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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
Françis Vallat

Françis Vallat

LES PASSEURS

 

Les passeurs ont mauvaises presse, encore faut-il savoir de quels passeurs l’on parle !

Dans mes premières années d’initiation aux mystères de l’Art  Royal, j’ai eu recours à des passeurs au premier rang desquels mon parrain de cœur. Il tenait alors une librairie ésotérique, me sachant amoureux des livres et des mots, il a guidé mes premiers pas de lecteur, en me conseillant des œuvres, des guides vers la lumière.

Mon chemin à été particulièrement éclairé, par un roman initiatique de Henri Vincenot : « Les Étoiles de Compostelle. » On trouve dans ce livre, les grands thèmes de l’initiation le passage des ténèbres à la Lumière, la glorification du travail bien fait, la lutte contre l’ignorance, l’indispensable travail de transmission, l’essor de la fraternité et son bras armé la solidarité.

 

La Solidarité, de nombreuses loges maçonniques ont choisit ce nom qui élève la dignité de l’homme, et démontre son amour pour son prochain.

 

Les passeurs de lumière des temps modernes, sont ces hommes et ses femmes enthousiastes, qui laissent un temps le confort de leur quotidien, parfois leur famille ou leurs proches, pour secourir les plus faibles et les plus pauvres d’entre nous, ils sont membres actifs des O N G, loin des arguties politiques, loin des droites et des gauches, ils sont au centre maîtres d’eux-mêmes. Ce sont des soignants des corps, mais aussi de l’esprit, des donneurs de courage, de sourires, de joie. Ces femmes et ces hommes ne se retranchent pas derrière leur peur ou un alibi quelconque comme celui de favoriser la montée des extrémismes, l’urgence n’attend pas la date des élections, les fabricants de haine sont toujours à l’œuvre, eux ils sont des passeurs de mort.

 

Quand la mer est rouge du sang des opprimés et des affamés, il faut avoir le courage de tendre la main, en regardant plus haut que l’extrémité de son index, ou le bout de ses pieds.

 

Françis Vallat à 71 ans a répondu présent à l’appel de S O S Méditerranée, il a accepté de mettre ses compétences et son nom au service des autres. Il est devenu un passeur de Solidarité, contre les passeurs de haine. Sur l’Aquarius, flotte le pavillon universel de l’amour fraternel, Françis Vallat  est un ouvreur de portes dans les murs de l’indifférence, un constructeur de ponts entre les hommes. Il mérite d’être reconnu comme tel, comme un passeur de Lumière qui éclaire l’avenir des plus humbles.

 

JF.

LES PASSEURS

 

 

LES ÉTOILES DE COMPOSTELLE – Henri Vincenot.

 

NOTE ÉDITEUR.

Membre d'une communauté civile d'essarteurs (défricheurs de forêts) du Pays éduen - en Bourgogne du Sud Morvan -, Jehan le Tonnerre sort de sa forêt natale, s'approche du chantier de construction d'une abbaye cistercienne. Sa curiosité lui vaut d'être bientôt enrôlé dans l'équipe des Compagnons constructeurs : les mystérieux « Enfants de Maîtres Jacques » et les non moins étranges « Pédauques ». Il va petit à petit, par une initiation théorique et pratique, devenir « frère constructeur » à son tour et s'élancer sur les chantiers de ce qui sera, un jour, les grandes cathédrales.

Avec une précision hallucinante et un sens profond du merveilleux mystique et poétique, Henri Vincenot restitue dans ce livre et à travers les tribulations de son héros la foisonnante influence celtique sur l'art roman et gothique et sur... le tempérament français, donnant là un prolongement inattendu et « cosmique » à son Pape des escargots.

Françis Vallat Président de S O S Méditerranée

Françis Vallat Président de S O S Méditerranée

LE MONDE – LE MAGAZINE DU 06 Octobre 2018.

 

Personnalité incontestable du monde maritime

Enfin, en cet après-midi ensoleillé de fin septembre à Paris, il est face à nous sur la terrasse d’une brasserie porte d’Auteuil. Il s’excuse de devoir garder son téléphone allumé. A 2 500 kilomètres de là, l’Aquarius, le navire de l’association, affronte des creux de cinq mètres en Méditerranée avec sa cargaison grelottante de cinquante-huit migrants repêchés les jours précédents.

Le voilà donc, ce dangereux « complice des passeurs », comme le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, désigne les responsables des associations humanitaires qui ont assuré le sauvetage des migrants avant que l’Aquarius, ses 77 mètres et ses trente membres d’équipage ne restent seuls sur la zone entre l’Afrique et l’Europe. C’est donc lui, cet « utopiste »prêt à accueillir « toute la misère du monde. »

Un hommage de l’extrême droite.

05/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) L’hebdomadaire Minute s’est penché sur l’étonnant profil de Francis Vallat, le président pour la France de SOS Méditerranée, cette ONG qui achemine les migrants vers l’Europe à bord de son navire l’Aquarius et vient de recevoir pour cela, avec l’ancien maire de Lampedusa, le prix Houphouët-Boigny de l’Unesco ! Inconnu du grand public, il est tout simplement la personnalité la plus importante du monde maritime français !

« A 71 ans, Francis Vallat a derrière lui cinquante ans de carrière dans le domaine de la mer. Son parcours est impressionnant et sa notice dans le Who’s Who ne suffit pas à le résumer. Il fut durant près de trente ans le président de Van Ommeren Tankers, un important armateur pétrolier néerlandais, avant d’être licencié en 1997.

Francis Vallat a été vice-président de l’Agence européenne de sécurité maritime. Il a fondé en 2006 le Cluster maritime français (CMF), regroupement de toutes les entreprises du secteur. Plus de 5 000 cadres et dirigeants d’entreprises sont passés par le Cluster. 400 entreprises ou entités maritimes y adhèrent. Ses Assises de la mer ont attiré jusqu’à prés de 2 000 personnes dont des ministres. Depuis trois ans, Francis Vallat a passé la main. Mais il est toujours président d’une autre « grappe maritime », l’European Network of Maritime Clusters, qui rassemble les clusters de dix-sept pays européens… C’est fini ? Non, encore un, Francis Vallat a été aussi président de l’Institut français de la mer. Nous passons sur ces entreprises, ses SCI, ses multiples engagements associatifs ou sportifs toujours dans le même domaine de la mer.

 

Francis VALAT

Président de l’association Expédition 7e Continent

L’Association « Expédition 7eme Continent » – qui s’affirme de plus en plus en France et à l’international – ce sont d’abord les expéditions en mer (la prochaine sera la quatrième), mises en place dans le but de déterminer et analyser l’ampleur de la pollution marine par les déchets plastiques, en collaboration avec des scientifiques et des experts. Mais derrière il s’agit naturellement de lutter contre la dissémination de cette pollution, d’étudier ses impacts sur la biodiversité océane et les écosystèmes marins, d’aider à trouver des solutions durables (valorisation des déchets, produits de substitution au plastique), et d’alerter et sensibiliser l’opinion publique sur les conséquences néfastes de l’activité humaine (particulièrement sur ce plan de la plastification des mers). 

Cacher...

Pour ce faire l’organisation Expédition 7e Continent est loin d’être seule. Ont notamment apporté leur soutien technique ou financier, dans le foisonnement des interventions de chacun le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), Mercator Océan, l’Agence Spatiale Européenne (ESA), le Centre National de Recherche Scientifique (CNRS), AXA Research Fund, ou encore l’agence de communication RevolutionR, le Cluster Maritime Français, Air Caraïbes, Surfrider, d’autres comme l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, le Cluster Européen, l’UNEP ou les Pavillons bleus, sans oublier Algopack avec qui les contacts sont plus qu’amicaux, ou encore l’aide et la confiance si précieuses de grandes entreprises françaises comme Suez ou la Fondation Total… Les opérations effectuées, en cours ou prévues, en France et Europe, furent et sont tout aussi foisonnantes. De celles réunissant l’AFD, le Ministère du Développement durable et l’Ifremer pour un programme sur les territoires des Antilles Guyane, aux contacts avec le Sénat, l’Assemblée Nationale ou avec l’Union Européenne pour y organiser conférences et rencontres au Parlement Européen, en passant par le dialogue avec l’Unesco, les Nations Unies, ou encore par les contacts prévus avec des organismes comme l’IUCN pour leur faire mettre en avant la pollution des océans par le plastique. Toute l’équipe de 7e Continent est bien consciente qu’il s’agit d’un combat de longue haleine et qui ne fait que commencer. Mais elle se sent de plus en plus soutenue par tous ces hommes et ces femmes qui veulent contribuer à protéger les générations futures et à sauver notre planète, y compris de l’homme prédateur lui-même, tout en le faisant avec et pour l’humanité.
Francis Vallat est aussi:
FONDATEUR DU CLUSTER MARITIME FRANÇAIS,
PRÉSIDENT DU CLUSTER MARITIME EUROPÉEN
PRÉSIDENT D’HONNEUR DE L’INSTITUT FRANÇAIS DE LA MER
MEMBRE DU BUREAU DU CONSEIL NATIONAL DE LA MER ET DES LITTORAUX

LES PASSEURS

Un commentaire de lecteur

Magnificence de cet ouvrage tant par l'écriture que la force de cette lumière qui nous accompagne pas à pas dans ce pèlerinage du coeur et de l'esprit !
Merci pour ce chemin de force, de lumière et d'amour enclos dans ce creuset éternel !

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Publié le par jean françois
IN THE WIND

IN THE WIND

Je voulais vous faire bénéficier de ces quelques lignes sur le silence.

JF

 

 

Gilles Baudry

 

Ce n'est pas tant
de garder le silence
qui importe

mais de lui demander
s'il veut bien être
le berger qui nous garde.

 

Le bruissement des arbres dans les pages 

Tu cherches
un mot de rien
qui dirait tout

tu trouves
une parole silencieuse
assise au fond de ta respiration

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Publié le par jean françois
LE SILENCE UN SOUFFLE DE FRATERNITÉ

 

LE SILENCE UN SOUFFLE DE FRATERNITÉ

 

Dans une société du bruit, du « buzz », de l’image, du commentaire, où pour être, il faut paraître, où la communication a remplacé l’information, où l’échec ou le manque d’action se justifie par le manque de communication, de « pédagogie ».

Cela apparaît comme un paradoxe dans un monde de communicants et de communication.

 

Les hommes n’arrivent plus à se rencontrer, se concilier, s’aimer. L’on manque de moments de silence, il n’y a pas de musique et d’harmonie sans silence.

 

A force d’entendre l’on n’écoute plus, on ne prend plus le temps de l’écoute de l’autre, on ne peut plus le connaître, l’apprécier alors comment aimer son prochain ? Comment s’enrichir à son contact.

La loge maçonnique offre aux chercheurs de silence, un lieu sacré, secret, où la parole se fait rare, maîtrisée où l’inutile laisse place à l’écoute fraternelle. L’on s’enrichit de l’autre, avec bienveillance, tempérance, on accepte ses défauts, on savoure ses qualités. C’est un lieu magique ou l’esprit monte le long du fil à plomb ou dans les volutes de l’encens.

Quand le silence s’installe, la conscience monte, le cœur s’ouvre, l’âme se déploie.

 

Quand le bruit, quand le souffle s’apaise après la tempête des mots, c’est comme une mer d’huile qui brille au soleil, seules quelques mouettes rieuses remplissent l’air de leurs cris, la joie est dans mon cœur.

 

JF.

LE SILENCE UN SOUFFLE DE FRATERNITÉ

SUR LE BLOG LA LUMIÈRE C’ÉTAIT HIER

 

Didier Ozil, ancien Grand Maître du Oitar, l’Ordre Initiatique et Traditionnel de l’Art Royal, organise un colloque le 6 octobre intitulé «Actualité des combats de Daniel Béresniak», dans le Grand Temple Groussier au siège du GODF, Rue Cadet à Paris. Écrivain et philosophe, issu d’une famille juive de l’ex-Empire russe, Béresniak a été frère du GODF de 1954 jusqu’à sa mort en 2005. Il est aussi l’un des fondateur du OITAR. Interview en 3 questions de Didier Ozil, président des Amis de Daniel Béresniak.

Quel fut le principal combat de Béresniak?

Didier Ozil: Donner à la franc-maçonnerie le statut d’école de l’éveil. Où l’on se met en questions, où l’on prend du recul vis-à-vis de son éducation pour s’ouvrir sur le monde. Autrement dit: prendre de la distance avec ses acquis pour voir le monde sous un autre angle, changer sa vision, se débarrasser de ses préjugés. Voir à travers le regard des autres. Cette école utilise les symboles comme catalyseur de débats. C’est une boite à outils. Car sur les symboles, il n’y pas de Vérité, ni de point de vue autorisé, il n’y a que du ressenti. La franc-maçonnerie n’est pas seulement une «psychanalyse» à plusieurs, ou un brainstorming, c’est un travail de recherches sur les grands mythes.

En quoi Béresniak a vu dans l’ésotérisme et l’occultisme des dérives d’extrême droite?

Le nazisme s’est basé par exemple sur une interprétation erronée autour du peuple hyperboréen, une légende qui, prise au 1er degré signifie qu’il y a un peuple d’élite et que le reste du monde est composé de métèques. L’ésotérisme pris au premier degré devient vite dangereux. C’est comme la prétendue origine templière de la franc-maçonnerie. Alors que les francs-maçons ne poursuivent pas l’aventure des croisades.

Béresniak combat également le pouvoir?

Oui, il est convaincu de la nocivité du pouvoir. Y compris au sein de la franc-maçonnerie. Pour lui, personne ne maîtrise le pouvoir, alors que c’est plutôt le pouvoir qui possède les hommes. En affichant cette conviction, il ne se dévoile pas anarchiste, il veut simplement alerter ses semblables sur les méfaits du pouvoir. Du coup, il milite en faveur de la brièveté des mandats, de la rotation des postes hiérarchiques.

LE SILENCE UN SOUFFLE DE FRATERNITÉ

 

A LIRE VU SUR GADLU-INFO

Verbum Diminum – par Pierre-Philippe Baudel.

 

« Dans le labyrinthe des ouvrages maçonniques, cet immense travail, véritable bible pour les Francs-maçons, propose l’étude des outils et des symboles utiles qui permettent d’accéder aux Mystères anciens. Il s’agit d’un livre pratique, destiné à être souvent consulté pour faire acquérir aux Initiés comme aux profanes une approche solide de la pensée maçonnique tout en corrigeant de quelques erreurs historiques. Il apporte des réponses claires aux questions les plus significatives, donne des clefs et lignes de réflexion et offre encore au lecteur un éclairage tout particulier sur la spiritualité égyptienne et l’accès à l’étude dautres ouvrages maçonniques. Une passionnante promenade au travers des idées, un instrument de travail remarquable qui s’adresse non seulement aux spécialistes mais aussi aux esprits curieux désireux d’approfondir leurs connaissances du phénomène : Franc-maçonnerie. »

LE SILENCE UN SOUFFLE DE FRATERNITÉ

Loge de recherche de la GLAMF

 

GLAMF – CAHIERS DE L’ALLIANCE – LA LUMIERE

« La Lumière » est le thème du 1er numéro de la revue de recherche de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française.

Les Cahiers de L’Alliance proposent un regard différent sur les grands sujets intemporels de la pensée maçonnique comme sur les défis auxquels la tradition spirituelle est aujourd’hui confrontée. Ils s’adressent à un public soucieux d’approfondir sa recherche spirituelle et de parfaire sa culture.

Ils paraîtront au rythme de 3 numéros par an. Au sommaire de ce numéro: Avant propos Grand Maître De la lumière La Lumière dans les Traditions spirituelles : entre éblouissement et lucidité Aux sources de la Lumière « Parce que j’ai désiré la lumière ! »

Passeurs de Lumière L’Homme de lumière dans l’Hermétisme Eloge de l’ombre… et des rires du ciel La symbolique de la Lumière selon rites et rituels En parcourant le Bordeaux maçonnique

Source GADLU-INFO

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Publié le par jean françois
L'AVERS ET L'ENVERS

L’AVERS ET L’ENVERS

 

L’avers, le côté face, le visible, le symbole fort, n’existe que par comparaison avec l’envers ou le revers, ce dernier terme peut prendre un caractère péjoratif c’est la démonstration que ce qui est dissimulé n’a pas toujours bonne presse. L’envers est pourtant indissociable de l’avers.

 

Cela peut paraître anodin à celui qui n’a pas en chemin pour la découverte et la conquête de la totalité de son être. Il faut descendre dans la caverne, dans le monde des choses cachées, pour connaître sa maison, il faut il faut la parcourir de la cave au grenier. Il faut faire le tour de son jardin, puis pousser les portes des pièces, jusqu’à l’âtre  ou brûle le feu régénérateur.

 

Les francs-maçons ont des mots, des gestes, mais aussi des décors symboliques. J’ai longtemps, par pudeur sans doute hésité a porter les bijoux qui terminent les sautoirs, ces bijoux qui ont eux-aussi un avers et un envers. Je parle bien des bijoux et non des médailles qui sont des signes de reconnaissance, pour les loges et matérialisent les services rendus, la fidélité et le travail des maçons.

 

L’avers d’un bijou est comparable à une effigie, une image de l’apparence extérieure, les effigies sont parfois caricaturées et réduites à la grossièreté des traits physiques, ce sont alors de fausses représentations de ce que nous sommes, des portraits vus et dessinés par d’autres qui voient sans regarder.

Le cherchant lui s’efforce de connaître l’avers mais aussi l’envers du bijou, de regarder l’intérieur, la face cachée, secrète, là ou le profane ne voit que dissimulation négative, l’initié apprend à lire avec son cœur.

 

L’envers n’est pas que la face ténébreuse de l’avers, mais son essence qui n’apparaît qu’a force de travail, c’est le chemin et la destination. Tel le Phénix et le Pélican, à quoi servirait une régénération si ce n’est pour connaître le bonheur de l’amour.

 

Bousculer, sa tête, sa raison la mettre à l’envers, peut permettre de découvrir le mystère de sa conscience, là où les sens sont impuissants l’intuition prend le relais.

Il est trop simple de croire que nos idées sont enfermées à l’intérieur de notre tête, de notre cerveau, et qu’elles ne s’expriment que par nos paroles. L’exemplarité du silence le démontre bien, le visible et l’invisible, l’avers et l’envers sont alors en harmonie.

 

Quand notre avers brille trop cela traduit un manque de vie de notre être intérieur. Si notre avers notre être extérieur va trop mal, est malade comment notre être intérieur ne pourrait-il pas souffrir ?

 

Apprendre à maîtriser nos sens, nous conduit sur la voie de la richesse intérieure. Notre corps en entier est un temple, le construire, le faire vivre dans le réel, s’efforcer de l’embellir, c’est donné du sens à notre vie. Il faut élever de solides murs extérieurs, bien décorer l’intérieur, le rendre de plus en plus beau pour qu’il puisse accueillir en son centre, dans la pièce principale, dans le saint des saints, le feu, lumière permanente de notre esprit.

 

C’est par la forcede notre travail que nous établironscette demeure où le corps et l’esprit seront en harmonie, et aurons leur place dans le cosmos. L’avers et l’envers participent à cette construction, ils sont réunis pour que le feu de l’amour fraternel diffuse sa lumière et sa chaleur dans tous les cœurs.

 

JF. 

L'AVERS ET L'ENVERS

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Publié le par jean françois
LA FRANC-MAÇONNERIE EST-ELLE UNE SORCELLERIE ?

LA FRANC-MACONNERIE EST-ELLE UNE SORCELLERIE ?

 

Les anti –maçons primaires ont souvent fait des procès en sorcellerie à la franc-maçonnerie, les francs-maçons auraient fait un pacte avec le diable pour dominer le monde, depuis le temps qu’ont les accusent d’une telle ignominie, de pouvoirs extraordinaires, de domination de la société, d’êtres infiltrés partout, je dirais qu’ils ne sont pas bons, les résultats ne sont pas à la hauteur de leur pseudo réputation.

 

Soyons sérieux, les sœurs et les frères ont certes fait plusieurs alliances, mais pas avec le diable, pour certains d’entre eux avec le Grand Architecte, et pour tous avec les femmes et les hommes de bonne volonté, voulant donner un sens à leur vie et pratiquer le bien en toutes circonstances.

Ceux qui parlent de sorcellerie, de secte sont les mêmes qui vivent dans les ténèbres de l’ignorance, ceux que nous n’avons pas eu le courage de prendre par la main ou ceux qui refusent toutes les mains tendues, étant sous la coupe de leur vanité ou de leur ego. Ceux-là ne voient dans la franc-maçonnerie que secrets et dissimulation, les rites initiatiques ne sont pour eux que sorcellerie !

 

Ce sont les mêmes qui parfois se soumettent à des dogmes, sans chercher à comprendre leur signification. Ils ignorent quand le secret il y a le sacré. Si la franc-maçonnerie peut parfois être apparentée à l’occultisme, c’est-à-dire aux choses invisibles pour celui qui ne veut voir que les apparences, l’occultation des pratiques, des rites protège la pureté de leur transmission. Ce qui est à l’intérieur, l’ésotérisme, n’est pas séparé de l’exotérisme, la lumière de l’âme se voit dans les yeux de ma sœur ou de mon frère. Il suffit que ses yeux soient ouverts, la franc-maçonnerie permet cette ouverture.

Se saisir de sa vie, prendre en main son sort, n’est pas de la sorcellerie, c’est s’ouvrir à la vie. C’est-à-dire évoluer, se perfectionner, s’accomplir. Pratiquer des soins à son intelligence biologique, pour atteindre son intelligence spirituelle, celle du cœur.

 

Il y a dans la démarche maçonnique, la quête de la vérité, du sens, du désir d’accomplissement, l’homme veut satisfaire ses passions rationnelles, mais aussi ses passions irrationnelles, sur lesquelles il essaye de mettre des mots comme amour, tendresse, tempérance, solidarité, compassion, liberté, humanité tout simplement. 

 

Alors, s’il y a de la sorcellerie dans la franc-maçonnerie c’est cette alchimie qui permet le perfectionnement de l’homme et à travers lui, humblement le perfectionnement de l’humanité, à la marge peut-être humblement mais avec force, avec amour. Il faut donc que la parole circule entre les sœurs et les frères, dans ce monde qui laisse trop de place à l’égoïsme, à l’individualisme et l’indifférence. Il faut que la paix règne sur la terre, que l’amour règne parmi les hommes, que la joie soit dans les cœurs, c’est quand même pas sorcier !

 

JF.

Gilles Vigneault

Gilles Vigneault

LES OUTILS

 

Ami du bel ouvrage

Apporte tes outils

Tes mots et te mirages

Et tout ce qui bâtit

Sur l’eau et sur le sable

On bâtit rarement

L’eau est insaisissable

Et le sable mouvant

 

 

Mais tous les deux ensemble

Renforcent le ciment

Je veux que leur ressemblent

Ma parole et mon chant

Ma parole est sensible

Au cri le mieux caché

Ton oreille est la cible

Que mon chant veut toucher

 

 

 

Tel apporte sa pierre

L’autre son fil à plomb

Le fer, le bois, le verre

Encadrent l’horizon

C’est chacun sa manière

De bâtir sa maison

Apporte ta prière

J’apporte ma chanson

Apporte ta prière

J’apporte ma chanson.

 

Musique de Gilles Vigneault et Bruno Fecteau.

 

Extrait du livre : Gilles Vigneault « Les gens de mon pays » l’intégrale des chansons enregistrées par l’artiste.

La préface est de Hubert Reeves et l’introduction de Rémy Le Tallec.

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Publié le par jean françois
LE DEVENIR

LE DEVENIR

 

Guider par mon intuition, aider par mon parrain, plein de curiosité, avec envie, avec un désir sincère ou peut-être tout cela à la fois, j’ai frappé un jour à la porte du temple, je voulais le devenir. Un sentiment de solitude, une volonté d’être de sortir de l’enfermement de l’avoir.

On ne peut pas ouvrir ses yeux vers l’intérieur, nourrir son esprit, découvrir son âme, en accumulant des objets périssables, qui se dégradent sans cesse.

 

Être pour prendre conscience de soi, des autres, de l’infini qui nous entoure, trouver sa place juste, humblement dans l’univers, être en harmonie avec ses sœurs, ses frères, voir dans leurs yeux briller le bonheur de l’amour fraternel, le reflet de leur âme.

 

 

L’entrée dans le cabinet de réflexion est le commencement d’un chemin, nous sommes d’ailleurs prévenus si seule la curiosité nous attire il vaut mieux se retirer.

Nous ne serons pas initiés ni à la sortie du cabinet, ni après la cérémonie d’initiation, nous serons encore des profanes, les premiers pas nous montrent simplement la lumière sur le chemin. 

 

La question de la vénérable maîtresse ou du vénérable maître est claire est-ce de votre propre volonté que vous voulez vous faire recevoir franc-maçon ?

 

En clair voulez-vous vraiment le devenir ?

 

 

La femme ou l’homme sincère, pourront devenir initiés, seront reconnus comme tels après un travail de polissage, de perfectionnement, dont ils ne mesurent pas encore l’ampleur et la durée. Ils auront en conscience sans cesse des choix à faire pour aller vers la Connaissance, sur le chemin les rituels seront leur viatique. L’initié d’un soir n’est pas un initié, il est sur la voie de la lumière.

 

Connaître les mots, les gestes, les outils ne suffit pas, il faut sans cesse passer sous la toise, mesurer les progrès, rectifier avec l’équerre, pour pouvoir ouvrir le compas, degré après degré, atteindre et développer l’intelligence de son cœur.

 

 

Devenir initié c’est faire le tour du cercle où le premier point est la volonté, le désir d’être, le second point se saisir des outils et travailler, le troisième point aller à la rencontre de soi-même. Ce cycle passe par une phase opérative faisant appel aux outils, à ses sens, une phase spéculative faisant appel à sa raison, son intellect, puis une sublimation. Enfin avoir la force, la volonté de revenir dans le monde, pour transcrire, transmettre, ses vécus, son travail, pour donner ce que l’on a reçu, la lumière de l’amour fraternel aux autres.

 

Devenir sœur ou frère c’est être, c’est devenir véritablement vivant extérieurement et intérieurement, c’est re naître.

 

JF.  

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Publié le par jean françois
LE RETOUR A LA MESURE

LE RETOUR A LA MESURE

 

Dans l’art Royal, pour la construction de soi-même, il faut chercher et apprendre les mesures, il y a en tout homme une tentation pour la démesure poussé par un excès d’orgueil l’on va souvent chercher loin ce qui est devant nos yeux.

 

L’artiste peintre observe la nature et l’homme, il imagine et traduit les images dans ses œuvres avec ses mesures, pour bâtir sa cathédrale.

 

Paul Sérusier dans son ABC de la Peintureen 1921, écrivait (…)l’homme porte en lui les mesures dont il a besoin : ce sont : la coudée (distance du coude à l’extrémité du médius) ; le pied et l’empan. Dans la proportion de la coupe d’or, l’empan est au pied ce que le pied est à la coudée. N’est-ce pas beaucoup plus simple de trouver des mesures sur soi-même, que de mesurer le méridien terrestre et d’en calculer la quarante millionième partie, qu’il faudra diviser par mille, dix mille etc… ? Pour n’arriver qu’à des grandeurs approximatives. Il nous suffit de mesurer ces proportions pendant quelque temps : nous retrouvons alors directement la notion de ces rapports innés, mais oubliée par défaut d’usage. »

Paul Sérusier

C’est ainsi que les compagnons bâtisseurs des cathédrales, en partant de la lignequi correspond au diamètre d’un grain d’orge, ont construit des édifices qui rivalisent encore en beauté avec le béton des tours de nos cités.

Les mesures humaines que sont : la paume, la palme, le pied, la coudée, l’empan,sont calculées par rapport à ce simple grain d’orge, ce barley cornqui inspira au poète et frère écossais Robert Burns auteur du ce n’est qu’un au revoir mes frèresle conte initiatique de Jean Grain d’Orge.

JF.

 

Le Conte de Barley Corn Jean Grain d'Orge sur le Blog article du 12 octobre 2015.

lien: 

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/

2015/10/robert-burns-john-barleycorn.html

 

 

 

Des mesures humaines :

 

La ligne = 1 grain d’orge.

Une paume = 34 Lignes.

Une palme = 55 Lignes

Un empan = 89 Lignes

Un pied = 144 Lignes

Une coudée = 233 Lignes

 

Une paume + une palme = un empan

Une palme + un empan = un pied

Un empan + un pied = une coudée.

 

 

CITATION : LE CORBUSIER

 

« Le malheur du présent c’est que les mesures sont partout tombées dans l’arbitraire et l’abstraction, elles devraient êtres chair, c’est une expression palpitante de notre univers à nous, l’univers des hommes qui est le seul concevable dans notre entendement. »

Portait de Maurice Denis par Paul Sérusier

Portait de Maurice Denis par Paul Sérusier

Biographie

1864-1927

Paul Sérusier est un peintre symboliste français et l'un des initiateurs du mouvement des Nabis. Il naît à Paris dans un milieu aisé. Son père, François Sérusier, est un parfumeur qui dirige la société des parfums Houbigant. Paul fréquente le lycée Condorcet à partir de 1875 et y fait de brillantes études, obtenant en 1882 un baccalauréat de philosophie et en 1883 un baccalauréat de mathématiques. En 1885, il intègre l'Académie Julian, une école privée parisienne de peinture et de sculpture créée par le peintre Rodolphe Julian (1839-1907).

La petite ville bretonne de Pont-Aven (Finistère) était à cette époque un centre d'attraction pour beaucoup de peintres français ou étrangers, en particulier américains. Sérusier passe l'été de 1888 en famille à Pont-Aven et y rencontre des artistes, parmi lesquels Paul Gauguin. Gauguin influence immédiatement Sérusier, qui s'éloigne du réalisme et utilise des couleurs plus vives. Revenu à Paris avec un tableau inspiré par Gauguin, il transmet son enthousiasme à ses condisciples de l'Académie Julian. Le tableau est baptisé Le Talisman.

 

Sérusier revient à Pont-Aven au cours de l'été 1889, puis il constitue, avec Pierre Bonnard, Maurice Denis, Henri-Gabriel Ibels et Paul-Elie Ranson le groupe des Nabis (nabi signifie prophète en hébreu). Ce groupe a des préoccupations spiritualistes. Il s'intéresse à l'orphisme (doctrine de la Grèce antique fondée sur le mythe d'Orphée) ou à la théosophie (syncrétisme religieux selon lequel toutes les religions recèlent une part de vérité). Le groupe des Nabis sera rejoint ensuite par d'autres artistes comme Édouard Vuillard, mais il ne durera qu'une dizaine d'années. La dispersion a lieu vers 1900.

Dans les années 1890, Sérusier s'installe chaque été en Bretagne, d'abord au Huelgoat, puis à Châteauneuf-du-Faou avec l'actrice polonaise Gabriella Zapolska (1857-1921). Il passe ses hivers à Paris où il expose régulièrement, en particulier aux expositions Impressionnistes et Symbolistes.

En 1895, il visite le monastère bénédictin de Beuron dans le Bade-Wurtemberg, en Allemagne, à l'invitation de Jan Verkade (1868-1946), un peintre symboliste néerlandais qui gravitait dans l'orbite des Nabis à Paris au début des années 1890. Sérusier fera ensuite plusieurs séjours à Beuron car la doctrine artistique des moines l'attire. Le père Désiderius prétend ainsi qu'il existe des « saintes mesures » permettant de choisir les proportions géométriques idéales. Le terrain de la peinture symboliste étant favorable, ce pathos spiritualiste séduit Sérusier. Jusqu'à 1907, il fera de fréquents séjours à Beuron.

En 1902, il est confronté à une dépression profonde. A partir de 1908, il commence à enseigner la théorie de l'art à l'académie Ranson, à Paris. Cette académie est une école, fondée par le peintre nabi Paul-Elie Ranson (1864-1909), qui fonctionnera jusqu'à 1955. L'une des élèves de Paul Sérusier, Marguerite-Gabrielle Claude, devient son épouse en 1912. Le couple part en voyage de noces à Florence.

A partir de 1917, le peintre vit principalement à Châteauneuf-du Faou avec son épouse. Il ne conserve qu'un pied-à-terre à Paris. En 1921, il publie un ABC de la peinture, court traité théorique sur le dessin et la peinture.

Il continue à exposer régulièrement jusqu'à sa mort d'une crise cardiaque, dans une rue de Morlaix, en 1927. Son épouse Marguerite, elle-même peintre, lui survivra jusqu'à 1950 et se consacrera beaucoup à faire connaître l'œuvre de son mari.

Source : Site Internet Rivage de Bohème. 

https://www.rivagedeboheme.fr/pages/arts/peinture.../paul-serusier-et-les-nabis.html

LE RETOUR A LA MESURE

Descriptif ABC De la Peinture.

Correspondance de Paul Sérusier introduite par Maurice Denis, nouvelle édition de 1942 d'après celle de 1921.

Traité de Paul Sérusier sur la peinture, introduit par Maurice Denis, nouvelle édition d'après celle de 1921, suivie d'une correspondance inédite. Paul Sérusier est l’auteur du Talisman, qui a guidé Gauguin et les Nabis.
D’après Agnès Delannoy, « son court traité 
ABC de la peinture, lui permet de développer une théorie des courbes et des formes simples qui devait guider les artistes dans la construction géométrique de leurs compositions. Il y développe également une théorie de la couleur et une méthode de recherche des teintes assourdies, d'une tonalité d'ensemble grise, qui repose sur la séparation des couleurs chaudes et des couleurs froides et l'utilisation de deux palettes. »

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Publié le par Jean-Laurent Turbet

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Publié le par jean françois
Le Cap Bonne Espérance Afrique du Sud

Le Cap Bonne Espérance Afrique du Sud

Quand il ne reste plus rien, il reste l’espoir, Philippe a mis en vers cet espoir, quelques lignes  parfois suffisent, quelques mots peut-être pour faire vivre cette humanité, qui fait vivre debout. Seul je ne puis rien, cette expression tant de fois reprise dans les loges maçonniques, ciselée dans la pierre des édifices, si l’on construit seul sa cathédrale intérieure, il faut quand même quelqu’un pour nous ouvrir la porte de l’atelier, nous faire franchir les trois premières marches, faire tomber le bandeau, puis lever le voile. Il n’y a pas beaucoup de lieu dans ce monde individualiste, où l’on peut former une chaîne humaine, une chaîne de l’espoir, une chaîne d’union, loin des poncifs comme citoyen du monde, il y a la simplicité des rencontres avec nos frères en humanité. L’espoir ce sentiment qui mène à la vertu d’espérance, cette vertu qui élève l’homme, certains diront qu’à force d’espérer l’on vit toujours dans l’avenir et l’on souffre en permanence. Mais sans espérance ne serions nous pas stérile sur cette terre. « Dans une terre, dont le maître s’est éloigné, on voit un arbre de riche espérance devenir stérile », disait François René de Chateaubriand dans son épopée les Martyrs, il voyait une liberté pour l’homme dans l’espérance. André Comte-Sponville n’inscrit pas l’espérance dans son Petit Traité des Grandes Vertus, il définit pourtant la vertu ainsi « Qu’est-ce qu’une vertu ? C’est une force qui agit, ou qui peut agir. »

Qu’est-ce que la franc-maçonnerie si ce n’est pas fuir le vice et pratiquer la vertu ? L’espérance étant une des trois vertus théologales, je dirait spirituelles, elle est une force qui l’oblige au bien, ici et maintenant, car elle lui permet de mettre en oeuvre son désir de perfectionnement, son évolution, c’est-à-dire sa vie.

La parole est à Philippe.

 

JF.

DE L'ESPOIR A L'ESPERANCE

De l’espoir…

L’averse avait emporté toutes mes illusions.
Je voyais poindre déjà par-delà ma prison,
Le spectre de l’ultime voyage ; fin dérisoire,
Mon âme dévêtue observait mes déboires,
Obscène cauchemar que cette dichotomie,
Ecorchure d’un passé dont toujours je frémis.

J’ai cherché des réponses entières, universelles,
J’ai puisé à la source de cette vérité
Que je croyais tellement avoir méritée,
Mais je n’ai ramené que du souffre et du sel,
La source s’est tarie, et les gouttes d’espérance,
De sagesse, de bonheur, se sont mues en souffrance.

Ô combien de détours et de renoncements
Ai-je dû affronter pour accepter ce sort ?
Et Combien de chagrins, et combien de serments,
Ai-je dû endurer pour feindre vivre encore ?

Une aube crépusculaire me trouvera sans doute
Sur la rive défaite de mes rêves les plus chers
Mais je serai debout, juché sur la galère,
Etonné et vivant, pour reprendre la route .

Témoigner et instruire, et puis chercher encore,
Et puis chercher toujours la lumière et le fou,
Et puis s’écarteler, et l’esprit, et le corps,
Jusqu’à prétendre enfin, aux confins encore flous,
D’une si noble quête, que nous méritons bien,
Au milieu de nos ruines, nos ratages, nos défaites,
Comme un immense hommage, comme un solide lien,
Le nom d’« HUMANITE » même encore imparfaite …

Philippe Jouvert.

Avec l’aimable autorisation de l’auteur.

 

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JF.

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Publié le par jean françois
MON LIBAN

MON LIBAN

 

Quand j’étais adolescent, il y avait dans le jardin de mes grands-parents au bout la terre, dans le Finistère un magnifique cèdre bleu du Liban, c’était mon arbre préféré, ses larges branches m’abritaient souvent, je rêvais à l’ombre de ce géant à des pays lointains extraordinaires. Il poussait avec moi d’année en année invincible au centre, c’était ma chambre du milieu, il brillait dans la pelouse verte, mes yeux suivaient son tronc, je pensais qu’il allait vers le ciel. Les enfants ont trop d’imagination et nous peut-être pas assez. Les banquiers qui construisent des tours d’acier et de béton, disent que les arbres ne montent pas au ciel, alors pourquoi construire des tours ?

 

Souvent l’après-midi au mois d’août nous recevions jeanne une cousine de ma grand-mère, elle venait prendre le café avec « les crêpes et le gâteau Breton aussi elle avait.» Jeanne vivait au Liban, quand elle était là il y avait comme des parfums d’orient qui couraient le long des meubles, remplissaient la cuisine.

Elle nous parlait du soleil, de l’insouciance du Liban, de la vie du port de Beyrouth, des couleurs, des mélanges des communautés, des montagnes enneigées, une véritable Suisse d’orient aux confins du désert, j’ouvrais grands mes yeux et mes oreilles résonnaient des rythmes mystérieux, elle avait ramené une bouteille d’Arack Touma, de temps en temps mes grands-parents en prenaient un petit verre, j’avais droit à un sucre imbibé, un contact avec l’anis. Alors le cèdre bleu touchait le ciel !

 

En 1987 j’avais 40 ans, il était midi quand je reçu la lumière dans ma loge écossaise au nom de Kalédonia, un nom alors mystérieux pour moi, c’est là que j’ai bu mon premier lait de maçonnerie, j’ai retrouvé le cèdre du Liban de mon adolescence. J’ai découvert l’époque légendaire, l’épopée d’Hiram de Tyr venu de Phénicie à quelques encablures d’Acre et de Jérusalem, avec ses bateaux chargés du bois des cèdres, qui servirent à la construction du temple de Salomon.

 

Je redécouvrais mon adolescence passée, je revenais au bout de la terre, dans mon Finistère de légende. J’allais peut-être enfin voir l’espace au-dessus du cèdre.

 

Mais depuis le Liban ce pays du lait blanc, n’a cessé de se déchirer, l’insouciance a disparu, les cèdres n’ont pas atteint le ciel, les banquiers, les marchands d’armes, les trafics, le terrorisme, le luttes fratricides ont eu raison, le temple a été détruit, les cèdres brisés.

 

 

J’ai la nostalgie de mon Liban perdu, celui du Finistère de mon adolescence, des merveilleux récits de Jeanne.

 

Aujourd’hui le Liban est celui décrit par Diane Mazloum dans son livre l’âge d’or. Il y a toujours bien sûr les parfums, l’Arack, le houmous, mais aussi le penthrite aux pieds des cèdres, la pelouse est brûlée.

 

 

 

Mon Liban imaginaire est maintenant celui de l’architecte, celui que je reconstruis avec mes frères, c’est un temple de l’esprit, un temple où les cèdres montent au ciel.

 

JF.

 

 

Si vous voulez aller plus loin, plus haut.

Lire : L’âge d’or  par Diane Mazloum aux Éditions Lattés.

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