradition.

 

La lecture de la Cité Céleste prend alors une autre dimension. Saint-Antoine le Grand, le copte aurait dit :

« Ne parle pas de toutes tes idées, à tout le monde, mais seulement à ceux qui ont le pouvoir de te sauver, pour ne pas être une cause de la chute des autres. »

 

L’enseignement d’Antoine est proche de celui des apprentis francs-maçons, il disait encore :

« Celui qui demeure au désert et vit dans le recueillement est débarrassé de trois combats, ceux de l’ouie, du bavardage et de la vue ; il n’a plus à faire qu’a un seul celui du cœur. »

 

S’il n’y a qu’une seule raison de lire ce livre, c’est bien celle qui vous met sur le chemin de l’intelligence du cœur.

 

Vous prendrez en plus du plaisir à suivre le voyage de ces reliques, et verrez ce qu’elles inspirent, les rapports entre les hommes, les religieux et les laïcs, les forts et les faibles, la justice et la morale. Mais surtout la force de la bienveillance, la recherche de ce lieu de cette Cité Céleste où l’esprit peut prendre la dimension qui doit être la sienne.

 

 

Jean-François Guerry.

 

 

À LIRE : CITÉ CÉLESTE –

Guérir au Moyen-ÂGE- de Gilles GODLOVITZ.

 

Distribué chez AMAZON.

 

 
Abbaye Saint-Antoine Égypte

Abbaye Saint-Antoine Égypte

Note Éditeur:

CITE CELESTE

 

À la fin du XIe siècle, l'arrivée aventureuse autant que mythique au royaume de Bourgogne des reliques de Saint Antoine l'Égyptien, ermite qui vécu quatre siècles plus tôt, sert de trame à ce roman. L'incroyable postérité de ce grand anachorète sera le premier ordre monastique hospitalier, celui des Antonins, voué à soigner et soulager les souffrances. L'oeuvre finira pourtant pas sombrer dans l'oubli, notamment après que Louis XIV ait laïcisé la mission salvatrice des hôpitaux. En contrepoint, le récit esquisse un suspense initiatique en suivant le destin d'un homme à l'enfance sans amour, peinant à s'en affranchir adulte.
L'auteur a voulu faire coïncider l'intrigue avec des faits scrupuleusement historiques, attestés par les sources littéraires médiévales. Ainsi les personnages, papes, comtes, chevaliers, prélats, nones ou riches bourgeois, ont effectivement coexisté aux dates et lieux cités. La part d'imaginaire ajoutée à l'Histoire permet d'évoquer un Moyen Âge central vivant, sans invraisemblances patentes, y compris anthropologiques.
Cette réécriture d'une légende du Dauphiné vise à distraire le lecteur tout tout autant qu'à rendre compte de comportements culturels qui ne sont plus ceux d'aujourd'hui, comme les rapports entre femmes et hommes, vassaux et seigneur, laïcs et clercs, justice et morale, pour mieux souligner les continuités ontologiques qui font l'humanité universelle, notamment la bienveillance, la perversion narcissique, la duplicité, le doute existentiel, l'errance vers un lieu sûr, la force du destin.

COMMUNIQUÉ DE BERNARD RIO

 

Pour ses lecteurs.

RECENSION : CITÉ CÉLESTE de Gilles GODLOVITZ
Chers amis lecteurs
 
J'ai le plaisir de vous annoncer que mon roman "Un dieu sauvage" publié en octobre 2020 aux éditions Coop Breizh, a été sélectionné par les jurés du Prix Bretagne 2021, ainsi que le prix des écrivains bretons 2021, et le prix de la Société des Gens de Lettre 2021.
 
Je vous invite également à écouter mon entretien avec l'écrivain Anne Bernet, lien ci dessous
 

« Bernard Rio vient de publier un roman, quoique je ne suis pas sûre que le terme soit approprié pour désigner ce petit chef d’œuvre intitulé « Un dieu sauvage »... un livre merveilleux, inclassable, roman, parabole, conte, tout cela à la fois. « Un dieu sauvage » qui s’avère, dès qu’on commence la lecture, fascinant et un mot mot magique... C’est une grande réussite. Nous sommes dans un monde parallèle, dans un avenir malheureusement plausible, une chape de plomb bienveillante, ou qui se présente comme-telle, s’est abattue sur ces terres où toute liberté a été bannie, toute culture aussi... »

http://fidelitemayenne.fr/wp-content/uploads/2021/02/connaissance-et-temoignage-08-02-2021.mp3

 
Enfin, je vous annonce la parution d'un essai aux éditions Muséo :
 
"Marcher avec Bernard Rio fait partie des livres qu’on annote le crayon à la main, de ces livres qui donnent envie de partir. Il entraîne le lecteur page après page, chemin après chemin, jusqu’au mot FIN, jusqu’à l’instant de poser le crayon et de prendre enfin le départ. C’est à la fois un livre de voyage à l’in- térieur de sublimes paysages, de la Bretagne à la Provence, et c’est aussi une invitation au cheminement intérieur. Le lecteur devient marcheur. Il n’est pas ou plus un homme pressé mais un vagabond à la manière de Henry-David Thoreau, Walt Whitman, Jean-Jacques Rousseau, Jean Giono, Julien Gracq, car Marcher avec Bernard Rio, c’est aussi flâner en littérature, des auteurs de l’antiquité jusqu’aux plus modernes. Marcher, c’est prendre le temps de regar- der autour de soi et en soi. Une invitation à mettre le nez dehors par tous les temps. « En avant pour une éternité », écrit Bernard Rio dans le prologue à son ouvrage. Impossible de refuser une telle invitation. Il est temps de lire avant de mettre un pied devant l’autre."
 
ISBN 978-2-37375-091-1
Format 15 X 21 cm
Nb pages 120
Prix 14.50 €
Parution : février 2021
éditions Museo
Diffusion Gallimard

Dossier de presse

La lumière des siècles

Bernard Rio

Coop Breizh

 

Ouest France

https://www.ouest-france.fr/culture/livres/bretagne-notre-selection-de-beaux-livres-pour-noel-7088546

 

https://www.ouest-france.fr/culture/patrimoine/il-raconte-l-histoire-de-la-bretagne-a-travers-ses-vitraux-7095765

 

Tébéo

https://www.letelegramme.fr/bretagne/pour-noel-quatre-editeurs-bretons-vous-proposent-leurs-coups-de-coeur-video-10-12-2020-12670887.php?fbclid=IwAR3NBxOBB5O2nYuMevHstqkvDyN2DEvCmjVL0TTKsP-IlNdrzXJm2JegtvY

 

Radio Bleu Breizh Izel du 19 décembre 2020

Michel Pages

https://www.francebleu.fr/emissions/breizh-o-pluriel-16h-17h/breizh-izel?fbclid=IwAR24n9Si21_esHb7QGLvrv1yysdCSPjlFTssdSbZVxVevWPKUlCEnLQrN9o

 

RCF du 14 décembre 2020

https://www.radiofidelite.com/2020/12/14/le-mag-lhistoire-de-la-bretagne-a-travers-ses-vitraux/?fbclid=IwAR0zx4NOS91rpKnCXFsibu9gnH0bCQNj_zLfcOAUdGwaaW_blPy_GdpQ2EQ

 

RCF

https://rcf.fr/actualite/social/la-lumiere-des-siecles-coop-breizh-un-ouvrage-de-bernard-rio

 

Radio Rennes et radio Evasion du 15 décembre 2020

https://soundcloud.com/chemins-de-terre

 

 

Ar Gedour

Yves Daniel

https://www.argedour.bzh/la-lumiere-des-siecles-le-nouveau-livre-lumineux-de-bernard-rio/

 

Breizh Info

https://www.breizh-info.com/2020/12/16/155555/bernard-rio-vitrail-bretagne/

 

France Net Info

https://www.francenetinfos.com/la-lumiere-des-siecles-de-bernard-rio-206707/

 

Culture et Celtie

http://culture.celtie.free.fr/livres.htm

 

 

RCF Rennes

https://rcf.fr/actualite/social/la-lumiere-des-siecles-coop-breizh-un-ouvrage-de-bernard-rio

RECENSION : CITÉ CÉLESTE de Gilles GODLOVITZ

Extraits de presse

Un dieu sauvage

Bernard Rio

Editions Coop Breizh

 

« Bernard Rio vient de publier un roman, quoique je ne suis pas sûre que le terme soit approprié pour désigner ce petit chef d’œuvre intitulé « Un dieu sauvage »... un livre merveilleux, inclassable, roman, parabole, conte, tout cela à la fois. « Un dieu sauvage » qui s’avère, dès qu’on commence la lecture, fascinant et un mot mot magique... C’est une grande réussite. Nous sommes dans un monde parallèle, dans un avenir malheureusement plausible, une chape de plomb bienveillante, ou qui se présente comme-telle, s’est abattue sur ces terres où toute liberté a été bannie, toute culture aussi... »

 

Anne Bernet RCF

 

http://fidelitemayenne.fr/wp-content/uploads/2021/02/connaissance-et-temoignage-08-02-2021.mp3

 

`

« Bernard Rio joue avec les mots, leur sonorité, leur sens, s’amuse des expressions, les triture et les détourne. Dans une prose côtoyant régulièrement la poésie, on entrevoit des inspirations très celtiques, empruntées aux Mabinogion ou au Cad Goddeu de Taliesin, truffées de métaphores.

Récit fantastique dans lequel les mondes des hommes et des dieux s’entrelacent, s’effleurent à peine. Et dystopique aussi, qui raisonne étrangement en ces temps de troubles sanitaires... 

Une lueur d’espoir en filigrane tout au long du roman, décrivant un monde gris et désenchanté, qui finit par se transformer en brasier.

Telle la nature qui reprend ses droits, la spiritualité rattrape les hommes... au nom de la liberté ».

Maëlig Trédan, « ABP »

https://abp.bzh/un-dieu-sauvage-de-bernard-rio-51220

 

Entretien avec Erwan Chartier, Le Poher Hebdo, extrait, une question parmi d’autres :

« Votre roman fourmille d’allusions aux mythologies celtiques et européennes. C’est, bien entendu, une volonté de votre part ?

Un roman peut se lire à un simple niveau, comme un divertissement, mais il peut aussi être composé de plusieurs strates compréhensibles en fonction du degré de savoir, de connaissance et de conscience du lecteur. C’est comme un tartan d’Écosse, qui peut être simplement beau à voir, mais dont la texture et la composition illustrent aussi l’histoire d’un clan, dont les graduations de couleurs symbolisent les éléments d’une culture enracinée dans un lieu. Je me suis en effet inspiré de certains récits mythologiques, en particulier irlandais et gallois, pour inscrire ce récit dans un genre que j’apprécie, l’héroic fantasy. Ce roman est une fable. J’avoue aussi avoir pris comme modèles trois livres exceptionnels qui furent prémonitoires : Les Falaises de marbreAu château d’Argol et Le Désert des tartares ont été publiés à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Ernst Jünger, Julien Gracq et Dino Buzzati ont chacun dans leur style annoncé la vague qui allait submerger l’Europe avec la Seconde Guerre mondiale. »

Erwan Chartier, Poher hebdo

https://www.lepoher.fr/un-dieu-sauvage-le-roman-de-bernard-rio/

 

« Bernard Rio est un auteur enraciné, on pourrait même écrire que c’est un irréductible Gaulois, qu’il vit en Bretagne, qu’il se passionne pour le monde celtique, les druides, les fées et autres korrigans. Le patrimoine et l’environnement sont deux autres casquettes dont on pourrait le coiffer sans oublier une quarantaine d’ouvrages à son actif, ce n’est donc pas qu’un doux rêveur. Nous avions lu avec intérêt le très beau « Voyage de Mortimer » où il s’agissait de reprendre en main les « lâchetés diverses et variées qui deviennent un art de vivre ». Avec la parution d’Un dieu sauvage » , c’est un tout autre voyage qui nous attend, mais qui nous conduit à la même destination, nous-mêmes, notre capacité à agir, à réagir, à rêver aussi et nous laisser emporter vers des horizons improbables mais pleins de sens !

Au travers d’un univers inspiré, d’un merveilleux onirique tenant de la fable et du conte, l’auteur nous offre une dystopie stimulante, qu’il nous est possible de comprendre à différents niveaux de lecture, à dessein. Ainsi, un public jeune se laissera porter par le verbe et la magie d’une histoire bien ficelée. Des personnages bien trempés, des héroïnes intrigantes, du mystère également avec l’apparition récurrente d’une ombre indéfinie hantant landes et forêts, cœurs et esprits. Un être insaisissable, pourfendeur d’une société inique, basée sur le mensonge et la peur.

Un lecteur plus aguerri pourra y lire une critique cruelle de nos propres faiblesses et cela avec une lucidité étonnante. L’entame du livre est à ce niveau très éclairante. Nous assistons à une réunion de crise au plus haut sommet d’un état autoritaire bien fébrile. Tout oppose le peuple à ses conseillers. Encore soumis, celui-ci basculera-t-il vers la sédition ? Le doute s’installe, les élites se délitent.

Cette société totalitaire qu’il esquisse, où les faits et gestes des individus sont surveillés grâce à un réseau de caméras ou une puce électronique insérée dans la chair de l’homme, c’est un peu notre monde qui se profile et notre avenir qui s’y joue. Pourtant, contre toute attente, le chaos va s’emparer de cette petite société étriquée et repliée sur elle-même. Un petit rien fera trembler l’équilibre jusqu’à l’emporter vers l’Apocalypse... Mais ne déflorons pas trop l’intrigue !

Un roman prémonitoire donc et un hymne à la liberté surtout. Un roman à clefs, initiatique même. On pense à Maugis de Christopher Gérard. On se dit que tout n’est pas perdu en littérature, qu’il y a encore des écrivains de belle tenue »

Patrick Wagner

Liv’Arbitres, 21 novembre 2020

 

Video

 

https://www.arte.tv/fr/videos/091152-171-A/invitation-au-voyage/

 

« C’est un livre qui plaira aux amateurs de récits dystopiques et fantastiques, aux lecteurs de « 1984 » et du « Meilleur des mondes ». Superbe fable prémonitoire, écrite avant le Coronavirus, «Un Dieu Sauvage » met en scène une société totalitaire où les faits et gestes des individus sont surveillés grâce à un réseau de caméras et une puce électronique placée dans le petit doigt. L’amour indomptable de la liberté finira t-il par l’emporter ? Ecrivain inspiré et citoyen engagé, Bernard Rio lève le voile sur le monde qui vient. Après le chaos, la révélation ? »

Jacques Faucheux, « Les infos »

 

« Le roman est prémonitoire et terrifiant dans ce sentiment de fin d’une époque, en plus d’être tout à fait bien écrit. Un dieu sauvage s’ouvre sur une réunion de crise, et puis on découvre ce monde, un monde sans jouissance et san s faim, sans violence et sans indulgence. La ligue de vertu.... Les loups et les ours descendent parfois jusqu’aux falaises de l’ouest... Et puis la migration des civelles qui en interpelle quelques-uns. Il y a les villes d’Albe et Létavie, la capitale Urbie, ... et puis l’Ordre... Enfin voici quatre jeunes femmes au milieu du monde qui sèment le désordre et la liberté... Et dans cet étrange décor i l y a un tueur. Connaissant Bernard Rio, je ne doute pas que les singulierts noms de chacun et chacune, des gens comme des villes ont un sens. Un drôle de livre : Héroïc fantasy, symbolisme, essai... On pressent des clés mais on peut le lire comme un scenario de film de Science Fiction ou qui ferait aussi une jolie bande dessinée avec un Bourgeon à la plume ».

Ronan Manuel, « Radio Rennes »

 

http://radiorennes.fr/radio-rennes/actualites/actu-si-on-parlait-de-lire-4065-1.html?fbclid=IwAR2iJacZjhiDVbyWyf5Lm4MyUujfN4VnNx--ehWvFfZV0Y4gZc8GpwM6v4Q

 

« Dans les premières pages de ce roman-polar initiatique, on a l’impression d’assister à une réunion ministérielle face à cette épidémie dont vous avez entendu causer ces temps-ci. Rassurez-vous, il n’en est rien, il s’agit du Conseil des Prêcheurs, entité gouvernante de la cité d’Albe des Gens d’En-Haut et de la capitale Urbi. Et pourtant que de similitudes troublantes avec l’actualité de ce monde-ci dans cet ouvrage écrit bien avant la pandémie. Entrez dans le monde magique de Bernard Rio, auteur prolifique et toujours arpentant les sentiers d’un savoir ésotérique qu’il nous dévoile tout au long de ses ouvrages, cette fois sous la forme d’un étrange roman inscrit dans le Temps et l’Espace-Temps. (...) On est proche d’Orwell et encore plus d’un monde moins imaginaire , suivez mon regard, dans lequel les librairies sont closes par décret, les gens contrôlés et enfermés pour préserver leur santé et surtout celle , politique, de leurs ministres. (...) Il y a du lourd dans cette littérature au style léger d’une belle écriture originale, avec des envolées de poésie celtique que l’on dit universelle qui ne peut que nous inciter à regarder ce monde d’un œil critique en se remémorant ce qu’écrit le poète : « Il y a trop de grands hommes dans le monde ; il y a trop de législateurs organisateurs, trop de gens se placent au-dessus de l’humanité pour la régenter, trop de gens font métier de s’occuper d’elle ».

 

René Le Honzec, Contrepoints

 

https://www.contrepoints.org/2020/11/08/383824-un-dieu-sauvage-de-bernard-rio?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=69cd591048-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-69cd591048-113550421&mc_cid=69cd591048&mc_eid=dc9ec11ac1

 

 

 

« Nous vous avons de nombreuses fois évoqué la plume dynamique de Bernard Rio. Les masques Irlandaisou Le Voyage de Mortimer ont pu faire découvrir au lecteur que cet écrivain ne se limitait pas aux intéressantes études liées à notre riche patrimoine, mais possédait une plume romanesque qui n’a rien à envier aux blockbusters de la littérature. Ici, Bernard Rio s’inscrit dans la veine des romans inspirés qui furent publiés à l’aube de la seconde guerre mondiale : «Au château d’Argol» (1938) de Julien Gracq, «Sur les falaises de marbre» (1939) d’Ernst Jünger ou encore «Le Désert des Tartares» (1940) de Dino Buzzati. Mais on perçoit aussi du Georges Orwell en filigrane, avec la poésie naturaliste en sus ». 

 

Eflamm Caouissin, Ar Gedour

https://www.argedour.bzh/un-dieu-sauvage-de-bernard-rio/

« Bernard Rio que l’on connaît pour sa connaissance et sa pratique des chemins millénaires qui parcourent l’Europe se risque ici, confinement oblige, à une fiction qui relève de l’« heroic fantasy ». Un genre qui, en France, reste marginal alors qu’il est très apprécié dans les pays de langue anglaise (R.E. Howard, Tolkien, L. Alexander…) Il faut dire que pratiquée par des auteurs malhabiles, l’« heroic fantasy » (que nous traduisons par merveilleux héroïque) est trop souvent bavarde, filandreuse et même absconse. Et pourtant ses mérites sont incontestables. Elle se nourrit des mythes fondateurs de l’Europe pour mieux projeter dans le futur des cultures multiséculaires. Elle nous fait circuler dans des espaces temps qui rendent improbables, aléatoires  des destinées humaines et surhumaines.

Hors de toutes les destinations du monde d’avant, « tout compris », l’homme s’est découvert face au vivant, végétal, animal ; une nature qui n’est plus un décor mais qui charge l’âme, lui permet d’entrer en symbiose avec l’essentiel.

Son invite est catégorique, renouons avec le « dieu sauvage » qui fait de nous des sujets et non des objets. Puisse l’actuelle pandémie mettre à mal l’ordre des Prêcheurs ! »

Jean Heurtin, Breizh Info

https://www.breizh-info.com/2020/10/31/152947/etre-dieu-et-heros/

 

« La nature, omniprésente dans le récit, n’est pas seulement un décor qui change au fil des saisons, elle intervient, comme en écho à la destinée humaine, pour révéler les sentiments, réveiller les pensées, susciter la réflexion. Cette synchronicité entre l’homme et les forces cosmiques contribue au symbolisme de cette dystopie qui résonne comme un écho aux interrogations actuelles. Finalement, tout devient possible lorsque le monde se transforme en chaos; à chacun de s’affranchir de ses préjugés et de ses peurs, d’être absolument libre de penser et d’agir pour vivre ou mourir. La liberté se résume à une dimension ascétique. Telle est la leçon apprise par l’innocente Senta et donnée à un monde gouverné par des colosses aux pieds d’argile. »

https://7seizh.info/2020/10/07/parution-d-un-dieu-sauvage-le-14-octobre-2020-aux-editions-coop-breizh/?fbclid=IwAR3FhoY4O7Zvh6mpOBFBmOpETgy5ZfJJZOru9d6CffP4nJ9pZB26DMzoRtc

 

« Quel étrange roman que ce dernier livre de Bernard Rio. Ce journaliste écrivain alterne ses publications entre des guides sur les chemins de France en général et sur sa Bretagne natale en particulier. Sa culture celtique transparaît dans ses itinéraires initiatiques, dans les « Masques Irlandais », « l’Histoire secrète des Druides » ou encore dans « Marcher » que j’ai particulièrement aimé, une invitation à prendre, et à apprendre son chemin initiatique et spirituel en contact avec la nature, un cheminement intérieur avec des mots ciselés, qui pénètrent l’esprit et imprègnent l’âme jusqu’à son élévation.

Avec son dernier roman « Un dieu sauvage » dont je viens de refermer la dernière page, je me demande quelle puce à bien pu le piquer, sans nul doute la puce électronique greffée dans l’auriculaire des personnages de son roman, des gens d’en bas, sous contrôle des gens d’en haut. Une sorte d’application dont nous sommes friands, une surveillance soft de toutes nos activités au bénéfice de notre sécurité en rognant sur nos libertés. Voilà le monde de ce roman, de notre réalité future, bracelets électroniques pour les uns et puces électroniques pour les autres. (...)

Toutes les similitudes avec ce que nous vivons réellement sont réelles, mais il ne s’agit pas d’un essai, mais d’un roman ouf !

Déclaration : « Ton indépendance est un privilège dont nous sommes dépourvus à Albe.

Mon indépendance ?

Oui ta manière de préférer la liberté individuelle à l’institution commune. »

Je vous laisse aussi, à votre propre réflexion, à votre liberté d’interprétation. Attention de ne pas confondre le collectif avec une institution qui pour être respectée doit résoudre la difficile équation de l’équilibre entre le collectif et l’individuel, face à l’individualisme je dirais bon courage ! »

 

Jean-François Guerry,

 

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2020/11/recension-un-dieu-sauvage.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

 

 

« Bernard Rio est un arpenteur du sacré. Livre après livre, il en établit le cadastre, mais ce cadastre n’est pas géométrie, il est féerie. L’historien s’est fait chez lui géographe, et réciproquement. Son sujet de prédilection, c’est la permanence de la religion populaire, des vieux cultes. Il nous revient aujourd’hui avec un roman, Un dieu sauvage, qui nous plonge dans un halo de mystère et de poésie, de vitalisme et de révolte, et met en scène la revanche des gens d’En-Bas, rejetés dans les ténèbres lointaines, sur les gens d’En-Haut et un gouvernement des Prêcheurs qui régente tout. Toute ressemblance avec des personnes et des situations existantes n’est pas fortuite… »

 

Entretien avec François Bousquet, une question parmi d’autres

ÉLÉMENTS : Vous tournez délibérément le dos au roman bourgeois – d’aucuns vous diront que le roman est le genre propre à l’avènement de la bourgeoisie –, au roman profane, au roman désenchanté de la modernité. Sans entrer dans le détail de la structure de votre livre (au lecteur de la découvrir), il y a derrière elle une cosmogonie. Quelle est-elle ? Et quel est ce dieu sauvage ? Faut-il y voir le retour du Grand Pan ?

BERNARD RIO.

« Pan » est le titre d’un beau roman de Knut Hamsun. La nature y est omniprésente, et je ne peux pas, moi aussi, m’abstraire de cette nature agissante. Je vis au bout d’un chemin, au milieu du bocage, dans une vieille demeure sans mitoyenneté et sans vis-à-vis. Ma porte est ouverte dans la journée et la fenêtre de ma chambre l’est toute la nuit. La nature n’est pas seulement un décor qui change au fil des saisons. Elle interagit dans ma vie et dans mes textes comme une matrice pour révéler les sentiments, réveiller les pensées et susciter la réflexion. Dans « Un dieu sauvage », la synchronicité entre l’homme et les forces cosmiques contribue au symbolisme de cette dystopie qui résonne comme un écho aux interrogations actuelles. Vous avez donc raison d’identifier « Un dieu sauvage » au dieu Pan. Il emprunte aussi certains de ces traits au veneur maudit de la chasse sauvage ainsi qu’au dieu solaire Oengus et à Sukellos, le bon frappeur.  Il incarne la vie et la mort, la naissance et la fin. C’est Eros et Thanatos. »

 

https://www.revue-elements.com/produit/la-grande-faillite-de-leducation-occidentale/?fbclid=IwAR21hzIlDk2KMZabj8IZoNUuukTrJhDfVjv1A3WaOxDhGsbEjv5PF4jgRI0

Sur Fréquence 8, du lundi 18 au vendredi 22 janvier, entretien Natalie Ramage avec Bernard Rio à 9 h pour parler d’Un dieu sauvage. Rediffusion à 17 heures et en replay sur Youtube

https://www.player-web-radio.fr/frequence8/

ABONNEZ VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE NEWSLETTER. (Gratuit)

 

 

Pour les Abonnés : Il est possible de recevoir gratuitement les textes des articles au format Word en écrivant à l’adresse suivante :

 

courrierlafmaucoeur@gmail.com

 

 

Info : le blog respecte la loi RGPD

 

www.lafrancmaconnerieaucoeur.com

Voir les commentaires

Publié le par Jacques Viallebesset

Cet article est reposté depuis L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset.

Voir les commentaires

Publié le

ABONNEZ VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE NEWSLETTER. (Gratuit)

 

 

Pour les Abonnés : Il est possible de recevoir gratuitement les textes des articles au format Word en écrivant à l’adresse suivante :

 

courrierlafmaucoeur@gmail.com

 

 

Info : le blog respecte la loi RGPD, il ne fait par ailleurs aucune publicité depuis sa création en 2015.

 

www.lafrancmaconnerieaucoeur.com

Voir les commentaires

Publié le par Jean-François Guerry
LE GARDIEN DE LA TOUR - PART - III- : du Terrestre au Céleste

LE GARDIEN DE LA TOUR- PART- III - : Du Terrestre au Céleste.

 

                  Le temps de l’alliance entre le terrestre et le céleste est peut-être venu, le discours du « mat », de l’initié, de Moïse, le Deutéronome nous dit dans son ultime message que le Maître mourut il fut enseveli dans la Vallée de Moab.

 

 

Le mat a fait son chemin, il a réalisé son chef d’œuvre, il a construit son temple matériel, appris les arts libéraux, voyagé entre les deux sphères.

Cependant il y a en lui un manque, il est encore dans le désir, dans la recherche de la complétude, la descente en lui-même ne lui saurait suffire, pas plus que la connaissance du monde et des autres, il a compris la fatuité des idoles humaines, il a vu la destruction du temple de Salomon et son renoncement à la vertu, à sa sagesse. En descendant dans la Vallée il aspire à retrouver son unité originale.

 

Il est maintenant en exil Babylone, cité des merveilles, cité des vices, cité de Babel, faut-il encore reconstruire un nouveau temple pierre ? Il pleure au bord du fleuve la cité de son enfance, la cité de sagesse et de justice, Jérusalem. Alors il entend les paroles d’Ézéchiel, la révélation.

 

L’initié peut voir dans la tour celle de Babel ou l’annonce de la cité sainte d’Ézéchiel à lui de choisir. La Tour Foudroyée est-elle cette Babel de l’orgueil et de l’ambition qui précipita la chute d’Icare ou la Maison Dieu la cité de l’esprit ? C’est la question posée à votre libre arbitre. Que ferez-vous de votre vie ?

 

Si l’on observe les sautoirs arborés par les gardiens dans certaines loges maçonniques, l’on voit une tour qui n’est pas foudroyée, bien droite, bien solide, les gardiens ne sont donc pas soumis à l’ivresse de l’altitude, est-ce un indice ?

Armés de leurs épées les chevaliers de l’esprit œuvrent pour la descente de la Jérusalem céleste, ils sont dans une loge de Saint -Jean celui de la vision de Patmos, c’est un autre indice.

 

La Tour est aussi un symbole héraldique elle représente la dernière défense du Château en elle est la force ascendante, régénératrice, le phallus reproducteur. De plus chacun sait que la foudre et la destruction vient de la terre et non du ciel, c’est le tonnerre, la parole de Dieu, la parole spirituelle régénératrice qui succède à la foudre. C’est bien le message de Jean de Patmos, dans la lignée d’Ézéchiel, une véritable théophanie de la voix spirituelle. Une nouvelle alliance pour la construction d’un temple indestructible le temple de l’esprit, dont la pièce maitresse est cette tour qui renferme le tabernacle. Le frère gardien du seuil et les premiers et seconds grands gardiens, sont situés sous le fronton intérieur, à la porte à l’endroit où l’on peut lire ordo ab chao.

 

À l’opposé de loge se trouve un autre gardien, le gardien des sceaux, il est dans le sanctuaire, il garde précieusement les archives, les messages pour leur transmission, dans leur pureté originelle.

Les Chevaliers dans les Vallées, sont les gardiens de la cité sainte, la Jérusalem céleste. Ils forment une garde sainte, que René Guénon dans son livre : Symboles de la Science Sacrée- au chapitre les Symboles centre du Monde- Les gardiens de la Terre Sainte.

Le centre du monde spirituel est sans doute Jérusalem la trois fois sainte, et ses gardiens, sont ceux du Palais intérieur. Là dans les Vallées coulent les fleuves Chaldéens de Pardes, ceux du paradis terrestre, qui envahissent la terre par les quatre points cardinaux, ils cheminent, vers le centre caché, secret, sacré.

 

La Tour serait donc un centre spirituel, l’axe du monde, ceux qui sont à l’intérieur détiennent, les pouvoirs secrets, parce qu’ils ont acquis le degré initiatique requis pour transmettre la tradition. Ce sont de pauvres et humbles chevaliers qui se tiennent près de la Tour, que René Guénon décrit ainsi :

 

« Nous dirons que les gardiens se tiennent à la limite du centre spirituel, pris dans son sens le plus étendu, ou à la dernière enceinte, celle par laquelle ce centre est à la fois séparé du monde extérieur et mis en rapport avec celui-ci. Par conséquent, ces gardiens ont une double fonction : d’une part, ils sont proprement les défenseurs « de leur Terre Sainte » en ce sens qu’ils en interdisent l’accès à ceux qui ne possèdent pas les qualifications requises pour y pénétrer, et ils construisent ce que nous avons appelé « la couverture extérieure » c’est-à-dire qu’ils cachent aux regards des profanes ; d’autre part ils assurent pourtant certaines relations régulières avec le dehors…. »

 

Même dans le Tarot il y a le monde du dedans et le monde du dehors.

 

Les gardiens de la Tour intercèdent donc entre le monde extérieur, matériel, le temple de pierre et le monde intérieur, le temple spirituel construit dans l’espace sacré avec l’intelligence du cœur.

Cela méritait bien la construction d’une Tour et l’on ne voit pas bien pourquoi elle serait foudroyée !

Le Mat, l’initié se trouve au pied de la Tour, là où se trouve aussi le franc-maçon au pied du mur, à l’heure du choix quand le soleil est au zénith, il doit prendre de sa libre volonté, le chemin du réel et laisser celui des apparences.

C’est ce qui nous enseigne l’interprétation du Tarot Initiatique de José Bonifacio à propos de sa Tour Foudroyée extrait :

 

« Cet arcane montre que le Sage n’a rien à craindre du Feu du Ciel ; il sait qu’il doit en lui-même réaliser une descente aux Enfers pour gagner sa liberté intérieure ; il sait aussi que ce voyage sera sans péril pour lui. Il sait encore que, pour résoudre un problème dans le Monde d’en bas, il est souvent nécessaire de passer par une démarche négative qui le conduira à un objectif positif. » (José Bonifacio)

 

Cette interprétation du parcours de l’initié est illustrée par le dessin géométrique ci-dessous, il y a de guématrie dans cette géométrie mais c’est une autre histoire à suivre…

 

Jean-François Guerry.

 

À SUIVRE : Le Gardien de la Tour – Part – IV- : La course de l’étoile céleste.  

dessin du Tarot de José Bonifacio

dessin du Tarot de José Bonifacio

Voir les commentaires

Publié le par Jacques Viallebesset

Cet article est reposté depuis L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset.

Voir les commentaires

Publié le
COMMUNIQUE

ABONNEZ VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE NEWSLETTER. (Gratuit)

 

 

Pour les Abonnés : Il est possible de recevoir gratuitement les textes des articles au format Word en écrivant à l’adresse suivante :

 

courrierlafmaucoeur@gmail.com

 

 

Info : le blog respecte la loi RGPD, il ne fait par ailleurs aucune publicité depuis sa création en 2015.

 

www.lafrancmaconnerieaucoeur.com

Voir les commentaires

Publié le par Jean-François Guerry
LE GARDIEN DE LA TOUR - PART- II- : Symbolisme de la Construction

LE GARDIEN DE LA TOUR – PART- II- : Le Symbolisme de la Construction…

 

« C’est la révolte seule, la révolte même qui est créatrice   de lumière. »

                  André Breton. Arcane 17. Fragment.

 

C’est à une révolution, une révélation que nous convie l’observation des images des arcanes du Tarot. Les images symboliques, tracent pour le voyageur les étapes de son chemin initiatique. Le voyageur est « Le Mat », le Jacquet, l’initié baguette de roseau en main, bissac sur l’épaule, il suit l’étoile, retourne vers l’humus originel, vers le compost, il est sur le « Camino » qui le mène à Compostelle, la cité radieuse de lumière.

D’arcane en arcane de « La mort symbolique » jusqu’au « Soleil » degré après degré jusqu’à la « justice » et « l’amour ».

Toute correspondance avec le parcours initiatique du Franc-Maçon n’est bien sûr qu’un pur hasard, ou peut être une coïncidence, c’est-à-dire une rencontre fortuite ou pas.

 

Le chemin qui mène le profane à la porte du temple est aussi la coïncidence de sa rencontre avec son parrain, ou une connivence. Dans pour un tracé de vie, un désir de connaissance, comme le jacquet qui emprunte le Camino pour aller plus loin, plus haut.

 

Avant de développer la symbolique des arcanes et plus particulièrement celle de La Maison Dieu, je dis Maison Dieu et non la Maison de Dieu encore nommée La Tour Foudroyée. Il nous faut commencer par la Mort, la mort symbolique, initiatique.

Comme toujours c’est très tôt le matin que je commence mon travail, l’imagination, l’inspiration vient souvent après la nuit. Après l’observation de la voûte étoilée. Aujourd’hui je me souviens du jour où mon parrain avec un air de complice, me donna à lire « Les étoiles de Compostelle » de Henri Vincenot l’édition de 1982, depuis jaunie, écornée, usée par mes lectures successives, tout au long de mon parcours maçonnique.

En voici quelques extraits, un au début et deux autres à la fin du livre :

« - Quoi que tu vois ? Lui demanda le Trébulot qui piétinait sur ses talons.

Jehan Tonnerre ne répondit pas. Les yeux plissés quand le soleil dardait à pic, étant au zénith, il regardait

  • Alors quoi que tu vois ? Répéta le Trébulot qui s’impatientait.
  • Je vois ce que tu vois, tu n’as qu’à regarder ! »   

Cet extrait se situe au deuxième paragraphe du livre. Quand le livre est ouvert, quand le soleil est au zénith à midi plein. J’avoue

Qu’il y a quelques trente-quatre ans maintenant j’étais comme Trébulot je ne voyais pas grand-chose, sinon les apparences des choses.

 

Et à la fin du livre, avant de le refermer :

« Laisse les moines. Ils y viendront bien sûr sous notre voûte, pour parler du Charpentier d’amour, et de partage. Nous le souhaitons de tout notre cœur. Pourvu seulement qu’ils en parlent bien et qu’ils ne l’accaparent pas en en faisant un piètre usage…Ils feront le banquet communiel, en souvenir du dernier repas du Charpentier. Ils y distribueront, le Pain et le Vin de la Vie. Tant mieux ! C’est indispensable ! Mais nous nous construirons le…. Il s’arrêta et se souvint de son serment :

  • Je ne peux pas t’en dire plus, j’ai promis, je me suis consacré au Grand Œuvre. »

 

Depuis ces trente-quatre dernières années, les étoiles de Compostelle m’ont toujours accompagné.

 

Je finirais par cette citation qui est la dernière phrase du livre :

 

« ET, sur la poussière du chemin, il lui dessina une spirale : celle qu’il avait trouvée, un jour en démultipliant à l’infini, le rectangle d’or. »

 

Avant de suivre cette spirale ascendante qui traverse les images des arcanes du Tarot, je tiens à préciser que je me réfère au Tarot de Marseille en priorité et à celui de José Bonifacio ensuite ce dernier est un Tarot initiatique en quête de la Parole perdue, il diffère quelque peu de celui de Marseille dans la numérotation de ses arcanes, le premier numéro étant le Fou et le numéro deux le Magicien, ainsi La Tour Foudroyée se trouvera prendre la dix-septième place.

Pour moi comme dans toutes les initiations le commencement, fût la fin, La Mort, la descente dans le cabinet noir, la Mort symbolique, initiatique avec l’image de la faux qui coupe la tête du vieil homme, mais annonce aussi la récolte, le profane Le Mat s’est mis en chemin, il commence sa métamorphose. Il meurt pour renaître, car rien ne meurt tout se transforme, se régénère.

Le nouvel homme recevra bientôt les outils de la construction, c’est l’image du Bateleur avec son bâton magique, il va créer le nouveau monde celui de l’intérieur. L’arcane de la mort ne porte pas de nom car elle symbolise le départ d’un nouveau cycle de construction.

L’initié voit le temps qui s’écoule dans le sablier, il sait déjà intuitivement que ce qui est en haut est semblable à ce qui est en bas, il est temps d’agir, il faut que le changement s’opère, qu’il revienne à l’original. Il faut que les deux principes le féminin et le masculin se réunissent dans l’un, l’unique au terme d’une succession de morts et de renaissances. Le profane lui trop attaché aux biens matériels refusent leur perte, la mort. Qu’il croit comme définitive. Il refuse toute destruction, donc toute reconstruction de lui-même. Incapable de regarder au centre de lui-même, il se recouvre avec les pelures des apparences.

L’arcane de La Tempérance me fait penser à l’apprenti, qui bouillonne de vie, impatient de se lancer sur le chemin, il devra d’abord trouver une forme d’harmonie, reposer son esprit assis au nord sous la Lune croissante, dans une faible lumière reçue par communication des Maîtres. Dans le silence et dans l’écoute il s’efforce de maîtriser sa parole, il tourne sept fois sa langue dans sa bouche, et s’aperçoit qu’il ne peut rien dire, sa main bloque sa gorge. Ce qu’il prenait pour un bouillonnement en lui avec la pâle lueur de la Lune, n’est que l’eau tiède d’une nuit d’été. Alors il pose ses mains sur ses genoux, en silence il écoute, il entre en harmonie avec ses frères et reçoit les bienfaits de la connaissance.

 

L’arcane du Diable sorti de la pénombre, l’initié va vers la Lumière en suivant l’étoile, il aspire à devenir maître, le soleil qui l’éclaire, s’il veut brûler les étapes, il se brûle les ailes tel Icare, il ne peut pas encore supporter la Grande Lumière, il est ébloui par son ego, ses passions, ses plaisirs, il n’a pas réaliser son chef d’œuvre, il prétend tout savoir, tout connaître s’impatiente, il confond savoirs et Connaissance, ce n’est qu’un mauvais Compagnon plongé dans l’orgueil et l’ignorance.

Le bon compagnon lui à appris à maitriser les forces du mal. Il ne confond pas la matière et l’esprit, l’avoir et l’être. Il voit l’étoile flamboyante dans le ciel et il regarde en son centre la lettre G.

 

Nous avançons nous voilà bientôt à pied d’œuvre, au pied de la Tour foudroyée ou de la Maison Dieu…Tout cela n’est peut-être qu’élucubrations allez savoir !

 

Jean-François Guerry.

 

 

À SUIVRE … Le Gardien de la Tour- PART-III-:Symbolisme du Terrestre au Céleste.

LE GARDIEN DE LA TOUR - PART- II- : Symbolisme de la Construction

Voir les commentaires

Publié le par Jean-Pierre Rousseau, La Loge Kleio, Hervé Deroeux
LE MAÎTRE ARCHITECTE À LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ

 

    Pour chercher la Vérité, il faut lutter contre nos imperfections 

 

Si nous étions parfaits

Nous ne serions pas là

A courir les secrets

Qui font de nous ici-bas

Des chercheurs de Vérité

Des bâtisseurs par la beauté

 

Si nous n'étions que dans le vrai

Nous ne serions pas là

Car connaissant tous les secrets

Qui feraient du monde d'en bas

Un éden de rêves réalisés

Un lieu exquis de plaisirs à consommer

 

Au milieu de cela le GMA agit

L'initié idéaliste rêveur construit

Doute avance cherche à tout prix

Le sens du monde le sens de la vie.

                                             Jean-Pierre Rousseau.

                                 Publié avec l'aimable autorisation de l'auteur 

LE MAÎTRE ARCHITECTE À LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ
La Respectable Loge KLEIO, vous propose à contre courant des théories du complot qui fleurissent trop en ce moment, une réflexion sur ce qu'est l'Art Royal, La Franc-Maçonnerie  ...
Jean-François Guerry. 
LE MAÎTRE ARCHITECTE À LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ

NOVUS ORDO SECLORUM

ou l'Oeuvre maçonnique.

 

 

La Franc-Maçonnerie se pense comme un « centre d'union entre des sensibilités qui travailleraient à leur construction intérieure ». Son « crédo » figure dans le Préambule de ses Constitutions, sorte de Manifeste inspiré par Newton édicté en 1723 :

 

« Bien que dans les Temps Anciens les Maçons fussent obligés dans chaque pays d'appartenir à la Religion de ce Pays ou de cette Nation, quelle qu'elle fût, il est maintenant considéré comme plus opportun de seulement les soumettre à cette Religion que tous les hommes acceptent, laissant à chacun son opinion particulière, qui consiste à être des Hommes Bons et Honnêtes ou Hommes d'Honneur et de Sincérité, quelles que soient les Dénominations ou Croyances qui puissent les distinguer ; ainsi, la Maçonnerie devient le Centre d'Union et le Moyen de concilier une véritable Amitié parmi des Personnes qui auraient dû rester perpétuellement éloignées. »

 

A partir de ces quelques lignes, presque négligemment rédigées et pourtant d’une portée radicalement novatrice au sortir d’un XVIIéme siècle encore enténébré par les superstitions, la Franc-Maçonnerie prit rapidement son essor qui fut irrésistible.

 

« Ordre initiatique universel fondé sur la Fraternité » ou « Alliance d'hommes libres de toutes confessions - sans y être étrangers », la Franc-Maçonnerie rayonne d’abord en Ecosse et en Angleterre puis immédiatement en France et aux Amériques.

 

A son commencement, les Loges sont composées d’élites roturières ou aristocrates, plus rarement issues du clergé. Leur proximité avec les Sociétés Savantes (Royal Society en Angleterre ; Salons philosophiques en France) leur confèrent un incontestable prestige à telle enseigne qu’une Loge telle « Les Neuf Sœurs » à Paris pourra réunir en son sein, avant la Grande Révolution, la presque totalité du mouvement des « Lumières » de France et d’Amérique.

 

Comme elle professe la Tolérance, c'est-à-dire la cohabitation entre les religions, la Franc-Maçonnerie les relativise autant qu’elle les irrite. Elle devient rapidement un outil d’émancipation que la bourgeoisie, force ascendante des temps nouveaux, met au service de ses ambitions.

 

Dans son discours du 23 février 1869 à Neufchâtel, le « frère » Bakounine évoque bien ce moment : 

 

« Ayant réuni en son sein, à très peu d’exceptions près, tous les esprits d’élite, les cœurs les plus ardents, les volontés les plus fières, les caractères les plus audacieux, elle avait constitué une organisation active, puissante et réellement bienfaisante. C’était l’incarnation énergique et la mise en pratique de l’idée humanitaire du XVIIIème siècle. Tous ces grands principes de liberté, d’égalité, de fraternité, de la raison et de la justice humaine, élaborés d’abord théoriquement par la philosophie de ce siècle, étaient devenus au sein de la Franc-Maçonnerie des dogmes politiques et comme les bases d’une morale et d’une politique nouvelles, l’âme d’une entreprise gigantesque de démolition et de reconstruction »

 

 

LE MAÎTRE ARCHITECTE À LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ

Ordo ab Chao

 

 

De cette alliance entre le Monde des idées et celui de la libre entreprise que la Franc-Maçonnerie fédère à cette époque, de l’action de ces hommes nouveaux pénétrés des vertus antiques, irréductiblement engagés dans la cause de la Liberté, de cette conviction de l’universalité de valeurs communes à tous les hommes malgré leurs dissemblances, résultera l’avènement d’un «Novus Ordo Seclorum » (Nouvel Ordre Séculier) qui structure désormais notre civilisation.

 

« On a accusé la franc maçonnerie de je ne sais quelles clandestines et mauvaises conspirations. Je lui en connais une dont je la loue sans réserve. C'est au milieu des aigreurs ou des violences du fanatisme, la conspiration de la tolérance. » Émile Littré

 

 

 

Sur le Grand Sceau des Etats-Unis (The Great Seal), L’œil divin (God) et le Faucon (Horus)

approuvent la création (Annuit Cœptis)

du Nouvel Ordre laïc et Séculier (Novus ordo seclorum)

ou Tous ne font plus qu’Un (E pluribus unum)

LE MAÎTRE ARCHITECTE À LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ

Projet du billet portant la demande de rectification et la signature de Roosevelt. Le Secrétaire à l'Agriculture des Etats-Unis, Henry A. Wallace et le Secrétaire au Trésor Henry Morgenthau Jr., eux aussi francs-maçons, ont également signé

 

 

 

 

Evènements dont les principaux acteurs furent initiés à la franc maçonnerie

 

L’Encyclopédie

 

 

Philosophes des Lumières (Rousseau excepté)

 

 

Déclaration d’indépendance Américaine

Constitution des États Unis

 

 

Washington, Franklin, La Fayette…

Pères Fondateurs

 

 

Déclaration des droits de l’homme  Constitutions de la Révolution

 

 

Principaux acteurs de la Révolution toutes tendances opposées confondues

 

 

Code Civil des Français

 

 

Principaux Jurisconsultes

 

 

Révolutions de 1830 et 1848

 

 

Charbonnerie, La Fayette, Blanc, Raspail, Ledru-Rollin, Arago

 

 

Indépendance de l’Amérique Latine

 

 

Bolivar, Marti, de Miranda, de San Martin, Louverture

 

 

Abolition de l’esclavage

 

 

Grégoire, Schœlcher

 

 

Unité Italienne – Risorgimento

 

 

Carbonarisme, Garibaldi, Mazzini, de Cavour

 

 

Séparation de l’Eglise et de l’État Enseignement public

 

 

Gambetta, Ferry, Grévy…

 

 

Conventions de Genève                   Croix Rouge

Internationale

 

 

Dunant

 

 

Société des Nations

 

 

Bourgeois

 

 

Laïcité Turque

 

 

Ataturk

 

 

1ère République Russe

 

 

Prince Lvov, Kerenski

 

 

1ère République Chinoise

 

 

Sun Yat Sen

 

 

Lutte contre la Nazisme

 

 

Churchill, Roosevelt, divers Résistants

 

 

 

LE MAÎTRE ARCHITECTE À LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ

Exemples de Sceaux des États d’Amérique Latine frappés de symboles d’inspiration maçonnique : Soleil, Étoile flamboyante, Attouchements, Cornes d’abondance, Faucon Horus, Pyramides, Faisceaux des Licteurs et Bonnet Phrygien

 

 

 

 

Les penseurs, philosophes ou hommes de lettres initiés à la franc-maçonnerie furent nombreux. Une centaine !

 

Le XVIIIéme siècle en a produit une moitié ;

le XIXéme siècle, trente pour cent à peu près et le XXéme siècle le reste.

 

La perte de rayonnement de la franc-maçonnerie dans le Monde des Idées est ainsi manifeste à mesure que le temps s’écoule.

 

Nos gloires intellectuelles vinrent de tous pays, de France surtout - un tiers ; des iles Britanniques ou d’Amérique du Nord, pour un autre tiers ; le Monde germanique fut grand contributeur, comme aussi l’Italie ou la Russie. D’autres moins nombreux nous écrivent d’Amérique du Sud, de Perse, de Turquie, d’Inde, de Suisse ou même de Chine.

 

Tous eurent la Liberté pour passion, celle des opinions et des confessions, celle de l’expression. Ils contribuèrent aussi à l’Égalité des droits. Plus rares furent ceux qui voulurent tendre à une égalité des conditions; Ils furent partagés entre le républicanisme et le respect du système monarchique pourvu qu’il soit contraint par une constitution. Tous exécrèrent l’absolutisme et l’intolérance religieuse. Ils furent majoritairement déistes.

 

Formons le vœu, qu’aux glorieux exemples de ses penseurs illustres, elle porte encore des fruits.

 

VB

 

NO COMMENT

NO COMMENT

Les liens pour les causeries de Hervé Deroeux

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 > >>

Catégories

Articles récents

Hébergé par Overblog