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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

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L'ART ROYAL CRÉATEUR DU BEAU

L ‘Art Royal créateur du beau 

 

 

Les arts en général son créateur du beau, l’Art Royal, art par excellence dont le but est de fuir le vice et de pratiquer la vertu. Sa pratique, exige la pratique de la force créatrice. La recherche du souffle, de la spiritualité, l’humilité de la sagesse et l’harmonie de la beauté.

 

Dans un monde ou la laideur des villes bétonnées par l’industrialisation massive, ou le panneautage publicitaire est le symbole de la démesure matérialiste, qui remplace le sacré, ou l’on a décrété la mort de « Dieu » pour le profit des hangars d’Amazon. Que reste-t-il de la beauté, dans ce bruit et cette fureur ?  Quelques hommes de cristal au travers desquels passe encore la lumière, ils sont peintres, musiciens, philosophes. L’espérance de la mémoire du beau demeure présente en eux, même s’il n’y avait qu’un seul regard lumineux la lumière pourrait poursuivre sa course.

 

L’art témoignage de la beauté, n’est pas qu’un loisir décoratif, il n’y a pas que des architectes d’intérieur, nous pouvons être tous des architectes de notre soi intérieur. François Cheng écrit :

 

« L’art authentique est en soi une conquête de l’esprit ; il élève l’homme à la dignité du Créateur, fait jaillir des ténèbres du destin un éclair d’émotion et de jouissance mémorable, une lueur de passion et de compassion que l’on peut partager. Par ses formes toujours renouvelées, il tend vers la vie ouverte en abattant les cloisons de l’habitude et en provoquant une manière neuve de percevoir et de vivre. »

 

La beauté sublimée dans l’art devient une raison d’être un dépassement de l’avoir. L’homme naturellement tend vers le beau, l’émotion du beau. L’homme passe par le nécessaire dualisme, avant d’atteindre l’unicité de l’universel. Il s’efforce d’échapper à une culture unique mondiale, il revendique son droit à la diversité de l’humain. L’art a pour modèle depuis les temps anciens la nature, qui se manifeste dans toutes les choses. Platon dit dans Phèdre que :

 

« Que la beauté se manifeste dans les choses à travers leur intégrité leur simplicité, félicité, lesquelles appartiennent à leur tour aux apparitions que l’initiation finit par dévoiler à nos regards au sein d’une pure et éclatante lumière. »

 

La contemplation de la nature dévoile la symétrie entre ce qui est en haut et ce qui est en bas, le tout est harmonie et beauté. Le regard que l’on porte sur un tableau représentant la nature, dévoile surtout ce qui est caché dans la nature. L’œuvre d’art n’est pas un objet de décoration utile, mais une image vitale, comme la nature n’est pas seulement pour l’artiste un cadre décoratif, elle est une force cosmique primitive avec laquelle il fait corps, elle est issue d’un principe sacré créateur. Il s’établit un dialogue entre le sujet et l’objet, une conciliation entre esprit et nature.

Il y a une forme de partage entre esprit et nature, de ce partage naît la beauté.

L’homme a la capacité de voir et de reproduire la nature, il se gardera en voulant trop la maîtriser, d’assouvir une forme de domination destructrice de l’équilibre à la survie des deux. La beauté ne naît que de la communion de l’homme avec la nature.

 

J’achève ici mes quelques réflexions inspirées par la lecture des : « Cinq Méditations sur la Beauté. »  De François Cheng.

Éditions Albin Michel en livre de Poche.

 

Jean-François Guerry. 

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PERCEVOIR

PERCEVOIR

 

 

Concevoir la beauté, c'est la percevoir. Comment la percevoir Par une démarche initiatique de l'Intérieur vers l'extérieur. D'abord descendre à l'intérieur de soi, y trouver l’humble lumière voilée, mystérieuse, celle du Graal, de l’âme.

 

Puis revenir au monde par cet escalier tournant, cette spirale ascensionnelle du temps. Ouvrir un œil neuf, un regard neuf transfiguré par la Lumière. Transmettre la force de cette Lumière dans le monde, sans prosélytisme avec humilité partager les enseignements reçus dans le temple. Faire vivre cette conversion du regard.

 

Ce regard qui porte en lui un trousseau de clés, pour ouvrir les portes qui nous semblaient fermées par la dureté de notre orgueil, sa dictature jamais assouvie. Ce nouveau regard ouvert sur le sacré, le divin. Par l’œil minuscule vitrail qui laisse passer la lumière de notre âme, notre regard se pose un instant à l’extérieur de nous. C’est le regard du Grand Architecte qui se confond avec le nôtre.

 

« J’ai créé en toi la perception pour être l’objet de ma perception.

C’est par mon regard que tu me vois et que je te vois.

Tu ne saurais me percevoir à travers toi-même.

En revanche si tu me perçois, tu te perçois, toi-même. » (Poème du Soufi Ibn’Arabi’)

 

C’est dans le croisement des regards, l’échange des regards que se trouve la beauté, l’étincelle provoquée par le frottement de ces lumières, déclenche l’embrasement, l’amour. Un regard seul se perd dans un désert vide, il s’assèche, il ne peut pas atteindre la source de la beauté. Mais regard qui perçoit les merveilles de la nature le sacré, le divin et cette même présence du divin dans le regard de l’autre. C’est comme des étincelles jumelles les deux regards se transforment, se métamorphosent et se tournent dans la même direction, pour s’unir en un seul regard pur, c’est peut-être ce que l’on appelle la beauté du regard.

 

La perception du beau n’est pas une contemplation béate, une naïveté, une mièvrerie de bons sentiments. C’est un désir de vrai, de bien de beau. Cet élan se vit dans un itinéraire initiatique, pourvu que l’on ait la volonté de le vivre, d’en faire un idéal de liberté.

 

Pour le franc-maçon c’est la prise en compte du monde tel qu’il est avec ses parts d’ombre, ses douleurs, mais c’est aussi une exigence de dignité, d’exemplarité, de justice, de force, d’humilité qui n’est pas la faiblesse de l’humiliation ; la force est toujours associée à la compassion, la tempérance, la bienveillance et l’amour fraternel sans lequel tout n’est qu’un regard illusoire et vide.

 

Jean-François Guerry.

 

 

 

 

De François Cheng :

 

« Zhuangzi, un des ‘pères du Taoïsme’ au IVème siècle avant notre ère, fait remarquer qu’entre Ciel et Terre il y a une grande beauté, et que la nature a le pouvoir de transmuter le flétri et le pourri en merveilles. Le Zhenren ‘l’homme véritable’ qu’il propose est celui qui, purifié de l’intérieur, est capable d’entrer en communion totale avec la sphère infinie de l’Univers en y effectuant le Shen-you ou ‘randonnée spirituelle’

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LE BIEN ET LE MAL

Le
Le Mal et le Diable : de Zoroastre à Saint Augustin Mal et le Diable : de Zoroastre à Saint Augustin

Planche présentée par le Frère V B

(Ci-dessous plan détaillé)

Pavé mosaïque Le bien et le mal

Iran Pays des Aryens (nobles) Scytes + Mèdes + Partes + Perses

Dieu de la lumière / ahoma breuvage d’éternité

Culte du feu (nouvel an Iranien)

 

Zoroastre / Zarathustra

(empire achéménide)

 

Sa vie

 

Né en 630 avant JC

Mort à 77 ans

Révélation à 30 ans n’a jamais prétendu être un prophète

 

Sa doctrine

 

AVESTA un des livres sacrés reconnus par la FM

Légende c’est l’histoire de la création :

Ohrmad (le nom de Dieu qui signifie :

l’Incréé l’inengendré = celui qui s’est auto créé ; auto engendré

Divinité suprême ayant mis en ordre le chaos initial

Créateur du ciel et de la terre

Force créatrice du monde et des quatre éléments, l'eau, la terre, le feu et l'air

 

 

Originalité absolue :

Un Dieu schizophrène

Pour créer le bien il doit imaginer le mal

Pour créer le beau il doit imaginer le laid

 

Dieu se subdivise lui-même en deux entités antagonistes mais toutes deux issues de son esprit :

MAZDA (Dieu de bonté) et ARIMAN (le Diable)

 

Voici un extrait de l’Avesta :

LIRE

 

Armée du Bien : AMCHÂS les 7 anges (les archanges bibliques : raphael ; gabriel michel

Armée du Mal : DAEVAS les 7 démons

 

Dans la doctrine de Zoroastre, chaque personne répond de ses actes en vertu de la nature de son « Fravahr », l'équivalent du karmahindouiste. La doctrine se résume en une maxime : Humata, Hukhta, Huvarshta ("Bonnes Pensées, Bons Mots, Bonnes Actions").

 

Si en société, les gens s'adonnent à la bonté ils ne récolteront que la bonté et s'ils se livrent à la méchanceté, ils seront envahis par le mal.

 

Un autre thème important du zoroastrisme est sa promesse d'une vie éternelle après la mort, où les âmes seront départagées lors de la traversée du « Pont de Chinvat », et finissent soit au Paradis, soit en Enfer soit au Purgatoire. Le zoroastrisme préfigure ainsi l'avènement du christianisme.

Société idéale selon Zoroastre

  • L'égalité des hommes et des femmes
  • Préserver la pureté de l'eau, de la terre, de l'air et du feu
  • L'esclavage et la soumission de l'être humain, présents dans d'autres religions, sont complètement rejetés dans la doctrine de Zoroastre.
  • Cette doctrine met l'accent sur l'importance de la récolte et rejette toute idée de paresse, de vivre au crochet d'autrui, de voler le bien d'autrui. Chacun doit vivre de ses efforts et pouvoir bénéficier de sa propre récolte.
  • L'idolâtrie, l'adoration de la pierre ou tout autre lieu construit, sont prohibées dans la pensée de Zoroastre. La maison de Dieu n'est pas celle construite par l'homme mais le cœur et l'esprit de ce dernier.
  • Aucune oppression ne peut être admise à l'égard des hommes, et si nécessaire, il faut se soulever pour l'éliminer.
  • Aucun mal ne doit être commis à l'égard des animaux et leur sacrifice doit être considéré comme un crime des hommes à l'égard des animaux

 

SA POSTERITE

 

Religion importante

 

Converti le père de l’empereur Cyrus

Cyrus le grand élève le Zorastrisme en religion d’Etat mais laisse à ses sujets la liberté absolue de conscience

Appliquant les préceptes du zoroastrisme Cyrus mit fin à l'exil des juifs, en libérant Jérusalem de la domination babylonienne et en autorisant la construction du Second Temple. 515 Avant JC après la captivité de Babylone

Celui-ci fut achevé sous le règne de son fils Darius

La communauté juive d'Iran est l'une des plus anciennes de la diaspora puisque les juifs s'y sont installés (c'était le royaume de Perse) depuis le VIe siècle avant JC.

 

le Cylindre de Cyrus (Empire achéménide de Perse), rédigé après sa conquête de Babylone en 539 avant Jésus-Christ en harmonie avec la pensée de Zoroastre, est considéré comme la première déclaration des droits de l’homme

LE BIEN ET LE MAL

En 1971, l’ONU l’a traduit dans toutes ses langues officielles. Le cylindre (dont une réplique orne l’entréee du batiment des nations unies , décrète les thèmes de la règle persane : tolérance religieuse, abolition de l’esclavage, liberté du choix de profession et expansion de l’empire.

 

Le Zoroastrisme : 200 000 adeptes dans le monde

Zubin Mehta et TaTa en Inde

LE BIEN ET LE MAL

 

Mani

(Empire Sassanide)

 

Sa vie

Né en 216 après JC

Issu d’une famille chrétienne des origines

(la perse comptait à cette époque plus de 500 communautés chrétiennes qui cohabitaient avec les zoroastriens)

C'est sa rencontre avec le roi sassanide Shapur Ier en 250 qui décidera du succès de sa doctrine : le monarque conçoit tout l'intérêt d'une religion nationale pour unifier son empire.

 

Sa doctrine

 

Mani ou Manès, qui se prétendait prophète, présentait sa doctrine comme une révélation définitive

 

C'est un syncrétisme inspiré du zoroastrisme, du bouddhisme et du christianisme.

 

De Zoroastre = dualisme entre le bien et le mal

La base du manichéisme est de diviser l'univers en deux :

-d'un côté le bien et le royaume de la lumière

-et de l'autre le mal et le royaume des ténèbres

Selon le manichéisme, la lumière et les ténèbres coexistaient sans jamais se mêler. Cette lutte entre le bien et le mal est le fondement du manichéisme. Pour qu'un homme puisse une fois sa mort arrivée atteindre le royaume de la lumière, il faut qu'il abandonne tout ce qui est matériel

 

De Bouddah = dualisme entre l’ame et corps

Suite à un évènement catastrophique, les ténèbres envahirent la lumière. De ce conflit est né l'homme, son esprit appartient au royaume de la lumière et son corps (la matière), appartient au royaume des ténèbres — ce qui transforme la mort non plus en processus destructif mais en processus d'élévation suprême.

 

De Jésus = l’exemplarité de sa vie : pauvreté - charité et des principes

réfuter le plaisir de la chair, ne pas tuer et ne pas blasphémer.

 

Deux groupes de manichéens existaient :

 

-les élus : qui passaient leur temps à prêcher, pratiquaient le célibat et étaient végétariens. Après leur mort, les élus étaient assurés d'atteindre le royaume de la Lumière ;

 

-les auditeurs : ils devaient servir les élus, pouvaient se marier et pratiquaient des jeûnes toutes les semaines. Après leur mort, les auditeurs espéraient être réincarnés en tant qu'élus.

 

SA POSTERITE

 

Vient le règne de Vahram Ier, en 272, qui favorise un retour au mazdéisme. Persécuté, torturé et exécuté. Persécutions romaines

 

Hérésie Chrétienne : Cathares

-Stricte hiérarchie cléricale

-Idée du mal / du diable

LE BIEN ET LE MAL

Saint Augustin

 

Sa vie

est né 354 à Thagaste Algérie, ville d'Afrique du Nord appartenant à l'empire romain

Le père d'Augustin, un citoyen romain païen du nom de Patricius, était un modeste notable fonctionnaire de la ville. Sa mère, Monique, une chrétienne d'origine berbère,

Son père, réunit l’argent nécessaire pour l’envoyer à Carthage poursuivre des études appropriées à son intelligence précoce

Augustin vise alors le professorat de rhétorique Importance de cet art dans l’empire

Importance de la philosophie grecque la raison : le latin flamboyant d'Augustin

Augustin est pendant 9 ans auditeur dans l’église de mani

Prêtre puis Acclamé évêque à Hippone en 395

 

Sa doctrine

Le diable le mal

Camus : œuvre de saint augustin : assouplir de plus en plus la raison grecque et l’incorporer à l’édifice chrétien mais dans un domaine ou elle est inoffensive Passé ce domaine obligation lui est faite de s’incliner. Entrainer la logique socratique à des spéculations religieuses. (aristote platon socrate et non les épicuriens)

 

Comment rendre la chrétienté rationnelle

Comment rendre la foi compatible avec la raison grecque et platonicienne

Centre de ses préoccupations : comment expliquer le mal tout en affirmant la bonté d’une création compatissante à l’homme?

Jusque là : juifs et chrétiens anciens et plus tard l’islam considère fortement que les dessins de dieu sont impénétrables.

« Confessions : L’absolu du mal et l’absolu du bien constituent une erreur. Le bien et le mal se lient au niveau de l’agir à la manière de l’ombre et de la lumière »

Implique = persécutions des manichéens cathares

Deux lectures

-lecture simple : le bon dieu et le diable (socialement cohérant)

-lecture sophistiquée : la liberté. Dieu aime l’homme. Il ne peut aimer un être qui ne serait pas libre. La liberté que Dieu confère à l’homme est celle de s’adonner au bien ou au mal. Dieu qui n’est que bonté crée le Diable (son archange) pour qu’il tente l’homme. L’homme est libre de lui résister ou de succomber à ses tentations.

 

Hiérarchie cléricale

-royaume de dieu = pape / sacré collège / cardinaux / évêques etc…

-royaume séculier Roi Monarchie de droit Divin

Coexistence de la cité de dieu et de celle des hommes et le primat de la première sur la seconde

 

SA POSTERITE

(nicée)Constantin

 

Déliquescence de l’empire romain due à son succès

(Rome : 1,2Mha-2M2eau/jour/personne-stades théatres hippodromes temples parlement banque termes routes même une école de gastronomie patricienne apicius)

Héritage aux femmes

« J. Dutour : la dictature tempérée par l’assassinat »

Zone de coprospérité trop étendue

Invasions

Double empire Constantinople

 

Chrétienté   Roi de droit divin

Jours fériés (reprise des dates romaines)

Culte marial = déesse mère

Culte des saints = paganisme

Objectif : déchristianiser la chrétienté (versus saint françois d’assise)

TRAVAIL DE LA LOGE KLEIO

LE BIEN ET LE MAL

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Photo de Sophie Calle Musée d'Art Contemporain de Nîmes.

Photo de Sophie Calle Musée d'Art Contemporain de Nîmes.

LE VERBE DE LA BEAUTÉ

 

 

Le verbe, souffle créateur de la beauté, le premier pas sur le sable, le premier regard sur la mer, la beauté de la mer n’est que la mise en perspective de l’intensité du regard, voir l’océan, mais surtout voir le premier regard sur la mer. Il y a dans les premiers regards toute la création du monde, l’aurore du monde, l’étonnante beauté du monde. Le regard c’est le feu dans l’eau, le tonnerre dans la vague.

 

La mer est belle, le premier regard de l’enfant qui découvre la mer surpasse cette beauté. Le premier regard est sublime, éternel et puissant. La beauté passe dans les yeux de l’enfant et lui soulève le cœur comme un souffle. Il tremble, il sanglote de joie, le cœur gros, plein.

 

Le matin la marée haute le submerge, le soir le cœur parfois est à marée basse, il s’inquiète : ‘ maman regarde la mer elle a fondu !’

Elle reviendra demain scintillante de lumière, il y a toujours un flot, au moins une vague d’espérance dans le cœur des hommes. C’est toujours marée haute pour celui qui aime.

 

Jean-François Guerry.

 

Fragments et commentaires, de l’article « La Première fois » de Pascal Dethens Professeur de littérature comparée sur les photos de Sophie Calle Voir la Mer. Musée d’Art Contemporain de Nîmes.

 

 

« On peut s’émerveiller des plus simples choses, surtout quand on les découvre avec un regard d’enfant (…) le monde devient comme refait à neuf, plus présent que jamais. »

 

On a une immense joie, comme le sentiment de participer à la création du monde, à la beauté du monde.

 

« La mer cet été aura un visage particulier pour ceux qui le verront et même, pour ceux qui la reverront. Elle existe donc vraiment ? »

 

C’est sans doute ce que pense l’enfant lors de son premier regard tourné vers la mer. C’est une découverte, un dévoilement de la beauté, nous voyons la beauté dans ce regard. Comme quand tombe le bandeau du postulant à la Lumière, nous voyons la beauté dans son regard étonné.

 

Jean-François Guerry. 

LE VERBE DE LA BEAUTE

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LA BEAUTÉ RECONTRE DES LUMIÉRES

LA BEAUTÉ RENCONTRE DES LUMIÉRES

 

 

La rencontre de la lumière extérieure et de la lumière, fait naître la beauté, celle de l’âme. Ces deux lumières sont des dons offerts à tous les hommes. Chacun peut les transformer en une force et une beauté d’âme. Ces deux lumières en reliance dans l’homme en font un être juste, libre affranchi de la barbarie.

Sa foi en lui-même, son amour pour les autres lui procure une joie sans pareil.

 

La beauté est le rendez-vous, la rencontre entre l’amour des merveilles de la nature, de l’univers, comme un regard lumineux tourné vers les étoiles et le regard de notre lumière intérieure. Cette rencontre provoque des étincelles de pure lumière, un amour sans limites.

 

La beauté comme Plotin l’explique dépasse les apparences :

 

« Il n’y a pas de beauté plus réelle que la sagesse que l’on voit en quelqu’un. On l’aime sans égard à son visage qui peut être laid (au sens vulgaire). On laisse là toute son apparence extérieure, et l’on recherche sa beauté intérieure. »

 

C’est cette beauté intérieure qui illumine, cette beauté qui est sagesse et harmonie. C’est cette beauté qui rend l’homme bon, elle domine toutes les compétitions orgueilleuses. C’est la beauté du skipper qui renonce à sa victoire, se détourne de sa route pour secourir son frère marin en péril, le beau geste est la bonté humaine.

 

Cette beauté est la véritable force de l’homme, sa force d’âme. Les sœurs et les frères travaillent en force avec sagesse pour l’accomplissement de la beauté.

La beauté réunit les hommes dans un idéal de justice et de paix. Que la beauté soit dans les cœurs !

 

Jean-François Guerry. 

LA BEAUTÉ RECONTRE DES LUMIÉRES

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Menhir de Saint-Uzec transformé en Taolennou

Menhir de Saint-Uzec transformé en Taolennou

TABLEAUX DE MISSION, TABLEAUX DE LOGE

 

 

 

Initier c’est transmettre, dans une période où les temples sont vides, par la force d’un petit virus, comment transmettre, comment initier ?

 

Les frontons des Cathédrales, leurs vitraux sont des livres ouverts d’images sculptés par les francs-maçons opératifs pour transmettre au peuple un enseignement spirituel.

Ceux qui veulent aller plus loin, ceux qui ont l’âge, qui ont les mots, qui en veulent plus, s’efforcent de rechercher les idées dissimulées sous les symboles.

 

Quand les chantiers ont cessé de vivre, quand les chants des tailleurs de pierre se sont évanouis avec le développement des techniques, les progrès des sciences, quand les outils ont été remisés dans les colonnes, la mémoire des symboles a permis de tracer des tableaux symboliques sur le sol des loges, sacralisant ainsi les temples.

 

Les outils des francs-maçons présents sur les tapis de loge sont des invitations au voyage spirituel. Les temples de pierre, les temples physiques sont devenus des temples de l’esprit, dès 1780 apparaissent les premiers tableaux de loge maçonniques. La ‘mission’ de ces tableaux transmettre les connaissances ancestrales, ouvrir les portes aux enfants en recherche de Lumière. Ce sont des instruments pédagogiques pour ceux qui au-delà des apparences cherchent les grands mystères de la vie.

Ils n’enseignent pas des dogmes contrairement aux Tableaux de Mission des Jésuites, que l’on désigne en Bretagne sous le nom de Taolennou, que l’on peut voir tracé sur les Menhirs christianisés. Il y avait une forme de mépris vis à vis du peuple supposé incapables de comprendre les mystères de la religion, il fallait expliquer ces mystères avec un livre d’images.

 

Les tableaux de loge maçonniques mettent en scène des représentations symboliques, destinées à ouvrir l’esprit, ils sont des leviers de l’essor spirituel, des aides à la concrétisation de l’élan spirituel au désir de la Connaissance.

Les symboles y sont tracés par la main de l’expert, ils revivent à chaque tenue, à chaque cérémonie initiatique.

 

En ces temps d’absence d’éloignement des temples, la contemplation des tableaux symboliques est un exercice spirituel qui relie les sœurs et les frères entre eux.

Les symboles universels permettent le rapprochement des frères entre eux, la communion autour de mêmes valeurs. Un centre d’union.

 

« Mes frères, tourner vous vers le centre de la loge. »

 

Tous les mouvements spirituels, toutes les religions ont des outils pour le travail de leurs adeptes. On ne trace pas les tableaux de loge maçonnique n’importe comment ou pour passer le temps. Mais pour faire passer la Lumière.

 

En Bretagne la religion chrétienne a fait un rapt sur la spiritualité celtique, elle a planté des croix sur les Menhirs, puis tracé des outils sur la pierre, il fallait bien éloigner les Druides, prosélytisme oblige.

 

En franc-maçonnerie pas de dogmes, l’adepte est un postulant libre, un homme libre. Il s’approprie les symboles avec l’aide bienveillante de ses frères, pas de morale toute faite, mais la recherche d’une éthique de vie, qui touche à l’universel.

On demande au jeune franc-maçon de tracer lui-même le plan, le tableau de sa vie, c’est son exercice spirituel personnel, son chemin de recherche le mène à la prise de conscience de l’intelligence du cœur. Les tableaux de loge sont différents à chaque degré de sa progression spirituelle.

 

 

Jean-François Guerry.

 

À lire : Voyages dans les Tableaux de Loge par Dominique Jardin.

 

Article du Blog en date du 31/08/2015.

TABLEAUX DE MISSION, TABLEAUX DE LOGE...
TABLEAUX DE MISSION, TABLEAUX DE LOGE...
TABLEAUX DE MISSION, TABLEAUX DE LOGE...

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LA BEAUTÉ DE L'HOMME

LA BEAUTÉ DE L’HOMME

 

 

Après s’être étonné de la beauté de la nature. La découverte de la beauté de l’homme attend les cœurs purs. Les pessimistes diront que l’homme a une aptitude innée et sans limites pour enlaidir le monde, ils ne connaissent pas la joie de la confiance et de l’espérance. Ils oublient de regarder la beauté de l’homme.

 

Pas cette beauté physique subjective, celle des apparences, cette beauté éphémère, qui fait le profit des marchands de cosmétiques, mais la beauté intérieure sans égal et sans prix. Cette beauté qui passe par les yeux miroir de l’âme, la beauté spirituelle véritable beauté de l’être offerte à tous ceux qui s’ouvrent aux autres, elle sans limites. Cette beauté qui s’appelle plénitude, celle qui comble toutes les misères du monde, celle qui brille dans les yeux des plus humbles, chez eux pas d’artifices. Seule la beauté de l’âme, le souffle intérieur qui anime tous les êtres sans exception, sans distinction, ce souffle qui créé la vie, le vivant.

Nous avons la capacité à faire vivre la matière, à la rendre plus belle grâce à notre conscience, par notre esprit. Le sésame est « avec votre esprit », il permet d’ouvrir les portes les plus closes. Il est la parole du désir de beauté qui est en nous, ce désir qui nous fait écouter les musiques les plus pures, regarder les peintures qui parlent à notre cœur. Le sourire de Mona Lisa vaut bien un coucher de soleil, il est un passeur de lumière de l’extérieur vers l’intérieur.

François Cheng à ce propos cite Michel Ange s’adressant à l’être aimé :

 

« Je dois aimer en toi cette part que toi-même tu aimes ; c’est ton âme. Pour m’éprendre de ton âme, il me faut puiser non en m’on corps seul, mais bien en mon âme. » (Sonnet de Michel Ange)

 

La beauté sublime ne se réalise pas seulement dans un corps à corps, mais dans la découverte du langage d’âme à âme. Là où naît la lumière véritable éternelle, celle de l’éveil spirituel. L’on voit dans les yeux de l’autre l’univers entier, complet.

 

Les plus beaux paysages apparaissent dans les yeux des autres. Les plus belles musiques résonnent en nous, frappent à la porte de notre cœur.  

 

« Chanter c’est être. » dit le poète Rilke cité par François Cheng. Le troubadour de l’amour courtois allie la beauté et la bonté, il chante les mérites du juste chevalier de l’esprit. Grâce et courtoisie sont les fleurs épanouies cueillies dans le jardin de l’âme et posées dans le vase, près de la fenêtre de nos yeux, la lumière purifiée entre en nous.

La beauté intérieure illumine l’homme juste et sage, c’est pourquoi les sœurs et les frères travaillent en force, avec sagesse et en beauté dans leur quête du bien.

 

Jean-François Guerry.

 

 

Une formule de François Cheng : « La bonté est garante de la qualité de la beauté ; la beauté irradie la bonté et la rend désirable. »

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POINTS DE VUE INITIATIQUES

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LE MATIN QUELQUES LIGNES ....

Le matin Quelques lignes …

 

 

Quelques lignes crayon noir, sur un livre de poche au lever du jour dans l'intimité de la lumière qui monte lentement à L’orient. Cette lumière glisse lentement sous les portes à travers les volets clos. Rien ne résiste la beauté qui s'épanouit. 

Le crayon noir s'arrête sur les mots de François Cheng, ces mots posés comme des cerises sur le gâteau de notre vie. C'est le temps des cerises il faut en profiter. 

« La beauté ne serait-elle qu’un surplus, un superflu ... »

 

Finalement tous les rêves finissent en beauté. Le matin dans la lumière, c’est un panorama en technicolor sur le grand écran du monde, la beauté du matin du monde ; qui chaque matin se renouvelle.

Le rationnel laisse sa place au sacré, on marche vers le beau, vers l’essence du vrai, c’est divin !    

 

On n’a rien le matin, on ne rêve pas d’avoir, on est plus ambitieux, on veut être.

Tout cela est d’une grande naïveté, sans doute, peut-être pas, une pureté seulement, un moment d’extase, comme la naissance d’une rose.

  « La Rose est sans pourquoi, fleurit parce qu’elle fleurit ; sans souci d’elle-même, ni désir d’être vue. » (Angelus Silésius)

 

Le matin c’est la beauté pure naissante, qui s’offre sans partage, celui qui regarde, voit la beauté du monde. Il sent la beauté du monde, il s’élance, il respire le parfum du monde qui monte jusqu’à son âme.

 

Le matin j’ai envie de la beauté sublime celle des êtres, celle de la vie.

 

Le matin transcende la lumière, j’ai en moi toutes les beautés passées qui se réveillent, toutes ces beautés vécues, ces beautés à vivre. La beauté est intemporelle, elle est la joie tous les jours.

 

Jean-François Guerry.

 

Source d’inspiration François Cheng.

LE MATIN QUELQUES LIGNES ....

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