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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Hervé Deroeux
L'ESCLAVAGE UN CHANCRE DE L'HUMANITE
À LIRE

Dès que j'aurais moi-même lu ce livre je vous ferais une recension.

Jean-François Guerry

L'ESCLAVAGE UN CHANCRE DE L'HUMANITE
COMMUNIQUÉ :

 

L'ACADÉMIE MACONNIQUE DE PROVENCE

L’Académie maçonnique Provence organise des Rencontres ou des visioconférences sur des thèmes annuels. Le thème 2021 est : « Les racines profondes de la Franc-maçonnerie »

Les conférencier-ère-s, majoritairement francs-maçons eux-mêmes proposent de partager le plus largement et librement possible leurs connaissances.

La durée nécessairement contrainte de ces rencontres, malgré la diffusion intégrale des interventions, génère, et c’est bien le but initial, le désir, très souvent exprimé par de nombreux participants, d’aller plus loin sur les sujets abordés.

C’est à ce désir que l’Académie souhaite répondre en proposant aux auteurs-conférenciers de développer leur sujet d’étude et aux lecteurs intéressés de poursuivre leur quête sur le thème.

 

Nous avons souhaité créer une collection d’ouvrages dédiée à ces développements, co-éditée par l’Académie Maçonnique de Provence et les Éditions Ubik, qui réunira dans un format très accessible ces contributions destinées à approfondir chaque sujet. 

Ainsi se construira un parcours thématique complet décliné en plusieurs étapes et autant de supports :

- la conférence elle-même, et les échanges “en présence”.

- le texte de l’intervention, distribué aux participants, pour revenir sur ce qui a été écouté.

- le livre de chaque auteur-conférencier, pour aller plus loin et poursuivre la réflexion vers de nouveaux horizons qu’il appartient à chacun de découvrir et d’explorer de manière continue

 

Nous accueillerons le samedi 6 février Marc Halévy qui traitera du sujet : « Kabbale et Franc-maçonnerie » et à cette occasion sortira le premier livre de notre collection.


Et le samedi 6 mars à 10 heures, nous accueillerons toujours en visioconférence Michel Fromaget : « La tripartition de l’homme : Corps, Âme, Esprit » et à 11 heures Francis Bardot : « Les racines néoplatoniciennes du REAA »

 Inscriptions gratuites avec le lien ci-dessous.

 

https://www.helloasso.com/associations/academie-maconnique-provence/evenements/ves-rencontres-academie-maconnique-provence

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Publié le par Jean-François Guerry
GARDIEN DE LA TOUR : SYMBOLISME – PART-I : La richesse des symboles.

GARDIEN DE LA TOUR : SYMBOLISME – PART-I : La richesse des symboles.

 

              « La nature est un temple où de vivants piliers

                   Laissent parfois sortir de confuses paroles ;

                  L’homme y passe à travers une forêt de symboles

                  Qui l’observent avec des regards familiers.

                  Comme de longs échos qui de loin se confondent,

                  Dans une ténébreuse et profonde unité,

                  Vaste comme la nuit et comme la clarté… »

 

                                    Correspondances Charles Baudelaire.

 

Ici tout est symbole ma sœur, mon frère, c’est souvent avec cette formule que les postulants aux mystères, les récents initiés sont accueillis dans le temple maçonnique, leur yeux décillés peine à comprendre ce qui les entourent.

 

Dans les temps anciens, bien avant la découverte et l’expansion de l’imprimerie, les hommes traçaient à l’abri, à couvert dans leurs cavernes, des signes, des peintures rupestres dont la force, la puissance a traversé tous les temps, ce furent sans doute les premiers temples symboliques, les allées couvertes comme celle de Gavrinis en Bretagne avec ses signes, ses symboles gravés et burinés dans le granit sont encore des énigmes. Nombreux sont ceux qui cherchent les idées derrière les symboles.

 

L’on traçait sur les parois, dans la pierre, parfois sur la terre, dans les cendres des mandalas, comparables aux tableaux des loges maçonniques, qui rythmes avec les paroles et les gestes, les passages du monde profane au monde sacré.

Chaque civilisation a voulu transmettre sa tradition, d’abord dans la longue chaîne des initiés et puis dans le monde.

 

Les troubadours qui allaient de châteaux en châteaux sous couverts de leurs chants courtois, délivraient des messages universels, tout comme les oeuvriers des cathédrales.

L’oralité permettait la transmission des secrets, aujourd’hui on écrit. Le souffle alors se transmettait de Maître à élève, lettre après lettre, mot après mot, geste après geste, attouchements après attouchements. D’ailleurs la plupart ne savaient ni lire, ni écrire et pourtant ils recevaient la Lumière de la Connaissance, progressivement, afin de ne pas être aveuglé, il fallait être éclairé avant d’être illuminé, au risque si l’ordre n’était pas respecté d’une chute irrémédiable à l’instar d’Icare l’homme qui chuta, bascula dans l’orgueil, il voulait être Dieu.

 

Je reviens à la transmission des mystères petits et grands, les oeuvriers, les compagnons bâtisseurs, les maîtres architectes, furent dirigés longtemps par le clergé des religions. À l’instar de Salomon il fallait construire une demeure à la gloire de l’éternel, des temples de pierre capables d’accueillir l’ensemble des fidèles. Ce fût le temps des cathédrales, demeures religieuses sensées relier l’homme à son principe créateur, mais aussi demeures mystérieuses, demeures philosophales si bien décrites par Fulcanelli. La pierre sculptée, devint une image, une pierre vivante, un symbole. Le ciel, les vertus, les légendes, les épopées furent représentées.

 

Les oeuvriers de la construction, le maillet et le ciseau en main, construisaient, ils construisaient les temples de pierre, mais aussi guidé par une force supérieure, qui les transcendaient ils construisaient leur vie, ils se construisaient eux-mêmes. Conscients de la valeur de leur métier, de la force mystérieuse qui les guidaient, ils enfermaient leurs secrets dans les loges adossées aux cathédrales.

 

La lumière qui passe à travers les vitraux des édifices, n’éclaire pas que les pierres, elle éclaire les hommes. Dans chaque Loge  maçonnique, l’on trouve des fenêtres vitrées symboliques. Elles sont occultées, car la lumière est à l’intérieur, dans l’espace sacré, cela me fait songer aux magnifiques vitraux noirs que Pierre Soulages dans l’Abbatiale de Conques. La lumière de l’intérieur jaillit à l’extérieur, quand les portes du temple s’ouvrent.

 

Force est de constater qu’il n’était pas facile à cette époque de diffuser la Connaissance, dans un monde dominé par le dogme de l’église. Le peuple devait se contenter des préceptes et des images estampillées par les clercs. L’ésotérisme étant réservé aux élites intellectuelles. Les imagiers du moyen âge soucieux de diffuser leurs savoirs, imaginèrent les arcanes du Tarot, ceux qui savaient voir, découvraient les modalités de l’être. Ainsi le jeu de Tarot fût une porte, un passage vers l’intériorité de l’homme, un accès pour la connaissance de l’homme véritable, de l’homme dans sa pureté avant qu’il ne compose avec les conditions de l’histoire.

 

Les symboles, les images ne se résument pas à un syncrétisme qui engendre la confusion, mais à un travail de recherche, une méthode. Les analogies éclairent et nous guident vers l’essence de la Connaissance. Ce travail ne consiste donc pas, à amasser, mais plutôt à dépouiller à retirer les écorces de l’apparence pour pénétrer le sens profond des choses, pour faire jaillir la Lumière.

 

Les symbolismes sont nombreux, le symbolisme de la nature avec les symboles végétaux, le bestiaire symbolique, il y a le symbolisme propre à chaque religion et même à chaque époque de chaque religion. Le symbolisme maçonnique est celui de la construction, le maçon construit des temples de pierre, mais surtout des temples à l’esprit, des temples spirituels, il construit son temple intérieur, et finit par devenir lui-même un temple capable d’accueillir la Lumière, la Vérité et l’amour. Il a pour y parvenir des outils symboliques et des outils spirituels que sont les vertus humaines.

En parlant de la franc-maçonnerie René Guénon parle de l’Art Royal, ou de Tradition Primordiale, ou encore de science sacrée, dont les symboles sont universels. Jean-Pierre Bayard de Symbolisme Traditionnel.

Difficile de s’y retrouver à travers toutes ces catégories de symbolismes, mais elles sont reliées par la Connaissance des symboles universels. Ces symboles universels ont une forte capacité psychologique, c’est sans doute pour cela que le Tarot et ses arcanes majeurs ont toujours autant de succès, les lames du Tarot mettent en valeur les vertus humaines.

 

Il nous faudra sans cesse nous défier, des symboles dégradés par le temps, ou ceux qui sont mis au service d’un dogme, d’une dictature. Pour ma part je m’attache toujours aux symboles universels les plus simples, se sont ceux qui produisent sur moi, une inspiration, un effet, une émotion.

 

Jean Chevalier et Alain Gheerbrant font référence avec leur dictionnaire des symboles. Dans l’introduction de leur dictionnaire l’on peut lire -2- Approche terminologique

 

« L’emploi du mot symbole révèle des variations de sens considérables.

Pour préciser la terminologie en usage, il importe de bien distinguer l’image symbolique de tous les autres avec lesquelles elle n’est que trop souvent confondue. Des confusions, résulte un affadissement du symbole qui se dégrade en rhétorique, en académisme ou en banalité.

Si les frontières ne sont pas toujours évidentes, en pratique les valeurs de ces images, c’est une raison supplémentaire pour les marquer avec force en théorie. »

 

L’on pressent l’originalité (au sens originel) du symbole dans cet avertissement et son immense et incomparable richesse psychologique.

 

Vous pensez peut-être que je me suis éloigné de ma Tour et de son Gardien, et du symbolisme des arcanes du Tarot ou peut être pas, car ces images tracées avec soin dans les moindres de détails sont « truffées » de symboles, c’est donc un délice pour la vue et l’esprit.

J’ai entrepris cette réflexion suite à une remarque judicieuse d’un lecteur du Blog qui s’étonnait à raison que j’ai attribué par erreur le nombre 17 à l’arcane dite de la Tour Foudroyée ou la Maison Dieu, dans la majorité des jeux de Tarot cette arcane porte le nombre 16.

Ce nombre 17 est cependant présent dans le Tarot Initiatique proposé par José Bonifacio et Garo Karageusian, cela mérite donc un approfondissement ….

 

 

Jean-François Guerry.

 

À SUIVRE : Le Gardien de la Tour – Part II- Symboles Terrestres et Célestes.

GARDIEN DE LA TOUR : SYMBOLISME – PART-I : La richesse des symboles.
GARDIEN DE LA TOUR : SYMBOLISME – PART-I : La richesse des symboles.

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Publié le par Jean-François Guerry
Caïn et Abel

Caïn et Abel

 

À la question de Dieu à Caïn : « Où est ton frère ? » Caïn répond « Suis-je le gardien de mon frère !»

La question de notre responsabilité, vis à vis de notre prochain, de notre proche, des autres est posé. Le fratricide de Caïn nous interroge sur la question de la fraternité. Pour les croyants c’est sans doute la première fois qu’ils sont confrontés à ce dilemme, lors de la lecture de l’ancienne loi, la nouvelle loi, la nouvelle alliance viendra répondre à la question de la fraternité, par l’injonction « aimez-vous les uns les autres ».

 

Les sœurs et les frères comme toutes les femmes et les hommes se sont posé un jour cette question de la fraternité, est-ce un devoir ? Tous nous sommes des enfants de l’humus, nous composons l’humanité, sans distinction de race, de religion, ou d’opinion. Les Lumières ont aboli l’exclusivité de la morale religieuse, le monopole de la fraternité. Les religions dans un paradoxe relient et divisent les hommes, quand leurs dogmes veulent s’imposer à l’autre.

 

Daniel Keller passé Grand Maître du Grand Orient de France, lors d’une conférence sur le thème : Le bouc émissaire ou la haine de l’autre et l’élimination de la différence, conférence malheureusement inspirée par la tuerie qui a eu lieu au journal Charlie Hebdo, disait en introduction de cette conférence :

 

« Saurons-nous un jour remplacer cette logique ancestrale de l’expulsion de l’autre par une logique d’intégration et de reconnaissance ? Ou bien sommes-nous condamnés (mais par qui sinon nous-mêmes ?) à répéter ce crime tristement fondateur ?

 

Pour nous autres francs-maçons cela ne va évidemment pas de soi, et si l’idée que l’on puisse se sauver en faisant disparaître même symboliquement l’autre n’est pas tolérable. L’autre, n’est pas mon contraire, mais au contraire il m’enrichit ! »

 

Nous ne pouvons succomber au concept du bouc émissaire, ce serait nier notre responsabilité, l’on a vu dans un passé récent la destruction opérée dans les esprits, par le principe du responsable, mais pas coupable, dans l’affaire du sang contaminé. Démonstration de la déviance du « tous contre tous en tous contre un », selon la formule de René Girard. Nous cherchons toujours a nier notre responsabilité individuelle et collective.

 

Dans notre société gavée par la communication qui est capable de dire : je suis responsable même devant l’évidence. L’autre n’aurait pas droit à la vérité et à la justice, il devrait se contenter de ce que nous lui octroyons comme une aumône.

Pourtant chacun de nous doit-être capable, d’être le gardien de son frère, de le défendre dans l’honneur, de l’aider. Pour que la loi morale se confonde avec la loi d’amour.

 

Quand je parle avec bienveillance à mon proche, à mon frère, je ne le dédaigne pas, je fais acte de bienveillance à son égard, c’est bien faire, c’est bienfaisance.

 

Je reviens un instant sur la compassion, la bienfaisance et la pitié, et notre responsabilité, le souci d’autrui. La fraternité est consubstantielle à la franc-maçonnerie, la démarche initiatique commence par le souci de son soi, elle impose rapidement le souci d’autrui.

 

Ainsi Emmanuel Levinas avait fait sienne cette pensée de Dostoïevski :

« Chacun est responsable de tout devant tous, et moi plus que tous les autres. »

Notre responsabilité est-elle sans limite, comme l’amour ?

 

Si l’on considère la philosophie de Levinas, on s’aperçoit que c’est une philosophie de la rencontre, rencontre avec soi et rencontre avec l’autre, le visage de l’autre. On peut faire une analogie avec l’initiation maçonnique, dans la rencontre de soi-même au début de l’initiation, puis la construction de soi, et de l’édifice commun avec les autres. Porter aux autres, transmettre aux autres, une tradition dans le respect de leurs différences, ne pas faire de prosélytisme. C’est notre rapport à autrui qui nous élève, nous transcende, jette notre ego au mieux, plus humblement l’amoindri.

 

Cette notion du visage de l’autre au sens moral, personnellement je la ressens aussi au sens physique surtout en ce moment où nous sommes confinés, où les relations avec l’autre sont impossibles. L’initiation maçonnique est avant tout la pratique des rituels dans un cadre collectif.

Dans le visage de ma sœur, de mon frère il n’y a pas bien sûr que la plastique, il y a l’expression qui communique les émotions qui viennent du cœur. L’on est souvent ému par la vulnérabilité de l’autre, notre bienfaisance est son réconfort par les paroles, les gestes, les attouchements que nous partageons, dans la chaîne fraternelle.

 

C’est justice, vérité, bienveillance et bienfaisance envers autrui, qui permettent le passage du je au nous puis au tu de l’amour fraternel, pure justice pas aumône.

 

La bienfaisance n’est pas l’aumône du berger à ses bêtes, ou à une bête de son troupeau, mais la volonté, la force d’être le gardien de son frère de ses droits.

 

Aujourd’hui nous avons besoin de renforcer l’éthique et la bienfaisance dans un monde où la technologie rend encore plus vulnérables les pauvres. Cette éthique de la bienfaisance doit être dirigée vers l’homme bien sûr en priorité mais aussi vers la nature, sauver la nature, c’est sauver l’homme. Il faut agir au-delà des grands débats interminables, des comités de pseudo experts, les compétences doivent êtres reconnues et soutenues et surtout au service des hommes. Nous devons êtres les gardiens de nos frères.

 

Jean-François Guerry.

L’AUMÔNE ET LA BIENFAISANCE Part – IV- : « Suis-je le gardien de mon frère ? »

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Publié le par Jean-François Guerry
L'AUMÔNE ET LA BIENFAISANCE - Part - III - Pourvu que le coeur y soit !

L’AUMÔNE ET LA BIENFAISANCE – Part – III- Pour vu que le cœur y soit..

 

 

« Pourvu que le cœur Soit sincère les Dieux le protégeront. Sans qu’on ait à les prier. »

                                                                                   Michizane Sugawara

 

 

 

Notre inclination à la bienfaisance vient du cœur et non de la pitié que nous inspire l’autre. Puisque le don est la conséquence de notre devoir, la reconnaissance des droits de l’autre, c’est-à-dire la fraternité que nous lui devons.

Nous ne pouvons totalement assimiler la bienfaisance à la compassion et à la pitié. La bienfaisance est le redressement de l’autre dans ses droits, c’est justice !

 

Mais la justice à besoin d’amour, elle s’y associe, la justice légalise, restitue l’autre dans ses droits, elle n’est pas compassion ni amour, ni même gentillesse.

Nous avons une difficulté à la marche sur la crête qui délimite, le bien et le mal, la justice et la charité. C’est l’image des pas hésitants de l’apprenti Franc-Maçon, de celui qui marche sur la ligne qui sépare le pavé blanc du pavé noir. Plus tar l’initié hésitera encore entre les injonctions du poursuivant noir et du poursuivant blanc. Il lui faudra au-delà de la pitié, courage et amour pour aller vers l’autre et dans le monde.

 

La justice ne prétend pas à la justesse, mais à la recherche d’un doux équilibre, d’une harmonie de l’équité qui fait société. L’équité dilate un peu la rigueur de la justice vers la voie de l’amour qui n’a pas de limite, sa loi est infinie.

 

La recherche de la justice va avec le perfectionnement de l’homme, on parle d’homme sage et juste en toutes circonstances. Quand la justice comble, rassure, aide, elle s’approche de la loi universelle de l’amour.

 

La justice rend, donne au pauvre comme au riche, son aumône devient alors de la bienfaisance.

 

Faut-il se méfier de la pitié, la pitié serait une réaction par rapport à la misère, aux souffrances d’autrui, elle serait un ersatz de justice, une justice amoindrie, une justice de l’urgence, une tolérance face au mal, donc contraire à la charité, à l’amour qui est le bien. La pitié, ne serait dès lors qu’une ruse. Une ruse qui dispense de la recherche du bien, et non une vertu.

 

La pitié est sélective elle ne s’exerce qu’à la vue de l’homme pauvre et miséreux, elle est donc associée à l’aumône.

 

Vladimir Jankélévitch voit là encore juste :

 

« Spontanée, au contraire est la charité que toute pitié présuppose : la charité n’attend pas de rencontrer le prochain en haillons pour découvrir sa misère ; notre prochain, après tout, peut et doit être aimé même s’il n’est pas malheureux. La charité n’est pas comme le remords, mauvaise conscience impuissante, conséquence tardive ; elle n’est pas secourable à l’occasion et aumônière au hasard des rencontres : elle est plutôt la source prévenante et originale et initiale de toute bienfaisance. »

 

J’ajouterais le sentiment que j’ai que la pitié et l’aumône sont ponctuelles et passagères, alors que la bienfaisance est infinie comme l’amour.

Ce qui ne revient pas à diminuer la pitié qui s’adresse à l’être. C’est une question d’intensité, d’engagement, si la pitié qui favorise la compassion est sur la voie qui mène à la justice et à l’amour, elle est de fait plus humble et qui saurait critiquer l’humilité dans une société comme la nôtre ?

Pour prendre un exemple simple bien connu des Francs-Maçons s’attendrir, compatir en paroles, sur un frère qui a du mal, souffre, est dans le besoin et agir concrètement pour l’aider sont deux choses différentes.

 

La pitié est donc conditionnelle, elle s’adresse à ceux qui sont dans la détresse, morale, physique ou matérielle, alors que l’amour ne connaît pas de frontières.

Je l’ai souvent répété, le franc-maçon est l’ami du pauvre et du riche pourvu qu’ils soient vertueux. Il recherche le bonheur de ses frères et de l’humanité, plus modestement il veut que la joie soit dans tous les cœurs, c’est l’universalisme de la franc-maçonnerie. Le franc-maçon doit être ce que les frères du Rite Écossais Rectifié appelle un CBS, un Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte, de la cité universelle. Le rêve, l’utopie d’un monde ou la pitié n’aurait plus sa raison d’être, un monde où l’amour régnerait parmi les hommes.

 

Jean-François Guerry.  

L'AUMÔNE ET LA BIENFAISANCE - Part - III - Pourvu que le coeur y soit !

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COMMENTAIRE
Le texte du jour qui peut faire réfléchir sur la situation actuelle de tous ceux qui survivent grâce aux aumônes de l'état providence, que personne par ailleurs ne saurait blâmer dans les circonstances actuelles mais après ? Qu'en pensez-vous ?
Bonne journée à tous

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Publié le par Clementia

Cet article est reposté depuis Un jour, une pensée.

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Publié le par Rémy Le Tallec
Michel Le Bris

Michel Le Bris

Étonnant voyage que le voyage intérieur, qui dans son apparence statique embrasse l'infini de l'homme.Fait exploser la joie dans un festival de Lumières.

 

Pour le départ de cet Hermès des temps modernes, pour des terres inconnues, Rémy Le Tallec nous propose un hommage à celui qui embarqua dans sa caraque de nombreux écrivains et artistes, mais aussi des générations de lecteurs étonnés par la beauté de leurs découvertes, la caraque poussée par la brise marine qui murmure dans les remparts de Saint-Malo, est partie au-delà de l'horizon.

 

Jean-François Guerry.

ÉTONNANT VOYAGEUR

 

 

L’Etonnant voyageur aux semelles de vent est parti : Michel Le Bris


Lorsqu’un ami commun m’a prévenu hier midi du départ de Michel Le Bris, chagrin d’un monde qui se vide, inéluctable, au fil du temps. Pensé écrire un mot aux amis du Blog de Jean-François, et puis, vanité des états d’âme perso… Silence.

Mais ce matin, il me faut dire combien la vie de Michel Le Bris a été importante pour des milliers de personnes, connues et inconnues, et pas seulement par son travail d’écrivain.

Il me faut dire l’œuvre immense qu’il a accomplie au cours de sa vie, et l’aide immense qu’il a apportée à des centaines d’écrivains, de poètes, de chanteurs, et aussi à des milliers d’étonnants voyageurs anonymes. Si l’humanité, la générosité et la clairvoyance ont un sens, il en était une illustration vivante : « un esprit immense de curiosité et d’érudition » m’écrivait Gérard hier.

 

Journaliste, critique musical, écrivain, directeur de collections littéraires…, quelle que fut son activité durant sa vie  - wikipedia en donne un bon aperçu -, en plus de son œuvre littéraire prolifique, Michel a toujours œuvré pour mettre en valeur les autres.

L’un de ses enfants chéris, c’est le festival littéraire « Etonnants Voyageurs » qu’il a créé à Saint-Malo en 1990 avec une poignée d’amis, journalistes, écrivains, aussi passionnés et curieux de tout ce qui est humain, esprit, âme et littérature. Ces amis, c’étaient entre autres Maëtte Chantrel, Gérard Pont, Christian Rolland, Jean-Claude Izzo … (tous deux partis avant l’heure eux aussi)….

 

Si tout le monde voyage, il est peu de voyageurs, et c’est aux voyageurs à l’écoute de l’autre que pensait Michel Le Bris. « Etonnants Voyageurs », c’était un festival littéraire étalé sur un week-end, qui réunissait au départ des écrivains et des éditeurs inspirés par le voyage, l’aventure, la découverte, des raconteurs, des explorateurs, des clochards célestes, des nomades des déserts et des arpenteurs du monde plus ou moins connu.Chaque année, ce sont 50 000 lecteurs actifs ou putatifs qui viennent à la rencontre des Etonnants Voyageurs de Saint-Malo.

Avec bien sûr les stands de vente de livres et les rencontres-dédicaces, mais surtout, dispersés dans toute la ville, débats, conférences, expositions, films, spectacles, récitals de poésie, un café littéraire très prisé…. etc…

 

Ce Café littéraire était animé par les fondateurs du festival, qui interviewaient trois ou quatre auteurs réunis autour d’un thème, sur leurs livres, leurs aventures, leur écriture… devant un parterre toujours plus vaste de lecteurs scotchés à leur table de bistrot. Et il fallait arriver très tôt sur les lieux pour trouver une place disponible… C’étaient de véritables interviews, où les écrivains parlaient en toute liberté de ton et d’inspiration, sur des questions souvent pointues, témoins que leurs livres avaient  bien été lus par les interviewers.

 

Préoccupation constante de Michel Le Bris, l’universalité de la littérature a vite séduit les écrivains étrangers, qui ont accouru des Etats-Unis, d’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie…. Au fil des ans et de la réputation grandissante du festival, l’étonnant voyage sur les continents s’est élargi aux voyages intérieurs en tout genre, dans l’histoire, dans les sciences humaines….

 

On pouvait – je prie le lecteur de bien vouloir excuser cet imparfait, l’ombre du Covid a des effets pervers – on peut, durant le festival Etonnants Voyageurs rencontrer ses auteurs favoris, ou d’autres à découvrir, dans un bar, sur une terrasse, dans une expo, dans la rue, sur les stands du salon du livre, échanger quelques mots ou établir une vraie conversation, selon les intérêts de chacun, et les règles du savoir-vivre.

 

La liste de ces rencontres est impossible à écrire ou à décrire, il faudrait des pages entières, mais disons que, globalement, il est impossible de passer une journée à ce festival sans y faire une rencontre qui illumine votre journée, et sans rapporter un bouquin, minimum….Paroles, paroles… me glisse à l’oreille Jiminy Cricket : alors, quelques rencontres qui remontent pêle-mêle à la mémoire. Les défricheurs de chemin Ella Maillard et Nicolas Bouvier, les arpenteurs de déserts Jacques Lacarrière et Théodore Monod, le discret explorateur de l’âme François Cheng, et le brillant Jean d’Ormesson, le caboteur cabotin Erik Orsenna, le cow-boy du Montana Jim Harrisson et le Canado-haïtien Dany Laferrière, le père de Corto Maltese, Hugo Pratt, et les rois du polar Patrick Raynal et Didier Daeninckx, la créolitude de Patrick Chamoiseau et les photos humanistes de Sebastiao Salgado, le Brésilien Jorge Amado et le Chilien Luis Sepulveda, les poètes Kenneth White et Yvon Le Men….

Tous ces moments privilégiés d’échange, toutes ces rencontres, toutes ces découvertes, toutes ces ouvertures à l’autre, le voisin, le voisin d’Europe, le voisin d’outre Atlantique, le voisin de Russie, d’Haïti au Chili, du Midi au Septentrion, de l’Orient à l’Occident, qui ont enrichi le cœur de ces milliers de festivaliers et d’écrivains, c’est donc à cet homme, Michel le Bris, qu’on les doit.

 

Il avait consacré une des éditions d’Etonnants Voyageurs à l’Utopie, et je pense qu’il a été lui-même architecte d’une belle utopie avec son festival. Simplement pour avoir créé et fait prospérer pendant 30 ans cette immense fraternité, on peut rendre hommage à Michel Le Bris, « l’homme aux semelles de vent ». Salut Michel !

 

Rémy Le Tallec

 

 

31-01-21

 

PS : Un mot signé de Michel dans le programme de l’édition 2012 d’« Étonnants Voyageurs », d’une éternelle pertinence.

 

« Urgence de la littérature

 

Au fil des mois écoulés il aura été débattu de tout. De tout sauf de l’essentiel, qui détermine le reste de ce monde qui déferle avec la puissance d’un maelstrom, emporte dans son tumulte nos certitudes et nos repères, exige pour l’habiter, autrement dit le maîtriser, non le subir, de s’ouvrir à lui pour en capter la parole vive, les rythmes et les pensers nouveaux. En vain auront-ils tenté, semaine après semaine, de ranimer en leur théâtre d’ombres, recettes illusoires et slogans fatigués : nous savons bien, pour l’avoir affirmé ici, depuis la création d’Etonnants Voyageurs, que ce sont les artistes, les cinéastes, qui nous donnent à voir, à entendre, à lire l’inconnu du monde qui vient – comme toujours.

 

Il aura été débattu de tout. Sauf de l’essentiel : de nous-mêmes. De l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes, et des autres. De cette dimension de grandeur en chacun que n’épuisent pas le produire et le consommer. De cette dimension proprement poétique en chacun qui tout à la fois signe son irréductible singularité et s’affirme au principe même de « l’être ensemble ».

Aucune pensée des temps nouveaux, croyons-nous, aucune politique, aucune philosophie ne vaudra si elle ne se bâtit pas sur cette idée plus vaste de l’être humain, à laquelle nous reconduisent obstinément artistes et poètes. Si nous sommes capables d’œuvres qui traversent les siècles et les cultures pour parler encore au présent de chacun, alors nous sommes plus grands que ce que l’ordinaire des jours, ou nos maîtres penseurs, tendent à nous faire croire.

 

Et rien n’est plus urgent, contre tout ce qui prétend nous contraindre et réduire que d’affirmer les puissances d’incandescence de la littérature.

En créant Etonnants Voyageurs nous n’avions pas d’autre ambition. Et si nous invitons cette année encore le monde entier à Saint-Malo, c’est bien pour en écouter les mille paroles vives à travers ses artistes. Pour ce qu’ils nous disent, du monde qui vient, et de nous-mêmes ».

 

Michel Le Bris

Michel Le Bris

Michel Le Bris

ÉTONNANT VOYAGEUR
ÉTONNANT VOYAGEUR
ÉTONNANT VOYAGEUR
COMMENTAIRE

En ces toutes premières  années de grâce 1990, j'eus le bonheur de vivre les balbutiements enthousiastes de ce Festival ! Assidûment, au fil des ans  j'y menais mes élèves ! mes enfants "voyageurs",   nomades ! Et nous nous abreuvions  à la source des récits ici délivrés, offerts ! En tout, j'ai dû "rater" 4 manifestations du Festivals d'E...., car alors appelée  sur d'autres chantiers !..

Nous avons conçu et voué à  M Le Bris une reconnaissance joyeuse d'avoir imaginé cette magnifique Fête  !

 

Comme le martèle l'hymne à la Vie  en Afrique, je chante  "Les morts ne sont pas morts.. !"  Le  Souffle de ce griot rassembleur animera toujours et encore son oeuvre dédiée à la rencontre des peuples humains dans leurs cultures dévoilées, approchées.

jeanne

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Publié le par Jean-François Guerry
CAPRAVANGO première de couverture

CAPRAVANGO première de couverture

Note aux lecteurs : Pour les recensions je me fais le devoir de lire intégralement les ouvrages, ce qui explique souvent le décalage entre la parution des ouvrages et les recensions misent en ligne.

 

La prochaine recension sera celle de CITÉ CÉLESTE guérir au Moyen-Âge de Gilles Godlovitz.

RECENSION : CAPRAVANGO de Raphaël Aurillac.

RECENSION : CAPRAVANGO de Raphaël Aurillac

 

 

Confinés, vous rêvez de liberté, d’évasion, d’autres horizons. CAPRAVANGO le roman de Raphaël Aurillac vous invite à un voyage impossible aujourd’hui, en Afrique, au Brésil, aux États-Unis, en Allemagne. Un voyage dans l’espace, mais aussi dans le temps où aujourd’hui nous rappelle hier.

Une lecture à deux degrés, un Thriller ésotérique, historique, qui dévoile l’ombre et la lumière de la Franc-Maçonnerie, une théorie du complot ? Ou une presque réalité à l’aune de la pandémie actuelle, l’ombre de la Covid 19 plane aussi dans ce roman.

 

L’universalisme est dévoyé par quelques-uns en un mondialisme nourrit par le capitalisme brutal et sauvage, une barbarie moderne. Les exhalations fétides récentes du Potomac à Washington, rivalisent avec les glauques marigots du Brésil. Dans ces eaux naviguent en toute quiétude des crocodiles masqués en agneaux, prêts à saisir leurs proies.

 

Des Francs-Maçons dévoyés dans des loges sauvages, obsédés par un élitisme sordide, nous rappellent que la bête vit toujours, elle rêve encore d’un eugénisme à la façon du Docteur Mengele le SS Hauptsturmführer, l’Ange de la Mort s’est réincarné encore une fois, dans les cœurs desséchés.

 

Des innocents meurent dans le monde entier, parce qu’ils n’ont pas la même couleur de peau, le même sang ne coulerait pas dans leurs veines. La folie des hommes, comme leur bonté n’a pas de limite.

Le roman de Raphaël Aurillac, agit comme un lanceur d’alerte, il existe encore des hommes qui trient les autres, des hommes subjugués par le mal. L’ombre de Thulé plane au-dessus de ces hommes. L’intrigue du roman va crescendo, la force du mal incommensurable sera-t-elle déjouée ?

 

Raphaël Aurillac nous offre à la fois avec son roman, un moment de détente et une piqûre de rappel, notre vigilance doit être toujours en éveil pour combattre toutes les tyrannies et les dictatures, elles secouent encore notre monde actuel. C’est aussi le message en creux de Raphaël Aurillac avec son roman. Ce n’est pas par hasard, Raphaël Aurillac est dans la vraie vie un avocat international de renom.

 

Avec précision, il nous donne quelques clés pour comprendre la Franc-Maçonnerie et ses vertus. Tout en nous mettant en garde contre ses déviations, l’institution est belle ; mais les hommes restent des hommes !

 

L’on prend beaucoup de plaisir à la lecture de ce roman, l’écriture est fluide, les références parfaitement documentées, attestent le travail de l’auteur.

 

Suspense, aventure, connaissance, histoire, actualité, sont les ingrédients de ce bon roman que je vous recommande.

 

Jean-François Guerry.

 

 

CAPRAVANGO de Raphaël Aurillac. Chez CONTRE-LETTRES Éditeur à Paris.

www.contre-lettres.fr

 

Distributeur pour l’instant : AMAZON.

Format Kindle : 9,99 € Format Broché : 19,94 €

 

ISBN : 9 798 588 442 534

 

Raphaël Aurillac a publié aux Éditions Dervy

 

Anthologie Maçonnique préface de Jack Lang.

 

Guide du Paris Maçonnique,

qui a été vendu à plus de 15 000 exemplaires.

Temple Maçonnique

Temple Maçonnique

 

Lire:
https://www.contre-lettres.fr/capravango-thriller 

Voici l'argument de ce livre :
CAPRAVANGO
Thriller / 87 chapitres / ~350 pages
Une fiction ésotérique, pandémique et disruptive. 

« Plus de sept milliards d'êtres humains sur Terre. Dix ou onze dans vingt ans. La surpopulation menace de détruire la nature et la civilisation. Des hommes influents ont décidé d'agir. Comment ? Par une pandémie ? Contrôlée à leur avantage ? Quels seront les élus dignes d'en réchapper ? Selon quels critères seront-ils sélectionnés ? Qui sont ces hommes déterminés à une telle action ? En ont-ils les moyens ? De quelle idéologie se réclament-t-ils ? Est-ce la raison qui les anime où un messianisme délirant ? Et que viennent faire la franc-maçonnerie ou les grandes agences de l'Etat américain dans un tel scénario ? D'où proviennent ces exhalaisons suffocantes surgies d'un passé effroyable ? Parviendra-t-on à faire échouer un complot qui met de telles forces en mouvement ? 

De l’Allemagne au passé nazi, du Brésil aux USA des années 2025, Raphaël Aurillac, nous livre un thriller passionnant, possiblement prémonitoire, sur un terrorisme"new age"...» 


CAPRAVANGO
 

Fiction ésotérique, pandémique et dystopique

 

« – Gotferdom ! Qu’est-ce que ça veut dire ? Le pilote du Piper incline légèrement le manche à balai, fait virer son appareil sur la droite et entame un cercle au-dessus de Capravango, petit village complètement isolé dans le désert de Namibie, un des lieux les plus inhospitaliers du monde.

Malgré son expérience, il a bien du mal à maintenir le petit avion dans les bourrasques de vent de sable qui balaient la région à longueur d’année.

La chaleur est épouvantable.

Le gros Piet van Leuw n’est pas un enfant de chœur et il en a vu d’autres, tout au long de sa carrière de baroudeur qui l’a mené aux quatre coins de l’Afrique, partout où il y avait de l’aventure. Mais là, le spectacle sort vraiment de l’ordinaire : sur la piste et entre la trentaine de cases en pisé qui composent le village, des corps sans vie sont allongés dans toutes les positions, brûlés par le soleil, le ventre ballonné, les membres tordus, formant d’étranges taches noires sur le sable jaune orangé.

Des vautours fauves planent au-dessus de ce charnier, se posent lourdement sur les corps et repoussent les autres charognards en déployant furieusement leurs ailes. Certains sont affairés à piquer les yeux dans les orbites, d’autres à se régaler des viscères qu’ils arrachent des dépouilles boursouflées par la chaleur. Piet aperçoit même des cadavres d’enfants.

 Il ne doute pas que bientôt des hyènes vont surgir de nulle part pour se joindre au festin. Il a déjà vu ce genre de spectacle dans le Sud-Soudan et au Mali, où les boucheries ont dépassé toute imagination.
Ce qui lui paraît tout à fait bizarre est qu’ici il n’y a pas de conflits ethniques, pas de haines de voisinage puisque le village le plus proche est à six heures de route, pas de pillards puisqu’il n’y a strictement rien à piller. Pas d’or, pas de diamants, aucune richesse. D’ailleurs il n’y a rien du tout, et le Sud-Africain s’est toujours demandé comment des êtres humains pouvaient subsister dans cet endroit, isolé dans l’enfer des dunes mobiles, les plus hautes de la planète, sans cesse déplacées par le vent.»

Château SS du Wewelsburg

Château SS du Wewelsburg

 

Thème :

Cinq années après la crise du « Covid19 », le Président d'une puissante compagnie pharmaceutique américaine et ses partisans réunis au sein d'une « contre loge » maçonnique occulte, provoquent une nouvelle pandémie virale extrêmement létale, baptisée Capravango, dont eux seuls possèdent le traitement, qu’ils distribueront avec un retard suffisant pour assurer la suprématie économique de leur firme et la « dépopulation » sélective et contrôlée de la planète, selon des critères eugénistes et raciaux inspirés par le troisième Reich.

 

Lieux de l'action :

USA : Arlington, Kalorama, Washington DC : Grande Loge Maçonnique | Brésil |

Allemagne : Château SS du Wewelsburg

 

« GOODIES »

LE HÉROS : John Davis : Agent spécial du FBI. Amant de l’héroïne.

L’HÉROÏNE : Marietta Martin : Scientifique, employée par Tarosa Pharma. Nièce de son Président, Mark Haven.

Henry Leigh : Grand Maître Franc-maçon assassiné ; proche du héros.                   

Richard Kean : directeur du FBI.


 

« BADDIES »

Mark Haven : Président de Tarosa Pharma.

Jack Trebish : Collaborateur du précédent.

Ronald Merryweather : Général de l'US Army.

Les autres Livres de Raphaël Aurillac
RECENSION : CAPRAVANGO de Raphaël Aurillac.
RECENSION : CAPRAVANGO de Raphaël Aurillac.

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Publié le par Jean-François Guerry et Nadine
ERRATUM SCULPTURE LE SECRET !
Nadine une lectrice attentive du Blog, me signale une erreur, concernant la sculpture LE SECRET, ce n'est pas une oeuvre de Dali ! Selon Nadine il reste une interrogation le bronze de l'artiste Michel ci-dessus s'appelle LE SILENCE et il y a une différence entre les deux bronzes ?Si vous avez un complément d'information ?

 

Avec mes excuses et un grand merci à Nadine pour cette remarque à approfondir

Jean-François Guerry.

Jean-François,

A propos de la sculpture « Le Secret », désolée de te contredire, mais Dali n’y est pour rien 😉

Elle a été réalisée par le sculpteur belge Michal, alias Michel Alexandre Neuwels.

Tu trouveras son catalogue en annexe (voir la page 4).

Nous (les Amis du Musée belge de la Maçonnerie) avions exposé en 2017 quelques-unes de ses œuvres en marge d’un concert que nous avions organisé.

Je joins également l’url des Amis : https://amis-mbfm.be/  inactif actuellement à cause de la Covid 19.

Nadine

En plus Nadine vous fait ce magnifique cadeau !!!
ERRATUM SCULPTURE LE SECRET !
ERRATUM SCULPTURE LE SECRET !
ERRATUM SCULPTURE LE SECRET !
ERRATUM SCULPTURE LE SECRET !
ERRATUM SCULPTURE LE SECRET !
ERRATUM SCULPTURE LE SECRET !
ERRATUM SCULPTURE LE SECRET !

 Mon TCF,

 
L’erreur de bonne foi de ma part (qui avait été mal renseigné) nous a permis de découvrir le F et artiste Belge, Michel Alexandre NEUWELS grâce à ton blog et Nadine lectrice attentive.

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Publié le par Clementia

Cet article est reposté depuis Un jour, une pensée.

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Publié le par Jean-François Guerry
Obole à Charon pour le passage du Styx

Obole à Charon pour le passage du Styx

L’AUMÔNE ET LA BIENFAISANCE – Part – II.

 

                  « Hélas ! trop souvent la bienfaisance d’exerce en vue de la considération qui s’y attache, en sorte qu’elle a ses hypocrites, comme la religion. Ces tartuffes de la charité se démasquent d’ailleurs, eux-mêmes par le soin qu’ils prennent à faire sonner bien fort et briller à tous les yeux leurs aumônes, tandis que les hommes véritablement généreux et charitables se reconnaissent au soin qu’ils prennent de se dérober aux regards et aux applaudissements. »

                                    Louis-Auguste Martin extrait de L’Esprit Moral du XIXème siècle 1855.

 

 

Dès la fin de la première réflexion sur l’aumône et la bienfaisance, la distinction s’est faite. La bienfaisance est à relier aux bienfaits que l’on doit à l’homme, elle devrait être naturelle comme les droits de l’homme, ne naissons-nous pas ‘en principe’ libres et égaux en droits ? La bienfaisance découle non pas d’un quelconque ‘ruissellement’ économique, elle ne doit être que l’application de la devise républicaine Liberté, Égalité, Fraternité. La justice et l’amour de ses semblables doit suffire à rejeter l’hypocrisie de l’aumône, cette philautie de la bienfaisance.

 

En grec le mot amour est multiple, pour nous il nous faut intégrer la polysémie du mot, écarter l’eros égoïste. Les Francs-Maçons associent le mot Amour à sa plus grande valeur, l’amour fraternel universel l’Agapé. L’Agapé c’est le don, le partage et non l’aumône. Comme chaque frère à sa place dans la loge, il a sa place à l’agape fraternelle, fut-elle frugale. C’est sans doute pour cela que l’on entend dire que l’agape fait partie de la tenue, souvent sans autre précision. Dans certains rites maçonniques l’agape est une partie essentielle du rituel. Le partage de l’agape devient alors un exercice spirituel et initiatique et non un banquet de chasseurs.

 

Dans l’acte d’amour Agapé il y a donc partage, celui qui reçoit n’est pas soumis à la bonne volonté de celui qui donne. Il ne doit pas le prier, le flatter, le courtiser, pour recevoir, ce serait pour lui une humiliation et pour celui qui donne un gonflement de son ego.

 

Vladimir Jankélévitch, a écrit, à ce sujet :

 

« Toute la ruse des bonnes consciences bien contentes, bien nourries consiste a donner aux pauvre comme une gracieuseté ce qui lui revient comme son droit ; on fait semblant d’accorder généreusement au dépossédé ce qui est, après tout sa possession légitime. »

 

C’est pourquoi les sœurs et les frères donnent en toute discrétion.

 

Celui qui donne exclusivement pour recevoir un avantage fiscal, ou celui qui fait ‘passer’ son don dans les frais généraux de son entreprise, fait plus qu’un abus de droits sociaux, il fait un abus de bienfaisance, il donne sans amour ! C’est une hypocrisie du don, une sorte de service rendu pour obtenir un autre service, ‘un renvoi d’ascenseur’. Ce n’est pas un don, c’est un investissement, une créance que l’on détient, vis à vis de l’état ou d’autrui. Ainsi le don devient arbitraire et sélectif, c’est un instrument de commerce, un échange, un troc, pour réaliser un acte de commerce.

 

Une autre ruse de l’aumône est l’aumône compatissante, ‘tenez-mon brave’. Cette aumône est censée soulager temporairement celui qui reçoit, comme un traitement médical qui soulage la douleur, sans traiter le mal. C’est un traitement d’urgence, une piqûre qui soulage, mais ne guérit pas. C’est un geste salutaire, qui sauve une personne d’un danger immédiat, beau geste certes, mais un simple geste, un geste qui doit être ordinaire, habituel pour un Franc-Maçon.

La véritable bienfaisance, c’est de se battre contre l’injustice, parfois savoir renoncer au geste immédiat, pour se concentrer sur la guérison du mal. Celui qui milite sans cesse pour la défense de la justice, contre toutes les formes d’oppressions est un sage, un saint, un Kadosh, il peut être un saint laïque ou religieux, ce qui compte ce sont ses actes.

 

Jankélévitch encore :« L’aumône, c’est l’expédient in extremis et le secours à la petite semaine. »  

 

Les opprimés et les pauvres n’ont pas besoin de notre pitié, ils ont besoin de notre justice et de notre amour.

 

Faire régner la justice et l’amour dans la société est un grand dessein, une utopie diront ceux qui se contentent du statu quo. Certes la frontière entre la justice et la charité est étroite, alors il faut savoir verser son obole, puis encore travailler pour la justice. L’obole reste simplement le paiement d’un droit de passage entre l’inégalité et l’égalité. Les grecs mettaient une obole (une pièce de monnaie) dans la bouche des morts pour qu’ils payassent à Charon le passage du Styx.

 

« Le premier devoir de l’homme en société est d’avoir de la générosité, de l’humanité, de la bienfaisance.

Ces trois vertus sont sœurs, elles nous portent également à faire du bien à tous nos semblables. »

                           Jean-Baptiste Blanchard-Les Maximes de l’honnête homme 1772

 

Jean-François Guerry.

 

 

À SUIVRE… L’Aumône et la Bienfaisance Part-III- pourvu que le cœur y soit…

Le tronc de la veuve- L’obole de la veuve Marc 12- de 41 à 44.

 

« S’étant assis face au Trésor, il regardait la foule mettre la petite monnaie dans le Trésor, et beaucoup de riches en mettait abondamment. Survint une veuve pauvre qui y mit deux piécettes soit un quart d’as. Alors il appela à lui ses disciples et leur dit : « en vérité, je vous le dis, cette veuve, qui est pauvre, a mis plus tous ceux qui mettent dans le Trésor. Car tous ont mis de leur superflu, mais elle, de son indigence, a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

obole

obole

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