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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jean-François Guerry
LE MOMENT PRÉSENT

LE MOMENT PRÉSENT

 

Le moment présent est-il aussi le bon moment, le Kairos ? Le moment où l’on est prêt, le moment du désir de faire, d’être, d’agir. C’est naturellement le bon moment, car nous ne pouvons pas intervenir sur l’avenir et modifier le passé, il nous reste à faire croître l’épaisseur du présent qui dépend de nous, c’est du moins la doxa de ceux qui ne sont pas des déterministes, de ceux qui croient dans les possibilités de l’homme de son perfectionnement et des possibilités de son libre arbitre, ou du moins de ses intentions.

 

Les sages pensent que vivre dans le passé ou pour le seul avenir c’est vivre constamment dans la souffrance. Les nostalgiques pensent toujours c’était mieux avant, ceux qui ne vivent que pour l’avenir ne profitent pas du présent.

Vous me direz le présent n’est qu’un point, un instant il est insaisissable, pourtant les photographes capturent le présent, les artistes sont imprégnés par le présent, les peintres couchent sur leurs toiles des instants qui ne meurent pas, ils donnent de l’épaisseur et de la lumière au présent.

 

Nombreux sont les philosophes, les adeptes de nombreuses traditions qui recommandent de vivre dans le présent. Pour les épicuriens et les stoïciens il s’agit de la richesse de l’être, de la richesse d’être. Épictète nous enjoints de nous intéresser à ce qui dépend de nous, c’est-à-dire sur quoi nous pouvons agir, pas sur ce qui dépend des autres ou sur ce qui est passé et sur ce qu’il pourrait advenir. Épicure nous recommande de jouir des bienfaits de l’instant présent, nous pas de jouir de tout, mais des biens nécessaires et indispensables, de bien employer les métaux.

Marc Aurèle et Sénèque nous demandent de faire notre devoir en s’occupant de nous et de ce qui est à notre portée.

 

Horace le poète latin avec son célèbre carpe diem, nous invite non pas à jouir de tout, mais à vivre chaque instant avec intensité, faire que chaque instant ressemble au premier et au dernier instant. C’est se libérer de l’inutile. C’est se dépoussiérer par une purification constante pour atteindre la simplicité du regard, la conversion du regard sur soi, sur les autres, sur le monde, atteindre une forme de paix de l’âme. Pour atteindre cette paix il nous faut, nous exercer à rester dans les limites du présent. Ce sont les injonctions de Marc Aurèle et Sénèque.

 

« Si tu sépares de toi-même, c’est-à-dire de ta pensée (…) tout ce que tu as fait ou dit dans le passé, et toutes les choses qui te troublent, parce qu’elles sont à venir, si tu sépares du temps ce qui est au-delà du présent et ce qui est passé (…) et si tu t’exerces à vivre seulement la vie que tu vis, c’est-à-dire le présent, tu pourras passer tout le temps qui t’est laissé jusqu’à ta mort avec calme, bienveillance, sérénité …. (Marc Aurèle Pensées pour moi-même Livre XII, 3, 3-4)

 

Sénèque le formule autrement en opposant la souffrance du passé et l’incertitude de l’avenir qui prendre la forme d’une souffrance permanente. C’est aussi savoir se contenter de l’instant présent en quelque sorte l’intérioriser et l’éterniser, toujours lui donner plus d’épaisseur donc plus de joie. Cette attitude donne du relief à deux formulations maçonniques : « Frère (ou sœur) 1er Surveillant les Frères (les sœurs) sont-ils contents et satisfaits ? Ils le paraissent sur l’une et l’autre colonne…et plus tard pour supprimer la souffrance : Que la joie soit dans les cœurs !

 

« Il faut séparer ces deux choses : la crainte de l’avenir et le souvenir des difficultés d’autrefois : ceci ne me concerne plus, ceci ne me concerne pas encore. Le sage jouit du présent sans dépendre du futur. Libéré des lourds soucis qui torturent l’âme, il n’espère rien, il ne désire rien, et il ne s’élance pas dans l’incertain, car il se contente de ce qu’il a (c’est-à-dire du présent, la seule chose qui soit en lui.) Et ne crois pas qu’il se contente de peu, car ce qu’il a (le présent), c’est toutes choses. » (Sénèque : Lettres à Lucilius 78,14)

 

J’oserais dire que l’été, le moment des vacances, du repos est favorable (Kairos), pour apprécier la saveur du présent, des moments présents, de la rencontre avec soi-même, avec les autres, un moment propice pour éterniser le présent, le peindre en couleur, de la couleur des yeux de mon frère, de ma sœur, de la couleur du ciel au soleil couchant, de la mer qui se retire lentement sur le sable, laissant briller quelques grains de sel, des moments ou le présent s’éternise.

 

Le frère Goethe nous incite lui aussi « à regarder le présent dans les yeux. »

« Heure après heure,

Comme une grâce, la vie nous est offerte.

Du passé nous avons peu appris,

De demain tout savoir est interdit…

Fais donc comme moi. Avec sagesse joyeuse,

L’instant, regarde-le dans les yeux ! N’attends pas !

Vite ! Fais-lui l’accueil avec une vivante bienveillance

Que ce soit pour l’action, pour la joie ou l’amour

Ou que tu sois, sois tout cela, toujours dans cette disposition d’enfant,

Si tu es tout cela, tu es invincible.

(Goethe : Élégie de Marienbad, vers 91-102)

 

Mes Sœurs, mes Frères, vivez bien, éternisez le présent !

 

Jean-François Guerry.

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Publié le par Jean-François Guerry
Monsieur Axel Kahn

Monsieur Axel Kahn

POUR LA VIE, RESPECT MONSIEUR KAHN !

 

 

Monsieur Axel Kahn est toujours ! Je ne l’ai rencontré qu’une seule fois lors d’une conférence pour la sortie de son livre « Pensées en Chemin », un itinéraire philosophique et initiatique, la marche d’un homme à la rencontre de lui-même et des autres. J’ai conservé de cette rencontre l’émotion d’un contact avec la simplicité, l’humilité, la fraternité, l’humanité incarnée dans l’homme. J’ai toujours en mémoire son sourire rayonnant de vie, la figure malicieuse et ferme d’un sage.

 

Scientifique de renom engagé, toujours à l’œuvre pour les autres, conscient que le temps presse. Un sculpteur de vie, de sa vie pour les souffrants, pour l’exemple, un philosophe émerveillé par la nature et la vie allant jusqu’à dire que « la mort n’existe pas ». En réalité ce que nous redoutons ce n’est pas la mort, avant elle nous sommes en vie et après nous nous n’en n’avons pas conscience, ce que nous redoutons c’est la peur de la mort. L’exercice consiste à vaincre la peur de la mort, peu d’homme y parviennent, Monsieur Kahn a réussi cet exercice. Il nous enseigne son amour de la vie, il oppose au memento mori le n’oublie pas de mourir des chrétiens, des platoniciens, des romantiques, le memento vivere le n’oublie pas de vivre du poète, de l’humaniste, du frère Goethe ou de Spinoza.

Monsieur Axel Kahn à fait le choix de la vie, cultivé l’art de vivre, l’art d’être. Il a livré tous les combats pour la vie, contre la mort des autres, contre sa mort, président de la ligue contre le cancer. Il est resté digne, vivant jusqu’au seuil évitant ainsi la souffrance pour ses proches et ses lointains, délivrant un message d’espérance. Peu d’homme réussissent à vaincre la peur de la mort, respect Monsieur Kahn.

 

Jean-François Guerry.

LA VIE EST BELLE FILM CULTE

LA VIE EST BELLE FILM CULTE


 

L'utopie ou la mort

 


 " L'utopie, c'est la vérité de demain. " — Victor Hugo


Il suffit d'évoquer le nazisme et le marxisme-léninisme pour entrevoir le gouffre dans lequel les utopies peuvent entraîner les hommes.

Certains parlent de notre époque comme de la fin du Progrès et même de l'Histoire. Et pourtant, sans vision, sans projet, il est difficile de vivre, car il faut pour cela avoir le sentiment de participer à une œuvre collective qui vise à créer une société plus juste, plus fraternelle, et vouloir en être l'un des artisans.

Je suis conscient qu'une telle affirmation tient presque du délire tellement notre vision postmoderne, où tout n'est plus évalué qu'à l'aune du pouvoir de l'argent, a fait table rase de toute vision généreuse. Je sais bien, par ailleurs, qu'une telle vision tant de l'avenir que de la nature humaine a échoué lamentablement sur les récifs de l'Histoire. Au point que j'en viens à dénoncer, avec Jean-François Revel, " les utopies et leurs conséquences comme le grand mal des temps modernes ".

Il suffit d'évoquer le nazisme et le marxisme-léninisme pour entrevoir le gouffre dans lequel les utopies peuvent entraîner les hommes. C'est le risque, lorsque l'utopie cesse d'être un idéal pour s'incarner dans un vaste mécano sociocritique. Et pourtant, comme le précise Revel : " II n'est pas convenable de participer à une société, comme dirigeant ou comme citoyen, sans idéal ou objectif précis. "

Je n'arrive pas à croire que nous sommes parvenus à la mort de l'idée de Progrès, à la fin de l'Histoire. Et je demeure fidèle, malgré tout, à la philosophie des Lumières, universelle par son espoir dans le progrès grâce à la science et à la raison, et par ses idéaux d'égalité et de liberté.

Je ne peux relire sans émotion certains passages de l'Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain, de Condorcet (1793-1794), dans lequel il parle des progrès qui devront être accomplis dans l'avenir, et en particulier de la tâche considérable qui nous attend pour en finir avec le racisme et le sexisme.

" Nos espérances sur l'état à venir de l'espèce humaine peuvent se réduire à ces trois points importants : la destruction de l'inégalité entre les nations; les progrès de l'égalité dans un même peuple ; enfin, le perfectionnement réel de l'homme. [...] Parmi les progrès de l'esprit humain les plus importants pour le bonheur général, nous devons compter l'entière destruction des préjugés, qui ont établi entre les deux sexes une inégalité de droits; funeste à celui même qu'elle favoriser "

J'éprouve une certaine satisfaction à constater que nous avons effectivement entrepris de réaliser le programme ambitieux que Condorcet nous a légué. Je sais bien que nous sommes encore loin de l'objectif, mais il demeure que nous avons réalisé un certain progrès. Je me dis que tout n'est peut-être pas perdu, que la conscience planétaire est sans doute née ce jour de 1965 où, pour la première fois, on a pu voir la Terre de l'espace.

Je déplore que le concept de conscience planétaire ait été ramené depuis à celui de mondialisation, tellement plus restreint. C'est comme si on considérait la conscience planétaire par l'autre bout de la lorgnette du néocapitalisme. Quoi qu'il en soit, l'unité de l'humanité – une autre utopie – est en voie de réalisation. Et il n'est pas interdit de penser que les difficultés que nous traversons à l'échelle planétaire – en particulier tout ce qui est du domaine de l'environnement – susciteront par la force des choses une correction de la présente trajectoire. " À travers le cyberespace, les utopies existent encore, suggère Pierre Lévy, ce philosophe des mutations techniques et culturelles dans son livre l/l/or/c/ philosophie : le marché, le cyberespace, la conscience. Je crois même que les utopies sont davantage nécessaires dans le monde d'aujourd'hui. [...] L'utopie des nouvelles technologies est celle de l'intelligence collective. C'est-à-dire la capacité de partager les connaissances, d'imaginer la coopération intelligente, la proximité de tous les hommes entre eux. "

Selon Attali, quatre grandes utopies dominent aujourd'hui et, précise-t-il, " il n'y en a que quatre "...

Jacques Attali vient pour sa part de publier un essai sur la nouvelle utopie du 21siècle. Il constate, lui aussi, que les utopies sont de nos jours discréditées par l'usage qu'on en a fait au 20e siècle. Mais, selon lui, l'utopie demeure toujours comme rêve d'une société idéale. " Et heureusement, ajoute-t-il, car c'est le moteur de l'action. Dans le monde contemporain où nous sommes davantage des nomades que des sédentaires, il y a grand besoin d'utopie. "

Être nomade, c'est vivre relativement sans attaches (dans l'absence de sécurité d'emploi ou dans le déracinement imposé par la mondialisation, par exemple); c'est le sort obligé des réfugiés, des immigrants; c'est encore voyager, ou simplement vivre avec le moins possible de contraintes venues du passé.

Selon Attali, quatre grandes utopies dominent aujourd'hui et, précise-t-il, " il n'y en a que quatre "... La première est l'utopie de l'éternité – de la théologie au clonage; la seconde, celle de la liberté – de la lutte contre l'esclavage jusqu'à l'économie de marché; la troisième, celle de l'égalité – de l'égalité politique à l'égalité financière (ce serait, selon Attali, la plus bafouée de toutes); enfin, la quatrième, l'utopie altruiste, qui consiste à " chercher son bonheur dans le bonheur des autres ". C'est l'" utopie de fraternité ", celle qui devra être approfondie au 21e siècle.

Je dirais, quant à moi, que nous n'avons pas le choix : l'utopie – au sens de vision, d'engagement, de conscience – ou la mort!

AUTEUR ANONYME

ressources

La Grande parade : Essai sur la survie de l'utopie socialiste,
Jean-François Revel, Éd. Plon, Paris, 2000.
World philosophie : le marché, le cyberespace, la conscience,
Pierre Lévy, Éd. Odile Jacob, Paris, 2000.
Fraternités : une nouvelle utopie,
Jacques Attali, Éd. Fayard, Paris, 2000.

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Publié le par Jean-François Guerry
FORMER PLUS QU'INFORMER

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Le deuxième surveillant dans une loge maçonnique a un rôle primordial, il est l’interlocuteur privilégié des jeunes sœurs et frères. Il est confronté aux premières interrogations, aux multitudes de questions sur le fonctionnement de la loge, le rite, les mots, la gestuelle. Il est chargé de l’instruction, mais qu’elle est le sens de cette instruction ?

Dans une institution qui revendique n’avoir aucun dogme, aucun credo, aucun canon et pourtant être un Ordre ! Où se trouve la cohérence ? L’on parle aussi en franc-maçonnerie de règles en dix ou douze points, de bornes, de Land-marks cela vient amplifier le paradoxe.

La lumière revient quand l’on ajoute les adjectifs à l’ordre maçonnique, l’on qualifie par initiatique et fraternel, l’édifice devient cohérent avec son essence, sa colonne vertébrale soutenue par le sacrum. Les jeunes sœurs et frères peuvent tourner leur regard vers leur lumière intérieure et vers la Voûte étoilée.

 

L’instruction est donc éveil ou plutôt réveil et essor de l’être intérieur, qui va vers le chemin de son unité et trouve sa place dans le cosmos, par la pratique de la fraternité universelle. Il y a rencontre avec soi, partage avec les autres.

La propédeutique maçonnique, ouvre l’œil du cœur, provoque avec le choc initiatique le dialogue de soi avec son soi et le dialogue avec l’autre. C’est chemin vers la paix de l’âme, l’ataraxie, les stoïciens parlaient de « sécurité, de bonheur ».

L’instruction prodiguée par le 2ème surveillant est donc une préparation, après avoir reçu la lumière il faut encore qu’elle puisse éclairer celui qui l’a reçue. Cet apprentissage à une vie nouvelle, est une transfiguration, une conversion de son regard, vers soi, vers les autres, vers le monde. Cela nécessite le temps long, la volonté, l’ascêsai des anciens, la restriction, retour, vers l’essence par le travail de la mémoire.

Le chemin passe par des exercices de prise de conscience, l’on peut distinguer trois niveaux. Le premier de conscience sensible, relation corps et conscience presque déni de l’esprit, le deuxième conscience de l’âme possibilité de réflexion entre esprit et corps, le troisième niveau conscience qu’il y a une transcendance entre mon corps et mon esprit donc possibilité de travailler sur moi. Cette transcendance pour certains est extérieure à soi, pour d’autres elle sommeille en soi, elle est contenue dans l’immanence.

 

Le travail, les exercices dans les réunions d’instruction va permettre de tirer le fil d’Ariane qui permet de sortir des ténèbres du labyrinthe de nos habitudes, de nos erreurs, de nous débarrasser de nos écorces pour pouvoir contempler la beauté intérieure, l’Un.

Il constant d’observer la joie de celles et ceux qui participent aux réunions d’instruction, l’exaltation grandit au fur et à mesure, l’esprit gagne du terrain sur la souffrance et la tristesse liées à la matière. C’est l’image du sculpteur façonnant son œuvre.

L’on passe des portes, des ponts, l’on monte dans les volutes d’une spirale ascendante, l’on découvre son nouveau visage, la figure du sage celui qui dit : « je sais que je ne sais rien » et qui s’approche pourtant de la connaissance.

 

Le 2ème surveillant ne délivre pas de leçons de morale, il incite l’apprenti à s’assurer de son bonheur personnel, il le met sur le chemin de l’excellence, de la vertu, il lui apprend à se préoccuper des choses qui dépendent de lui. C’est un entraineur pour les jeux olympiques de l’esprit, il faut s’entrainer à la justice, la tempérance. La joie vient de la victoire sur les excès des mauvaises passions, c’est le moyen de rendre la vie heureuse, bonne, plus belle. Le 2èmesurveillant est aussi un paysagiste il dresse les plans du jardin, des grandes allées, il commence les semailles. Il reste à l’apprenti à se saisir des outils mis à sa disposition, pour cultiver, embellir son jardin intérieur, où il verra bientôt éclore la Rose aux pétales d’amour qui pleurent de rosée pure quand le soleil se lève à l’Orient.

 

Jean-François Guerry.  

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Publié le par Jean-François Guerry
Anthony  Ashley Cooper Comte de Shaftesbury

Anthony Ashley Cooper Comte de Shaftesbury

LA LETTRE SUR L’ENTHOUSIASME

 

 

Anthony Ashley-Cooper 3ème Comte de Shaftesbury (1671-1713) philosophe, écrivain, homme politique considéré comme un stoïcien moderne, croyait en l’ordre harmonieux de l’Univers, la bonté de l’homme, les vertus de justice et de tolérance.

Il a écrit une célèbre lettre a Letter Concerning Enthousiasm. Le contenu de cette lettre conserve son actualité.

Les « Enthousiastes » étaient des religieux intransigeants, l’on pouvait en rencontrer en France dans la secte des Illuminés Cévenols, souvent persécutés ils émigraient vers l’Angleterre en général et Londres en particulier. Ils furent caricaturés et poursuivis à Londres à cause de leurs prophéties destructrices.

Le Comte de Shaftesbury pris leur défense ou du moins recommanda la plus grande tolérance, s’il admit la liberté de la caricature, il demanda à ses concitoyens d’être bons eux-mêmes avant de vouloir gouverner les autres. Il recommanda le courage stoïcien, il affirma que le monde n’est pas un chaos que toutes les choses sont liées entre elles en particulier le bon et le beau qui sont une même chose.

 

La liberté est un thème central pour Shaftesbury, il a recours pour l’incarner à des symboles naturels, du monde végétal. Il parle des nombreux épis de blé, des fruits, des fleurs. Cela me fait penser aux épis de blés qui poussent sur les bords du fleuve et se répandent sur la terre, aux grenades posées sur les colonnes à l’entrée des temples, aux fleurs d’acanthe qui ornent la colonne Corinthienne de la beauté. Shaftesbury associe à ses symboles naturels universels, les cornes d’abondance, les livres, les instruments de musique qui démontrent la prospérité d’un pays civilisé, ouvert et tolérant qui refuse la dictature de la peur.

 

Jean-François Guerry.  

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Publié le par ACADÉMIE MAÇONNIQUE DE PROVENCE


Les entretiens d'été

Jeudi 8 juillet




ÉTHIQUE ET MÉDECINE

La société du "care"


 
 
 
C’est depuis environ 20 ans que le concept de “care“ s’est progressivement imposé dans le paysage intellectuel et médical en France.
Ce sont surtout des théoriciennes comme Tronto dès 1993 puis Bubeck, Abel, Nelson et Ruddick qui ont fait apparaître cette notion rassemblant les deux significations du mot anglais : to care for (prendre soin de) et to care about (se soucier de).
Le “care“ ne se réduit donc pas aux soins, mais constitue une pratique globale, incluant les besoins émotionnels, ceux de respect, d’affection, voire de simple réconfort.
C’est dire que cette pratique comporte une dimension relationnelle importante, avec la notion d’interdépendance entre le soignant et celui qui en bénéficie. C’est dire également que le “care“ implique de redéfinir la citoyenneté sociale, et aussi tous les problèmes liés avec cette nouvelle dimension.
LAURA LANGE

LAURA LANGE


Doctorante en Philosophie, conférencière, chroniqueuse, Laura Lange nous aidera à comprendre ce nouveau concept et ses multiples implications
Laura Lange est philosophe en organisation : elle a remporté à Lyon, en 2013, le prix “innovation“ du jeune entrepreneur.
 
Elle intervient régulièrement en Entreprise, apportant un regard différent pour penser et agir dans l’entreprise. Elle s’exprime aussi sur “You tube“, et sur sa propre chaîne.
 
 Elle a publié :
  • L’hypermodernité ou l’ovation de la volonté,
  • Manager avec la ménagerie de La Fontaine,
Et intervient régulièrement sur Télé Lyon Métropole
 
Laura Lange nous invite à prendre de la hauteur, à éveiller notre esprit critique, et à entreprendre notre propre vie, en suivant la pensée de Bergson : “Agir en homme de pensée et penser en homme d’action“
 
 
Modérateurs :
 
     Mario Barmaki                                               Heidi Giovacchini
          Médecin                                       Directrice d’établissements de soins
 
    Grande Loge Nationale Française             Grande Loge Féminine de France






Inscription obligatoire sur le site :
Vous trouverez en cliquant ici le programme détaillé et l'ensemble des conférenciers
 

 
Le jeudi 15 juillet à 19 h 30 nous accueillerons :
 
Ghaleb Ben Cheikh: sur le thème : Laïcité, solution ou problème ?


 
Salutations très fraternelles,
Alain Boccard
Président



PS: Les 4 premiers ouvrages coédités par les Éditions Ubik et l'Académie Maçonnique Provence sont toujours disponibles en cliquant ICI:

Louis Trébuchet, Le désir des collines éternelles
Marc Halévy, Kabbale et Franc Maçonnerie.
Michel Fromaget, Corps, Âme, Esprit: Liberté, Vérité, Beauté
Solange Sudarskis, Il était une fois un mythe, Hiram

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Publié le par Raymond Danier, Pablo Neruda
A LA MANIÈRE DE ......

Si tu peux..

Si tu peux étudier, comprendre, te connaître, 

Descendre au fond de toi, et calme, te juger, 
Abandonnant l'orgueil et les vains préjugés, 
Si tu peux repenser la Loi qui t'a fait naître 

Si tu peux écouter, réfléchir et te taire
Si tu peux méditer sans négliger l'action 

Si tu peux associer le cœur et la raison 
Si tu peux reconnaître en chaque Homme ton frère 

Si tu peux tout donner sans jamais rien promettre 
Si tu peux pardonner sans oublier pourtant 
Car l'oubli seul est lâche, et le pardon est grand 
Si tu peux accepter sans jamais te soumettre 

Si tu peux enseigner sans vouloir être maître 
Guider les premier pas, les laisser trébucher 
Allumer l'étincelle et en faire un bûcher 
Puis sans rien demander t'éloigner, disparaître, 

Si tu aimes la Vie et sais tout en extraire 
Puis redescendre en toi pour parler avec Dieu 
Rester être de chair en regardant les cieux...
Alors tu peux lier le compas à l'équerre 


Et tu seras un homme....Et ce qui vaut bien mieux,
Tu seras un Maçon, mon Frère...

Raymond DANIER

Note : Raymond Danier fût un grand maçon, il y a quelques années Raoul L  Mattei écrit Mémoires d'un maçon franc dans la collection "Pierre Vivante" dirigée par Charles Bernard Jameux aux éditions Dervy.

Période trouble qui a vu un nombre important de Maçons quitter la Grande Loge de France pour rejoindre la Grande Loge Nationale Française en y apportant le Rite Écossais Ancien et Accepté (en 1965 date la scission opérée par Charles Riandey). Le frère Raoul L Mattei fut nommé le 23 avril 1974   T F P M de la Loge de perfection "Raymond Danier".

Raymond Danier a eu deux fils avec son épouse Suzanne Danier née Pellouas Jean-Charles et Richard, elle est décédée dans sa 103 ème année en 2016 à Fréhel dans les Côtes-d'Armor.

Preuve s'il en est de la force de la poésie comme "Exercice Spirituel" Jean-Charles Danier, le fils de Raymond a occupé des hautes fonctions pendant plusieurs années au niveau national et régional (en Bretagne) au sein de la Grande Loge Nationale Française et du Suprême Conseil pour la France, il a fêté il y a quelques années déjà ses 50 ans de franc-maçonnerie il oeuvre toujours activement pour l'ordre maçonnique.

Jean-François Guerry. 

A LA MANIÈRE DE ......

Pour ne pas mourir, il paraît que rien ne meurt tout se transforme...Vivre toujours pleinement, maintenant, comme si c'était ton premier jour, comme si c'était ton dernier jour...

Il meurt lentement…

 

 

Il meurt lentement

Celui qui ne voyage pas,

Celui qui ne lit pas,

Celui qui n’écoute pas de musique,

Celui qui ne sait pas trouver de grâce à ses yeux

 

 

Il meurt lentement

Celui qui détruit son amour propre,

Celui qui ne se laisse jamais aider.

 

Il meurt lentement

Celui qui devient esclave de l’habitude

Refaisant tous les jours les mêmes chemins,

Celui qui ne change jamais de repère,

Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements

Ou qui ne parle jamais à un inconnu

 

Il meurt lentement

Celui qui évite la passion

Et son tourbillon d’émotions

Celles qui redonnent la lumière dans les yeux.

Et réparent les cœurs blessés.

 

Il meurt lentement

Celui qui ne change pas de cap

Lorsqu’il est malheureux au travail ou en amour,

Celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves,

Celui qui, pas une seule fois dans sa vie,

N’a fui les conseils sensés.

 

Vis maintenant !

Risque -toi aujourd’hui !

Agis vite tout de suite !

Ne te laisse pas mourir lentement !

Ne te prive pas d’être heureux.

 

                           Pablo Neruda.

A LA MANIÈRE DE ......

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Publié le par Jean-François Guerry
LE DÉSIR D'EXCELLENCE

LE DÉSIR D’EXCELLENCE

 

 

L’école du Portique, du stoa des stoïciens se tenait sous les colonnes du temple, lieu de méditation, de dialogue avec soi-même et avec les autres. Cela rappelle les temples de l’Égypte ancienne, les cloîtres des abbayes, les Colonnettes du temple maçonnique lieu sacralisé où, règne la Sagesse, la Force et la Beauté, lieu de recherche de la connaissance, de l’excellence, du perfectionnement de soi, de son soi au-delà du « connais-toi toi même ».

 

Le Portique des stoïciens, comme la Loge maçonnique est un lieu de réception de la Lumière, des bienfaits de la Lumière, cette Lumière éternelle, étincelle de vie. Cette qui réchauffe le corps, fait battre le cœur et anime l’âme, elle embrase l’homme d’amour fraternel. C’est grâce à cette Lumière que l’homme excelle. Sous les colonnes du Portique, comme dans la loge maçonnique, les postulants sont invités à la contemplation de la nature. C’est cette leçon que propose Sénèque à son ami et élève Lucilius dans « Ses Lettre à Lucilius » à la fin de sa vie. Il l’incite à construire sa « Citadelle Intérieure ».

 

Le traité des « Bienfaits » de Sénèque précède juste ses « Lettres » à son ami, comme une dernière leçon de Theoria avant la Praxis. Nous pouvons lire au Chapitre premier du Livre VII « Des Bienfaits » :

 

« Si notre esprit n’a plus que mépris pour tout ce qui nous vient du bon ou du mauvais sort ; s’il s’est élevé au-dessus des appréhensions ; si, dans son avidité, il n‘envisage plus de perspectives sans bornes, mais sait ne chercher de richesses qu’en lui-même ; s’il ne redoute plus rien des dieux ni des hommes, n’ignorant pas qu’il a peu à craindre de l’homme et rien du dieu, s’il dédaigne tout ce qui fait la splendeur de notre existence et en est aussi le tourment ; s’il est parvenu à voir clairement qu’en elle même la mort n’est pas un mal et qu’elle met plutôt fin à nos multiples malheurs ; s’il s’est voué à la seule excellence et trouve facile tout chemin qui mène à elle ; si, en sa qualité d’animal social et né pour le bien de tous, il considère le monde entier comme une seule et même famille ; (…)- alors il s’est dérobé aux tempêtes et a pris pied sur la terre ferme et sous un ciel bleu. Il sait tout ce qui est utile et indispensable de savoir ; (…) il s’est retiré dans (sa) forteresse. »

 

Tout est dit ou presque, de la relation des hommes stoïciens avec la nature, de leur rapport avec dieu et les hommes, tout est dit du programme de formation de l’homme pour atteindre la figure du sage, tout est dit du perfectionnement de soi, au-delà du connaître, il faut penser son soi, le former. Comment par la pratique « d’exercices spirituels », c’est un formidable chant d’espérance, qui permet contre mauvaise fortune de faire bon cœur. Un message qui permet de vaincre la peur de la mort, il y a dans ce Sénèque, un alchimiste, un forgeron, un Hiram. Sénèque a comme Hiram préféré la mort plutôt que le renoncement et la souillure. Il est comme le pélican qui nourrit ses petits, comme le phénix qui mille ans après renaît, comme l’hermine qui persévère malgré les obstacles de la vie. Sénèque délivre une ordonnance à son ami Lucilius pour soigner son âme, presque la même ordonnance écrite par le frère Rudyard Kipling à son fils plusieurs siècles après.

 

Jean-François Guerry.

LE DÉSIR D'EXCELLENCE
LE DÉSIR D'EXCELLENCE


Le désir des collines éternelles

la spiritualité, voie vers l'harmonie


de

Louis Trébuchet


 
 
Ma Très Chère Sœur,
Mon Très Cher Frère,


 
C'est un grand plaisir doublé d'un grand honneur que de vous annoncer la sortie, ou plutôt la réédition du livre de Louis Trébuchet, "Le désir des collines éternelles", dans une toute nouvelle collection créée conjointement par l'Académie Maçonnique Provence et les Éditions Ubik: Regards Croisés.

Regards Croisés est dédiée à des ouvrages permettant d'approfondir, sinon de déchiffrer, tous sujets d'ordre philosophique, spirituel, voire métaphysique, sans exclusive aucune, sans œillères, sans bornes, parce que la recherche de la vérité ne s'impose aucune limite, tout simplement.
Les auteurs s'adressent à tous, Francs-maçons ou non, en toute simplicité avec la volonté de partager savoir et expérience intime, dans une volonté de recherche et d'accomplissement personnel comme de réalisation collective.
Regards Croisés tentera donc d'être un point de rencontre, un centre d'Union.

C'est pourquoi "Le Désir des collines éternelles" de Louis Trébuchet, s'imposait d'entrée comme l'ouvrage donnant sa couleur à la collection. Malheureusement plus disponible depuis la disparition brutale de son primo éditeur, ce livre, aussi important que personnel, de Louis Trébuchet, permet à tout un chacun de se trouver, de se retrouver, de s'orienter.
Bref, "Le désir des collines éternelles" est un livre-boussole dont la lecture et la relecture permettent, pas après pas, d'avancer vers la Lumière...

Prenez le temps de lire la magnifique préface de Frédéric-Pierre Izoz qui a su, mieux que quiconque, trouver les mots justes.

PRÉFACE

Tenir cet ouvrage entre ses mains, accepter sans préjugés ni prérequis de s’abandonner un instant aux mots de Louis Trébuchet, c’est initier un chemin délicat vers soi-même.

Reconnu pour la qualité de ses travaux, Louis Trébuchet ouvre ici, par une balade au pays des idées, à sa propre lecture du monde.

Cette invitation à voyager vers les collines éternelles est à lire avec délicatesse et, oserais-je le mot ? – avec tendresse.

Cette même tendresse qui permet à un auteur de l’envergure de Louis Trébuchet de laisser un jeune inconnu “comme moi” écrire ces quelques mots en guise de préface, comme on laisse jouer les enfants de quelques instruments avant l’ouverture du maître.

L’humilité de Louis Trébuchet n’est jamais feinte, l’auteur nous renvoie, par ce choix comme par son texte, à une nouvelle écoute, à un réveil salutaire de nos sens, en nous ramenant à notre terre natale.

C’est ainsi qu’il m’a demandé dans ma préface de rendre compte, non pas des outils utilisés dans son livre, mais de la douce impression laissée par sa lecture.

Pour écouter, dans la bénédiction de Jacob, au-delà de la démesure, l’invitation à vivre notre vie et à témoigner ainsi de la gloire de l’Esprit, peu importe le nom que l’on donne à cet amour, amour qui meut le soleil et les autres étoiles.

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Il convient peut-être, au moment d’embarquer sur ce navire, de préciser que le propos de cet ouvrage répond d’emblée à une interrogation connue : quid de la conversion du regard et de sa simplicité ?

Louis Trébuchet, sans avoir la prétention de répondre direc- tement à cette question, fait une proposition : sans cesse, il ma- nie les outils arides et splendides de la raison, rendant gloire au travail de l’Homme, mais avec l’entrain juvénile, joyeux, de celui qui s’est affranchi, à force de travail, des tours difficiles, des prétentions, des démonstrations toutes scolaires, pour faire vraiment germer sa propre pensée.

Le chemin suivi, que je m’imagine volontiers joliment bai- gné de la lumière illuminant Goethe, là où les citronniers fleu- rissent, est un chemin d’esprit.

Ce que nous suggère Louis, c’est que si nous laissons l’Es- prit souffler sur nos certitudes, sur les teintes grisâtres qui re- couvrent les joyaux de la pensée et de l’expérience, alors se fera jour l’architecture simple de notre vie, alors se dessinera, sorti du sable de nos déserts, le temple abritant en nous le souvenir de la lumière : un cœur comme une source d’amour et de joie.

Bien évidemment, il ne nous est demandé que peu de choses pour comprendre l’auteur:

Prendre le temps de le lire, ne pas convoquer dans notre in- timité quelque esprit querelleur, lorsqu’il s’empare doucement des noms illustres qui parcourent notre éducation, ne pas juger ses propos mais recueillir son témoignage, laisser ses mots ca-resser notre âme, à la façon d’un vent d’été nous plongeant dans les plus douces rêveries.

En vous présentant ainsi ce livre, je crains déjà d’entendre les critiques de ceux qui, bien mieux que moi, auraient pu vous introduire à la pensée de Louis Trébuchet, en explicitant savam- ment tel verset, telle référence, argumentant là, se défendant ici, contredisant souvent, toujours bien sûr en toute fraternité.

Ce serait ne rien comprendre à ce témoignage que d’en faire un simple exercice de style, une savante dissertation, un compte rendu spirituel, comme d’autres commettent des billets mon- dains. Lorsque Louis abandonne les rives de la science et de la philosophie, pour ne plus naviguer qu’en haute mer à la seule

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boussole de son étoile, c’est là que doucement sa propre pensée nimbe ses mots d’une nouvelle lumière.

Celle de sa foi renouvelée en l’Homme, en notre capacité à nous libérer de nos chaînes, pour peu à peu laisser l’Esprit illuminer la Matière, pour simplement vivre à sa place, jouir du travail et de la récréation pour en retirer profit et joie.

Il faut avoir croisé le regard de Louis Trébuchet, saisi la joie irradiée de cet homme de la vigne et des nombres, pour recon- naître ici cette même joie pacifiée et sûre, pour comprendre que ces pages sont bien le reflet de sa quête et le témoignage offert de son humanisme, et que si la Connaissance transcende le Sa- voir, l’Amour est, lui, simplement là, donné à voir et à éprouver.

Cet humanisme serein, ce don universel, cette parole intime née du cœur intelligent auquel nous aspirons, nous permet de mieux saisir que les mots de Louis Trébuchet sont les mots per- sonnels d’un ineffable universel.

Beaucoup ont commenté le désir des collines éternelles, de la bénédiction de Jacob à son fils Joseph, jusqu’au Christ «dé- siré des collines » en passant par les limites de l’Orient plus vaste que l’héritage d’Abraham.

J’entends pour ma part le souvenir de ces mots:

C’est l’œuvre du Dieu de ton père, qui t’aidera ; C’est l’œuvre du Tout-Puissant, qui te bénira des bénédictions des cieux en haut, des bénédictions des eaux en bas, des bénédictions des mamelles et du sein maternel.

Les bénédictions de ton père s’élèvent au-dessus des bénédictions de mes pères, jusqu’à la cime des collines éternelles: Qu’elles soient sur la tête de Joseph, Sur le sommet de la tête du Nazir de ses frères !

Le Nazir, le séparé, le couronné... celui qui veille sur la maison de ses frères. Il me semble que, le long de ce chemin, nous ouvrant les portes du cœur de notre vie, les mots de Louis veillent sur ses Frères allant du monde des puissants au Royaume du Je Suis.

Frédéric-Pierre Isoz, août 2015

LE DÉSIR D'EXCELLENCE
LE DÉSIR D'EXCELLENCE
LE DÉSIR D'EXCELLENCE


Pour commander Le désir des collines éternelles de Louis Trébuchet, cliquer ICI...
Disponible le 10 juillet, les commandes seront expédiées à partir du 17 juillet.

 

Les trois précédents ouvrages coédités par l'Académie Maçonnique Provence et les Éditions Ubik sont toujours disponibles:

Il était une fois un mythe, Hiram, de Solange Sudarskis

 

 


Corps, Âme, Esprit : Liberté, Vérité, Beauté, de Michel Fromaget
 




Kabbale et Franc-Maçonnerie, de Marc Halévy.


 

Salutations très fraternelles,
Alain Boccard
Président 

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LA BEAUTÉ DU GESTE IXème CAHIER DE L'ALLIANCE

 

 

 VIENT DE PARAITRE-

 

 

La beauté du geste

corps et sens dans la pratique rituelle

 

Depuis le début de la crise sanitaire, la privation de rencontre a été l’occasion d’un rappel, voire d’une prise de conscience, de l’importance de la dimension charnelle de l’expérience maçonnique.

 

L’accomplissement du rite, vécu collectivement, est au cœur de la transmission initiatique. La fraternité commence et s’exprime dans la rencontre qui est le fondement même de la vie humaine.

 

Dans les épreuves initiatiques, dans ce qui s’éprouve, se vit une expérience complète. C’est la voie que veut maintenir et développer la Franc-maçonnerie initiatique de tradition, un enseignement que l’homme moderne occidental a trop souvent oublié.

Dans la beauté du geste, c’est la gratuité et le don qui s’expriment et engagent “corps et âme“, c’est l’expression concrète de la fraternité que les francs-maçons s’efforcent de construire.

 

Au sommaire

 

Fred PICAVET,  La beauté du geste

Jean DUMONTEIL, La Franc-maçonnerie en temps de pandémie

Pierre PELLE LE CROISA, Le langage du corps, un langage sans parole

Jean-Paul HOLSTEIN, Le geste symbolique, signal métaphysique

Gaston-Paul EFFA, Apprendre à réaccorder l’Être

Francis BARDOT, A l’écoute de la musique de l’autre

François-Xavier TASSEL, Le rituel, « porte et pont »

Jacques BRANCHUT, Les voyages initiatiques à l’épreuve des sens

Jean DUMONTEIL, Méditation sur le langage du corps

 

 

 

« Cahiers de L’Alliance » n°9, La beauté du geste, Ed Numérilivre,

Paris, juin 2021, 116 pages, 18 €. – abonnement un an, 3 numéros, 48 €.

 

 A commander sur   www.eosphoros.fr   ou   www.numerilivre.fr

 

 

 

Au rythme de 3 numéros par an, les Cahiers de L’Alliance sont édités par la Loge nationale de recherche de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française.

 

Directeur de la rédaction : Jean DUMONTEIL  - Rédacteur en chef : Jean-Claude TRIBOUT

 

 

 cahiers.alliance@alliance.fm

LE LANGAGE DU CORPS UN LANGAGE SANS PAROLES.

 

Pierre PELLE LE CROISA.

Pierre PELLE LE CROISA, écrivain, chercheur de lumière et de spiritualité, franc-maçon engagé commet un article sur La symbolique du geste dans l’initiation symbolique. L’articulation de son article se fait avec trois mots : séparation, transition, incorporation.

« Une mise à l’écart de l’impétrant », un déplacement vers un ailleurs pour procéder à un acte rituel de « transition », de mort renaissance et de conquête d’une autre identité. L’acte final étant « l’incorporation » dans un corps social différent. Le tout se faisant sans paroles, tous ceux qui ont reçus l’initiation, qui ont été admis dans la fraternité ont subis des épreuves initiatiques symboliques. Ils se rappellent, des gestes qu’ils ont dus accomplir en silence.

Ils ont été guidés dans les épreuves par des mains expertes, leur corps a été malmené, il a été soumis, au « roulis » stoïcien. Pour qu’il reste une trace, un sentiment dans leur esprit, il sera demandé au jeune initié de relater ses « impressions », il retiendra pour toujours la force de ces gestes accomplis.

 

L’article suivant est de Jean-Paul Holstein musicologue et compositeur de musique passé Vénérable Maître de la Loge de Recherche Villard de Honnecourt (G L N F), et Vénérable Maître de la Loge de Recherche de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française. Dans son article : Le geste symbolique signal métaphysique, l’auteur souligne successivement :

L’importance anthropologique du geste, la différence entre les gestes utilitaires et les gestes symboliques, je dirais les gestes qui meurent et ceux impriment l’âme, l’auteur n’oublie pas la beauté des gestes symboliques rappelant ainsi le thème central de ce Cahier de l’Alliance. Je dirais que la beauté du geste c’est ce qui nous relie à l’autre d’âme à âme en silence, c’est la preuve par l’image de l’amour de l’autre.

Nous avons pu prendre la mesure de l’importance des simples gestes pendant cette période de pandémie, nous vivons la souffrance qui naît de l’impossibilité de serrer dans nos bras nos sœurs, nos frères, nos proches. Le besoin de se faire reconnaître et de manifester notre union fraternelle, des gestes que des mots ne peuvent expliquer…

 

Jean-François Guerry.

 

À SUIVRE….

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Les 3 Numéros 48 €

LA BEAUTÉ DU GESTE IXème CAHIER DE L'ALLIANCE

 

KADOSH FRANCS-MAÇONS, TEMPLIERS par André Kervella.

 

 

André Kervella Docteur es lettres est un écrivain reconnu comme historien de la franc-maçonnerie, il a écrit une trentaine de livres, spécialiste de

l’Écossisme ( R E R et R E A A). Dans ce nouvel ouvrage, il traite de l’histoire du 30ème degré du R E A A Chevalier Kadosh.

Dès son introduction il pose le problème du thème du grade : degré de vengeance ou de justice, élection ou séparation sainteté. La référence faite dans le rituel à la mort du dernier des Grands Maîtres du Temple Jacques Molay, n’en constitue pas exclusivement la totalité.

 

André Kervella en historien pointilleux et sourcilleux n’épargne pas dès son introduction ceux qui sont qualifiés de « maçonnologues » je le cite : « Une bizarrerie hypothèque trop souvent les travaux sur ce genre de sujet, au sens de certains ‘maçonnologues’ selon un titre qui ne veut pas dire grand-chose, pensent que l’histoire des rites ou des grades maçonniques s’explique presque exclusivement par des considérations intellectuelles déconnectées de l’événementiel. Un jour quelques audacieux auraient l’idée de construire un rite et leurs successeurs y mettraient d’autres idées captées dans des livres en question, du moins ceux qu’ils estiment être à la hauteur du rite, pour en exposer la genèse … » L’auteur ici procède différemment et propose de répondre aux questions : « Pourquoi un rite apparaît un jour ? Pourquoi est-il modifié ? Qui l’adopte et dans quelles circonstances ? »

Pour étayer sa méthode il poursuit plus loin : « Personnellement en tout cas, je n’entends rien aux exposés qui oublient les enjeux de pouvoirs temporels et spirituels au sein d’un ordre (ou des ordres) qui se flatte à bon droit de réunir des hommes et des femmes de conditions diverses… »

 

Vous l’avez compris cet ouvrage est le résultat de recherches méticuleuses dans des fons divers (archives départementales de Quimper et de Poitiers, archives nationales, archives et documents à B N F). Des recherches qui ne se veulent de ne rien céder à l’à peu près ! Ce livre revendique une étude historique qui intéressera ceux qui sont soucieux de savoir et de comprendre les arcanes de la fondation du rite et son évolution, de ce degré qualifié de Nec plus ultra de l’initiation des maçons du Rite Écossais Ancien et Accepté.

 

Jean-François Guerry.

 

 

 

À LIRE : Kadosh Francs-Maçons Templiers de André Kervella

Éditions Numérilivre www.numerilivre.fr

Prix : 24 € ISBN : 9782366321753. Juin 2021.  

Le grade de Kadosh est le plus controversé des grades maçonniques. Longtemps son origine exacte a été méconnue. Et son rituel, fondé sur l’idée de vengeance, a fait l’objet d’une prohibition solennelle par une équipe dirigeante de la Grande Loge de France en 1766, prohibition non suivie d’effet à long terme puisqu’il est de nos jours intégré dans plusieurs systèmes pratiqués dans le monde.

Pour bien connaître et appréhender ce degré, il faut comprendre comment il est apparu et s’est développé. De plus, l’objet de ce livre insiste sur le contexte sociopolitique qui inspirait les francs-maçons du 18e siècle. Il rappelle également les méprises et extrapolations aventureuses dont ce degré a fait l’objet dans la littérature favorable ou hostile aux loges.


 

André KERVELLA, docteur ès Lettres, est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages consacrés à la franc-maçonnerie. Il a aussi publié des études sur la seconde guerre mondiale, entre autres sur l’action de l’Intelligence Service britannique en France.

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Publié le par Jean-François Guerry
L'HERBE DE L'ESPÉRANCE

L’HERBE DE L’ESPÉRANCE.

 

C’est aussi la légende du serpent d’airain, quand les hommes sont frappés par les plus grands maux, ils recherchent des raisons d’espérer. Dans le désert l’on recherche une oasis où l’herbe pousse, ou les acacias parlent entre eux. Rien n’arrête la persévérance des hommes vertueux pleins de courage, le mot vertu de virtus signifie courage. Le phénix renaît toujours dans les flammes grâce au souffle de l’amour fraternel.

La contagion du mal n’est pas inéluctable pensaient les stoïciens, l’habitude de la souffrance réduit le mal.

Le serpent qui siffle de joie dans le désert guéri par l’herbe de l’espérance est le symbole du chevalier de l’esprit qui combat le mal, délivre les hommes honnêtes prisonniers de leurs passions, les exilés dans les ténèbres.

Le serpent d’airain symbolise aussi l’alliage, l’alliance qui permet au serpent malade de revivre dans la joie, l’heureuse rencontre. Porté sur le tau vertical, qui annonce la venue du caducée d’Hermès mais c’est une autre histoire…

 

Jean-François Guerry.

 

 

Note aux lecteurs : ces quelques lignes m’ont été inspirées par une demande de Monique une lectrice fidèle qu’elle en soit remerciée.

L'HERBE DE L'ESPÉRANCE



Les entretiens d'été

Jeudi 1er juillet




ÉTHIQUE ET MEDIA

COMMENT INFORMER AUJOURD’HUI


Ma Très Chère Sœur, Mon Très Cher Frère,

Vous trouverez en cliquant ICI une lettre une lettre d'Alain-Noël Dubart et Marie-Thérèse Besson, co-organisateurs des Entretiens d’été, à la suite des difficultés techniques de la conférence de jeudi 24 juin 2021.
Merci d’en prendre connaissance car le processus d’inscription et de connexion aux futures conférences a été modifié pour améliorer la sécurité et la confidentialité de nos réunions.

Je vous confirme également  le sujet  des Entretiens du jeudi 1er juillet 2021 à 19h30.

 
Ethique et media
Comment informer aujourd’hui


Nous entendrons Nathalie SONNAC - Professeure des Universités, Docteur en Sciences Économiques et Ancien membre du CSA (2015-2021)


Les modérateurs seront :
  • Éric ANGIOLETTI - Journaliste  
  • Anne-Marie FRAY – Enseignante-chercheuse et membre de la Grande Loge Féminine de France
Nathalie  Sonnac

Nathalie Sonnac


Professeure des Universités, Docteur en Sciences Économiques, ancien membre du CSA (2015-2021), Nathalie Sonnac est une Universitaire engagée dans la réflexion éthique et dans l’éducation. Outre ses fonctions d’enseignement, elle est actuellement Présidente du Comité d’éthique pour les données d’éducation.
Elle a été Directrice de l’Institut Français de Presse.
Fondatrice de la Chaire d’enseignement (Université Panthéon-Assas) et de recherche “Audiovisuel et Numérique “, elle en est la Directrice.
Membre du comité d’experts sur la désinformation en ligne, elle s’intéresse également au sport féminin.
Elle est aussi cofondatrice de deux groupes de réflexion, dont le “think-tank “ Audiovisuel et Numérique.
 
Publications :

Avenir de l’audiovisuel : Rapport du CSALab, Juin 2018
L’industrie des médias à l’ère numérique : La Découverte, 2013


Si vous avez déjà été inscrit à la première conférence, vous n’avez pas besoin de vous réinscrire.
Sinon vous trouverez le lien d’inscription ci-dessous.


https://zoom.us/meeting/register/tJwodO2hqDsvHdbEU0cD3r6NTRJ7_yeLtfp4
 


Le jeudi 8 juillet à 19 h 30 nous accueillerons :
 
Laura Lange:  Philosophe, sur le thème :    Éthique et Médecine, la société du “care“


 
Salutations très fraternelles,
Alain Boccard
Président



PS: Les 3 premiers ouvrages coédités par les Éditions Ubik et l'Académie Maçonnique Provence sont toujours disponibles en cliquant ICI:

Marc Halévy, Kabbale et Franc Maçonnerie.
Michel Fromaget, Corps, Âme, Esprit: Liberté, Vérité, Beauté
Solange Sudarskis, Il était une fois un mythe, Hiram

Contact : academie.maconnique.provence@gmail.com
Téléphone: 06 ​42 26 75 95

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Publié le par Jean-François Guerry
Sénèque

Sénèque

LA VIE HEUREUSE

 

L’initiation maçonnique une conquête de soi, de son soi, une remise en ordre à l’ordre de son être intérieur ? Peut-on y trouver des analogies avec le stoïcisme de l’antiquité, qui revient dans notre société. Une philosophie qui s’attache à ce qui dépend de soi, à la réalisation de sa vie, à la recherche de la « Vie heureuse » selon Sénèque.

Sénèque dans la fin de sa vie écrit ses « Lettres à Lucilius » ouvrage testamentaire avant son suicide accepté pour ne pas renoncer au bien, une analogie avec le Maître Architecte Hiram figure emblématique du sage pour les francs-maçons.

 

Lucilius est le néophyte et Sénèque le transmetteur, le rituel. « Les Lettres à Lucilius » écrit Paul Veyne (Paul Veyne Sénèque. Avant-Propos Page 20 Éditions Texto.) : « offrent un cours savamment gradué de stoïcisme et une série d’exercices d’autopersuasion ; elles partent de l’intérêt qu’à le moi à se faire stoïcien et font sentir que le moi est tout puissant… »

Commencer à partir du moi, de l’interrogation sur le moi, dresser un état des lieux au midi de sa vie. Descendre jusqu’au fond de soi-même, se confronter à sa part d’ombre et distinguer par réflexion la lumière dans le miroir du cabinet noir. Effectuer en « en force » une remontée, une ascension spiralée. Non par égocentrisme réducteur, mais pour parcourir la périphérie du cercle, pointe du compas sur le cœur et marcher sur le rayon de lumière jusqu’au centre.

 

Le stoïcisme, comme la franc-maçonnerie seraient devenus un ultime rebond vers la vie intérieure, dans une société mondialisée où règne individualisme, l’égalitarisme, l’identique sans identité, le commun sans partage et sans amour de l’autre. Serait-ce un repli actif sur soi, une négation du monde absurde, un retrait de l’être qui peine à trouver sa singularité. Dans un monde de négation, sans dieu, sans traditions et incapable de se reconnaître dans une « Tradition primordiale », qui serait le siège social de l’amour universel entre les hommes, dans une société plus humaine, humaine tout simplement, faisant une part au sacré et à la spiritualité.

Dans ce monde de destruction de la nature, de dieu, des traditions, des valeurs, où l’impératif des lumières le « penser par soi-même » a été substitué par l’index et le pouce posés sur les applications numériques des smartphones. Dans cette société ou le dieu de la technologie laisse les hommes enchaînés et béats dans sa caverne, contempler la puissance des écrans et les progrès de l’intelligence artificielle, dans ce monde on ne regarde que son index et son pouce, on ne voit plus les merveilles de la nature et le cœur des hommes ne vibre plus d’amour.

 

Quand tout semble avoir disparu dans un mélange opaque, sans lumière, il reste un point d’appui, un seul point disait Médée : « moi face à face », il reste la lumière de la vie intérieure de ce moi toujours en quête de sagesse.

Quand tout est brisé parmi les ruines, se dresse encore la colonne indestructible de l’espérance. L’incroyable force de notre immunité personnelle et collective face aux maux et aux souffrances, il reste la vertu cardinale de l’amour fraternel, le seul appui pour une « Vie heureuse ». Cette vie proposée par Sénèque à son élève et ami Lucilius pour que la joie soit dans son cœur. Cette vie est celle de l’amour de la vertu et des hommes vertueux et justes.

 

Jean-François Guerry.

LA VIE HEUREUSE

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