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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
Entre les États-Unis et le Mexique, le vent fait tomber le mur

Entre les États-Unis et le Mexique, le vent fait tomber le mur

LE SOUFFLE

 

 

Après la cécité du bandeau, l’obscurité des ténèbres, vient l’apparition de la Lumière, la montée des marches de l’Orient. Les mots secrets, sacrés communiqués par le souffle du vénérable de cœur à cœur.

 

Ce souffle intérieur que rien n’arrête, qui brise les chaînes, abat les murs de l’ignorance et du fanatisme.

 

Ce souffle qui pousse les étoiles dans le ciel, elles tombent en poussière, immense et infini feu nocturne.

 

Ce souffle qui chasse les nuages, sèche les larmes des enfants.

 

Ce souffle qui bouscule l’ego dérisoire, qui crie dans le désert.

 

Ce souffle qui murmure dans la fontaine, devient ce que tu es.

 

Ce souffle qui pousse avec fracas les portes du temple, répand la Lumière.

 

Ce souffle secret de l’esprit qui remonte de notre maître intérieur, messager du cœur et de l’âme.

 

Ce souffle qui donne du sens à notre vie, quelle aventure, du cœur aux lèvres !

 

Jean-François Guerry.

 

Claude lecteur du Blog nous propose un billet d'humeur paru dans le Blog MYOSOTIS Dauphiné Savoie.

 

LE SOUFFLE

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Publié le par Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine

Cet article est reposté depuis Le Blog du Rite Français.

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Publié le par jean françois
LA LUMIÈRE DE L’EST

LA LUMIÈRE DE L’EST

 

 

En cette année de célébration du 250ème anniversaire de Beethoven, nos regards se tournent vers l’est d’où viens le feu régénérant de la Lumière, la résonance du sacré qui irradie toutes choses de cette beauté qui est partout, et s’incarne particulièrement dans l’art.

 

Nous penserons à Goethe, à son Serpent Vert et tous ses poèmes, ainsi qu’à Jung et son individuation, son œuvre polyphonique, incitation à une dynamique transcendante de progressive transformation de soi. Comme le développe Jean-Luc Maxence dans son livre Jung est l’avenir de la Franc-Maçonnerie édité chez Dervy en 2004.

 

C’est une véritable réflexion cosmique, chère aux Chevaliers de l’esprit, les Chevaliers Rose-Croix, à laquelle nous pouvons nous soumettre, sous l’aile du Phénix, avec l’amour du Pélican. Nous vivons alors une perpétuelle métamorphose, une régénération, une transformation permanente du tout en un, et du un en tout, qui donne du sens à notre vie, une direction vers la dignité humaine et l’amour fraternel.

 

Notre sensibilité sera éprouvée, exacerbée cette année, par une intensité, une réceptivité plus forte, lors des évocations artistiques. Nos sens remués par notre admiration de la nature dans son entièreté, macrocosme et microcosme, vie totale, universelle.

 

Sous la Voûte étoilée de notre Loge, et sous les cieux, se saisissant du fil à plomb, de l’échelle mystérieuse, essayant de saisir les comètes, pour monter plus haut, et apprendre à redescendre, dans un mouvement constant d’aller et de retour. Nous maintenons constante notre foi maçonnique a dogmatique, notre foi en l’homme et au principe.

 

Quand la musique va monter de colonne d’harmonie, de l’Occident jusqu’à l’Orient, notre dehors communiquera avec notre dedans. Ainsi est la quête du merveilleux, de l’homme intérieur, de notre Maître intérieur, l’homme réel qui sommeille en nous et se révèle, se réveille, au son d’une simple flûte enchantée.

 

Goethe, révèle aussi cette métamorphose dans ces poèmes, à l’instar de son poème le « Désir bienheureux », désir de Lumière, désir du papillon qui ira ébloui, jusqu’à se consumer dans la flamme éternelle, cette même flamme qui brille dans ma loge à l’Orient.

 

Première strophe du poème :

 

« Ne le dites à personne qu’au sage,

car la foule aussitôt raille,

je veux chanter le vivant

qu’attire sa mort dans la flamme. »

 

 Ultime strophe :

 

Et tant que tu ne le possèdes pas,

Ce ‘meurs et deviens !’

Tu n’es qu’une ombre, sur la terre obscure.

 

 

Jean-François Guerry.

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Publié le par jean françois
BRÊVE RÉFLEXION : LE SECRET

BRÊVE RÉFLEXION : UN SECRET 

 

 

 

Les francs-maçons ces affreux artisans des théories du complot, qui agissent en réseaux, ont des secrets inavouables, imprononçables, ils se réunissent dans des lieux secrets, des temples de la raison et de l’esprit malfaisant des Lumières. Dans leurs cérémonies, ils brûlent de l’encens,  il paraît aussi qu’ils exploitent des pauvres apprentis dans des carrières de pierre. 

 

Pour faire quoi, je vous le demande, des constructions spirituelles, que l’on ne voit jamais, ils ont aussi des compagnons, qui font des planches, toujours trop longues ou trop courtes, leurs maîtres sont de piètres modèles, toujours coincés entre équerre et compas. Il paraît même qu’ils tronçonnent des veuves, je n’ai pas très bien compris si elles viennent de Naphtali ou s’ils les conservent sur des portes manteaux dans la naphtaline ? Pour les réduire au silence ils leurs donnent coups de maillets à répétition. 

 

Ils mettent des tabliers en peau, en peau de quoi c’est louche, ils doivent avoir aussi des abattoirs, pour avoir des tabliers en peau.

 

J’en connu un qui m’a même dit des choses incompréhensibles, un secret maçonnique, sous le maillet m’a t’il dit ?

 

«  Le secret de l’initiation maçonnique est peut-être le développement de notre capacité à relier le profane au sacré en sortant de la dualité bien mal, joie souffrance, d’être sur le chemin d’une forme d’unité, d’harmonie. Comment par la prise de conscience de notre intuition, de son écoute et de son développement. Une capacité de résonner et non plus de raisonner, d’être en résonnance avec le sacré. »

 

Vous voyez bien que c’est louche !

 

Jean-François Guerry.

 

 

 

 

Avec mes excuses mais je viens de tailler une planche depuis cinq heures du matin, la lumière m’a abandonné.

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Publié le par jean françois
QUE LA JOIE SOIT DANS LES C....

QUE LA JOIE SOIT DANS LES C…

 

 

C’et lundi, jour de lune, je vois la joie dans les cœurs, cette joie qui monte le long de la colonne du nord. J’ai décidé de militer pour la joie. Quand l’ombre recouvre de plus en plus l’Europe, c’est le moment de déchirer le voile des ténèbres, est-ce l’heure, est-ce le moment, avons-nous, les outils, les mots ? 

Le peintre Raoul Dufy en 1933 aux heures les plus sombres remplissait ses toiles de joie, il les saturait de couleurs, il militait pour la joie, cette joie qui à y regarder de près est partout, même les cimetières sont joyeux, Paul Valéry et Georges Brassens dans le cimetière Marin de Sète, ont les pieds éternellement baignés entre mer et azur.

 

Francs-Maçons, nous avons le devoir de faire régner la paix, c’est-à-dire de transmettre le désir de paix, de mettre de la joie dans les cœurs, sinon quel sens aurait la vie, sans cette espérance.

 

Chaque matin le soleil se lève, au du doigt de l’enfant, qui cligne des yeux de bonheur, il nous crie regarde, il nous ouvre les yeux, il lève le voile des ténèbres où nous étions endormis, alors nous contemplons la grande lumière qui commence à paraître, le secret est là, il nous faut apprendre, réapprendre à contempler, à espérer.  

 

Apprendre le langage secret qui ouvre la porte du sacré, ce langage sacré intemporel, sans bornes :

 

« Le langage aux significations plus définies et plus arrêtées pose toujours à l’entendement des bornes plus ou moins étroites, alors que le symbolisme ouvre des possibilités  de conception véritablement illimitées, l’homme qui n’est pas de nature purement intellectuelle a besoin d’une base sensible pour s’élever vers les sphères supérieures. » (1)

 

Le chemin, la route vers l’inconnaissable, est une joie, une espérance sans cesse renouvelée. Que la joie soit dans vos cœurs !

 

Jean-François Guerry.

Je demeure où l’amour loge

Je demeure où l’amour loge
J’y retourne à chaque pas
Le temps n’est pas dans l’horloge
Mais dans votre coeur qui bat

C’est bien un coeur qui m’appelle
Je ne sais pas depuis quand
Sa mélodie est si belle
Et son chant si éloquent

Ce coeur, est-ce bien le vôtre
Qui s’accorde avec le mien?
Si c’était celui d’une autre
Je ne répondrais de rien

Mais ce tam-tam qui fredonne
Un refrain que je connais
C’est celui de votre automne
À l’entendre, je renais

Il fallait bien que je sorte
Des semaines de grand froid
Si l’on cogne à votre porte
Ce sera peut-être moi

Le printemps qui nous convie
Mettra ses fleurs dans vos mains
Allons rencontrer la Vie
Nos coeurs sauront le chemin

Je demeure où l’amour loge
J’y retourne à chaque pas
Le temps n’est pas dans l’horloge
Mais dans votre coeur qui bat

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Publié le par jean françois
CONSEIL DE LECTURE : L'ÉLOGE DE L'INÉGALITÉ

CONSEIL DE LECTURE : ÉLOGE DE L’INÉGALITÉ.

 

La théorie politique de Montesquieu, « L’esprit des lois. » son œuvre majeure, interroge sur la justesse des lois, tenant compte des variables qu’elles soient culturelles, liées aux traditions, ou naturelles.

Jean-Philippe Delsol avocat, écrivain, maniant l’art de la provocation nous propose une réflexion sur l’inégalité, dans un moment ou nous serions éblouis par le concept de l’égalité, qui reste théorique, hors sol, hors temps, dans une société ultra individualisme en recherche du collectif qui manque pour faire une cohésion, sans la mièvrerie du vivre ensemble.

Faut-il pour autant renoncer au principe d’égalité, ou plutôt humblement, essayer de tendre vers ce principe, il y a l’esprit  et la loi. Aurions-nous perdu l’esprit au profit de lois inapplicables ?

 

Ne devons nous pas combattre l’illusion de l’égalité, qui se transforme en égalitarisme  cette horizontalité  doctrinale, dogmatique, faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

Faut-il cliver encore plus par l’éloge des premiers de cordée, qui montés en haute de l’échelle sociale et matérielle sont aveuglés et incapables de redescendre sur terre. Les arbres ne montent pas au ciel, et l’échelle mystérieuse, mystique, de Jacob vous donnerez le nom que vous voudrez, contient autant de barreaux, de vertus valables dans sa montée, que dans l’humilité de la descente (avis personnel). Les plus faibles ne seraient pas nos frères en humanité ?

 

À force de matérialisme on en vient à plaisir de l’égalitarisme, à une forme d’hédonisme, soumis à la dictature de la chair, alors la tentation prends corps sous prétexte d’élever son esprit, de succomber à une verticalité, quasi mystique, hors de notre humanité.

 

Autant de questions sans doute évoquées dans ce livre provocateur (que je n’ai pas encore eu le temps de lire, il m’a été conseillé par un lecteur du blog  Christian dont je connais, l’acuité, il est donc sans aucun digne d’intérêt) 

 

Jean-François Guerry.

NOTE ÉDITEUR : 

 

Il y a de la provocation bien sûr dans le titre de ce livre, comme Jean-Philippe Delsol Érasme en avait usé dans son Éloge de la Folie. Il s’agit de s’insurger contre cette doxa contemporaine qui voudrait que l’égalité soit la mesure de toute chose. Pire, seul prévaudrait désormais l ‘égalitarisme au point de ne plus vouloir considérer les personnes dans leur identité et leurs différences, mais dans leur conformité à un modèle commun, toutes semblables sans distinction de valeur. L’égalité est devenue l’obsession maladive de notre monde tandis que la jalousie ordinaire le taraude pour faire de l’inégalité son bouc émissaire préféré.

L’égalité est la même promesse confiée à chacun de pouvoir trouver sa voie librement. Et cette liberté permet ainsi à chacun de bâtir son identité singulière et inégale. Mieux vaut une certaine inégalité qui ré-enchante l humanité plutôt que la grisaille morne et volontiers violente de l égalité imposée. Le combat éternel des hommes est de trouver un juste milieu, comme le remarquait déjà Montesquieu en soulignant que « le principe de la démocratie se corrompt, non seulement lorsqu’on perd l esprit d égalité, mais encore quand on prend l’esprit d’égalité extrême ».

CONSEIL DE LECTURE : L'ÉLOGE DE L'INÉGALITÉ

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Publié le par jean françois
D'ÉTRANGES PLANTES...

D’ÉTRANGES PLANTES…

 

 

Un jour d’été en promenade dans la ville close de Concarneau, curiosité touristique, celle ville île, qui reçoit par une porte étroite des milliers de visiteurs, qui s’étirent comme un serpent au soleil, résonnant de mille sonnettes, j’ai suivi insouciant, ce ruban multicolore et bruyant.

 

Puis soudain en faisant un pas de côté j’aperçois une boutique, où les visiteurs le regard étonné et le nez en l’air semblent comme figés en admirant d’étranges plantes vertes : des Tillandsias, de la famille des Broméliacées, dont la plus célèbre est l’ananas, proclame fièrement la vendeuse, horticultrice en herbe. Elles vivent sans terre et sans racines ou plutôt les feuilles sont leurs racines, leurs racines sont en l’air dit-elle avec un large sourire !

 

Leurs racines sont donc dirigées vers le ciel, elles n’ont besoin qu’un support, si fin, si faible soit-il pour prendre leur essor, une petite lumière en quelque sorte, et puis juste un peu d’eau, quelques gouttes vaporiser de temps en temps. Voilà la recette pour faire vivre ces plantes étranges, ces plantes qui me semblent venues d’un autre monde, du nouveau monde peut-être, certaines d’entre elles ont même des vertus médicinales paraît-il, je ne sais pas ce qu’elles soignent, en tout cas elles m’ont procuré une étrange sensation.

 

Elles ne sont pas pour moi que des plantes d’ornement. François Cheng a dit : 

« La beauté n’est pas qu’un simple ornement, elle donne du sens, un sens à la vie. »

 

Ce jour-là au milieu de la foule, j’ai fait une belle acquisition, avec cette étrange plante aux racines tournées vers le ciel, je la garde secrètement dans mon chez moi.

 

Dans nos loges maçonniques, les colonnettes, portent des feux lumières tournés vers la voûte étoilée, ils sont sagesse, force et beauté, symbole d’un ternaire harmonieux, d’une unité faite de paix, d’amour et de joie.

 

On a coutume de dire que le franc-maçon a les pieds sur terre et la tête dans les étoiles. Mais il a peut-être aussi, comme ces étranges plantes ses racines tournées vers le ciel.

 

Jean-François Guerry.

Un petit Blog qui avance, en Janvier : 35 489 pages vues.
26 309 visiteurs uniques.
Merci à vous.

 

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Publié le par jean françois
GOOD BYE

Aujourd'hui sur un autre chantier, je serais bref,  je livre à votre réflexion, ce jour où s'entremêle la joie et la souffrance. 

Quand nos soeurs et nos frères anglais nous chantent " Ce n'est qu'un au revoir..." 

En cette année de célébration de Beethoven et son "Ode à la joie"

"La vie ce n'est pas se résigner " disait Camus.

Quand il ne reste plus rien il y a l'espérance.

 

Jean-François Guerry.
ODE À LA JOIE

Joie ! Joie ! Belle étincelle divine, Fille de l’Elysée,
Nous entrons l'âme enivrée Dans ton temple glorieux.
Ton magique attrait resserre
Ce que la mode en vain détruit ; Tous les hommes deviennent frères Où ton aile nous conduit.

Si le sort comblant ton âme,
D'un ami t'a fait l'ami,
Si tu as conquis l’amour d’une noble femme, Mêle ton exultation à la nôtre!
Viens, même si tu n'aimas qu'une heure Qu'un seul être sous les cieux !
Mais vous que nul amour n'effleure,
En pleurant, quittez ce choeur !

Tous les êtres boivent la joie,
En pressant le sein de la nature Tous, bons et méchants,
Suivent les roses sur ses traces,
Elle nous donne baisers et vendanges, Et nous offre l’ami à l’épreuve de la mort, L'ivresse s’empare du vermisseau,
Et le chérubin apparaît devant Dieu.

Heureux,
tels les soleils qui volent
Dans le plan resplendissant des cieux, Parcourez, frères, votre course, Joyeux comme un héros volant à la victoire!

Qu'ils s'enlacent tous les êtres !
Ce baiser au monde entier ! Frères, au-dessus de la tente céleste Doit régner un tendre père.
Vous prosternez-vous millions d’êtres ? Pressens-tu ce créateur, Monde ? Cherche-le au-dessus de la tente céleste, Au-delà des étoiles il demeure nécessairement.

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Publié le par jean françois
SOUDAIN UNE LUEUR

SOUDAIN UNE LUEUR

 

 

La franc-maçonnerie cette vénérable dame de plus de 300 ans, brille encore comme une lueur dans la nuit. C’est par la grâce qui a touché ses passeurs de lumière, héritière des oeuvriers qui ont ciselés les rosaces pour que la lumière pénètre dans les cathédrales, les illuminent, pour que cette lumière transperce les corps jusqu’à atteindre les âmes des femmes et des hommes.

 

Dans les loges de Saint-Jean le volume de la loi sacrée est ouvert au prologue, hymne à la Lumière. Ce prologue qui fait parfois controverse, qui met mal à l’aise les sœurs et les frères qui y voient un dogme religieux, c’est faire peu de cas de son ésotérisme. C’est le Grand Architecte de l’Univers appelé Dieu qui pose problème, le Grand Architecte qui est un principe, un concept par nature indéfinissable, innommable.

 

Un frère très proche Jean-Michel m’a fait passer le texte du prologue de Jean réécrit, revisité par les lumières d’un frère Hubert G, paru dans une revue du R E A A (1), en quelque sorte une exégèse maçonnique de ce prologue où le nom de Dieu est remplacé par le mot Lumière.

 

Nous sommes des enfants de la veuve, mais aussi des enfants de la Lumière, que nous avons reçue lors de notre cérémonie d’initiation, cette lumière qui nous éclaire en permanence et finira bien par nous illuminer. Notre père est l’Architecte de cette lumière, il est lui-même la Lumière.

 

Nous tournons donc en permanence notre regard vers la Lumière, en loge vers l’orient, en dehors de la loge, en contemplant les œuvres de l’architecte, ces œuvres réalisées par la Lumière qui guide les hommes. Les artistes sont plus sensibles à la Lumière, nous contemplons les peintures de Dali ou de Soulages, ces initiateurs de Lumière, l’on voit dans l’Outrenoir de Soulages briller la Lumière intérieure, cette flamme éternelle de l’espérance, qui brille sans jamais s’éteindre.

 

En contemplant suffisamment longtemps cette Lumière, elle nous réchauffe, nous régénère, bous fait vivre tout simplement.

 

«  …, la vie est la Lumière des hommes. »

 

Les peintres, les poètes, les musiciens, sont des tisseurs de Lumières, ils recouvrent avec elle notre être intérieur, avec la Lumière nous ne craignons plus rien, même si la société, les colonnes de la civilisation tremblent sur leurs bases, la Lumière continue de briller en nous, et si elle brille en nous, elle brillera dans le monde. La spiritualité qui irrigue notre être avec sa Lumière est une force infinie et indestructible.

 

Christiane Rancé dans un article sur Albert Camus, nous rappelle cette injonction de notre prix Nobel : « II nous demande de ne pas céder aux techniques devenues folles, aux idéologies à bout de souffle. De renoncer personnellement et collectivement à la violence, à l’injustice. »

 

Il nous faut plus de collectif, de fraternité, de solidarité. J’ai déjà entendu ces injonctions dans ma loge, et dans toute les loges brille à l’Orient la Lumière éternelle, la lueur indestructible.

 

Jean-François Guerry.

 

 

 

(1) Le prologue de Jean revisité par la Lumière.

SOUDAIN UNE LUEUR

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Publié le par jean françois
EN DEUX MOTS : ÂME ET SENS

EN DEUX MOTS : ÂME ET SENS

 

 

Hier soir dans l’émission la La grande librairie sur la chaîne de télévision France 5, pour ceux qui ont eu le bonheur de la regarder, nous avons vécu un moment particulier, comme une agrégation de particules de lumière, une communication d’âme à âme à l’écoute de notre académicien franco-chinois François Cheng et de ses invités.

Le prénom chinois de François Cheng : Bàoyī qui signifie à peu près dans sa langue natale Sagesse, et le choix de son prénom français François en mémoire de Saint-François d’Assise, ce religieux italien incarnation de la joie et de la pauvreté, démontre par cette rencontre de l’orient et de l’occident l’universalité des valeurs spirituelles.

 

Le choix de François Cheng d’écrire en français est bien sûr lié à son exil en France, mais aussi à la richesse et la beauté de notre langue, il nous explique ce choix par la concision des mots et leur polysémie, ils contiennent à la fois le multiple et l’unique.

 

Je retiendrais pour ma part de cette soirée intense et riche deux mots : Âme et Sens, et leurs compléments Beauté et Lumière.

 

Un des anciens Vénérable Maître de ma loge maçonnique Michel, quelques mois avant de rejoindre brutalement l’orient éternel, me confiait avec une sorte d’angoisse devant la vie : Jean-François, le corps et l’esprit, je vois la distinction clairement, mais l’âme et l’esprit, j’ai du mal pour moi c’est presque pareil, et pour toi ?

J’avoue que je ressentais la différence mais comment l’exprimer, et était-ce exprimable ?

 

 

Hier soir, après une promenade spirituelle autour de la joie, de la beauté, François Cheng est venu sur le chemin de l’âme, qui donne du sens à sa vie, à la vie, et peut-être pour certains à notre vie. Quelques morceaux choisis de l’émission :

 

 

« La joie, la vraie joie, pour l’atteindre il faut passer par la souffrance, pour une gratitude envers la vie. »

 

« Je ne cherche pas la Sagesse, pour moi c’est la passion. »

 

« Il faut essayer de transformer la souffrance du monde, la transformer en lumière. »

 

« De la beauté, la beauté n’est pas un simple ornement. La création nous signifie que la vie à du sens. L’univers n’est pas une énorme entité neutre, indifférenciée, il est mu par une intentionnalité.

La beauté est partout dans une simple fleur…

 

La beauté donne du sens on se dirige d’instinct vers la beauté, vers le beau, on prend une direction, on ne tourne plus en rond, en s’engage dans un cheminement pour aboutir à une forme de réalisation, la vie a un sens.

 

Tout ne se vaut pas, la beauté introduit l’idée de valeur, des valeurs morales, spirituelles. 

 

La langue est le moyen sûr pour atteindre l’idéal de beauté. Oui je recherche la Vérité ! »

À propos de l’âme :

 

« Tout corps est animé, le corps est composé d’organes (…) Il y a une force qui les animent : anima, animus âme et corps.

Qu’est-ce qui donne à l’âme cette force d’animer, l’âme est reliée au souffle de vie, au souffle vital, notion universelle.

 

En occident l’homme fier de son esprit sui a conquis la matière rejette l’âme, l’idée même de l’âme, la considérant comme un résidu de l’obscurantisme religieux. Il s’agit d’une amputation, d’un appauvrissement. Cet homme qui ne jure que par son esprit, qui ne gonfle qu’avec le dualisme corps esprit, ce dualisme qui finit souvent par une soumission de l’esprit à la tyrannie du corps, les désirs du corps sont impérieux, insatiables.

 

Ce dualisme aboutit à une sorte d’hédonisme lassant, morbide, c’est un système clos.

 

La constitution de notre être est ternaire et non pas duale, elle est corps, esprit, âme. Et la conscience ?

Bien sûr il y a la conscience, la conscience appartient à l’esprit. L’inconscience appartient à l’âme. L’esprit est utile, il permet l’organisation de la société. 

 

 

Mais l’âme est la partie la plus sensible, la plus intime, celle qui permet d’aimer et de se relier intuitivement à une forme de transcendance, de partie native, qui n’est pas le résultat d’un raisonnement.

 

Esprit et âme permettent un mouvement circulaire, ouvert.

 

L’âme n’est pas mièvre, elle est force d’âme, elle est source d’héroïsme, tout près de nous par exemple Arnaud Beltrame a eu une force d’âme, il n’a pas agit par raison.

 

J’aurais aimé pouvoir dire ces quelques mots à mon frère Michel, avant son départ pour l’orient éternel.

 

Ainsi la joie, la beauté, l’amour, animés par la force de l’âme, le levier de l’âme, l’ouverture du compas de l’âme, la règle qui différencie dans l’univers le mal du bien, la souffrance, la beauté et la joie, donne du sens, un sens à la vie. Certains esprits, entièrement soumis à la raison, rejetant toute intuition, tout ce qui les dépasse, ne verrons dans l’âme qu’une forme de religiosité, pourtant l’on peut y voir aussi une spiritualité universelle sans dogmes.

 

Cette émission ne fut pour moi  que du bonheur.

 

Jean-François Guerry.

 

 

 

 

Source : Émission La grande librairie sur France 5, le mercredi 29 janvier accessible en replay !

EN DEUX MOTS : ÂME ET SENS

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