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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
LE PARFUM DE LA ROSE

LE PARFUM DE LA ROSE

 

 

C’était, je ne sais plus quand, mais c’était un matin brumeux, au début de l’automne, comme au sortir d’un rêve, quand on marche sur un sentier qui se découvre peu à peu. Je poussais une porte imaginaire, je rentrais dans un jardin aux mille plantes asséchées qui tapissaient le sol, mes pas s’enfonçant dans cet humus. Puis soudain resplendissant, brillant de mille feux de la rosée apparut une rose exhalant son subtil parfum. J’eus la sensation d’être au bout ou peut-être au commencement du voyage, j’avais laissé en chemin mes certitudes, mes préjugés, toute ma science, mes savoirs, tout ce monde visible, je suivais le parfum de cette rose de la Connaissance.

 

Jusqu’à présent, j’avais regardé les choses sans les voir, je passais errant dans le monde des apparences. Soudain mon esprit était en feu, il touchait les flammes de la vérité. Je quittais le monde passif des objets. Pourquoi, le parfum, le parfum c’était donc cela et rien d’autre, ce parfum intemporel que l’on ne distingue que quand on est libre, totalement libéré, alors il entre en nous, il suffit de se pencher, puis de respirer profondément, de regarder plus haut, pas son doigt, mais le ciel.

 

Je croyais tout savoir et j’ignorais l’essentiel, il me manquait l’essence le parfum de la Connaissance de soi. 

 

De la rose enfin je sentais le parfum plus léger que l’air, glissant sur moi, en moi, je marchais sur un chemin plus lumineux, mon âme flottait vers l’invisible, l’incompréhensible, j’étais en mouvement vers moi-même en suivant le parfum de la rose qui brulait d’un feu éternel. J’étais en en marche, il faut être en mouvement disait Pascal : 

 

« Rien n’est si insupportable à l’homme que d’être dans un plein repos, sans passion, sans affaire, sans divertissement, sans application. Il sent alors son néant, son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide. » 

LA ROSE ET LE VIN : LA CONNAISSANCE

Ayant quitté l’avoir, j’étais dans un état de bien-être véritable, je quittais temporairement ce jardin mystérieux, en laissant la porte entre ouverte pour que passe toujours le parfum de la rose.

 

Jean-François.

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Publié le par jean françois
SABOTAGE !

SABOTAGE !

 

 

C’est bien connu les francs-maçons pratiquent entre eux l’entraide, souvent critiquée d’ailleurs par les profanes et peut-être les envieux. Cette solidarité qui en principe se fait dans l’honneur découle de leur fraternité. « Désormais tu n’auras plus que le nom de frère…. »

Curieusement cette solidarité est mal vue, alors que chaque l’on réclame plus d’égalité et de solidarité à l’état qui bien sûr doit tout faire en ce domaine !

Personne ne s’offusque de la solidarité des gens de lettres, des gens d’armes, des journalistes, des marins-pêcheurs ou non, de celle des diplômés des grandes écoles, toutes ces solidarités apparaissent comme normales, elles seraient donc supérieures à celles des francs-maçons, curieux non ? D’autant plus qu’a priori rien ne prédispose les francs-maçons qui viennent d’horizons différents, de toutes les catégories professionnelles et sociales à une solidarité aussi forte. Ce n’est pas net, il doit y avoir un mystère ! C’est sûr il y a un complot là-dessous et puis ce secret…

 

Eh oui il y a un secret celui de la découverte de l’amour fraternel et de sa culture, le jeune franc-maçon n’est pas tout d’un coup plus fraternel et solidaire, il travaille pour l’être réellement, dommage on n’attrape pas la solidarité ou la fraternité comme la rougeole et en plus ce n’est pas chez les francs-maçons une maladie infantile. 

TRONC

 

Il doit y avoir une sorte de sabotage ! De ce genre de sabotage particulier que connaissent bien les Compagnons du Devoir. François Icher a écrit à ce sujet : 

 

« (…) chaque société compagnonnique à pour devoir de veiller à ses membres les plus faibles, ainsi que tous ceux qui sont malades, hospitalisés, dans le besoin ils seront visités quotidiennement, leurs montrant ainsi qu’ils appartiennent à une famille soucieuse de leurs intérêts, de leur santé, de leurs enfants. Un tronc commun, appelé « boite » ou « sabot », une caisse de secours alimentée par les amendes et les dons permet de subvenir à leurs besoins. »

 

Le sabot est donc l’ancêtre des secours mutuels, de nos caisses de retraite, de nos mutuelles santé et prévoyance, notre sécurité sociale en somme. Celui qui gère mal « le sabot », s’en empare est considéré comme un renégat, il est qualifié de saboteur.

On retrouve cette coutume chez les francs-maçons, dans leur engagement à employer d’une manière juste « les métaux », ils ont aussi leurs œuvres de solidarité. Leur sabot est le tronc de la veuve.

Puissent nos dirigeants s’inspirer de ces exemples, de cette tempérance, cette prudence dans l’usage des biens matériels de ce monde, encourageons-les à gérer au mieux nos contributions à la solidarité nationale, sinon ils seront considérés comme des saboteurset non comme de bons compagnons ou de bons frères.

 

Jean-François.

Aux sources de l’Art royal Livre des Proverbes, relatif à la Sagesse. 

« Nest - ce pas la Sagesse qui appelle ? Et l’intelligence qui donne de la voix ? 

Au sommet des hauteurs qui dominent la route, à la croisée des chemins, elle se dresse ; 

près des portes qui ouvrent sur la cité, sur les lieux de passage, elle crie : 

“C’est vous, braves gens, que j’appelle ; ma voix s’adresse à vous les hommes. 

Niais, apprenez la prudence, insensés, apprenez le bon sens. » (Proverbes, 8, 1-5) 

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Publié le par jean françois

OUPS J'AI OUBLIÉ LES TEXTES DE JOHN LOCKE et PIERRE BAYLE 

EXTRAIT DE LA LETTRE DE JOHN LOOCKE SUR LA TOLÉRANCE

 

« Je crois qu’il est d’une nécessité absolue de distinguer ici, avec toute l’exactitude possible, ce qui regarde le gouvernement civil, de ce qui appartient à la religion, et de marquer les justes bornes qui séparent les droits de l’un et ceux de l’autre (...)
Il est du devoir du magistrat civil d’assurer, par l’impartiale exécution de lois équitables, à tout le peuple en général, et à chacun de ses sujets en particulier, la possession légitime de toutes les choses qui regardent cette vie. Si quelqu’un se hasarde de violer les lois de la justice publique, établies pour la conservation de tous ces biens, sa témérité doit être réprimée par la crainte du châtiment, qui consiste à la dépouiller, en tout ou en partie, de ces biens ou intérêts civils, dont il aurait pu et même dû jouir sans cela (...) 

Or, pour convaincre que la juridiction du magistrat se termine à ces biens temporels, et que tout pouvoir civil est borné à l’unique soin de les maintenir et de travailler à leur augmentation, sans qu’il puisse ni qu’il doive en aucune manière s’étendre jusques au salut des âmes, il suffit de considérer les raisons suivantes, qui me paraissent démonstratives. 

Premièrement, parce que Dieu n’a pas commis le soin des âmes au magistrat civil, plutôt qu’à toute autre personne, et qu’il ne paraît pas qu’il ait jamais autorisé aucun homme à forcer les autres de recevoir sa religion. Le consentement du peuple même ne saurait donner ce pouvoir au magistrat ; puisqu’il est comme impossible qu’un homme abandonne le soin de son salut jusques à devenir aveugle lui-même et à laisser au choix d’un autre, soit prince soit sujet, de lui prescrire la foi ou le culte qu’il doit embrasser (...) 

En second lieu, le soin des âmes ne saurait appartenir au magistrat civil, parce que son pouvoir est borné à la force extérieure. Mais la vraie religion consiste, comme nous venons de le marquer, dans la persuasion intérieure de l’esprit, sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu. Ajoutez à cela que notre entendement est d’une telle nature, qu’on ne saurait le porter à croire quoi que ce soit par la contrainte. La confiscation des biens, les cachots, les tourments et les supplices, rien de tout cela ne peut altérer ou anéantir le jugement intérieur que nous faisons des choses. » 

 

DE LA TOLÉRANCE PAR PIERRE BAYLE écrit après la révocation de l’Edit de Nantes

Extrait :

« Il n’y a pas dit-on de plus dangereuse peste dans un Etat que la multiplicité des religions, parce que cela met en dissension les voisins avec les voisins, les pères avec les enfants, les maris avec les femmes, le prince avec ses sujets. Je réponds que bien loin que cela fasse contre moi, c’est une très forte preuve pour la tolérance ; car, si la multiplicité des religions nuit à un Etat, c’est uniquement parce que l’une ne veut pas tolérer l’autre, mais l’engloutir par la voie des persécutions. Hinc prima mali labes1, c’est là l’origine du mal. Si chacun avait la tolérance que je soutiens, il y aurait la même concorde dans un Etat divisé en dix religions que dans une ville où les diverses espèces d’artisans s’entresupportent mutuellement. Tout ce qu’il pourrait y avoir, ce serait une honnête émulation à qui plus se signalerait en piété, en bonnes mœurs, en sciences, chacun se piquerait de prouver qu’elle est la plus amie de Dieu, en témoignant un plus fort attachement à la pratique des bonnes œuvres ; elles se piqueraient même de plus d’affection pour la patrie, si le souverain les protégeait toutes, et les tenait en équilibre par son équité. Or il est manifeste qu’une si belle émulation serait cause d’une infinité de biens ; et par conséquent la tolérance est la chose du monde la plus propre à ramener le siècle d’or, et à faire un concert et une harmonie de plusieurs voix et 

«hinc mihi prima mali labes », Virgile, Enéide, II, 97 : « c'est ainsi que j'ai commencé à glisser dans le malheur» 

1

instruments de différents tons et notes, aussi agréable pour le moins que l’uniformité d’une seule voix. Qu’est-ce donc qui empêche ce beau concert de voix et de tons si différents l’un de l’autre ? C’est que l’une des deux religions veut exercer une tyrannie cruelle sur les esprits, et forcer les autres à lui sacrifier leur conscience ; c’est que les rois fomentent cette injuste partialité, et livrent le bras séculier aux désirs furieux et tumultueux d’une populace de moines et de clercs ; en un mot, tout le désordre vient non pas de la tolérance, mais de la non-tolérance. » 

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Publié le par jean françois
DE LA TOLÉRANCE

DE LA TOLÉRANCE MAÇONNIQUE

 

 

Les Francs-Maçons ont fait de la tolérance une vertu cardinale, pourquoi et comment ?

 

Pourquoi sans doute parce que l’institution, dans sa forme spéculative est née après les guerres de religion, on peut parler dès lors d’une vertu moderne, une vertu qui terrasse les dogmes, les préjugés, les interdits. Les Francs-Maçons se définissant comme des hommes libres, libres dans leur conscience et leur expression, ils voyagent comme le firent les compagnons opératifs, ils se confrontent aux diverses opinions, ils font l’éloge du pluralisme, dont Diderot disait à peu près « qu’il est l’enfant du plus jamais çà.. »En référence aux guerres de religion meurtrières, « qu’importe qui se trompe pourvu que la paix règne.. »

John Locke et Pierre Bayle ont écrit sur la tolérance voir ci-dessous..

 

Après le pourquoi sur le plan historique, le pourquoi de la tolérance comme vertu maçonnique, simplement comment réunir ce qui est épars, et faire œuvre de la promotion d’un véritable centre de l’union des hommes, sans être tolérant ? La tolérance n’est pas innée elle est opposée à cet ego qu’il est bien difficile de ravaler. Il est plus facile de se déclarer tolérant que d’être véritablement, passer du particulier à l’universel nécessite humilité et abnégation.

Faut-il être tolérant en toutes circonstances, la réponse est évidemment non, ce serait un aveu de faiblesse, il des actes intolérables, barbares, indignes de l’être humain. La tolérance a besoin des trois piliers que sont, la force (courage), la beauté et la sagesse.

 

Comment pratiquer la tolérance, d’abord par une écoute bienveillante pour pouvoir se faire son jugement, les opinions doivent être argumentées, et nous devons accepter les différences de points de vue, sans succomber avec faiblesse dans un « tout se vaux », un égalitarisme qui tire vers le bas. C’est le piège de nos sociétés occidentales. On apprend en loge que les pensées différentes ne sont pas des agressions, elles méritent au minimum le respect et l’écoute qui n’est pas forcément l’adhésion. Cela suppose d’être disponible à l’autre, c’est grandir en humilité.

 

Albert Camus disait à peu près :« la tolérance est l’exercice de la modestie, tout n’est donné, complétons ce que nous savons parce que savent les autres… »

 

La tolérance est donc une vertu de nos sociétés occidentales, mais elle ne doit pas devenir elle-même extrémiste, elle ne doit pas refuser même les réactionnaires se serait une forme d’intolérance. Ménager tout le monde, respecter tout le monde en toutes circonstances, cette véritable langue de bois universelle est une régression de la liberté et mène à une forme d’homogénéité, tout n’est pas semblable, ce serait la création d’une nouvelle église unique, une idéologie de la tolérance, la tolérance ne peut se transformer en une forme de lâcheté.

La Franc-Maçonnerie prône pour un centre d’union des différences, pour une finalité d’enrichissement réciproque. Comment autrement pourrions-nous, nous perfectionner en ignorant les richesses et l’amour de l’autre ?

 

Jean-François. 

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Publié le par jean françois
LE BIEN ET LE MAL !

LE BIEN ET LE MAL !

 

 

La morale ou la vertu, la morale se pèse au regard de la société dans laquelle ont vit, elle se mesure, se jauge en fonction de l’acceptable qui varie dans l’espace et le temps. La morale d’hier est « vintage ». Il nous reste quelques valeurs à défendre comme la fraternité, la solidarité, le désir d’égalité, la liberté, mais force est de constater que mêmes ces valeurs qui devraient nous rassembler sont souvent absentes.

 

La pratique de la vertu, fait partie de la construction de l’homme, pour qu’il soit en harmonie avec la nature qui l’entoure, l’homme sera alors plus juste, plus courageux, plus à même de s’aimer et d’aimer ses semblables. La vertu est donc au-dessus de la morale, elle est mère de la morale en quelque sorte. C’est pourquoi un des préceptes du franc-maçon est de fuir le vice et de pratiquer la vertu, pas de la dire, pas d’être moralisateur, mais de faire.

 

Jean-François Bouthors, dans un « Point de vue » paru hier dans le journal Ouest-France fait preuve de courage en écrivant un article au titre de : Besoin de plus de morale que de vertu. Sa réflexion se fait par rapport au départ de notre ministre de l’écologie science qui a besoin de morale et certes encore plus de vertu ! Cependant peut-on être vertueux sans respecter la morale ? Bien sûr il faut se défier particulièrement des parangons de morale, comme de tous ceux qui exigent des autres une moralité irréprochable, qu’ils ne respectent pas pour eux-mêmes. Ils oublient de montrer l’exemple.

 

On ne peut opposer pour moi la vertu et la morale, elles sont des amies qui ne demandent qu’à se fréquenter. En matière politique comme le souligne justement Jean-François Bouthors on ne recrute pas des Trappistes, mais des hommes efficaces, c’est nécessaire, indispensable, mais il semble que cela soit insuffisant. La mesure, la sagesse, ne nuisent pas à l’exercice. Il faut des hommes complets, c’est-à-dire des hommes qui ont une connaissance de ce qu’ils sont et de leurs capacités.

Alors le titre du Point de vue aurait pu être : Besoin de vertu et d’exemplarité.Mais envisager aujourd’hui de faire de la politique, c’est vouloir bien souvent faire carrière pour soi-même, se servir avant de servir les autres, il faut aller vite, être dans la lumière des apparences, c’est ce qui détruit la noblesse de la politique, nos élus dans leur immense majorité donnent beaucoup et reçoivent très peu.

 

La pratique de la vertu commence par la véritable connaissance de soi, par l’humilité de la descente avant de songer à entamer la montée. Marie-Magdeleine Davy a écrit en épilogue de son livre « La connaissance de soi » :

(…) « Tant que l’homme n’a pas trouvé en lui son propre soleil, il le cherche à l’extérieur ; a-t-il réintégré en lui-même son centre, le voici éclairé et éclairant, possédant son soleil à l’intérieur. On peut lui donner le nom de sage, d’homme vivant ou d’homme de lumière. »

 

C’est sans aucun doute de ce genre d’homme dont nous avons besoin en politique et dans la vie en général. Cela pourrait clore le débat la vertu ou la morale ?

 

Jean-François.

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Publié le par jean françois
L'atlantide  photo le site de l'histoire

L'atlantide photo le site de l'histoire

VERS LA SAGESSE…

 

 

Les mythes sont universels, c’est une découverte de l’homme voyageur dans l’espace terre. Ils envahissent et nourrissent notre imagination. Le monde des mythes est qualifié d’irréel et pourtant, la connaissance des mythes l’étude de leur symbolisme modifie nos comportements, jusqu’à la transformation progressive de notre être, sa métamorphose.

 

Les francs-maçons sont nourris au mythe d’Hiram l’architecte du temple de Salomon, ils quittent progressivement le monde des apparences, la surface des choses, pour conquérir leur être intérieur, l’essence du réel.

L’art Royal manie la fiction pour dévoiler le réel, c’est un levier vers l’essentiel, il tire sur le voile, pour laisser entrer la Lumière.

 

Cette véritable conversion du regard sur soi, nous permet de la voir la vie autrement avec un peu plus de sagesse.

Notre société matérialiste, glisse vers l’hédonisme, l’égoïsme, l’individualisme, le rêve de l’homme devenir un Demi-dieu, on redécouvre Épicure et Lucrèce en dévoyant leurs pensées, en les transforme en penseurs de l’utile, du plaisir au présent, on rejette le surnaturel.

Atlantide détruite : Blog interligne d'Armelle Barguillet

 

C’est pourtant l’affirmation de l’irréel qui est le chemin de la sagesse. En 1789 comme un désir, on posait cette affirmation :

« Les hommes naissent libres et égaux en droits. »

230 années plus tard qu’avons-nous fait de cette affirmation, si ce n’est une utopie ! Devons-nous, pour autant engloutir cette utopie, comme l’Atlantide sous nos vagues d’orgueil et de vanité ?

Ou continuer à jeter des pavés sur le conformisme et la résignation, comme certains d’entre nous l’on fait en 1968, avant docilement de rentrer dans le rang des mondialistes et des capitalistes sauvages qui détruisent notre planète. Devons nous même dans nos rêves, arrêter de crier : 

« Soyez réalistes : demandez l’impossible. »

 

S’imprégner des enseignements des mythes, les faire vivre en nous, dans nos rêves, pour qu’ils deviennent réalité, c’est faire quelques pas sur le chemin d’une sagesse inatteignable, c’est un peu se prendre pour Ulysse, quelle aventure, quelle joie !

 

Jean-François. 

Ulysse

Ulysse

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Publié le par jean françois

Chers lecteurs , chers abonnés,

J'ai été un peu absent du chantier depuis quelques temps, des problèmes informatiques que j'espère résolus, et j'étais pris sur d'autres chantiers, merci de votre patience et de votre fidélité.

Jean-François.

Pour écrire au Blog : courrierlafmaucoeur@gmail.com

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Publié le par jean françois
DU MÊME ARBRE ?

DU MÊME ARBRE ?

 

COMPAGNONS ET FRANCS-MAÇONS

 

 

Comme une histoire de famille qui pourrait être belle, malheureusement en famille on se déchire souvent pour un héritage, c’est le cas pour les relations entre les compagnons et les Francs-Maçons, on imagine assez facilement que dans les années entre 1600 et 1700, quand les loges opératives reçoivent des membres de la société qui sont des scientifiques, des hommes de lettres, des nobles, qu’elles ouvrent leurs portes à tous ceux qui ne sont pas du métier, que les secrets et les mystères leur sont dévoilés, cela n’a pas dû être simple !

 

Dans notre monde contemporain il perdure une forme de concurrence ou de fragmentation entre les Compagnons et les Francs-Maçons et c’est bien dommage, en un temps où l’on fait l’éloge de l’apprentissage pour essayer de motiver les jeunes générations en leur faisant redécouvrir l’intérêt du bel ouvrage.Il faut des drames comme l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris pour s’apercevoir que le compagnonnage est indispensable et n’est pas incompatible avec notre société techno numérique.

 

Compagnons et Francs-Maçons seraient bien inspirés de se tenir la main dans une même chaîne d’union, plutôt que de réduire leurs rapports à des querelles d’héritage, ils ont plus de points communs que de divergences. Chacune des fraternités à sa manière entend former des hommes complets, de devoir, des compagnons finis.

 

Marcel Bris, Parisien La Noblesse du Devoir, Compagnon Forgeron-Maréchal-Mécanicien du Devoir a écrit en 1984 dans Le Compagnonnage à la recherche de sa vocation.

 

« Former des hommes de caractère, faire naître et développer des compétences professionnelles, enseigner les données d’une compréhension entre les hommes et faire comprendre qu’il existe, dans notre humanité terrestre, un sacerdoce et un culte dont l’utilité se révèle être, au-dessus de tout, le travail. Ainsi peut se résumer la règle des Compagnons depuis toujours : établir une alliance entre le Travail et le Devoir. »

 

Les Francs-Maçons dans leurs rituels célèbrent un ancêtre de Marcel Bris un forgeron mythique Tubalcaïn, de la lignée de Caïn septième génération. Ce maître forgeron enseigne le maniement du feu, de l’eau et du métal, il transforme poli le vil métal en or pur. Compagnons et Francs-Maçons travaillent à la construction du temple matériel, mais aussi du temple de l’esprit, le temple spirituel, le temple de l’homme.

Jules Vallés

 

Le message des Compagnons va bien au-delà de la maîtrise de techniques ou de secrets de construction, le message des Francs-Maçons n’est pas un devoir d’accumulation de connaissances intellectuelles, ils ont en commun la volonté de construire des hommes dans leur globalité.

 

Georges Sand qualifiait le tour de France des Compagnons de : 

« Chevalerie errante de l’artisan. »Le Franc-Maçon avec ses outils symboliques fait aussi son tour, le tour du cercle, pour trouver sa juste place dans le cosmos, au centre du cercle.

 

Compagnons et Francs-Maçons nourrissent la cité de leurs valeurs universelles. Jules Vallès communard et Franc-Maçon a écrit dans Le Cri du Peuplele 1ermai 1871 :

 

« En sortant de ses ateliers mystiques pour porter sur la place publique son étendard de paix (…) La Franc-Maçonnerie a réuni au nom de la Fraternité la bourgeoisie laborieuse et le prolétariat héroïque. »

 

 

Il a écrit aussi à propos de son oncle Compagnon du Devoir :

 

« (…) Je touche à leurs mètres et à leurs compas, je goûte au qui me fait mal, je me cogne au chef-d’œuvre (…) ils ont des pendants d’oreilles…. Je suis heureux avec les menuisiers. »

 

Belle démonstration des liens entre les Compagnons et les Francs-Maçons, ils ont en partage des secrets qui mènent au sacré.

Dans son livre La BillebaudeHenri Vincenot en songeant à Vézelay se rappelle les paroles de son grand-père :

 

« Les enfants de Maître Jacques ! N’y touche surtout pas. Ceux-là savaient ! Savaient ? Mais savaient quoi ? (…) J’ai toujours cru quant à moi, qu’il y avait une relation entre ce site extraordinaire, cette basilique, ce monument mystérieux et les Compagnons. Les Jacques…. Ceux qui savaient ! »

HENRI VINCENOT

Les Francs-Maçons et les Compagnons partagent aussi d’autres valeurs qui malheureusement se perdent de nos jours. Le refus du fanatisme, de l’intégrisme, de l’ignorance, ils s’efforcent d’êtres tolérants sans faiblesse, ils rendent sa gloire au travail.

Agricol Perdiguier dit Avignonnais La Vertu 1erCompagnon Menuisier du Devoir de Liberté, a écrit en 1861 dans Question Vitale sur le Compagnonnage et la classe ouvrière.

 

 

« (…) Que chacun soit libre dans sa foi, dans son opinion, dans son aspiration, dans son mode de gouvernement, dans ses coutumes, dans ses usages, dans telles ou telles formes qu’il lui plaît d’adopter et de suivre et ne peuvent nuire à autrui. Point de satire, de raillerie, d’agression… Chantons l’humanité, chantons la fraternité et ne cessons point de nous donner la main. »

AGRICOL PERDIGUIER

Un regret toutefois, sous le prétexte d’affirmer leur identité certains Compagnons, comme certains Francs-Maçons affirment avec force leurs différences, en faisant des divergences, plus que des forces. À l’instar du Compagnon Jean-Bernard dit la Fidélité qui a écrit dans Compagnonnage en Juillet 1976.

 

« Un soi-disant cousinage ! »

« Il n’est pas jusqu’aux férus d’ésotérisme qui ne s’interrogent sur les vertus de l’un ou l’autre pour en extraire nous ne savons trop quelle panacée fondamentale.

(…) Ce caractère, cette pureté et cette vérité n’ont d’autres sources réelles que l’exercice du métier. C’est une source avec laquelle on ne transige pas. Il ne suffit pas pour s’y retremper de revêtir un tablier brodé, de manier des outils symboliques ou de parler un langage pseudo-professionnel. (…) Nous sommes donc d’une espèce tout à fait à part, qui l’a toujours été et le restera d’une façon irréductible… »

 

Il est plus simple, plus facile, plus réducteur de fracturer que de rassembler ce qui est épars. Pour preuve la Maçonnerie Forestière, la Maçonnerie du bois démontre que les Francs-Maçons et les Compagnons peuvent se retrouver, le père Soubise est bien présent chez les fendeurs.

Pour ma part j’ai eu le bonheur et je l’ai encore de compter parmi les frères de ma loge maçonnique des Compagnons, qui sans renier les enseignements qu’ils ont reçus dans le Compagnonnage sont d’excellents francs-maçons reconnus comme tels.

 

Je dédie ces quelques réflexions à Louis, André et Jean-Jacques, mes Compagnons de route, mes Frères.

 

                                                     Jean-François.

LE PÈRE SOUBISE

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Publié le par jean françois
SABOTAGE !

SABOTAGE !

 

 

C’est bien connu les francs-maçons pratiquent entre eux l’entraide, souvent critiquée d’ailleurs par les profanes et peut-être les envieux. Cette solidarité qui en principe se fait dans l’honneur découle de leur fraternité. « Désormais tu n’auras plus que le nom de frère…. »

Curieusement cette solidarité est mal vue, alors que chaque l’on réclame plus d’égalité et de solidarité à l’état qui bien sûr doit tout faire en ce domaine !

Personne ne s’offusque de la solidarité des gens de lettres, des gens d’armes, des journalistes, des marins-pêcheurs ou non, de celle des diplômés des grandes écoles, toutes ces solidarités apparaissent comme normales, elles seraient donc supérieures à celles des francs-maçons, curieux non ? D’autant plus qu’a priori rien ne prédispose les francs-maçons qui viennent d’horizons différents, de toutes les catégories professionnelles et sociales à une solidarité aussi forte. Ce n’est pas net, il doit y avoir un mystère ! C’est sûr il y a un complot là-dessous et puis ce secret…

 

Eh oui il y a un secret celui de la découverte de l’amour fraternel et de sa culture, le jeune franc-maçon n’est pas tout d’un coup plus fraternel et solidaire, il travaille pour l’être réellement, dommage on n’attrape pas la solidarité ou la fraternité comme la rougeole et en plus ce n’est pas chez les francs-maçons une maladie infantile. 

TRONC

 

Il doit y avoir une sorte de sabotage ! De ce genre de sabotage particulier que connaissent bien les Compagnons du Devoir. François Icher a écrit à ce sujet : 

 

« (…) chaque société compagnonnique à pour devoir de veiller à ses membres les plus faibles, ainsi que tous ceux qui sont malades, hospitalisés, dans le besoin ils seront visités quotidiennement, leurs montrant ainsi qu’ils appartiennent à une famille soucieuse de leurs intérêts, de leur santé, de leurs enfants. Un tronc commun, appelé « boite » ou « sabot », une caisse de secours alimentée par les amendes et les dons permet de subvenir à leurs besoins. »

 

Le sabot est donc l’ancêtre des secours mutuels, de nos caisses de retraite, de nos mutuelles santé et prévoyance, notre sécurité sociale en somme. Celui qui gère mal « le sabot », s’en empare est considéré comme un renégat, il est qualifié de saboteur.

On retrouve cette coutume chez les francs-maçons, dans leur engagement à employer d’une manière juste « les métaux », ils ont aussi leurs œuvres de solidarité. Leur sabot est le tronc de la veuve.

Puissent nos dirigeants s’inspirer de ces exemples, de cette tempérance, cette prudence dans l’usage des biens matériels de ce monde, encourageons-les à gérer au mieux nos contributions à la solidarité nationale, sinon ils seront considérés comme des saboteurset non comme de bons compagnons ou de bons frères.

 

Jean-François.

Aux sources de l’Art royal Livre des Proverbes, relatif à la Sagesse. 

« Nest - ce pas la Sagesse qui appelle ? Et l’intelligence qui donne de la voix ? 

Au sommet des hauteurs qui dominent la route, à la croisée des chemins, elle se dresse ; 

près des portes qui ouvrent sur la cité, sur les lieux de passage, elle crie : 

“C’est vous, braves gens, que j’appelle ; ma voix s’adresse à vous les hommes. 

Niais, apprenez la prudence, insensés, apprenez le bon sens. » (Proverbes, 8, 1-5) 

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Publié le par jean françois

LE MYTHE MIROIR SPIRITUEL

 

 

Les rites initiatiques en franc-maçonnerie sont remplis de mythes universels, la franc-maçonnerie s’est inspiré et en particulier celui du mythe de la construction du temple de Salomon par l’architecte Hiram, la légende s’attache à la construction du temple matériel, mais il s’agit derrière le voile de découvrir la méthode de construction du temple intérieur.

 

Le postulant aux mystères dans certaines cérémonies initiatiques est invité à se regarder dans un miroir, il est confronté à son image et rapidement à son soi, à sa partie intime.

Dès cet instant d’une haute intensité symbolique, il est fait appel à son imagination. Les symboles et les mythes vivent en nous.

 

Les mythes agissent sur nous, ils sont comme des fils d’Ariane que l’on suit pour sortir des ténèbres. Carl Gustav Jung parlait d’images primordiales universelles, ses fameux archétypes, qui agissent sur notre inconscient.

 

La connaissance du mythe de la construction et de la légende d’Hiram, est source de réflexions sur sa vie, c’est comme l’apprentissage de la lecture, mais d’une lecture particulière celle qui lui fait découvrir sa vie intérieure. Les idées sont dissimulées sous les symboles, les mots deviennent signifiants, chaque mot de passe, chaque mot sacré inspire celui qui le reçoit d’une manière différente, mais le relie aussi à un collectif on partage les mots et les gestes. Le mythe apparaît alors comme un héritage à recevoir, à comprendre, à transmettre.

 

Georges Dumézil a observé dans l’espace une analogie chez de nombreux peuples, dans l’organisation de leur société. C’est sa théorie de la « tri fonctionnalité » qui se traduit par une société de classes : celle des producteurs (les ouvriers, les apprentis), celle des guerriers (les défenseurs, les compagnons), celle des prêtres (les transmetteurs, les maîtres). Cette organisation de la société fait penser à un ordre initiatique à une hiérarchie spirituelle, où chacun est à sa place, à son office.

 

Plus ce qui apparaît dans le miroir spirituel est distinct, plus l’homme se construit, pénètre son être intérieur, élève sa conscience, se perfectionne, accompli sa recherche initiatique spirituelle, son chemin personnel, plus marche vers lui-même. C’est en ce sens que le premier regard dans le miroir est un choc initiatique.

 

Le meurtre de l’architecte dans la légende d’Hiram interroge, est-il le résultat d’un désir mimétique au sens ou l’entend René Girard. La quête du sacré rendant en quelque sorte obligatoire le sacrifice ? La convergence vers un mythe commun, la convergence des désirs menant à une forme de violence, c’est sa théorie de la victime expiatoire, du bouc émissaire. Ou bien le sacrifice est-il librement consenti, comme une obligation, et que signifie-t-il alors ?

 

Pour le franc-maçon la mort violente annonce une renaissance comme dans toutes les initiations. La première mort a peut-être lieu quand on se regarde dans le miroir ? Mais il y a une continuité et des métamorphoses de l’être. La vision dans le miroir n’est plus la même, l’être est pourtant le même.

 

Jean-François.

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