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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jacques Viallebesset, Jean-Pierre Rousseau
POÈMES ...

L’horloge enchantée

 

L’horloge enchantée égrène l’instant éternel

Le battement des sens au cœur des mots

Dit la polyphonie baroque de l’univers

 

Le temps suspend son vol a-t-il été gravé

A Midi plein la vie reprend force et vigueur

A l’aplomb du soleil le temps est immobile

 

Arlequin bariolé aux multiples facettes

Mon destin en voyage a trouvé sa route

Qui monte en spirale vers le point de Minuit.

Jacques Viallebesset

Publié avec l'aimable autorisation de l'auteur.
POÈMES ...
POÈMES ...

 

 

 

 

         " N'attendez pas un oracle dont les réponses pourraient

                             vous égarer ou vous décevoir "

 

 

Savoir être, ou récepteur, ou émetteur !

Avoir comme qualité majeure bretteur

Chargé de lutter contre les certitudes !

Ce dur combat n'est pas dans nos habitudes.

 

Savoir aussi discerner entre, oracle,

Gourou, ou encore, fanfaron au pinacle

Qui se serait mis au-dessus des qualités

Du maçon libre et de bonne moralité.

 

Sans cesser le labeur, par les frères aidé,

Ouvert aux autres, de son ego libéré,

Épanoui par la quête de la Vérité,

Comment être sûr de ce que l'on a trouvé ?

 

Doit-on recourir à une pauvre Pythie

Qui dans son théâtre de Delphes, en vers,

Éructait oracles d'Apollon à l'envie ?

 

L'orateur, votre serviteur, doit-il parler

En oracle ? Ou autrement avec son cœur

Et en vers de notre cher principe créateur.

 

Jean-Pierre Rousseau.

POÈMES ...
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Publié le par Jean-François Guerry
CITADELLE, FORTERESSE, TEMPLE INTÉRIEUR.

CITADELLE, FORTERESSE, TEMPLE INTÉRIEUR.

 

 

À   propos des stoïciens en général et de Marc Aurèle l’empereur philosophe stoïcien tardif, Pierre Hadot (1) parlait de la construction de leur Citadelle Intérieure. Paul Veyne (2)dans son Sénèque parle de Forteresse Intérieure. Le franc-maçon dont le premier mot est force, en balbutiant pose les premières pierres de son Temple Intérieur.

Ces trois édifices ouvrent les portes qui mènent à la sagesse de l’âme. Construire son Temple Intérieur c’est sculpter son âme pour la rendre plus belle.

 

L’homme est une bonne graine, une bonne semence, c’est du moins ce que pensent les stoïciens. Mais au fur et à mesure de sa croissance l’homme est sujet aux intempéries, à son intempérance. L’homme bon résiste, Blaise Pascal (3) le voyait comme un roseau pensant, faible devant l’immensité de la nature et fort par son esprit, capable de faire face à l’adversité. Capable de se libérer de ses excès, de ses erreurs, de ses habitudes. Capable de se former, de se perfectionner, de retirer son écorce, sa carapace, pour contempler la force de son noyau central, de son cœur vibrant. L’étincelle intérieure ne faiblit pas, elle devient flamme sous souffle de la parole, lumière illuminatrice.

 

La nature nous a doté du pressentiment de l’excellence, de la possibilité du perfectionnement de l’âme. La philosophie pour les stoïciens, la franc-maçonnerie pour les sœurs et les frères est comme un forgeron qui façonne l’homme avec le feu dans la forge du cœur. Si nous ne naissons pas vertueux nous sommes nés pour l’être, nous sommes éducables à la vertu ; pourvu que nous nous exercions à sa pratique quotidiennement, de midi à minuit. Sinon où serait l’espérance de pouvoir contempler ne serait-ce qu’un instant la beauté de l’Un et de voir le triomphe de la justice et de l’amour.

 

La nature a donc donné à tous les hommes la semence de la vertu, libre à eux de la cultiver ou non, de connaître la joie ou la souffrance. Les stoïciens nous recommandent, au lieu de remettre sans fin des pièces dans le juke-box qui diffuse des discours de haine et sans fonds, de lire de la poésie, de répéter sans cesse les maximes, les sentences, les proverbes qui sont les tambours sonores du bien. Les stoïciens lisaient Homère, (4) Euripide (5). Sénèque (6)attachait une grande importance aux sentences scolaires, elles sont aujourd’hui en désuétude est c’est dommageable pour la formation de nos jeunes laissés sans repères.

 

Les francs-maçons dans leurs rituels ont des essaims bourdonnants de sentences qui viennent les piquer régulièrement pour les réveiller.

 

Chrysippe (7) citait souvent le poète Euripide pour démontrer que l’homme se doit à lui-même et aux autres de penser avec son cœur et non toujours avec son cerveau. Les francs-maçons se reconnaissent grâce à l’intelligence de leur cœur.

 

Jean-François Guerry.

 

 

 

NOTES :

  1. Pierre Hadot : Historien, Philosophe, Philologue de la philosophie antique, a écrit entre autres La Citadelle Intérieure un ouvrage sur la philosophie stoïcienne de Marc Aurèle.
  2. Paul Veyne : Professeur honoraire au Collège de France, un des grands maîtres des études classiques a écrit entre autres Sénèque préfacé par Julien Jerphagnon.
  3. Blaise Pascal : Mathématicien, philosophe, inventeur, moraliste, théologien. C’est dans on ouvrage Les Pensées que se trouve le concept du Roseau pensant.
  4. Homère : poète surnommé Le Poète par les anciens auteurs de L’Iliade et l’Odyssée.
  5. Euripide : Un des trois grands tragiques avec Eschyle et Sophocle.
  6. Sénèque : Philosophe, homme d’état, stoïcien a écrit entre autres La Vie Heureuse, Lettres à Lucilius.
  7. Chrysippe : Philosophe stoïcien un des fondateurs des philosophes du Portique.
CITADELLE, FORTERESSE, TEMPLE INTÉRIEUR.

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Publié le par Jean-François Guerry
L'ÉGALITÉ LA JUSTICE

L’ÉGALITÉ LA JUSTICE.

 

Platon rapporte le dialogue de Socrate avec Kalliklès dans Gorgias au sujet du bonheur des philosophes, c’est-à-dire une forme de sagesse, qui est aussi l’objet de la recherche des enfants de la Lumière.

 

« L’amitié est impossible pour qui n’a pas le sens de la communauté. Les philosophes disent, Kalliklès, que le ciel, la terre, les dieux et les hommes ont ensemble le sens de la communauté, de l’amitié, de la mesure, de la sagesse et de la justice : voilà pourquoi le tout qu’ils constituent s’appelle le cosmos, mon ami, pas le chaos, ni le tout-est permis. Il me semble que tu ne réfléchis pas à ces choses-là, et il t’a échappé, tout savant que tu es, que l’égalité, l’égalité géométrique, est toute-puissance chez les dieux et chez les hommes. Mais tu penses toi, qu’il faut rechercher la supériorité. C’est que tu négliges la géométrie. »

 

Ce dialogue rappelle l’influence de Pythagore sur Socrate, rappelle aussi que l’Ordre est préférable au chaos, que la justice est indissociable de l’ordre et de l’amour fraternel. Le Maître Maçon travaille à l’égalité dans la chambre du milieu, il fait le chemin qui mène de la périphérie au centre, en marchant sur le rayon lumineux qui passe au-dessus de la matière. Il ne succombe pas à l’aveuglement de la haine, il refuse les extrêmes. Socrate complète plus loin dans le dialogue :

 

« Donc si nous nous exhortons entre nous, Kalliklès, à gérer au nom de l’État les affaires de la cité en matière de construction, sur les ouvrages les plus ambitieux les remparts, les arsenaux, les temples, faudrait-il commencer pour nous examiner nous-mêmes, par nous demander si nous connaissons cette science ou si nous ne la connaissons pas, l’architecture, et auprès de qui nous l’avons apprise ? »

 

Plusieurs siècles plus tard la Franc-Maçonnerie a repris cette propédeutique de la construction de soi, de son être intérieur, avec les leviers symboliques que sont les outils de la construction. Se connaître pour se perfectionner et agir pour servir et embellir la société, par l’égalité et la justice associée à l’amour fraternel de l’autre, pourvu qu’il soit digne et de bonnes mœurs.

 

Jean-François Guerry.

L'ÉGALITÉ LA JUSTICE

Le Chaos et l'Ordre

Un article paru dans la revue Science & Vie numéro 954 (mars 1997), "Et la vie émergea du chaos", signé par Roman Ikonicoff, tente d'expliquer scientifiquement le passage du chaos à l'ordre. Il nous a paru intéressant de comparer les données scientifiques concernant le mécanisme de complexification de la vie et ce que dit la Tradition sur le même sujet.

La Tradition chrétienne nous dit :

"Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La terre était informe et vide, il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.
Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres. […]
Dieu dit : Qu'il y ait une étendue entre les eaux, et qu'elle sépare les eaux d'avec les eaux. Et Dieu fit l'étendue, et il sépara les eaux qui sont au-dessous de l'étendue d'avec les eaux qui sont au-dessus de l'étendue. Et cela fut ainsi. Dieu appela l'étendue ciel. […]

Dieu dit : Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse. Et cela fut ainsi. Dieu appela le sec terre, et il appela l'amas des eaux mers." (Genèse 1:1-10)

Ce texte nous confirme ce que nous savions grâce à l'étude de la symbolique des Nombres : la création est une division et non une multiplication ! La création se fait par distinction et non par séparation proprement dite.

Selon l'une des principales lois de la physique, la création ne devrait pas exister ! Si l'on en croit la physique, ni l'homme, ni les animaux, ni les végétaux ne devraient exister. Pourquoi ? Parce ce que selon la physique, tous les systèmes ne peuvent naturellement évoluer que vers des systèmes de moindre énergie. Sauf s'il y a intervention extérieure. Autrement dit, quand un système décrit par un certain nombre d'informations se transforme en un autre système décrit par d'autres informations, il ne peut lui transmettre la totalité de son énergie car une certaine quantité de celle-ci se dégrade.

L'auteur de l'article prend l'exemple d'un tas de briques et d'un mur construit au moyen de celles-ci. La structure du mur est plus "intelligente" que celle du tas de briques. On dit qu'elle est plus "profonde". Et pourtant, quantitativement, rien n'a changé : il y a toujours autant de briques. Comment exprimer le changement survenu sinon en termes d'informations : l'ensemble des informations nécessaires à la description du tas de brique s'est transformé en un ensemble d'informations nécessaires à l'édification du mur. Et pour accomplir le changement, il a fallu un travail, c'est-à-dire de l'énergie.

Il est bien évident qu'il existe une différence de "profondeur" entre un atome et un homme. pour une quantité de matière équivalente, l'homme est beaucoup plus "profond" que l'ensemble des atomes qui le composent. Les scientifiques se demandent s'il existe un rapport entre l'augmentation de la complexité ("profondeur") et la quantité d'énergie nécessaire à la transformation.

Le second principe de la thermodynamique dit qu'un système isolé, c'est-à-dire non influencé par une intervention extérieure, évolue inexorablement vers sa destruction. Autrement dit, tout ce qui a été créé mourra. Logiquement donc, l'Univers devrait se dégrader lentement et finir par s'écrouler. Ceci semble évident, et pourtant la vie ignore ce principe puisque, selon la science profane, il y a évolution depuis des formes primitives unicellulaires vers des systèmes complexes tels que l'homme. L'explication de ce phénomène est peut-être que dans l'Univers rien n'est isolé, mais cela est contraire à l'avis scientifique.

Revenons à nos briques pour constater que, contrairement à ce que suggère l'intuition, la description du mur exige bien moins d'informations que celle du tas de briques.

Et si la tendance à la "profondeur" n'était qu'une mise en ordre du chaos issu du big-bang ? Dans ce cas, nous pourrions comprendre que le nombre d'informations nécessaires à la description de la structure humaine est moins important que le nombre d'informations nécessaires à la description des atomes qui vont le composer. Moins d'informations et donc moins d'énergie. Notre Univers évoluerait donc, non pas vers sa simple destruction, mais vers une organisation toujours plus parfaite, tendant sans doute vers l'unité primordiale dont il est issu. Cela ne signifie pas, bien entendu, qu'un tas de brique constituera un jour et spontanément un mur ! Mais si on enfermait des milliards d'atomes dans un espace clos, ils pourraient, quelques millions d'années plus tard, donner naissance à des structures complexes.

Ce que les hommes appellent Dieu serait peut-être cette force à l'oeuvre dans toute chose pour la ramener inexorablement vers l'unité.

AUTEUR ANONYME

L'ÉGALITÉ LA JUSTICE

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Publié le par Jean-François Guerry
ACADÉMIE MAÇONNIQUE DE PROVENCE



Les entretiens d'été

Jeudi 24 juin



Éthique et libertés publiques
 

 
Ma Très Chère Sœur,
Mon Très Cher Frère,

 

C'est demain jeudi 24 juin à 19h30 que débutent les Entretiens d'Été avec le sujet

 
ÉTHIQUE ET LIBERTÉS PUBLIQUES

 
S’interroger sur les principes Éthiques qui doivent encadrer les libertés et leurs éventuelles restrictions est donc fondamental. Pour tenter d’y répondre, nous avons invité

Nous nous sommes aperçus alors, que d’autres libertés avaient déjà, ou pourraient être demain, remises en cause avec beaucoup de facilité, dans d’autres domaines : sécurité, immigration, réfugiés, liberté de la presse, secrets professionnels, etc…

La crise sanitaire qui nous a frappés depuis le début 2020, a amené les pouvoirs publics à restreindre, à partir du 16 Mars 2020, un certain nombre de libertés au nom d’impératifs de santé publique. Nous avons découvert alors qu’un certain nombre de libertés qui nous semblaient aller de soi pouvaient être remises en cause.
Didier Leschi

Didier Leschi

Ancien Préfet pour l’égalité des chances en Seine Saint-Denis
Directeur Général de l’Office Français de l’immigration et de l’intégration
Président de l’Institut européen en sciences des religions

Didier Leschi est un haut fonctionnaire, spécialiste des questions relatives aux cultes et à la laïcité.
Titulaire d’une maîtrise de droit privé et de plusieurs DEA en histoire contemporaine et en sciences politiques, il a travaillé aux côtés de Jean-Pierre Chevènement, du préfet d’Île-de-France, et du préfet de la région Rhône-Alpes.
Chef du bureau central des cultes au Ministère de l’Intérieur, il fut ensuite chef du service de l’accès au droit et à la justice au Ministère de la Justice.

Publications :

Misère(s) de l’Islam de France : 2017 Éditions du Cerf
Grand dérangement, l’immigration en face : 2020 Tract Gallimard
Avec Régis Debray : La Laïcité au quotidien, éditions Gallimard 2016
Avec ZeevSternhell : l’Histoire refoulée, éditions du Cerf 2019
 
 
Modérateurs :

Christian Roblin
                                        Frédérique Ferrand
   Docteur en Droit                                  Professeure Agrégée  de Droit privé
Directeur de SOFIA                                   Université Jean Moulin Lyon 3

Grande Loge de France                        Grande Loge Féminine de France



Inscription obligatoire sur le site :
 

https://zoom.us/meeting/register/tJwodO2hqDsvHdbEU0cD3r6NTRJ7_yeLtfp4


 
Vous trouverez en cliquant ici le programme détaillé et l'ensemble des conférenciers

 
Salutations très fraternelles,
Alain Boccard
Président



PS: Les 3 premiers ouvrages coédités par les Éditions Ubik et l'Académie Maçonnique Provence sont toujours disponibles en cliquant ICI:

Marc Halévy, Kabbale et Franc Maçonnerie.
Michel Fromaget, Corps, Âme, Esprit: Liberté, Vérité, Beauté
Solange Sudarskis, Il était une fois un mythe, Hiram

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Publié le par Jean-François Guerry
N° 200

N° 200

Du bon usage des symboles:

 

" Grâce au symbole, qui le situe dans un immense réseau de relations, l'homme ne se sent pas étranger dans l'univers.L'image devient symbole quand sa valeur se dilate au point de relier en l'homme ses profondeurs immanentes et une transcendance infinie."

Jean Chevalier Introduction au Dictionnaire des Symboles, page 23 (Robert Laffont 1969)

 

 

 

Le numéro 200 de la revue Points de Vue Initiatiques publiée sous l’égide de la Grande Loge de France, peut constituer un numéro phare pour les profanes qui veulent essayer de comprendre l’apport du symbolisme dans la vie spirituelle. Le symbolisme comme outil de conquête d’une autre manière vivre, d’un art de vivre. Les jeunes maçons trouveront quelques réponses, mais surtout beaucoup de questions pour nourrir leur chemin sur la voie de la lumière et de la vérité en toute liberté.

 

Il suffit de lire le remarquable article introductif de Jean Hanry « Le Symbole au cœur du Rite. » Il s’agit du Rite Écossais Ancien et Accepté le Rite majeur de la Grande Loge de France, et le plus répandu sur toute la surface de la terre.

 

« À travers six regards différents et complémentaires sur le symbole, l’auteur explore dans le R E A A les voies pour passer du singulier à l’universel, du profane à l’initié, de l’homme charnel à l’homme spirituel. Il nous laisse la liberté d’en trouver une septième. »

 

Il n’y a pas de symbole maçonnique. L’affirmation de Robert de Rosa Directeur de la rédaction de Points de Vue Initiatiques, surprendra surement les profanes, mais pas les francs-maçons. Pour ces derniers les symboles sont des leviers, des intermédiaires pour l’éveil spirituel. Ils sont sources d’intuition et de méditation. S’il ne faut pas négliger la lecture des dictionnaires de symboles, il faut retenir des symboles universels ce qui résonne singulièrement en nous. On n’est pas un bon Maçon parce que l’on a appris tout un dictionnaire de symboles, déclare Pierre-Marie Adam le Grand Maître en exercice de la Grande Loge de France. Ce serait à terme faire preuve de dogmatisme ce qui est contraire à la Franc-Maçonnerie, comme en témoigne cet extrait du chapitre I de la constitution de la Grande Loge de France les francs-maçons respectent la pensée d’autrui et sa libre expression. Ils recherchent la conciliation des contraires et veulent unir les hommes dans la pratique d’une morale universelle et dans le respect de la personnalité de chacun. Cette déclaration démontre toute sa force et son actualité dans une société qui clive, sépare, tranche, catalogue, relègue, etc…Une société qui construit plus de murs, obstrue plus de passages, qu’elle ne construit de ponts. Une société qui s’étonne de retrouver la solidarité et la fraternité. Le chapitre I de la constitution de la Grande loge de France affirme aussi : La franc-maçonnerie est un ordre initiatique traditionnel et universel fondé sur la fraternité. Elle constitue une alliance d’hommes libres et bonnes mœurs, de toutes origines, de toutes nationalités et de toutes croyances.

Preuve s’il en est que la franc-maçonnerie « Un commerce utile », un partage de valeurs universelles entre les hommes, que les symboles sont les images de ce partage. Le franc-maçon voyage dans cette forêt de symboles à la recherche de la lumière et de la vérité, avec l’aide de ses frères et du Grand Architecte de l’Univers principe unité.

Les symboles visibles, ouvrent les portes vers le monde invisible. Le Maçon libéré des souffrances dues aux excès de ses passions, dépouillé des écorces qui l’encombre, ayant fait le vide en lui est capable d’accueillir dans son être intérieur la lumière. Il peut savoir, connaître, comprendre et agir sur lui et dans la société.

 

Jean Hanry écrit : « Le symbole est rencontre, dialogue, alliance entre le Moi et l’Un, entre moi et l’autre, moi et le monde avec ses forces, ses manques, ses impasses. Pour cela j’explore la continuité du chaînon : expérience, conscience, connaissance. »

 

Quand vous traverserez une forêt de symboles, quand vous contemplerez en poussant la porte qui est l’intérieur de vous-mêmes la vraie lumière celle qui illumine l’âme, vous aurez fait les alliances avec vous-mêmes, avec les autres proches ou lointains, avec l’Un. Le symbole est l’intermédiaire vivant qui vous met sur le chemin.

Bonne route.

 

Jean-François Guerry.

 

 

 

À LIRE : Points de Vue Initiatiques N°200. Du bon usage des Symboles.

 

Abonnements : sur WWW.GLDF.ORG  1an 4 numéros 24 €, 2 ans 8 numéros 45 €

 

Par courrier : GLDF/PVI – 8 rue Puteaux 75017 Paris.

PODCAST FRANCE CULTURE : Une présentation succincte du N°200.
Charles BAUDELAIRE
1821 - 1867
Correspondances
La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies, 
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

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Publié le par Jean-François Guerry
LA BEAUTÉ DU GESTE : IXème CAHIER DE L’ALLIANCE.

 

 

 

 VIENT DE PARAITRE-

 

 

La beauté du geste

corps et sens dans la pratique rituelle

 

Depuis le début de la crise sanitaire, la privation de rencontre a été l’occasion d’un rappel, voire d’une prise de conscience, de l’importance de la dimension charnelle de l’expérience maçonnique.

 

L’accomplissement du rite, vécu collectivement, est au cœur de la transmission initiatique. La fraternité commence et s’exprime dans la rencontre qui est le fondement même de la vie humaine.

 

Dans les épreuves initiatiques, dans ce qui s’éprouve, se vit une expérience complète. C’est la voie que veut maintenir et développer la Franc-maçonnerie initiatique de tradition, un enseignement que l’homme moderne occidental a trop souvent oublié.

Dans la beauté du geste, c’est la gratuité et le don qui s’expriment et engagent “corps et âme“, c’est l’expression concrète de la fraternité que les francs-maçons s’efforcent de construire.

 

Au sommaire

 

Fred PICAVET,  La beauté du geste

Jean DUMONTEIL, La Franc-maçonnerie en temps de pandémie

Pierre PELLE LE CROISA, Le langage du corps, un langage sans parole

Jean-Paul HOLSTEIN, Le geste symbolique, signal métaphysique

Gaston-Paul EFFA, Apprendre à réaccorder l’Être

Francis BARDOT, A l’écoute de la musique de l’autre

François-Xavier TASSEL, Le rituel, « porte et pont »

Jacques BRANCHUT, Les voyages initiatiques à l’épreuve des sens

Jean DUMONTEIL, Méditation sur le langage du corps

 

 

 

« Cahiers de L’Alliance » n°9, La beauté du geste, Ed Numérilivre,

Paris, juin 2021, 116 pages, 18 €. – abonnement un an, 3 numéros, 48 €.

 

 A commander sur   www.eosphoros.fr   ou   www.numerilivre.fr

 

 

 

Au rythme de 3 numéros par an, les Cahiers de L’Alliance sont édités par la Loge nationale de recherche de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française.

 

Directeur de la rédaction : Jean DUMONTEIL  - Rédacteur en chef : Jean-Claude TRIBOUT

 

 

 cahiers.alliance@alliance.fm

 

 

 

LA BEAUTÉ DU GESTE : XIème CAHIER DE L’ALLIANCE.

 

La REVUE D’ÉTUDES & RECHERCHE MAÇONNIQUES de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française est parue, c’est la neuvième, son titre La beauté du geste. La pratique rituelle maçonnique se fait corps et âme. La pandémie, véritable attaque de notre intégrité physique nous as privé des partages des rencontres avec l’autre, avec la figure de l’autre, en nous isolant face à notre seule image.

Les portes des temples se sont fermées, les coups de maillet ont cessés de résonner dans les loges et dans les cœurs, les travaux ont été longuement suspendus pour protéger la santé des sœurs et des frères. Les esprits sont restés béants en attente de nourriture, la joie a déserté temporairement les cœurs.

Nous avons pris conscience de l’importance des sens, des paroles, des gestes des attouchements, dans la propédeutique maçonnique. Les enfants de la veuve ont été privés de leur loge mère.

La pandémie nous a enseigné l’humilité, nous rappelant que nous sommes des êtres de chair, et que si l’esprit domine la chair encore faut-il que la chair puisse exprimer l’influence de l’esprit.

Les sœurs et les frères ont pris conscience de l’importance du cadre collectif dans l’initiation maçonnique. C’est sans masque que se vit l’initiation, c’est quand les voiles qui obscurcissent la lumière tombent que l’initiation commence, que renaît l’homme véritable.

Les profanes étonnés ont retrouvé les valeurs de la solidarité, de la fraternité. Que l’on ne peut pas réduire les femmes et les hommes à leur seule « utilité ».

La fraternité, la solidarité, l’amour du proche et du lointain ne sont que les devoirs quotidiens du franc-maçon, ils ont repris un peu de place dans notre société trop matérialiste.

 

Chacun a pu mesurer les limites de « l’homotechnologiqus » face à la grandeur de l’homme fraternel et de la loi d’amour.

 

Dans l’avant-propos du 9ème Cahier de l’Alliance, Fred Picavet le Grand Maître de l’Alliance Maçonnique Française, sacralise le partage : « La fraternité commence et s’exprime dans la rencontre qui est le fondement même de la vie humaine. »

Les sœurs et les frères ont été privés de leur pratique maçonnique, ils ont continué à vivre, preuve me direz-vous que l’on peut vivre sans la franc-maçonnerie sans doute, mais beaucoup moins bien !

 

La beauté du geste, l’expression charnelle sont consubstantielles à l’Art Royal, il y a une alchimie particulière entre le corps et l’esprit, je vois l’âme de ma sœur, de mon frère dans ses yeux, je les reconnaît à leurs signes, leurs paroles et leurs attouchements.

 

Ce sont les paroles qui introduisent le premier article de nouveau Cahier de l’Alliance, article rédigé par Jean Dumonteil sous le titre : La Franc-Maçonnerie en temps de pandémie. L’auteur démontre les limites de la technologie numérique, son inégalité qui relègue au silence les sœurs et les frères sous-équipés et inexpérimentés.

Après tout je n’ai pas frappé à la porte du temple pour être informaticien ou expert en intelligence artificielle !

L’usage des écrans a aussi mis au jour la lassitude qui s’installe, la dégradation des messages. Le myste figé devant son écran oublie de relever la tête. Il a été démontré une évidence que les tenues ne peuvent pas être virtuelles, que la chaîne fraternelle ne tient que par nos mains.

 

Les francs-maçons ont des outils symboliques, l’esprit guide la main qui tient le maillet et le ciseau, le clic de la souris ne résonne pas dans notre cœur. Il y a une dégradation de la pratique maçonnique dans l’usage excessif du numérique. La tentation est grande que le monde d’après ne soit que celui d’Amazon.

 

On n’initie pas avec un ordinateur, on ne s’initie pas derrière un ordinateur, on peut lire, ouvrir des portes au mieux. Mais l’on ne peut pas écrire, du moins sa vraie vie.

 

Comme à son habitude ce 9ème Cahier de l’Alliance par la qualité de ses articles est un outil entre les mains des sœurs et des frères et un corpus de réflexions pour les chercheurs de lumière.

 

 

À SUIVRE : Par Pierre Pelle le Croisa : Le langage du corps un langage sans paroles.Puis par Jean-Paul Holstein : Le geste symbolique, signal métaphysique.

 

 

Pour Commander le 9ème Cahier de l’Alliance :

 

Abonnements : cahiers.alliance@alliance.fm

 

Par courrier : GL-AMF Cahiers de l’Alliance – 8, Rue Gesnouin 92110 CLICHY.

 

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Les 3 Numéros 48 €

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SAVOIR, COMPRENDRE, AGIR.

SAVOIR, COMPRENDRE, AGIR.

 

Les francs-maçons ont leurs triades, « savoir, comprendre, agir », vient sans doute du terreau indo-européen évoqué par Georges Dumézil. Le savoir étant lié à la connaissance du principe de l’Un. Ce savoir a un caractère sacré, universaliste, théologique, religieux pour certains sans limitation cléricale ou dogmatique.

Comprendre met en perspective l’action à venir, le désir, la force qui sera nécessaire à l’agir, pour que le cœur ne reste pas un organe sec mais irrigue l’âme fille de l’esprit. La force féconde la graine dans l’esprit, la graine donnera de nombreux épis de blé. Comme la sève dans l’arbre de vie donnera des fruits, qui sont les vertus qui ne demandent qu’à grossir.

Le savoir est d’origine sacerdotale il enfonce ses racines dans la dimension infinie du sacré, ce sacré présent dans les valeurs essentielles des traditions.

La puissance et la force de l’agir associée à l’amour universel de l’homme, mène celui-ci à une ressemblance avec l’Un, à être dans le désir d’être une figure du sage, à défaut de pouvoir devenir sage. Il espère avoir le bonheur de devenir un Kadosh, un saint, semblable à son ange à ses anges protecteurs, que sont ses niveaux de conscience.

 

La trinité provient du monde vétérotestamentaire, elle sera reprise par Pythagore qui considérait les nombres comme des êtres divins, c’est ainsi que les élèves de Crotone vénéraient la Tetraktys, ancêtre du Delta Lumineux maçonnique, inspirateur de force, sagesse et beauté. Les francs-maçons construisent leur être intérieur avec la rigueur nécessaire de l’équerre, l’ouverture de l’amour du compas, la truelle qui répand le ciment de la fraternité entre les pierres qui vibrent d’amour sous la voûte étoilée, dans un monde où la joie des larmes inonde les cœurs.

En ce jour d’élections, où l’on doit choisir des élus. Je ne puis m’empêcher de faire une comparaison avec les grades maçonniques dit d’élection, en particulier celui de Grand Élu Parfait et Sublime Maçon. Dès le commencement du cycle des grades au-delà du 3ème degré de Maître Maçon, il est demandé au nouveau Maître de pratiqué la justice et de la défendre, à l’instar de l’emblématique Salomon roi de justice, ou du maître de justice. Cette justice qui associée à l’amour fait régner l’harmonie sur le monde, encore une triade.

 

Pendant les périodes électorales l’on parle beaucoup, les plus habiles, les plus éloquents marquent des points, rallient des électeurs à leurs pensées, à leur cause. Les grands rhéteurs doivent-ils profiter de leur talent, de leur attribut pour diriger la société ? Une relecture du Gorgias de Platon, de ce discours de Socrate sur le bonheur est éclairante.

Socrate dit en substance : « Gagner le pouvoir, la richesse, le prestige et les plaisirs en défendant par des moyens intellectuellement douteux dont on ne se demande pas si elles sont bonnes ou mauvaises est-ce cela le bonheur ? Est-ce l’objectif qu’il faut se fixer dans la vie ? »

Socrate apportera une réponse dans son dialogue avec Gorgias : « L’objectif qu’il faut se fixer dans la vie, d’un homme ou d’un État c’est de ne pas commettre l’injustice. »

 

Cela peut paraître une évidence à l’homme bon, celui qui n’est pas aveuglé par son orgueil, son arrogance et sa faiblesse. Il ne suffit pas de vouloir nous enseigne Socrate, il nous faut savoir. Donc apprendre à être juste. La justice est une science à étudier, une vertu à pratiquer. Pour Socrate la philosophie permet à l’adepte d’apprendre la connaissance du juste et de l’injuste et pour lui en définitive le bonheur à deux composantes l’éducation, la paidéia (1) et son résultat la vertu de justice, la dikaiosuné. (2)

 

Quel que soit les belles paroles, bien agencées, l’éloquence bien maitrisée, il nous faut être capable de distinguer le juste et l’injuste. Cela mérite une autre triade maçonnique : Rigueur, amour, harmonie.

 

Le nombre trois est d’ordre intellectuel et spirituel, de l’Un, du cosmos et de l’homme. C’est pourquoi il nous faut Savoir, Comprendre et Agir pour Élire.

 

Jean-François Guerry.

 

 

Notes :  

 

(1) Ce mot polysémique signifie éducation, mais surtout génie éducatif mis en œuvre dans la société pour l’élévation spirituelle des citoyens. Faire de l’homme un être juste, moral, digne, noble.

(2) Dikaiosuné : justice, sentiment de justice et pratique de la justice.

 

 

 

 

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Le Roi Joiakîn

Le Roi Joiakîn

LA FIN DU DEUXIÈME LIVRE DES ROIS.

 

Texte mythique ou historique, il y a quelques jours Thierry un lecteur du Blog nous incitait à regarder un podcast de Thomas Römer (1) sur le site du Collège de France, podcast final d’une série de cours et conférences sur le thème : La Bible entre mythe et histoire.

Thomas Römer nous éclaire sur les textes vétérotestamentaires qui apparaissent comme plus mythiques qu’historiques à l’exception des Deux Livres des Rois.

Il est intéressant de constater que les fondateurs de la Franc-Maçonnerie ont fait le choix du symbolisme de la construction du temple du Roi Salomon et du mythe de l’architecte Hiram. Pour élaborer une méthode initiatique. Les rituels maçonniques toujours en vigueur dans les loges symboliques, appelées aussi loges bleues, ainsi que ceux des premiers degrés de perfectionnement font référence aux Livres des Rois. Thomas Römer souligne néanmoins au terme de son exposé, l’aspect théologique de la conclusion du Deuxième Livre des Rois. Rappel après la destruction du temple de Jérusalem plus de 10 000 hébreux ont été contraints à l’exil et sont captifs à Babylone.

Fin du Deuxième Livre des Rois :

 

La grâce du Roi Joiakîn.

 

« En la trente-septième année de la déportation de Joiakîn, roi de Juda, au douzième mois le vingt-sept du mois. Évil-Médorak, roi de Babylone, en l’année de son avènement, fit grâce à Joiakîn, roi de Juda, et le tira de prison.

Il lui parla avec faveur et lui accorda un siège supérieur à ceux des autres rois qui étaient avec lui à Babylone. Joiakîn ses vêtements de captif et mangea toujours à la table du roi, sa vie durant. Son entretien fut assuré constamment par le roi, jour après jour, sa vie durant. » (Fin du Deuxième Livre des Rois Jr 52-31-34 Bible de Jérusalem.)

 

Nous noterons que Joiakîn signifie celui que Dieu mettra en avant. Le fils ainé de Joiakîn était Chealtiel, et le fils de Chealtiel fut Zorobabel, bien connu des francs-maçons, nous le retrouvons dans des rituels au-delà du grade de Maître.

Cette dernière partie mythique du Deuxième Livre des Rois, qui apparaissait un peu mystérieuse, s’éclaire par son symbolisme. C’est l’annonce du renouveau de la grande lumière qui commence à paraître au point du jour. Le nombre 27 en rapport avec le 12èmemois, jour de la libération de Joaikîn n’est pas un hasard, le roi Évil-Médorak a fait preuve d’une élévation spirituelle en libérant Joiakîn. De même que le franc-maçon parvenu au-delà du 3ème degré tourne son regard vers les hautes sphères de la spiritualité.

Le nombre 27, est le nombre emblématique du premier degré des loges de perfectionnement(Au R E A A). On remarquera que 2+7= 9 nombre aussi bien présent, et que 9 est le multiple de 3.

Quand Joiakîn s’est assis à la table des rois, ce fut pour recevoir de nouvelles nourritures, les nourritures spirituelles qui lui manquaient lors de son exil, un nouveau cycle commençait. Un autre cycle sera accompli par son petit fils Zorobabel, mais c’est une autre histoire ! Si Joiakîn annonce le retour de la grande lumière, la révélation de celle-ci s’accomplira plus tard, seuls ceux qui sont dans le désir d’une plus haute spiritualité, de la contemplation de l’Un auront le Bonheur de la voir descendre sur terre.

 

Jean-François Guerry.

 

 

Le lien pour le Podcast de Thomas Rômer :   


> https://www.college-de-france.fr/site/thomas-romer/course-2021-03-04-14h00.htm

 

Thomas Römer

Thomas Römer


BIOGRAPHIE SITE Collège De France.

Professeur au Collège de France depuis 2007, Thomas Römer a occupé durant quatre ans la fonction de vice-président de l’assemblée et cinq ans celle de directeur de l’Institut des civilisations avant d'être nommé administrateur du Collège, à compter du 1er septembre 2019, par décret du président de la République, à la suite de son élection par l’Assemblée du Collège de France. 

Né en décembre 1955 à Mannheim (Allemagne), Thomas Römer a commencé sa carrière comme assistant de recherche en Ancien Testament à la faculté de théologie de l'Université de Genève, chargé de l'enseignement de l'hébreu biblique et de l'ougaritique (1984-1989). Il y a obtenu le titre de docteur en théologie, spécialisé en philologie biblique (1988). Thomas Römer a ensuite été nommé maître d'enseignement et de recherche (1989-1991) puis professeur adjoint de philologie biblique et d'exégèse biblique à l'Université de Genève (1991-1993). 

Thomas Römer devint en 1993, professeur ordinaire de Bible hébraïque à la faculté de théologie et des sciences des religions de l'Université de Lausanne, dont il a été le doyen de 1999 à 2003. Il a été professeur invité dans les facultés de théologie de Montpellier, Neuchâtel, Paris, Zurich, Mexico ainsi qu'au centre d’études théologiques et sociales de Managua, et directeur d'études invité à l'École pratique des hautes études (Vsection) en 1999-2000. Depuis 2007, Thomas Römer est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Milieux bibliques. Il a prononcé sa leçon inaugurale « Les cornes de Moïse. Faire entrer la Bible dans l'histoire » le 5 février 2009. 

Les travaux de recherche de Thomas Römer portent sur la naissance de la Bible dans le contexte du monde antique. Dans une perspective d’histoire des religions, son approche se caractérise par une analyse philologique et littéraire des textes, en dialogue avec l’histoire et l’archéologie du Proche-Orient ancien. Cette approche permet de faire ressortir la fonction des textes dans leurs milieux d’origine, répondant tout à la fois à des problématiques qui sont identitaires, culturelles, sociales ou politiques. C’est ainsi qu’il a pu proposer de nouvelles synthèses historiques, notamment sur la formation du Pentateuque, de l’historiographie biblique, ou encore sur les origines du dieu et de ses cultes dans les anciens royaumes d’Israël et de Juda. 

Thomas Römer est l’auteur de plus de trois cent cinquante publications scientifiques : articles, ouvrages savants, éditions… parmi lesquels on peut distinguer La première histoire d'Israël : L'École deutéronomiste à l'œuvre (Labor et Fides, 2007), L’invention de Dieu (Seuil, 2014) ou encore Aux origines de la Torah : nouvelles rencontres, nouvelles perspectives(Bayard, 2019) en collaboration pour ce dernier ouvrage avec Israël Finkelstein. Il a également contribué à la diffusion de ses recherches auprès du grand public, par la publication de livres comme La Bible, quelles histoires ! (Bayard, 2014) ou Les 100 mots de la Bible (Que sais-je, PUF, 2016).

Thomas Römer dirige depuis 2013 l’unité mixte de recherche 7192 Proche-Orient-Caucase : langues, archéologie, cultures (CNRS/Collège de France/École pratique des hautes études). Membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres depuis 2016, ainsi que de nombreux comités éditoriaux de revues et de collections scientifiques prestigieuses comme Ancient Israel and its LiteratureJournal of Biblical Literature ou encore Semitica, dont il est le directeur, il a été distingué à de nombreuses reprises, notamment en France (prix d’histoire des religions de la Fondation « Les amis de Pierre-Antoine Bernheim »), en Afrique du Sud (professeur extraordinaire de la faculté d’études religieuses de l’université de Pretoria) ou encore en Israël (doctorat honoris causa de l’université de Tel Aviv). Thomas Römer est chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur.

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Publié le par Jean-François Guerry
LES VILES PASSIONS

LE VILES PASSIONS

 

Combattre les viles passions, pour mettre fin au pathos grec au patior latin à ces états affectifs qui détruisent l’esprit et l’âme, empêchent la joie de se répandre dans les cœurs.

Ces viles passions sont les passions tristes, celles que Pierre Damascène l’évêque de Damas (1) dénombrait jusqu’à presque trois cents. L’expression de passions tristes, fut reprise par Spinoza.

Parmi celles-ci la haine, l’envie, la peur sont en développement dans notre société elles nous empêchent d’agir, de construire d’espérer. Elles rendent l’homme faible, incapable d’être à la fois ferme dans sa conduite, exemplaire dans ses actions, digne et respectueux, ferme et généreux, tolérant sans être laxiste.

 

Solange Sudarskis dans son dernier livre Il était une fois un mythe, Hiram, (2) fait référence au Vedanta (3) qui énonce cinq causes de la souffrance humaine : « La première, c’est de ne pas savoir qui l’on est. La seconde, de s’identifier à son ego ou à son image de soi. La troisième est l’attachement à ce qui est éphémère et irréel. La quatrième est d’avoir peur de ce qui est éphémère et irréel. Et la cinquième est la peur de la mort. »

 

C’est pourquoi, la Franc-Maçonnerie propose à l’adepte le combat contre les viles passions, et la métamorphose de l’homme intérieur. La construction d’un homme capable d’ouvrir le compas de l’esprit sur le monde réel, en conscience avec fermeté mais aussi avec compassion pour ses semblables, sans peur des différences, pour être libre. Être un homme debout, qui ne cède pas à la haine de l’autre, mais aussi un homme de devoir, qui sait que toutes les faiblesses favorisent les extrémismes.

 

Jean-François Guerry.

 

  1. Pierre Damascène fut Évêque de Damas au VIIème siècle. Un adepte de la philocalie c’est-à-dire de l’amour du beau, du bon, du vrai. Probable rédacteur de deux précis à l’usage des moines hésychastes. Dans ses écrits il énonce les vertus corporelles et psychiques, pour combattre les 298 viles passions. L’apprentissage de ces vertus devant se faire par degrés successifs, on aboutit ainsi à une métamorphose de l’être. Il démontre l’universelle bonté du principe (Dieu) et toute la liberté de l’homme à travers la pratique spirituelle. La pratique des vertus est la force motrice de la vie spirituelle, de la réalisation spirituelle qui mène à la vertu principale de charité et son couronnement intellectuel qui est la contemplation de l’Un.

 

  1. Solange Sudarskis Il était une fois un mythe, Hiram Éditions Ubik, Académie Maçonnique de Provence. Collection l’Intégrale.

 

  1. Vedanta : Doctrine de la philosophie mystique indienne, Vedanta signifiant aboutissement, fin. Le soi est le même que celui de la nature. Relier avec les Upanishads partie finale des Vedas.
LES VILES PASSIONS

Le mot du philosophe

(1) Le roseau pensant

L'être humain est un vivant pensant. Blaise Pascal, philosophe, physicien et mathématicien mort en 1662 ne craignait pas d'affirmer que "l'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant. Toute notre dignité consiste en la pensée. L'homme est visiblement fait pour penser: c'est là toute sa dignité et tout son mérite; et tout son devoir est de penser comme il faut." (Pensées, art II, no.11-12, Paris, Librairie Victor Lecoffre, 1882)

Notre époque bafoue largement cette fameuse maxime. Les gens préfèrent ne pas penser ou tout simplement préfèrent laisser penser quelqu'un à leur place. Ils acceptent aisément de s'aligner sur l'opinion commune. L'effort est moins grand et la conscience personnelle renvoie alors sa responsabilité à la décision collective.

Est-il vraiment nécessaire pour être un homme, de réfléchir, d'adopter une philosophie, une métaphysique? Beaucoup de gens ne vivent-ils pas autour de nous sans faire aucun effort intellectuel - et fort bien, semble-t-il - sans philosophie, sans religion, sans croyances d'aucune sorte ? Sont-ils plus malheureux que ceux qui passent quelques moments chaque jour à réfléchir sur le sens de l'existence, le pourquoi des choses, s'interrogeant sur des questions morales ou éthiques ? Certains ne craignent-ils pas de dire qu'il ne sert à rien de se casser la tête à trop réfléchir, car de toute façon, on n'y peut rien ? Et ils versent aisément dans la moquerie ou le fatalisme le plus total.

Bien plus, certains prétendent que l'être humain ne peut aboutir à rien de certain et qu'il est irrémédiablement condamné à ne rien affirmer de définitif. Bref, l'être humain est condamné à l'ignorance. Le doute devient à jamais son lot pour le temps présent. Le scepticisme envahit son esprit, cet état qui en vient à refuser toute adhésion à des croyances ou des affirmations généralement admises par tous. Le scepticisme radical va encore plus loin: il ne craint pas de dire que la vérité absolue n'existe pas et qu'en conséquence il faut suspendre constamment son jugement sur toutes choses.

Mais à bien y penser l'attitude sceptique se retourne habituellement contre elle-même. Il n'y a pas, selon elle, de vérité, et du même coup,elle affirme la vérité du scepticisme. Elle enseigne qu'il faut oser douter de tout, mais elle ne se permet pas de douter qu'il faille douter de tout. Étrange contradiction, ne trouvez-vous pas ? Car "enfin, si je ne puis posséder aucune certitude, je ne puis être certain de n'être jamais certain de rien." Conclusion: celui qui adhère au scepticisme cesse par le fait même de l'être.

Le scepticisme est donc faux spéculativement parlant. Il est en outre pratiquement intenable. L'être humain est un être d'action. Il ne peut pas ne pas agir, et agir c'est toujours...choisir. Or, comment arriver à choisir, comment arriver à préférer faire ceci plutôt que cela, si toute vérité absolue, toute science objective des valeurs m'est inaccessible ?

S'il m'est impossible comme être humain d'arriver à un jugement certain, il me faut également, logiquement, cesser d'agir. Ce qui est impossible, car la vie nous presse constamment, dans le quotidien, à prendre position, à nous compromettre. Le scepticisme poussé dans ses conséquences logiques, nous pousserait à l'immobilisme, à l'inertie, même à la mort. Vous comprendrez que je refuse une telle attitude, car.. j'ai toujours le goût de vivre !

Ainsi donc, par le seul fait que nous sommes embarqués dans cette existence, sans l'avoir voulue ni souhaitée, nous sommes tenus de réfléchir et de penser le monde, l'humanité, et forcément d'agir en conséquence." S'il ne faut pas philosopher, il faut encore philosopher, disait Aristote. Entendons par là que tout homme, par le fait même qu'il est un homme, est un philosophe qui s'ignore. L'homme fait de la philosophie, comme il respire. C'est même ce qui le distingue fondamentalement de l'animal qui erre dans les rues, qui broute dans les champs, qui nage dans le fond des mers, qui vole dans le ciel bleu.

L'animal jouit, souffre, subit les événements, sans s'interroger à leur sujet. L'homme au contraire, examine, regarde le monde et le domine par son intelligence. Il peut même s'élever au-dessus du moment présent, regarder son passé et jeter un regard sur l'avenir. Il peut donc envisager sa vie dans son ensemble et porter un jugement.

Si humble et si petit soit-il, l'être humain a donc le privilège de penser sa vie. Le philosophe allemand Heidegger mort en 1976 disait que "l'homme est un être qui réfléchit sur son destin." En ce sens, il reprend les mots de Blaise Pascal qui dit de l'homme qu'il est un roseau pensant, dont la dignité est de penser. Oui l'homme est visiblement fait pour penser. Il est condamné à le faire à chaque instant de sa vie. C'est là toute sa grandeur.

6 janvier 1997

Auteur Anonyme

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Le Collège de France

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Thierry, un lecteur du Blog nous recommande un cycle de conférences du Collège de France par Thomas Römer, dont:

 

"La Bible entre mythe et histoire"

 

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