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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jean-François Guerry
EN MODE ESTIVAL - IV - UTOPIES, UTOPIE

EN MODE ESTIVAL – IV-

 

Utopie -Utopies…

 

 

Il paraît qu’utopie est folie, elle est aussi parfois vérité de demain. Les francs-maçons se nourrissent d’utopies, la plus grande d’entre elle est sans aucun doute qu’un jour tous les hommes soient frères.

                                                                       Jean-François Guerry.

 

« Vouloir améliorer l’humanité, c’est-à-dire l’ensemble des hommes, sans améliorer la qualité de l’ Homme, est une utopie : le monde ne deviendra meilleur qui si chacun des hommes est meilleur. »

                                                        Georges Roux.

 

« Les fils d’Adam sont les membres l’un de l’autre, car ils furent créés d’une même substance ; si le sort fait souffrir un des membres, les autres ne peuvent rester en équilibre.

Toi qui es sans souci du chagrin d’autrui, tu ne mérites pas qu’on t’appelle être humain. »

                                                         Muslah-al-Dīn Saadi.

L'effet papillon

Si le battement d'aile d'un papillon quelque part au Cambodge
Déclenche sur un autre continent le plus violent des orages
Le choix de quelques uns dans un bureau occidental
Bouleverse des millions de destins surtout si le bureau est ovale
Il n'y a que l'ours blanc qui s'étonne que sa banquise fonde
Ça ne surprend plus personne de notre côté du monde
Quand le financier s'enrhume ce sont les ouvriers qui toussent
C'est très loin la couche d'ozone mais c'est d'ici qu'on la perce
C'est l'effet papillon petites causes, grandes conséquences
Pourtant jolie comme expression, petites choses dégâts immenses
On l'appelle retour de flamme ou théorie des dominos
Un murmure devient vacarme comme dit le proverbe à propos
Si au soleil tu t'endors, de biafine tu t'enduiras
Si tu mets une claque au videur, courir très vite tu devras
Si on se gave au resto c'est un fait nous grossirons
Mais ça c'est l'effet cachalot, revenons à nos moutons (à nos papillons)
Allons faire un après midi aventure extra conjugal
Puis le coup de boule de son mari alors si ton nez te fait mal
C'est l'effet papillon c'est normal fallait pas te faire chopper
Si par contre t'as mal au front ça veut dire que c'est toi le mari trompé
Avec les baleines on fabrique du rouge à lèvres, des crèmes pour fille
Quand on achète ces cosmétiques c'est au harpon qu'on se maquille
Si tu fais la tournée des bars demain tu sais que t'auras du mal
Pour récupérer à 8h ton permis au tribunal
C'est l'effet papillon petites causes, grandes conséquences
Pourtant jolie comme expression, petites choses dégâts immenses
Le papillon s'envole
Le papillon s'envole
Tout bat de l'aile
Le papillon s'envole
Le papillon s'envole
Tout bat de l'aile

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Publié le par Jean-François Guerry
sri Aurobindo

sri Aurobindo

EN MODE ESTIVAL. III.

 

Philosophie, Franc-Maçonnerie, l’art de vivre.

 

On ne peut rien sur les choses qui ne dépendent pas de nous, elles sont ce qu’elles sont. Mais nous pouvons changer nos jugements, convertir notre regard sur les choses qui dépendent de nous, c’est presque réussir à changer les choses.

 

                                                  Jean-François Guerry.

 

« La réelle valeur qu’à pour l’homme la philosophie, c’est de l’éclairer sur la nature de son être, sur les principes de sa psychologie, sur ses rapports avec le monde et avec Dieu, sur les lignes fixes ou les vastes possibilités de sa destinée.

 

                                                  Sri Aurobindo.

La Mère

La Mère

Le 7 octobre 1964

les choses, non du point de vue ordinaire mais du point de vue supérieur, ont pris nettement un tournant vers le mieux. mais les conséquences matérielles sont encore là — toutes les difficultés sont comme aggravées. seulement, le pouvoir de la conscience est plus grand — plus clair, plus précis ; et aussi l’action sur ceux qui sont de bonne volonté : ils font des progrès assez considérables. mais les difficultés matérielles sont comme aggravées, c’est-à-dire que c’est... pour voir si nous tenons le coup !

c’est comme cela.

il n’y a pas longtemps (c’est depuis hier), quelque chose s’est clarifié dans l’atmosphère. mais le chemin est encore long — long, long. Ça, je le sens très long. il faut durer. Durer, c’est surtout cela l’impression — il faut avoir de l’endurance. ce sont les deux choses absolument indispensables: l’endurance, et garder une foi que rien ne peut ébranler, même une négation apparemment complète, même si l’on souffre, même si l’on est misérable (je veux dire dans le corps), même si l’on est fatigué — durer. s’accrocher et durer — avoir de l’endurance. Voilà.

mais d’après ce que l’on me raconte, je veux dire ceux qui écoutent la radio, qui lisent les journaux (toutes choses que je ne fais point), le monde tout entier est en train de subir une action... qui, pour le moment, est bouleversante. il semble que le nombre de « fous apparents » augmente considérablement. comme en Amérique, par exemple, toute la jeunesse semble être prise par une sorte de vertige curieux, qui serait inquiétant pour les gens raisonnables, mais qui est certainement l’indication qu’une force inaccoutumée est à l’œuvre. c’est la rupture de toutes les habitudes et de toutes les règles — c’est bon. Pour le moment, c’est un peu « étrange », mais c’est nécessaire.

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Notes sur le Chemin

La vraie attitude, actuellement, n’est-elle pas d’essayer d’être aussi transparent que possible ?

transparent, réceptif à la force nouvelle.

Je me pose la question, parce que l’on a l’impression que cette transparence, c’est transparent, mais c’est un peu rien — un « rien » qui est plein, mais c’est quand même rien, on ne sait pas. On ne sait pas si c’est une espèce de tamassupérieur, ou...

surtout être confiant. la grosse difficulté dans la matière, c’est que la conscience matérielle (c’est-à-dire le mental dans la matière) s’est formée sous la pression des difficultés — des difficultés, des obstacles, des souffrances, des luttes. elle a été pour ainsi dire « élaborée » par ces choses, et cela lui a donné une empreinte, presque de pessimisme et de défaitisme, qui est certainement le plus grand obstacle.

c’est cela dont je suis consciente dans mon propre travail. la conscience la plus matérielle, le mental le plus matériel est habitué à agir, à faire effort, à avancer à coups de fouet; autrement, c’est le tamas. et alors, dans la mesure où il imagine, il imagine toujours la difficulté — toujours l’obstacle ou toujours l’opposition, et cela ralentit le mouvement terriblement. il lui faut des expériences très concrètes, très tangibles et très répétées, pour le convaincre que derrière toutes ses difficultés, il y a une Grâce, que derrière tous ses insuccès, il y a la Victoire, que derrière toutes ses douleurs, ses souffrances, ses contradictions, il y a l’Ânanda. De tous les efforts, c’est celui qu’il faut répéter le plus souvent : on est tout le temps obligé d’arrêter ou d’écarter, de convertir un pessimisme, un doute ou une imagination tout à fait défaitiste.

                                                     LA MÈRE 1964.

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Publié le par Jean-François Guerry
EN MODE ESTIVAL II.

EN MODE ESTIVAL. II.

 

 

Dans le silence….

Savoir écouter son cœur, c’est la voie vers la sagesse.

 

« Il nous faut écouter

  L’oiseau au fond des bois

Le murmure de l’été

Le sang qui monte en soi… »

 

                            Jacques Brel.

 

En silence….

Apprendre, savoir éclairer son espace intérieur, sa vraie demeure, y faire battre son cœur, se dépouiller de ses écorces inutiles, être soi-même simplement, s’offrir aux autres sans voile ni artifice. Faire voir son cœur.

        

                                                              Jean-François Guerry.

La Chanson de Jacky

Même si un jour à Knokke-le-Zoute
Je deviens comme je le redoute
Chanteur pour femmes finissantes
Même si je leur chante "mi corazón"
Avec la voix bandonéante
D'un Argentin de Carcassonne
Même si on m'appelle Antonio
Que je brûle mes derniers feux
En échange de quelques cadeaux
Madame, madame je fais ce que je peux
Même si je me saoule à l'hydromel
Pour mieux parler de virilité
À des mémères décorées
Comme des arbres de Noël
Je sais que dans ma saoulographie
Chaque nuit pour des éléphants roses
Je rechanterai ma chanson morose
Celle du temps où je m'appelais Jacky
Être une heure, une heure seulement
Être une heure, une heure quelquefois
Être une heure, rien qu'une heure durant
Beau, beau, beau et con à la fois
Même si un jour à Macao
Je deviens gouverneur de tripot
Cerclé de femmes languissantes
Même si lassé d'être chanteur
J'y sois devenu maître-chanteur
Et que ce soit les autres qui chantent
Même si on m'appelle le beau Serge
Que je vende des bateaux d'opium
Du whisky de Clermont-Ferrand
De vrais pédés, de fausses vierges
Que j'aie une banque à chaque doigt
Et un doigt dans chaque pays
Et que chaque pays soit à moi
Je sais quand même que chaque nuit
Tout seul au fond de ma fumerie
Pour un public de vieux Chinois
Je rechanterai ma chanson à moi
Celle du temps où je m'appelais Jacky
Être une heure, une heure seulement
Être une heure, une heure quelquefois
Être une heure, rien qu'une heure durant
Beau, beau, beau et con à la fois
Même si un jour au Paradis
Je devienne comme j'en serais surpris
Chanteur pour femmes à ailes blanches
Même si je leur chante Alléluia
En regrettant le temps d'en bas
Où c'est pas tous les jours dimanche
Même si on m'appelle Dieu le Père
Celui qui est dans l'annuaire
Entre Dieulefit et Dieu vous garde
Même si je me laisse pousser la barbe
Même si toujours trop bonne pomme
Je me crève le cœur et le pur esprit
À vouloir consoler les hommes
Je sais quand même que chaque nuit
J'entendrai dans mon Paradis
Les anges, les saints et Lucifer
Me chanter ma chanson de naguère
Celle du temps où je m'appelais Jacky
Être une heure, une heure seulement
Être une heure, une heure quelquefois
Être une heure, rien qu'une heure durant
Beau, beau, beau et con à la fois

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Publié le par Jean-François Guerry
EN MODE ESTIVAL

EN MODE ESTIVAL

 

L’été est propice au vagabondage de l’esprit, le corps et l’esprit respirent lentement comme pour retenir le temps, le soleil prolonge les jours, les nuits s’illuminent aux feux des étoiles. L’on retrouve les fragments de poèmes anciens déposés, presque oubliés au fond de notre mémoire.

Notre quotidien est transfiguré comme l’écrivait Goethe, l’on se prend à espérer de tout…espérer, c’est vivre, c’est revivre…

« Le quotidien transfiguré nous donne des ailes pour nous élever de degré en degré jusqu’aux plus hauts sommets. Et qui pourrait empêcher le poète d’enfourcher le cheval de Mahomet et de s’élancer à travers l’immensité des cieux. » (Goethe : Extrait du Divan occidental -oriental )

 

Note : Dans le Divan occidental-oriental Goethe s’inspire des lumières de l’Orient et plus particulièrement de la Tradition Soufi l’ésotérisme de l’Islam, s’affirmant comme un homme des Lumières et Déiste. Les Maçons ne pourront s’empêcher de penser à la rencontre des Chevaliers d’Orient et d’Occident.

 

Jean-François Guerry.

EN MODE ESTIVAL
DEMANDE D'AIDE

Egidio un lecteur  du Blog a entrepris un travail de recensement des Mythes Initiatiques dans les bassins miniers du Nord de la France et de la Transmission de la Tradition. Selon lui la région de Lens serait un bon exemple.

Il cherche également toutes informations sur les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle.

Si vous avez des informations et voulez lui apporter votre aide. Merci d'écrire au Blog je lui transmettrais vos informations et vos réflexions.

Merci d'avance 

Adresse : courrierlafmaucoeur@gmail.com

 

EN MODE ESTIVAL

ABONNEZ-VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE NEWSLETTER. (Gratuit)

 

 

Pour les Abonnés : Il est possible de recevoir gratuitement les textes des articles au format Word en écrivant à l’adresse suivante :

 

courrierlafmaucoeur@gmail.com

 

 

Info : le blog respecte la loi RGPD

 

www.lafrancmaconnerieaucoeur.com

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Publié le par Jean-François Guerry
INFORMATIONS

Bonjour une information de Bernard Rio bonne lecture à tous.

Jean-François Guerry.

En kiosque depuis quelques jours , le numéro Hors série du Figaro, "Bretagne éternelle" avec une de mes contributions.


L'été se prêtant à la lecture, je vous invite aussi à lire, si ce n'est déjà fait, mes trois dernières parutions : 

"Un dieu sauvage", un roman publié en octobre 2020 aux éditions Coop Breizh et plus que jamais d'actualité,

"La lumière des siècles", un beau livre pour revisiter les sanctuaires de Bretagne , paru en décembre 2020 aux éditions Coop Breizh, 

et "Marcher" paru en mars 2021 aux éditions Museo, pour prendre l'air et courir le monde hors des sentiers  battus.
 

Bon et bel été à tous
 
Bernard Rio 
 


Les entretiens d'été

Jeudi 15 juillet




LAÏCITÉ


Solution ou problème ?


 
 
 
          Le concept de laïcité est une notion qui semble exclusivement française, ou à tout le moins, assez limitée dans son aire géographique à une petite partie de l’Europe. Ce concept n’a pas cours dans nombre d’États Européens où existe une religion d’état ; il est mal compris du monde anglo-saxon où sa signification se heurte à la traduction : le terme employé est alors celui de “secularism“, qui ne recouvre pas les mêmes significations.
            Dans le monde “Islamique“ ce terme est également mal compris, la religion musulmane se voulant régir simultanément le domaine religieux spirituel et la vie temporelle du croyant.
            Et pourtant cette notion de laïcité vient du plus profond de la Tradition Occidentale, lorsqu’à Athènes, il y a deux mille cinq cent ans, les philosophes et les savants séparèrent le domaine de la religion de celui de la science et de la philosophie.
            La Renaissance puis les Lumières poursuivirent ce mouvement qui se concrétisera définitivement en France à la fin du XIXème siècle
GHALEB BENCHEIKH

GHALEB BENCHEIKH


Théologien, Islamologue, Ghaleb Bencheikh est également Docteur ès Sciences Physiques de la Faculté de Paris.
Connaisseur de la Tradition Soufie, il est connu pour son implication dans le dialogue interreligieux.
 Président de la branche Française de la Conférence mondiale des religions pour la paix, il a animé de 2000 à 2019 l’émission “Islam“ sur France 2, puis Questions d’Islam sur France Culture.
Il vient d’être réélu Président de la Fondation pour un Islam de France.
           
Parmi ses ouvrages :
- La Laïcité au regard du Coran      2005       Presses de la Renaissance          
- Lettre ouverte aux Islamistes        2008 
- Petit manuel pour un Islam à la mesure de l’Homme   2018    J-C Lattès

 
 
Modérateurs :
 
    Alain-Noël Dubart                                   Évelyne Grimal-Richard
          Chirurgien                                              Chef d’établissement
 
   Grande Loge de France                            Grande Loge Féminine de France







Inscription obligatoire sur le site :
Vous trouverez en cliquant ici le programme détaillé et l'ensemble des conférenciers
 

 
Le jeudi 22 juillet à 19 h 30 nous accueillerons :
 
François ICHER sur le thème : une Éthique du travail, le Compagnonnage

 
Salutations très fraternelles,
Alain Boccard
Président



PS: Les 4 premiers ouvrages coédités par les Éditions Ubik et l'Académie Maçonnique Provence sont toujours disponibles en cliquant ICI:

NOUVEAU Louis Trébuchet, Le désir des collines éternelles

Marc Halévy, Kabbale et Franc Maçonnerie.
Michel Fromaget, Corps, Âme, Esprit: Liberté, Vérité, Beauté
Solange Sudarskis, Il était une fois un mythe, Hiram

 
Vous chercher toutes les Infos, les actualités maçonniques au quotidien deux Blogs répondent à vos questions :
INFORMATIONS
https://www.gadlu.info
INFORMATIONS
https://www.hiram.be
INFORMATIONS

Texte de Alphonse Constant, cette Marseille du peuple a été reprise dans le dernier numéro de la revue "L'Initiation Traditionnelle"

La Marseillaise du peuple

- 1848 -

Auteur: A. Constant

 

Soldats de la France en alarmes, 
Peuple qu’on a trahi deux fois, 
Ne posons pas encor les armes, 
Nous n’avons chassé que les rois. (bis) 
Si l’exploiteur de nos misères 
Rêve encor de nous asservir, 
Marchons, pour vaincre ou pour mourir, 
Au refrain sacré de nos pères : 

Refrain

Aux armes, citoyens, Formez vos bataillons ! 
Marchons, marchons, qu’un sang impur abreuve nos sillons. 

Que la force enfin nous délivre 
Des maux qu’ils nous ont fait souffrir, 
Si nos bras ne nous font pas vivre, 
Nous sautons combattre et mourir. (bis) 
Vaut-il mieux périr à la chaîne, 
Forçat d’un travail accablant, 
Pour remplir le ventre insolent 
De ces mangeurs de chair humaine ?

(refrain)

Malheur à ceux qui nous trahissent ! 
Silence aux lâches endormeurs ! 
Silence aux voix qui s’amollissent 
Dans l’effroi des vastes clameurs. (bis) 
Guerre aux Judas liberticides, 
A bas les phraseurs éhontés ! 
A bas les voleurs patentés, 
Vils exploiteurs de fratricides !

(refrain)

Quoi ! sur les cendres de nos pères 
Dansaient leurs bourreaux triomphants ! 
Ils buvaient les pleurs de nos mères ; 
Ils avaient flétri nos enfants. (bis) 
Ils ont souillé les funérailles 
Des martyrs égorgés pour eux ; 
Ils ont lavé leurs pieds fangeux 
Avec le sang de nos entrailles.

(refrain)

Justice, enfin, pour tant de crimes, 
A la voix du sang et des pleurs ! 
Exhumons toutes les victimes, 
Dévoilons toutes les douleurs ! (bis) 
Portons sur les places publiques 
Nos vieillards, sans lit et sans pain. 
Et de nos enfants morts de faim 
Les cadavres au bout des piques !

(refrain)

Oui, la nature est notre mère : 
Nous réclamons ses droits pour tous. 
Nous voulons poser sur la terre 
Nos pieds, et non pas nos genoux, (bis) 
La justice et non la vengeance… 
Le travail et la liberté ! 
La mort ou la fraternité ! 
Le néant, ou la délivrance !

(refrain)

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Publié le par Jean-François Guerry
CONSENTIR À ALLER AU-DELÀ

CONSENTIR À ALLER AU-DELÀ DE SOI MÊME.

 

 

Pour se connaître, se reconnaître, connaître les hommes, la nature. Reprendre contact avec l’essence, le réel en régénérant sans cesse sa flamme intérieure, en se mettant en mouvement, en s’initiant à une manière de vivre où l’esprit prend sans cesse de la hauteur sur la matière. Sortir de la peur des choses qui ne dépendent pas de nous, ne plus craindre les choses, redresser toujours son jugement autant que cela est possible. C’est là le devoir de l’homme et du Maçon.

 

S’éprouver, s’émerveiller de la beauté de la nature, contempler l’infini, être dans ce que l’on nomme le sentiment océanique, cosmique. Sans succomber à la peur et l’angoisse des espaces infinis.

spirale vers l'infini

S’indigner toujours devant l’injustice, ne jamais de résigner et faire que l’humanité cesse d’être déchirée, broyée, séparée par les ambitions du pouvoir et de la richesse ou le fanatisme aveugle nourrit pas l’ignorance.

 

Voir que la vie est action. Faust à traduit la première phrase de l’évangile de Jean, « Au commencement était la parole, le discours… » par : « Au commencement était l’action ».L’essentiel c’est l’agir, s’initier c’est commencer et agir. C’est ce dont parle Goethe dans « Les Années de Voyage de Wilhlem Meister ». Itinéraire philosophique et initiatique : « Penser et agir, agir et penser, c’est la somme de toute sagesse (…) l’un et l’autre doivent éternellement alterner leur effet dans la vie. Comme l’aspiration et l’expiration. Il faut soumettre l’action à l’épreuve de la pensée et la pensée à l’épreuve de l’action ».

C’est cette communion de la pensée et de l’action qui permet à l’homme de se surpasser, d’aller au plus profond de son être intérieur, c’est à dire au-delà de lui-même, car rien ne limite sa pensée.

 

Jean-François Guerry.

Le signe de l'infini

Le signe de l'infini

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Publié le par Jean-François Guerry
PARUTION : L'INITIATION TRADITIONNELLE

Sommaire du numéro 2 de 2021

  • Éditorial, par Bruno Le Chaux
  • Le purgatoire dans la Divine comédie - Un repentir qui se réalise dans le temps, par Didier Lafargue
  • Le Volume de la Loi Sacrée - Les récits mythologiques de l’Hindouisme - Le Mahabharata et le Ramayana, par Gérard Foy
  • Dossier Spécial Éliphas Lévi)
  • - Bibliographie d’Éliphas Lévi
  • - Lettre d’Éliphas Lévi à Hoëné Wronski
  • - Testament d’Éliphas Lévi
  • - Mystères et réalités de la Kabbale
  • - Les figures du Juif Abraham rétablies d’après Flamel
  • - Caligula et l’Anti-Caligula
  • - Le règne du peuple
  • - La Marseillaise du peuple
  • - Dossier Iconographique
  • Le Voile du Temple déchiré, chapitre VII, par Éliphas Lévi (traduction par Fabien Laisnez, Appelicon)
  • Le Voile du Temple déchiré, chapitre VIII, par Éliphas Lévi (traduction par Fabien Laisnez, Appelicon)
  • Les livres et les revues

Extrait de l’Éditorial

C’est avec joie que nous retrouvons Dante dans ce numéro 2 de 100 pages. En effet, Didier Lafargue nous propose un regard tr s pertinent sur le purgatoire tel qu'il est décrit par le Florentin dans sa Divine Comédie en insistant sur la notion de repentir qui se d roule dans le temps.

Puis Gérard Foy nous invite à envisager comme Volume de la Loi Sacrée (ouvrage utilisé dans le Régime Écossais Ancien et Accepté ), non pas nécessairement la Bible, comme c’est l’habitude, mais le Mahabharata et le Ramayana qui sont des récits mythologiques de l’Hindouisme. C'est au travers de ces deux récits que nous d couvrons une partie de ce qu'est l'Hindouisme.

Revue en lecture gratuite en cliquant sur le texte en violet ci-dessous
Créée en octobre 1888 par Papus (Dr Gérard Encausse), elle a cessé de paraître en 1914 pour réapparaître en 1953 grâce à son fils le Dr Philippe Encausse. Sa ...

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Publié le par Jean-François Guerry
LES AILES DE L'ESPÉRANCE

LES AILES DE L’ESPÉRANCE.

 

 

Pour élever son âme, pour aider ses sœurs ses frères, les hommes en général, il faut déployer les ailes de l’Espérance. Quand il ne reste rien, quand tout est détruit, il reste l’Espérance.

Ce n’est pas par hasard que les médecins ont choisit le Caducée comme emblème symbolique : tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Le Caducée porte haut les ailes de l’Espérance, il peut aussi porter ces ailes en bas, comme un regard tourné vers la terre des hommes.

 

L’Espérance est le vol de la pensée vers les hautes sphères au-delà des nuages passagers de la vie. L’archéologue danois Jörgen Zoega qualifiait l’Espérance d’indomptable audace de l’esprit : « À la nécessité tout est soumis, sauf l’indomptable audace de l’esprit humain, que nous appelons, sous un autre nom l’Espérance ».

Au-delà même de la vie du corps, quand une Sœur ou un Frère subit l’épreuve de l’ultime initiation en rejoignant l’Orient Éternel, nous célébrons son absence momentanée dans la chaîne d’union fraternelle par une batterie de deuil immédiatement couverte par une batterie d’Espérance en confiance et en sérénité. Quand tout semble perdu, il reste encore la lumière éternelle de l’Espérance.

C’est l’Espérance folle du poète, cette Espérance sans pesanteur, sans crainte, sans peur, vertu cardinale du chevalier de l’esprit. En chevauchant l’Espérance l’homme fait vivre son esprit, il l’éternise. Rien ne peut enfermer l’Espérance elle élève et libère l’homme.

 

Revenons au caducée, et plus particulièrement à celui de Macrobe. On observe les deux serpents mâle et femelle qui face à face se donnent le baiser d’amour. Ce sont Daimôn et Tyché, le soleil et la lune, leur baiser est Eros. La partie supérieure de leur corps forme un cercle, leurs corps sont étroitement noués par le nœud d’Hercule difficile à défaire, c’est l’Anaké. Les parties inférieures de leurs corps forment un deuxième cercle et réunissent par une poignée d’où partent les ailes de l’Espérance. Paradoxe apparent que ces ailes tournées vers le bas, vers la terre. Cela nous rappelle que ce qui est en bas est semblable à ce qui est en haut. Ces ailes sont celles d’Hermès ou de Mercure.

Dans cette représentation on discerne l’opposition entre la nécessité (Ananké) et l’amour (Eros) heureusement il y a l’Espérance (Elpis) qui transcende la nécessité, délivre des limites et permet le vol infini de l’Esprit.

C’est l’Espérance du poète, son imagination, qui ne rencontre aucun obstacle.

 

Dans l’autre représentation plus commune du caducée, les ailes de l’Espérance sont au sommet de la tige, de la verticalité. Elles permettent l’envol vers les sommets en prenant appui sur la spirale initiatique formée par les corps des deux serpents unis. Ainsi l’Espérance permet l’accès aux hautes sphères de la connaissance et de la spiritualité et aussi à l’amour des hommes.

L’Espérance contient le germe du libre arbitre, le désir de la persévérance dans le bien, il n’est pas nécessaire de réussir pour persévérer…L’Espérance impulse l’esprit de l’homme, dans l’Antigone de Sophocle l’on peut lire : « Il est bien des merveilles en ce monde, mais il n’en n’est pas de plus grande que l’homme ». Que peut retenir l’homme moderne, celui qui revendique l’Esprit des Lumières, de ce message d’Espérance ?

Simplement le Sapere Aude (Ose savoir, ose penser par toi-même), garde en toi l’audace de l’Espérance, le Savoir, Comprendre et agir du Maçon, triple message d’Espérance.

 

Plus loin de nous VIII siècle AV -JC le poète Grec dans sa théogonie et surtout son histoire de Prométhée et Pandore qui sont des messages de Persévérance et d’Espérance, nous encourage en confiance. Quand Pandora amène à l’humanité sa jarre (boîte) remplie de maux et quelle en soulève le couvercle, les maux viennent nous attaquer. Zeus voulant remettre de l’ordre dans ce chaos (Ordo Ab Chao), ordonne à Pandora  au moment opportun de refermer le couvercle de la jarre, dans laquelle il reste l’essentiel l’Espérance, les ailes de l’Espérance, c’est pourquoi espérons il nous faut espérer en confiance au milieu de tous les maux et de toutes les tempêtes.

 

Bon dimanche à tous.

 

Jean-François Guerry.   

LES AILES DE L'ESPÉRANCELES AILES DE L'ESPÉRANCE

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Publié le par Jean-François Guerry, Anonyme, Jean-Pierre Rousseau, Jacques Viallebesset
CONVERSION, ÉLEVATION, RETOUR

Au mot conversion, on ajoute les mots autrement et autre et l’on prolonge encore par le mot regard. Un autre regard sur soi-même, sur les autres, sur le monde, un regard vers le haut qui provoque la métamorphose de notre être intérieur. Quand je pense à notre cosmonaute Alain Pesquet, il doit être émerveillé à la fois par la splendeur infinie du cosmos, mais aussi par la beauté de notre planète bleue. Le regard vers le haut permet de passer du visible à l’invisible, mais il annonce aussi le regard vers le bas, la découverte, la redécouverte de la beauté dans l’autre.

 

Le regard intérieur, est la voie vers le haut, le plus haut que soi, vanité ou espérance de vivre mieux, plus authentiquement, vivre réellement. S’intégrer au cosmos y trouver sa juste place, rechercher l’élévation spirituelle en conservant humblement la conscience de son humanité. Remplir l’âme, élever l’âme. « Deux choses remplissent l’âme d’une admiration et d’une élévation toujours nouvelles : le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi. » (E. Kant Conclusion de la Critique de la Raison pratique). Atteindre une conscience cosmique et une conscience morale, savoir regarder en haut, comprendre la beauté de l’Un, la contempler et redescendre rempli d’amour pour les hommes ses frères.

 

Le regard vers les hautes sphères de la spiritualité nous inspire, c’est le passage de notre horizontalité vers notre verticalité, mais aussi nous demandent de redescendre vers la terre des hommes pour transmettre la loi d’amour dans la joie, puisque ce qui est en haute est semblable à ce qui est en bas. Le regard d’en haut est un éblouissement face au spectacle du cosmos, un élan vers l’infini. Il provoque aussi un éblouissement devant la splendeur du monde d’en bas. L’homme en regardant en haut retrouve sa dignité dans l’ordre universel, il transforme la peur et la souffrance en joie. Le regard d’en haut oblige le Maçon au regard vers l’autre, la descente de l’échelle, il met fin à l’égoïsme et fait place à l’amour fraternel.

 

Jean-François Guerry.

CONVERSION, ÉLEVATION, RETOUR
De la conversion

Le crédit qu’accordent la plupart de nos contemporains au flot d’informations pour le moins contradictoires dont nous abreuvent quotidiennement les médias a engendré peu à peu une société humaine émotionnellement et intellectuellement labile et instable. Parmi les informations qui nous sont proposées, il est devenu impossible de distinguer celles qui pourraient être réellement importantes de celles qui ne présentent qu’un intérêt très local. C’est ainsi que s’est créée une société dans laquelle toutes les informations ont une importance égale, guerre en Tchétchénie et match de football, épidémie de choléra en Inde et bouchons sur les routes des vacances. Nous vivons l’ère de la communication, et paradoxalement, nous n’avons jamais été aussi mal informés car nous sommes incapables de trier et de prendre le recul nécessaire.

Nous constatons que cette instabilité profonde que nous connaissons profite au fanatisme et au prosélytisme religieux et politiques.

Dans cette tourmente, le seul point fixe reste la spiritualité et sa référence, la Tradition. Etant indépendante des époques et donc des diverses formes religieuses, elle traverse le temps comme le fil d’Ariane de l’humanité. La Tradition nous stabilise parce que tout homme vit dans la forme traditionnelle qui lui correspond. Elle est notre sang parce qu’elle appartient à notre terroir.

Certains la reconnaissent dans tout ce qui nous entoure et se sentent attirés irrésistiblement par elle, d’autres lui préfèrent l’errance, de préférence exotique.

Ces deux attitudes correspondent aux deux sens que revêt le mot "conversion". Le sens originel correspond au grec metanoia, qui exprime littéralement "un changement de nous", c'est-à-dire une "métamorphose intellectuelle". Cette modification profonde de l’être est confirmée par l’étymologie latine du mot (cum-vertere) qui implique un double mouvement de "rassemblement", c'est-à-dire une sorte de concentration de toute la puissance de l’être, et de "retournement" inhérent à tout changement de plan d’existence. Ce double mouvement de concentration et retournement est nécessaire à toute démarche spirituelle puisque c’est lui qui permet à l’homme de détourner son mental des choses sensibles pour s’investir dans l’Absolu. Il s’agit là d’une opération exclusivement et purement intérieure sans rien de commun avec un changement extérieur, relevant simplement du domaine "moral". C’est ainsi que certaines religions traduisent le terme metanoia par "repentir".

Mais, comme tant de mots et de concepts, celui de "conversion" a été profané pour ne plus désigner que le passage extérieur d’une forme traditionnelle à une autre. Et ceci n’a rien de spirituel. Bien qu’il puisse y avoir quelquefois des conversions spontanées, il s’agit le plus souvent du résultat du prosélytisme religieux. Et on peut dire que dans ce cas, le "convertisseur" et le "converti" font preuve de la même incompréhension du sens profond de leurs traditions.

Cependant, le terme de "conversion" est parfois utilisé par erreur pour désigner ceux qui, ne trouvant pas dans leur forme traditionnelle la possibilité d’une démarche initiatique, sont amenés à adhérer à une autre forme traditionnelle que celle à laquelle ils étaient rattachés par leur origine. Dans ce cas, il n’y a pas de comparaison de valeur entre deux formes traditionnelles puisqu’il n’est pas question de "préférence" individuelle. Il est évident que celui qui agit ainsi doit avoir conscience de l’unité fondamentale et essentielle de toutes les traditions. Si de tels cas se présentent, c’est bien souvent en raison des conditions de l’époque actuelle dans laquelle certaines traditions sont devenues incomplètes "par le haut", c'est-à-dire quant à leur côté ésotérique.

Certains hommes parvenus à un haut degré de spiritualité adoptent parfois, pour des raisons qui échappent forcément au profane, plusieurs formes exotériques différentes. Ceci n’a rien de surprenant dès lors que l’exotérisme n’est que le voile qui recouvre l’ésotérisme et que ce voile est susceptible de prendre un nombre indéfini de formes.

Rappelons-nous, lorsque nous voyons parfois des touristes orientaux ou autres prier dans nos églises, que la Tradition est une et que sa forme exotérique n’a qu’un intérêt contingent.

AUTEUR ANONYME

CONVERSION, ÉLEVATION, RETOUR

 

 

  •     Je suis blanc bordé de noir avec une bavette bleue

       

 

Bavette bleue associée au blanc signifié

Exprime ce que doit approcher l’initié

Par l’envol mystique de son âme libérée,

Vers le Grand Architecte De L'Univers espéré !

Par le bleu symbole de spiritualité,

       

Je peux être attribué à l’aigle et à l’air.

Dans moultes cathédrales, au nord, à couvert

Il est la couleur dominante des vitraux !

Celle de la sagesse divine, des idéaux. 

 

Par le bleu je propose, à celui qui me porte,

Par son travail sur lui-même de se dépasser,

Découvrir trésor en lui, enfoui, amassé !

De franchir du monde spirituel la porte.

 

Jean-Pierre Rousseau.

Avec l'aimable autorisation de l'auteur.
CONVERSION, ÉLEVATION, RETOUR

 

L’Orient vertical

 

Icare a cru pouvoir s’élever vers la lumière

L’homme cherche son chemin dans le dédale

Ecartelé entre les quatre points cardinaux

J’imagine la force vive du soleil levant

Pour m’inventer chaque jour autrement

Etre plus haut et plus vrai que soi-même

L’œuvre est là au cœur de la pierre brute

Ce n’est pas en rond qu’il faut marcher

Mon poing renferme une étoile qui flamboie

Et répond aux escarbilles de diamant du ciel

Un rien de lumière dans la nuit de l’éternité

Je suis comme un pion sur le damier du monde

Marchant sur un fil tendu entre noir et blanc

Où sont le Nord et l’Orient de mon cœur

J’ai traversé le vent des tempêtes et le feu

Posé mon cœur lourd sur l’autel des serments

Arpenté des chemins de malheur et de ferveur

Plongé dans le tourbillon des eaux mêlées 

La bouche avide du temps veut m’avaler

Mais avant qu’on mette mon corps en terre

Il faut tenter pourtant de poursuivre et se relever 

Dans la vallée des hommes descendre en silence

Pour dire que l’amour est l’Orient de l’homme.

Jacques Viallebesset.

Avec l'aimable autorisation de l'auteur.
Jacques Viallebesset
Jacques Viallebesset

Jacques Viallebesset

CONVERSION, ÉLEVATION, RETOUR
LIRE : LES COLLINES ÉTERNELLES.
CONVERSION, ÉLEVATION, RETOUR

PRÉFACE

Tenir cet ouvrage entre ses mains, accepter sans préjugés ni prérequis de s’abandonner un instant aux mots de Louis Trébuchet, c’est initier un chemin délicat vers soi-même.

Reconnu pour la qualité de ses travaux, Louis Trébuchet ouvre ici, par une balade au pays des idées, à sa propre lecture du monde.

Cette invitation à voyager vers les collines éternelles est à lire avec délicatesse et, oserais-je le mot ? – avec tendresse.

Cette même tendresse qui permet à un auteur de l’envergure de Louis Trébuchet de laisser un jeune inconnu “comme moi” écrire ces quelques mots en guise de préface, comme on laisse jouer les enfants de quelques instruments avant l’ouverture du maître.

L’humilité de Louis Trébuchet n’est jamais feinte, l’auteur nous renvoie, par ce choix comme par son texte, à une nouvelle écoute, à un réveil salutaire de nos sens, en nous ramenant à notre terre natale.

C’est ainsi qu’il m’a demandé dans ma préface de rendre compte, non pas des outils utilisés dans son livre, mais de la douce impression laissée par sa lecture.

Pour écouter, dans la bénédiction de Jacob, au-delà de la démesure, l’invitation à vivre notre vie et à témoigner ainsi de la gloire de l’Esprit, peu importe le nom que l’on donne à cet amour, amour qui meut le soleil et les autres étoiles.

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Il convient peut-être, au moment d’embarquer sur ce navire, de préciser que le propos de cet ouvrage répond d’emblée à une interrogation connue : quid de la conversion du regard et de sa simplicité ?

Louis Trébuchet, sans avoir la prétention de répondre direc- tement à cette question, fait une proposition : sans cesse, il ma- nie les outils arides et splendides de la raison, rendant gloire au travail de l’Homme, mais avec l’entrain juvénile, joyeux, de celui qui s’est affranchi, à force de travail, des tours difficiles, des prétentions, des démonstrations toutes scolaires, pour faire vraiment germer sa propre pensée.

Le chemin suivi, que je m’imagine volontiers joliment bai- gné de la lumière illuminant Goethe, là où les citronniers fleu- rissent, est un chemin d’esprit.

Ce que nous suggère Louis, c’est que si nous laissons l’Es- prit souffler sur nos certitudes, sur les teintes grisâtres qui re- couvrent les joyaux de la pensée et de l’expérience, alors se fera jour l’architecture simple de notre vie, alors se dessinera, sorti du sable de nos déserts, le temple abritant en nous le souvenir de la lumière : un cœur comme une source d’amour et de joie.

Bien évidemment, il ne nous est demandé que peu de choses pour comprendre l’auteur:

Prendre le temps de le lire, ne pas convoquer dans notre in- timité quelque esprit querelleur, lorsqu’il s’empare doucement des noms illustres qui parcourent notre éducation, ne pas juger ses propos mais recueillir son témoignage, laisser ses mots ca-resser notre âme, à la façon d’un vent d’été nous plongeant dans les plus douces rêveries.

En vous présentant ainsi ce livre, je crains déjà d’entendre les critiques de ceux qui, bien mieux que moi, auraient pu vous introduire à la pensée de Louis Trébuchet, en explicitant savam- ment tel verset, telle référence, argumentant là, se défendant ici, contredisant souvent, toujours bien sûr en toute fraternité.

Ce serait ne rien comprendre à ce témoignage que d’en faire un simple exercice de style, une savante dissertation, un compte rendu spirituel, comme d’autres commettent des billets mon- dains. Lorsque Louis abandonne les rives de la science et de la philosophie, pour ne plus naviguer qu’en haute mer à la seule

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boussole de son étoile, c’est là que doucement sa propre pensée nimbe ses mots d’une nouvelle lumière.

Celle de sa foi renouvelée en l’Homme, en notre capacité à nous libérer de nos chaînes, pour peu à peu laisser l’Esprit illuminer la Matière, pour simplement vivre à sa place, jouir du travail et de la récréation pour en retirer profit et joie.

Il faut avoir croisé le regard de Louis Trébuchet, saisi la joie irradiée de cet homme de la vigne et des nombres, pour recon- naître ici cette même joie pacifiée et sûre, pour comprendre que ces pages sont bien le reflet de sa quête et le témoignage offert de son humanisme, et que si la Connaissance transcende le Sa- voir, l’Amour est, lui, simplement là, donné à voir et à éprouver.

Cet humanisme serein, ce don universel, cette parole intime née du cœur intelligent auquel nous aspirons, nous permet de mieux saisir que les mots de Louis Trébuchet sont les mots per- sonnels d’un ineffable universel.

Beaucoup ont commenté le désir des collines éternelles, de la bénédiction de Jacob à son fils Joseph, jusqu’au Christ «dé- siré des collines » en passant par les limites de l’Orient plus vaste que l’héritage d’Abraham.

J’entends pour ma part le souvenir de ces mots:

C’est l’œuvre du Dieu de ton père, qui t’aidera ; C’est l’œuvre du Tout-Puissant, qui te bénira des bénédictions des cieux en haut, des bénédictions des eaux en bas, des bénédictions des mamelles et du sein maternel.

Les bénédictions de ton père s’élèvent au-dessus des bénédictions de mes pères, jusqu’à la cime des collines éternelles: Qu’elles soient sur la tête de Joseph, Sur le sommet de la tête du Nazir de ses frères !

Le Nazir, le séparé, le couronné... celui qui veille sur la maison de ses frères. Il me semble que, le long de ce chemin, nous ouvrant les portes du cœur de notre vie, les mots de Louis veillent sur ses Frères allant du monde des puissants au Royaume du Je Suis.

Frédéric-Pierre Isoz, août 2015


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Publié le par Jean-François Guerry
LE RENOUVEAU DE L'ÊTRE

LE RENOUVEAU DE L’ÊTRE.

 

 

Dans le prolongement de la réflexion d’hier, sur l’importance, la prégnance, l’épaisseur du présent, mais aussi sa fugacité. Cela nous oblige à une métamorphose permanente de l’être, un dépouillement de notre individualisation pour accéder à l’infini, à l’universel.

Cette mort continuelle de l’instant présent est aussi régénération constante, ce qui s’exprime par l’injonction : « Meurs et deviens !» C’est ce qui caractérise toute initiation en général et en particulier l’initiation maçonnique.

Être à la fois le même et pourtant différend, le présent est la conscience d’exister, de prolonger toujours la joie, la joie de vivre intensément chaque instant. D’accomplir son devoir terrestre quotidien, grâce au renouveau de l’être, ainsi mêmes nos Sœurs et nos Frères qui ont rejoints l’Orient éternel sont présents dans la chaîne d’union fraternelle et universelle. Ce qui nous fait dire que rien ne meurt tout se transforme, je rajouterais tout devient dans le renouveau de l’être.

 

Jean-François Guerry.

LE RENOUVEAU DE L'ÊTRE
LE RENOUVEAU DE L'ÊTRE

 

 

 

 VIENT DE PARAITRE-

 

La beauté du geste

corps et sens dans la pratique rituelle

 

Depuis le début de la crise sanitaire, la privation de rencontre a été l’occasion d’un rappel, voire d’une prise de conscience, de l’importance de la dimension charnelle de l’expérience maçonnique.

 

L’accomplissement du rite, vécu collectivement, est au cœur de la transmission initiatique. La fraternité commence et s’exprime dans la rencontre qui est le fondement même de la vie humaine.

 

Dans les épreuves initiatiques, dans ce qui s’éprouve, se vit une expérience complète. C’est la voie que veut maintenir et développer la Franc-maçonnerie initiatique de tradition, un enseignement que l’homme moderne occidental a trop souvent oublié.

Dans la beauté du geste, c’est la gratuité et le don qui s’expriment et engagent “corps et âme“, c’est l’expression concrète de la fraternité que les francs-maçons s’efforcent de construire.

 

Au sommaire

 

Fred PICAVET,  La beauté du geste

Jean DUMONTEIL, La Franc-maçonnerie en temps de pandémie

Pierre PELLE LE CROISA, Le langage du corps, un langage sans parole

Jean-Paul HOLSTEIN, Le geste symbolique, signal métaphysique

Gaston-Paul EFFA, Apprendre à réaccorder l’Être

Francis BARDOT, A l’écoute de la musique de l’autre

François-Xavier TASSEL, Le rituel, « porte et pont »

Jacques BRANCHUT, Les voyages initiatiques à l’épreuve des sens

Jean DUMONTEIL, Méditation sur le langage du corps

 

 

 

« Cahiers de L’Alliance » n°9, La beauté du geste, Ed Numérilivre,

Paris, juin 2021, 116 pages, 18 €. – abonnement un an, 3 numéros, 48 €.

 

 A commander sur   www.eosphoros.fr   ou   www.numerilivre.fr

 

 

 

Au rythme de 3 numéros par an, les Cahiers de L’Alliance sont édités par la Loge nationale de recherche de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française.

 

Directeur de la rédaction : Jean DUMONTEIL  - Rédacteur en chef : Jean-Claude TRIBOUT

 

 

  Jean-Claude TRIBOUT  – cahiers.alliance@alliance.fm

CAHIER DE L’ALLIANCE N°9 – « La beauté du geste »

 

 

Dans le 9ème Cahier de l’Alliance Gaston-Paul EFFA, professeur de philosophie, écrivain, membre de la Loge de Recherche de l’Alliance, écrit : « Apprendre à raccorder l’être ». Il nous interroge jusqu’où peut-on s’éloigner du corps ? Ne faut-il pas d’abord apprendre à suspendre la Raison pour réconcilier l’être avec son corps ?

 

Il propose d’être A l’écoute du corps. (…) L’œil doit apprendre à délier ses paupières, convertir le regard…(…) S’accorder au monde, c’est se remettre  à l’écoute de tout son corps…(…) Il n’y a pas de vérité, il n’y a pas d’amour, il n’y a pas de plaisir ni de connaissances sans incarnation.

 

Ce cahier de l’Alliance qui paraît au moment du relâchement des gestes qui entravent nos corps, tombe à propos pour nous réfléchir à l’importance du corps, du contact charnel, de la gestuelle.

 

Gaston-Paul EFFA cite Rimbaud : « on ne possède la vérité que dans une âme et un corps, c’est-à-dire lorsque le corps et l’âme s’accordent. »

 

Après des mois de contingences, l’on ressent la douleur des entraves corporelles.

 

Jean-François Guerry

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