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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
LE VEAU D'OR ET L'EUROPE

         LE VEAU D’OR ET L’EUROPE

 

 

En passant de l’Europe à l’Union Européenne, nous avons construit un veau d’or à la finance, nous n’avons pas su employer les métaux qui nous été confiés pour le bien de la communauté.

 

En perdant patience, en soumettant l’esprit à la matière, nous avons oublié le mouvement spirituel, l’idéal capable d’entrainer les peuples.

 

Nous avons cédé, à la raison, à la gestion, la technocratie, et maintenant l’Europe baille, s’ennuie elle ne produit plus que des bilans, des chiffres, des pourcentages. Elle a abandonné l’imaginaire à l’impatience du profit, la douceur, la bienveillance à la brutalité, on ne rêve plus d’Europe on s’échine à respecter des critères, des règles communes qui veulent parler à tout le monde et à personne en particulier.

 

L’Europe en faisant la part belle à l’immanence a banni toute transcendance, sauf peut-être dans le sport et dans les projets Erasmus, où les hommes sont reconnus comme tels.

 

Les métaux confiés ont été fondus pour forger des idoles humaines à la finance. Les hommes ont cessé de regarder la nuée dans le ciel, ils marchent hagards les yeux paupières closes, la tête inclinée vers la terre.

 

L’Europe manque de rêves, de visions, elle compte. Elle n’est plus un continent, mais un archipel. Un voile noir a été jeté sur le drapeau européen, dont le symbolisme censé représenté l’unité, se désagrège peu à peu, l’image de cette femme couronnée d’étoiles, se perd dans la nuit de l’ignorance, la vision de l’apocalypse de Jean s’estompe.

 

Il est venu le temps de réunir ce qui est épars, de construire une nouvelle cathédrale capable d’accueillir toutes les lumières. Il est venu le temps de ne plus voir en l’Europe qu’une carte de géographie à l’instar  de ce que déclarait Paul Valéry :

 

« Je n’avais jamais songé qu’il existât véritablement une Europe ce nom ne m’était qu’une expression géographique. Nous ne pensons que par hasard aux circonstances permanentes de notre vie ; nous ne les percevons qu’au moment qu’elles s’altèrent tout à coup. »(1)

 

Il est temps de penser à l’éveil, au réveil de l’Europe, à sa renaissance. Plutôt qu’à je ne sais quel protectionnisme qualifié d’intelligent, par une sorte de pudeur. D’arrêter la récession de l’esprit européen qui inspira la construction de cette cathédrale commune. Il nous faut associer la force et la puissance à la culture, à l’ouverture cesser de regarder le nouveau monde, comme un idéal. Il nous faut inspirer l’universel, refaire une alliance entre tous les hommes.

 

L’Europe ne fait pas assez son cinéma au sens propre, comme au sens figuré.

 

Ne voyez pas de nostalgie dans mon propos, sauf à ne garder que la première partie de mot et sa signification grecque originelle de nostos, de retour, retour après un voyage périlleux à l’essentiel. Car c’est toujours des ténèbres que jaillit la lumière.

 

Jean-François. 

 

(1)Citation de Paul Valéry extraite de Oeuvres Tome 1. 

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Publié le par jean françois
VARIATION DE L'ESPOIR A L'ESPERANCE

VARIATION DE L’ESPOIR A L’ESPERANCE

 

 

C’est un parcours initiatique de passer de l’espoir à l’espérance. Un fol espoir ou un bon espoir peut-être ? Quand Racine dans Phèdre écrit : « l’espoir malgré moi c’est glissé dans mon cœur. »C’est déjà inconsciemment que l’espérance et au bout du chemin. Espérer c’est mettre un peu de future dans le présent.

 

Après tout il suffit d’un suffixe présent dans l’espérance et absent dans l’espoir, pour devenir un espérant. La Fontaine est bien lui aussi conscient : « qu’il faut un jour quitter le long espoir les vastes pensées. » Pour rentrer dans l’espérance, tout est dans la nuance, le subtil, le supplément d’âme qui permet l’élévation.

Si l’espoir apparaît souvent comme un manque, on s’y raccroche, quand on a peu de confiance en soi, on mise sur le hasard en quelque sorte. Sentant déjà intuitivement que l’espoir est  prémisse de l’espérance.

 

On nourrit parfois de vains espoirs, alors que l’espérance perdure, si l’âge est sans espoir de retour,l’espérance est toujours vivante malgré la mort, elle s’inscrit dans le cycle mort régénération. On vit d’espérance.

 

Il y a comme une sorte de fatalité passive dans l’espoir, alors que l’espérance est action, elle envisage l’avenir, elle est dans le désir, alors que l’espoir ne serait que dans le plaisir inattendu.

 

L’espérance se porte en soi et sur soi, un visage, un regard se remplit d’espérance, il est sans limite, l’espérance nous offre des ailes, pour nous élever plus haut, pour aller plus loin, elle pousse l’homme à planter, à semer.

 

Il est triste de voir un homme sans espérance, ses yeux sont vides, son cœur asséché.

Espérer, c’est sperare(latin)c’est-à-dire considérer que toutes choses doivent se réaliser, c’est attendre, mais aussi agir en confiance, en sérénité.

 

C’est pourquoi le franc-maçon homme de réflexion et d’action cultive les trois vertus théologales ; de foi d’espérance et de charité dans le jardin de son esprit où naissent les roses de l’amour.

 

Pierre Mollon voit dans la revue Points de vue initiatiques (revue de la GLDF) de mars 2019 : une odyssée initiatique dans le chemin qui mène de l’espoir à l’espérance, il a écrit : dans la triade républicaine Liberté, Egalité et Fraternité (…) dans cet article, l’espoir est défini comme le fait d’attendre avec confiance la réalisation dans l’avenir de quelque chose de positif, généralement  précis et déterminé que l’on souhaite, que l’on désire. Quant à l’espérance, il s’agit d’une disposition de l’âme ou de l’esprit qui porte l’homme à considérer dans l’avenir un bien important qu’il désire et qu’il croit pouvoir se réaliser. »

 

Il faut donc souhaiter à chacun que le feu du courage enflamme son cœur, et que la foi, la charité et l’espérance le fassent bénir de tous les hommes.

 

Jean-François. 

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Publié le par jean françois
LA CHEVALERIE DE L'ESPRIT

LA CHEVALERIE DE L’ESPRIT

 

 

 

Le célèbre discours du Chevalier André-Michael de Ramsay, dont on ne sait pas exactement à quelle date il a été prononcé sans doute en 1736, est une pierre posée pour la construction de l’ordre maçonnique en général et son imprégnation par les valeurs de la chevalerie en particulier dans les juridictions écossaises qui gèrent la transmission des hauts grades.

 

Ce discours oblige les francs-maçons a réfléchir sur les traditions qui jalonnent les légendes maçonniques, et déroulent leurs valeurs dans l’espace et le temps, elles sont réunies dans ce discours magistral, elles constituent les bases d’une « Religion Universelle », où chaque homme au-delà de ses différences peut trouver un port d’attache. 

 

Cette religion universelle de Ramsay prône l’amour de l’humanité en général, elle grandit donc l’homme au-delà de ce qu’il est, lui donnant une perspective, un but à sa vie réunir les hommes en une parfaite harmonie, les faire vivre dans une grande république utopique, une république de la bienveillance, mais aussi de l’exemplarité.

 

Une des performances du Chevalier de Ramsay si j’ose dire à été, de réunir l’institution Chevaleresque et l’institution maçonnique, de faire la transition de la pierre à l’esprit, de poser le compas sur l’équerre.

 

C’est dans un contexte historique particulier que la chevalerie de l’esprit se propage dans les loges maçonniques.

Jacques Bodineau dans la revue Salix organe de diffusion des Rencontres Ecossaises N°35 de Décembre 2007, relate : « Les Relations Ecosse France à l’aube du XVIIIème siècle. »

L’auteur rappelle l’histoire de la période de 1649 à 1746, les luttes de succession pour le trône d’Angleterre, la venue en France de Jacques II le Stuart, et de la diaspora jacobite, les chevaliers étaient légion à Saint Germain en Laye. Les travaux de David Stevenson enseignant à l’université de Saint Andrews servent de fil d’Ariane pour la compréhension de la naissance de la franc-maçonnerie spéculative, et sa forte connotation chevaleresque. Charles-Bernard Jameux dans ses recherches et en approfondissant les travaux de David Stevenson, dans son ouvrage Franc-Maçonnerie, temps, mémoire, symboles,émet, une thèse sur la datation de la franc-maçonnerie spéculative, de sa naissance en Ecosse, et de son imprégnation par les calvinistes.

 

Pour le Chevalier de Ramsay, les valeurs de la chevalerie sont universelles, on comprend dès lors la justification du grade de Chevalier d’Orient et d’Occident, et les valeurs partagées entre les chevaliers de l’esprit. Valeurs qui furent considérées comme subversives ont connaît la suite et les bûchers sur lesquels  ces valeurs devaient à tout disparaître en fumée.

 

En remontant le temps jusqu’au VIIème siècle et dans l’espace jusqu’à la péninsule Ibérique. A cette époque cette péninsule connaît une baisse démographique importante due à des  pandémies comme la peste, elle connaît aussi une lutte intestine pour le pouvoir politique, ces faiblesses furent une opportunité pour les musulmans. Après avoir la conquête de l’Afrique du Nord, la voie était ouverte pour la conquête de la péninsule Ibérique.

Les Juifs d’Afrique du Nord harcelés par les Chrétiens s’allièrent aux musulmans.

 

En 711 Tariq Ibn Ziyad débarque dans la baie d’Algésiras, les musulmans occuperont l’Espagne jusqu’en 801, leur départ définitif eut lieu en 1492 avec la chute de Grenade. A noter que chaque 9 octobre à Valence en Espagne on célèbre la victoire du Roi Jacques Ier d’Aragon, le Roi Jaime Ier qui bouta les musulmans hors de la ville en 1238.

 

Les musulmans avaient mis en place une civilisation cosmopolite idéale selon de nombreux historiens, on parle aisément d’apogée culturel. A y regarder de plus près ce fut une période de persécution des Juifs et des Chrétiens, sous ce califat d’occident, période qui peut rappeler les moments les plus sombres de l’inquisition.

 

S’il est incontestable que la vie culturelle et intellectuelle se développa en particulier à Cordoue, comme le témoigne l’architecture Andalouse. Il n’en demeure pas moins que la majorité du peuple était opprimée.

 

La seule présence d’Averroes, d’ailleurs considéré comme hérétique par ses congénères ne peut servir d’alibi, à cette civilisation qui opprima sans états d’âme. Une hirondelle ne fait pas le printemps, même Arabe.

 

Il faut donc un peu de mesure et de tempérance, dans nos enthousiasmes, être toujours dans une écoute bienveillante, sans pré jugé, sans a priori, les idées sont recevables, mais elles doivent être passées au tamis de l’histoire et de notre jugement en ayant une connaissance, la plus objective possible.

 

Si pour le franc-maçon le passé éclaire l’avenir, il faut le regarder avec rigueur.

 

Les Chevaliers qu’ils soient d’Orient où d’Occident ne forment pas semble-t-il une légion, capables de faire régner l’harmonie. Il faudra encore manier la truelle et l’épée, pour mettre fin  par exemple aux persécutions des chrétiens d’orient ou des musulmans de Birmanie.

 

Je remercie Christian M, un lecteur du Blog qui m’a fait parvenir un article de presse qui traite de ce sujet.

 

Jean-François. 

LA CHEVALERIE DE L'ESPRIT

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Publié le par jean françois
COMMUNIQUE

A moi les enfants.... et toutes les bonnes volontés, je serais absent du 26 Avril au 13 Mai.

 

Je recherche des articles pour le blog, vous pouvez me les faire parvenir ensuite je les programme pour cette période.

 

Merci d'avance aux contributeurs.

 

Adresse d'envoi :

 

courrierlafmaucoeur@gmail.com

 

 

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Publié le par jean françois
LE PHENIX QUEL DRÔLE D’OISEAU

LE PHENIX QUEL DRÔLE D’OISEAU

 

 

Dans le bestiaire de la symbolique maçonnique le Phénix occupe une place particulière, comme la Salamandre emblème de François 1er, il se joue des flammes et même il y puise sa force. Souvent mis en correspondance avec l’Aigle et le Pélican, il est présent dans presque toutes les traditions. 

 

Cet oiseau gazouille un peu partout, sur les bords du Nil avec l’Ibis, quoi de plus normal, il y a de l’alchimie là-dedans. Les Égyptiens, du moins ceux de l’Égypte ancienne étaient ivres d’éternité, il fallait pour eux renaître après la mort physique,  passer de la putréfaction à la régénération, ne pas interrompre le cycle. 

 

Le bestiaire symbolique Égyptien est impressionnant, les divinités portant des masques d’animaux sont légion. Les métamorphoses portées par ces têtes d’animaux, suggèrent l’évolution, c’est-à-dire l’initiation, le chemin de la partie animale, vers la partie spirituelle de notre être. 

 

Quand les métamorphoses protéiformes atteignent leur apogée, des couples se forment de divinités doubles, figurant les vertus. 

 

Et puis après tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut.

 

Le phénix, représente un exemple de l’art de mourir, les traditions tibétaines et indiennes sont aussi imprégnées de cette symbolique. Ce savoir traditionnel est parvenu jusqu'à la Perse avec Attâr et se retrouve dans son cantique des oiseaux, mais est aussi caché derrière les vers d’Ovide dans ses Métamorphoses.

 

Et que dire du nid du Phénix situé au sommet de la montagne de Qaf, considérée comme le centre du monde.

 

Carl Gustave Jung évoquait lui aussi, ce renouvellement de l’homme, cette quête du deuxième Adam, puissance de la vie de l’esprit.

 

C’est ainsi que de nombreux rites maçonniques en particulier le Rite Ecossais Rectifié et le Rite Ecossais Ancien et Accepté, ont fait dans leurs rituels initiatiques une place de choix au Phénix. Le feu qui le régénère est l’image de l’homme qui passe des ténèbres à la lumière. L’apprentissage de la mort devient plus facile, puisqu’ elle devient une étape vers la vie. De la mort resurgit la vie plus radieuse que jamais. 

 

Alors, ne naissons-nous pas de nous-mêmes comme le Phénix ?

 

 

Jean-François.

 

Texte de Attâr dans le Cantique des Oiseaux

 

Extraits : Du Phénix

 

Il y a dans l’Hindoustan un oiseau étonnant

Et de grande beauté qu’on appelle Phénix (…)

 

Il vit près de mille ans et sait exactement

Quand sonnera pour lui l’heure où il faut mourir

 

Au moment de mourir, s’arrachant à lui même

Il rassemble un grand nombre de fagots de bois

 

Et se jette éperdu au milieu de ces branches

En exhalent des plaintes à déchirer les cœurs (…)

 

Le jour où sa complainte fait couler tout ce sang

Est un jour parmi tous, bien extraordinaire

 

Alors quand il ne reste en lui qu’un dernier souffle

Il bat une fois des ailes et soudain de ses plumes

 

Jaillit un feu brûlant qui le prend tout entier (…)

 

Bois et Phénix alors se transforment en braise

Puis de l’état de braise, se réduisent en cendres

 

Lorsqu’il ne reste plus aucune trace de braise

De la cendre apparaît un nouveau Phénix (…)

 

Vit-on jamais au monde un semblable prodige : renaître de la mort et sans naître pourtant ? 

(…)

 

Ô toi qui vins au monde dans le dénuement

Sans force et misérable, en chevauchant  le vent

 

Même si tu siégeais à la tête d’un empire

Tu n’en repartiras qu’avec du vent dans les mains.

(Allusion à Salomon)

 

Texte : des Métamorphoses  d’Ovide extraits

 

(…) et la tribu des oiseaux, tout ce monde est né du milieu d’un œuf ?

Si on ne savait pas que c’est vrai, qui le croirait ? (…)

 

Ces animaux doivent à d’autres le principe de leur naissance, mais il y en a un qui se rétablit et se réengendre lui-même, un oiseau, les Assyriens l’appellent Phénix, ni de grains ni d’herbes il ne vit, mais des larmes de l’encens et du suc de l’amome

 

Dès qu’il a accomplit les cinq siècles de sa vie, sur la branche d’une yeuse ou au sommet d’un palmier tremblant, de ses griffes et de son bec pur il construit un nid.

 

Ici il entasse de la cannelle, les épis du nard doux, et, écrasée avec la myrrhe fauve, la cinname ; il s’installe dessus et finit, dans les odeurs, sa vie.

 

On raconte que va renaître, qui vivra tant d’années, du corps de son père, un petit Phénix.

Hallyday (Le phénix)
Comme cet oiseau brûlé
Qui renaît de ses cendres,
Comme cet oiseau sacré
Ressemble à s'y méprendre
A ta vie, à ton sort,
Depuis le temps qu'on crie ta mort.
Comme cet oiseau maudit
Par ceux qui disparaissent,
Ta tête est mise à prix
Chaque année dans la presse
Et ta vie et ton sort
Défient tous ceux qui crient ta mort,
Et ta vie et ton sort
Défient tous ceux qui crient ta mort.
Comme cet oiseau porteur
Du sang de tous les hommes,
Comme lui tu as le cœur
Offert à ceux qui donnent
Et ta vie et ton sort
Font un torrent de l'eau qui dort,
Et ta vie et ton sort
Font un torrent de l'eau qui dort.
Comme cet oiseau perdu,
Solitaire et sans âme,
Tu n'aurais pas vécu
Sans l'amour de ta femme
Et ta vie et ton sort
Seront pour elle jusqu'à ta mort,
A la vie, à la mort
Je serai là jusqu'à ma mort.
A la vie, à la mort,
Je te suivrai jusqu'à ma mort,
A la vie à la mort.
 
 

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Publié le par jean françois
REPARER AVEC LES OUTILS DU FRANC-MAÇON

REPARER AVEC LES OUTILS DU FRANC-MAÇON.

 

 

l’heure où nous allons momentanément nous quitter… A l’heure où la société semble faire un arrêt sur image, un point d’étape avant de continuer sa course folle, à l’heure où elle se fige dans la douleur et la violence provoquée par l’accélération des techniques, sans éthique et sans solidarité, techniques que les plus faibles s’essoufflent à suivre, au risque de mourir d’épuisement. Il est temps de chercher les outils pour réparer la France et le monde.

 

Il est temps d’agir, pas de rechercher avec une forme d’hypocrisie les solutions que l’on connaît déjà, la parole libérée dans cette nouvelle Babel ne suffira a réduire les fractures et les clivages, ne nous pouvons tous continuer a parler sans écouter l’autre. 

Cela ne mène qu’au renforcement de l’individualisme en oubliant le collectif. Dans un temps où l’exemplarité est vintage comme les objets qui reviennent dans nos salons.

 

Ce sont peut-être les lumières du passé, qui nous aiderons à avancer dans les ténèbres du labyrinthe de l’avenir.

 

Il faut bannir l’arrogance, les clivages, les petits arrangements, réduire les fractures, réparer.

 

Le numéro un du nouveau magazine ZADIG titre en première de couverture « Réparer la France. »

 

L’utopie ou la vanité des francs-maçons est de réparer ou de construire un nouveau monde.

Un article de Zadig est consacré au comédien Emmanuel Noblet qui a obtenu le Molière du seul en scène, avec son Réparer les vivants.

 

Au terme du spectacle des questions sont posées sur le sens de la vie, l’action de la société. Une spectatrice s’interroge et pose la question : est-il raisonnable, que l’état (c’est-à-dire nous) finance des performances chirurgicales coûteuses, pour prolonger la vie, ou réparer quelques individus. En laissant par ailleurs mourir des milliers de personnes dans les eaux claires de la Méditerranée ?

La réponse lui vient d’une autre spectatrice, qui déclare avoir été sauvée par une greffe du cœur et avoir ensuite donné naissance à deux petites filles qui sont avec elle ce soir.

 

Il y eut ce soir beaucoup de questions, peut-être moins de réponses et d’affirmations, on s’interrogea sur la valeur de la vie :

   

L’alchimie qui transforme en or le plomb du deuil pour celui ou celle dont la vie sera sauvée.

 

La quête du sens de la vie était l’invitée surprise, dans ce monde d’indifférence où passe devant nos yeux : des gens qui ne sont rien, des invisibles.Incapables d’être riches, célèbres, beaux, minces.

Ce soir-là la fraternité était l’invité mystère, l’altérité, la solidarité occupaient ensemble tous les fauteuils devant la scène, et loin très loin derrière au fond de la salle dans le noir avait été oublié l’égoïsme, l’ignorance, la peur, le fanatisme, le rejet de l’autre.

 

L’humanisme redevenait cool !

 

On se réjouissait d’un vol ! Les outils des francs-maçons avaient été dérobés par les spectateurs dans les colonnes situées à l’entrée du théâtre. 

 

Les spectateurs ne voulaient plus regarder, ils voulaient aussi jouer, agir, travailler à la construction d’un monde de liberté, d’égalité et de fraternité.

 

Jean-François.

 

LE FILM

LE FILM

 

 

Magazine ZADIG numéro 1. Réparer la France. Dans les Kiosques.

Article d’un comédien Emmanuel Noblet : Réparer les vivants et la société ?-

 

Emmanuel Noblet comédien formé au conservatoire de Rouen et à l’Académie du centre dramatique national de Limoges. Il remporte le Molière du seul en scène en 2017 pour réparer les vivants.

 

« Une société ne peut pas devenir démocratique si elle gouvernée par les préjugés et l’ignorance d’autrui. »

 

Pierre Rosanvallon Professeur au Collège de France.

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Publié le par jean françois
LE PARFUM TRANSPORT DE L'ÂME

LE PARFUM TRANSPORT DE L’ÂME

 

 

L’encens parfume parfois nos rituels maçonniques permettant l’élévation spirituelle, la montée, le transport de l’âme, l’ouverture du cœur. Il s’établit alors une correspondance entre le bas et le haut, la terre et la voûte céleste.

 

La sublimation de notre être matériel, vers sa partie spirituelle. 

 

Chevalier de l’esprit faites brûler l’encens.

 

L’homme peut maintenant voyager bâton en main planté en terre et tête dans les nuages l’esprit libéré. Charles Baudelaire et avant lui Jean de la Croix ont été transportés dans les spirales des parfums, sur le chemin de l’harmonie, de l’unité.

 

La rémanence des parfums permet l’écoute des battements de son cœur, dans le halo, le bloom parfumé, notre âme entre en odeur avec notre corps, elle le sublime, cet encensement permet l’union corps esprit. C’est stupéfiant l’effet du parfum, en nous remonte une sorte de pureté, j’ai éprouvé cela récemment cette impression en sentant l’odeur d’un jasmin immaculé.

 

Jean-François.

 

 

Texte de Jean de la Croix : 

 

«  Parfois le seigneur accorde de telles faveurs à l’âme son épouse, que son Esprit, en soufflant par ce jardin fleuri de l’âme, fait éclore tous les boutons où sont renfermées les vertus, il découvre toutes ces substances aromatiques des dons, des perfections et des richesses de l’âme, il en manifeste  le trésor et l’abondance et en déploie toute la beauté (…) C’est là ce qu’elle appelle répandre ses parfums (…) Ses parfums sont parfois si abondants que l’âme se croit investie de délices et baignée d’une gloire inestimable. L’impression en est si puissante que, non seulement elle est éprouvée à l’intérieur de l’âme, mais qu’elle rejaillit à l’extérieur.

 

Jean de la Croix extraits de Cantiques Spirituels, Oeuvres Spirituelles.

 

 

Charles BAUDELAIRE
1821 - 1867

Correspondances

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies, 
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,


Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

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Publié le par Jacques Viallebesset

Cet article est reposté depuis L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset.

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Publié le par Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine

Cet article est reposté depuis Le Blog-Notes du Rite.

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Publié le par jean françois
LA PORTE D'OR

LA PORTE D'OR

S’ARRACHER, TRAVERSER, DEPASSER, S’ELEVER…

 

 

C’est la première question qui fait naître le désir d’arrachement de ses habitudes. Puis l’on se lève pour partir, pour traverser la mer Rouge sang, l’on traverse pour retrouver sa liberté, pour s’arracher du joug de Pharaon, pour fuir de Babylone vers Jérusalem, plus simplement l’on traverse de l’ombre de la ruelle en direction de la lumière.

 

Choisir d’être en mouvement, d’évoluer, de changer, de s’initier, avancer, regarder plus loin, plus haut encore, dépasser la raison, pour atteindre le cœur de la vie, de sa vie.

 

Lever les yeux, éteindre les néons pour regarder les étoiles. Voir en soi, pour voir l’autre, les autres. Atteindre cette liberté de passer, aller du « je » au« nous ».

 

Refuser les dogmes imposés, mettre à mal nos certitudes, s’arracher des divisions, pour aller vers l’universel, l’humain, être capable de partager.

 

Être fou jusqu’à croire que l’on peut participer à un monde nouveau où chacun parle à l’autre, vaincre l’ignorance qui nourrit la peur.

 

Ni rire, ni pleurer, ni haïr, mais comprendre.(1)

 

Être un apostat de la haine, être fraternel et solidaire.

 

 

(1) B. Spinoza du Traité Politique.

 

Jean-François.

S’ARRACHER, TRAVERSER, DEPASSER, S’ELEVER…
S’ARRACHER, TRAVERSER, DEPASSER, S’ELEVER…

L’organisation des Rencontres Maçonniques de Kerdréan. Recherche des musiciens (musique classique, Jazz, musique celtique) pour un événement musical, qui se tiendra à Auray- Le Bono, sur les bords du Golfe du Morbihan, en Mai 2020.

 

Adresser vos propositions par mail à l’adresse suivante :

 

Lesmegalithesauray.secretariat@gmail.com

 

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