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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jean-François Guerry Bernard Rio
RECENSION : UN DIEU SAUVAGE

RECENSION : UN DIEU SAUVAGE de Bernard Rio

 

 

Quel étrange roman que ce dernier livre de Bernard Rio. Ce journaliste écrivain alterne ses publications entre des guides sur les chemins de France en général et sur sa Bretagne natale en particulier. Sa culture celtique transparaît dans ses itinéraires initiatiques, dans les « Masques Irlandais », « l’Histoire secrète des Druides » ou encore dans « Marcher » que j’ai particulièrement aimé, une invitation à prendre, et à apprendre son chemin initiatique et spirituel en contact avec la nature, un cheminement intérieur avec des mots ciselés, qui pénètrent l’esprit et imprègnent l’âme jusqu’à son élévation.

 

Avec son dernier roman « Un dieu sauvage » dont je viens de refermer la dernière page, je me demande quelle puce à bien pu le piquer, sans nul doute la puce électronique greffée dans l’auriculaire des personnages de son roman, des gens d’en bas, sous contrôle des gens d’en haut. Une sorte d’application dont nous sommes friands, une surveillance soft de toutes nos activités au bénéfice de notre sécurité en rognant sur nos libertés. Voilà le monde de ce roman, de notre réalité future, bracelets électroniques pour les uns et puces électroniques pour les autres.

 

Bernard Rio déclare avoir écrit ce roman avant le premier confinement, prémonitoire donc ? Il nous invite à un voyage dans notre monde, dans le monde d’après, avec la nostalgie du monde d’avant ? Dans tous les cas l’on sort mal à l’aise de la lecture de ce roman, mais aussi avec une lueur d’espoir, l’apocalypse n’est pas que la fin du monde, mais la révélation d’un monde nouveau. L’on distingue la lumière dans les ténèbres de la forêt, la lueur qui transperce les arbres de la photo en première de couverture du roman en est l’image, l’ombre est nécessaire à la venue de la lumière.

 

Dans la ville imaginaire du roman des scènes d’apocalypses, de révoltes apparaissent les « prêcheurs » de la ville d’en haut semblent perdre leur contrôle sur la ville d’en bas. Il se passe des choses étranges, des morts suspectes par exemple « Elle serait décédée en parfaite santé. »

Un simple orage peut détruire une centrale électrique, et les lumières artificielles s’éteignent, disparaissent.

 

En fin de roman le voyage vers l’île des femmes est peut-être la nostalgie de l’éternel retour de l’auteur sur son île d’Avalon ou pousse l’arbre de la connaissance, rempli des pommes des Druides. Il écrit parlant des femmes qui sont les personnages centraux du roman : « Elles avaient refermé les portes de leurs loges. Tout ce qu’elles n’avaient pas vu dans leurs vies de composition, elles le découvraient ici : une bonté et une beauté premières. »

 

Avant de découvrir l’épilogue du roman, il vous faudra suivre ces femmes d’avenir, révoltées qui sont tisseuses, bibliothécaires, thérapeutes du corps et de l’esprit. Elles se battent contre les prêcheurs d’en haut. Quand ceux-ci « décrétèrent que le plus grand malheur de l’homme était de savoir. Il valait mieux pour son bonheur oublier la civilisation du livre, ce qui avait été enseigné et qui encombrait l’esprit (…) L’homme était poussière. Le peuple insensé ne lisait plus. Il ne voulait plus lire et, c’était mieux ainsi. »

 

Prémonitoire, nous savons depuis quelques jours que les livres ne font pas partie des choses essentielles, la fermeture des bibliothèques et des librairies est donc sans incidence pour notre santé mentale, au contraire !

 

Prémonitions encore dans cette cité d’en haut : « Le système était réputé sans faille (le meilleur système de santé au monde) L’histoire donnait raison aux vainqueurs et condamnait les vaincus. La vérité coïncidait avec le bien. C’était écrit. C’était comme cela et pas autrement. (….) L’oisiveté de l’été avait été balayée par une fébrilité des hommes toussaient et crachaient sans retenues. »

 

Il y a bien des choses à voir derrière les voiles, et les masques mais le docteur du roman : « …ne pouvait, cependant, pas rapporter en haut lieu une nouvelle manifestation qui lui échappait sans compromettre sa carrière. Cela aurait sous-entendu qu’il ne maitrisait pas la situation… »

 

Toutes les similitudes avec ce que nous vivons réellement sont réelles, mais il ne s’agit pas d’un essai, mais d’un roman ouf !

 

Déclaration : « Ton indépendance est un privilège dont nous sommes dépourvus à Albe.

Mon indépendance ?

Oui ta manière de préférer la liberté individuelle à l’institution commune. Je vous laisse votre propre liberté d’interprétation »

 

Je vous laisse aussi, à votre propre réflexion, à votre liberté d’interprétation. Attention de ne pas confondre le collectif avec une institution qui pour être respectée doit résoudre la difficile équation de l’équilibre entre le collectif et l’individuel, face à l’individualisme je dirais bon courage !

 

Un dernier conseil lisez ce livre, mais ne vous précipitez pas chez Amazon, ils ont assez, trop de clients, pensez à votre libraire habituel, un simple mail, un simple appel téléphonique chez lui il vous procurera ce livre et d’autres, ils sont des choses essentielles, nous ne sommes pas faits que de matière, de chair malléable.

 

Jean-François Guerry.

 

Un dieu sauvage de Bernard Rio Prix 18 € - sur 204 Pages.

Éditions Coop Breizh – ZA Kerangwenn 29540 Spézet

www.coop-breizh.fr  

NOTE ÉDITEUR

 

UN DIEU SAUVAGE

Le nouveau roman de Bernard RIO.

Dans une société où tout désordre est interdit, chacun est surveillé dans ses faits et gestes par un réseau de caméras et une puce électronique placée dans l’auriculaire. Mais des événements viennent troubler l’apparente tranquillité de deux cités. Un mystérieux inconnu est soupçonné être l’auteur de plusieurs assassinats.

 

Plus d'informations

Il y a les gens d’En-Bas qui vivent à Létavie, le port des Frontières Maritimes, les gens d’En-Haut à Albe, la ville des Terres Intérieures, et le gouvernement des Prêcheurs dans la capitale Urbi. Dans une société où tout désordre est interdit, chacun est surveillé dans ses faits et gestes par un réseau de caméras et une puce électronique placée dans l’auriculaire. Mais des événements viennent troubler l’apparente tranquillité des deux cités. Un mystérieux inconnu est soupçonné être l’auteur de plusieurs assassinats.

Quatre femmes, Senta la tisseuse, Beara l’aubergiste, Andarta la bibliothécaire et Mata le médecin voient dans ces phénomènes, qui perturbent l’ordre et la morale, des signes de liberté. Elles transgressent alors les interdits et se lancent à la poursuite de l’inconnu tandis que les prêcheurs contrôlent de moins en moins la situation. Trois hommes : le cavalier inconnu, le docteur Rodati et le professeur Namanto interviennent dans le cours des événements, devenant chacun à sa manière un fauteur de troubles, le premier agissant sciemment dans l’ombre, le second inconsciemment à son poste officiel et le troisième par orgueil. 

Du monde planifié des Prêcheurs va naître le chaos. La confusion se généralise à l’image du docteur Rodati qui perd la raison et va prôner la contrition en dénonçant le vice infestant la société. La révolte solitaire d’une femme devient universelle. Au sentiment de l’absurde d’une situation succèdent les temps de la rébellion, de la mort puis de la renaissance.

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• Plongeant le lecteur dans un univers fantastique, le récit revisite les mythes antiques tout en s’inscrivant dans une ré-flexion contemporaine : le devenir de l’homme dans un monde totalitaire et ses capacités de survie, d’évasion et de liberté. 

• Le récit, écrit avant la crise sanitaire du coronavirus, contient des correspondances avec la situation et l’instauration de plusieurs mesures politiques coercitives ou expérimentations, par exemple le choix du nouveau comité de chercheurs et de médecins nommés par le gouvernement français, baptisé Care, dont le but est de «réfléchir à une stratégie numérique d’identification des personnes» le 24 mars 2020. 

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L’ auteur :

Bernard Rio mène double carrière d’écrivain et de journaliste. Il a été couronné par plusieurs prix littéraires pour ses essais historiques et ethnologiques, notamment Voyage dans l’au-delà : les Bretons et la mort en 2013, et Pélerins sur les chemins du Tro Breiz en 2016. Il est l’auteur des romans Le voyage de Mortimer et Les masques irlandais publiés aux éditions Balland en 2017 et 2018. Chez Coop Breizh : Fontaine de Bretagne, 2008, Le cul bénit, 2013, Mystères de Bretagne, 2018... et tout récemment 1200 lieux de légende en Bretagne.

Bernard Rio

Bernard Rio

RECENSION : UN DIEU SAUVAGE
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Publié le par Jean-François Guerry
LE 7ème Cahier de L'Alliance - La TRADITION

 

 LA TRADITION

            UN HÉRITAGE, UNE SOURCE, UN LABEL

               7ème CAHIER DE L’ALLIANCE

                      Partie III

 

La transmission au-delà des mots de Jean Dumonteil, est une mise en garde contre l’ivresse des mots. Je dirais contre une sorte d’érudition de surface, une pelure qui recouvre l’essentiel, qui étouffe et qui parfois devient une finalité. Cette ivresse pernicieuse flatte notre ego. L’érudition permet l’ouverture des portes multiples, elle nous démontre l’immensité de notre ignorance, et le devoir de recherche et de perfectionnement.

 

La transmission maçonnique se présente dans nos rituels sous la forme d’un jeu de questions et de réponses. Il y a un donneur et un récepteur dont les rôles s’inversant au terme de leurs réflexions réciproques ils s’enrichissent mutuellement, réunissant ce qui paraît épars.

La simplicité des mots permet une forme de communion, de reconnaissance fraternelle. La simplicité des vecteurs de transmission mots, gestes, attouchements n’est pas contraire à leur profondeur. C’est comme un coffret à ouvrir rempli de richesses insoupçonnées.

 

 

Que transmettre ? Pierre Pelle Le Croisa nous invite à la recherche de « l’étincelle de lumière sous la cendre »

 

Ce philosophe de la spiritualité maçonnique, tente de répondre dans son article à deux questions : Pourquoi une Tradition ? Et pourquoi la transmettre ?

Il sera question de Trace, de maillons d’une chaîne. Il souligne l’importance d’une véritable communication entre les êtres sur l’essence qui nous réunit. Je dirais en cette période où son article n’était pas encore écrit, que cela prend une acuité particulière, si chacun était à même de comprendre qu’il y a une Tradition Primordiale qui est l’essence de toutes les Traditions, et que tous les hommes sont membres et frères dans cette tradition, il y aurait plus d’amour et moins de haine.

Transmission n’est pas surcommunications qui s’auto détruisent quotidiennement certains journalistes ne donnent que les nouvelles du jour.

 

Pierre Pelle Le Croisa, nous invite à une réflexion sur la substantifique moelle, et sur notre colonne vertébrale à la base de laquelle se trouve le sacrum, os qui résulte de la fusion des cinq vertèbres sacrées. Il nous invite à chercher la trace du feu sous la cendre.

 

« L’idée de la vérité, comme celle de la lumière, à sa propre réalité elle doit être envisagée en tant que telle, positivement.

Elle est aussi un chemin de vie ; qui s’inscrit dans une stratégie à être , et cette stratégie donne son sens à l’existence celui d’un perfectionnement permanent. »

 

Ce message d’espérance, confirme cette prise de conscience que nous avons à nous perfectionner sans cesse, jusqu’à la porte de l’orient éternel ; et cela nous invite à moins d’arrogance, de vanité et de certitudes, nous ouvrant le chemin de l’humilité et de l’amour fraternel.

 

Je n’en n’ai pas fini avec 7ème Cahier de l’Alliance. Il reste deux articles l’un surLa Tradition Primordiale et Mythes Anciens de Jacques Branchut et le Post Scriptum de Jean Dumonteil sur : Méditation, sur La Tradition et la Transmission.

 

Bonne lecture du Cahier du 7ème Cahier de l’Alliance.

 

Jean-François Guerry.

 

  

À lire : La Tradition – Un héritage, une source, un label

7ème Cahier de l’Alliance- Revue d’Études & Recherche Maçonniques.

 

Abonnements : GL-AMF- Cahiers de l’Alliance- 8 rue Gesnouin- 92110 Clichy. 3 numéros pour 48€

 

Contact : gl-amf@gl-amf.net

Anciens numéros chez : www.numerilivre.fr

LE 7ème Cahier de L'Alliance - La TRADITION
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SUR HIRAM BE BLOG MACONNIQUE

Une initiation en distanciel

 

Une initiation en distanciel…

Posted: 31 Oct 2020 04:00 PM PDT

Parce que les temples sont fermés et que nous sommes re-confinés, les questions sur, voire les propositions pour une pratique virtuelle de la franc-maçonnerie foisonnent à nouveau. François Morel s’en amuse…  Une initiation en...

(cliquez sur le titre pour obtenir l'article complet)
   

Tremblement de terre à Izmir et dans la mer Egée

Posted: 31 Oct 2020 05:58 AM PDT

Communiqué de la Grande Loge Mixte de France Paris, le 31 octobre 2020 Tremblement de terre à Izmir et dans la mer Egée La Grande Loge Mixte de France tient à exprimer sa compassion et sa solidarité aux victimes et à leurs familles à la suite du...

(cliquez sur le titre pour obtenir l'article complet)
   

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Publié le par Jean-François Guerry
DES MOTS EN VRAC

Allahou Akbar  ! 

Mawlid (la fête du prophète)

Agence Thabat (proche d'AL-QAIDA fait un appel au terrorisme)

 

Vincent Loquès 54 ans papa de deux filles. " Il marchait la tête haute et droite"

"Il chauffait l'église et ouvrait les portes à tous ceux qui avaient besoin"

 

Une femme poignardée, ses derniers mots :"Dites à mes enfants que les aime."

 

"Il y a quatre ans sur la promenade des anglais , j'ai perdu ma main pour rien" 

 

"Je ne veux pas une France blanche et chrétienne, mais les gens qui arrivent ici doivent respecter les lois, sinon, ils doivent partir."

 

Je ne peux rien écrire d'autre aujourd'hui.

 

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Publié le par Loge Kleio
LA LOGE KLEIO

La Loge Kleio nous propose un travail sur le monothéisme.

Jean-François Guerry

LE MONOTHEISME EST-IL UN PROGRES ?

V B

11-IV-6016

 
 

 

Année 391 de notre ère :   

L'action se passe à Alexandrie, deuxième ville de l’Empire Romain ; La bibliothèque d’Alexandrie, qui conserve l'héritage philosophique de la Grèce depuis les Ptolémées, est le phare de la pensée antique. Elle est une université au rayonnement universel à l’apogée de l’Empire, au deuxième siècle de notre ère, sous Hadrien et jusqu’à Marc Aurèle. 

 

A cette époque la paix règne dans le plus vaste Empire que le Monde ait jamais connu. Rome, ville de plus d’un million d’habitants, fournit à chacun d’eux deux mètres cube d’eau par jour. Son système de canalisations ne se retrouvera à une même échelle qu’à la fin du 19eme siècle. « La civilisation c’est l’eau » dira l’historien de Rome, Pierre Grimal.  

 

Dans leur célèbre parodie : la vie de Brian, Les Monty Pyton résument bien ce que fut l'Empire dans une scène de leur film :  

Des conspirateurs juifs se réunissent pour concevoir un plan pour enlever Ponce Pilate le procurateur de Judée.  

Le chef exhorte sa petite troupe. Il pose une question : « Les romains nous ont saigné à blanc, ils nous ont tout pris. Que nous ont-ils donné en retour ? » Et dans le fond de la pièce un petit conspirateur ose timidement  une réponse : « l’aqueduc ? » puis un autre : « le système sanitaire ? »  

Oui d’accord dit le chef agacé. 

Un autre encore : « et les routes ».  

« Bon, l’aqueduc, le système sanitaire et les routes, mais c’est tout. »  

Un quatrième intervient : « si, l’irrigation et la médecine » ; un cinquième : « l’éducation » ; un autre encore : « le vin » (et tous conviennent que ça, c'est sûr, il faudra le garder)  

Ils poursuivent : « la sécurité dans les rues le soir… l’ordre ».  Hors de lui le chef de la bande récapitule : « Bon d’accord, mais à part l’aqueduc, le système sanitaire, les routes, l'irrigation, la médecine, l’éducation, la sécurité, qu’est-ce que les Romains ont fait pour nous ? »  Et le plus minable des conspirateurs de conclure à la fin : « euh…la paix »  

C’était cela l’empire Romain. ‎Globalement tout ce dont nous disposons aujourd'hui. La justice, le commerce, l'industrie, la banque, les transports, le courrier, les arts : tout ce qui fait la vie des hommes en société civilisée.

 

Puis commence le déclin, la déliquescence de Rome. L'Empire n’est pas menacé par des puissances rivales qui voudraient son anéantissement. Non pas ! Il est menacé par tous ceux qui en dehors de ses frontières veulent à tout prix les traverser pour s’intégrer dans son Monde et jouir de la co-prospérité de tous les peuples qui le composent. On voit bien aujourd'hui que l’histoire pourrait se répéter. 

Alors vint Constantin, sa Victoire du Pont Milvius sur un de ses adversaire et la promulgation de l'édit de Milan (313) :

‎Création de Constantinople / Division de l’empire à Orient et à l’Occident / mise à égalité du culte chrétien avec les autres cultes. Dorénavant les chrétiens ne seront plus victimes de discriminations, leur culte est autorisé et les biens qui leur ont été confisqués leur sont rendus.  Rappelons que les persécutions contre les chrétiens n’eurent qu’une seule cause : leur fanatisme ; leur refus de cohabiter dans l’Empire avec les autres cultes alors que les Romains n’avaient cure des croyances de chacun pour peu qu’ils soient fidèles à Rome.  

 

La progressive conversion de Constantin au christianisme s'accompagne d'une politique impériale favorable aux chrétiens ; mais le paganisme n'est pas encore persécuté car, pour l'empereur, l'unité de l'empire prime sur toute autre considération.  La bibliothèque d’Alexandrie subsiste. Mais les tensions croissantes entre le pouvoir impérial romain et l'influence religieuse et politique grandissante des chrétiens suscitent des affrontements qui se sont traduits, par exemple, par l'Édit de l’Evêque Théodose, sorte de fatwa ordonnant, entre autres, la destruction des temples païens.  

 

Le temps passe encore. Alexandrie abrite une population multiconfessionnelle ; la cohabitation s'avère de plus en plus difficile. Face aux Juifs et aux païens "Hellènes" : les partisans de Jésus, manœuvrés par l'évêque Cyrille, qui comptent bien se rendre maîtres de la place. 

 

Nous sommes en 391. Un historien de cette époque raconte : « Il y avait dans Alexandrie une femme nommée Hypatie, fille du Philosophe Théon, directeur la Bibliothèque. Elle avait fait un si grand progrès dans les sciences qu'elle surpassait tous les Philosophes de son temps, et enseignait dans l'école d’Epictète, un nombre presque infini de personnes, qui accouraient en foule pour l'écouter. La réputation que sa capacité lui avait acquise, lui donnait la liberté de paraître souvent devant les Magistrats de la Cité, ce qu'elle faisait toujours, sans perdre la pudeur, ni la modestie, qui lui attiraient le respect de tout le monde. Sa vertu, toute élevée qu'elle était, ne se trouva pas au-dessus de l'envie »   

 

‎Hypatie enseigne la philosophie, elle a le verbe haut mais la grâce l'habite ; tous les témoignages convergent lorsqu'il s'agit d'évoquer sa grande beauté. On a coutume de la représenter au milieu d'un cénacle, le cercle de ses fidèles qui, avec elle, refusent de voir les dieux s'exiler pour céder la place aux religions de l'intolérance.

 

La pensée et l’enseignement d’Hypatie, je l’évoquerai plus tard ; Mais il vous faut connaitre son intuition dans le domaine de l’astronomie pour comprendre ce que fut cette femme : 

Elle enseignait les travaux de l'astronome et mathématicien Aristarque de Samos qui avait évalué le diamètre du soleil.  Celui-ci émet au IIIe siècle av. J.-C. l'hypothèse que, puisque le diamètre du soleil est beaucoup plus important que celui de la Terre, c'est autour de lui que normalement doivent tourner les astres. Mais sa théorie héliocentrique se heurte à l’observation des saisons et de la durée des jours qui ne permettent pas de déduire que la terre puisse tourner autour du soleil si sa course est en cercle, comme on le présumait. Hypatie est la première, par ses mesures mathématiques, à avoir imaginé que l’ellipse fut la forme de la course de la Terre autour du Soleil. Il faudra attendre Copernic et Galilée pour le comprendre, mille ans plus tard. 

L’historien poursuit : « Mais parce qu'elle avait amitié particulière avec Oreste, Préfet d’Egypte, elle fut accusée d'empêcher qu'il ne se réconciliât avec l’Evêque Cyrille »  

 

En cette année 391, Hypatie est assassinée par les hommes de mains de Cyrille, les Parabalani, membres d'une confrérie chrétienne ayant fonction de fossoyeurs d'Alexandrie. Des Talibans en somme.

 

Suite du récit : « l'ayant tirée de sa chaise, ils la menèrent sur l’hôtel de leur église, la mirent à nue et la tuèrent à coups de tessons. Après cela ils hachèrent son corps en pièces, les exhibèrent dans les rues et les brûlèrent dans un lieu appelé Cinaron. »  On dirait Daesh !  

 

Après quoi la horde sauvage et la foule de gueux déchainée détruisirent la bibliothèque, brisèrent ses statues et brulèrent les œuvres littéraires, trésors philosophiques, qu’elle contenait.  

Sénèque l’avait dit en son temps : «La preuve du pire : c’est la foule.»

 

Saint Cyrille est le Abou Bakr al-Baghdadi de l’époque. Patriarche d'Alexandrie, Cyrille s'attache à éradiquer le paganisme, le judaïsme et ce qu'il considère comme des hérésies chrétiennes : il fait fermer les synagogues. Ces mesures brutales l'opposent à Oreste, préfet d'Égypte (chrétien lui aussi), et sont l'occasion de pogroms et autres scènes sanglantes. Il anéantit ainsi la communauté juive et s'en prend de la même manière aux autres communautés chrétiennes qualifiées d'hérétiques.  Ainsi, Cyrille attaque les positions de Nestorius, un autre évêque de grande renommée, et l’accuse « d’adoptianisme », doctrine vers laquelle la chrétienté aurait pu s’orienter qui conçoit Jésus-Christ comme un homme que Dieu aurait adopté.  

Pour Saint Cyrille, au contraire Jésus-Christ, Fils unique de Dieu a été engendré du Père avant tous les temps pour ce qui concerne la divinité, et, pour ce qui concerne son humanité, il est né d’une Vierge à la fin des temps pour nous et notre salut ; Cyrille est Docteur de l’Eglise. Il est vénéré par les catholiques et les orthodoxes.  

 

Pour comprendre tout cela vous devez voir Agora, Film espagnol à grand spectacle d’Alejandro Amenábar sorti en 2009 avec l’acteur Michael Lonsdale dans le rôle de Théon, père d’Hypatie‎. Vous pouvez lire aussi Michel Onfray qui décrit la mort d'Hypatie comme l'acte de décès symbolique de la culture classique de l'antiquité.

 

Les sciences, les moeurs, les arts vont rapidement régresser dans l'Empire qui bientôt disparaîtra sous les poussées barbares qui en voulant s'y agglomérer le feront imploser. Les acqueducs à Romme bientôt ne seront plus entretenus. La ville d’un million d’âmes n’en comptera bientôt plus de vingt mille.

 

La mort d'Hypatie met en perspective tout ce qu'il nous en a coûté à nous autres européens de devenir monothéistes : c'est à dire mille ans de terrorisme théocratique : du V EME au XV EME siècle.

 

L'épisode de la mort d'Hypatie‎ est un révélateur de toutes les tendances contenues dans le monothéisme des religions du Livre, celle d'Abraham, de Jésus et de Mahomet. Vous y voyez la violence, l'intolérance, la haine de la femme et de la sexualité.

 

Le monothéisme est violent et intolérant 

 

‎Le monothéisme est prosélyte‎ par nature - si Dieu est unique, il convient d'en imposer la croyance à tous les hommes - les monothéismes sont naturellement portés aux guerres de religion, à la conversion forcée.

 

‎On voyait mal en Grèce que les partisans d'Athéna fassent la guerre aux partisans de Mercure, ou encore qu'aux Indes les fidèles de Ganesh dieu a tête l'éléphant massacrent les zélateurs de Vishnou, déesse aux bras multiples.

 

Mais quand dieu est unique il se bat avec tout le Monde.

Les juifs persécutent les disciples de Jésus qui en retour les massacrent ‎entre deux pogroms de cathares ou d’autres hérétiques orthodoxes ou protestants. Mais tous conviennent à la fin de liquider les juifs.

 

Dans son inénarrable « Théologie portative » le philosophe d'Holbach pouvait écrire au siècle des lumières à propos des croisades :

 

« ‎Expéditions saintes, ordonnées par les papes, pour débarrasser l’Europe d’une foule de vauriens dévots, qui pour obtenir du ciel la rémission des crimes qu’ils avaient commis chez eux, s’en allaient bravement commettre de nouveaux chez les autres »

‎Aujourd'hui c'est pour l'islam qu'on tue. 

 

Holbach disait ceci :

 

« Mahométisme : Religion sanguinaire dont l’odieux fondateur voulut que sa loi fût établie par le fer et par le feu ; on sent la différence de cette religion de sang et de celle du Christ qui ne prêcha que la douceur, et dont en conséquence le clergé établit ses saints dogmes par le fer et par le feu. »

 

Le monothéisme hait la femme

 

On a connu de fortes personnalités de femmes sous l'Antiquité Romaine‎. Qui peut dire que Livie, femme d'Auguste, Mélusine qui faisait des concours de débauche, les deux Agrippines ou les impératrices régentes Julia Domna ou Julia Maesa ne furent pas des femmes d'autorité qui dominèrent leur siècle. La matrone Romaine ne s'en laisse pas compter. Elle domine le ménage et il faut filer doux. 

 

C'est que chez les Grec et les Romains ‎les divinités se partagent entre les deux sexes. Aphrodite, Artémise, Athéna, Déméter, Gaïa ou Perséphone, pour ne citer que les plus connues, s'affrontent aux dieux mâles qui souvent cèdent le pas face à elles.

 

Les monothéistes au contraire‎, ceux des trois religions, la femme, ils la veulent brisée, à terre, plus bas que terre quand ce n'est pas brûlée vive lorsqu'elle relève la tête. 

 

‎Dans l'ancien Testament des Juifs on leur attribue le premier péché (Genèse) Elles font partie des meubles : « Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son esclave, ni son bœuf, ni son âne, ni rien qui lui appartienne » Ce sont des séductrices qu'il convient d'éviter ! « Et j'ai trouvé plus amère que la mort : la femme dont le cœur est un piège et un filet, et dont les mains sont des liens ; celui qui est agréable à Dieu lui échappe, mais le pécheur est pris par elle. » On se demande bien pourquoi, tant il est vrai que jusqu’au 6ème siècle, elle n’a officiellement pas d’âme. 

 

Dans le Nouveau Testament des chrétiens : « Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ. » La femme est l'objet honteux du désir. 

 

Quant au Coran, mieux vaut se taire.

 

Le monothéisme hait le sexe et au-delà déteste le plaisir. ‎Là où les religions polythéistes se réjouissent des fruits de ce monde et appellent à en user avec modération, les monothéismes sont tentés par une forme particulière de nihilisme qui consiste à tout miser sur le pari risqué de la survie, dans un au-delà, de ce qu'ils appellent l'âme. ‎

 

On pourrait le croire vertueux mais... Le monothéisme n'a pas aboli l'esclavage


Ce sont les Lumières qui l'ont aboli. La très sainte Russie sera la dernière à le pratiquer, après les pieux évangélistes américains.

 

« Jésus Christ fut le dernier chrétien » disait Nietzsche

 

Le monothéisme n'a pas aboli la‎ superstition

Ceux qui connaissent bien l'Italie la savent païenne au fond. On comprend vite qu’en Italie la religion sert avant tout à conjurer les mauvais sorts du destin. Les saints ont remplacé les Dieux. Ils sont même spécialisés On les appelle les saints auxiliateurs :

Si vous êtes vierge et cherchez un époux : priez Sainte Barbe.

Si vous avez des maux de gorge : priez Saint Blaise

Pour vos voyages, voyez Saint Christophe

Pour régler les discordes, consultez Saint Eustache

Pour votre grossesse, voyez Sainte Marguerite

Et si vous êtes épileptique, dansez avec Saint Guy.

 

Le monothéisme est un rétrécissement de la pensée.

Flaubert a dit ceci de l'Empire Romain des deux premiers siècles de notre ère : 

« Les Dieux n'étant plus et le Christ n'étant pas encore, il y a eu, de Cicéron à Marc Aurèle, un moment unique où l'homme seul a été. »

 

Avant qu’il ne soit établit (par le fer et par le feu de l’inquisition ou de Daesh) que l’homme est fait à l’image de Dieu qui nous aime même si parfois il nous éprouve pour mieux nous accueillir dans son froid paradis, avant cette fable que la science des hommes ne peut plus accepter, on raisonnait à Rome ou à Alexandrie.

 

Ce qu’Hypatie enseignât là-bas, est la philosophie d’Epicure (340 avant JC) et celle d’Epictète (stoïcien 50 après JC)

 

Pas celle de Socrate, Platon, ou Aristote, ces philosophes presque maudits par leurs contemporains que seule la chrétienté rendit à postériori célèbres parce qu’ils n’étaient pas incompatibles à son dogme.

 

Non les philosophes matérialistes, épicuriens, hédonistes ou stoïcs , qui eux seuls sont l’âme de la philosophie grecque. Et pour bien comprendre celle-ci mieux vaut lire les philosophes latins dont le style est moins archaïque.

 

Voici ce qu’enseignait Hypatie :

 

MARC AURELE

Philosophe / Empereur de Rome (la carte de visite est sublime !)

(121-180) Pensées pour moi-même.

 

« Forte natus sumus in mundo qui non curat. Nous sommes nés par hasard dans un monde qui s’en moque.

 

Qui a vu ce qui est dans le présent a tout vu, et tout ce qui a été de toute éternité et tout ce qui sera dans l'infini du temps.

 

Tu as subsisté comme partie du Tout. Tu disparaîtras dans ce qui t'a produit, ou plutôt, tu seras repris, par transformation, dans sa raison génératrice.

 

La mort est la cessation des représentations qui nous viennent des sens, des impulsions qui nous meuvent comme avec des cordons, du mouvement de la pensée et du service de la chair.

 

Tout est éphémère, et le fait de se souvenir, et l'objet dont on se souvient.

 

Tout ce qui arrive est aussi habituel et prévu que la rose au printemps et les fruits en été; il en est ainsi de la maladie, de la mort, de la calomnie, des embûches et de tout ce qui réjouit ou afflige les sots.

 

Celui qui craint la mort, craint de n'avoir plus aucun sentiment, ou d'éprouver d'autres sentiments. Mais, s'il n'y a plus aucun sentiment, tu ne sentiras aucun mal. Et si tu acquiers d'autres sentiments, tu seras un être différent, et tu n'auras pas cessé de vivre.

 

Bientôt tu auras tout oublié, bientôt tous t'auront oublié. »

 

 

SENEQUE

Philosophe / Administrateur de l’Empire

(4 avant JC - 65 après JC) Lettres à Lucilius

 

« Personne n’a jamais su qu’il était mort.

 

L'heure qui vous a donné la vie l'a déjà diminuée

 

Le plus grand obstacle à la vie est l'attente, qui espère demain et néglige aujourd'hui.

 

Ma patrie est le monde.

 

Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles. »


Albert Camus prolongera cette pensée :

« A cet instant subtil où l'homme se retourne sur sa vie, Sisyphe, revenant vers son rocher, contemple cette suite d'actions sans lien qui devient son destin, créé par lui, uni sous le regard de sa mémoire et bientôt scellé par sa mort. Ainsi, persuadé de l'origine tout humaine de tout ce qui est humain, aveugle qui désire voir et qui sait que la nuit n'a pas de fin, il est toujours en marche. Le rocher roule encore. Je laisse Sisyphe au bas de la montagne ! On retrouve toujours son fardeau. Mais Sisyphe enseigne la fidélité supérieure qui nie les dieux et soulève les rochers. Lui aussi juge que tout est bien. Cet univers désormais sans maître ne lui paraît ni stérile ni fertile. Chacun des grains de cette pierre, chaque éclat minéral de cette montagne pleine de nuit, à lui seul, forme un monde. La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux » Le Mythe de Sisyphe, Gallimard, 1942.

 

Pour finir écoutons le Marquis de Sade dans sa Philosophie dans le boudoir :

« Cessons de croire que la religion puisse être utile à l'homme. Ayons de bonnes lois, et nous saurons nous passer de religion. Mais il en faut une au peuple, assure-t-on ; elle l'amuse, elle le contient. À la bonne heure !

Donnez-nous donc, en ce cas, celle qui convient à des hommes libres. Rendez nous les dieux du paganisme. Nous adorerons volontiers Jupiter, Hercule ou Pallas ; mais nous ne voulons plus du fabuleux auteur d'un univers qui se meut lui-même ; nous ne voulons plus d'un dieu sans étendue et qui pourtant remplit tout de son immensité, d'un dieu tout-puissant et qui n'exécute jamais ce qu'il désire, d'un être souverainement bon et qui ne fait que des mécontents, d'un être ami de l'ordre et dans le gouvernement duquel tout est en désordre.

Non, nous ne voulons plus d'un dieu qui dérange la nature, qui est le père de la confusion, qui meut l'homme au moment où l'homme se livre à des horreurs ; un tel dieu nous fait frémir d'indignation, et nous le reléguons pour jamais dans l'oubli, d'où l'infâme Robespierre a voulu le sortir. »

LA LOGE KLEIO

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Publié le par Jean-François Guerry
L’INFIME PARTIE D’UN TOUT

L’INFIME PARTIE D’UN TOUT

 

Nous, nous sommes réfugiés dans nos Arches, dans la solitude de nos foyers, de nos âmes. Face au déluge provoqué par un infime virus. Nous sommes embarqués dans un voyage, une nouvelle aventure statique pour 30, 40 jours peut être plus. Mais qu’est-ce que 40 jours au regard du temps de l’humanité, un arrêt le temps d’une respiration.

 

Un moment pour penser, s’interroger que sommes-nous au regard de l’univers, de la nature. Une infime partie, minuscule et grande à la fois, si nous savons tirer profit de cet arrêt obligé, pour redécouvrir la lenteur, la douceur de la sagesse et notre juste place dans la nature. Si nous savons mettre le fléau de la balance de notre vie au centre.

 

Dans l’arche de Noé il y avait peu de femmes et d’hommes ils avaient fait de la place pour les animaux et les végétaux indispensables à notre vie. Durant cet arrêt il nous faut retrouver le plan de l’univers, reprendre notre modeste place, notre utilité passagère. Réapprendre à être soi-même. Mobiliser nos énergies à nous réunir plutôt que de nous déchirer, retisser nos liens, réunir nos forces, nos sagesses, nos beautés, dans un élan d’amour fraternel retrouvé.

 

Tout le reste nous apparaît soudain comme dérisoire. Il nous faut laisser les mots substitués, usés, pour retrouver la parole perdue de l’amour, la vraie, la seule parole qui peut nous grandir.

 

Jean-François Guerry.

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Publié le par Bernard RIO
UN DIEU  SAUVAGE

Bonjour  !

Je viens de commander le dernier né de Bernard Rio après lecture je reviens vers vous pour une Recension détaillée

Jean-François Guerry

 

UN DIEU SAUVAGE

Le nouveau roman de Bernard RIO.

Dans une société où tout désordre est interdit, chacun est surveillé dans ses faits et gestes par un réseau de caméras et une puce électronique placée dans l’auriculaire. Mais des événements viennent troubler l’apparente tranquillité de deux cités. Un mystérieux inconnu est soupçonné être l’auteur de plusieurs assassinats.

 

Plus d'informations

Il y a les gens d’En-Bas qui vivent à Létavie, le port des Frontières Maritimes, les gens d’En-Haut à Albe, la ville des Terres Intérieures, et le gouvernement des Prêcheurs dans la capitale Urbi. Dans une société où tout désordre est interdit, chacun est surveillé dans ses faits et gestes par un réseau de caméras et une puce électronique placée dans l’auriculaire. Mais des événements viennent troubler l’apparente tranquillité des deux cités. Un mystérieux inconnu est soupçonné être l’auteur de plusieurs assassinats.

Quatre femmes, Senta la tisseuse, Beara l’aubergiste, Andarta la bibliothécaire et Mata le médecin voient dans ces phénomènes, qui perturbent l’ordre et la morale, des signes de liberté. Elles transgressent alors les interdits et se lancent à la poursuite de l’inconnu tandis que les prêcheurs contrôlent de moins en moins la situation. Trois hommes : le cavalier inconnu, le docteur Rodati et le professeur Namanto interviennent dans le cours des événements, devenant chacun à sa manière un fauteur de troubles, le premier agissant sciemment dans l’ombre, le second inconsciemment à son poste officiel et le troisième par orgueil. 

Du monde planifié des Prêcheurs va naître le chaos. La confusion se généralise à l’image du docteur Rodati qui perd la raison et va prôner la contrition en dénonçant le vice infestant la société. La révolte solitaire d’une femme devient universelle. Au sentiment de l’absurde d’une situation succèdent les temps de la rébellion, de la mort puis de la renaissance.

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• Plongeant le lecteur dans un univers fantastique, le récit revisite les mythes antiques tout en s’inscrivant dans une ré-flexion contemporaine : le devenir de l’homme dans un monde totalitaire et ses capacités de survie, d’évasion et de liberté. 

• Le récit, écrit avant la crise sanitaire du coronavirus, contient des correspondances avec la situation et l’instauration de plusieurs mesures politiques coercitives ou expérimentations, par exemple le choix du nouveau comité de chercheurs et de médecins nommés par le gouvernement français, baptisé Care, dont le but est de «réfléchir à une stratégie numérique d’identification des personnes» le 24 mars 2020. 

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L’ auteur :

Bernard Rio mène double carrière d’écrivain et de journaliste. Il a été couronné par plusieurs prix littéraires pour ses essais historiques et ethnologiques, notamment Voyage dans l’au-delà : les Bretons et la mort en 2013, et Pélerins sur les chemins du Tro Breiz en 2016. Il est l’auteur des romans Le voyage de Mortimer et Les masques irlandais publiés aux éditions Balland en 2017 et 2018. Chez Coop Breizh : Fontaine de Bretagne, 2008, Le cul bénit, 2013, Mystères de Bretagne, 2018... et tout récemment 1200 lieux de légende en Bretagne.

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Publié le par Jean-François Guerry
Photo Le blog de Jean-Luc Romero

Photo Le blog de Jean-Luc Romero

POLÉMIQUE OU PAS : DORMEZ BIEN !

 

Dormez bien ! Tout est sous contrôle. Maman Amazon et papa Google sont à votre chevet, ils vous chantent des berceuses écrites par Facebook et Twitter.

 

Une fois de plus nous ferons preuve de compassion avec les familles des victimes de la barbarie moderne boostée par les réseaux. Nous trouverons les mots justes, nous ferons des hommages solennels, nous serons solidaires dans la peine, avant de retourner immédiatement dans nos querelles verbales dérisoires.

 

L’encre noire qui coule sur nos feuilles blanches, ne mettra pas fin aux massacres de nos sœurs, de nos frères humains comme Samuel Paty et les trois autres victimes d’hier à Nice. Combien de fois faudra t’il remettre la plume dans cet encrier sans fond. Deux femmes humbles paroissiennes, un homme jeune dévoué, père de famille sont de nouveau tombés, parce que leur chemin a croisé l’incarnation du mal.

Non pas une victime de nos banlieues dont nous porterions sans fin la faute. Non un barbare venu d’ailleurs qui a bu à la source des réseaux. De ces réseaux que nous nourrissons chaque jour et qui refusent de contribuer comme nous tous à notre sécurité, à notre justice, à nos hôpitaux, nous leur construisons des citadelles, des sanctuaires protégés. Pendant que ces GAFAM prennent le contrôle de notre économie et de nos cerveaux.

 

Nous avons donné à ces hydres aux multiples têtes les clés de nos vies, et nous n’avons pas d’Héraclès pour brûler chacune de leur tête coupée.

 

Chacun y va de sa formule dans le désordre le plus total. Il y a les parangons de droite qui veulent mettre fin à l’anonymat des barbares qui déversent leurs haines dans la tête de la jeunesse. L’anonymat, sensé, protéger la liberté, quelle liberté ? Celle du permis de tuer sans responsabilité. Protéger ces hypocrites et ses veules qui se cachent derrière leurs écrans. Bien sûr chacun a sa part d’ombre, mais il s’efforce de la maîtriser. Ces barbares du clavier sont la négation de notre fraternité, donc de notre humanité. La liberté n’est pas la haine des autres.

 

Et puis il y a les parangons de gauche qui nous explique, de colloques en commissions théodules que l’anonymat n’est pas le problème que personne derrière son écran n’est vraiment anonyme. Mais qui naïvement demande aux GAFAM de faire le ménage dans leurs écuries, n’ayant pas le courage de le faire eux-mêmes, ils croient que les GAFAM vont se priver de leur nourriture ! Ouvrir leur compte en banque ! Alors même que nous n’osons pas toucher à leur trésor.

 

Alors il reste les gentils colibris, les distributeurs de verre d’eau tiède, les institutionnels du en même temps, incapable de rependre le contrôle d’une machine devenue folle. Ils prennent le risque de préparer le lit des extrêmes, dont les remèdes seront pires que le mal.

 

Pour reprendre le contrôle de ces hydres barbares, il faudra le courage des actes, une justice inflexible et renoncer à notre arrogance et notre orgueil, à quelques plaisirs immédiats pour que Liberté rime avec sécurité et ne lui soit pas opposée à la moindre décision.

Désolé mais les réseaux sociaux ne font ni société, ni humanité, il n’exacerbe que des communautés d’intérêts.

Ils ont pris possession de notre tête et suivant le proverbe chinois « Le poisson pourrit par la tête. »

 

Je signe : Jean-François Guerry.

 

 

RÉSOLUTION

 

Monter avec humilité au lieu de descendre avec orgueil.

 

                              Météores – de Stéphane Barsacq.

Une voix venue de Rome ou tous les chemins se rejoignent paraît-il !

 


Je viens de lire :Le Dormez Bien, ta diatribe est pertinente sur les
sauvages tueries d'innocents , tes critiques sur les bien pensants du
genre :Ne touche pas à mon Pote !!! lesquels ont ouvert en grand les
portes de la France, par laxisme, par intérêt, par lâcheté, à une
immigration à majorité Musulmane , qui ne s'intègre pas, ouvrant ses
valises en y déversant des traditions obsolètes destructrices des
valeurs de La France, traditions reconduites par une jeunesse mal
formée, inculte,désœuvrée,  où se germent la haine de nos institutions,
ce qui déclenche inéluctablement des violences présentes et à venir.

Leurs habitations  sont devenues les repaires d'activités répréhensibles
et on laisse faire !!!

Il serait temps, le virus aidant que des mesures drastiques soient
prises, mais lesquelles??? Nous sommes paralysés par les règles de la
justice d'un État de droit où toute initiative devient condamnable !!!

A propos, je suis surpris de la non publication de mes propos
complémentaires sur la liberté, ayant pris ce refus pour une censure, je
me suis exprimé à nouveau en expliquent ce qu'était la censure, texte
non publié !!! J'ai l'habitude de privilégier l'idée par le choix des mots.

Devant le mutisme de tous tes lecteurs, je suis tenté de refermer
définitivement mes propos.

Ton Blog est d'une richesse qui enrichit l'esprit, j'ajoute que Le
GADLU, lui aussi dort d'un profond sommeil et depuis des siècles !!!!!

Reçois mon accolade la plus fraternelle.

Claudius

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Publié le

Florilège de photos reçues

Difficile respect des normes sanitaires !

Difficile respect des normes sanitaires !

UN PEU D'HUMOUR EN PHOTO
On s'organise

On s'organise

Encore  une démission

Encore une démission

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Publié le par Jean-François Guerry
Photo perso

Photo perso

IL RESTE TOUJOURS L’ESPÉRANCE

 

Elle ne naît qu’après une expérience nocturne, celui qui n’a pas connu les ténèbres ne peut pas connaître la Lumière. Au sortir des ténèbres se tracent en nous des territoires de lumière, des aires de repos ou l’esprit et l’âme trouvent un asile, comme les moines dans leur cloître, les pères dans le désert, ou peu importe dans le bruit de la ville. Une nouvelle harmonie renaît. La joie remplie à nouveau les cœurs purifiés, elle annonce le temps d’un nouveau partage, qui sera plus intense du fait du manque et du désir d’humain. C’est pourquoi j’espère en confiance et en sérénité.

 

Jean-François Guerry.

 

L’émerveillement de l’espérance

 

« Le désir que l’on a de la vie lui donne ses couleurs. Notre capacité d’émerveillement fait jaillir le sens. Nous sommes à nous-mêmes un monde à projeter dans l’existence. Il faut s’ouvrir à ce monde qui nous est propre pour savoir quel désir vibre en nous. Pour certains, c’est Dieu ; pour d’autres, la beauté, un amour, l’évasion, l’art, une cause à défendre, la famille.

                              Blanche de Richemont.

 

Je ne peux pas, non vraiment je ne peux pas me satisfaire que de pensées sans contact, sans mains tendues vers les autres, sans accolades fraternelles, sans sourires complices, sans regards qui brillent, sans le pain et le vin partagés. Je ne suis pas un homme du désert, j’ai besoin de faire corps et les hommes du désert aussi …

 

Jean-François Guerry.

 

 

Sagesse et Spiritualité

 

« Puisqu’il est écrit que tout arbre qui ne porte pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu, nous devons tous nous efforcer de porter ce fruit qu’est la maîtrise de soi. Mais nous avons également besoin de feuilles pour nous couvrir et nous embellir : c’est-à-dire des bonnes actions faites avec l’aide du corps. »

 

L’espérance de la Lumière.

 

« Ami, où que tu en sois, de grâce n’en reste pas là ! Tu dois passer d’une lumière à une autre lumière.

                           Livre III, 232 distique Pèlerin Chérubinique Angelus Silésius.

 

 

« …. L’espérance lumière qui me dompte et m’affûte.

               Gwen Garnier-Dupuy.

 

Inspiré par le philosophe Alain :

L’espérance est aussi une vertu laïque. La foi sans l’espérance ne marche que sur une jambe. C’est en avançant que l’on trouve les passages dans les montagnes les plus rebelles de la vie, en avançant je ne renonce pas. Même si je doute, j’ose l’espérance. Je cite Alain :

« Et cette vertu, d’essayer aussitôt et devant soi, est bien l’espérance. »

 

La haine est le contraire de l’espérance, elle n’engendre que l’inaction et l’injustice. L’amour est espérance, confiance dans l’autre.

« Il faut choisir d’aimer. »

Saint-Paul n’a pas dit autre chose, ainsi les vertus théologales pour les uns, laïques humaines pour les autres réunissent les hommes. L’espérance nous fait avancer ensemble.

 

Jean-François Guerry.

Quand même !!

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