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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
RÉFLEXIONS À PROPOS DES ROSE-CROIX

RÉFLEXIONS À PROPOS DES ROSE-CROIX

 

Je vous propose aujourd’hui simplement une réflexion à propos de quelques extraits du livre de Pierre Montloin et Jean-Pierre Bayard sur les Rose-Croix. Une fraternité initiatique qui pour certains a inspiré par ses idées et ses pratiques la Franc-Maçonnerie spéculative, de nombreux Francs-Maçons du siècle des lumières furent aussi Rose-Croix, comme d’autres furent druides dans la lignée de John Toland à l’origine de la résurgence du druidisme avec le Druid order.

Les enseignements des Rose-Croix se propagent encore à travers la Franc-Maçonnerie contemporaine en particulier au sein du Rite Écossais Ancien et Accepté.

 

Jean-François.

 

Extraits du livre des Rose-Croix de Pierre Montloin et Jean-Pierre Bayard. Éditions Grasset (épuisé mais quelques exemplaires d’occasion disponibles sur internet)

 

« La Lumière ne peut luire à travers la matière si la matière n’est pas assez subtile pour en laisser passer les rayons. »

 

« L’âme qui ne s’émeut pas se pétrifie. »

 

« Une science dépourvue de la vie est une science morte ; une intelligence dépourvue de spiritualité n’est qu’une lumière fausse et empruntée. »

 

Les auteurs ont repris la définition de l’Axiomata selon Bernard Gorgeix.

 

« La clé de l’Arcane Rose-Croix Axiomata c’est ce qui désigne l’effort spirituel permettant de puiser dans l’ensemble des facultés, des sciences, des arts, dans la nature (macrocosme) une axiomatique précise et infaillible, c’est-à-dire un ensemble de propositions indiscutables susceptibles de résoudre tous les problèmes qui se posent et se poseraient à l’intelligence humaine. » (…) « Ce message des Rose-Croix réalise la synthèse de la philosophie traditionnelle et de la théologie, de la science antique et de la révélation néotestamentaire… » (…) « Il implique la connaissance des Rotae Mundi (Roues du monde), c’est-à-dire de périodes cycliques de l’histoire.

 

Enfin, il regroupe la science du microcosme (l’homme) et du macrocosme (l’univers). »

 

Bonnes réflexions.

 

Jean-François.

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Publié le par jean françois
ENTRER EN COÏNCIDENCE...

ENTRER EN COÏNCIDENCE…

 

 

Entrer en Franc-Maçonnerie, c’est peut-être entrer en coïncidence, ne pas croire au hasard de la rencontre avec l’ami, le parrain, prendre ce livre ouvert oublié sur la table, regarder l’œil dans le centre d’un triangle. Prendre un chemin sans raison simplement en suivant son intuition, cette poussée qui vient de l’intérieur, incompréhensibles premiers pas sur un sentier qui mène à l’orée de soi-même, ce sentier qui serpente à travers les circonstances de sa vie.

 

La coïncidence d’une rencontre avec l’autre, qui est une forme de miroir de soi, non pas identique, mais dont le regard fixe les mêmes choses, la même direction.

Entrer finalement en coïncidence avec ce que l’on est et non pas avec que l’on a.

 

Cette coïncidence est une forme de bonheur, ou plus humblement une forme de joie qui vient s’installer dans le cœur. Ce bonheur décrit  par l’écrivain et avocat François Sureau répondant à la question d’un journaliste : Quelle est votre définition du bonheur ?

 

« Ma définition du bonheur est une certaine coïncidence avec moi-même dans le bien. La coïncidence avec soi-même dans le mal peut exister, elle peut générer une sorte de joie ou d’extase immédiates, mais certainement pas du bonheur. Je pense que la coïncidence avec moi-même dans le bien qui est rare mais qui arrive, est-ce qui correspond le plus, pour moi, à l’idée du bonheur. »

 

A chacun de trouver son bonheur dans le bien et le beau, de faire cette rencontre, d’être en coïncidence avec lui-même.

 

Jean-François.

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Publié le par jean françois
LES BLOGS INCONTOURNABLES

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Publié le par jean françois
LE TRAVAIL DU MAÎTRE LA RÉUNIFICATION DU MOT

LE TRAVAIL DU MAÎTRE, LA RÉUNIFICATION DU MOT

 

 

Il est parfaitement clair, que le travail du Maître Maçon consiste à répandre la Lumière, qu’il a reçu, qui l’a éclairé, puis illuminé et de rassembler ce qui est épars, cela passe soit par un sacrifice librement consenti ou par le meurtre pratiquement consenti par son refus de donner le mot.

 

Il fallait bien ce sacrifice du Maître pour que tous les hommes puissent renaître, revenir à leur unité primordiale. Le passage de l’unité à la multiplicité, puis ensuite la reconstitution, la reconstruction du cercle, pour que le Maître Maçon puisse en investir le centre, refaire le chemin de la multiplicité à l’unité.

 

« Le Maître est le sacrifiant et le sacrifié. »

 

Il est au commencement du processus d’initiation, du processus universel de mort renaissance, l’initié franc-maçon est Hiram. Le message de la Kabbale hébraïque, cette partie voilée, secrète de la religion juive, est identique en ce sens  qu’il y a désintégration, fragmentation du corps originel, du mot, puis le mot est retrouvé, les lettres sont reliées.

 

Le Maître maçon ne fait pas autre chose quand il dit : donnez-moi la première lettre, je vous donnerais la seconde…Le mot réunifié est la nouvelle re naissance, la nouvelle alliance. La connaissance du mot fait le maçon.

 

Celui qui n’est pas encore Maître ne sait qu’épeler. René Guénon a écrit dans sa somme symbolique et maçonnique, éditée en 1962 chez Gallimard sous le titre Symboles de la Science sacrée :

 

« Rassembler ce qui est épars » est la même chose que « retrouver la parole perdue ». Car, en réalité et dans son sens le plus profond cette « Parole perdue » n’est autre que le véritable nom du « Grand Architecte de l’Univers ».

 

Jean-François.

 

NOTES ET RÉFLEXION :

 

René Guénon travailla à la construction d’une spiritualité universelle, , ancrée dans une tradition primordiale située un cran au-dessus de toutes les traditions capable de les fédérer en préservant leurs identités propres et se retrouvant dans des symboles communs universels. Une spiritualité ouverte, ne rejetant aucune tradition. André Breton à écrit à propos de René Guénon : « …il dégagea la métaphysique des ruines de la religion qui la recouvraient. »

 

On se prend à rêver de la mise en œuvre de cette utopie, dans notre monde contemporain, fracturé par tous les intégrismes qui ne sont pas que religieux, ces intégrismes destructeurs de l’unité humaine, de cette fraternité qui semble de plus en plus sacrifiée au matérialisme générateur de l’individualisme. Si l’on pouvait faire vivre cette spiritualité sans bornes, sans dogmes, cet empire dominé par l’amour fraternel. Il suffirait de presque rien, un peu moins d’hubris, un peu plus d’humilité, une rectitude, une exemplarité au service de tous, un compas ouvert avec mesure, pour tracer un cercle lumineux ou tous les hommes seraient frères.

 

Jean-François.

 

Symboles de la Science sacrée est une œuvre posthume de René Guénon parue en 1962 aux Éditions Gallimard, c’est le résultat d’une compilation d’articles écrits pour Les Études Traditionnelles, et réunis par Michel Vâlsan.

LE TRAVAIL DU MAÎTRE LA RÉUNIFICATION DU MOT
LE TRAVAIL DU MAÎTRE LA RÉUNIFICATION DU MOT

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Publié le par jean françois
DU PREMIER AU TROISIÈME CIEL

DU PREMIER AU TROISIÈME CIEL

 

 

Le 26ème degré du Rite Écossais Ancien et Accepté : Écossais Trinitaire, Prince de Mercy, ouvre une réflexion sur soi, dans le sens du repliement intérieur. Ce degré fait particulièrement référence à l’alchimie au grand œuvre, à la recherche de la Vérité, dont Hermès fut le fondateur.

 

C’est avec le nombre trois que l’on découvre tout ce qui frappe la pensée, enrichit l’imagination, voire l’égalité sociale.

 

La branche rationaliste de la Franc-Maçonnerie Française, en substituant à la tradition hermétique, tente une interprétation  de ce degré, qui correspond bien aux idées des lumières est-ce pour autant vérité ? Pierre Montloin et Jean-Pierre Bayard co-auteurs d’un ouvrage paru en 1971 sous le titre les Rose-Croix paru chez Grasset dans la collection : Histoire des idées, des héros, des sociétés de la France secrète et de l’Occident dirigée par Louis Pauwels, nous donnent cette interprétation du grade de Prince de Mercy :

 

« Démontrer que le bien et le mal ne sont que les accords et les discordances dont la réunion fait l’harmonie universelle est le but de ce degré. Battre en brèche tout privilège, tout monopole, toute division fondée sur la naissance, la position ou la richesse pour parvenir à leur abolition, à l’égalité sociale et à la substitution de l’esprit maçonnique à l’esprit de caste ou de classe… »

 

Cette interprétation des modernes se retrouve dans la Franc-Maçonnerie de tradition, où la recherche de la vérité fait référence aux trois alliances, celle d’Abraham, de Moïse et de Jésus. On y trouve la purification sèche par le feu, celle humide par l’eau qui ne mouille pas. Dans le tiroir du palladium à la base de la statuette qui représente la Vérité, se trouve le livre secret de celle-ci. La tradition donne trois interprétations au grade du Prince de Mercy, religieuse, alchimique et chevaleresque templière.

 

L’invocation, l’évocation, la recherche de la Vérité demeure le message commun des deux interprétations, le pour quoi, reste à définir comment y parvenir, pour tous les enfants de la veuve.

 

Jean-François.

DU PREMIER AU TROISIÈME CIEL

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Publié le par jean françois
DE LA VOÛTE ÉTOILÉE À LA VOÛTE SACRÉE

DE LA VOÛTE ÉTOILÉE À LA VOÛTE SACRÉE

 

 

Songe ou réalité, c’était une nuit d’été, il y a longtemps, j’avais reçu une invitation au partage du pain, du vin, mais aussi du feu. Un ami m’a convié à la Saint-Jean au solstice d’été, là où s’ouvre et se ferme la porte des hommes, sur les bords du lac de Comper, le lac aux légendes de la forêt mythique, magique de Brocéliande.

 

Les yeux tournés vers le ciel, j’ai vu la voûte étoilée, une partie infime de l’univers infini, du monde visible à mes yeux, du monde où s’agitent les hommes.

 

Puis quelque temps après j’ai frappé à la porte du temple, je descendais dans la caverne, vers le solstice d’hiver, la porte des Dieux, celle qui s’ouvre sur l’initiation, quand commencent les premiers pas vers l’être intérieur.

J’allais faire le parcours entre les quatre points cardinaux, puis cette descente ascension du monde visible, vers le monde invisible, marche lente du terrestre au céleste, découvrir que ce qui est en bas est semblable à ce qui est en haut.

 

Plus loin encore après être mort aux préjugés, après avoir vaincu le désir de vengeance, sous les ruines du temple matériel, j’ai cherché l’anneau sur la dalle qui ouvre la porte du dedans, la porte de la descente dans la voûte sacrée, là où se trouve le triangle d’or gravé du nom imprononçable, là où est la pierre fondamentale, la pierre angulaire, la clé de voûte, le pyramidion, le Graal de l’édifice, l’œil, j’étais dans la voûte sacrée.

 

Jean-François. 

DE LA VOÛTE ÉTOILÉE À LA VOÛTE SACRÉE

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Publié le par jean françois
CHEMIN INITIATIQUE

 CHEMIN INITIATIQUE

 

 

Celui qui marche, celui qui ne recherche aucune performance, même à hauteur d’homme, cherche bien plus peut-être.

Sur la route de Compostelle, Jean-Christophe Rufin est entré en contact avec la beauté resplendissante du chemin, il a écrit avec la poussière d’étoile reçue dans tout son être, la terre du Camino a fait vers lui une ascension.

 

« Compostelle n’est pas un pèlerinage chrétien mais bien plus, ou bien moins selon la manière dont on accueille cette révélation. Il n’appartient en propre à aucun culte et, a vrai dire, on peut y mettre tout ce que l’on souhaite. S’il devait être proche d’une religion ce serait la moins religieuse d’entre elles, celle qui ne dit rien de Dieu mais permet à l’être humain d’en approcher l’existence. »

 

 

Sur le chemin on se déleste de l’inutile, des médiocres encombrants qui alourdissent le cœur et l’âme. On ne pense plus à ce que l’on est, on naît, on est tout simplement. Jean-Christophe Rufin écrit encore :

 

« Il délivre des tourments de la pensée et du désir, il ôte toute vanité de l’esprit et toute souffrance du corps, il efface la rigide enveloppe qui entoure les choses et les sépare de notre conscience (…) comme toute initiation elle pénètre l’esprit par le corps et il est difficile de la faire partager à ceux qui n’ont pas fait l’expérience. »

 

Le chemin est un secret à partager avec ceux qui l’on fait, comme toute initiation, mais surtout avec soi-même.

 

« En partant pour Saint-Jacques je ne cherchais rien et je l’ai trouvé. »

 

Pour quoi les humains se jettent-ils corps et âme sur le chemin initiatique, sans trop savoir pourquoi ? Sans doute à la recherche de l’essence, de la substantifique moelle Rabelaisienne, enfermée au sein de leur carapace.

 

« C’est ainsi que les humains d’aujourd’hui après un long détour des monothéismes, en reviennent parfois à des éblouissements spirituels qui leur font incarner le divin dans les objets de la nature : les nuages, la montagne, les chevaux. »

 

Dans un monde égoïste, égotiste, qui malmène la nature, il y a de l’écologie dans retour à ce chemin. L’on parlait autrefois avec ironie du retour à la nature, en moquant ces gardiens de chèvres improvisés venus en Ardèche oublier les banlieues bétonnées dans l’urgence. L’urgence aujourd’hui n’est plus dans le béton, mais de sauver la planète.

 

« Le chemin réenchante le monde. Libre à chacun dans cette réalité saturée de sacré d’enfermer sa spiritualité retrouvée dans telle religion, dans telle autre ou dans aucune.(…) L’esprit perd sa sécheresse et oublie le désespoir où l’avait plongé l’absolu domination du matériel sur le spirituel,(…) sur l’éternité de l’au –delà. »

 

Et puis  s’il n’y a rien au bout du chemin, après tout ce n’est pas l’essentiel, il y aura toujours eu le chemin, qui est tout à lui seul. La vie initiatique est tellement riche en elle-même, immensément riche de l’or spirituel retrouvé en soi.

 

Jean-François.

 

Les citations sont de Jean-Christophe Rufin extraites de son : Immortelle randonnée Compostelle malgré moi. Parue aux Éditions Guérin à Chamonix ISBN 978-2-35221-061-0

 

CHEMIN INITIATIQUE

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Publié le par jean françois
RECENSION 2- CAHIER DE L'ALLIANCE

RECENSION 2 LE CAHIER DE L’ALLIANCE

 

SPIRITUALITÉ INITIATIQUE UNE INVITATION AU SACRÉ

 

Hier je vous ai proposé un voyage à travers les articles du troisième Cahier de l’Alliance, sur le thème de la spiritualité en général et maçonnique en particulier. Dans le prolongement de cette quête se réalise l’accès au sacré.

 

Jean-Paul Holstein compositeur de musique, musicologue, auteur de nombreux ouvrages musicologiques, ouvre la partition avec son article sur L’Actualité du Sacré.

 

Décelant : « La permanence d’une actualité du sacré, c’est-à-dire du souci du sacré dans l’âme humaine, qui pourrait être la preuve d’une forme d’éternité en elle, contredisant le présent et donc la simple actualité. »

 

Il constate qu’après la raison du siècle des lumières, le matérialisme du XIXème siècle, le libéralisme du XXème siècle, il se fait jour une renaissance « des poussées de fièvre spirituelle »

Le XXIème siècle ne sera peut-être pas religieux, mais sera peut-être spirituel, le rêve d’un monde parfait se discerne par le philtre du sacré. Il voit une sorte de tromperie dans la société actuelle :

« Qui semble se satisfaire de l’homme de surface, elle rêve en fait de l’homme des profondeurs, celui que la maçonnerie traditionnelle tente de révéler dans l’initié. »

 

Une sorte de quête qui vient de l’infini pour y retourner. Il nous met en garde contre l’homme Dieu, le transhumanisme ersatz du sacré.

Gaston-Paul Effa propose quant à lui : « l’expérience du sacré. » Comme une traversée, un passage vers une terre à découvrir, une expérience somme toute maçonnique il écrit :

 

« L’expérience du sacré nous mène de la périphérie au centre et du centre à la périphérie. Expérimenter le sacré est un appel à habiter véritablement son être. Ce voyage est fait d’épreuves qui sont autant de pauses pour apprendre à méditer. Nous allons les appeler des moments de rectification… »

 

Cela nous rappelle l’injonction d’un rituel maçonnique : « Que le bandeau lui soit enlevé, qu’il voit et qu’il médite. »

 

François-Xavier Tassel membre de la GL AMF, Grand Orateur du Chapitre Français conclura par un article au titre de : Sacré et Sacralité. En prologue à son article une citation de Régis Debray :

 

« C’est ce qui nous dépasse qui nous rassemble. »

 

Il fait une distinction entre beauté, esthétique, culture de l’instant, primat de l’émotion.

 

« La nature parce que belle serait alors déifiée et la conjonction de la beauté et de la divinité ouvrirait la voie à la vérité. »

 

Le paragraphe suivant de son article traite de la sacralisation de l’espace. Une notion bien présente dans les rituels d’ouverture des travaux maçonniques, une confusion parfois entre temple matériel et loge sacralisée, les métaux sont déposés à la porte de la loge et non du temple de pierre.

 

Ce qui mène tout naturellement l’auteur à s’interroger sur : La Sacralisation dans la geste de la cité.

L’espace sacré n’est plus confiné au cœur de la demeure, il devient commun. Une évocation distinction est faite entre la dédicace du temple matériel et la consécration d’une loge maçonnique, les rituels spécifiques sont bien différents dans leur symbolisme. Je cite l’auteur :

 

« La finalité même des travaux en loge est là la condition sine qua non de la sacralisation de l’espace- temps, espace ouvert sur la voûte sacrée pour bien marquer symboliquement la relation établie entre le GAD L’U et les hommes réunis en son nom. »

 

Ce cheminement du sacré à la sacralisation devrait voir sa fin et son commencement dans la sacralisation de l’homme.

L’auteur énonce ainsi sa certitude :

 

« L’homme, tout homme, chaque homme, est un espace ou un vase sacré, non parce qu’il a été sacralisé par un cérémonial  de transmutation quelconque, mais parce qu’il est ontologiquement habité par la présence, le verbe de Dieu dès sa création. »

 

J’ajouterais pour ma part, que pour mettre en œuvre cette prise de conscience, cet éveil et cet essor, il faut un choc initiatique, une rupture révélatrice, une réception à la lumière et un travail constant de degré en degrés pour gravir l’échelle mystérieuse, avec l’aide de l’indispensable collectif constitué par les sœurs et les frères.

 

Cette pérégrination dans le sacré est une source de joie pour les cœurs ouverts, disponibles pour le beau, le bien et le bon, joie sans cesse renouvelée par la participation aux travaux maçonniques en loge, qui finiront bien par n’être jamais clos !

 

Jean-François.

 

Cet article a été réalisé grâce l’aimable autorisation de Jean-Claude Tribout maître d’œuvre des Cahiers de l’Alliance, qu’il en soit remercié.

 

Les Cahiers de l’Alliance sont disponibles pour tous en écrivant à :

La Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française 8, Rue Gesnouin 92110 Clichy.

Ou par le net à l’adresse suivante :

cahiers.abonnement@gl-amf.net

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Publié le par jean françois
RECENSION DU 3ème CAHIER

RECENSION DU 3ème CAHIER

LE CAHIER DE L’ALLIANCE

 

SPIRITUALITÉ INITIATIQUE UNE INVITATION AU SACRÉ

 

Le thème choisi pour ce 3ème cahier de L’Alliance, déjà évoqué dans un article précédent du Blog, situe bien le positionnement de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française.

Je vous propose de faire un tour à la périphérie des articles proposés dans ce cahier, au travers de quelques phrases sélectionnées dans chaque article. Ce tour périphérique pour vous inciter à aller au contenu dans sa totalité, chaque intervenant dans ce cahier ouvre à sa manière et avec sa sensibilité le compas qui vous permettra d’assouvir votre soif de connaissance.

 

Je précise que je ne suis pas membre de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française et que mes propos sont strictement personnels, mais je partage la plupart des valeurs de cette obédience comme beaucoup de sœurs et de frères.

 

Dans son avant-propos Jean-René Dalle Grand Maître de l’Alliance écrit :

« (…) L’engagement maçonnique qui est un parcours de progression dans la connaissance. Le sacré est au cœur de l’espace maçonnique et de ses rites. La spiritualité au centre de l’expérience intime du franc-maçon. »

Le plan de l’ouvrage est tracé, Jacques Branchut membre de l’Alliance, dans son article : La spiritualité Maçonnique, va d’abord étudier les différentes formes de spiritualité.

  • Au sens commun.
  • Au sens religieux.
  • La spiritualité sans religion.
  • La spiritualité sous l’angle philosophique.
  • La spiritualité maçonnique.

Il citera Platon : « Nos racines sont au ciel. » Les liens qui unissent les initiés sont avant tout de nature spirituelle avant d’être fraternels.

 

À propos de la démarche initiatique il écrit : « On ne peut dissocier Initiation, Transmission et Spiritualité. » (…) « Cette transmission spirituelle extérieure au sujet, suppose un travail intérieur sur soi… »

 

Ceux qui sont « modernes » pressés par le temps, dans l’immédiateté diront sans doute : tout ça pour quoi ? À ceux là Jacques Branchut répond :

« La spiritualité maçonnique met en œuvre une éthique de vie qui repose à la fois sur des valeurs morales, sur l’amour de l’autre et sur la relation au divin. »

 

 

Le deuxième article est celui de Marc Halévy (déjà évoqué dans le Blog). Il est plus engagé et subversif, il renverse un peu la table, certains diront il parle franc, peut-être pas franc-maçon convenu ou fraternel. J’ai même dans lu dans des commentaires que d’autres s’interrogeaient pour savoir quelle substance il fumait ? C’est dire… Mais c’est son opinion elle mérite d’être écoutée, comme savent le faire les francs-maçons épris de tolérance.

 

Pour Marc Halévy : « toute spiritualité est avant tout une quête. » Il écrit à propos de la franc-maçonnerie des modernes :

« La franc-maçonnerie ’moderne’ appartient à la modernité et elle mourra avec elle si, précisément elle ne ressuscite pas son Âme, si elle ne donne pas un sens au-delà des idéaux obsolètes de la modernité et des Lumières. »

 

Marc Halévy ne lave pas à l’eau tiède, pour lui la modernité fait la part belle à la fraternité et à la réflexion, l’intellect, mais exclut l’Âme, la spiritualité. Il mène un combat contre le matérialisme, l’égalitarisme et l’hédonisme ambiant. Il place la question du pour quoi au centre de sa recherche initiatique.

 

 

Dans un deuxième volet, le cahier de l’Alliance s’ouvre sur « les dialogues » initiés par la G L AMF, avec des intervenants non maçons, aux opinions diverses marquant ainsi l’ouverture symbolique de son compas à toutes les réflexions.

 

Dans une première séquence, interviennent, deux auteurs de sensibilités différentes : André Comte Sponville, influencé par Spinoza défenseur d’une spiritualité sans Dieu, prônant une spiritualité de la fidélité plutôt que de la foi.

 

« Pour lui la spiritualité est tout simplement la vie de l’esprit. »

 

Christine Pedotti, écrivaine, journaliste engagée, catholique, elle, place d’emblée la spiritualité à un autre niveau, celui de la foi, de la croyance en l’Âme, avec cette interrogation :

 

« Avez-nous une âme ? Et si oui, qui s’en occupe ? »

 

Elle recommande le soin de l’Âme et la pratique spirituelle, qui passe par « des douches de silence. »

 

La deuxième séquence de ces dialogues reçoit : Leili Anvar spécialiste de la littérature perse, du soufisme, rendue célèbre par sa traduction du Cantique des Oiseaux, et Gaston Paul Effa membre de l’Alliance, philosophe, écrivain, animiste

Leili Anvar met en avant les mérites du langage poétique, en contradiction avec le langage rationnel :

 

« Qui ne peut pas rendre compte des vérités spirituelles (…) »

 

Elle nous invite « À polir la rouille sur le miroir de son coeur.» Ce polissage, cette purification permet l’accès aux mystères, au mystique, à l’initiation. On accède à la Connaissance, par la connaissance de soi.

 

Gaston Paul Effa lui nous exhorte à renouer avec la nature, pour revenir à nous-mêmes.

 

« Retrouver le vivre dont nous avons été privés, renouer avec l’essence des êtres et des choses. »

En quelque sorte, voir la beauté du monde, remettre de l’ordre dans le chaos. Il insiste sur la fraternité qui pour lui est au cœur du cheminement initiatique.

 

Jacques Dumonteil intervient pour clore les travaux de ces dialogues, démontrant que la voie maçonnique est une spiritualité initiatique. Il nous met en garde contre tous les dogmatismes, par ces mots :

 

« La vérité n’appartient pas à celui qui la dit, ni même à celui qui prétend la détenir, mais à celui qui la cherche. »

 

La dernière partie de ce 3ème Cahier de l’Alliance est ‘consacrée’ au Sacré, j’y reviendrais dès demain.

 

Bon dimanche à tous.

 

Jean-François.

 

Article rédigé à partir de brefs extraits du Cahier de l’Alliance avec l’aimable autorisation de Jean-Claude Tribout membre de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française et maître d’œuvre de ces Cahiers.

 

Étiquette et sources 3ème Cahier de l’Alliance. Revue de la GLAMF.

 

Les Cahiers sont disponibles en écrivant : GL AMF Cahiers de l’Alliance 8, Rue Gesnoulin 92110 Clichy.

Ou par le net, Contact : cahiers.abonnement@gl-amf.net

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Publié le par jean françois

PRENDRE LE CHEMIN

 

 

Prendre le chemin, sans trop savoir pourquoi, pour s’alléger diront certains, pour faire le vide, le tri, chasser la poussière de l’utile, la mettre entre parenthèses quelques heures, quelques jours, peut-être pour les plus persévérants, pour toute une vie, cette vie, différente et la même à la fois.

 

Il y a plusieurs chemins, ceux qui mènent à Rome et ceux qui n’y mènent pas, à chacun sa vie, son chemin, s’ils ne mènent pas tous à Rome, ils mènent tous à soi.

 

Faire un chemin initiatique est une alchimie du temps sur l’âme, cette âme que l’on avait oubliée au fond de nous, dans le tiroir du cœur, qu’il suffisait d’ouvrir.

 

Le franc-maçon sincère, fidèle sait que la pierre reste brute, qu’il faut la polir sans cesse, et qu’il ne suffit pas de faire les trois premiers pas, même les cinq premiers, il sait qu’il devra un jour enjamber le cadavre du vieil homme, dans un sublime effort pour renaître plus radieux.

Après avoir reçu la lumière, celle-ci l’éclaire, puis l’illumine, cette hiérarchie subtile il la perçoit au fur et mesure du chemin, l’intensité de la lumière augmente, le Maître et l’Apprenti marchent ensemble, ont le désir constant de faire vivre en eux cette lumière éternelle.

Le Maître se rappelle sans cesse, d’où il vient, c’est sa culture de l’humilité.

 

Le chemin est parsemé d’embûches, d’épreuves, véritable labyrinthe, il malmène nos habitudes, nos certitudes, il contraint notre corps. Puis il y a cette rencontre avec le silence intérieur, cet allégement, ce dépouillement qui libère l’âme, la rend plus belle.

 

Jean-François.

 

Ces quelques lignes pour mes sœurs et mes frères en chemin, et plus particulièrement pour Serge, qui travaille pour prendre un chemin, qui sera je suis sur rempli d’étoiles.

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