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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

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ECOUTEZ ! ECOUTEZ !
La galaxie maçonne émission sur France Culture 
30 minutes avec le passé GM du GODF 

Le lien :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/tou

 

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LES LUMIÈRES AUJOURD'HUI...

Les Lumières aujourd’hui….

 

 

Les médias en général, et les médias audio-visuels en particulier, semblent aujourd’hui nourrir une foule béate, qui a remplacé le peuple de la liberté. Cette foule attend passivement ce qu’elle connaît déjà.

 

La plupart des lecteurs des journaux sont abonnés à leur propre pensée, ils ne lisent que les journaux avec lesquels ils sont d’avance en accord, le pluralisme de la presse écrite subventionnée par l’état existe mais chaque lecteur à son propre journal. L’ouverture de son compas est étroite.

Les médias ne se hasardent pas à poser à leurs lecteurs des questions dont ils ne connaissent pas déjà la réponse.

 

Au XVIIIème siècle les choses étaient bien différentes. Les penseurs successeurs de Kant comme Hegel ou Nietzsche se sont confrontés sur la question : « Qu’est-ce que les Lumières ? » Kant a introduit une nouvelle manière de penser, penser par soi-même. Olivier Dekens écrit :

 

« On pourrait même dire que la philosophie moderne se définit par le fait de se poser la question : Qu’est-ce que les Lumières ? »

L’homme des lumières est donc celui qui se pose des questions à lui-même et aux autres ensuite, il est un chercheur actif de la vérité, il est par son attitude à la conquête de sa liberté.

 

Le profane qui frappe à la porte du temple maçonnique, et demande a être reçu franc-maçon se pose aussi des questions sur lui-même, sur le pourquoi de sa vie, sur ses rapports à l’autre, ses rapports à la nature et sa place dans le monde, c’est en ce sens qu’il est un chercheur des Lumières, de la Lumière.

 

Le débat autour des Lumières quelques trois siècles après est toujours dans l’actualité ou pour le moins, le débat sur l’esprit des Lumières, sur l’autonomie de l’homme, sa liberté de penser et d’agir. Ce débat n’est pas prêt de s’éteindre, sauf à vendre son âme aux marchands de la mondialisation.

 

Husserl s’interrogeait sur une forme de naïveté du rationalisme des Lumières, qu’il ira jusqu’à qualifier d’irrationnel. Habermas lui dénonce l’erreur de nombreux philosophes qui confondent subjectivité et rationalité. Pour lui, la raison n’est pas dictatoriale, elle n’introduit pas une forme de subjectivité.

Pourtant après les désastres du XXème siècle, que reste t’il du projet des Lumières, de la liberté des Lumières sous le feu destructeur des guerres, le feu brûlant des camps de concentration des nazis. Auschwitz a t’il tué les Lumières ? Le projet d’universalisme est-il mort dans les Goulags, ou peut-il renaître de ses cendres.

 

L’on peut ‘raisonnablement ‘ s’interroger quand l’on voit la stagnation du nombre des porteurs de Lumière, des passeurs de Lumière, des lanceurs d’alertes qui se comptent sur les doigts d’une seule main et leur manque de soutien dans la cité.

Quand toutes les obédiences maçonniques s’interrogent sur la diminution, au mieux la stagnation de leurs membres. Les Lumières ne font-elles plus rêver ?

Il en a semble t’il toujours été ainsi : « Il faut que je meure, pour qu’il naisse … » Sommes au terme d’une civilisation ?

 

L’opposition bien mal est-elle suffisante, pour faire régner le bien ? L’événement du 11 septembre semble nous démontrer que non. Le terrorisme est aussi immoral que l’est la mondialisation, qui laisse mourir de faim des millions d’individus.

Baudrillard a écrit dans le Monde du 03/11/2001 à propos de l’Esprit du terrorisme pour extrait :

 

« Nous croyons naïvement que le progrès du Bien, sa montée en puissance dans tous les domaines (sciences, techniques, démocratie, droits de l’homme) correspond à une défaite du mal. Personne ne semble avoir compris que le Bien et le Mal montent en puissance  en même temps, et selon le même mouvement. Le triomphe de l’un n’entraine pas l’effacement de l’autre, bien au contraire. On considère le mal, métaphysiquement, comme une bavure accidentelle, mais cet axiome, d’où découlent toutes les formes de lutte du Bien contre le Mal, est illusoire. Le Bien ne réduit pas le Mal, ni l’inverse d’ailleurs : ils sont à la fois irréductibles l’un à l’autre et leur relation est inextricable. »

Est-il raisonnable de penser ainsi, n’est-ce pas désespérer de l’avenir, n’est-ce pas nier le perfectionnement possible de l’homme ?

 

Serait-ce le même chemin qui conduit des ténèbres à la Lumière ? Ce chemin, qui est un labyrinthe long et inextricable. Franc-maçon nous connaissons la nécessaire descente, vers la connaissance et l’acceptation de notre part d’ombre, pour pouvoir accéder au triomphe de la Lumière, nous savons qu’au chaos succède l’ordre. Que la Lumière qui brille en nous ne peut s’éteindre.

 

Nous savons que le comment, c’est-à-dire fuir le vice et pratiquer la vertu, ne peut pas se dissocier du pourquoi, pour atteindre une liberté qui se situe dans une conjugaison entre immanence et transcendance, cette transcendance hors de portée de notre raison humaine, mais dont nous avons en nous l’intuition, qui constitue une véritable force pour établir sa vie, pour atteindre la joie du cœur.

 

À suivre….

 

Jean-François Guerry.

LES LUMIÈRES AUJOURD'HUI...

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L'HOMME DES LUMIÉRES

L’HOMME DES LUMIÈRES

 

 

Quelle est la figure de l’homme des lumières dans le temps et l’espace, en 1717 date de l’organisation de la Franc-Maçonnerie spéculative, jusqu’à nos jours. Dans l’espace en Angleterre, en France en Allemagne. Cet homme a t’il un rapport avec ce qu’est un franc-maçon aujourd’hui, ou plutôt avec ce que sont les francs-maçons en l’an 2020. Autant de questions que je me pose et vous pose.

 

Il est nécessaire ou pas, à vous de juger de revenir sur la célèbre phrase des Constitutions du pasteur James Anderson, qui furent écrites sous l’impulsion de Théophile Desaguliers sans doute autour de l’année 1717 et publiées en 1723 à Londres par William Hunter. Ces constitutions qui marquent non pas le début de la franc-maçonnerie spéculative, mais son organisation autour d’un texte fondateur. La mise en ordre de plusieurs loges maçonniques, leur fédération pour constituer la première obédience maçonnique qui fût la Grande Loge Unie d’Angleterre.

 

Cette célèbre phrase traduite de l’anglais, qui a provoqué et provoque encore de nombreux commentaires, chacun ayant son interprétation.

 

« Le franc-maçon n’est ni athée stupide, ni un libertin irréligieux. »

 

Il faut avant tout replacer cette phrase dans son contexte historique, alors que des tumultes autour de la religion agitent la société anglaise, les ‘papistes’ et les ‘anti-papistes’ se déchirent, la suprématie de la religion catholique romaine est remise en cause.

 

L’on peut lire dans les déclarations des principes de l’esprit de la franc-maçonnerie spéculative : si dans les temps anciens, l’homme bon et juste était assimilé au croyant et pratiquant de la religion de son pays. La religion nouvelle, universelle des francs-maçons, n’est pas une religion au sens premier c’est-à-dire une religion particulière. Mais une religion au sens large c’est-à-dire une institution qui relie tous les hommes bons, loyaux, hommes d’honneur et de probité. Quelques soient leurs croyances. C’est un centre d’union fraternelle.

Le texte des Constitutions dites d’Anderson a été fortement inspiré par Isaac Newton, dont Théophile Désaguliers fût un temps le secrétaire, tous les deux furent membres de la Royal Society de Londres. Qui à cette époque était une véritable marmite intellectuelle comparable à celle d’Alexandrie ou du miracle Grec, à la Royal Society tout ce que le monde occidental comptait d’intellectuels de scientifiques, tous les esprits ouverts au progrès des sciences et de l’humanité pouvaient s’exprimer sans contraintes, sans dogmes de toutes sortes. Si Newton fût un anti-papiste avéré, ses jugements sur Descartes et ses travaux furent très sévères. Il n’en reste pas moins que la franc-maçonnerie spéculative, trouve ses sources à la fois dans l’ancien testament en remontant jusqu’à Noé et dans le nouveau testament jusqu’à la chrétienté, les rituels maçonniques et leurs symboles en attestent, ainsi que le fameux discours du Chevalier de Ramsay (1736). La lecture des manuscrits anciens, des ‘old charges’ tels que le Régius (1390), le Cooke (1400), Le Grand Lodge (1583), le Watson (1687), le Dumfries (1710) etc ,finissent de convaincre sur les références bibliques de la franc-maçonnerie.

 

En raccourci l’on peut qualifier la franc-maçonnerie opérative, de métier de catholique dans ses origines, et la franc-maçonnerie spéculative qui lui succède de protestante dans ses origines. (Lire à ce sujet les ouvrages de Charles-Bernard Jameux publiés aux éditions Dervy sur les origines de la franc-maçonnerie spéculative, une thèse particulièrement bien étayée.)

La franc-maçonnerie spéculative évoluera en substituant Dieu à un principe créateur désigné sous le nom de Grand Architecte de l’Univers, permettant ainsi d’accueillir en son sein des hommes de toutes les religions, des agnostiques et des athées vertueux ! Elle affirme ainsi dans la lignée de la pensée de Spinoza la primauté de l’esprit sur la matière, ouvrant une voie sans limites au perfectionnement de l’homme ayant la volonté de pratiquer le bien, le bon, le juste.

La franc-maçonnerie se propose de réunir les hommes vertueux, sans distinction de toutes les religions, de toutes les classes sociales, elle s’interdit pratiquer dans ses loges toutes discussions politiques ou religieuses.

 

Dans une évolution plus récente une partie de la franc-maçonnerie essentiellement en France, renonce à toute référence au principe du Grand Architecte de l’Univers, elle n’est pas pour autant constituée d’athées stupides c q f d.

 

Les hommes justes et bons épris des merveilles de la nature, animés par la droite raison, méritent sans contestation d’être reconnus comme membres de cette fraternité initiatique. Refuser ou contester cette appartenance (problème de la régularité) serait pour le moins dogmatique, donc contraire même à l’esprit maçonnique de tolérance, d’ouverture, de tempérance et d’universalisme, contraire aussi à l’esprit des lumières. ‘Il y a plusieurs pièces dans la maison du père’ et qui serais-je pour porter un jugement définitif sur mes frères ?

 

C’est cet esprit qui fût repris par Spinoza et Kant. L’on retrouve cela parfaitement exprimé dans l’Éthique Livre IV :

 

« Il n’existe dans la nature aucune chose singulière qui soit plus utile à l’homme qu’un homme vivant sous la conduite de la raison. »

 

C’est sous cet éclairage que naît l’homme des lumières du XVIII ème siècle, le philosophe des lumières, ou encore le franc-maçon spéculatif avec son compas largement ouvert. Cet homme décrit par Diderot dans sa notice Éclectique de son Encyclopédie.

 

« L’éclectique est un philosophe qui, foulant aux pieds le préjugé, la tradition, l’ancienneté, le consentement universel, l’autorité, en un mot tout ce qui subjugue la foule des esprits, ose penser lui-même, remonter aux principes généraux les plus clairs, les examiner, les discuter, n’admettre rien que sur le témoignage de son expérience et de sa raison (…) L’ambition de l’éclectique est moins d’être le précepteur du genre humain que son disciple ; de réformer les autres, que de se reformer lui-même. »

 

Cette description de l’homme des lumières, est comparable à l’aspiration du franc-maçon, qui entend d’abord se reformer lui-même, avant de reformer les autres et le monde. Contrairement aux apparences il n’y a pas rejet de ‘la tradition’ mais rejet des dogmes imposés, il nous faut remonter aux idées claires, pures, originelles à la ‘tradition primordiale’ au sens où l’entend par exemple René Guénon, enfin gagner la liberté de penser par soi-même.

 

Pourquoi aujourd’hui encore, faisons-nous référence à cette figure emblématique de l’homme des lumières, à cet esprit des lumières ? Sans doute parce que nous sommes à la recherche d’un optimisme perdu, enlisé dans le conformisme d’une société trop matérielle, trop uniformisée, non plus universelle au sens des lumières, mais mondialisée par les marchands.

Ce monde est gangréné par l’individualisme, qui est forme dévoyée de l’individuel, une fausse liberté.

 

Faut-il une nouvelle révolution pour redonner de l’avenir à l’humanité ?

Condorcet qui fût jeté en prison par Robespierre et sa terreur, comparable à la terreur blanche des royalistes. Condorcet malgré cette terreur continua d’avoir confiance en l’homme, il ne faut donc pas désespérer. Je cite :

 

« Tout nous dit que nous touchons à l’époque d’une des grandes révolutions de l’espèce humaine. Qui peut mieux nous éclairer sur ce que nous devons en attendre ; qui peut nous offrir un guide plus sûr pour nous conduire au milieu de ses mouvements, que le tableau des révolutions que l’on précédée et préparée ?

L’état actuel des lumières nous garantit quelle sera heureuse ; mais aussi n’est-ce pas à condition que nous saurons nous servir de toutes nos forces ?

Et pour le bonheur qu’elle promet soit moins chèrement acheté, pour qu’elle s’étende avec plus de rapidité dans le plus grand espace, pour qu’elle soit plus complète dans ses effets, n’avons-nous pas besoin d’étudier dans l’histoire de l’esprit humain quels obstacles nous restent à craindre, quels moyens nous avons de les surmonter ? »

(Extraits de l’Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain de Condorcet.)

 

À suivre : Les lumières de la raison, les lumières et la religion, un débat autour des lumières…

 

Jean-François Guerry.

L'HOMME DES LUMIÉRES

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AUTOUR DES LUMIÈRES- « Qu’est-ce que les lumières ? »

AUTOUR DES LUMIÈRES- « Qu’est-ce que les lumières ? »

 

 

Efants des lumières, de la Lumière, chercheurs de la Vérité, orphelins, en perpétuel questionnement sur les mystères de notre être, de ce que nous sommes, il est naturel que nous nous interrogions sur cette philosophie des lumières, sur l’esprit des lumières.

 

Depuis Kant, nombreux sont les philosophes, les historiens, les sociologues qui se sont intéressés au phénomène des lumières, pour marquer leur ouverture d’esprit, leur désir de rassembler les politiques se revendiquent de l’esprit des lumières, en opposition avec une société de plus en plus gangrénée par les intégrismes à l’exact opposé de cet esprit de liberté.

Michel Foucault a lui aussi donné ‘son éclairage’ sur ses lumières de la raison. « Il considère, que l’identité des lumières, n’est pas tant un ensemble déterminé de thèses philosophiques, mais plutôt une attitude particulière à l’égard de sa propre actualité et d’un souci de définir sa propre identité. »

Une forme de courage dans la recherche de son soi, une mise en route, en chemin, un commencement, une initiation à la recherche de son soi. 

 

Il rejoint ainsi Kant et son Sapere Aude . Penser par soi- même. C’est aussi une injonction faite au maître maçon, qui se doit avec la plus large ouverture possible du compas de son esprit accueillir toutes les pensées qu’il considère comme dignes d’intérêt pour les examiner avec la rigueur de l’équerre et le ciseau de l’éthique, avant de les faire siennes. Cela implique courage, travail et persévérance. C’est l’interrogation permanente sur le sens de sa vie, au présent tout de suite, car le temps presse et le travail doit se faire lentement.

Le titre de Michel Foucault : « Qu’est-ce que les lumières ? » n’est que la reprise de celui d’un court travail de Kant, Foucault reconnaît en Kant son travail philosophique de diagnostic du présent. C’est-à-dire le questionnement de sa propre identité, et celle de notre temps. Il voit une distinction entre Kant et Descartes, ce dernier propose le questionnement individuel, le « qui suis-je, moi qui pense ? » Kant se demande par conséquence « qui sommes-nous ? »On passe de l’individuel à l’universel, du je au nous.

 

On trouve une modernité dans la pensée de Kant comme dans celle de Foucault, une recherche de libération de l’homme. Foucault nous propose son ‘êthos’philosophique, propre à l’ontologie critique de nous-mêmes, comme épreuve historico-pratique des limites que nous pouvons franchir et donc comme travail de nous-mêmes sur nous-mêmes étant des êtres libres. 

Les lumières de Kant ne marquent pas une nouvelle ère, un nouveau monde, comme le concevait les philosophes antiques. Mais plutôt une rupture avec le passé. Je dirais que les lumières, provoquent un choc initiatique libérateur, nous étions dans les ténèbres, et nous avons demandé la Lumière. Nous étions dans les contraintes de la vie matérielle, de celle des apparences, soumis aux regards d’autres, à l’avoir. Nous avons voulu être. C’est ce que Kant appelle sortir de l’état de minorité, ne plus se soumettre à autrui mais faire usage de notre raison. C’est l’acte de courage de penser par soi-même, être soi-même.

Il ne s’agit pas pour Foucault de tomber dans une idolâtrie du présent, mais il s’inspire plutôt de Baudelaire qui ne se limite pas, à un rapport au présent, mais à une méditation sur soi, à l’élaboration de soi-même. Comme un objet à modifier, je dirais opérer une métamorphose du moi en soi et un essor de son soi, de son être intérieur.

 

L’interrogation, le souci du présent par Kant débouche sur un modèle de vie philosophique, une pratique (Praxis), donc une vie de travail au sens moral, qui vise à effacer les bornes, les limites, lentement pour parvenir à une vie de liberté.

 

A suivre….

 

Jean-François Guerry.

 

Mes sources d’inspiration : Emmanuel Kant, Michel Foucault, Olivier Dekens.

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RESTER CHEZ SOI ?

RESTER CHEZ SOI ?

 

 

Protégez-vous ! Restez chez vous ! Un message sanitaire en forme de supplique nécessaire sans nul doute pour sa protection et celle des autres. Un message aussi, détourné, transformé presque en joie face à un petit virus presque glorifié !

 

Pour vivre en paix, vivons cachés, reclus, soyons discrets, secrets ? Si l’on s’en réfère au célèbre oracle de Delphes : Connais-toi, toi-même…en le tronquant comme c’est devenu une habitude. On oublie que la connaissance de soi, est le chemin pour la connaissance des autres et du monde qui nous entoure. Se connaître oui, mais pourquoi, certes pour assumer la totalité de ce que nous sommes avec nos parts d’ombres, nos faiblesses, mais aussi nos forces.

 

Pour un peu, il faudrait oublier que l’homme est un animal social comme le disait Aristote, il ne serait qu’un animal sauvage reclus dans sa tanière.

 

L’initiation maçonnique est personnelle, mais se réalise dans le cadre d’un collectif, elle incite d’abord à la connaissance de soi, à la recherche de la pierre philosophale, le VITRIOL présent dès les premiers pas de l’initiation en témoigne. L’introspection, la recherche de l’être intérieur et son essor, mène aussi à la connaissance de l’autre. L’initiation ne peut être égotiste, la franc-maçonnerie est un ordre initiatique et fraternel. L’initiation n’est véritable que par le passage du Je au nous. Le franc-maçon sait que seul, sans le secours des autres il ne peut rien faire.

 

Alors le confinement n’est qu’une joie précaire, éphémère, une connaissance partielle. Comment en restant confiné pourrions-nous Voir, Toucher, Sentir, la nature qui nous entoure et dont nous sommes des êtres. Comment tenir notre juste place dans celle-ci, prenez place mes frères est bien une injonction maçonnique ! Comme chacun a sa place dans la loge, chacun a sa place dans le temple de l’univers. C’est un droit naturel, mais aussi un devoir pour construire un monde toujours plus juste.

 

Construire son être intérieur, n’exclut pas de construction du monde extérieur. Il nous faut pouvoir contempler l’univers, mon Dieu que la montagne est belle disait le poète, notre ascension spirituelle vient de notre contemplation du beau, et de notre amour des autres. Il nous faut vivre spirituellement les gestes les plus humbles de notre vie.

 

Contempler est une joie sans limites, sans fin, éternelle. Le confinement n’est pas une fin en soi, même les moines ont des visions qui vont bien au-delà de leurs cellules, leur vie intérieure ne s’oppose pas à la beauté de l’univers.

 

Une chose est sûre après ce confinement forcé, j’ai le désir de saisir à nouveau les mains de mes frères, de mes sœurs, de Voir leurs regards qui brillent et illuminent la loge.

 

Jean-François Guerry.   

RESTER CHEZ SOI ?

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Claude nous propose ses réflexions sur l'amour, l'amour de qui, de quoi, les différentes formes d'amour, l'amour de soi, des siens, des proches, de l'autre, des ses ennemis, du Grand Architecte, la forme ultime de l'amour : l'amour Agapé.
Bonne lecture.

 

Jean-François Guerry.
DE L'AMOUR

Tu aimeras ton prochain comme toi-même. (Amour de la racine Grec Agapé et du verbe Agapan)

 

Dans le Lévitique (19, 18) – Il est dit Tu ne te vengeras pas et tu ne garderas pas rancune aux fils de ton peuple, mais tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’idée que le judaïsme aurait ignoré la Loi de l’Amour, au profit de la seule Loi de crainte est fausse. Il n’en demeure pas moins que le vocabulaire Chrétien s’enrichit d’un terme nouveau pour désigner l’amour le plus authentique :  Agapè, tiré du verbe grec agapan, qui signifie simplement chérir et que l’on traduit habituellement par charité.

 

C’est le terme que le Christ utilise selon l’Evangile de Jean lorsqu’il déclare : A ceci, tous vous reconnaitront pour mes disciples : à cet amour que vous aurez les uns pour les autres (13, 35). C’est encore lui qui s’avère plus fort que la mort et qui préside à la résurrection de Lazare : il sous entend la croyance que Jésus exige de ses fidèles lorsqu’il leur fait cette promesse : Moi je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, fût-il mort vivra et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais (Jean 11,25)

Le stoïcisme, est proche du Bouddhisme. Il tenait la peur de la mort comme la pire entrave à la vie heureuse. Or cette angoisse à l’évidence, n’est pas sans lien avec l’amour. Il existe une contradiction apparemment  insurmontable entre l’amour, qui porte de manière presque inéluctable à l’attachement, et la mort qui est la séparation.  Si la Loi de ce monde est celle de la finitude et du changement, c’est pêcher par manque de sagesse que de s’attacher aux choses et aux êtres. Non pour sombrer dans l’indifférence, ce que le sage stoïcien et le moine bouddhiste ne saurait recommander. : la compassion, la bienveillance et la sollicitude à l’égard des autres, voire envers toutes les formes de vie, doivent demeurer la règle éthique la plus élevée de nos comportements. Mais la passion n’est pas de mise chez le sage et les liens familiaux eux-mêmes lorsqu’ils deviennent trop attachants doivent être, si besoin, distendus.

C’est en ce sens que Epictète fait à son disciple cette recommandation qui peu sembler étrange aux yeux d’un moderne, mais qui n’en résume pas moins toute la richesse du monde : << Désirer ton fils ou ton ami en un temps où ils ne t’ont pas été donnés, c’est sache-le désirer des figues en hiver. Comme l’hiver est à la figue, l’ensemble des circonstances provenant de l’Univers l’est aux êtres qu’elles nous enlèvent. Au reste, même quand tu jouis de leur présence, met-toi devant l’esprit des représentations contraires. Quel mal y a-t-il à murmurer entre ses dents, tout en embrassant son enfant : Demain, il mourra, où de dire à ton ami : demain nous quitterons le pays et nous ne nous reverront plus."

 

S’il faut s’exercer à penser sans cesse à la mort, à la séparation, à l’impermanence de toutes les choses, ce n’est pas par goût du morbide mais au contraire par le souci du bonheur : si la séparation est la Loi de ce monde, il faut l’anticiper et s’y préparer pour que le jour venu nous ne soyons pas pris au dépourvu et comme tel, plongés dans le malheur. La vraie liberté et la joie la plus authentique en dépendent.

 

C’est aussi pourquoi, comme le sage grec, le moine bouddhiste à tout intérêt à vivre, autant qu’il est possible dans une certaine solitude. Vous vous efforcerez en vertu de votre pratique spirituelle , de vous détacher des objets de l’attachement, idéal auquel à vrai dire est bien difficile de parvenir dans la vie sociale et familial ordinaire. Parmi les humains, la vie professionnelle est bourrée de turbulences et de problèmes, et les laïcs sont impliqués dans toutes sortes d’activités qui ne favorise guère l’exercice du dharma (l’enseignement du bouddha). La vie monastique est beaucoup plus favorable, dit-on à la pratique en vue d’en finir avec ce cycle, car elle nous expose moins que tout autre aux tentations de l’attachement. Or, c’est bien de ces tentations qu’il faut nous affranchir si nous voulons parvenir à surmonter la crainte de la mort car la condition idéale pour mourir est d’avoir tout abandonné, intérieurement et extérieurement, afin qu’il y ait, à ce moment essentiel, le moins possible d’envie, de désir et d’attachement auquel l’esprit puisse se raccrocher. C’est pourquoi avant de mourir, nous devrions nous libérer  de tous nos biens, amis et famille, opération qui ne peut se faire au dernier moment  mais exige toute une vie de sagesse préalable.

L’amour chrétien  n’est pas si éloigné de la sagesse hellénique ou orientale. A bien des égards, en effet, il semble lui aussi exclure, toute idée d’attachement aux créatures de ce monde. Comme le souligne le philosophe André Comte Sponville, « la charité Agapè culmine dans l’amour du prochain » Or, précisément on n’est pas attaché au prochain ! Le prochain par définition c’est n’importe qui …

 

Si bien que la charité ?,  c’est exactement  selon l’expression  de Pascal, un amour sans attache.  Ce qui la caractérise et qui est la marque propre des évangiles, ce n’est pas l’amour que nous avons pour nos enfants ou nos amis, à qui nous sommes attachés, mais celui que nous devrions avoir pour nos ennemis mêmes ! L’amour sans attache, n’est pas seulement une notion bouddhiste ; c’est aussi une vertu chrétienne qui à nom charité, c'est-à-dire aimer sans vouloir posséder. André Comte Sponville, a raison. Pascal qui confirme par avance son propos dans un fragment que Voltaire jugeait, à tort, dans un point de vue chrétien, déraisonnable : S’il y a un Dieu, il ne faut aimer que lui et non les créatures passagères. C’est la conclusion des sages : il y a un Dieu, ne jouissons donc pas des créatures.

 

Tout ce qui nous incite à nous attacher aux créatures est mauvais puisque cela nous empêche, ou de servir Dieu si nous le connaissons ou de le chercher si nous l’ignorons. Nous sommes pleins de concupiscence, donc nous sommes pleins de mal, donc nous devons nous haïr, nous-mêmes, et tout ce qui nous excite à autre attache qu’un Dieu seul « si ce n’est nos proches et non le prochain, mais ceux que nous aimons « de façon singulière et personnelle, comme des êtres à part des autres .>>  Le Christ ne dit d’ailleurs pas autre chose, et de manière plus radicale. « Ne croyez pas que je suis venu apporter la paix sur cette terre, mais le glaive. Car je suis venu séparer et dresser l’homme contre son père, et la fille contre sa mère, et la bru contre sa belle mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Qui aime père et mère plus que moi, n’est pas digne de moi. La phrase paraît contredire le premier commandement tant les termes qu’elle emploie pourraient sembler convenir davantage au démon qu’au saint : séparation, inimitié, haine. Il n’en est rien, et la signification est assez claire : l’amour humain, simplement humain est exclusif de Dieu et comme tel haïssable. Elle parait confirmer de manière éclatante que l’amour chrétien authentique n’est ni un amour d’attachement, encore moins une passion et n’est pas si éloigné des recommandations stoïciennes ou bouddhistes.

 

Du reste comme la parole du Christ et la pensée de Pascal, toute l’œuvre de saint Augustin viendrait encore s’il en était besoin, le confirmer comme en témoigne, ce passage du « De verra religione » : nul ne peut aimer parfaitement l’état auquel nous sommes appelés sans haïr celui d’où nous sommes rappelés. Voilà pourquoi l’homme ne doit pas aimer  son semblable comme on aime ses frères selon la chair, son fils, sa femme ou ses parents alliés ou concitoyens. Cet amour là est temporel …Et il n’y a rien qui doive paraître inhumain : car il est bien plus inhumain d’aimer un homme, non en tant qu’homme, mais en tant que fils, car c’est aimer en lui non ce qui le rattache à Dieu mais ce qui le rattache à vous.

 

Bref, l’amour du prochain n’est pas non seulement l’amour des proches, mais à vrai dire tout son contraire, et la conclusion du raisonnement d’Augustin ne laisse aucun doute sur ce point. : puisque « nul ne peut servir deux maîtres » (Mathieu VI, 24) Haïssons donc les liens temporels, si l’amour de l’éternité nous presse. Ce qu’il faut aimer c’est la nature humaine parfaite  ou tendant à le devenir, indépendamment de sa condition charnelle. Si nous prenons la peine d’aller un peu plus loin et sans nous arrêter à la surface des choses  de réfléchir davantage à la condamnation exacte chrétienne de l’amour d’attachement, elle nous apparaîtra sous un jour très différend de celui qui l’éclaire dans le stoïcisme et le bouddhisme.

 

Là Pascal peut encore nous mettre sur la voie. Dans les pensées (471), il expose de façon lumineuse les raisons pour lesquelles il est indigne de laisser quelqu’un s’attacher à soi (et par conséquent absurde de se laisser aller soi-même à un amour d’attachement pour un autre). Il est injuste écrit Pascal, que l’on s’attache à moi, quoiqu’on le fasse avec plaisir et volontairement. Je tromperais ceux à qui j’en fais naître le désir, car je ne suis la fin de personne et n’ai pas de quoi les satisfaire. Ne suis-je pas prêt à mourir ? Et ainsi l’objet de leur attachement mourra. Donc, je serais coupable de faire croire à une fausseté, quoique je la persuadasse doucement et qu’on la crût avec plaisir, et qu’en cela on me fit plaisir, de même, je suis coupable de me faire aimer. Et si j’attire les gens à s’attacher à moi, je dois avertir ceux qui seraient prêts à consentir au mensonge, qu’ils ne doivent pas croire. Quelque avantage qui m’en revint ; et, de même, qu’ils ne doivent pas s’attacher à moi, car il faut qu’il passe leur vie et leurs soins à plaire à Dieu, ou à la chercher. L’argumentation de Pascal rencontre celle des sagesses anciennes. C’est bien parce que  l’objet de l’attachement est mortel et que toute complaisance envers lui est indigne. Comme l’affirme l’épitre aux Galates (VI ,8) « Qui sème dans la chair, de la chair moissonnera la corruption ; qui sème dans l’esprit, de l’esprit moissonnera la vie éternelle. «  , ou comme le dit  St Augustin qui s’attache par amour à des créatures mortelles : «  vous cherchez une vie heureuse dans la région de la mort ; vous ne l’y trouverez point . Car comment trouverait-on la vie heureuse là ou il n’y a même pas la vie « mais la réciproque se profile comme en creux dans le raisonnement lui-même, «si l’objet de mon attachement n’était pas fautif en quoi serait il fautif ou déraisonnable ? Si mon amour portait sur l’éternité en l’autre pourquoi devrait il ne pas m’attacher ? C’est là que St Augustin, avant Pascal, mais déjà dans le même sens, concède volontiers « Gardons-nous donc de servir la créature de préférence au Créateur et de nous perdre en nos imaginations.

 

Voilà la religion parfaite. En nous rattachant à l’éternel Créateur, nous recevrons nécessairement, nous aussi l’éternité. Autrement dit, dès que l’amour se porte vers Dieu, l’attachement qu’il implique redevient légitime, mais tout autant s’il se porte sur les créatures en tant qu’elles sont divines – et les misères de l’homme ont aussi pour effet sa grandeur ne redevient t-il pas licite et même souhaitable ? C’est ici tout le thème de l’amour en  Dieu qui se profile et, contrairement  à la compassion universelle des stoïciens et des bouddhistes, il n’exclut nullement la singularité de chaque individu. Pascal à raison, il est indigne de laisser d’autres êtres s’attacher à nous de manière exclusive et possessive ou de nous attacher nous-mêmes à eux sur ce mode. C’est là d’ailleurs à un moment ou à un autre, la crainte légitime des parents de tous les parents qui, souvent craignent davantage leur propre mort pour les autres que pour eux-mêmes. Ils sont de manière plus ou moins consciente, que l’attachement qui celui de leurs enfants constitue un risque majeur pour eux ; que leur arriveraient t’ils si nous disparaissions ? Cette éventualité n’et elle pas un jour ou l’autre réalité, puisque nous sommes tous mortels ? Mais une troisième forme d’amour vient réconcilier les deux premières et dépasser ainsi les sagesses anciennes dans leur refus des attachements singuliers ; l’amour « en Dieu », qui inclut les créatures en tant qu’elles peuvent par le salut, succéder ainsi à l’immortalité. 

Pour revenir à l’esprit maçonnique fraternel et libre qui existe depuis les lumières. Le Franc- Maçon travaille à son élévation spirituelle en taillant des pierres aux atomes lumineux, sur son chantier des symboles. Les pierres offrent par leurs diversités, en quelque sorte, une élévation universelle de la vérité pure sur le passé, présent et futur de toute la condition humaine, la vie de notre planète y compris avec la nature puis, les sciences, les arts et les mystères insondables de notre univers, représentés par notre symbole le pentagramme, désigné par l’étoile à cinq branches des compagnons. Notre amour du prochain, est concentré, non pas sur l’agapè, que désigne Pascal par « Charité – c'est-à-dire, amour sans attache »,mais sur la dignité, l’humanité et le respect de l’homme. Nous nous sommes battus contre l’esclavage et crimes contre l’humanité depuis toujours et, il en sera ainsi éternellement, s’il le faut dans le futur. Nos sangs, à l’intérieur de toutes les couleurs de peaux et par notre temps de présence sous les colonnes, se sont mélangés dans un esprit du bien. Nous croyons comme Spinoza, Kant et autres philosophes en une, déité, que chaque frère interprète en vertu de ses propres réflexions expérimentées par le temps, sur le chantier de ses compétences et efforts. Nous sommes une famille librement consentie. Nous nous devons fidélité, assistance et défendons nos frères par le serment biblique de la grande lumière, que vous connaissez.

 

Juin  6020 -  J’ai dit -  C. Galinier

 Mes sources -   Les philosophes – Caratini – Luc Ferry -  lucien  Jerphagnon                        

DE L'AMOUR

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SPINOZA ENCORE.... ET LA POLICE

SPINOZA ENCORE… LA POLICE

 

 

On peut lire Spinoza dans le fil de notre actualité, de la manière la plus objective possible, la plus factuelle, sans émotion. 

La dégradation de notre société aboutit au rejet de la connaissance au profit des émotions, des sentiments, des passions éphémères, elles génèrent ce que Spinoza appelle des idées inadéquates.

 

Le siècle des lumières est le socle de notre démocratie moderne, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen est un des textes fondateurs de notre démocratie républicaine, c’est aucun doute le plus important, il fait paraît-il encore référence !

 

En ces moments où se multiplient les manifestations contre la police, il me semble utile de relire l’Art 2 de cette déclaration, article que l’on peut trouver sur les sites officiels : du gouvernement, du conseil constitutionnel, de legifrance.

 

Ø Article 2 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 : 

« Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression. » 

La protection d la vie privée a été affirmée en 1948 par la déclaration universelle des droits de l’Homme des Nations Unies (art 12) 

« Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à̀ la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes. » 

Cet article s’impose à nous, il règle notre vie sociale, la vie de la cité, pour une société éprise de justice. Le droit « à la sureté » est dit imprescriptible. Il est incarné par la police,  corps républicain qui est au service du gouvernement et donc des citoyens, chargé de leur « sureté ». Que penser dès lors du slogan entendu dans les manifestations ‘contre la police et les violences dont elle serait coupable’. Slogan scandé dans les rues et repris par les médias :

 

« Tout le monde déteste la police ! »

 

Et que penser du soutien aux manifestants ‘du premier flic de France’ le ministre de l’intérieur ? Qui a dit à peu près que : 

« L’émotion mondiale (…) dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent. »

 

En clair, l’émotion, les passions priment sur la justice, sont au-dessus de la justice, selon notre ministre de l’intérieur. Une déclaration faite sous le coup de l’émotion et qui interroge sur le respect des droits de l’homme et du citoyen.

Cette soumission aux émotions qui nie la connaissance, est une dictature des passions, un refus de l’essence des choses. Une allégeance ou pour le moins une faiblesse, face à des images relayées par les médias audio-visuels, qui systématiquement déforment la réalité ; ne tenant pas compte de la généalogie des faits, ils livrent en pâture à la foule des informations parcellaires qui suscitent les émotions. Je mettrais à part la presse écrite qui travaille sur le fonds des choses.

 

Spinoza nous incite à toujours préférer la connaissance aux passions, seule la connaissance nous apporte joie et liberté. Il nous faut prendre conscience que nos passions sont difficilement maitrisables. Spinoza ne croit pas au libre arbitre. Il nous faut donc développer nos passions bonnes, celles qui nous apportent la joie, et mépriser celles qui nous rendent tristes.

 

Mais surtout rechercher la connaissance et adapter nos passions à notre raison. Je ne suis donc pas convaincu que : « tout le monde déteste la police. » et vous ?

 

Jean-François Guerry.

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LE SALUT SELON SPINOZA

LE SALUT SELON SPINOZA

 

 

C’est au terme de son Éthique dans le cinquième livre que Spinoza nous propose la synthèse de sa pensée, dans sa théorie du salut, bien différente de celles proposées par les religions. Cette théorie se rapproche de la voie initiatique maçonnique, chemin vers la Connaissance, la Lumière, la Vérité, la quête de la parole perdue.

Spinoza n’a réalisé son travail de réflexion dans son Éthique que dans un seul but tendre vers la félicité, la béatitude, dont la porte sera ouverte par le sésame de la juste Connaissance. Vincent Delègue écrit : 

 

« L’Éthique est un chemin que le lecteur doit suivre pas à pas pour pouvoir atteindre l’éternité, et toutes les démonstrations qui y sont développées n’ont pas d’autre but que de nous conduire à cet état de félicité éternelle. »

 

Comment parvenir à cette juste Connaissance, avec des ‘idées adéquates’, c’est-à-dire soumises au ciseau de la raison, avec l’aide des savoirs, c’est en sens que Spinoza séduit à la fois les athées, ceux qui ne sont pas ‘stupides’ et recherchent une élévation spirituelle, les plus convaincus d’entre eux parlent de spiritualité laïque, exonérée des dogmes religieux, mais reliée au sacré, il séduit les agnostiques qui doutent et trouvent dans cette philosophie une forme de propédeutique pour leur recherche de la Vérité, il séduit aussi les croyants pour peu qu’ils ne soient pas des intégristes dogmatiques, il touche ainsi à l’universel.

 

Spinoza considère les idées adéquates comme les plus justes, parce qu’elles sont proches de l’esprit divin, et de son reflet dans l’homme. Ses idées nous remplissent de joie, elles sont leviers pour parvenir ‘au salut’ Spinozien différent du salut des religions.

 

La promesse de l’éternité selon Spinoza est accessible par notre savoir, c’est pourquoi certains le considèrent comme un philosophe essentiellement rationaliste.

Cependant en nous rapprochant des idées divines, nous nous élevons au-dessus de notre condition humaine, nous participons de la nature dans sa totalité, nous dépassons nos limites, il n’y a plus de bornes pour nos pensées, notre imagination. Notre compréhension du divin, nous exalte, nous élève, on ne peut s’empêcher de voir une analogie avec le sublime grade de maître maçon, où l’on parle dans les rituels d’élévation, d’exaltation. Chacun y verra selon ses convictions personnelles, soit une exaltation des vertus les plus nobles, soit une élévation spirituelle, moment extatique.

 

L’éternité, le salut de Spinoza sont donc différents de la doctrine sotériologique des religions, pour lui il n’y a pas de séparation entre le corps et l’âme, l’âme ne va pas accomplir une seconde vie dans un monde à part, pourquoi ? Parce que Dieu possède deux idées de ce que nous sommes. La première est dans son esprit : elle constitue la forme parfaite de notre essence, c’est l’image que se fait Dieu de ce que nous sommes, comme elle est dans son entendement elle est donc éternelle. L’autre idée que Dieu se fait de nous est ce que nous incarnons ici et maintenant cette idée est limitée dans le temps elle disparaîtra avec nous à notre mort.

 

Le salut pour Spinoza passe non pas par la foi, ou les sentiments mais par la Connaissance. C’est grâce à cette Connaissance qu’il rejoint le divin, et qu’il est heureux. Pour Spinoza le salut a lieu dans cette vie maintenant toujours grâce à la Connaissance. L’homme peut accéder à une vie bonne sans être soumis, ni à la chute, ni à la récompense. Il n’y a donc ni enfer, ni paradis. L’homme peut atteindre à la Connaissance du divin dans cette vie. L’amour selon Spinoza est intellectuel, il n’est donc ni Eros, ni Philia mais Agapae, il n’est pas soumis aux passions, mais à la Connaissance du divin.

 

La liberté que ressent le sage pour Spinoza n’a donc rien à voir avec le libre arbitre. L’amour inconditionnel de Dieu par l’homme est possible par la conscience et l’acceptation de ses déterminations, cette acceptation est nécessaire pour qu’il puisse éprouver de la joie. L’homme l’accepte parce qu’il sait qu’il pourra augmenter son essence, qui est divine et se rapprocher de Dieu. 

On peut voir ici à la fois la connaissance de soi, de ses limites et sa possibilité de perfectionnement : ‘ j’ai encore à me perfectionner’. Plus l’homme accède à la connaissance de soi, plus il accède à la connaissance de l’autre et à l’amour de l’autre en passant du ‘je’ au ‘nous’ et plus accède à l’amour de la nature, plus il est libre et en harmonie avec le monde, « alors la joie sera dans les cœurs. »  Je laisse le mot de la fin au professeur Vincent Delègue :

 

« La joie véritable et durable procède de la connaissance, elle révèle l’éternité dont nous sommes porteurs, et constitue la fin du parcours engagé avec le philosophe qui a voulu montrer à tous le chemin de la vérité. Le but de l’Éthique est alors atteint : nous savons que Dieu agit en nous, qu’il est l’origine de notre essence, que nous pouvons connaître cette essence grâce à des idées adéquates qui nous font participer à l’éternité divine, et qu’alors nous possèderont une béatitude éternelle que rien jamais ne pourra diminuer. »

 

Jean-François Guerry. 

LE SALUT SELON SPINOZA

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Isabel de Madrid lectrice du Blog me fait parvenir un article du journal EL PAÏS.
PCC LA HERMANDAD DE LOS CRIMINALES 

Il est question de Francs-Maçons appartenant à l'organisation criminelle la plus importante d'Amérique du sud PCC, spécialiste de trafics en tout genre.

À lire et a commenter pour les hispanophones.

Jean-François Guerry.

Le lien: 
https://elpais.com/internacional/2020-06-12/pcc-la-hermandad-de-los-criminales.html

 

 

DES FRÈRES PEU RECOMMANDABLES  EL PAÏS
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RELECTURE DE SI...

RELECTURE DE SI…

 

 

Je vous propose en ce début de semaine de relire le poème d’espérance et de courage du Frère Rudyard Kipling Si… Il vient je pense bien à propos pour une sortie de confinement et j’espère de pandémie. Qu’il puisse inspirer la construction, la reconstruction d’un monde ‘tout beau, tout neuf’, plus fort, plus humain.

 

Dans cette période qui remet en cause tout ce qui semblait bien acquis fut détruit presque entièrement en quelques jours. Il reste l’essentiel, la force de l’espérance, la foi en l’homme et l’amour dans notre cœur. Ce poème est un coquelicot planté dans le béton de nos villes désertées, qui va les transformer en un champ rougi par l’amour fraternel, fragile mais bien présent. Un hymne à l’homme courageux, digne, qui ne cherche pas ailleurs, chez l’autre la cause de ses propres turpitudes, l’homme qui croit en la possibilité de son perfectionnement, qui sait maitriser ses passions. Cet homme qui apprend que sa vie ne peut pas n’être que la comptabilité de ses avoirs, mais qu’elle est la joie d’être bien avec soi-même, avec ses proches, avec les autres, avec la nature qui l’entoure.

 Il nous faut essayer de rester sur le chemin que nous avons choisi, poser lentement, un pas devant l’autre, embrasser chaque rayon de soleil, protéger chaque coquelicot.

 

Jean-François Guerry. 

Rudyard Kipling

Rudyard Kipling

… TU SERAS UN HOMME, MON FILS

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie 
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir, 
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties 
Sans un geste et sans un soupir ; 

Si tu peux être amant sans être fou d'amour, 
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre, 
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour, 
Pourtant lutter et te défendre ; 

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles 
Travesties par des gueux pour exciter des sots, 
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles 
Sans mentir toi-même d'un mot ; 

Si tu peux rester digne en étant populaire, 
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois, 
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère, 
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ; 

Si tu sais méditer, observer et connaitre, 
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur, 
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maitre, 
Penser sans n'être qu'un penseur ; 

Si tu peux être dur sans jamais être en rage, 
Si tu peux être brave et jamais imprudent, 
Si tu sais être bon, si tu sais être sage, 
Sans être moral ni pédant ; 

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite 
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front, 
Si tu peux conserver ton courage et ta tête 
Quand tous les autres les perdront, 

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire 
Seront à tout jamais tes esclaves soumis, 
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire 
Tu seras un homme, mon fils.

BIOGRAPHIES

 


Rudyard Kipling (1835-1936) est un écrivain britannique universellement connu pour son Livre de la jungle , recueil de nouvelles en deux tomes paru en 1894. Durant toute sa vie, il montrera une passion pour les contrées lointaines et pour l'Inde en particulier où il naît et passe ses premières années. Ses ouvrages pour la jeunesse ont connu dès leur parution un succès qui ne s'est jamais démenti, notamment les Histoires comme ça publiées en 1902 ou Puck, lutin de la colline publié en 1906. Ecrivain prolifique à l'imagination débridée, il est aussi l'auteur de nombreuses nouvelles, plusieurs romans parmi lesquels Kim , Capitaines courageux , des pièces et de nombreux poèmes. Admiré pour son oeuvre humaniste, Rudyard Kipling reçoit le Prix Nobel en 1907.

France Culture.

 

  

 

Rudyard Kipling (1865-1936)
       Ecrivain britannique, auteur de romans, de poèmes et de nouvelles qui ont essentiellement pour toile de fond l'Inde et la Birmanie sous la domination britannique.

 

Son oeuvre :

Le Livre de la jungle (1894)

Le Second Livre de la jungle(1895)

Kim (1901) 

Capitaines courageux (1897)

 

Kipling, fils du conservateur du musée de Lahore, naquit le 30 décembre 1865 à Bombay, en Inde. À l'âge de six ans, il fut envoyé en pension en Angleterre pour recevoir une éducation britannique. Il y vécut cinq années malheureuses, qu'il évoqua plus tard dans Stalky et Cie (1899) et dans la Lumière qui s'éteint (1891). En 1882, il retourna en Inde où, jusqu'en 1889, il se consacra à l'écriture de nouvelles pour la Civil and Military Gazette de Lahore. Il publia ensuite Chants des divers services (1886), des poèmes satiriques sur la vie dans les baraquements civils et militaires de l'Inde coloniale, et Simples Contes des collines(1887) un recueil de ses nouvelles parues dans divers magazines. C'est par six autres récits, consacrés à la vie des Anglais en Inde et publiés entre 1888 et 1889, que Kipling se fit connaître : ces textes révélèrent sa profonde identification au peuple indien et l'admiration qu'il lui vouait. Kipling fit après cette période de longs voyages en Asie et aux États-Unis, où il épousa Caroline Balestier, en 1892, et où il écrivit le Livre de la jungle (1894). Il vécut pendant une courte période dans le Vermont, puis, en 1903, s'installa définitivement en Angleterre. De ses nombreuses œuvres, beaucoup devinrent très populaires. Il fut le premier écrivain anglais à recevoir le prix Nobel de littérature (1907). Il mourut le 18 janvier 1936, à Londres.

Kipling est considéré comme l'un des plus grands romanciers et nouvellistes anglais. Ses poèmes, moins connus, se distinguent surtout par sa maîtrise des vers rimés et l'usage de l'argot du simple soldat britannique. Ses œuvres reprennent trois thèmes principaux : le patriotisme fervent, le devoir des Anglais vis-à-vis de leur pays et la destinée impérialiste de l'Angleterre. Son impérialisme forcené fut par la suite nuisible à sa réputation d'écrivain!; en fait, son colonialisme idéaliste était bien loin de la réalité de la colonisation telle que la menaient les Anglais, et il en avait tout à fait conscience.

Parmi les plus célèbres œuvres de fiction de Kipling, il faut retenir Multiples Inventions (1893), mais surtout le Livre de la jungle (1894) et le Second Livre de la jungle (1895) : ces recueils de contes animaliers et anthropomorphiques, considérés comme ses plus grandes œuvres, mettent en scène le personnage de Mowgli, «!petit d'homme!» qui grandit dans la jungle mais choisit finalement de rejoindre le monde des humains. Ces livres furent suivis des Histoires comme ça pour les enfants (1902) et de Puck, lutin de la colline (1906), suivis du Retour de Puck (1910), qui évoquent avec nostalgie les paradis enfantins.

En marge de cette littérature pour enfants, il écrivit encore des romans et des récits comme Capitaines courageux (1897), un récit maritime, et Kim (1901), un magnifique conte picaresque sur la vie en Inde, considéré comme l'un de ses meilleurs romans. Parmi ses recueils poétiques, il faut citer Chansons de la chambrée (1892), qui comporte des poèmes devenus populaires comme «!Mandalay!», Cinq Nations (1903), mais c'est surtout le poème «!If!», où il expose son éthique, faite de respect de soi et des autres, d'attachement à ses convictions et de tolérance, qui reste le plus frappant. Quelque chose de moi-même, récit inachevé de son enfance malheureuse, fut publié de manière posthume en 1937.

DAMIENBE

 

Rudyard Kipling (Bombay, Inde britannique, le 30 décembre 1865 – Londres, le 18 janvier 1936) est un écrivain britannique.

Ses ouvrages pour la jeunesse ont connu dès leur parution un succès qui ne s’est jamais démenti, notamment « Le Livre de la jungle » (1894), « Le Second Livre de la jungle » (1895), « Histoires comme ça » (1902), « Puck, lutin de la colline » (1906) ; il est également l’auteur du roman « Kim » (1901), de poèmes, (« Mandalay » (1890), « Gunga Din » (1890), et « Tu seras un homme, mon fils » (1910) sont parmi les plus célèbres) et de nouvelles, dont « L’Homme qui voulait être Roi » (1888) et le recueil « Simples contes des collines » (1888). Il a été considéré comme un « innovateur dans l’art de la nouvelle », un précurseur de la science-fiction et l’un des plus grands auteurs de la littérature de jeunesse ; son œuvre manifeste un talent pour la narration qui s’est exprimé dans des formes variées.

De la fin du XIXe siècle au milieu du XXe siècle, Kipling est resté l’un des auteurs les plus populaires de la langue anglaise. L’écrivain Henry James écrit à son sujet : « Kipling me touche personnellement, comme l’homme de génie le plus complet que j’aie jamais connu ». En 1907, il est le premier auteur de langue anglaise à recevoir le prix Nobel de littérature, et le plus jeune à l’avoir reçu. Par la suite, il a refusé d’être anobli.
Cependant, Kipling a été souvent considéré comme un « prophète de l’impérialisme britannique », selon l’expression de George Orwell. La controverse au sujet des préjugés et du militarisme qui seraient présents dans son œuvre a traversé tout le XXe siècle. Selon le critique littéraire Douglas Kerr : « Il reste un auteur qui inspire des réactions de rejet passionnées, et sa place dans l’histoire littéraire et culturelle est loin d’être solidement établie. Cependant, à l’heure où les empires européens sont en repli, il est reconnu comme un interprète incomparable, sinon controversé, de la manière dont l’empire était vécu. Cela, ajouté à son extraordinaire génie narratif, lui donne une force qu’on ne peut que reconnaître. »

UN JOUR UN POÈME ET WIKIPEDIA

 

La vie Maçonnique 
du Frère Rudyard Kipling

PAR LA LOGE RUDYARD -KIPLING EXTRAITS :

 



 

Il n'est pas facile de reprendre la parole après un texte aussi profond. (LECTURE DE SI….)

Il faut dire aussi que ce texte a été fantastiquement traduit (presque réinterprété) par un André Maurois inspiré. (Je vous invite à relire la version originale pour voir a quel point le texte a été retravaillé par Maurois ainsi que la traduction plus proche de l'original mais sans doute moins inspirée de Jules Castier -voir ci-dessous-) 

Il n'y a pas vraiment d'allusion maçonnique directe dans ce poème mais on peut se demander s'il ne s'agit pas là en fait de l'un des textes les plus maçonniques de Kipling... 

Je dois vous dire que j'aime particulièrement ce poème. J'ai été élevé avec lui. Il est resté des années affiché dans ma chambre. J'ai eu l'occasion d'y retrouver des forces si souvent... 

Ce texte m'a d'abord appris que l'on ne nait pas homme, mais qu'on le devient. A force de travail et d'amour.
N'est-ce pas là ce que tente de nous apprendre la maçonnerie ? 

En fait, Kipling m'a accompagné toute ma vie.
J'ai passé mon enfance avec Kim, Capitaine courageux et Le Livre de la Jungle si bien dans sa version livre qu'avec le dessin animé de notre Frère Walt Disney.
J'ai été installé Vénérable Maître pour la première fois (il y a environ 25 ans) dans une Loge baptisée « Faith and Works » du nom de celle de Kipling dans « Dans l'interêt des Frères »
Et me voici aujourd'hui Vénérable de cette Loge Rudyard Kipling en train de vous parler... de Rudyard Kipling 

Kipling a influencé la vie de tellement d'hommes... 

C'est un géant de l'écriture. Précurseur sur sa façon d’écrire des nouvelles 

Somerset Maugham dit de lui plus grand raconteur d'histoires (story teller) qui ait jamais existé.
 L'écrivain Henry James écrit à son sujet : « Kipling me touche personnellement, comme l'homme de génie le plus complet que j'aie jamais connu ».
Bien sûr, comme tous les grands hommes, il aura ses nains détracteurs.
George Orwel l'a qualifié de «prophète de l'impérialisme britannique» et cette idée sera beaucoup reprise.
(Orwell, issu d'une famille esclavagiste qui doit sa prospérité à l'empire Britanique ! Orwell, qui jouera le révolutionnaire pendant quelques années, avant de livrer en 1949 une liste de noms de journalistes et d'intellectuels « cryptocommunistes », « compagnons de routes » ou « sympathisants » de l'Union soviétique à l'Information Research Department . (La réalité de cette collaboration est prouvée par un document déclassifié par le Public Record Office.)
C'est ne rien connaître de Kipling que lui faire un tel procès. 
Kipling est un homme libre, d'une indépendance farouche. 
Il acceptera le prix Nobel, mais refusera d'être anobli par la reine.
"On ne paie jamais trop cher le privilège d'être son propre maître." Cette devise, Kipling ne se contentera pas de l'écrire, il l'appliquera durant toute sa vie.

 

SUITE SUR LE SITE :  http://www.rudyard-kipling.fr/Travaux-la-vie-maconnique-du-Frere-Rudyard-Kipling.html

 

 

 

 

   
RELECTURE DE SI...

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