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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
Image RTL FR

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STUPÉFACTION

 

 

Immobile, quand le soleil se couche soudain, il monte sur les bords de la Seine un ouragan de feu, la nuit devient rouge feu, les larmes des hommes qui coulent des gargouilles ne suffisent pas à calmer l’ardeur des flammes qui montent sur la flèche qui s’effondre, Notre-Dame souffre sur son bûcher.

 

Au-delà du temple de pierre, c’est le temple de l’esprit qui crie en nous, nous brûlons avec elle, notre grande dame de l’île Saint- Louis. On entend pleurer les compagnons, les outils déposés à leurs pieds, les plans des maîtres d’œuvre  sont déchirés, un voile noir recouvre le chef-d’œuvre, les pierres tremblent et gémissent.

 

Puis au matin le Phénix vole entre les deux tours, et l’espérance renaît, nous sommes à nouveau à l’œuvre, rien ne meurt dans le cœur des hommes.

 

Jean-François.

STUPÉFACTION
STUPÉFACTION

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Publié le par jean françois
A L'OMBRE DE L'ACACIA

A L’OMBRE DE L’ACACIA

 

 

Je dormais à l’ombre de l’acacia, la piqûre du soleil ouvrit mes yeux. Egaré à l’endroit où le fleuve bleu se jette dans les bras du fleuve blanc.

 

Au loin, là, où la terre semble se confondre avec le ciel, sur la crête passait la caravane de la Reine de Saba.

 

Le bâton en main je repris ma marche le long du fleuve sacré, mon pas s’enfonçant la terre noire de la rive, la terre des limons descendus de la montagne nubienne, cette terre qui se transforme en or, étrange et magique maturation dans l’œuf.

 

Genou à terre je contemple les merveilles de l’œuvre du trois fois grand, la terre et le ciel célèbrent leurs noces, s’unissent. 

 

Le pélican aux larges ailes, trace une ombre sur la voile immaculée de la felouque qui glisse devant la pyramide. 

 

Les huit génies d’Hermopolis jaillissent des flots, l’ordre succède au chaos, c’est la régénération du monde d’en haut. La plume du scribe a tracé ce rêve, il vit encore dans la bibliothèque de Nag Hammadi à toi de le découvrir.

 

Jean-François.  

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Publié le par jean françois
LA MORT

LA MORT

 

 

Ce qui frappe le nouvel initié, c’est d’abord le visage de la mort, ensuite, il ouvre les yeux sur une forêt de symboles. Dans les loges de Saint-Jean, la Bible est ouverte au prologue de l’évangéliste.

 

L’initié découvrira sur son chemin, la révélation, l’apocalypse, cette partie si particulière de l’évangile ésotérique de Jean de Patmos, celui qui vit l’apparition d’un monde meilleur. Les symboles présents dans l’apocalypse ils illustrent de nombreux édifices sacrés,  ils sont présents dans des formes variées : des mosaïques, des icônes, des peintures, des tapisseries, ils composent tout un monde qui suscite l’imagination, ils donnent à penser, ils sont des traceurs de vie. La vision de Jean de Patmos est une vision d’espérance.

 

Saint-Jérôme au IVème siècle affirmait :

 

 « L’apocalypse contient autant de mystères que de mots. C’est encore trop peu de dire ; vu le mérite de ce volume, toute louange est insuffisante ; en chacun des mots se cachent des sens multiples. »

Statue du Thanatos Grec

 

Dans l’évocation de cette Jérusalem céleste descendue sur terre, la mort tient une place importante, nécessaire, salvatrice, elle est le sacrifice pour la vie.

Mais de quelle mort s’agit-il ? Cité plus de dix-neuf fois, il s’agit de Thanatos, cette mort mythique grecque. Le message de la mort est double puisqu’elle concerne celui :

 

« Celui qui fut mort et qui vit encore. »

 

 

 

A la mort de la matière a succédé la vie de l’esprit. Il fallait donc mourir pour renaître, comprendre la mort, c’est s’épargner de la mort spirituelle.

 

Le quatrième et dernier cavalier de l’apocalypse porte le nom de la mort : ho thanatos, il sera englouti dans un étang de feu. De ce feu régénérateur renaitra la vie, la vie spirituelle.

 

Jean-François.

LA MORT

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Publié le par jean françois
DIFFERENT, DIFFEREND

 DIFFERENT, DIFFEREND

 

 

 

Par facilité, l’on cède à l’incontournable de Saint-Exupéry :

 

« Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis. »

 

Il semble aujourd’hui que les différences exacerbent les rapports humains, et qu’elles n’enrichissent pas tout le monde au sens propre comme au sens figuré ! Il y a dans l’air comme un parfum de révolution, à l’orée du joli mois de mai on regarde l’année 1968, ou encore juillet 1989.

 

Dans une société de comptables et de financier (je n’ai rien contre ces professions), on regarde des lignes de chiffres, en baissant la tête sans jamais voir, ni les hommes, ni le ciel. On range, on compte, on catégorise au mieux, et les fêlures deviennent des fractures ouvertes. On oppose les riches et les pauvres, les vieux et les jeunes, ces vieux qui mangent trois fois par jour et parfois prennent un goûter, n’à pas hésiter à déclarer dans un élan d’humanité une élite du nouveau monde. Nous demandant ensuite de participer au Vivre ensemble.

 

Je fais partie de cette cohorte coupable des nantis, de tous ceux qui sont nés juste après la dernière guerre, quand tout était merveilleux ! Quand nos parents bouchaient les trous béants des bombes, creusés par l’ignorance et le fanatisme. Il leur en a fallut du courage et de l’espérance pour oser me faire venir au monde !

 

Alors, oui, j’ai vécu comme tout le monde les trente glorieuses, celles que l’on nous reproche sans cesse. Qu’avons-nous fait de nos 40, 50 heures et  plus de travail, nous avons construit notre vie, participer à la reconstruction de notre pays, nous avons élevé nos enfants, nous les avons aidés, nous aidons maintenant nos petits enfants quand nous le pouvons. Nous avons accepté le travail, sans discuter de la convention collective, des jours fériés, des jours de carence, des horaires, parce-que nous célébrions la gloire au travail.

 

Nous avons reçus et nous avons donné

 

Puis est venu, vers midi, le temps de construire une autre cathédrale, cette cathédrale intérieure, cette humble église romane, où la lumière ne pénètre que par rayons, et réchauffe les pierres qui suintent, qui pleurent, ceux qui sont montés au centre de la rose mystique.

 

Alors oui je suis devenu peu à peu différent, magie du chemin initiatique, j’ai rencontré un homme cet autre moi-même. Je suis passé progressivement de l’équerre au compas, sans oublier la rectitude et la justice.

 

J’ai eu un deuxième bonheur, celui d’équilibrer ma vie, de lui donner du sens. Dans ma vie profane après tout je n’ai fait que mon devoir moral, j’ai eu ma part et j’ai donné ce que j’ai pu à la société qui m’a accueilli quoi de plus normal, j’ai eu la chance de ne pas naître sur les trottoirs de Manille ou d’ailleurs,comme dit le chanteur.

 

Je fais donc mon deuxième parcours, plus lent, plus progressif, l’éveil à mon être intérieur. Je déchire le voile douillet de la conscience morale extérieure, j’essaye de détruire mon Ego, pour accéder à la conscience de mon être intérieur.

 

« Un éveil de plus en plus puissant de la conscience et son ascension à des niveaux de plus en plus hauts, une vision et une action qui s’élargissent sans cesse, telles sont les conditions de notre progrès vers cette perfection suprême, totale, qui constitue le but de notre existence. »  Sri Aurobindo.

 

Ce chemin est long, jalonné d’une multitude de portes fermées qu’il faut ouvrir pour apercevoir la lumière. Je l’ai vu cette lumière dans les loges, dans les ashrams, sur les pierres des églises romanes, je l’ai vue courir sur les berges du Nil ou du Gange, je l’ai vu illuminer les montagnes du Tibet, mais surtout je l’ai vu dans les yeux de mes sœurs et de mes frères.

 

Dans ce monde intérieur tout est différent et le même à la fois. 

 

Jean-François. 

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Publié le par Theodora

Cet article est reposté depuis Un jour, une pensée.

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Publié le par jean françois
QUAND LA LUMIERE BRÛLE

QUAND LA LUMIERE BRÛLE

 

 

Quand le feu Lumière de l’esprit brûle en soi, le temps est proche, où l’esprit va dominer la matière. On ne peut plus retourner en arrière, c’est le temps de la liberté conquise par le franc-maçon le temple est achevé, construit. Il faut aller dans le monde, pour faire régner la justice et défendre les hommes bons et justes, devenir l’instrument du grand œuvre.

 

Oser le meilleur, être Don quichotte, être le chevalier naïf  et pur, dépouillé des habits d’or, revêtu de lumière, la flamme Bausanne en main, axe entre la terre et le ciel. Humble et pauvre, pour voir le monde merveilleux, Chevalier de l’esprit.

 

Non nobis domine, sed nomini tua da gloriam.(1)

 

Jean-François.

 

 

(1) Psaume 115 113 B Attribué à David. Version Bible de Jérusalem. Non pas à nous, Yahvé, non pas à nous. Mais à ton nom rapporte la gloire, pour ton amour et pour ta vérité !

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Publié le par jean françois
PRENDRE DU TEMPS POUR PRENDRE LE TEMPS

PRENDRE DU TEMPS, POUR PRENDRE LE TEMPS.

 

 

Le temps presse, il nous presse, jusqu’à la bousculade. Nos pas hésitants, d’abord par trois, puis par cinq de droite à gauche, pour enfin enjamber le cadavre de notre orgueil à vouloir tout, tout de suite, aveuglé par l’ignorance et le fanatisme, jusqu’à la porte de l’orient éternel, qui s’ouvre sur la grande lumière.

 

Et pourtant oui le temps presse ! Le temps presse de prendre du temps pour l’essentiel. Préserver la moindre goutte d’eau pure tombée sur un monde d’indifférence, elle sera une vague dans l’océan, préserver le grain qui ne meurt jamais, l’acacia qui refleurit sur le tertre d’où monte la vapeur en volutes vers le ciel. Préserver l’enfant qui sourit à sa mère, préserver le regard bienveillant du vieillard courbé sur sa canne de pèlerin qui nous guide vers la porte qui est en dedans.

Garder en soi toutes ses réserves d’amour, pour les distiller lentement au fur et à mesure avec le pain et le vin à tous ceux qui ont faim et soif d’éternel.

 

Prendre le temps d’écouter résonner en soi les trompettes, quand le voile noir se déchire, oui le temps presse de prendre du temps., pour soi et pour les autres.

 

Jean-François.

 

 

 

PRENDRE LE TEMPS.

 

Or tout est bon à vivre, rien n’est médiocre et tout doit être aimé ; même la banalité, parce qu’elle n’existe pas, même l’effort, parce qu’il faut  qu’il existe, même les alarmes que nous nous imposons, pour des bénéfices tardifs ou grevés d’incertitude. Notre corps et notre esprit sont à l’œuvre et peinent, mais l’espérance éclaire nos pas mieux qu’elle ne le fait encore de l’horizon. L’avenir, connais pas : nos projets ont déjà commencé, nos promesses ébauchent déjà les figures définitives. C’est tout de suite ou jamais.

 

France Quéré.

 

Extrait du livre : Méditations sur la vie de Christophe André et Anne Ducrocq. Editions Gründ.

France Quéré

France Quéré

BIOGRAPHIE:  FRANCE QUERE

Fille du professeur Paul Jaulmes (qui fut le créateur au sein de la faculté de pharmacie de Montpellier du diplôme national d’œnologie), elle mène de front des études de lettres classiques et de théologie à la faculté de théologie protestante de Montpellier. Elle soutient en 1957 un mémoire de diplôme d’études supérieures en Lettres sur La Prédication morale dans le théâtre de Sénèque. Après un court passage dans l’enseignement secondaire, elle entreprend et publie des traductions des Pères de l’Église. Ce travail d’études patristiques lui donne le goût de l’exégèse, dont va résulter une série d’ouvrages plus spécifiquement théologiques.
Parallèlement, elle développe et enracine sa réflexion dans des préoccupations contemporaines : les évolutions de la famille, la place de la femme dans la société, les drames du handicap, notamment, qui vont la mener vers la sociologie et la philosophie. Ses travaux dans ces domaines lui valent d’être nommée dans plusieurs instances, notamment le 
Haut Conseil de la famille, le Comité consultatif national d’éthique où la vigueur de sa pensée lui vaudra d’être renouvelée sans interruption. Elle devient également présidente de « Votre école chez vous ».

Ses écrits rencontrent un vif succès tant dans les milieux protestants que catholiques, ce dont témoigne le tirage de ses livres, ses éditoriaux dans les journaux La CroixPanorama, et Réforme, et de nombreux cours et conférences. Lors de la parution des recueils posthumes Au fil de la foi, le théologien jésuite Bernard Sesboüé rendra hommage à l'œcuménisme de France Quéré. « Émouvante quand elle parle de la prière et de l'eucharistie, sévère quand elle s'adresse à l'institution, F. Quéré, vraiment protestante, se sentait très proche du catholicisme, avec les représentants duquel elle a beaucoup travaillé, au point de dire que les deux confessions avaient exercé sur elle la même influence ».

Mariée à Yves Quéré en 1961, elle a eu trois enfants, David, Anne et Emmanuelle. Elle est morte le , des conséquences d'une crise d'asthme. Son époux, physicien, membre de l'Académie des sciences et professeur à l'École polytechnique, a édité un livre d'hommage posthume à France Quéré, intitulé La culture, hommage à France Quéré.

 

Source WIKIPEDIA

 

TRADUCTION ANTHEM - LÉONARD COHEN

Les oiseaux eux ont chanté 

Au lever du jour 

Recommencez,

ont-ils dit, 

Ne vous attardez pas 

 

 

Sur ce qui est passé 

Ou sur ce qui va venir. 

 

Ah les guerres elles 

Recommenceront 

La colombe sacrée 

Sera attrapée de nouveau 

Pour être achetée et vendue 

Et achetée encore 

La colombe n'est jamais libre. 

 

Sonnez les cloches qui peuvent encore sonner 

Oubliez vos offrandes parfaites 

Il y a une fissure en toute chose

C'est ainsi qu'entre la lumière. 

 

Nous avons demandé des signes 

nous en avons reçu: 

 

 

La naissance trahie 

Le mariage consumé 

Oui le veuvage 

De chaque gouvernement - 

Des signes pour tous. 

 

Je ne peux plus courir 

Avec cette foule anarchiste 

Tandis que les tueurs au pouvoir 

Disent leurs prières à haute voix. 

Mais ils ont amassé, ils ont amassé 

La tempête 

Ils vont m'entendre. 

 

Sonnez les cloches qui peuvent encore sonner 

 

Oubliez vos offrandes parfaites. 

Il y a une fissure en toute chose. 

 

C'est ainsi qu'entre la lumière. 

 

Vous pouvez bien additionner les parties 

Vous n'aurez jamais la somme 

Vous pouvez bien entonner une marche 

Il n'y a pas de tambour. 

Chaque cœur 

À l'amour viendra 

Mais comme un réfugié. 

 

Sonnez les cloches qui peuvent encore sonner 

Oubliez vos offrandes parfaites. 

Il y a une fissure en toute chose. 

C'est ainsi qu'entre la lumière.

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Publié le par La porte est en dedans

Cet article est reposté depuis LA PORTE EST EN DEDANS.

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Publié le par jean françois
LA SPIRALE DE L'INITIATION

LA SPIRALE DE L’INITIATION

 

 

S’initier, c’est prendre un billet permanent d’allers et retours pour la vie. Accepter ces allers et retours incessants de soi, vers soi, en gravissant chaque fois un degré de plus vers l’horizon céleste.

 

Observer la nature et suivre ses lois immuables, la nature qui fait serpenter les chemins dans les vallées, sur les flancs des montagnes, ils montent et ils descendent sans jamais atteindre ni le fond des vallées, ni les cimes qui percent les nuages, il y a, quelque chose d’ultime dans ces chemins. Vouloir voir les étoiles de plus près, en prenant des chemins de traverse.

 

Ce double mouvement de la spirale qui monte en tournant nous le voyons dans la nature, que Goethe à si bien observé, dans « la métamorphose des plantes. »Il décrit à son épousée la montée de la plante vers l’unité transcendante, puis en grandissant ce symbole, il l’applique à toute vie et tout amour.

 

« Chaque plante t’annonce désormais les lois éternelles. Chaque fleur te parle en un langage plus distinct. (…) Chez l’homme qui se modelant lui-même change sa forme caractéristique. L’Amour sacré aspire comme à son plus beau fruit à une identité de sentiments, à une identité dans la vision des choses, afin qu’en une harmonieuse contemplation, le couple en une parfaite union, s’élève au monde supérieur. »

 

Pascal a vu lui aussi ses mouvements vers l’unicité, dans la nature en observant la nature :

 

 « La nature agit par progrès, itus et reditus(aller et retour). Elle passe et revient, puis va plus loin, puis deux fois moins, puis plus que jamais ; Le flux de la mer se fait ainsi, le soleil semble marcher ainsi. »

 

Revenir pour aller plus loin. La marche du maître secret, du maître intérieur se déroule ainsi, il aborde les contrées de la haute spiritualité, en suivant la grâce et la beauté du monde, en suivant sa ligne serpentine, il a découvert la corne d’abondance inépuisable de l’Amour dans les mains de la déesse.

 

La route serpentine de l’initiation, c’est comme un torrent qui jaillit du sommet de la montagne, se mue dans la beauté de la rivière, ondule dans la vallée puis s’épanouit dans la finitude de l’océan, pour monter enfin jusqu’au ciel.

 

C’est comme ces larmes qui coulent dans les rides du visage, pour mourir de joie sur le bord des lèvres, rougies par l’Amour.

 

L’initiation c’est la sève qui monte en spirale du cœur de l’arbre, jusqu’au plus petit rameau qu’elle verdit d’espérance.

 

Jean-François.

 
 

La fleur du temps pousse à mon pied
J’ai beau ne pas la reconnaître
Lui fermer l’oeil et la fenêtre
Lui fermer l’âme et le soulier
La fleur du temps pousse à mon pied

La fleur du temps vient de briser
Et mon plancher et ma semelle
Elle pousse d’autant plus belle
Que je m’exerce à l’écraser
La fleur du temps vient de briser

Sans parfum, sans couleur, sans bruit
Elle vit ma vie et travaille
À l’extrême extase où s’en aille
Tout ce qui promettait un fruit
Sans parfum, sans couleur, sans bruit

La fleur du temps vous offrirai
Aussitôt que belle et qu’éclose
N’en soyez triste ni morose
Puisqu’au jardin que j’en ferai
Vous la prendrez… pour une rose

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Publié le par jean françois
Vegvisir la boussole viking, le cercle Zen, l'Om mantra indou, Horus,
Vegvisir la boussole viking, le cercle Zen, l'Om mantra indou, Horus,
Vegvisir la boussole viking, le cercle Zen, l'Om mantra indou, Horus,
Vegvisir la boussole viking, le cercle Zen, l'Om mantra indou, Horus,

Vegvisir la boussole viking, le cercle Zen, l'Om mantra indou, Horus,

DU TATOUAGE

 

 

La propension, l’inclination au tatouage dans notre société interroge. Nous ne sommes pas en manque de moyen de communication, de médias pour exprimer nos pensées, et pourtant il semble que la tatouage soit devenu un mode d’expression, qui va bien au-delà d’une mode passagère, ceux qui y ont recours savent qu’il présente un caractère indélébile, il y a donc une volonté ferme d’expression.

 

Bien avant l’écriture les femmes et les hommes ont eu recours au tatouage, dans les civilisations anciennes comme les Mayas, les Maoris, les Vikings, même dans l’Egypte ancienne.

 

Il y a plus qu’une forme de symbolisme dans le tatouage, il y a également perforation de corps, donc recherche inconsciente sans doute de l’être profond, d’ailleurs souvent le piercing s’associe au tatouage.

 

Pourquoi la pratique du tatouage se développe donc dans notre société ? Plusieurs réponses, mais un fil conducteur : la perte la dégradation des idéaux collectifs, de solidarité, de fraternité, et la mise à mal de l’identité de l’individu, abandonné ensemble à la dictature de l’uniformisation de la mondialisation au service du veau d’or de la finance. La numérotation des individus dans tous les espaces communautaires efface les images de ce qu’ils sont individuellement.

 

Les expressions banalisées, récupérées comme citoyen du monde, homme universel, certes belles réduisent les différences qui sont censées enrichir les rapports humains ! On ne fait appel aux colibris que pour masquer l’incapacité du collectif à fédérer.

 

Pour être universel il faut d’abord être soi, retrouver son unicité. Le tatoué veut affirmer sa personnalité propre, et décider seul de s’intégrer à un clan qui le reconnaisse.

 

Se faire tatouer peut apparaître comme un processus initiatique, c’est acquérir des signes distinctifs, pour faire reconnaître son évolution, sa métamorphose. Le corps devient un livre exprimant par symboles ce que l’on est ou ce que l’on veut devenir. Il serait réducteur de penser que le tatouage n’est qu’esthétique et même s’il n’était que cela, il exprimerait la beauté, le meilleur de ce que l’on veut faire voir de soi, une vitrine son être intérieur.

 

Mais quand les tatouages se multiplient jusqu’à la profusion, alors se fait jour le désordre, jusqu’à la paraphilie, un fantasme de l’humiliation de soi, par l’humiliation de son corps ou de celui de son ou de sa partenaire c’est la stigmatophilie.

 

En conclusion, il me semble que l’expansion du tatouage exprime un manque d’appartenance à une fraternité, à un rejet de l’individualité par notre société, qui prône l’individualisme. Celui qui procède au tatouage fait parler son corps, c’est donc un cri du corps, pour faire entendre qu’il est là, qu’il peut être autre. Se faire tatouer serait une démarche initiatique ?

 

Jean-François.

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