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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
EN LEVANT LES YEUX

EN LEVANT LES YEUX….

 

De la Perpendiculaire au niveau

 

J’avais levé les yeux pour contempler les cieux

Les étoiles scintillaient sur la voute sacrée

Je m’étais allongé sur les herbes d’un pré

Epuisé, attendri, par la magie du lieu

 

Avais-je à cet instant donné l’entière mesure

De ma quête sacrée ? Etais-je parvenu

A vaincre mes passions, la tête dans les nues

Pour mieux encrer ma foi, pour que l’amour perdure ?

 

Le fil à plomb cessa son lent balancement,

Un précaire équilibre envahissait mon cœur.

Je devins cohérent, bannissant les rancœurs

Qui souillaient ma raison, autant que mon serment.

 

Le zéphyr infini reliait le nadir

J’appréhendais enfin la rectitude des lieux

Les méandres de ma quête m’avaient appris à lire

Tandis que la lumière éclaboussait mes yeux.

 

Je descendis encore au plus profond de moi

J’y découvris la paix et des résolutions

Elever à mon tour, témoignage de ma foi,

Une bâtisse digne d’apaiser mes tensions.

 

J’avais atteint, je crois un niveau ambitieux,

Celui de croire toujours en l’alchimie des choses

Celui d’appréhender la justesse des causes

Pour que l’équerre apport son pouvoir prodigieux.

 

Philippe Jouvert.

 

Avec l’aimable autorisation de l’auteur.

EN LEVANT LES YEUX

HUMOUR LE TIMIDE LEVANT LES YEUX

Le timide est un mammifère bimane, c'est-à-dire qui à deux mains. Il ne faudrait cependant pour autant inférer que ceux qui ont deux bras sont des brahmanes.

La timidité remonte à l'époque glacière, ce qui explique, chez le timide, le manque de chaleur absolue dans ses manifestations extérieures.

Il est manifestement traité de la timidité dans différents ouvrages, tels que le Couillonnibus Illustribus d'un nommé Plutarque, mort en captivité pour infraction à la loi sur les transports en commun et dans diverses publications telles que l'Avenir du boeuf en daube et le Réveil de la Varlope.

Les timides se classent en trois catégories, à savoir la première, la deuxième et la troisième.Elles n'ont d'ailleurs entre elles d'autres différences que le numéro, mais enfin, ça ne fait de mal à personne et ça encourage l'artiste.

Pierre Dac.

Demain sans doute la suite de cette importante étude scientifique.

 

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Publié le par jean françois
DE LA GRANDE À LA PETITE MUSIQUE

DE LA GRANDE MUSIQUE À LA PETITE MUSIQUE

 

Le frère Cincinnatus descend une nouvelle fois de son Aventin pour nous interpeller, après avoir écouté une conférence du pianiste Stéphane Blet ancien membre de la franc-maçonnerie et maintenant proche d’Alain Soral et du FN rebaptisé RN à chacun sa mue. Je laisse d’abord la parole à Cincinnatus et tenterais modestement selon mon expérience, mon vécu de bientôt 31ans de pratique en loge symbolique et de 23 ans en loge de perfectionnement, je préfère ce terme à hauts grades, chaque grade ayant sa grandeur, de répondre d’abord aux propos de Stéphane Blet, puis de Cincinnatus.

 

JF.

 

 

 

DE LA GRANDE À LA PETITE MUSIQUE


DES NOUVELLES DE L’AVENTIN 

 

Pitié, ôtez moi d’un doute !
Je suis tombé un peu par hasard sur le site de Stéphane Blet, et j’ai pu voir et écouter sa conférence du 01/04/2017.
Je suis sidéré !
La Maçonnerie en général, le REAA en particulier et, pire encore, les « hauts grades », seraient- ils à l’image de ce qui a été dit durant cette conférence ?
Je m’interroge !

  • Emulation de cœur et d’origine,
  • élu quatre fois dans la chaire du roi Salomon, deux fois au rite E, et deux fois au REAA,
  • RF d’une GL étrangère, reconnue et régulière,
  • récipiendaire d’une honorable médaille remise par un ancien GM de la GLNF pour services rendus à cette obédience, (ce qui déclencha une crise d’urticaire chez certains !).

Je n’ai jamais soupçonné, que la Maçonnerie pouvait correspondre à l’image qu’en donne l’ancien frère Stéphane Blet, et à aucun moment je n’ai  pressenti que l’on honorait, suivant les « degrés », la chose ou son contraire, autrement dit qu’on démentait aujourd’hui ce que l’on avait affirmé hier, sinon qu’on glorifiait le lendemain ce qu’on avait condamné la veille!
S’agissant des « hauts grades » par exemple, si j’ai été sollicité à plusieurs reprises pour rejoindre ces derniers quand j’officiais au REAA, j’ai toujours opposé une fin de non- recevoir, car le fait que l’on me dise « que j’avais le niveau » et « qu’on y rencontrait des gens intelligents » me fit l’effet d’un repoussoir en ce sens que l’on prenait les FF des loges bleues pour de parfaits abrutis, et me conduisit à penser que plus on « montait » dans les grades et moins il y avait de Maçonnerie !
Comme vous le savez sans doute, mis à part « l’Arche Royale », laquelle d’ailleurs ne prétend pas être un quatrième degré, il n’existe pas chez ceux qui pratiquent le rite de la GL d’Angleterre, de degrés au-delà du troisième, et c’est une bonne chose.
En effet cela évite d’entendre en loge des outrances fort immodestes du type, « je suis du xème degré,  je connais DONC la question mieux que vous », en outre cela ne permet pas non plus aux assoiffés de pouvoir où à tous ceux qui sont en « recherche de reconnaissance », qu’ils aient ou non « réussi » dans leur vie profane, de « péter plus haut qu’ils n’ont leur c.. ! (Oh !)
Bref, voilà qui ne va pas m’aider à redescendre de la « colline » du haut de laquelle, depuis 2009, toujours boudeur sinon grincheux, j’observe, mi amusé, mi affligé, les turpitudes et les contradictions du petit monde maçonnique.
Tout cela fera dire à certains que je n’ai vraiment rien compris à la Maçonnerie, ce qui est possible, aussi j’implore les 33éme de venir à mon aide et à celle de tous les FF qui sont dans le doute, qu’ils nous expliquent par exemple « l’inversion » des symboles et le pourquoi de certains mots de passe qui font allusion à des individus peu recommandables ou à des ambitions…bien peu maçonniques !
Il est bien évident que je n'accepterai pas comme justification d'un éventuel silence, le fait que n'étant pas du degré X, je n'ai pas à en connaître les secrets ou réputés tels.
En effet, et on peut le regretter, le monde de l'édition et celui d’internet sont à même de fournir toutes les réponses, donc ces secrets sont un peu ceux du célèbre bouffon de la comédie italienne et dont je n'ose prononcer le nom, mais j'aimerais entendre ces réponses de la bouche même des "hauts gradés" car eux seuls sont susceptibles de fournir des "Hadiths" 
Le feront-ils ?

 

Cincinnatus.

DE LA GRANDE À LA PETITE MUSIQUE

 

DE LA CONFÉRENCE DE STÉPHANE BLET

 

Avant de répondre à mon frère Cincinnatus, j’ai visionné la conférence du pianiste Stéphane Blet, la partition n’est malheureusement pas nouvelle, elle manque cruellement d’inspiration. Réussir à écrire un livre sur ce sujet est à la portée de n’importe quel internaute, les sources, les idées ont été maintes fois utilisées.

Globalement c’est la théorie du complot judéo-maçonnique, l’originalité du propos s’exprime par la volonté de diviser les frères, il y aurait les frères de bases, béats, muets, presque idiots et les frères des hauts grades pervertis, voulant dominer leurs frères et le monde, en répandant leur vérole dans toutes les sphères de la cité et du monde. Est-ce la haine ou la déception qui anime le conférencier, ou les deux ?

 

Après un historique réduit de l’institution maçonnique, il y aurait les bons maçons constructeurs de cathédrales et les mauvais esprits qui se seraient emparés de leurs vertus, pour en tirer profit, les ténèbres jaillissant de la Lumière !

 

Je passe sur les significations des symboles, qui au terme de contorsions multiples deviennent diaboliques. Visiblement la langue des oiseaux, se transforme en langue de vipère, la confusion entre vengeance et justice, l’étonnement que l’esprit domine la matière, l’incapacité du conférencier à comprendre les idées sous les symboles, son inaptitude à réaliser le tracé de l’étoile flamboyante en dit long sur son étude des symboles, lui qui encense les constructeurs opératifs.

 

Pour lui les frères sont des idiots incapables de chercher et comprendre la signification des mots, que cet expert en Kabbale et en langue hébraïque, lui a bien sûr compris.

 

Puis viennent les incontournables tous les présidents des États Unis ont été des francs-maçons membres du CLAN. C’est son ami B. Golnish qui lui a dit, alors !

Il s’en prend aux Grands Maîtres des obédiences, inféodés aux puissants et aux politiques, en particulier au Grand Maître de la GLDF, oubliant volontairement que celui-ci est élu tous les ans par les représentants des loges, donc parfaitement démocratiquement (voir les dernières élections avec plusieurs candidats et un score final serré)

 

La cerise sur le gâteau, les frères ne pourraient pas démissionner de l’institution, par crainte d’être exclus de la société, il en est d’ailleurs un exemple !

 

En réalité cet homme est pathétique, après être rentré en maçonnerie par le hasard d’une rencontre, s’apercevant après plusieurs années de son erreur, il en est sorti, tant mieux pour lui et pour nous, pour l’institution, pas de quoi en faire un fromage, à moins que le but était simplement d’infiltrer la maçonnerie pour le compte d’un parti extrémiste.

 

J’en viens aux interrogations de notre frère Cincinnatus, initié au rite Émulation, qui pratique le par cœur des rituels, souvent moqué un peu rapidement par les frères du R E A A dont je suis et qui n’ont pas compris que la pratique du rite Émulation se fait par le cœur, c’est, l’article défini le, qui change tout dans cette pratique.

 

Contrairement à la confusion qu’essaye de faire croire Monsieur S. Blet, il n’y a aucune contradiction dans la progression initiatique du R E A A, les mots symboliques ne changent pas de signification, il y a approfondissement, l’exemple cité de la liberté de passer, présent au 1er degré, se retrouve avec la même signification amplifiée au 15ème degré, et les exemples sont multiples.

Quant a réflexion du frère te sollicitant pour les hauts grades, sous le prétexte que tu avais le niveau et que tu y rencontrerais des gens intelligents. Malheureusement ce frère ne semblait pas avoir compris que la franc-maçonnerie est un ordre initiatique fraternel, alors le niveau importe peu il faut être sur le chemin, à son rythme, il ne s’agit pas là de la recherche d’une accumulation de connaissances, mais d’ouverture du cœur et quant à l’intelligence prétendue des frères ton parrain en herbe, faisait la confusion entre intellectualisme et intelligence du cœur. J’ai malheureusement été confronté à ce genre de problème, dans mon ancienne obédience où la cooptation se faisait par la volonté d’un seul frère présentateur. Dans ma nouvelle obédience à chaque proposition se fait par l’ensemble de l’atelier et les valeurs qui sont retenues, sont l’engagement, la fidélité, le travail, la fraternité du frère, jamais son « niveau intellectuel ou sa position sociale. »

Les loges dites de perfection, les chapitres, les aéropages, etc… Sont le reflet d’une hiérarchie spirituelle, les hiérarchies intellectuelles et d’honneur n’ont pas leur place dans ses ateliers, et chaque frère plus il « progresse », à le devoir de travailler plus et d’aider ses frères, son assiduité en loge bleue, symbolique est obligatoire.

 

Le nec plus ultra des degrés est donné aux frères ayant eu la capacité de suivre le chemin initiatique à force de travail et d’humilité. Un des enseignements est d’acquérir la capacité à descendre modestement, le frère aura à cœur de ne pas faire état de son grade, mais le devoir en toutes circonstances d’être exemplaire.

 

Quand on évoque dans les légendes des grades des personnages peu recommandables de l’antiquité et leurs vices, c’est pour mieux les combattre, dans les grades dits de vengeance, celle-ci mène par exemple à la vertu de Justice etc…

Les hadîths dont tu parles sont bien présents dans les rituels maçonniques des loges de perfectionnement, comme d’ailleurs dans les loges bleues, symboliques.

 

 Chacun selon son désir pourra trouver ses principes de gouvernances personnelles, il y a des appartements à chaque étage de l’immeuble où l’on entend des paroles de joie, de sagesse et d’amour.

 

JF.

 

NOTE : Ma réponse est forcément incomplète, mais j’espère quelle dissipera les inepties de ce Mr S. Blet.

BIOGRAPHIE SUCCINTE DE STÉPHANE BLET

 

Disciple du grand pianiste américain Byron Janis1 qui découvre en lui un talent exceptionnel et l'invite à New York dans les années 1980, il est également le jeune assistant d'un autre grand pianiste, Vladimir Horowitz2 . Dès 1986, il entame une carrière de concertiste international.

Ses récitals à la salle Gaveau ou au théâtre des Champs-Élysées lui valent le succès du public[réf. nécessaire], comme lors de son « marathon Franz Liszt » en février 1987 où il est bissé plus de trente minutes, ce qui fera dire au critique musical Pierre Petit : « Stéphane Blet, c'est plus que du simple piano, c'est la musique elle-même ».


Il a reçu en France la médaille d'Or de la Société d'encouragement au progrès au Sénat, et a été élevé au grade de Chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres par le gouvernement français en juillet 20056. L'ACEG (SACEM) lui a décerné le prix de « pianiste de l'année » en 2007. Le magazine Marianne l'a célébré comme le « Roi du clavier ». Il enregistre désormais pour le label français Calliope.

Gaël Brustier relève en 2017 qu'il est proche d'Alain Soral et « l’un des conférenciers engagés dans la dénonciation de l’influence maçonnique. Il se livre à un exercice assez commun depuis deux siècles d’antimaçonnisme : le témoignage d’un ex-initié. En un mois, sa « conférence » a été visionnée 77 000 fois sur YouTube au cours du seul mois d’août. Stéphane Blet a réalisé un autre entretien de « repenti » visionné plus de 260 000 fois7 ». Il apparaît dans La France maçonnique, film réalisé par Paul-Éric Blanrue et Julien Teil, en compagnie de Dieudonné, de Jean-Yves Le Gallou, d'Emmanuel Ratier et de Pierre Hillard8.

WIKIPÉDIA

 

Condamnation judiciaire

La XVIIe Chambre du tribunal de Paris, le 6 décembre 2017, a reconnu Stéphane Blet coupable de provocation à la haine et d’injure raciale et l’a condamné9 à 5 000 € d’amende suite à une plainte déposée par la LICRA. La partie civile a également obtenu 2 000 € de dommages.

 

Stéphane Blet a réalisé plusieurs vidéos sur la question, dont l’une présente Aleister Crowley et Éliphas Lévi comme de grands penseurs à découvrir absolument ! Il réalisera également une vidéo très complaisante chez Bob (BTLV) dans laquelle il s’étale sur l’extraordinaire admiration qu’il porte à The Beast, Aleister Crowley. Il ne s’en cache pas le moins du monde, puisque sur des photographies (cf. image de droite), nous constatons qu’il porte un t-shirt avec l’étoile à 7 branches portant l’inscription Fraternitatis sigillum sanctumde l’A.’.A.’., Astrum Argentum d’A. Crowley. Ce logo qui affiche la somme gématrique de Babalon (valeur de 156) par la formule que l’on y voit : [77 + (7+7/7) + 77] n’est rien d’autre que de la pure sorcellerie kabbaliste. Oui, Stéphane Blet est un sorcier kabbaliste qui, du reste, s’assume pleinement. Il se vante même d’appartenir à  14 sociétés secrètes(Rosicruciens, Francs-maçons, Templiers…). Pour finir, on a trouvé une flopée de photographies de ses diplômes occultes accrochés à son mur, que vous pouvez admirer ci-dessous : on y observe un diplôme de l’OTO de Crowley, ainsi que d’autres, martiniste, gnostique, templier…

 

SITE ANTI MAÇONNIQUE

 

Les propos de Monsieur S BLET

Avant d’écrire votre livre sur la franc-maçonnerie, quelle a été la volonté d’accorder une dimension pédagogique à l’ouvrage ?

J’ai écrit ce livre pour percer un abcès. Je l’ai écrit pour mettre à jour le mensonge, l’inimaginable perversité et l’immense danger de la franc-maçonnerie du Rite écossais ancien et accepté… Ceux qui savent lire entre les lignes comprendront que je l’ai écrit autant pour éveiller les frères des bas grades (qui ne savent absolument pas ce qui se passe après et ne comprendront que plus tard – trop tard – la manière dont ils sont utilisés) que pour informer et alerter les « non-maçons » (ceux que les maçons de haut grade appellent avec un mépris ridicule les « profanes »). La dimension pédagogique de mon ouvrage consiste donc dans la complémentarité : sortir du mensonge et des chutzpah, expliquer clairement pourquoi la franc-maçonnerie est devenue ce qu’elle est (quand, pourquoi, comment) et surtout, informer tant les non-maçons que les maçons « idéalistes » apprentis, compagnons ou jeunes maîtres, de la dangerosité et de l’inimaginable complexité de ce système. Mon objectif est tout autant (voire peut-être plus) de créer un mouvement de révolte et une prise de conscience de jeunes frères manipulés qui végètent dans ces loges qui les utilisent sans qu’ils puissent comprendre à quoi ils participent, que d’apporter les éléments nécessaires et indispensables sur ce sujet à tous ceux qui parmi les « profanes » ont bien compris que tout cela « puait » sans en connaître les raisons ou l’historique…

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Publié le par jean françois
Ecosystème de Ian Cheng

Ecosystème de Ian Cheng

L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET LE POUVOIR DE DIRE NON.

 

L’intelligence artificielle est selon moi, un pur produit de la dictature de la technologie, c’est la force de l’imagination asservie au service de la science et potentiellement l’impossibilité de dire Non !

 

C’est à la renaissance que commence l’aventure si j’ose dire, Léonard de Vinci pose la première pierre de l’intelligence artificielle, l’artiste imaginatif avant d’être un homme des sciences, touché par le sens de l’universel, nous a légués plus que le sourire immortel de Mona Lisa, sa Joconde, il a imaginé de libérer l’homme grâce à la machine, plus loin, plus haut de le faire rêver. Son codex Leicester, particulièrement éclectique donne une idée des ses investigations en particulier de ses études sur l’anatomie du corps humain, son homme de Vitruve, il espérait sans doute pénétrer les mystères du cerveau.

Il fut pour Jules Verne un précurseur, un autre artiste qui a imaginé des voyages insolites, en particulier celui « au centre de la terre », puis celui sur la lune qui devient pour lui une source d’imagination, d’inspiration infinie, cet homme-là, comme Léonard de Vinci, allia la poésie à ses connaissances, et aux progrès techniques, il a sans doute eu une sorte de fascination pour les machines. Que cherchait-il au centre de la terre, la porte d’entrée cachée vers lui-même ? Etait-il franc-maçon, les avis divergent, il est certain qu’à certaines périodes de sa vie, il a fréquenté des francs-maçons sans doute comme beaucoup de ses contemporains, il a eu également des comportements et des idées proches de la franc-maçonnerie.

 

Un autre artiste actuellement s’intéresse à l’intelligence artificielle héritière des lointaines machines imaginées par Vinci et Verne, il s’agit de Ian Cheng, lui aussi semble fasciné par les robots, on peut voir ses œuvres à l’exposition «  Au diapason du monde » en ce moment à la fondation Vuitton à Paris. Robots, automates, réalité virtuelle, intelligence artificielle, ces artistes évoquent la possibilité de donner du sens à ces réalisations, plus fort encore ils pensent que l’intelligence artificielle pourrait produire du sens.

Ian Cheng dit à propos de son robot : « Bob est limité par ses croyances, mais en même temps, il peut précisément tirer du sens des choses, à cause de ses limites. A peu près, comme nous humains. » (Article du Journal le Monde du 11/08/18 L’intelligence artificielle selon Ian Cheng.)

Ian Cheng

Ian Cheng voit dans ces performances de la machine qui pourrait bientôt « croire des choses pour nous » une augmentation de notre liberté, nous pourrions à travers cette machine choisir  nos mondes et nos croyances !

 

Je ne peux pas manquer de rapprocher cette vision idyllique optimiste, de l’intelligence artificielle de l’article paru le même jour également dans le journal Le Monde du philosophe Vincent Delecroix, sous le titre : « Dire Non ! Est un mouvement vital. »

Article inspiré par son dernier livre : Non ! De l’esprit de révolte. (Autrement -288 Pages)

Vincent Delecroix

 

Notre philosophe met à mal partiellement nos certitudes concernant le connaît-toi toi-même, formule inscrite au fronton du temple de Delphes, chère aux francs-maçons, il précise l’importance du soi par rapport au moi. Il regrette la récupération commerciale, marchande de cette maxime, par les vendeurs de bien-être bradé à la sauvette. Le toi écrase l’individu et méprise le soi. Il y a un malentendu à propos de cette formule, notre philosophe souligne que pour Épictète et Sénèque être soi est d’abord une exigence éthique.

 

Je dirais en tant que franc-maçon que plutôt que de discourir du bien, c’est au pied du mur que l’on voit les vrais maçons, c’est donc par le travail sur soi et l’exemplarité que l’on peut s’accomplir et transmettre.

 

Le siècle des lumières si vanté encore de nos jours sous prétexte de nous libérer de l’obscurantisme a livré notre soi, notre individualité au progrès et aux technologies, l’homme s’est matérialisé de plus en plus en oubliant le sens du sacré. Il y a eu comme une marchandisation, une uniformisation de notre soi, qui sous prétexte de libérer notre individualité, nous ne nous en donné qu’un masque, qui se traduit par une forme d’élitisme, propice si l’on n’y prend garde au développement d’un ego surdimensionné. Sous quel prétexte par exemple celui qui ne veut pas manipuler l’informatique serait un sous-homme ?

 

La volonté de devenir soi-même grâce à la méthode initiatique maçonnique, ne doit pas se réduire si j’ose dire à une forme capacité intellectuelle à comprendre une société de l’uniformité, ou à gravir les barreaux d’une échelle de spirituelle, sans avoir la force, le courage, de redescendre, de reprendre sa juste place dans le cosmos, en toute humilité et de porter un message d’amour fraternel à ses sœurs et frères en particulier et aux hommes en général. Il faut avoir la force de redescendre pour être un, mais un parmi les autres, dépouillé du moi, là est la véritable révélation.

 

Vincent Delecroix dit : « Et si le courage d’être soi vise le salut de l’âme, alors il commence par cette évidence, on ne se sauve pas tout seul. »

 

Cette constatation va bien aux hommes et aux francs-maçons en particulier, qui apprennent dans les loges, qu’ils sont à la fois un et multiples, que seuls sans le secours de leurs frères, ils ne peuvent rien faire. L’horizontalité précède la verticalité, nous ne sommes pas seuls au monde.

 

Vincent Delecroix nous encourage à dire non, à prendre du recul, de la distance, voire à pratiquer l’ironie, cela bouscule nos manières de concevoir notre perfectionnement, c’est peut-être un chemin singulier, pour être vrai, être soi, pour juger par soi-même. Il nous incite en quelque sorte à faire un pas de côté en compagnon, à parcourir le monde, à réaliser notre chef-d’œuvre seul,  à « penser par soi-même » pour être, réapprendre à dire Non !  Avant de revenir au centre humblement parmi les autres.

 Il me semble que l’on est loin de l’intelligence artificielle, et vous qu’en pensez-vous ?

 

JF.

 

NOTES : Ian Cheng est un artiste contemporain Américain. Il est connu pour ses simulations en direct ses « Écosystèmes virtuels ». Il explore  la nature des mutations et du comportement humain.

 

Vincent Delecroix est un philosophe Français, écrivain Diplômé de l’ENS, agrégé de philosophie spécialiste de Soeren Kierkegard. Il enseigne la philosophie de la religion. Il a été honoré du Grand Prix de Littérature de l’Académie Française en 2009.

L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET LE POUVOIR DE DIRE NON !

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Publié le par jean françois
LE LAC BLANC

LE LAC BLANC

L’IMPORTANT CE N’EST PAS LA RÉPONSE

 

L’important c’est la question, l’important ce n’est pas le but, c’est le chemin. Les pèlerins sur la route de Compostelle le savent bien, ils ont découvert l’essentiel de leur quête dans la préparation du voyage, ils ont découvert la joie de préparer leurs bagages, de se projeter vers les étoiles, ils se sont mis dans un état propice à la réception de la Lumière, elle passe à travers leur corps et illumine leur âme.

Ils ont frappé en profane à la porte du temple après avoir erré dans le labyrinthe des ténèbres, ils ont trouvé le chemin du centre, de leur être intérieur. Les outils symboliques en main la construction de leur temple intérieur  peut commencer.

 

Dans le silence de la nuit sous la pâleur de la lune, ils commencent leur course vers le soleil lumière, cette course vers le centre  d’eux –mêmes. Le franc-maçon reconstruit à chaque tenue l’espace sacré qui lui permet de faire les pas rituels, par le jeu initiatique des questions-réponses, il prend connaissance de son itinéraire de vie, il redécouvre le chemin perdu de l’Éden.

 

Il sait inconsciemment comment guérir le Roi Pêcheur, il devient cet humble chevalier de l’esprit, ce Parsifal, celui que les autres considéraient comme ridicule du haut de leur vanité. Il est alors le plus modeste, celui dont les haillons, cachent un cœur pur.

Il se dirige vers le Roi souffrant et pose sa question, la question où est le Graal ? Alors le miracle se produit le Roi sort de sa torpeur, la douleur s’efface, la nature revit, l’eau coule à nouveau de la fontaine de jouvence, nectar des dieux, tout est restauré, l’espérance, la foi revient.

La parole avait été prononcée, la question posée, le cosmos tout entier renaissait, la véritable lumière, la lumière du réel éclairait le monde. Le miracle s’était accompli grâce à la force de l’imagination, la question qui ouvre la porte du centre avait changé le monde.

 

Il existe a écrit Mircea Eliade : « Une solidarité intime entre la vie universelle et le salut de l’homme. Il suffit de se poser le problème du salut, il suffit de se poser le problème central, c’est-à-dire le problème. »

 

Le maître maçon se place au centre de l’espace sacré pour découvrir l’idée sous le symbole. L’important ce n’est pas la réponse, c’est la question. Tant que les hommes se poseront des questions, ils avanceront libres vers la lumière.

 

JF. 

L'IMPORTANT CE N'EST PAS LA RÉPONSE

Rien de bien ne se fait couché ou assis ! disait l'Oiselet-la-Fraternité. Seul l'homme debout fait du bon travail, et c'est quand il marche qu'il pense droit ! Si tu veux comprendre, débattre sainement, imaginer, organiser ta pensée, concevoir et décider : Marche ! , marche, tu verras !

"Jehan lui dit encore une fois de toutes ses forces :

- Alors ? C'est pour voir ces cailloux que tu m'as fait faire six cents lieues ? Tu verras, tu verras !" Et qu'est-ce que je vois ? hein ? "Tu trouveras la Connaissance! "Et qu'est-ce que je trouve ? hein ? qu'est-ce que je trouve ?

Le Prophète transperça Jehan d'un regard qui semblai se perdre, à travers lui, dans l'horizon atlantique. Longuement, il le fixa ainsi, puis d'une voix terrible :

- Mais, c'est toi que tu as trouvé, couillon !"

 

Extrait les Étoiles de Compostelle Henri Vincenot.

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Publié le par jean françois
LA LUMIÈRE DE LA TERRE DES HOMMES À LORIENT

LA LUMIÈRE DE LA TERRE DES HOMMES À LORIENT

 

C’est toujours la même chose l’on commence le matin par mettre un pied devant l’autre, cela me rappelle un chant de m’on adolescence, quand je regardais le soleil monter au-dessus du Mont Cinto en Corse, rougir les aiguilles qui sortent de la mer sur les rives du Golfe de Porto, le premier pas que fait le pêcheur, tous les jours depuis six mille ans peut-être pour monter dans sa barque.

Un embarquement pour la vie, la belle vie sur cette terre des hommes, si bien décrite par Saint Exupéry.

 

Faire le premier pas chaque jour vers l’autre, vers mon frère, vers celui qui souffre seul dans le silence de la nuit, celui dont le rire résonne, dans la forêt des indifférences, porter vers eux la lumière précieuse de l’amour qui scintille sans cesse, la lumière éternelle, placée sur le plateau du vénérable de ma loge, cette lumière qui illumine tous les frères en faisant le tour de la loge dans les mains du maître des cérémonies, comme un voyage sur la terre des hommes, parcourant la rose des vents dont les rayons transpercent les âmes, puis elle revient au centre avant de monter en volutes le long du fil à plomb vers la voûte étoilée, elle se pose comme une étoile, une nouvelle, un message venu de la terre.

 

Hier encore j’ai vécu cette merveilleuse aventure, j’ai vu la lumière dans la foule, après avoir fait les premiers pas à Lorient, dans la Celtitude, j’ai vu Bernard mon maître des cérémonies sourire aux bombardes, j’ai vu Patrig paré de son Kilt cherchant des livres en Bretons pour ses petits-enfants, pour que la mémoire des mots ne disparaisse pas, et puis un autre Bernard éloigné de sa loge qui a rejoint le cercle des Druides en Brocéliande et enfin Thierry mon maître d’harmonie, marchant vers moi dans la foule sourire aux lèvres.

 

J’ai reçu de cette terre encore tant de lumière, comme une somme précieuse, les premières pièces données à un enfant, mon salaire.

 

Ensemble entre frères nous avons parlé de Loïc notre président qui souffre dans sa chair, inconsciemment  comme le disait Etty Hillesum : « On voudrait être un baume versé sur tant de plaies. »

 

Faire des pas encore des pas vers sur la terre des hommes vers la fraternité.

C’est promis j’en ai fait le serment, demain je ferais à nouveau un a pas sur cette terre des hommes, par aider, secourir et aimer mes frères et mes sœurs, tous les hommes, l’amour fraternel est infini.

 

JF.

 

NOTE : Les personnes citées sont réelles, elles étaient au Festival Inter Celtique de Lorient.

Bernard mon maître des cérémonies

Bernard l’écrivain de la Bretagne devenu Druide

Patrig le bretonnant avec son Kilt du Standard d’Ecosse

Thierry mon député, maître d’harmonie, alias Théodore

Loïc mon président le seul absent, présent dans nos cœurs.

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Publié le par jean françois
Asakusa,Taito, Japan bien après Hiroshima

Asakusa,Taito, Japan bien après Hiroshima

ET PUIS IL Y A LA FOI ET L’ESPÉRANCE….

 

Philippe nous propose, une ballade, sur le chemin de la vérité qui mène à la Lumière de la Liberté, la force de la Fraternité peut abattre les montagnes de l’indifférence, faire un pas vers les autres et ensemble former un cortège de joie, monter pas à pas sur l’échelle qui monte jusqu’au ciel, quel défi, quelle vanité peut être, mais y a t’il un projet plus beau, plus grand que d’aller à la conquête du meilleur de soi-même, pas par orgueil, mais pour en faire le cadeau à son prochain, ce bel inconnu qui demeure dans l’ombre et aspire à recevoir la Lumière véritable celle qui éclaire tout homme.

 

JF.

ET PUIS IL Y A LA FOI ET L’ESPÉRANCE….

 

Ballade pour un homme libre

 

Comme un enfant errant dans la ville endormie
Enfant des rues, enfant de rien, fils de la nuit,
Comme ce vieux déchu que le vin a saoulé
Et qui pleure, et qui bois, sur l’asphalte, affalé,
Comme la fleur de bitume qui arpente nos rêves
Et nos pensées sordides, et qui attend la trêve,
Comme ce vent glacial qui cogne à nos fenêtres
Comme un sanglot, comme un regret qui nous pénètre,
Et installe en nos rêves un fugace remord.

Mais l’enfant n’erre plus, il s’est couché dehors
Le nez dans le ruisseau, cœur brisé, cœur en miettes,
Et le vieux assommé par l’alcool de la fête
A sombré dans l’oubli et dans le désespoir ;
La femme s’est couchée, épuisée de trottoir,
Elle a rejoint sa chambre par la fureur défaite.

Et toi ? Et moi ?, et nous ? Pour quelques heures encore
Bercés d’indifférence, nous feindrons d’ignorer
Ces drames ordinaires que la conscience endort ;
Pour quelques rêves encore, dans l’oubli, emmurés,
Les paupières de la honte demeureront baissées.
Mais ce monde factice où nous sommes réfugiés
Bientôt disparaîtra, aux premières lueurs,
Et l’indicible peur qui taraude nos cœurs
Reprendra le dessus, forgeant au fil des jours
Des cortèges de haine et des fardeaux très lourds.

Eux, ont hurlé leur peine, ils ont pleuré leur honte
Ils ont l’âme meurtrie et la colère qui monte
Les larmes se sont taries, ils n’attendent plus rien
Que la misère de l’autre, ils se sentent vauriens
Et la pierre ramassée cherche déjà sa cible
Elle ne polira pas ! C’est un constat terrible
Ultime affirmation d’une existence grise
Ils lanceront un jour à nos consciences sans crise
Ce matériau banal, symbole du désespoir
Qui corrode leurs cœurs; quel humiliant échec,
Quelle triste sentence, affligeante hypothèque
D’universel amour, miroir mon beau miroir…

Quand le soir redescend à nos portes verrouillées
Comme les serments prêtés en nos temples refermés
Ils sont tous là ! Telle une infirmité, muets,
Témoins de nos tourments, frappés d’indignité.
Nourriront-t-ils un jour une fragile flamme
Pour que leurs sacrifices et leurs immondes drames
Ne demeurent pas vains ?
                                          Car le chemin est long
Dans nos cités profanes, si long, et si banal
Que nous devons bâtir des routes et des ponts,
Pour découvrir enfin la misère abyssale,
De nos frères de l’ombre qui alimentent ces peurs,
Que l’on avait enfouies tout au fond de nos cœurs.

 

Notre dessein est là ! Réduire cette fracture
C’est un très bel ouvrage qu’il faut bâtir ensemble
Véritable chef d’œuvre, exaltation de l’âme
C’est une réparation pour cette déchirure,

Voilà me direz-vous un généreux projet
Mais quelle est la recette, et par où commencer ?

Je n’ai point la réponse, mais nous pouvons chercher
Nous sommes si nombreux, il y a tant de lumière
Qui resplendit partout, tout autour de la terre
Et il y a tant d’amour, tant de fraternité
Que nous finirons bien, parmi mille autres choses
D’éradiquer ce mal ;
                                         Il se répand si vite
Qu’il en devient banal au point que l’on évite
Par de savants détours, d’emprunter certaines voies
Au point que l’on oublie d’écouter et de voir.

 

Au cinquième voyage, nous partîmes les mains libres

Etions-nous à ce point aguerris et sereins

Pour poursuivre notre quête d’un amour souverain ?

Avions-nous à cet âge la mémoire et la fibre 

Pour franchir sans encombre une si grande étape ?

 

Notre pierre mal polie et des mains malhabiles

Nous révèle à propos que ce rêve est fragile.

 

A cet âge nous avons une vague idée du cap

A ce stade nous cherchons auprès de nos aînés

Un soutien, des conseils, pour faire taire nos doutes

Et avancer encore, à nos rêves, enchaînés.

 

La flamme est si ténue à nos âmes en déroute

Que nous distinguons mal à la porte du temple

Les oubliés de Dieu loin des marchands du temple.

 

A l’âge de déraison, comme les épis mûris

A la lumière blafarde d’une morne existence

Aurons-nous achevé de nos vœux la semence ?

Aurons-nous commencé la récolte et le tri ?

 

Ces mots que je vous pleure plutôt que ne les dit,

Ressortent du reproche que j’adresse à la vie.

N’y voyez point mes frères le moindre renoncement,

Je resterai fidèle à mes engagements,

Mais je forme le vœu, et caresse l’espoir,

De cimenter ma foi, en réchauffant la vie,

De baliser ma quête pour faire naître à l’envie,

Des vocations nouvelles sur lesquelles s’asseoir,

D’entreprendre, tous ensemble, un gigantesque ouvrage,

Un chef d’œuvre durable, témoin de l’idéal,

Témoin de l’humanisme et du sens du partage,

Qui éclaire notre route, et qui n’a pas de prix.

 

Les anciens bâtisseurs avaient des cathédrales

Pour immortaliser leur Foi et leur génie,

Leurs chefs-d’œuvre témoignaient de leur quête d’amour

Pour un grand architecte qu’ils imitaient toujours.

 

Or que nous reste il au-delà de nos rites, 

De ces chantiers d’antan que la splendeur habite ?

Par la spéculation sommes-nous méritoires ?

 

Très chère introversion cache misère sur la vie.

 

Il nous faut transformer nos visages ravis

Et puis nous replonger aux sources de l’histoire.

 

Nous avons abattus des dogmes et des lois,

Car ils constituaient des entraves sévères

A nos trois règles d’or ; car ils étaient contraires

Au bon sens humaniste qui domine notre foi.

 

Je pose la question, sans passion ni recette,

Mais l’Afrique que j’aime suivra cette requête,

Nous y mettrons le temps, la raison et le cœur,

Et puis, les jours viendront où sur terre le bonheur

Pourra se partager, où le mot « liberté »,

Deviendra synonyme de cette vérité

Que nous cherchons toujours, où nos comportements,

Deviendront exemplaires, pour accueillir l’instant

Où le monde profane nous fournira la preuve,

Que nous sommes bien libres et d’excellentes mœurs.

 

 

Ce poème (trop long) traduit mes interrogations sur l’inadéquation que j’observe entre mes vœux, les serments prêtés, et la dramatique réalité qui sévit partout dans nos cités profanes ; j’ai la ferme conviction que, Nous qui avons choisi librement la quête de lumière , nous qui prônons la PAIX , l’Amour entre les hommes, sans distinction de race , couleur, religion , ou orientation politique , Nous POUVONS mettre en chantier une réforme profonde et durable de cette société ; Nous pouvons réfléchir sur les voies et moyens pour gagner la guerre contre la misère et l’exclusion ; tous ensemble (et Dieu sait si nous sommes nombreux et « temporellement puissants ») Nous pouvons mettre cette question à l’étude des loges . Et si la LUMIERE venait de notre continent et fasse taire les critiques et les quolibets ? .........

 

Philippe Jouvert.

 

Avec l’aimable autorisation de l’auteur.

Sierra Leone, le pays des Lions

Sierra Leone, le pays des Lions

LA LIBERTÉ D'EXPRESSION HUMOUR OU PAS

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Publié le par jean françois
EN FORME DE RECENSION : CRITICA MASONICA
EN FORME DE RECENSION : CRITICA MASONICA

Recension : CRITICA MASONICA

 

A lire un article intéressant qu’un lecteur du Blog François Régis m’a fait suivre, et plus encore, le blog Critica Masonica pour la qualité de ses articles et de ses intervenants. J’attire votre attention en particulier sur le N°43 à mettre en toutes les mains, mêmes celles qui n’ont pas encore revêtu les gants blancs, ci-dessous quelques extraits :

 

 La franc-maçonnerie entre institutionnalisation et tribalisme.

G_e_o_r_g_e_s_ _B_e_r_t_i_n_1_3_ _

« U_n_ _p_r_o_j_e_t_ _s_’e_n_r_a_c_i_n_e_ _t_o_u_j_o_u_r_s_ _d_a_n_s_ _l_a_ _r_éa_l_i_t_é, s_a_n_s_ _e_x_c_l_u_r_e_ _t_o_u_t_e_f_o_i_s_ _l_a_ _p_o_s_s_i_b_i_l_i_t_é _d_e_ _c_o_n_t_e_s_t_e_r_ _e_t_ _d_e_ _r_e_m_e_t_t_r_e_ _e_n_ _c_a_u_s_e_ _c_e_r_t_a_i_n_s_ _a_c_q_u_i_s_ _d_e_ _l_’u_s_a_g_e_,_ _p_a_r_f_o_i_s_ _c_o_n_f_o_n_d_u_s_ _a_b_u_s_i_v_e_m_e_n_t_ _a_v_e_c_ _l_a_ _r_éa_l_i_t_é _o_u_ _l_a_ _« _n_a_t_u_r_a_l_i_t_é _»._ _

Jacques Ardoino,

Education et Politique, 1977.

 

 Sommaire.

1. Notre propos : institution et mutations

2. Etat des lieux : comment se présentent les principales obédiences

3. Qu’en pensent des acteurs ? Témoignages

4. Retour sur la méthode

5. Conclusions provisoires

(….)D_’o_ù _c_e_ _q_u_e_s_t_i_o_n_n_e_m_e_n_t_ _(appliqué à notre objet) : où en est le projet universaliste de la Franc-maçonnerie dans notre pays ? Celui d’une religion « naturelle » centre de l’Union ? Quel rôle y joue et y jouera l'Ordre maçonnique en ses diverses composantes et de quelle façon ? L’effervescence constatée des loges franches ou libres hors institutions, (nouvelles formations horizontales et tribales), est-elle un indice de cette mutation ? La Franc-maçonnerie est elle un miroir de ce qui se vit au plan sociétal ?

 

(…)E_t_a_t_ _d_e_s_ _l_i_e_u_x_ _:_ _c_o_m_m_e_n_t_ _s_e_ _p_r_és_e_n_t_e_n_t_ _l_e_s_ _p_r_i_n_c_i_p_a_l_e_s_ _o_b_éd_i_e_n_c_e_s_ _

L’Express a publié le 19 juin 2014 une liste des 2_2_ _o_b_éd_i_e_n_c_e_s_ _m_a_ço_n_n_i_q_u_e_s_ _f_r_a_n_ça_i_s_e_s_ _a_v_e_c_ _l_e_u_r_ _n_o_m_b_r_e_ _d_e_ _f_r_èr_e_s_ _e_t_ _d_e_ _s_o_e_u_r_s_._ _Le total était de 1_7_4_’8_4_8_ _f_r_èr_e_s_ _e_t_ _s_o_e_u_r_s_ _(dont 32’762 soeurs soit 18,7%). Il s’agit bien sûr de chiffres déclarés17.

 

(…)Tribus ?

Enfin, est apparue depuis quelques années, sur la scène maçonnique, l’existence de loges franches ou libres qui refusent toute organisation hiérarchique et pyramidale et s’organisent en réseaux, ne prenant leur légitimité que d’elles-mêmes, Est-ce le premier indice d’un tribalisation de la Franc-maçonnerie à l’ère postmoderne, quand celles-ci seraient « instituantes » face à des obédiences « instituées » ?

 

(…) Témoignages

E_t_ _a_u_s_s_i_ _:_ _« _i_l_ _y_ _a_ _p_o_u_r_ _m_o_i_ _u_n_e_ _g_r_a_n_d_e_ _s_a_t_i_s_f_a_c_t_i_o_n_ _à _p_a_r_t_i_c_i_p_e_r_ _r_ég_u_l_i_èr_e_m_e_n_t_ _a_u_x_ _t_e_n_u_e_s_ _e_t_ _a_u_x_ _d_i_v_e_r_s_e_s_ _r_éu_n_i_o_n_s_ _m_a_ço_n_n_i_q_u_e_s_._ _C_e_ _s_o_n_t_ _t_o_u_j_o_u_r_s_ _d_e_ _g_r_a_n_d_s_ _m_o_m_e_n_t_s_ _d_e_ _r_éf_l_e_x_i_o_n_,_ _d_'_i_n_t_r_o_s_p_e_c_t_i_o_n_,_ _d_'_éc_h_a_n_g_e_s_,_ _d_e_ _c_o_n_v_i_v_i_a_l_i_t_é._ _J_'_a_i_ _r_e_çu_ _à _d_e_s_ _m_o_m_e_n_t_s_ _i_m_p_o_r_t_a_n_t_s_ _d_e_ _m_a_ _v_i_e_ _d_e_s_ _s_o_u_t_i_e_n_s_ _t_r_ès_ _p_r_éc_i_e_u_x_ _q_u_i_ _o_n_t_ _d_ém_o_n_t_r_é _s_'_i_l_ _e_n_ _ét_a_i_t_ _b_e_s_o_i_n_ _q_u_e_ _l_e_s_ _l_i_e_n_s_ _q_u_i_ _n_o_u_s_ _u_n_i_s_s_e_n_t_ _e_n_ _f_r_a_t_e_r_n_i_t_é _s_o_n_t_ _a_u_t_r_e_m_e_n_t_ _p_u_i_s_s_a_n_t_s_ _q_u_e_ _c_e_ _q_u_i_ _p_e_u_t_ _e_x_i_s_t_e_r_ _d_a_n_s_ _l_e_ _m_o_n_d_e_ _p_r_o_f_a_n_e_._ _» _

 

(…)S_u_r_ _l_’i_d_e_n_t_i_t_é _d_e_ _l_’O_r_d_r_e_ _m_a_ço_n_n_i_q_u_e_._ _

La question « Pour vous la FM c’est quoi ? » à 8 items et deux choix possibles a donné.

1. Un lieu de progression personnelle et spirituelle : 73%

2. Une fraternité : 60,3%

3. Un club de pensée philosophique et culturel : 22%

 

(…)

  • l_e_ _f_a_i_t_ _r_éa_f_f_i_r_m_é _p_l_u_s_i_e_u_r_s_ _f_o_i_s_ _q_u_e_ _l_a_ _l_o_g_e_ _e_s_t_ _l_e_ _l_i_e_u_ _o_ù _s_e_ _v_i_t_ _l_a_ _F_M_ _e_t_ _q_u_e_ _l_e_s_ _l_o_g_e_s_ _s_o_n_t_ _l_i_b_r_e_s_._ _

« _T_r_o_p_ _d_e_ _c_l_o_i_s_o_n_s_ _e_t_ _p_a_s_ _a_s_s_e_z_ _d_e_ _p_o_n_t_s_._._»._ _

« _I_l_ _c_o_n_v_i_e_n_d_r_a_i_t_ _s_a_n_s_ _d_o_u_t_e_ _d_e_ _d_ép_o_u_s_s_i_ér_e_r_ _u_n_ _p_e_u_ _l_e_s_ _c_h_o_s_e_s_,_ _n_o_t_a_m_m_e_n_t_ _s_u_r_ _c_e_r_t_a_i_n_s_ _a_s_p_e_c_t_s_ _t_r_ès_ _b_u_r_e_a_u_c_r_a_t_i_q_u_e_s_._ _T_o_u_t_e_f_o_i_s_ _j_e_ _p_e_n_s_e_ _q_u_e_ _d_a_n_s_ _l_'_e_n_s_e_m_b_l_e_ _l_'_o_r_g_a_n_i_s_a_t_i_o_n_ _a_c_t_u_e_l_l_e_ _p_r_i_v_i_l_ég_i_e_ _a_s_s_e_z_ _b_i_e_n_ _l_a_ _s_t_a_b_i_l_i_t_é _d_e_ _l_a_ _m_a_ço_n_n_e_r_i_e_ _e_n_ _F_r_a_n_c_e_ _» _

 

(…)Sur les nouveaux modes de communication : la FM doit-elle s’en saisir et les intégrer ?

47,6% des répondants s’y déclarent favorables.

 

(….) Conclusions provisoires

Soit un Ordre (une institution) initiatique (qui pose la nécessité d’un changement personnel) fondé sur la fraternité (la nécessité des médiations et de la place des autres). Il proclame, en ses origines, adhérer « à une religion « universelle » laissant à chacun ses propres opinions » et devient « le Centre de l’union et la voie par laquelle s’unissent en une franche amitié des personnes qui auraient dû rester pour toujours distantes » (Constitutions d’Anderson, article 1, 1723).

Le paysage maçonnique français offre à cet égard de nos jours un paysage plus que contrasté, ce que soulignent nos répondants.

Pourtant ni l’adhésion aux valeurs fondatrices, à la Tradition, ni l’idéal de Fraternité ne sont rejetés, bien au contraire.

 

Source extraits Masonica N°43

 

 

On pourra retenir de cette étude, la pérennisation des valeurs de la franc-maçonnerie après plus de 300 ans d’existence, ce n’est donc pas un club ou un mouvement philosophique, mais plutôt « une religion (dans le sens religere de relier) universelle, naturelle. » Un ordre initiatique fraternel solidement ancré dans les traditions qu’il a su intégrer dans le temps depuis le début connu de l’humanité, qu’il a reçu comme une éponge et retenu le meilleur des valeurs et des vertus qu’elles contiennent. Cette éponge sans cesse imprégnée au fil du temps reste un être vivant et restitue dans leur pureté les enseignements transmis par les anciens, ainsi se constitue un idéal de vie, une vision utopique renouvelée d’une société du bon, du bien, du juste.

 

La franc-maçonnerie réalise donc, un centre d’union permanent  de toutes les femmes et les hommes de bonne volonté. Centre où ils dépassent toutes leurs différences sans les renier et ils en tirent au contraire profits et bonheurs neufs, par la découverte de l’autre, porte d’accès à la connaissance de soi-même, de son être intérieur véritable, notre dimension spirituelle sans limites.

 

Le ciment qui relie les sœurs et les frères du monde entier et au-delà l’ensemble de l’humanité est bien la fraternité universelle. La question reste de savoir pourquoi cette fraternité perdure dans un monde ou l’individualisme, le matérialisme, l’égoïsme sont érigés en autant de dieux illusoires ? L’étude de Masonica confirme que cette vertu de fraternité ne peut se transmettre que grâce à la prise de conscience de la valeur du Sacré, reconnue par tous ses membres.

C’est cette valeur du Sacré qui malheureusement se dégrade dans notre société moderne, qui permet de faire des ponts entre les femmes et les hommes de toute nature, de toutes conditions, de toutes religions. Les francs-maçons, travaillent avec constance, persévérance, détermination, à faire vivre et amplifier cette valeur du sacré, pour construire un chemin pierre après pierre vers la Sagesse et l’amour, buts de l’initiation.

 

Dans les temples de l’esprit c’est symboliquement au centre que se retrouvent les sœurs et les frères, entre la rigueur et la droiture de l’équerre, et l’ouverture du compas de l’esprit qui domine la matière.

 

JF.

EN FORME DE RECENSION : CRITICA MASONICA

En noir et Blanc, Gwenn Ha Du, le phare des perdrix

EN FORME DE RECENSION : CRITICA MASONICA

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Publié le par jean françois
Chasse Royale  et présidentielle de la Saint-Hubert à Chambord

Chasse Royale et présidentielle de la Saint-Hubert à Chambord

HUMEUR !! SAINT UBER PATRON DES CHÔMEURS ET DES CONTRIBUABLES

 

 

Le Dieu numérique et son bon apôtre Saint – Uber seront bientôt les seuls recours des chômeurs, ces gens transparents que l’on ne voit pas, qui ne sont rien, ou peut-être quelques chiffres sortis mensuellement des bureaux climatisés de l’INSSE qu’il faut maintenant mettre sous le tapis, cela casse le moral de les voir tous les mois immobiles et tenaces.

 

Il est envisagé sérieusement de réduire les prestations de l’assurance chômage, qui n’est après tout qu’une assurance comme les autres, garantissant une catastrophe naturelle permanente. Une caisse où tous ceux qui déclarent leurs revenus doivent verser obligatoirement leurs cotisations  et recevoir en cas de sinistre ce que l’on voudra bien leur donner, manquerait plus qu’ils réclament quelque chose ! Alors qu’ils ne bougent pas eux, leur famille, leur maison, leurs amis, leurs habitudes ça sent la fainéantise. Alors qu’ils ont tout a portée de mains : Bla Bla Car, Amazon qui livre à domicile sans frais presque tout, (l’astuce faut pas le dire, cette belle  Amazone ne paye pas d’impôts, et embauche à bas salaires à des temps partiels vu que c’est dur il vaut pas travailler trop longtemps, avec de belles subventions que vous payer vous avec vos impôts.) et puis il y a tous ces livreurs jeunes et dynamiques de Déliveroo avec leurs bicyclettes, cela a un côté exotique ça nous rappelle la Chine enfin l’ancienne Chine, ils sont ravis de caracoler joyeusement sur les trottoirs, les passages cloutés entre les piétons et dans les rues de nos villes zigzagant adroitement entre les voitures qui s’évertuent à ne pas les renverser, et tout ce numéro de cirque presque gratuit, enfin pour quelques euros, elle est pas belle cette vie, cette alliance de l’ancien monde du vélo et le nouveau monde du smartphone.

Il y a toujours des râleurs comme nos chauffeurs de taxis, pas aimables paraît t’il enfin certains, on se demande pourquoi ils ont la chance de pouvoir acheter cher leur licence, qu’ils peuvent payer à tempérament, avec leur tempérament de ronchon. Ils doivent aussi payer leurs charges sociales, leurs impôts, toutes les taxes diverses et variées. Heureusement qu’il y a les chauffeurs UBER ces jeunes professionnels du volant, aimables, pas chers pour nos portes monnaies qui arrondissent leurs fins de mois, sans charges sans impôts, ils nous laissent les payer à leur place, c’est plus pratique après tout.

 

Tous les métiers, des pans entiers de la société « s’ubérisent ». Les particuliers sont hôteliers, agents immobiliers, loueurs professionnels, marchands de sommeil, sans taxes ni contraintes.

J’exagèrent il y a des gagnants par exemple les guides touristiques, ils peuvent enfin prendre des vacances l’été quand les touristes sont là. Les deux tiers des touristes louent les services des gens du quartier qu’ils visitent. Une économie substantielle de papier et d’heures des fonctionnaires du ministère de la culture qui n’ont plus à délivrer de cartes officielles de guide touristique, la culture y gagne beaucoup ! Bientôt on pourra fermer les musées faute de guides.

Il y a quelques temps je ne sais plus qui envisageait de supprimer l’obligation d’être diplômé pour s’installer coiffeur, un chauve peut-être ? Une bonne idée créatrice d’emploi et on sait à quel point on manque de coiffeurs ! Dans mon quartier ils ne sont que 12 sur 200 mètres à la ronde. Alors vivement les coiffeurs Uber, si ont ne peut même se faire couper les cheveux en quatre, la liberté est en danger !!

 

Il y a quelques temps je ne sais plus qui envisageait de supprimer l’obligation d’être diplômé pour s’installer coiffeur, un chauve peut-être ? Une bonne idée créatrice d’emploi et on sait à quel point on manque de coiffeurs ! Dans mon quartier ils ne sont que 12 sur 200 mètres à la ronde. Alors vivement les coiffeurs Uber, si ont ne peut même se faire couper les cheveux en quatre, la liberté est en danger !!

 

La note optimiste quand même !

Et puis gros avantage cela permettra  d’éviter de dépenser « un pognon de dingue » dans la formation professionnelle, et bientôt plus de retraites a gérer, il n’y aura plus que des cotisants, pas d’allocataires tout le monde au travail Uber jusqu’à 75 ans, le travail c’est la santé. La sécu ira de mieux en mieux faute de médecins pour faire des ordonnances, pas de dépenses inutiles de médicaments.

 

 

Encore un effort

 

Il reste a convertir les quelques écolos irréductibles ceux qui font de la résistance systématique, avec leur pseudo réchauffement de la planète, qui n’a pourtant pas que des inconvénients. Les services d’urgence de nos hôpitaux étant surchargés habituellement depuis des années en temps de canicule sont saturés, les anciens sont priés de rester mourir chez eux tranquillement, on manque de tout, de lits, d’infirmières, de médecins. Les rares personnes âgées privilégiées qui ont les moyens  de se payer une maison de retraite « sous médicalisée » sont priées de ne pas se plaindre elles peuvent finir leur vie dans la joie et la bonne humeur en jouant au loto, à propos du loto.

 

La dernière Ubérisation dans l'air du temps.

 

Le loto voilà une belle idée toute neuve et qui peut paraît il rapporter gros. Constatant que le sport marche bien, les résultats aux JO et au foot de notre pays au regard de sa population sont enviés par beaucoup.

Deux chercheurs de la fondation Jean-Jaurès Richard Bouigue, ne pas confondre avec Martin le maçon spécialiste de la télévision et Pierre Rondeau nous alertent sur un beau projet porté avec l’assentiment de notre ministre des sports, par 11 députés du nouveau monde (comme une équipe de foot) fringants, jeunes, sportifs tirés par leur premier de cordée le sémillant Cormier-Bouligeon, président du groupe d’études et sport à l’Assemblée Nationale. Vont ringardiser la vieille politique du sport, celle qui réussie pas trop mal quand-même !

 

Ils préconisent de renforcer la taxation des paris sportifs et de prélever un montant fixe sur les droits de retransmission télé. Voilà une belle idée originale, deux nouvelles taxes d’un coup !

L’état pourra ainsi mieux se désengager du sport, et peut être si ça marche, fermer le ministère du sport, faire double économie jack pot.

Tant pis pour les malades d’addiction, ceux qui trainent toujours derrière qu’ils payent. Et puis cerise comme on dit on peut espérer la création de nouvelles chaînes de télé payantes, comme ça tous les jeunes accros au sport pourront sortir leur argent de poche pour ouvrir la télé, on pourra s’abonner avec son smartphone genre Uber connection.

 

Le ministère des finances prendra du volume, et répartira la manne peut être ou laissera les communes, construire les stades, entretenir les installations, augmenter les impôts locaux, et subventionner les associations de bénévoles qui remplaceront peu à peu et en mieux, tous les professeurs, les moniteurs de sport

Qui coûtent eux aussi un pognon de dingue.

 

Mes excuses pour mes outrances, mais cette nouvelle politique sportive envisagée, me donne de l’urticaire, il faut que je me calme.

Elle est pas belle la vie, vive Saint- Uber ! carte postale électronique de la part d’un survivant de l’ancien monde, de celui des cathédrales complétement dépassé par toutes ces nouvelles merveilles. Liberté, Equité, Fraternité et bon courage à tous.

 

JF.

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Publié le par jean françois
LE COURAGE REND PLUS HUMAIN

LE COURAGE REND PLUS HUMAIN

 

Un des maîtres maçon à qui je dois bien plus que la transmission de mystères, de mots, de rituels, André M…  à qui dans un moment de doute je posais la question, finalement qu’est-ce que la franc-maçonnerie ? André me répondit sans hésitation : « c’est fuir le vice, et pratiquer la vertu. » André avait atteint l’ultime degré du Rite Écossais Ancien et Accepté le 33ème barreau de l’échelle spirituelle du rite et humblement restituait à ses frères ce qu’il avait reçu, avant de rejoindre l’orient éternel. Il m’a montré ce jour-là, le chemin du courage et de la persévérance.

 

Ce courage qui n’est pas que l’apanage des héros, est un début, un commencement, un pas dans la pratique de l’Art Royal, il marque l’engagement, dès la porte poussée, pour une nouvelle histoire de vie, d’une vie plus juste remplie d’amour fraternel.

 

L’homme courageux, n’est pas déraisonnable, il a pris conscience de la peur, il l’a côtoyée, il deviendra capable de la dépasser, l’homme courageux n’est pas fou, il n’est pas dans l’orgueil, la démesure, il veut simplement être un homme digne de ce nom, et donner ce qu’il peut. C’est son amour du prochain qui le pousse à l’acte.

 

La franc-maçonnerie qui « en courage »  a fuir le vice et pratiquer la vertu rend l’homme plus courageux, capable de se dépasser, de se sacrifier pour aider l’autre, non pas pour la recherche d’une célébrité quelconque, les actes des francs-maçons, ne sont pas sur diffusés sur les réseaux sociaux, ils ne doivent pas flatter leur ego, les francs-maçons n’accomplissent que leur simple Devoir, c’est un des enseignements de la franc-maçonnerie.

Le franc-maçon qui travaille sans relâche a cultiver ses vertus, les développer avec le levier de la morale, cultive le courage comme il cultive la fraternité, ces vertus ne sont pas innées.

Les Grecs anciens enseignaient les vertus au moyen d’exercices spirituels quotidiens. Comme l’on cultive les arbres d’un jardin pour qu’ils donnent des fruits, ces vertus qui poussent, grandissent chaque jour doivent recevoir les plus grands soins, il faut sans cesse arracher les mauvaises herbes, l’ivraie qui dort et se réveille tous les matins, la pratique du courage n’est pas la réalisation d’un acte unique isolé.

Le courage quand il remplit le jardin de notre vie, il déborde et inonde le monde, le transforme.

 

 

Dans nos sociétés la tendance est à déléguer le courage comme un mistigri que l’on passe à des professionnels, l’exemple le plus flagrant est la professionnalisation de l’armée, dans la vie courante la multiplication des sortes de police, le citoyen n’intervient plus, il ne sait pas prendre un extincteur ou changer la roue de sa voiture, il délègue par manque de compétence et de courage, se retranche derrière le fameux principe de précaution. Heureusement les nouvelles générations s’investissent à nouveau, il y a un regain d’intérêt pour le secourisme, le scoutisme etc..

 

Bien souvent l’homme moderne est incapable de prendre son courage à deux mains de se saisir de ce courage nécessaire à la vie en collectivité, l’expression bon courage a pris une connotation péjorative comme s’il était vain d’être courageux.

 

Et pourtant dans notre société apparaissent encore des marqueurs de ce courage, des héros qui ne se considèrent pas comme tels, à l’exemple de mère Teresa, de Nelson Mandela, Gandhi, et plus près de nous Arnaud Beltrame, le courage pour eux est une vertu, mais aussi un travail pour acquérir une compétence.

Ce courage habite aussi des héros du quotidien : les personnels soignants, les forces armées, les policiers, les enseignants dans nos banlieues, les membres des ONG ceux qui bénévoles donnent leur temps, leur argent pour aider les plus humbles d’entre nous en silence, nos fonctionnaires en général qui assurent le service public, dont les plus pauvres, les handicapés de la vie sont les principaux bénéficiaires, nos fonctionnaires ne sont pas que nombres et des chiffres qu’ils faut réduire, cela mérite réflexion et courage.

 

Les francs-maçons prônent le courage individuel, collectif et fraternel.

 

La philosophe Cynthia Fleury, au terme d’un interview parue dans le journal Le Monde du 04 /08/2018 dit : (….) la République  s’est construite autour de deux notions, celle de la vertu (approche républicaine) et celle de l’intérêt (approche libérale). Le courage permet peut-être d’avoir l’exigence de la vertu et l’efficacité de l’intérêt, en tenant à distance aussi leurs dérives mortifères.

 

JF.

 

A LIRE : La fin du courage de Cynthia FLEURY aux Éditions Fayard.-2010-

LE COURAGE REND PLUS HUMAIN

HUMOUR OU PAS DU COURAGE !

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Publié le par jean françois
LE SYMBOLISME POUR ÊTRE BIEN

LE SYMBOLISME POUR ÊTRE BIEN

 

Selon la formule si vous avez tout essayé pourquoi pas le symbolisme ! Après l’obscurantisme qui récupéra la philosophie antique, du miracle grec, le scientisme, le positivisme. Les multiples expériences poétiques dont le surréalisme qui succéda au symbolisme, ce dernier qui était la méthode de toutes les sociétés traditionnelles, primitives effectua un retour dans l’initiation occidentale seule encore en vigueur la franc-maçonnerie de tradition.

 

Les symboles sont pour le franc-maçon un moyen d’accès à la connaissance, ils sont libérateurs de l’emprise de la technologie, du tout numérique, de la pensée unique, normalisée, mondialisée, asservie à la machine et ses constructeurs. Le symbolisme apparaît comme le fil d’Ariane pour sortir du labyrinthe, de la prison de l’esprit où nous enferment  les excès du numérique, le symbolisme élargi notre horizon, suscite et développe notre pensée individuelle.

Alors que le symbolisme apparaissait comme une culture exotique pratiquée par quelques illuminés, il ouvre la voie à une autonomie de la pensée, dans un monde où les contraintes sont de plus en plus présentes, où le langage est convenu. Il est impressionnant de constater par exemple le peu de vocabulaire connu par les jeunes gens, dans une société des SMS où l’on n’écrit plus, les moins utilisés sont de moins en moins nombreux, alors que nommer c’est aussi connaître.

 

La simplification du langage, des images, l’uniformisation menace notre liberté de penser. Cela atteint même notre système politique, la démocratie semble à bout de souffle, elle se résume à quelques séquences électorales restreintes dans le temps, en dehors desquelles la voix du peuple n’est pas entendue, l’expression des différences rejetée, les particularités non tolérées, 24% des votants, c’est à dire 12% des électeurs imposent leurs points de vue à 100% des électeurs. Ce qui génère un désintérêt pour la chose publique, et provoque une abstention massive en hausse continue et la montée inéluctable des extrêmes, c’est en quelque sorte vote et tais-toi ! Les citoyens aspirent à reconquérir la sphère publique au travers des associations déconnectées, indépendantes des partis politiques.

Les espaces de réflexion, d’écoute sont rares, les philosophes inaudibles.

 

La méthode symbolique traditionnelle pratiquée dans leurs temples par les francs-maçons peut devenir un levier pour une pensée libre et fraternelle.

 

Mircea Eliade dans son avant-propos de son livre « Images et Symboles » paru en 1952 écrivait :

 

L’ethnologue de nos jours a saisi, en même temps que l’importance du symbolisme pour la pensée archaïque, sa cohérence intrinsèque, sa validité, son audace spéculative, sa noblesse.(…) On est en train de comprendre aujourd’hui une chose que le XIXème siècle ne pouvait même pas pressentir : que le symbole, le mythe, l’image  appartiennent à la substance de la vie spirituelle, qu’on peut les camoufler, les mutiler, les dégrader, mais qu’on ne les extirpera jamais. (…) C’est ainsi que le mythe du Paradis Terrestre a survécu jusqu’à nos jours sous la forme adaptée du paradis océanien.

 

Plus loin toujours dans son avant-propos il évoque dans un paragraphe sur le Symbolisme et psychanalyse la pensée symbolique.

 

La pensée symbolique n’est pas du domaine exclusif de l’enfant, du poète ou du déséquilibré : elle est consubstantielle à l’être humain : elle précède le langage et la raison discursive. Le symbole révèle certains aspects de la réalité - les plus profonds -  qui défient tout autre moyen de connaissance. Les images, les symboles, les mythes, ne sont pas des créations irresponsables de la psyché ; ils répondent à une nécessité et remplissent une fonction : mettre à nu les plus secrètes modalités de l’être. Par suite, leur étude nous permet de mieux connaître l’homme, l’homme tout court, celui qui n’a pas encore composé avec les conditions de l’histoire.  

 

L’on comprend dès lors l’intérêt du symbolisme pratiqué dans les loges maçonniques, qui apparaît comme désuet, inutile, voir par certains aspects risible au yeux des profanes prend une toute autre dimension pour le postulant à l’initiation maçonnique.

Le symbolisme pratiqué en franc-maçonnerie, est une magnifique méthode d’exploration, vers la découverte de l’homme intérieur, mystérieux, pur, véritable, une magnifique chasse au trésor, qui permet de mettre au jour, les pierres précieuses enfouies au plus profond de l’homme, oubliées mais pas perdues, qui ne demandent qu’à être taillées, polies à nouveau, sans cesse pour êtres remises en Lumière dans l’édifice.

 

Le symbolisme permet la découverte du monde spirituel infiniment plus riche que le monde historique clos.

 

C’est ainsi, que la franc-maçonnerie proclame n’imposer aucune limite à l’esprit humain, dans une fraternelle tolérance, pour les hommes libres et de bonnes mœurs, épris du désir de sagesse, de beauté et d’amour.

 

Le franc-maçon apprend à s’abandonner aux symboles, un peu comme les poètes surréalistes qui pensaient qu’en tout homme il y a un poète qui peut se révéler à condition de savoir s’abandonner à l’écriture automatique.

Notre inconscient est plus poétique, plus philosophique, plus mythique que notre vie consciente. La franc-maçonnerie n’est donc pas une accumulation de savoirs, un intellectualisme de salon, ses savoirs superficiels ne sont que des écorces qui cachent le fruit. Nul n’est besoin de connaître les grands mythes pour les vivre.

 

La franc-maçonnerie par la découverte de la puissance évocatrice des symboles, permet de mettre en lumière l’intelligence du cœur.

 

JF.

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