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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois

Suite à un incident technique, vous pouvez rencontrer des soucis d'affichage de vos articles, catégories et autres.
Ces éléments ne sont ni supprimés ni perdus et remonteront dans votre administration dès que la situation sera rétablie.
Merci de votre compréhension et de votre patience. L'équipe Overblog.

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Publié le par jean françois
SYNCHROTRON

SYNCHROTRON

 

 

La loge maçonnique est un Synchrotron. Un accélérateur d’électrons sur un parcours circulaire pourvu d’aimants, dirigeants les électrons sur l’orbite circulaire et atteignant pratiquement la vitesse de la lumière.

 

Le Synchrotron est une source de lumière dont l’extrême puissance permet l’exploration des matières inertes ou vivantes.

 

Il y a de la lumière dans le cœur des pierres et dans le cœur des femmes et des hommes. La loge maçonnique est le révélateur de cette lumière, l’apprenti maçon cherche la lumière au cœur de sa pierre brute, cette lumière dont l’intensité augmente du nadir au zénith, du cœur de la pierre, jusqu’à la Rose mystique, jusqu’à l’Éden du chevalier du Soleil, cette lumière qui régénère toutes les choses, des plus inertes au plus vivantes.

 

Comment dès lors s’étonner de la réponse du postulant à la question : Que demandez –vous ? La Lumière.

 

La loge rapproche les êtres en quête de la Lumière, dans un cercle au centre duquel se trouve le mandala maçonnique, le tapis de loge, tridimensionnel, en son centre descend le fil à plomb, la voie vers la quatrième dimension, l’échelle céleste.

 

Les sœurs et les frères réunis autour du tableau de loge sont des êtres synchrones, ils agissent en même temps, se dirigent ensemble dans la même direction, celle de la lumière éternelle. Ils sont traversés par les forces telluriques et célestes, ils sont des intermédiaires entre la terre et le ciel.

 

La loge Synchrotron, elle le lieu d’expansion de l’esprit, le Syn avec sa racine grecque Sun qui signifie :’ ensemble avec’, est à rapprocher par exemple de Synagogue le lieu de réunion de la communauté, ou mieux encore pour moi franc-maçon de Syncarpe qui vient du grec Karpos qui signifie fruit composé de coalescence de plusieurs fruits simples, je ne puis m’empêcher de penser aux graines des pommes de grenades qui ornent les colonnes de l’entrée du temple, ces graines qui sont autant de sœurs et de frères répartis sur l’ensemble de la terre et aussi réunis en force dans ces colonnes vertébrales qui montent de la terre au ciel.

 

Cela nous amène à réfléchir à cette étonnante Synchronicité développée par Car Gustave Jung, cette hypothèse pour l’explication globale du monde. Hasard, loi des séries, pourquoi sommes-nous réunis autour de ce tableau de loge, et que cherchons-nous individuellement et collectivement ?

 

En suivant cette thèse de Jung nous arrivons a penser qu’il n’y a pas de hasard, nous pensons à l’inconscient dans sa globalité et le hasard si l’on peut encore employer ce mot, prend du sens, l’imaginaire côtoie le réel, à moins que ce ne soit la trace, de la mémoire originelle, transmise de génération en génération.

 

Les pieds en équerre et la tête dans les étoiles, l’on participe à la création d’une harmonie, dont la conséquence est peut-être cette impalpable, indéfinissable égrégore, cette énergie cosmique qui se transmet dans une chaîne d’or spirituel, de corps à corps et de cœur à cœur.

 

Les photons de la lumière de l’inconscient collectif, parviennent jusqu’à notre inconscient personnel. Ce continuum de lumière est donc à la fois personnel et collectif. Il y a création d’un ordre qui allie recherche personnelle et projet collectif, une architecture suprême, supérieure propice à l’édification d’un temple de l’esprit universel, d’un monde meilleur, plus harmonieux. Ce monde se construit par l’action de la force des êtres synchrones, dans le Synchrotron de la loge maçonnique, la puissance de la lumière ainsi créée percute les portes du temple et se répand dans le monde.

 

Jean-François Guerry.

 

 

Sources d’inspiration : Le Littré et le livre de Jean-Luc Maxence Jung est l’avenir de la Franc-Maçonnerie. Chez Dervy Éditions.

Le terme synchrotron désigne un grand instrument électromagnétique destiné à l'accélération à haute énergie de particules élémentaires. Le plus grand accélérateur de type synchrotron est le Grand collisionneur de hadrons (LHC) de 27 kilomètres de circonférence, proche de Genève en Suisse, construit en 2008 par l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN).

 

La lumière synchrotron possède des caractéristiques exceptionnelles par comparaison aux sources de lumière classiques disponibles en laboratoire : son spectre d'émission s'étend de l'infrarouge aux rayons X avec une brillance (petite taille, intensité) exceptionnelle, le rayonnement est stable, pulsé, et avec une forte cohérence spatiale et temporelle. Il peut ainsi être comparé à un laser accordable sur une grande gamme de fréquences spectrales, depuis l'infrarouge lointain jusqu'aux rayons X durs pour les synchrotrons de 3e génération.

Il permet, par ses propriétés, l'accès à de nombreuses expériences, mises en œuvre sur des «lignes de lumière», véritables laboratoires fonctionnant en parallèle à partir d'un même anneau de stockage 

 

WIKIPEDIA.

 

SOLEIL est une source de lumière extrêmement puissante qui permet d'explorer la matière, inerte ou vivante.

Plus concrètement, c'est un accélérateur de particules qui produit un rayonnement synchrotron. Ce rayonnement est fourni par un anneau de stockage de 354 m de circonférence dans lequel des électrons de très haute énergie circulent quasiment à la vitesse de la lumière.

Capté à différents endroits de l'anneau, le rayonnement est canalisé vers des sorties, les lignes de lumières. Chaque ligne est un véritable laboratoire, instrumenté pour préparer et analyser les échantillons à étudier, et traiter les informations recueillies.

Opérationnel à partir de 2006, SOLEIL ouvre de nouvelles perspectives pour sonder la matière avec une résolution de l'ordre du millionième de mètres et une sensibilité à tous les types de matériaux. Ses applications sont multiples en physique, en chimie, en sciences de l'environnement, en médecine et en biologie.

Quelle est la différence entre un accélérateur de particules et un synchrotron ?

Un accélérateur sert à accélérer des particules élémentaires - protonsions, électrons, positons - pour les projeter contre des "cibles". Les collisions produites donnent naissance à d'autres constituants élémentaires. Un accélérateur sert donc essentiellement en recherche fondamentale. Le plus connu est celui du CERN à Genève.

Un synchrotron est un accélérateur d'électrons destiné à produire un rayonnement électromagnétique. Cette lumière est canalisée pour venir frapper la matière à explorer. Les applications concernent tous les domaines de la science.

Site : Futura Sciences.

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Publié le par jean françois
GALAXIE

GALAXIE

QUESTIONS DE TEMPS OU D’HEURE

 

 

Le temps de la réflexion amène souvent le profane à frapper à la porte du temple maçonnique, ou question d’heure peut-être, quand le soleil est à son zénith et que le profane au midi de sa vie pense avoir reçu toute les lumières, tous les savoirs. Qu’il succombe à la tentation du Je sais, Je sais, et s’aperçoit qu’au fond il ne sait pas grand chose. Alors les questions le prenne en tenaille : Qu’ai-je fait de mon temps, ai-je encore du temps devant moi, comme une fuite en avant, que puis-je faire du temps qui me reste, ai-je consommé mon capital temps ?

 

S’il ne me ne reste que peu de temps, quelques heures seulement comment les employer, à quoi et pourquoi ?

 

La vie est inséparable de la mort sans laquelle elle n’aurait aucun sens, pas même une existence. Nous savons que rien ne meurt, tout se transforme, pourquoi me hâter dans un temps qui n’est pas linéaire, donc sans fin. Dans notre monde les horloges s’affolent, bousculent nos vies, comment se donner du temps, comment donner du temps au temps ?

 

Pourquoi réfléchir de temps en temps et pas tout le temps ? Comme un conseil donné à l’enfant turbulent, qui déclare ne pas avoir le temps, malgré son jeune âge, le temps presse. Mais est-ce que le temps presse vraiment ?

 

Et puis soudain, il suffit d’un grain de sable dans l’horloge, d’un microscopique virus et les horloges ralentissent puis s’arrêtent se fracassent. «  Nous étions habités par l’idée que tout va de plus en plus vite. Avec la hantise de ne pas réussir à tenir le rythme. Avec une conscience de plus en plus aiguë de l’impact négatif de cette vitesse sur la qualité de vie et sur l’état de santé de la planète. » (extrait éditorial du Journal La Croix du mardi 03 mars 2020 par Guillaume Goubert.) Faut-il s’affoler ou prendre le temps comme il vient, mais au fait qu’est-ce le temps ? Claude Galinier nous propose une réflexion sur le temps, avant de nous quitter momentanément essayons de pénétrer les secrets du temps.

 

Dans nos loges nous nous posons aussi la question du temps, mon temps est-il celui des autres pas sûr ! Le vénérable qui préside aux travaux s’interroge, avons-nous  l’âge, avez-vous fait votre temps, est-ce le temps du passage, est-il l’heure, avons-nous les mots du temps sacré ?

 

Le temps n’est-il pas ce vent bruyant qui ouvre les portes du temple, ou les ferme pour en ouvrir d’autres.

 

Ne confondons-nous pas l’heure et le temps ? Je vous laisse le temps de méditer sur les paroles de Claude et sur ces paroles des Touaregs, hommes du désert : « Vous, vous avez l’heure, nous, nous avons le temps. »

 

Jean-François Guerry.

QUESTIONS DE TEMPS OU D'HEURE

 

La Flèche du Temps.

 

 

Dans le Qohélet (1) de l’Ancien Testament, il y a un moment pour tout. Pour chaque chose sous le ciel, pour enfanter et mourir, pour planter et arracher le plant, pour tuer et guérir, pour saper et bâtir, pour pleurer et rire, se lamenter et danser, pour jeter des pierres et en amasser.. et cela continue dans la page biblique.

 

Le temps a toujours été un mystère. Les philosophes grecs sont même allés jusqu’à remettre en question son existence. Zénon d’Elée,(Stoïcien est son auto-inventeur 490-425 Av JC) imagine une flèche en mouvement observée au moment même où elle passe à côté d’une autre flèche immobile. La flèche en mouvement qui doit changer de position, de mouvement mue par la vitesse, alors qu’à l’instant précédent, elle était ingouvernable, indiscernable de celle à l’arrêt, figée dans un arbre.

 

Dans la physique moderne, les flèches ne sont pas identiques. La flèche en mouvement est dotée d’inertie ou énergie cinétique. Le paradoxe de Zénon nous indique le temps est lié au mouvement et au changement de position de la flèche.

 

Aristote (322 av JC) argumente que le temps est mouvement, puisque on le mesure à l’aide du déplacement du soleil dans le ciel ou du sable dans le sablier. L’existence du passé et du futur est nécessaire pour  qu’il y ait mouvement. Si le seul présent existait  le mouvement ne pourrait avoir lieu. Si tout mouvement cessait y compris celui des atomes, le temps s’arrêterait.

 

Saint-Augustin (354-430) réfléchit à la nature du temps dans ses confessions. Le temps n’existe pas en soi mais traduit une tendance qui transforme le présent au passé, et le futur au présent. Puis il s’en remet à Dieu.

 

Galilée (1564-1642) se rendit compte que l’on pouvait décrire le mouvement des corps à l’aide de formules mathématiques, exprimant l’évolution corporelle de quantités observables et mesurables avec un instrument. Galilée découvrit que l’on pouvait s’appuyer sur le nombre d’oscillations d’un pendule en observant les petits mouvements d’un lustre qui pendait au plafond de la cathédrale de Pise, les comparants avec les battements de son cœur. Galilée vérifia que le nombre de battements du cœur, restait le même par rapport au temps d’une oscillation du lustre. Observation fondamentale  qui est à la base de l’horlogerie moderne, puisque la période d’un pendule dépend de la longueur de sa corde et de la pesanteur.

 

Quelques années plus tard le physicien néerlandais Christian Huygens (1629-1695) construisit la première horloge à pendule. Quand il s’agissait de manipuler les notions d’espaces et de temps, Isaac Newton était pragmatique. Le temps absolu, vrai et mathématique, en lui-même et de sa propre nature, coule uniformément sans relation à rien d’extérieur et, reste toujours le même immobile. Il décrivit les lois de la mécanique et de la gravitation universelle.

 

Gottfried Leibnitz, considérait l’espace et le temps comme des catégories crées par l’esprit, pour organiser  efficacement les impressions des sens.

 

De nos jours les scientifiques s’efforcent de supprimer le temps des équations de la physique et de décrire ses changements sans avoir recours à une quelconque référence absolue

C’est en 1927, à l’Université d’Edimbourg dans le cadre des Gifford lectures, que l’astronome Anglais Arthur Eddington a pour la première fois parlé de « la flèche du temps .» Eddington de son vivant jouissait d’une grande renommée scientifique. Lors de sa conférence de 1927, il passa en revue les grandes révolutions qui avaient secoué la physique au cours des deux dernières décennies du XXème siècle. La relativité générale, et la mécanique quantique.

 

Eddington ne fit pas que de leur rendre hommage, en quelques minutes ils aborda la contradiction entre le temps symétrique des équations et le temps asymétrique de l’expérience humaine. C’est alors qu’il fit usage du terme nouveau. J’emploierai l’expression, flèche du temps, pour exprimer cette propriété unidirectionnelle du temps qui n’a pas d’équivalent dans l’espace.

 

Pourtant les grandes lois de la physique, s’avèrent indifférentes au sens du temps. Le temps qui régit les lois physiques n’interdit pas à la rouille de quitter le fer, ou à un tronc d’arbre pourri de retrouver sa vitalité et, d’évoluer jusqu’à devenir une graine. Le paradoxe de la flèche du temps naît du fait que les équations de Newton, d’Einstein ou de Schrödinger n’empêchent pas que se forme des mouvements atomiques ou moléculaires concertés, dont l’effet visible serait un vase qui se reconstituerait spontanément à partir de ses fragments. L’expérience nous dit que le temps s’écoule de manière irréversible dans un seul sens, du passé vers le futur. Pourtant les lois fondamentales de la physique ne semblent en aucune façon l’empêcher de changer son cours. Où réside l’erreur ? Dans les équations, ou bien dans notre perception du temps depuis le Big-Bang.

 

 

La terre nous entraine à travers l’espace en 30 km seconde dans son voyage annuel auteur du soleil. Le soleil emmène la terre dans son périple autour de la voie lactée à 230 km seconde vers sa compagne Andromède.

Le groupe local qui contient notre galaxie et Andromède tombe à 600 km par seconde environ, attiré par l’amas de la vierge en direction de l’Hydre du Centaure.

 

Nous ne savons pas pourquoi la lumière voyage à 300 000 km seconde. Le physicien Anglo-Américain Freeman Dyson l’affirme ; l’Univers savait quelque part que l’homme allait venir.

 

 

Une particule de lumière, qui se désintègre spontanément en deux photons. Du fait des lois de la symétrie, les deux photons partent dans des directions opposées. Si A part vers le nord, B est détecté au sud, jusqu’à là, les choses sont ordinaires. La physique classique nous dit que le comportement de A et de B devrait être indépendant, car ils ne peuvent pas communiquer.

 

Comment expliquer le fait que B sache toujours ce que fait A, par la mécanique quantique. Même s’ils se trouvent aux deux extrémités de l’Univers à des milliards d’années lumière, ils communiquent instantanément. La position de réglage de certaines constantes fondamentales et de certaines conditions initiales est proprement époustouflante.

 

Considérons les charges électriques du proton et de l’électron. Bien que le proton soit deux mille fois plus massif que l’électron, leurs charges sont égales à un extrême degré de précision. Si la charge électrique du proton et celle de l’électron différaient d’un centième de millionième, les atomes qui composent la matière ne seraient plus neutres, les forces électromagnétiques les feraient se repousser les uns les autres, et les pierres, les tables et les personnes exploseraient.

 

 

À l’échelle des galaxies ou des étoiles, cette contrainte d’égalité des charges devient encore plus importante, car ces objets contiennent encore plus d’atomes.

 

Si les charges du proton et de l’électron différait ne serait-ce que d’un milliardième de milliardième (10 + 18 zéros) tout l’Univers exploserait, la Terre, les Étoiles. Sans étoiles il n’y aurait ni élément, ni vie, ni conscience.

 

La gravité agit toujours dans le même sens. Ce qui n’est pas le cas de la force électromagnétique.

 

Mes sources : Trinh Xuan Thuan – Hubert Reeves.

 

Claude Galinier.

 

(1) Le Qohèlet appelé aussi l'Ecclésiaste.

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Publié le par jean françois
LA REVUE DU DROIT HUMAIN PERSPECTIVE N°4
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Francs-maçons, hommes et femmes fraternellement unis, sans distinction d'ordre social, ethnique, philosophique ou religieux, la Fédération française de l'Ordre ...
 
Revue Perspectives N°4 "Penser et Agir..."

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Publié le par jean françois
LA FLEUR D'OR

LA FLEUR D’OR

 

« Le naturel s’appelle la voie. La voie n’a ni nom ni forme : c’est simplement l’essence de l’esprit primordial. »

Lu Tsou.

 

C’est un traité alchimique, chinois taoïste, il a été attribué à Dong bin Lü, maître taoïste un des huit immortels de la mythologie populaire chinoise. Carl Gustav Jung en est le traducteur scientifique reconnu.

 

Jung dans ses recherches sur la psychologie des profondeurs s’est fortement inspiré de l’alchimie chinoise et de ce traité, ses démonstrations pour relier l’inconscient personnel à l’inconscient collectif et inversement, font penser à la table d’émeraude.

 

Véritable initiation, descente en soi-même et montée vers la spiritualité, par la méthode du symbolisme connue des enfants de la lumière en recherche de la vérité et de la parole perdue, de la parole initiale, initiatrice.

 

Cette recherche de la lumière intérieure, de ce que Jung appelle l’individuation, est pour le franc-maçon l’initiation. D’où l’intérêt conjugué entre les adeptes de Jung et les francs-maçons, pour l’alchimie et l’ésotérisme en général.

 

Les philosophes des religions comparées que sont : René Guénon, Mircea Eliade, Georges Dumézil, Henry Corbin, Antoine Faivre, Gilbert Durand se sont comme Jung intéressés aux expériences menées par les alchimistes, dont l’objectif, n’était pas la transformation des métaux, ceux-ci était restés à la porte de leurs laboratoires, comme nous laissons les nôtres à la porte de la loge, leur objectif était bien le travail sur la matière, mais la matière humaine, il s’agissait pour eux de modifier, de métamorphoser l’être. De faire surgir des profondeurs l’être intérieur, de faire passer la lumière, pour passer de l’avoir à l’être. Là est la véritable alchimie.

 

Faire travailler l’esprit, l’imagination, activer la flamme éternelle, intemporelle, universelle qui brûle en tout homme.

 

Cette flamme qui du cabinet de réflexion où elle vacille, monte des profondeurs de l’être, jusqu’à l’Orient dans l’espace sacré de la loge, véritable œuf alchimique, athanor de la transformation. Cette flamme qui parcoure les colonnes, de la pâleur de lune à l’éclat du soleil et propage la sagesse de sa grande lumière, sa beauté et sa joie dans les cœurs des sœurs et des frères réunis dans une chaîne fraternelle, dont les maillons s’ouvrent sans fin à travers le temps et l’espace, pour accueillir les cœurs purs, qui frappent, demandent, et cherchent la lumière.

 

Cette lumière intérieure de l’épanouissement de l’esprit s’éveille comme une fleur d’or, cette fleur est comme le Lotus des colonnes du temple elle pousse sur une terre en jachère, une eau parfois trouble et fétide, mais elle donnera pourtant une merveilleuse fleur, car cette fleur se nourrit aussi de la rosée céleste quelle conserve dans son réceptacle, elle se déploie et s’éveille comme l’esprit.

 

Ainsi l’être fragmenté se réunit dans le cœur de la fleur d’or, de la rose mystique, d’elle monte le subtil dans les volutes de l’encens, d’elle naît la quintessence de l’être. Cultiver et cueillir la fleur d’or permet accéder aux profondeurs de son être, sans entraves, sans dogmes, par la seule force de sa volonté, après avoir fait le vide en soi, évacuer les scories, tous les savoirs pour accéder à la Connaissance,  les encombrants inutiles de l’ego, pour pouvoir retrouver l’esprit originel, par une nouvelle naissance.

 

Comment ? Par une méditation personnelle, un silence absolu sur les secrets du sacré, et par la force des colonnes de la loge c’est-à-dire le collectif l’aide fraternelle. La mise en mouvement de cet éveil intérieur pour les francs-maçons se fait par la pratique en loge du rituel initiatique, par l’ouverture des travaux, l’esprit s’ouvre, par le tracé du tableau de loge véritable mandala maçonnique, couvert d’une forêt de symboles, et puis à force de travail et persévérance viendra une douce habitude du bien et du beau, si bien que les travaux un jour ne seront plus fermés mais simplement suspendus ; le temps nécessaire au repos, à la respiration régénératrice pour reprendre force et vigueur.

 

Celui qui cherche la fleur d’or est semblable à celui qui visite l’intérieur de la terre à la recherche de la pierre mystérieuse du philosophe, semblable à celui qui recherche au fond de lui, de son soi la flamme qui donne du sens à sa vie, qui l’éclaire c’est un compagnon qui cherche l’étoile. Il cherche ce feu qui fait revivre sans cesse la salamandre et le phénix, c’est celui qui voit l’or dans le plomb, alors que d’autres n’y voient que du vil métal, ils sont dans l’espérance, ils croient à la perfectibilité de l’homme, à sa transformation progressive.

Ils ont la foi maçonnique, la certitude du possible perfectionnement  de la matière, pour en sortir la moelle rabelaisienne.  Ce sont ceux qui voient la fumée qui s’élève du tertre ou est enfoui le maître intérieur, qui constatent que la chair quitte les os, qui regardent la branche d’acacia imputrescible plantée par les maîtres en attente de la re naissance radieuse.

 

Ces maîtres là, sont ceux qui cherchent la fleur d’or, ou la rose mystérieuse  de l’amour, sans laquelle tout n’est rien.

 

Jean-François Guerry.

 

 

Note : Sources C G Jung est l’avenir de la Franc-Maçonnerie par Jean-Luc Maxence.

 

La Fleur d’or auteur présumé Dong bin Lü Maître taoïste. Éditeur scientifique C G Jung source BNF.

LA FLEUR D'OR
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ON NE PEUT PLUS RIEN DIRE ! VRAIMENT ?

ON NE PEUT PLUS RIEN DIRE ! VRAIMENT ?

 

 

C’est le titre de la première de couverture de l’hebdomadaire du journal « La Croix »du Samedi 29 Février et Dimanche 01 mars 2020. Un hebdo et un journal pas seulement destiné aux chrétiens et aux catholiques, ou alors à tous ceux qui se reconnaissent dans l’étymologie grecque du mot catholique c’est-à-dire universel.

 

Lequel journal qui a été honoré du titre de meilleur quotidien de la presse écrite pour l’année 2019. Sans nul doute pour ses articles de fonds, détaillés et bien renseignés, qui ne se soumettent pas à la dictature de l’immédiateté. C’est avec le recul et la réflexion nécessaire que tous les thèmes sont abordés, que toutes les opinions sont écoutées, avec un maximum d’objectivité, de la véritable information en somme, et non de la communication de crise permanente pour satisfaire au Dieu de l’audimat.

 

J’ai retenu dans ce dernier hebdo d’abord un article sur la crise de l’hôpital public, puis une série de cinq articles sur les outrances verbales, des polémistes et des militants ainsi que les appels à la censure, et les oppositions à la liberté d’expression, liberté majeure issue du combat pour les libertés en général, victoires de l’esprit des lumières et de la liberté de penser.

 

  • L’article sur l’hôpital public : « Pr Cécile Vigneau Cheffe de service, pourquoi j’ai démissionné. »

 

Il y a un mois Cécile Vigneau démissionnait avec 50 collègues. Manque de moyens, course après le temps, sentiment d’incompréhension… elle décrit une crise de l’hôpital qui met patients et soignants en danger.

 

On vante à longueur de temps notre service de santé, la qualité de nos soignants, et on fait semblant de les écouter. Ils sont corvéables à merci, l’on se repose sur leur dévouement et leur vocation, ils sont aux ordres des technocrates et des financiers du nouveau monde, ils sont une bonne image dans la population, mais cette même population les laisse se battre seuls contre une administration qui ne pense que chiffres et bilans.

 

Le service des urgences de Rennes pour y avoir accompagné à plusieurs reprises ma défunte mère sur la fin de sa vie, est par exemple le jeudi soir, la fameuse soirée festive hebdomadaire des étudiants submergé par les jeunes et les moins jeunes en état de coma éthylique pris en charge dans les rues du centre ville par les pompiers soumis à leurs insultes, cela dans l’indifférence générale.

 

  • Peut-on insulter la religion ?

Il s’agit là d’une analyse de l’affaire Mila.

 

L’article parle de liberté d’expression, des dérapages verbaux, des insultes à la religion, de blasphème, de la confusion entre la critique d’une religion en général et de la critique ad hominem de ceux qui croient.

 

  • Les artistes doivent-ils s’autocensurer ?

Une mise en scène des suppliantes a été annulée en mars 2019 sous la pression de militants antiracistes.

 

Le metteur en scène Philippe Brunet a été mis en cause, accuser de Blackface  par la ligue de défense noire africaine, il assure n’avoir repris qu’une tradition antique.

Des thèses s’affrontent : « Qu’est-ce qu’une victime ? Être noir ne fait pas de vous une victime ! » « Cessons avec ses assignations identitaires… »

 

Je tremble encore en pensant au délice de la boulangerie de mon beau-père, qui chaque dimanche me disait « allez on se fait une tête de nègre ! » Lui qui était l’exemple même d’un être bon tolérant, ouvert, humaniste, militaire il avait combattu avec ses frères d’arme sénégalais. Il faudrait qu’il se taise et soit jeté en pâture à l’opprobre publique ?

 

  • Où commence la provocation à la haine ?

« Les saillies débridées d’Éric Zemmour ont entrainé sa condamnation pour provocation à la haine raciale.»

 

Il avait affirmé : « Dans les innombrables banlieues françaises.. » se jouait « Une lutte pour islamiser le territoire. » « Un djihad » et avoir donné le choix aux musulmans « Entre l’islam ou la France. »

 

Incitation à la haine, violence verbale, outrance, mensonge ?

 

 

  • Le débat à la fac est-il menacé ?

« Sylviane Agacinski philosophe qualifiée d’homophobe à été privée de tribune pour avoir voulu débattre du thème : « L’être humain à l’époque de sa reproductivité technique. »

 

Ce n’était qu’un débat, il a été empêché par un groupuscule d’opposants et la faiblesse de la direction de la fac, malgré l’indignation de la totalité du monde politique indigné, mais inerte. Elle a donc été privée de la liberté fondamentale d’expression, pour inscrite dans la constitution des droits de l’homme et du citoyen. Elle a rejoint en cela un autre philosophe Alain Finkielkraut et un ancien président de notre république François Hollande eux-aussi privés de leur liberté d’expression ! 

Au mépris de la formule Voltairienne des lumières : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire. »

 

 

- Peut-on tout dire au nom de l’humour ?

 

Le bouffon antisémite Dieudonné qui ne s’exprime lui aussi que par des saillies verbales, a été condamné comme « multirécidiviste de l’abus de la liberté d’expression, et d’atteinte à la dignité de la personne. »

 

Tous ces articles écrits après une nécessaire respiration, une nécessaire réflexion, ont plus de force et d’objectivité que les propos éphémères tenus dans l’instant sous le coup de l’émotion et gonflement médiatique et oubliés sans lendemain. 

 

Ils démontrent que l’on peut encore dire, mais surtout écrire dans notre pays fondateur des libertés et surtout de la liberté d’expression. Alors il faut lire, relire la presse écrite, ne pas succomber à la dictature de l’audimat, faire l’éloge de la lente réflexion, de l’objective sagesse.

 

Ces articles sont suivis de deux points vue, d’analyses. Par une psychologue  Emmanuelle Laurent qui écrit : « On parle, sans être capable de se parler. » L’historien Louis Garrigues écrit : « La violence verbale n’est pas nouvelle. »

 

Je dirais pour ma part vu sous le prisme maçonnique, l’angle comme disent les journalistes. Quelques soient vos convictions : Sapere Aude pensez par vous même, lisez, lisez tout pas seulement ce avec quoi par avance vous adhérer, ou vous êtes d’accord, le compas de l’esprit doit toujours être largement ouvert, ce qui n’empêche pas une démarche en équerre, pour la défense de la justice contre les oppressions d’où quelles viennent.

 

Jean-François Guerry.

 

 

Sources : LA CROIX l’hebdo du 29 février et 01 mars 2020.

Sa devise : Rencontrer, Explorer, S’inspirer, Ralentir.

ON NE PEUT PLUS RIEN DIRE ! VRAIMENT ?

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Publié le par jean françois
À lire le commentaire de l'article du dimanche 01 mars 2020 sur Franc-Maçonnerie et Religion par Charles-Bernard Jameux

 

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Publié le par jean françois
L'ART DE LA MÉMOIRE LA MORT

L’ART DE LA MÉMOIRE ÉVOQUE LA MORT.

 

Notre frère Claude, contributeur du Blog a été décidément inspiré par la thèse d’un autre frère Charles-Bernard Jameux et ses recherches sur l’Art de la Mémoire et les origines de la franc-maçonnerie spéculative.

Il vous offre ses réflexions.

 

Jean-François Guerry.

 

Dans la Genèse la mort fait son apparition sur terre, lorsque abusés par le serpent, Adam et Eve ont désobéi au seigneur, qui les a punis en les rendant mortels. Le meurtre a fait son apparition sur terre, quand Caïn a tué Abel, mais le diable également n’a-t-il pas joué un rôle en l’occurrence. Le texte est obscur mais il semblerait que Dieu et le péché, luttent pour se rendre maître de Caïn. Seules quelques traductions modernes personnifient le péché, chose rampante tapie à la porte, pour laquelle Dieu exhorte Caïn à résister, mais la tradition juive bien établie, avait déjà procédé à cette assimilation : « Dieu a crée l’homme pour qu’il soit incorruptible et immortel, lisons nous dans le livre de la sagesse qui reflète cette tradition. Et il l’a fait image de ce qu’il possède en propre. Mais par la jalousie du diable la mort est entrée dans le monde. Il la subisse, ceux qui se rangent dans son parti. » (Sagesse 2,23-24)

 

 

Dans ses pensées Pascal revient sur cette idée en provenance des évangiles :

« Tu ne sais pas à quel moment le seigneur va t’appeler, dans 10 ans, 10 minutes. »

 

La philosophie aussi sans connotation religieuse, insiste sur le fait qu’elle est une préparation à la mort. Un chapitre des Essais de Montaigne s’intitule : Philosopher apprendre à mourir. Socrate : «  l’existence est une erreur. » Nietzche : «  Dieu est mort. »

 

 

Le Bouddhisme et la mort.

 

Dans la doctrine bouddhiste, la transition après la mort s’appelle le Bardo. Il existe un traité du Bardo. La pensée de la mort demeure constamment dans l’esprit du pratiquant, sans être triste ou morbide. Cette pensée est une incitation à utiliser chaque moment de l’existence pour accomplir cette transformation intérieure en un seul instant de notre précieuse vie humaine.

 

L’arrêt du souffle est suivi de plusieurs étapes de dissolution de la conscience et du corps. Lorsque le monde matériel s’évanouit à nos yeux, l’esprit se fond dans l’état absolu par opposition à celui du monde conditionné que nous percevons, lorsque, lorsque notre conscience est associée au corps. Au moment de la mort la conscience se résorbe pendant un très court instant, dans ce que l’on appelle l’état lumineux. Puis elle en resurgit pour traverser un état intermédiaire au Bardo, qui conduit à une nouvelle existence ou renaissance.

 

Il existe des méditations qui visent à demeurer dans cet état absolu, avant que les différentes expériences du Bardo ne surviennent, afin d’atteindre à cet instant  la réalisation de la nature des choses.

 

Le Bouddhisme considère que la souffrance n’est ni un hasard ni le résultat d’un destin ou d’une volonté divine, mais simplement le fruit de nos actes passés. Bardo, signifie transition ou état intermédiaire. On en distingue plusieurs, le bardo de la vie, état intermédiaire entre la naissance et la mort, le Bardo du moment de la mort, ou de la conscience qui se sépare du corps. Phases de dissolution des facultés physiques et sensorielles et, la dissolution intérieure des processus mentaux.

 

La première est à comparer à la résorption des cinq éléments qui constituent l’univers. La terre se dissout, le corps devient pesant, l’eau se dissout, nos muqueuses se dessèchent, nous avons soif, notre esprit devient confus et dérive comme s’il était emporté par une rivière, l’élément feu disparaît, le corps perd sa chaleur et, il devient de plus en plus difficile de percevoir le monde extérieur. Nous avons du mal à respirer, nous ne pouvons plus bouger et perdons conscience.

Des hallucinations arrivent, le film entier de notre existence se déroule en notre esprit. Parfois une grande sérénité survient, on verra un espace lumineux et paisible. La respiration cesse.

 

Une énergie vitale le souffle interne, se maintient pendant quelques temps et, cesse à son tour. C’est la mort, la séparation du corps et de la conscience. Ce courant connaît alors toute une série d’éclats de couleurs de plus en plus subtils, c’est la deuxième dissolution, celle intérieure. On fera successivement l’expérience d’une grande clarté, d’une grande félicité et d’un état libre de tout concept. C’est à ce moment là que l’on fait brièvement l’expérience de l’absolu.

 

Un pratiquant aguerri peut alors demeurer dans cet état absolu et attendre l’éveil qui est un être réalisé, c’est-à-dire la découverte de la nature intime de soi-même.

 

Sinon, la conscience s’engage dans un état intermédiaire entre la mort et la prochaine renaissance. Pour quelqu’un qui n’a aucune réalisation spirituelle, la résultante de toutes les pensées, paroles et actions de sa vie écoulée, détermine l’aspect plus ou moins angoissant du Bardo. Il s’y trouve emporté comme une plume par le vent du Karma. Seul celui qui possède une certaine réalisation spirituelle peut en diriger le cours.

 

Puis vient le Bardo du devenir, c’est là, qu’apparaitront les modalités de la prochaine existence. Le processus de la renaissance est le même chez les êtres réalisés et ordinaires. Les êtres ordinaires se réincarnent par la force, résultante de leurs actions passées, tandis que les êtres réalisés, libérés du Karma négatif, se réincarnent sciemment dans des conditions adéquates pour continuer à aider les êtres.

 

C’est la raison pour laquelle, il est possible d’identifier la nouvelle existence d’un maître défunt. Réincarnation d’un esprit et peu importe l’enveloppe charnelle.

 

Je pense à la réincarnation périodique en nos loges de l’esprit d’un nouvel Hiram, relais et porteur, de la parole perdue. Cette dernière doit avec le temps, s’actualiser et se moderniser par la renaissance d’un nouveau VM, qui en est le dépositaire pour un temps déterminé. La maçonnerie de demain doit travailler ce mystère de la réincarnation en général, véritable ouverture vers un Grand Architecte de l’Univers. Afin d’apporter aux humais une lumière nouvelle source d’une vie meilleure.

 

Claude Galinier.

 

Mes sources: Le livre des Morts Tibétains.

PROLONGEMENT..

 

Dans le prolongement de l’art de la Mémoire…

 

Dans l'Art de la mémoire, on parle de la mort.  Dans la nuit du livre d'Elie Wiesel, qui décrit la pendaison par les SS de deux hommes et d'un jeune garçon.  Les trois condamnés montèrent ensemble sur leur chaise. Les trois cous furent en même temps introduits dans les noeuds coulants. " Où est le Bon Dieu, où est t'il ?, demanda quelqu'un devant moi ".

 

Sur un signe du chef de camp, les trois chaises basculèrent. Silence absolu dans le camp. A l'horizon le soleil se couchait. Les deux adultes ne vivaient plus. Mais la troisième corde n'était pas immobile ; si léger, l'enfant vivait encore...Plus d'une demi heure, il resta ainsi, à lutter entre la vie et la mort, agonisant sous nos yeux...Derrière moi, j'entendis le même homme demander : " Où donc est Dieu ". Et, je sentais une voix en moi, qui lui répondait : "Où il est ? Le voici --  il est pendu à cette potence.

Claude Galinier.

L'ART DE LA MÉMOIRE LA MORT

 

 

 

Merci mon frère Claude pour ce voyage entre la vie et la mort, pour une nouvelle re naissance, réincarnation, d’un homme amélioré par la pratique des vertus, qui aspire à son harmonie et à transmettre ce qu’il a reçu, c’est-à-dire la mémoire du bien, du beau, du vrai.

 

Cet homme, ce maître qui est présent dans la chaîne d’union de toutes les loges, et dont l’esprit bienveillant rempli le cœur de joie de chaque nouvel initié aux mystères, c’est ainsi que la mémoire des anciens brille encore en nous. Cette lumière qui vient des bords du Nil (livre des mort des Égyptiens), cette lumière des montagnes du Tibet (Livre des Morts Tibétains), cette lumière qui transperce les rosaces de nos cathédrales, (œuvre des compagnons bâtisseurs), cette Lumière de l’esprit des lumières, dont nous sommes dans nos loges les humbles passeurs, les chevaliers servants, dépositaires de l’ensemble de ces secrets, dont l’ultime, le plus universel, celui qui cimente toutes les traditions est l’amour fraternel.

 

Par notre initiation nous parcourons un chemin dans cette spirale ascendante qui comporte une succession de morts et de régénérations, ces apprentissages nous apprennent à vivre et à mourir, en progressant de plus en plus vers l'ultime beauté celle de la septième vallée, à la recherche de la vérité et de la parole perdue, ces métamorphoses successives, nous entrainent vers la découverte de plus en plus approfondie de notre être intérieur, à la découverte de notre âme. (Référence au livre de C G Jung « L’homme à la découverte de son âme. ») C’est à cette recherche de la connaissance de ce que nous sommes et des mystères du monde, que nous a conduit Claude, en nous invitant à monter dans la felouque sur le fleuve, cette barque qui conduit les âmes vers la pesée après la vie terrestre, ces pesées semblables aux Karmas. Qui quand ils auront atteints leur finitude, leur complétude, nous serons libérés, sereins dans une harmonieuse unité, au centre du cercle.

 

Jean-François Guerry.

 

L'ART DE LA MÉMOIRE LA MORT
L'ART DE LA MÉMOIRE LA MORT

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Publié le par jean françois
CONTINUUM...

CONTINUUM…

 

 

Le concept de continuum, appelé par Jean Liedloff, dans son livre « À la recherche du bonheur perdu. » Traite de la prise en charge des jeunes enfants par leurs parents, livre dans lequel il dénonce la séparation du nourrisson de sa mère. Si la recherche du franc-maçon est comparable à celle du bonheur perdu, c’est-à-dire de la parole perdue. Alors le continuum est l’initiation, cette recherche étape par étape de la connaissance de soi et des mystères de la vie.

 

Ce continuum initiatique se réalise dans la tradition maçonnique, à la fois dans le secret de son intimité et grâce à un collectif qui regarde dans la même direction. Ce collectif est un transmetteur, le transmetteur du rite initiatique, pratiqué dans le cadre d’un rituel spécifique élaboré sur les bases les valeurs de traditions universelles.

 

Les rituels et leurs esprits sont transmis par un corps maçonnique, structure à laquelle adhère les membres de leur libre et entière volonté.

 

Dans un processus démocratique, c’est-à-dire hors la dictature d’un maître unique, nous dépassons le particulier pour atteindre l’universel. Les rites et les rituels sont soumis à un ensemble de règles, toutes issues des traditions dont les valeurs sont universelles, d’où l’attachement indéfectible des sœurs et des frères à leurs rituels et à leurs rites.

 

On distingue deux modes de fonctionnement de ces corps maçonniques que d’aucun considéreront peut-être comme contradictoires : horizontal, démocratique et vertical pyramidal. Le second n’existant que grâce au premier, personnellement je les considèrent comme complémentaires, sans êtres obligatoires. Pas de perfectionnement sans bases solides, et puis ne perdons pas de vue que le multiple est aussi un, il y a là aussi un continuum.

 

Les premiers corps maçonniques régissent en général les trois premiers degrés de l’initiation, ils sont structurés par les loges mères, mères des obédiences, et mères des initiés. C’est dans ces loges que re naissent les hommes, en initiés, ces dans ces loges qu’ils ont demandés à recevoir la Lumière, c’est pourquoi ces loges sont leurs mères initiatiques. L’obédience fait figure du père qui rassemble ces enfants autour de leur mère, l’obédience est garante de la bonne administration de la famille.

 

Les pères des obédiences sont élus par les représentants des loges, qui élisent elles-mêmes leurs vénérables, leurs présidents. C’est, par ce processus, parfaitement démocratique que fonctionne d’abord la loge, puis l’obédience, l’on donne sa voix !

 

Les présidents sont donc élus, créés, constitués sous les auspices de leurs frères, de leur loge, de leur obédience, c’est ainsi que les pouvoirs sont conférés. La transmission initiatique, le souffle spirituel est transmis par leur prédécesseur. Les présidents portent les voix de leurs frères, ils en sont les porte-voix.

 

Donner sa voix dans un processus d’élection, ne doit pas être un geste à la Ponce Pilate, chacun doit à sa place, à son office, (prenez place mes frères.) à la fois aider son vénérable président, mais aussi conserver avec vigilance son droit de réclamation. Il peut ainsi réclamer, demander la parole, pour lui-même, dans le cadre de sa fonction, pour la loge en particulier, pour l’ordre, pour la franc-maçonnerie en général, l’on mesure là l’importance de cette voix, l’importance du droit de réclamation.

 

Ce n’est pas un déni de démocratie, comme l’on voudrait parfois nous le faire croire dans la société civile (vous avez voté, donc maintenant taisez-vous !) La démocratie c’est donner sa voix, mais aussi pouvoir donnez de la voix, la démocratie n’a pas lieu qu’une seule fois, en un instant immuable et définitif, elle exige un continuum.

 

C’est la thèse du livre de Dominique Rousseau : «  Réclamer en démocratie. » Cette thèse écrite à l’usage de la société civile, trouve son application dans le calme et l’harmonie des loges maçonniques, on ne peut pas renoncer à l’esprit des lumières au sapere aude, au courage de penser par soi-même.

 

Réclamer, c’est avoir l’œil, et avoir à l’œil l’application de ce pourquoi l’on a donné sa voix.

 

La réclamation est un droit de révolte, sans limites, mais aussi sans violences, c’est un droit démocratique, ce n’est pas un droit d’obstruction systématique. C’est un droit à la révolte pacifique : « Je me révolte, donc nous sommes. » Albert Camus.

 

La démocratie est donc bien un continuum, et c’est pour ce continuum que nous conférons, déléguons, notre voix : « Je est un autre. » disait Arthur Rimbaud.

 

Les corps maçonniques, les juridictions, qui régissent les degrés de perfectionnement initiatiques, fonctionnent de manière différente, plus verticale, plus pyramidale, est-ce contradictoire ? Je dirais pour ma part non, car dans ces structures maçonniques l’on retrouve les frères qui sont nés dans les premiers corps maçonniques. La hiérarchie qui règne dans ces juridictions de perfectionnement, n’est ni administrative, ni d’honneur, mais d’approfondissement spirituel et humain, c’est un peu la pratique de la psychologie des profondeurs de Carl Gustav Jung.

 

Contrairement à ce que pourrait laisser a penser certains titres pompeux, les frères pratiquants dans ces juridictions mettent en exergue les mêmes valeurs fondamentales que celles des premiers degrés, mais ils ont un devoir, d’approfondissement de leurs connaissances, un devoir de pratique et d’exemplarité, et les titres pompeux sont bien sûr symboliques, l’humilité n’est pas une vertu seulement pratiquée aux trois premiers degrés.

 

C’est bien dans le premier corps maçonnique que le second prend sa source, il en est la base, la fondation, sans cette base et ces fondations solides la maison commune ne saurait tenir debout.

 

Dans les corps maçonniques de perfectionnement les frères, apprennent que la montée progressive, doit préparer humblement la descente, vers ses frères et vers l’orient éternel.

 

Pour rester dans ce continuum, je conclurais mes sœurs, mes frères en disant : « Vous avez la parole ! » 

 

Jean-François Guerry.

CONTINUUM...

RÉCLAMER EN DÉMOCRATIE

 

RÉSUMÉ

"Arrêtez de réclamer sans arrêt ! On est en démocratie quand même, pas en dictature ! Si vous n'êtes pas content, allez voter !" Cette sentence traduit le sens commun politique : en démocratie, il n'y aurait pas de place pour la réclamation ou, plus exactement, la démocratie donnerait à la réclamation un seul moyen de s'exprimer : le vote.

Pourtant, il existe d'autres formes de réclamation - la pétition, la manifestation, le recours au juge, la résistance à la loi... - qui permettent aux citoyens de garder l'oeil sur leurs représentants et, le cas échéant, de réclamer contre eux.

Pourquoi déclarer des droits, demandaient les révolutionnaires de 1789 ? "Pour servir de fondements aux "réclamations des citoyens", ont-ils répondu. Réclamer en démocratie, c'est la poétique de la démocratie.

Dominique Rousseau.

 
 

Le pays que je veux faire est pareil à la forêt
Le pays que je veux faire est pareil à la forêt
Et du lac à la lisière
Du coteau à la clairière
De la source à la rivière
Tout le monde y trouverait
De la source à la rivière
Tout le monde y trouverait
Tout l’monde y trouverait
Des noeuds de belle écorce
Des branches, des racines
Des feuilles, des aiguilles
Du pin pis du sapin
Du saule et pis du hêtre
Chêne rouge et frêne gris
Bouleau rouge et bouleau blanc
L’épinette et le mélèze
Et le noyer cendré
Le cyprès, le peuplier
Les tilleuls et les pommiers
Trois couleurs de lilas… et trente érablières
Et je n’ai rien dit de la loutre
Et je n’ai rien dit du renard
Le pays que je veux dire, il ressemble à l’océan
Le pays que je veux dire, il ressemble à l’océan
De la brume à l’embellie
De la brise à l’accalmie
Entre le sel et la vie
Il n’est jamais fainéant
Entre le sel et la vie
Il n’est jamais fainéant
Il n’est jamais fainéant
L’accordéon du vent
C’est la danse des hauts-fonds
Des cayes, des écailles
Les saumons, les bigorneaux
Les thons pis les baleines
Des blanches, des bleues
Des grosses et des moyennes
L’anguille et le turbot
La sole et le flétan
La morue pis l’espadon
Le crabe et le hareng
Cent couleurs de coraux… et le sable et les algues
Et je n’ai rien dit des mouettes
Je n’ai rien dit du cormoran
Le pays que je veux être, il ressemble au ciel d’ici
Le pays que je veux être, il ressemble au ciel d’ici
Qu’il y pleuve, neige ou vente
Il est plein de voix vivantes
De couleurs et d’épouvantes
D’arcs-en-ciel et d’appétits
De couleurs et d’épouvantes
D’arcs-en-ciel et d’appétits
Des cris, des plumes
Des nids, des oeufs
Je te couperai la tête
Je te couperai la queue
La grive et l’alouette
L’oriole et la fauvette
Le geai, le rossignol
Et la corneille et le hibou
Hirondelle et merle bleu
Le pic et le pivert
Une buse, un colibri
Les canards et les perdrix
Et les oies, les oies, les oies
Par milliers sur la batture
Et je n’ai rien dit des étoiles
Et je n’ai rien dit de la nuit
Le pays que je te chante, je le nomme avec mes mots
Le pays que je te chante, je le nomme avec mes mots
De Val-d’Or en Gaspésie
D’Arvida jusqu’en Estrie
De Bras-d’Or et j’en oublie
Qu’il résonne à mon écho
De Bras-d’Or et j’en oublie
Qu’il résonne à mon écho
Tous les mots en place
Pour la grande chaîne
Donnez la main, madame
Prenez la main, monsieur
Saluez bien vot’ compagnie
Faites swinguer l’Académie
Au premier couple, présentez
Madame Larousse, monsieur Littré
Le Grand Robert qui vient d’entrer
C’est l’P’tit Robert qui va caller
Iou-ouu!
As-tu vu l’bonhomme Furetière
Sur sa chaise qui tape du pied?
La Fontaine et Molière
Qu’ont des fourmis dans les souliers?
À la main blanche, à la main noire
Usez les planchers d’l’histoire
Invitez l’monde aux alentours
Ça va danser jusqu’au p’tit jour

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Publié le par jean françois
RÉFLEXION DE LA RELIGION DE LA FRANC-MAÇONNERIE

La  Franc- Maçonnerie spéculative et la religion.

Si la maçonnerie spéculative nie la valeur objective de la Bible, comment expliquer la présence de la Bible, lors des travaux au REAA. Comment expliquer  que ce régime appelle la Bible, une grande lumière. Au chapitre 1 de sa constitution, la GLDF, définit la maçonnerie  comme un ordre traditionnel. Quel est le sens du traditionnel. Dans sa déclaration de principes de 5/12/1955, la GLDF affirme travailler conformément aux traditions de l’ordre. Ce qui signifie, en se référant  à l’origine de ses symboles Bibliques et Grecs. Biblique, c’est l’être, YAVH, qui se révèle. Puis, l’origine visionnaire des Prophètes, qui avant d’être appelés Prophètes, s’appelaient voyants. Les symboles de la philosophie Grecque depuis  les Présocratiques, jusqu’au Néoplatoniciens, sont traditionnels en raison de l’origine ontologique de leur symbolisme. La double origine traditionnelle des éléments Bibliques et Grecs, impliquent nécessairement le caractère révélé de cette religion. Elle affirme donc du même coup le caractère révélé de sa symbolique Biblique et Grec . La maçonnerie est indifférente en matière de religion. Elle exclut la pratique de la religion Chrétienne.  

La maçonnerie n’est pas une doctrine, une théorie mais un art pratique comme l’indique les deux grandes lumières de la franc-maçonnerie, c'est-à-dire l’Equerre et le Compas. Le travail en Loge qui est un travail personnalisant  de confrontation par l’esprit, des maçons entre eux. ( intersubjectivité ). Les symboles n’enseignent rien, mais invitent chaque maçon à déchiffrer leurs sens dans la perspective d’un travail sur soi-même de perfectionnement moral. Attendu que la maçonnerie ne livre aux maçons que des symboles et non leur interprétation. Elle n’enseigne ni n’explique rien mais se contente de donner à penser. Les Rituels offrent un cadre de représentation que chaque franc-maçon peut remplir par sa conception personnelle.

On ne peut constater l’idéologie commune normative. Mais au contraire le relativisme fait partie de la conviction fondamentale des francs maçons. Le GADL’U est neutre, indéfini et ouvert à toute compréhension. Chacun peut y introduire une représentation de Dieu. Les églises enseignent. Elles sont dogmatiques, car elles exercent une fonction didactique. La maçonnerie n’est qu’une simple symbolique car elle n’enseigne rien directement ni explicitement . La maçonnerie identifie chaque maçon à une simple pierre destinée à prendre sa place, dans cette réalité collective, qu’est le Temple de l’humanité.

L’ histoire de la maçonnerie comprend trois périodes successives. Une première période dite opérative – celle des Loges ouvriers-maçons du bâtiment, qui va de la construction des Cathédrales à 1637. Une deuxième période dite de transition. Celle des loges opératives qui pour subsister se voient amenées  à recevoir des maçons dits spéculatifs de 1637 à 1722. 1637, indique l’apparition des Masons-Word, forme primitive  du rite d’initiation maçonnique.

Acceptation des premiers  non-maçons dans les Loges. La troisième et dernière période dite spéculative, qui est la nôtre et qui commence en 1723, date des Constitutions d’Anderson. Emmanuel Kant .- La religion… où dois je savoir par avance que quelque chose est un devoir  avant que je puisse le reconnaître comme commandement de Dieu., c’est la religion naturelle. Celui qui déclare que seule la religion naturelle est moralement nécessaire, c'est-à-dire un devoir peut se nommer aussi rationaliste. ( religion naturelle est le Noachisme ). Les symboles possèdent cinq sens distincts. Un sens moral, historique, philosophique, religieux et mystique. ( PESSOA ). Mes sources Patrick Négrier.  

Claude Galinier.

RÉFLEXION DE LA RELIGION DE LA FRANC-MAÇONNERIE

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