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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
RÉFLEXION : "Faisons l'homme à la l'image de Dieu"

FAISONS L’HOMME À L’IMAGE DE DIEU

 

 

Cest dans la genèse 1,27 que Dieu décide de créer l’homme. L’homme androgyne qui lui ressemble, cet androgyne qui se divisera et cherchera ensuite sa réunification. Si l’homme est placé au-dessus de toutes les créatures, s’il ressemble à Dieu, il n’est pas Dieu ou le principe créateur, même cet homme augmenté de l’intelligence artificielle qui se prend pour Dieu. 

Il reste un homme parce qu’il est humble, c’est sa condition humaine, mais aussi sa valeur.

Être proche de Dieu, être en ressemblance avec lui, c’est le désir du bon, du beau, du vrai. Être proche de Dieu, c’est se défaire de la boursouflure de l’ego, qui désacralise.

S’il y a ressemblance, il n’y a pas de vanité, mais une responsabilité, un devoir de maintenir en soi la parcelle de divin, de lumière, d’intelligence du cœur. Il y a dans l’homme des dépôts, des germes de spiritualité. Il y a le bien et le mal, la lumière et les ténèbres, nécessaires à la recherche du bien, par miroir.

 

En cultivant son jardin intime, la lumière va progressivement éclore comme une rose, le franc-maçon pour cultiver son jardin va se saisir des outils mis à sa disposition dans sa loge adossée à la cathédrale de pierre. Il travaillera sans cesse pour faire descendre sur terre, la Jérusalem de Jean, la Jérusalem céleste.

La loge maçonnique, comme l’homme, est un espace sacralisé, derrière la porte du temple il y a la loge, derrière le regard de l’homme il y a son âme, les deux sont des demeures du divin, dans ces demeures se consume la lumière éternelle, elle brûle par la grâce de l’initiation. Cette lumière sans limites, vient de nos racines, de notre image, de notre ressemblance avec le divin, elle sublime notre humanité. Marie Madeleine Davy a écrit :

 

« L’homme privé de ses racines, désacralisé, se banalise. Il n’est plus qu’un personnage sociologique on anéantit son mystère et ses pouvoirs secrets. Un tel homme n’est plus qu’un produit de supermarché. La dimension humaine ne peut s’acquérir que par l’intériorité, au profit d’une structure lui permettant d’occuper la place qui lui revient et à laquelle il a droit. »

 

Jean-François.

 

Note : Genèse 1,27 « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu, il le créa homme et femme il les créa. »

Bible de Jérusalem.

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Publié le par jean françois
UN PETIT TEMPLE UN GRAND PAS POUR L’HUMANITÉ

UN PETIT TEMPLE UN GRAND PAS POUR L’HUMANITÉ

 

 

Un petit temple maçonnique, le plus petit connu peut-être ? Claude un frère de la Loge Le Temple Écossais à Gisors a transmis à Jean-Paul, un de ses frères de la Loge Les Mégalithes à Auray, le texte ci-dessous concernant ce temple maçonnique situé dans le parc du château d’Épône, modeste par la taille, ce temple est chargé de symboles forts. Il permet aussi de faire la relation entre Auray et Épône. En effet c’est le quai de Saint-Goustan le port d’Auray dans le Golfe du Morbihan que Benjamin Franklin posa ses pas, il venait du nouveau monde en messager des insurgés américains, chercher de l’aide auprès du Roi de France Louis XVI, pour mener la guerre d’indépendance des États Unis. Le frère Benjamin Franklin fréquenta la célèbre Loge Parisienne des Neuf Sœursqui initia Voltairepeu avant son passage vers l’Orient éternel.

Merci à Claude et à Jean-Paul de rappeler à notre mémoire, ce fragment, c’est la réunion de tous ces fragments qui fait la grandeur de l’histoire maçonnique.

 

Jean-François.

UN PETIT TEMPLE UN GRAND PAS POUR L’HUMANITÉ

TEMPLE DE DAVID TEMPLE MAÇONNIQUE


Pavillon de David à Epône

 

Aussi appelé " Temple de l'amitié franco-américaine ", ce modeste édifice de style antique situé à l'extrémité du parc du château d'Épône pourrait être le premier temple maçonnique connu. 

Son nom viendrait du fait que le peintre Jacques-Louis David en aurait dessiné les plans.

Il fut construit au XVIIIe siècle (1785) pour célébrer la signature du traité d'alliance de 1778 entre la France et les jeunes Etats-Unis d'Amérique. 

Benjamin Franklin, négociateur de ce traité pour les Etats-Unis, a travaillé à cet endroit

Hérault de Séchelles entouré de Danton, Robespierre et Saint Just y ont rédigé la première constitution de 1791 et la déclaration des Droits de l'Homme, votés par la suite à Versailles.

On sait sans aucun doute qu'en 1793, le temple fut le théâtre de fêtes en l'honneur de la Raison. 

Selon quelques documents, une Colonne de l'amitié et le coq maçonnique existaient à l'entrée du temple, et certaines gravures américaines représentent l'écrivain, scientifique et politique Benjamin Franklin devant celui-ci lors des fêtes de la Nature. 
Il est classé monument historique par arrêté du 28 août 1947

Sur demande du Général De Gaulle, Michel Debré et 4 autres ministres se sont retrouvés dans ces lieux pour l'élaboration de la Constitution de la 5ème République (1958).

 

Pensées pour vous tous mes Frères

 et bonnes vacances

Claude. Loge Le Temple Ecossais à Gisors.

UN PETIT TEMPLE UN GRAND PAS POUR L’HUMANITÉ

 

Aussi appelé " Temple de l'amitié franco-américaine ", ce modeste édifice de style antique situé à l'extrémité du parc du château d'Épône pourrait être le premier temple maçonnique connu. Son nom viendrait du fait que le peintre Jacques-Louis David en aurait dessiné les plans. Il fut construit au XVIIIe siècle et célèbre la signature du traité d'alliance entre la France et les États-Unis en 1776. On sait sans aucun doute qu'en 1793, le temple fut le théâtre de fêtes en l'honneur de la Raison. Selon quelques documents, une Colonne de l'amitié et le coq maçonnique existaient à l'entrée du temple, et certaines gravures américaines représentent l'écrivain, scientifique et politique Benjamin Franklin devant celui-ci lors des fêtes de la Nature. Classé au titre des Monuments historiques en 1947, il fut restauré et rouvert à l'occasion d'une fête présidée par Edouard Herriot, grande figure du parti radical alors académicien. Le temple, qui a subi les vicissitudes du temps, devrait être restauré au début de l'année 2017, sous l'impulsion de la ville d'Épône qui est propriétaire de l'édifice depuis les années 1980.

Débarquement à Saint-Goustan de Benjamin Franklin

 

L’évènement du 4 décembre 1776
Au mois de novembre 1926, le maire d’Auray, Lionel Huette, reçoit un courrier d’Elmer Roberts, journaliste à l’Associated Press of America. Ce dernier souhaite organiser à Auray une fête pour le 150e anniversaire de l’arrivée de Benjamin Franklin en France et à cette occasion y faire apposer une plaque commémorative. Surprise pour le maire et ses concitoyens qui semblent ne pas avoir connaissance de cet illustre débarquement à Saint-Goustan. Le maire en réfère même au ministre des Affaires étrangères sur la suite à donner à cette demande. Le 4 décembre 1926, c’est devant une foule enthousiaste que le maire dévoile une plaque commémorative apposée sur un mur du, désormais bien nommé, quai Benjamin Franklin. L’occasion pour le consul des États-Unis de souligner que sera désormais ancrée dans les mémoires cette date du 4 décembre 1776 : début officiel d’une amitié « inaltérable » entre la France et les États-Unis.

Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’amitié franco-américaine

Benjamin Franklin est né à Boston en 1706. Formé à l’imprimerie, il déménage en 1723 à Philadelphie où il deviendra imprimeur puis, plus tard, éditeur du Pennsylvania Gazette. Ses affaires lui apportent une aisance financière qui lui permet alors de se consacrer à la philanthropie et aux sciences. On lui doit notamment la création du paratonnerre en 1744 qui lui vaut une reconnaissance internationale. Engagé politiquement, Benjamin Franklin glisse au fur et à mesure des années en faveur de l’indépendance des colonies américaines. En 1775, débute la guerre d’indépendance qui oppose les colonies américaines à la domination de l’empire britannique. Dans ce contexte, le Congrès américain décide de lancer un plan d’action diplomatique vers la France. Trois commissaires sont désignés : Benjamin Franklin, Thomas Jefferson (qui sera finalement remplacé par Arthur Lee) et Silas Dean. Benjamin Franklin quitte alors Philadelphie et embarque, avec ses deux petits-fils, le 26 octobre 1776 pour un voyage qui va durer 30 jours. Un voyage long et périlleux car l’océan Atlantique est sillonné par de nombreux navires anglais. Initialement, son voyage doit le mener tout droit jusqu’à Nantes, mais des vents contraires vont en décider autrement. Le navire Le Reprisal doit alors jeter l’ancre dans la baie de Quiberon. Benjamin Franklin se retrouve donc contraint de rejoindre la terre ferme en empruntant un voilier qui le débarque dans le petit port de Saint-Goustan à Auray, le 4 décembre 1776. 

Diplôme Maçonnique avec la signature de Benjamin Franklin

Diplôme Maçonnique avec la signature de Benjamin Franklin

Benjamin Franklin et la Franc-Maçonnerie 

Franklin a rejoint la Franc-Maçonnerie à 25 ans en Pennsylvanie. Très introduit dans les salons parisiens, il y a certainement souvent rencontré des membres des Neuf Sœurs. Mais ce n’est sans doute pas seulement par goût pour la culture et par zèle maçonnique qu’il fréquente puis intègre la Loge. Le très avisé ambassadeur des États-Unis a bien compris le rôle émergent des intellectuels dans la formation de l’opinion publique. Ainsi, nombre de ses Frères Maçons pouvaient apporter un soutien très utile à la cause de la nouvelle Amérique. La Loge lui fait un chaleureux accueil et l’élit même à deux reprises comme « Vénérable ». Il joue un rôle essentiel dans l’initiation de Voltaire en 1778. Les archives conservent les témoignages de son engagement dans les Loges aux États-Unis ou en France. Le diplôme qu’il a signé comme « Vénérable Maître » des Neuf Sœursen faveur du Claude-Jacques Notté en 1785 est certainement un des plus importants.

UN PETIT TEMPLE UN GRAND PAS POUR L’HUMANITÉ

DE LA LOGE LES NEUF SOEURS

Les Neuf Sœursont cultivé le souvenir de Franklin : en 1791, Le tribut de la Société nationale des Neuf Sœurs publiait un hommage à Franklin par Joseph Michaud, dont nous extrayons les vers suivants :

Quand la faulx de la mort s'abattit sur sa tête, 
Comme un roc insensible aux coups de la tempête, 
Franklin vit sans effroi l'appareil du trépas ; 
Le sage attend la mort, mais il ne la craint pas. 

De ses amis en pleurs il calmait les alarmes : 
« Mes amis, disoit-il, pourquoi verser des larmes ? 
Franklin dans le tombeau porte un cœur vertueux ... 
J'ai bravé les tyrans et leurs complots affreux ; 
Sans crainte, sans remords, j'abandonne la vie ; 
Je puis dire à mon Dieu : J'ai servi ma patrie. » 

 

Au sein de la tempête il puise ce fluide 
Qui sillonne les airs de sa clarté rapide, 
Et, porté sur le char de l'aigle impérieux, 
Son génie enchaîna la foudre dans les cieux. 
Bienfaiteur des humains, il préserva la terre 
Du sceptre des tyrans et des coups du tonnerre. 

Pleurons tous sur la mort du plus grand des humains ; 
Sur sa tombe sacrée invoquons les destins ; 
Jurons par ses vertus, par sa cendre chérie, 
D'aimer l'humanité, de servir la patrie ; 
Qu'on dise : « De Franklin ils ont rempli les vœux ; 
Le peuple le plus libre est le plus vertueux. » 

CITATION DE BENJAMIN FRANKLIN

« Ceux qui sont prêt à sacrifier une liberté essentielle pour acheter une sûreté passagère, ne méritent ni l’une ni l’autre »

 

ARTICLE DU BLOG LA FRANC-MAÇONNERIE AU CŒUR

www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/09/benjamin-franklin-homme-de-

Sources et étiquettes sites du net.

Dernière minute vu à Quiberon

Le 1er salut au drapeau Américain

 

Après avoir capturé deux navires britanniques, le capitaineJohn, Paul Jones, fait mouiller ses deux sloops le Ranger et l'Indépendance dans le port de Nantes, il se rend à Paris, où il rencontre Benjamin Franklin qui lui fait avoir une entrevue avec Louis XVI.

Ce sera l'occasion pour Jones d'être décoré de l'ordre de Saint-Louis. Il assistera le 6 février 1778 à la signature du traité d'amitié, d'alliance et de commerce signé par Benjamin Franklin et le Comte de Vergennes, Secrétaire d'État des Affaires Étrangères. Il repartira de Paris avec une somme de 500 Louis d'or et un "pouvoir d'action illimité"

Le 12 février il reprend la mer pour se rendre à Lorient acheter le Duc de Duras, bâtiment marchand, qui sera armé par les Français et portera le nom de Bonhomme Richard. C'est sur sa traversé qu'il fera escale en baie de Quiberon, où il mouillera le 13 février.

Reçu à table sur son vaisseau de 74 canons par l'amiral la Motte-Picquet, les deux commandants conviendront du nombre de coups de canon à échanger (9 pour le Français, 14 pour l'Américain),lorsque les deux bâtiments Américains traverseront les lignes des bâtiments Français.

Ce qui sera réalisé le 14 février pour le Ranger et le 15 février pour l'Indépendance. Le 3 mars, les bâtiments américains quitteront la baie de Quiberon. La guerre d'indépendance ne se terminera qu'en 1783.

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Publié le par jean françois
UN CHEMIN VERS LE POUR QUOI

DU COMMENT VERS LE POUR QUOI

 

 

Quand on se décide à prendre un chemin, c’est d’abord par

une sorte d’impulsion, par un désir, c’est sans doute aussi parce que c’est le moment. Il vient d’abord à l’esprit la question du « comment », la curiosité sans doute.

L’annonce faite dans le cabinet de réflexion sur cette curiosité qui serait mal venue, et résonne en nous comme une injonction à renoncer étonne, son but étant d’éloigner ceux qui ne sont pas sincères dans leur démarche vers la connaissance.

 

Qui peut prétendre qu’il n’y a pas dans cette démarche, cette marche du début, une part de curiosité. Le commentsubmerge alors lepour quoi.

 

Préoccupé à faire les premiers pas, on ne distingue pas encore le but, de cette immortelle promenadevers soi qui commence, dans ce commencement il y a initiations, passages, métamorphoses successives, pèlerinage vers l’intérieur. Il ne s’agit pas là, d’obtenir une simple autorisation ou recommandation, mais d’un acte de renaissance, il s’agit d’obtenir ce que les pèlerins de Saint-Jacques appellent un crédential, un document d’identité. Mais comment obtenir, cette nouvelle identité quand on ne sait pas qui l’on est et où l’on va ?

 

Il survient un doute constructif, l’on a peut-être mis la charrue dans notre sillon avant les bœufs, plus préoccupé par le comment que par le pour quoi !

 

Un vieux sage expert paraît-il me tend la main, plus tard je recevrais un guide, un rituel, toujours des « comment ». Le mystère s’épaissit plus qu’il ne révèle, avance me dit l’expert fait trois pas, l’important c’est d’avancer sur le chemin, le but viendra après naturellement, ne cherche pas une raison quelconque, tu es là, c’est que tu as faim et soif, tu trouveras bien pour quoi tu entreprends cette immortelle randonnéevers ton être intérieur, malgré toi, mais tous ces pas vers ton soi, te feront découvrir les autres et le monde.

 

Jean-François.

 

Note :c’est le titre du livre de Jean-Christophe Rufin : Immortelle Randonnée qui m’a inspiré ce matin, ces quelques réflexions.

Le chemin

 
 

Par son coeur à peine entrouvert sur l’espace
Une étoile a posé son oeil sur mes jours
Et j’ai beau brouiller la surface
Et j’ai beau effacer ma trace
Dans ma main le destin suit son cours
Dans ses yeux à peine entrouverts sur la ville
Un enfant pose un doigt nouveau sur la mer
Et j’ai beau lui parler des îles
Son regard au lointain s’exile
C’est marin de voir un rayon vert
Dans un corps à peine entrouvert sur ton âme
Je n’ai su que poser mes mains sur l’amour
Faut-il donc le feu sans la flamme
Pour que l’homme apprenne la femme?
Prends ma main, le chemin est si court
Et j’ai beau brouiller la surface
Et j’ai beau effacer ma trace
Dans ta main mon destin suit son cours

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Publié le par jean françois
PAS D’EAU TIÈDE, NI DE LANGUE DE BOIS !

PAS D’EAU TIÈDE, NI DE LANGUE DE BOIS !

 

 

Les maçonnes et les maçons sont des sœurs et des frères, ils sont reliés entre eux par le ciment de l’amour fraternel, ce qui donne à la franc-maçonnerie un caractère universel. Il serait d’ailleurs un comble qu’il en soit autrement pour une institution qui prône la tolérance et cultive la fraternité dont elle veut faire une vertu maçonnique.

 

Ce lien qui réunit toutes les sœurs et les frères est si j’ose dire le minimum syndical, pour ces enfants de la veuve.

 

Jusque-là tout va bien et pour certaines et certains, cela suffit à donner du sens à leur engagement maçonnique et leur vie en général. D’ailleurs cet idéal de fraternité et de solidarité dans l’honneur et le respect des lois en vigueur dans le pays où l’on vit est déjà exigeant, demande des soins constants, la fraternité et la tolérance, ne sont pas des plantes sauvages, elles demandent de l’entretien, pour prospérer dans un monde où l’individualisme, le culte du matériel, des apparences nous asservit. Est-ce suffisant pour prétendre être un initié ?

 

La franc-maçonnerie serait donc un culte dévoué à la déesse fraternité, et ses nymphes, tolérance et solidarité et seulement cela ? Il existe des maçonnes et des maçons en recherche de contact et de convivialité qui vivent leur maçonnerie au rythme de la qualité des agapes partagées. Pour eux, le travail, sur eux-mêmes et en loge est accessoire. Ce sont souvent les mêmes qui pèsent les qualités de leurs sœurs ou de leurs frères suivant l’épaisseur de leur compte en banque, de leur statut social et bien sûr ils sont collectionneurs de cartes de visite.

 

 

Il y a aussi une autre fracture maçonnique entre les sœurs et les frères, dits spiritualistes et les humanistes. Y a-t-il une séparation si franche entre eux, j’en doute, ils sont tous des femmes et des hommes de bonne volonté.

 

La franc-maçonnerie moderne celle de 1717 ou quelques années avant, est celle qui est née avec le siècle des lumières, elle a signé la fin de l’obscurantisme, de la scolastique, pour entrer dans l’ère de la raison, accompagnant l’émergence des sciences et des techniques, de la modernité en marche, elle a jailli des ténèbres, paradoxalement en renonçant progressivement au divin et au sacré.

Force est de constater que cette maçonnerie est en crise, sa modernité d’antan est mise à mal. Elle a inspiré les grandes lois de notre société, mais c’était avant ! Elle se dégrade de plus en plus en ce qui ressemble à un mouvement d’idées, un mouvement sociétal, un mouvement politique. Elle met en avant l’égalité qui se dégrade en égalitarisme, elle ne fait plus sens. Ce n’est bien sûr pas le cas des frères qui adhérent à cette forme de maçonnerie humaniste et sociétale, mais plutôt les orientations des obédientielles. Cette franc-maçonnerie a sa valeur c’est celle du cœur son expression est la fraternité, et celle aussi de l’intellect par les réflexions qu’elle mène sur la société, mais il lui manque l’âme, la spiritualité. Cette franc-maçonnerie est celle du comment, sans le pour quoi.

 

Marc Halévy physicien, philosophe, écrit à ce propos :

 

« Aujourd’hui, nulle part, le ‘comment’ ne peut plus suffire : il faut du ‘pour quoi’. Les ‘comment’ prestigieux et impressionnants de la Franc-Maçonnerie, au travers de ses structures, de ses rites, de ses cérémonies, de ses grades, de ses décors, de ses coutumes, ne donnent plus le change. Si elle ne devient pas explicitement  et prioritairement un lieu du Sacré et du Sens, les initiés authentiques et les générations montantes la déserteront. »

 

On observe déjà la désaffection de la jeunesse pour nos institutions, récemment un frère apprenti de ma loge, servant l’agape, me disait avec malice et humour, j’ai l’impression de servir dans un EPHAD !

On observe aussi statistiques (le vilain mot) en main que les obédiences fédérant les sœurs et les frères des trois premiers degrés, voient leurs effectifs stagner, alors que dans les corps maçonniques regroupant les loges de perfectionnement les effectifs augmentent, il y a clairement un besoin de continuité initiatique et de verticalité spirituelle. L’homme est toujours en quête de dépassement de lui-même, d’achèvement de son être intérieur et du monde.

 

Les loges ou le Divin et le Sacré sont mis en avant, sont des réceptacles, pour la naissance et la croissance de l’être intérieur, des lieux propices aux métamorphoses successives, qui permettent de s’affranchir des pelures inutiles, pour aller à l’essence de son être, c’est ainsi que grandi son âme au-delà de son cœur si gros soit-il.

 

Marc Halévy écrit encore au sujet de la franc-maçonnerie : 

   

« Si elle ne quitte pas les valeurs obsolètes de l’humanisme et de ses dérivés égalitaristes et matérialistes, elle se sclérosera toujours plus et disparaîtra. Elle emportera avec elle son trésor spirituel parce que ceux qui en ont aujourd’hui la charge et la responsabilité, continuent de se griser avec les hochets de la satisfaction de soi et de l’hédonisme ambiant. »

 

La critique du malade est sévère, mais l’observation des symptômes renforce le diagnostic.

Heureusement l’homme a toujours eu et a encore besoin de spiritualité, ce qui le pousse à poursuivre sa quête plus loin, plus haut. Dans les loges nous traçons des plans pour donner du sens à notre vie, nous passons successivement de la perpendiculaire au niveau, de l’équerre au compas, pour aller jusqu’au centre de nous-mêmes, et réapparaître plus radieux que jamais, afin, en toute humilité d’aimer ses sœurs et ses frères répartis sur toute la surface de la terre.

 

Jean-François.

 

Citations Marc Halévy extraites du Cahier de l’Alliance N°3 la revue de la GLAMF disponible par abonnement .contact :

 

Cahiers.abonnement@gl-amf.net

PAS D’EAU TIÈDE, NI DE LANGUE DE BOIS !

 

HUMOUR :

 

Techniquement Moïse est le premier homme à télécharger des fichiers depuis le Cloud à l’aide d’une tablette.

Information scientifique transmise par un lecteur F R M.

 

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courrierlafmaucoeur@gmail.com

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Publié le par jean françois
RÉUNIR CE QUI EST ÉPARS

RÉUNIR CE QUI EST ÉPARS

 

 

Ce n’est pas dans l’air du temps, cette formule employée souvent dans les loges maçonniques, a au moins deux interprétations, la première dans un sens historique au temps de la fondation de la maçonnerie spéculative, datée par le frère Charles-Bernard Jameux bien avant 1717, (dans ses études sur l’Art de la Mémoire en rapport avec la création de la Franc-Maçonnerie Spéculative), dans une période trouble où en Écosse, en Irlande et en Angleterre des affrontements opposaient les papistes de Rome et les autres croyants. Le désir de créer, un centre d’union fraternel, « une forme de religion universelle »va contribuer à l’avènement de la franc-maçonnerie spéculative.

 

Cette formule convient bien, à l’équilibre, à l’harmonie de l’homme, à son unicité reconstruite, retrouvée.

 

En cette période de solstice où la lumière atteint son point culminant  avant sa descente progressive. Les feux de la Saint-Jean perpétuent des traditions anciennes antérieures au christianisme. Des femmes et des hommes se réunissent, ils croient au ciel ou non, mais ils célèbrent ensemble la lumière à son zénith. Cette lumière créatrice, régénératrice qui brille pour tous à l’extérieur, mais surtout à l’intérieur de soi.

Georges Dumezil

Le siècle des lumières a inspiré la franc-maçonnerie des modernes, des humanistes, mais aussi par le contradictoire a permis, la recherche du sens premier, l’étude de l’origine à travers les mythes. Le XXème siècle à donner une rigueur scientifique à cette recherche des origines des mythes dans l’espace et le temps, sans les séparer en considérant leurs analogies. Georges Dumézil et Claude Lévi-Strauss sont les chercheurs qui ont incarné le mieux par leurs recherches, cette transversalité des mythes et leur pérennisation.

 

De nos jours l’on communique sur l’intérêt de l’interdisciplinarité, mais on fait rien pour la mettre en place. Les chercheurs sont cloisonnés dans leur discipline. La recherche est fragmentée, sectionnée, tronçonnée.

Comme en médecine par exemple, des spécialistes se répartissent par morceaux notre corps, on parle de redonner de l’importance aux généralistes, d’en faire une spécialité. On observe qu’il y a de grands spécialistes et des petits médecins de campagne au service de tous.

Claude Lévi Strauss

 

Dans les sciences humaines par exemple le folklore est une discipline reconnue à l’international mais pas en France ! Ceux qui font des recherches sur celle-ci, le font sur leur temps libre, à leurs frais. Il en est de même de l’étude des mythes, de la mythologie comparée. 

 

Les francs-maçons dans leurs loges accueillent des chercheurs spécialistes dans leur domaine, mais ils sont des frères comme les autres et partagent une recherche commune. Les francs-maçons n’excluent pas, ne séparent pas, ils sont des constructeurs d’hommes complets, ils cherchent en toutes circonstances la pratique du bien, du beau, ils cherchent à réunir ce qui est épars.

 

Il y avait hier à la tombée de la nuit, bien des mains serrées les unes avec les autres dans de multiples chaînes d’union autour des feux de Saint-Jean, de belles célébrations à la Lumière universelle.

 

Jean-François.

Cahier de l'Alliance

Cahier de l'Alliance

Le dernier cahier de l’Alliance est paru, c’est le numéro 3 de cette revue de recherche de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française.

 

Ce numéro 3 sous le titre Spiritualité Initiatique, une invitation au Sacré.

Affirme que la spiritualité est au centre de l’expérience intime initiatique du franc-maçon.

Affirme la place du Sacré dans les loges maçonniques, leurs travaux et leurs rites.

S’interroge sur l’existence d’une spiritualité spécifique à la franc-maçonnerie.

 

De nombreux intervenants de qualité, précisent et enrichissent  cette réflexion entre autres :

 

Jacques Branchut membre de l’Alliance et du Suprême Conseil Pour la France du R E A A.

 

Marc Halévy Physicien, Philosophe, Spécialiste de l’histoire des religions, écrivain et plus encore…

 

André Comte SponvillePhilosophe, Écrivain.

 

Christine Pedotti Écrivaine, Journaliste, Catholique engagée.

 

Leili AnvarSpécialiste connue de la littérature Persane, du Soufisme, traductrice du Cantique des Oiseaux.

 

Gaston Paul Effa Philosophe, Écrivain, membre de l’Alliance.

 

François Xavier Tassel membre de l’Alliance a publié sur les relations entre l’église catholique et la Franc-Maçonnerie.

 

Dans ses dernières pages ce cahier contient de nombreux conseils de lecture en rapport avec le thème abordé.

 

Ce cahier comme les précédents, mérite de figurer en bonne place dans les bibliothèques des sœurs et des frères, mais aussi dans celles de ceux qui sont des chercheurs de lumière.

 

Je reviendrais vers vous à propos de ce cahier après une lecture approfondie d’ici quelques jours.

 

Les Cahiers de l’Alliance sont disponibles pour tous par abonnement le contact pour souscrire est :

Cahiers.abonnement@gl-amf.net

 

Jean-François. 

RÉUNIR CE QUI EST ÉPARS

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Publié le par jean françois
LE VOYAGE D'ULYSSE

LES FRANCS-MAÇONS SONT DES MYTHOMANES

 

 

 

Ils ont choisis sinon de refaire le monde, au moins de le rendre plus harmonieux, leur méthode est le symbolisme, leur désir  perfectionner l’homme, révéler son être intérieur, lui donner une dimension plus grande. Mieux se connaître, en connaissant mieux l’autre, pour pouvoir agir ensemble pour le bien de l’humanité.

 

Les rites maçonniques puisent leurs sources dans la mythologie, les légendes ancestrales et universelles, les qualités narratives, poétiques de ces légendes enrichissent les rituels maçonniques, véritables paraboles initiatiques. La légende du maître architecte Hiram et de la construction du temple du Roi Salomon, est une véritable cosmogonie de l’univers et de l’homme.

Les mythes enrichissent l’homme, l’inspirent pour donner un sens à sa vie. À une vie bonne, meilleure, ils exaltent le Maître maçon. Par son travail et sa persévérance le Maître essaye de mettre un peu d’ordre dans le chaos, avec humilité.

 

Les profanes voient les francs-maçons revêtus de leurs tabliers de travail, soient comme des originaux, soient comme des mythomanes, qui rêvent d’un monde meilleur inatteignable. Originaux surement, puisque à la recherche d’une beauté, d’une pureté dégradée, perdue, mythomanes puisque nourris de légendes et mythes fondateurs d’une quête initiatique. Les francs-maçons sincères pratiquent avec constance la charité.

Ils cherchent comme Ulysse leur Ithaque à travers leurs voyages initiatiques, leur parcours de vie, ils vont vaincre leurs peurs, la peur d’eux-mêmes. Ils ne cherchent pas l’immortalité promise par Calypso à Ulysse, mais la régénération constante, leur bonheur est sur la route, le franchissement successif des degrés initiatiques, apporte pierre après pierre la construction de leur être intérieur. Ils se coordonnent au cosmos et aux hommes, par la culture dans leur jardin intime de l’amour fraternel, cet amour représenté par la rose aux mille parfums qui montent de la terre jusqu’au ciel.

 

Les francs-maçons sont reliés entre eux non pas par quelque religion soumise à ses dogmes, mais par les messages universels donnés par toutes les traditions. Il n’y a pas de limites dans la recherche de la vérité. Ils sont les héritiers d’Athènes et de Jérusalem, ils ont l’exigence d’ouvrir leur cœur et leur esprit, de réunir ce qui est épars.

 

Véritables mythomanes cultivant leur imagination, ils poussent les portes au-delà du sensible, vers le supra sensible, les terres inconnues de la raison. Ils font des alliances avec le principe créateur, avec la nature et avec les hommes de bonne volonté, ils pratiquent une sorte d’écologie gaie et heureuse.

 

Les francs-maçons ne dispensent pas de leçons de morale, mais incitent par leur exemplarité au partage de plus de bonheur et de spiritualité, dans un monde matériel trop désacralisé.

 

Les francs-maçons sont les enfants de la veuve, mais aussi d’Ulysse, car comme l’a dit le philosophe Luc Ferry :

 

« Ulysse est un homme qui va de la guerre à la paix, du chaos à l’harmonie, de la haine à l’amour de l’exil au retour chez soi, bref de la vie mauvaise, à la vie bonne. »

 

Je vous souhaite à tous une bonne fête de la musique, et par Saint-Jean un bon feu régénérateur de l’amour.

 

Jean-François.

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Publié le par Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine

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Publié le par jean françois
REPRISE DES TRAVAUX

Bonjour ! Privé de Lumière par un phénomène physique que les médecins du corps appelle " Cataracte".

Je vais pouvoir reprendre demain les travaux, la grande Lumière a commencé à paraître !

Jean-François.

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Publié le par jean françois

Indisponible quelques jours je reviens vers vous à partir d'après-demain

Jean-François

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Publié le par jean françois
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A un moment où l'on va nous contraindre à ramener nos bouteilles plastiques dans les temples de la consommation un petit schéma intéressant.

Jean-François

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