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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois

LE MYTHE MIROIR SPIRITUEL

 

 

Les rites initiatiques en franc-maçonnerie sont remplis de mythes universels, la franc-maçonnerie s’est inspiré et en particulier celui du mythe de la construction du temple de Salomon par l’architecte Hiram, la légende s’attache à la construction du temple matériel, mais il s’agit derrière le voile de découvrir la méthode de construction du temple intérieur.

 

Le postulant aux mystères dans certaines cérémonies initiatiques est invité à se regarder dans un miroir, il est confronté à son image et rapidement à son soi, à sa partie intime.

Dès cet instant d’une haute intensité symbolique, il est fait appel à son imagination. Les symboles et les mythes vivent en nous.

 

Les mythes agissent sur nous, ils sont comme des fils d’Ariane que l’on suit pour sortir des ténèbres. Carl Gustav Jung parlait d’images primordiales universelles, ses fameux archétypes, qui agissent sur notre inconscient.

 

La connaissance du mythe de la construction et de la légende d’Hiram, est source de réflexions sur sa vie, c’est comme l’apprentissage de la lecture, mais d’une lecture particulière celle qui lui fait découvrir sa vie intérieure. Les idées sont dissimulées sous les symboles, les mots deviennent signifiants, chaque mot de passe, chaque mot sacré inspire celui qui le reçoit d’une manière différente, mais le relie aussi à un collectif on partage les mots et les gestes. Le mythe apparaît alors comme un héritage à recevoir, à comprendre, à transmettre.

 

Georges Dumézil a observé dans l’espace une analogie chez de nombreux peuples, dans l’organisation de leur société. C’est sa théorie de la « tri fonctionnalité » qui se traduit par une société de classes : celle des producteurs (les ouvriers, les apprentis), celle des guerriers (les défenseurs, les compagnons), celle des prêtres (les transmetteurs, les maîtres). Cette organisation de la société fait penser à un ordre initiatique à une hiérarchie spirituelle, où chacun est à sa place, à son office.

 

Plus ce qui apparaît dans le miroir spirituel est distinct, plus l’homme se construit, pénètre son être intérieur, élève sa conscience, se perfectionne, accompli sa recherche initiatique spirituelle, son chemin personnel, plus marche vers lui-même. C’est en ce sens que le premier regard dans le miroir est un choc initiatique.

 

Le meurtre de l’architecte dans la légende d’Hiram interroge, est-il le résultat d’un désir mimétique au sens ou l’entend René Girard. La quête du sacré rendant en quelque sorte obligatoire le sacrifice ? La convergence vers un mythe commun, la convergence des désirs menant à une forme de violence, c’est sa théorie de la victime expiatoire, du bouc émissaire. Ou bien le sacrifice est-il librement consenti, comme une obligation, et que signifie-t-il alors ?

 

Pour le franc-maçon la mort violente annonce une renaissance comme dans toutes les initiations. La première mort a peut-être lieu quand on se regarde dans le miroir ? Mais il y a une continuité et des métamorphoses de l’être. La vision dans le miroir n’est plus la même, l’être est pourtant le même.

 

Jean-François.

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Publié le par Blog-notes des Meuniers de la Tiretaine

Cet article est reposté depuis Le Blog du Rite Français.

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Publié le par jean françois
LES PIEDS SUR TERRE....

LES PIEDS SUR TERRE….

 

Le franc-maçon a les pieds sur terre et le regard dirigé vers le ciel. Il est un homme dans la cité, rien ne limite l’ouverture de son compas, il respecte toutes les opinions et se fait lui-même la sienne. La revue numérique Terrestres vient de paraître deux articles ont retenus mon attention, celui concernant Les prophéties politiques de Yuval Noah Harari, et celui concernant La crosse de hockey.

La totalité de ces articles et d’autres est accessible gratuitement sur la site de la revue : contact@terrestres.org

 

Bonne lecture.

 

Jean-François.

 

 

 

LA CROSSE DE HOCKEY

 

Traduction par Pierre de Jouvancourt. Texte initialement publié dansScientific American le 20 avril 2018.

Cela fait deux décennies1 que des collègues et moi avons publié la courbe en forme de « crosse de hockey » dans la revue Nature, ce qui coïncidait à l’époque avec les manifestations du Jour de la Terre. La courbe montrait que la température de la Terre, relativement stable pendant 500 ans, connaissait une hausse fulgurante au cours du vingtième siècle. Une année plus tard, nous prolongions la courbe en faisant remonter les mesures à l’an 1000, démontrant ainsi que cette augmentation ne connaissait aucun antécédent au cours du dernier millénaire – c’était le plus loin que nous pouvions remonter, avec les données disponibles.

Graphique de température en forme de “Crosse de hockey” originellement publié dans Nature en 1998. L’axe des ordonnées représente la température moyenne de l’hémisphère Nord en degré Celsius ; la ligne du zéro correspond à la moyenne 1092-1980. Crédit :
“Global-scale Temperature Patterns and Climate Forcing over the Past Six Centuries,” by Michael E. Mann et al.
in Nature, Vol. 392, April 23, 1998

 

 

Bien que je ne m’en suis pas rendu compte à ce moment là, la publication de la « crosse de hockey » allait changer ma vie de fond en comble. J’étais propulsé sous les feux des projecteurs : presque la totalité des journaux importants et des chaînes de télévision couvrait notre travail. L’attention grandissante dont il était l’objet était excitante, si ce n’est intimidante pour un féru de science [science nerd] ne possédant ni l’expérience ni l’attrait (il faut bien le reconnaître) de l’échange avec le grand public.

Rien dans ma formation de scientifique n’aurait pu me préparer aux batailles très médiatiques auxquelles je serais bientôt confronté. La crosse de hockey racontait une histoire élémentaire, à savoir que le réchauffement dont nous faisons l’expérience aujourd’hui a quelque chose d’inédit et que cela est en rapport avec nous et notre dispendieuse consommation de combustibles fossiles. Cette histoire représentait une menace pour les entreprises qui tiraient profit de ces combustibles et pour les représentants officiels du gouvernement [américain, NDLR] qui en défendaient les intérêts : tous s’opposaient au moindre effort de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En tant que premier auteur de l’article dans lequel est apparue la fameuse crosse et en tant que scientifique novice (j’étais en contrat post-doctoral à l’époque), je me suis retrouvé dans la ligne de mire des chiens de chasse de l’industrie dont l’objectif était de discréditer l’image emblématique de l’influence de l’activité humaine sur le climat… en me discréditant personnellement.

La reconstruction de la température en forme de crosse de hockey de 1999 (bleu), accompagnée des relevés directs (rouges) et de la reconstruction de température de PAGES2K effectuée en 2013. ​Credit: Klaus Bittermann Wikimedia (CC BY-SA 4.0) 

Dans mon livre paru en 2013, The Hockey Stick and the Climate Wars: Dispatches from the Front Lines, j’ai nommé cette façon de s’en prendre à la science la « Stratégie du Serengeti ». Ce terme désigne la façon dont les groupes de pression de l’industrie et leurs facilitateurs isolent certains chercheurs pour concentrer leurs attaques, de manière tout à fait comparable à la façon dont les lions du Serengeti isolent certains zèbres du troupeau. Le principe est connu : le nombre fait la force alors que les individus isolés sont bien plus vulnérables

Le but de cette stratégie, encore d’usage aujourd’hui, est double : d’une part, saper la crédibilité de la communauté scientifique dans son ensemble, et par conséquent compromettre la vocation des scientifiques à transmettre des messages et à communiquer ; d’autre part, décourager d’autres chercheurs de sortir de leur mutisme et à alimenter la discussion publique à propos de la dimension politique de la science. Comme le j’ai soutenu ailleurs, nous y perdons tous et toutes lorsque les agresseurs sont victorieux, dans la mesure où les politiques adoptées finissent alors par favoriser des intérêts particuliers au détriment de notre intérêt collectif.

La « stratégie du Serengeti » ayant été déployée à mon encontre, j’ai été calomnié dans les colonnes du Wall Street Jounal et celles d’autres médias conservateurs. J’ai également été soumis à l’inquisition des sénateurs, des membres du congrès et des procureurs généraux financés par l’industrie des combustibles fossiles. Mes courriels ont été piratés, triés sur le volet, séparés de leur contexte et diffusés largement dans l’intention de m’embarrasser et de me discréditer. J’ai outrageusement fait l’objet de requêtes juridiques [par l’utilisation du Freedom Information Act ; NDLR] de la part d’organisations financées par cette même industrie dans le but d’obtenir mes courriels personnels et de nombreux autres documents. Tout cela parce que mes travaux posaient trop de problème à de puissants et influents lobbies.

Cependant, au cours des deux décennies qui se sont écoulées depuis la publication de la première crosse de hockey, des études indépendantes n’ont eu de cesse de confirmer de manière écrasante nos découvertes, y compris la conclusion clé à savoir que le réchauffement climatique n’a pas d’équivalent connu au cours du dernier millénaire. La plus haute organisation scientifique des Etats-Unis, l’Académie nationale des sciences, a corroboré nos travaux en juin 2006 dans une revue de la littérature scientifique exhaustive et indépendante. Des dizaines d’équipes de scientifiques ont reproduit nos découvertes indépendamment, confirmées et étendues, à l’instar d’une équipe de presque 80 scientifiques du monde entier qui, en 2013, a publié ses résultats dans l’importante revue Nature geoscience montrant que le réchauffement récent n’a pas été égalé depuis 1400 ans.

Le dernier rapport du Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui est la synthèse la plus exhaustive et la plus reconnue des sciences du climat, a conclu récemment que le réchauffement récent est probablement sans égal depuis une plus grande période de temps que ce que nous avions conclu. Il existe en effet un début de preuves selon lequel le pic de chaleur climatique que nous vivons est sans précédent depuis des dizaines de milliers d’années.

Bien entendu, la crosse de hockey n’est qu’un seul des nombreux autres indices qui ont conduit les scientifiques du monde entier à conclure que le changement climatique est (a) réel, (b) causé par la combustion d’énergies fossiles et par d’autres activités humaines et (c) constitue une menace sérieuse si nous n’agissons pas. Il n’y a aucun débat scientifique légitime à propos de ces trois affirmations, en dépit des efforts incessants de certains groupes et de certaines personnes visant à convaincre le public du contraire.

Leur tactique favorite consiste à exagérer l’ampleur de l’incertitude des modèles qui servent à déterminer les tendances futures du changement climatique pour ensuite affirmer qu’elles sont trop importantes pour agir, alors que c’est précisément le contraire. Les glaces de l’arctique sont en train de disparaître plus vite que ne l’ont prévu les modèles climatiques. Les calottes glacières du Groenland et de l’Antarctique semblent avoir tendance à s’effondrer plus rapidement que nous l’avions envisagé – ce à quoi il faut ajouter que les estimations de l’élévation du niveau de la mer attendue pour la fin du siècle ont doublé par rapport aux estimations précédentes, passant de trois pieds à six pieds [soit environ 1,82 m]. La première des choses que l’on peut affirmer au sujet des modèles du climat, c’est qu’ils sont excessivement conservateurs ; leurs projections ne sont absolument pas exagérées.

Les scientifiques découvrent actuellement d’autres exemples. Dans la lignée du travail que nous avions mené il y a trois ans, un consensus émerge selon lequel la circulation thermohaline2 pourrait s’affaiblir plus rapidement que prévu. Cette circulation apporte des eaux chaudes depuis les tropiques vers les plus hautes latitudes du Nord de l’Atlantique, alimentant de vivaces populations de poissons et tempérant les climats d’Europe de l’Ouest et du Nord-Est de l’Amérique. Or la fonte précoce des glaces du Groenland, semble rafraîchir les eaux de surface de l’Atlantique du Nord subpolaire, ce qui a tendance à inhiber le rôle des eaux froides et salées au sein de la circulation thermoaline [et met donc en péril la vigueur de ce “chauffage naturel”].

Représentation de la circulation thermohaline. Source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Circulacion_termohalina.jpg. Cette image est un ajout de la rédaction.

A la fin des années 1990, lorsque la crosse de hockey a été remise en cause pour la première fois, j’étais réticent à m’exprimer ouvertement, mais je me suis rendu compte que je devais me défendre contre cette cynique agression à l’encontre de mon travail scientifique et de ma personne. Par la suite, j’en suis venu à épouser ce rôle. Quelle plus noble cause que celle de se battre afin de préserver notre planète pour nos enfants et nos grands enfants ?

Il est plus qu’urgent d’agir immédiatement si nous souhaitons éviter un réchauffement planétaire de 2°C. Le travail que j’ai récemment mené suggère que le défi est encore plus grand qu’escompté. Cependant je reste prudemment confiant dans le fait que nous agirons à temps. Comme bien d’autres Américains, j’ai été galvanisé par le nouvel enthousiasme de notre jeunesse, qui exige un passage à l’action immédiat pour répondre aux menaces sociétales et environnementales qui leur font face. D’ailleurs, je me suis moi-même engagé en tant que scientifique à œuvrer pour éviter un changement climatique catastrophique. Donc permettez moi de conclure par cette exhortation tirée de l’épilogue de The Hockey Stick and the Climate Wars :

« Alors qu’il nous échappe lentement, ce futur relève encore du domaine du possible. La question est celle du chemin que nous empruntons. J’espère que mes collègues scientifiques – et toutes les personnes qui se sentent concernées – me rejoindront dans ces efforts afin que nous choisissions le bien. »

contact@terrestres.org

 

A LIRE EGALEMENT DANS TERRESTRES

 

Les Prophéties politiques de Yuval Noah Harari.

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Publié le par jean françois

ESOTÉRISME ET EXOTÉRISME

 

 

L’éditorial de Bruno Le Chaux, dans le dernier numéro de la revue numérique : L’Initiation Traditionnelle, vient nous rappeler que ce qui est à l’extérieur dissimule l’essentiel qui est à l’intérieur.

 

La démarche initiatique maçonnique propose la découverte de l’invisible, de l’essence, la découverte de l’homme véritable et des secrets enfouis dans son cœur, elle est fait naître un homme véritable différend et le même à la fois.

 

Cet édito met en valeur l’aspect invisible des religions qui doit primer sur leur aspect visible. En d’autres termes les traditions sont des sources secrètes dissimulées sous la montagne où dans la profondeur des forêts et non les fleuves que l’on voit couler dans les plaines et qui arrosent la multitude, seuls ceux qui cherchent trouvent la source.

 

Bruno Le Chaux met également en garde les lecteurs par rapport aux marchands d’ésotérisme, qui font prospérer leur compte en banque en vendant des kits de bonheur en quelques leçons. L’accès à une Tradition demande beaucoup d’efforts, de persévérance, souvent une vie entière humaine ne suffit pas, une fois la première porte ouverte, il faut s’armer de persévérance, de travail, de lenteur, de patience, d’efforts dans le silence des ténèbres qui précèdent la lumière. Seuls ceux qui entreprennent une démarche sincère peuvent espérer parvenir à lever une partie de ce voile de la Connaissance.

 

Bruno Le Chaux nous rappelle l’Évangile de Mathieu Chap 7, verset 6 pour extrait : (…) ne jeter pas vos perles aux pourceaux… Moïse également brisant les tables de la Loi en voyant son peuple indigne (épisode du Veau d’or) donne à son peuple les 10 commandements plus adaptés à leurs facultés.

 

À propos des églises Bruno Le Chaux nous rappelle leurs guerres, leurs bûchers contre ceux qu’elles considèrent comme des hérétiques, les hérésies n’étant que la manifestation de pratiques hors dogmes. À l’exemple de Giordano Bruno qui ne fût pas étranger à la naissance de la Franc-Maçonnerie spéculative, il fût victime de l’aveuglement et de l’ignorance comme beaucoup d’autres, les musulmans eux aussi ont persécuté les soufis.

 

L’éditorialiste termine en faisant un rapprochement entre la franc-maçonnerie et l’ésotérisme chrétien, en référant à René Guénon je cite : « Qui voyait dans la franc-maçonnerie et le compagnonnage le réceptacle de cet ésotérisme. » Il précise en faisant la distinction entre la franc-maçonnerie de Tradition et celle dite des modernes, a dogmatique, libérale, sociétale, il considère cette franc-maçonnerie comme une imposture de la vraie maçonnerie, pour lui la franc-maçonnerie est d’origine chrétienne.

 

Ce qui a mon sens est un peu contradictoire avec sa référence à René Guénon, qui fait état d’une transversalité entre toutes les traditions qui sont intégrées dans une Tradition Primordiale Universelle, une science Sacrée ou se retrouvent tous les symboles universels, cette Tradition Originelle se plaçant un cran au-dessus de toutes les traditions qui par conséquent deviennent secondaires, la tradition chrétienne n’y échappe pas, tout en conservant ses valeurs fondamentales qui restent présentes dans tous les rituels maçonniques non modifiés pour faire du nombre dans les obédiences.

On ne peut néanmoins nier qu’il existe une franc-maçonnerie d’inspiration chrétienne vivace, qui se concrétise dans le Rite Écossais Rectifié, mais ce n’est qu’une branche de l’arbre maçonnique, une des autres branches est celle du druidisme dont John Toland participa à la résurgence au début de la franc-maçonnerie spéculative.

René Guénon lui-même s’est intéressé aussi aux autres traditions indo-européennes.

 

D’ailleurs dans l’article suivant de la revue rédigé par Christine Tournier : Le Travail Spirituel dans la Voie Bouddhique illustre bien que les traditions se rejoignent  au début de son article elle écrit : « La loi universelle et la Tradition contient toutes les traditions en tout lieu de la planète. (…) L’essence est la même partout et pour tous. »

 

À propos de son itinéraire personnel elle dit : (…) « en toute simplicité, mon itinéraire qui m’a conduit à être chrétienne depuis 65 ans, Bouddhiste depuis 53 ans et franc-maçon depuis 33 ans. »

 

Le compas maçonnique selon moi est donc largement ouvert à toutes les traditions, rappelant que la franc-maçonnerie est un centre d’union fraternel, les francs-maçons ne s’imposent aucune limite à leurs recherches sur la voie de la Connaissance Initiatique. Il nous faut manier avec force et sagesse et amour le levier qui ouvre la porte de notre cœur afin de découvrir l’invisible.

 

Jean-Francois.

 

 

LA REVUE L’INITIATION TRADITIONNELLE N°2 – ANNÉE 2019

Accès libre et Gratuit.

Au Sommaire :

 

  • Edito : Ésotérisme et Exotérisme
  • Le Travail Spirituel La Voie Bouddhique.
  • De l’Inde au Tibet.
  • Le Dragon Ennemi Intime.
  • Le Graal
  • Richard Wagner
  • Hommage à Joséphin Péladan

Lien : infolettre@initiation.eu   linitiation.eu

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Publié le par jean françois
RÉFLEXIONS À PROPOS DES ROSE-CROIX

RÉFLEXIONS À PROPOS DES ROSE-CROIX

 

Je vous propose aujourd’hui simplement une réflexion à propos de quelques extraits du livre de Pierre Montloin et Jean-Pierre Bayard sur les Rose-Croix. Une fraternité initiatique qui pour certains a inspiré par ses idées et ses pratiques la Franc-Maçonnerie spéculative, de nombreux Francs-Maçons du siècle des lumières furent aussi Rose-Croix, comme d’autres furent druides dans la lignée de John Toland à l’origine de la résurgence du druidisme avec le Druid order.

Les enseignements des Rose-Croix se propagent encore à travers la Franc-Maçonnerie contemporaine en particulier au sein du Rite Écossais Ancien et Accepté.

 

Jean-François.

 

Extraits du livre des Rose-Croix de Pierre Montloin et Jean-Pierre Bayard. Éditions Grasset (épuisé mais quelques exemplaires d’occasion disponibles sur internet)

 

« La Lumière ne peut luire à travers la matière si la matière n’est pas assez subtile pour en laisser passer les rayons. »

 

« L’âme qui ne s’émeut pas se pétrifie. »

 

« Une science dépourvue de la vie est une science morte ; une intelligence dépourvue de spiritualité n’est qu’une lumière fausse et empruntée. »

 

Les auteurs ont repris la définition de l’Axiomata selon Bernard Gorgeix.

 

« La clé de l’Arcane Rose-Croix Axiomata c’est ce qui désigne l’effort spirituel permettant de puiser dans l’ensemble des facultés, des sciences, des arts, dans la nature (macrocosme) une axiomatique précise et infaillible, c’est-à-dire un ensemble de propositions indiscutables susceptibles de résoudre tous les problèmes qui se posent et se poseraient à l’intelligence humaine. » (…) « Ce message des Rose-Croix réalise la synthèse de la philosophie traditionnelle et de la théologie, de la science antique et de la révélation néotestamentaire… » (…) « Il implique la connaissance des Rotae Mundi (Roues du monde), c’est-à-dire de périodes cycliques de l’histoire.

 

Enfin, il regroupe la science du microcosme (l’homme) et du macrocosme (l’univers). »

 

Bonnes réflexions.

 

Jean-François.

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Publié le par jean françois
ENTRER EN COÏNCIDENCE...

ENTRER EN COÏNCIDENCE…

 

 

Entrer en Franc-Maçonnerie, c’est peut-être entrer en coïncidence, ne pas croire au hasard de la rencontre avec l’ami, le parrain, prendre ce livre ouvert oublié sur la table, regarder l’œil dans le centre d’un triangle. Prendre un chemin sans raison simplement en suivant son intuition, cette poussée qui vient de l’intérieur, incompréhensibles premiers pas sur un sentier qui mène à l’orée de soi-même, ce sentier qui serpente à travers les circonstances de sa vie.

 

La coïncidence d’une rencontre avec l’autre, qui est une forme de miroir de soi, non pas identique, mais dont le regard fixe les mêmes choses, la même direction.

Entrer finalement en coïncidence avec ce que l’on est et non pas avec que l’on a.

 

Cette coïncidence est une forme de bonheur, ou plus humblement une forme de joie qui vient s’installer dans le cœur. Ce bonheur décrit  par l’écrivain et avocat François Sureau répondant à la question d’un journaliste : Quelle est votre définition du bonheur ?

 

« Ma définition du bonheur est une certaine coïncidence avec moi-même dans le bien. La coïncidence avec soi-même dans le mal peut exister, elle peut générer une sorte de joie ou d’extase immédiates, mais certainement pas du bonheur. Je pense que la coïncidence avec moi-même dans le bien qui est rare mais qui arrive, est-ce qui correspond le plus, pour moi, à l’idée du bonheur. »

 

A chacun de trouver son bonheur dans le bien et le beau, de faire cette rencontre, d’être en coïncidence avec lui-même.

 

Jean-François.

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Publié le par jean françois
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Publié le par jean françois
LE TRAVAIL DU MAÎTRE LA RÉUNIFICATION DU MOT

LE TRAVAIL DU MAÎTRE, LA RÉUNIFICATION DU MOT

 

 

Il est parfaitement clair, que le travail du Maître Maçon consiste à répandre la Lumière, qu’il a reçu, qui l’a éclairé, puis illuminé et de rassembler ce qui est épars, cela passe soit par un sacrifice librement consenti ou par le meurtre pratiquement consenti par son refus de donner le mot.

 

Il fallait bien ce sacrifice du Maître pour que tous les hommes puissent renaître, revenir à leur unité primordiale. Le passage de l’unité à la multiplicité, puis ensuite la reconstitution, la reconstruction du cercle, pour que le Maître Maçon puisse en investir le centre, refaire le chemin de la multiplicité à l’unité.

 

« Le Maître est le sacrifiant et le sacrifié. »

 

Il est au commencement du processus d’initiation, du processus universel de mort renaissance, l’initié franc-maçon est Hiram. Le message de la Kabbale hébraïque, cette partie voilée, secrète de la religion juive, est identique en ce sens  qu’il y a désintégration, fragmentation du corps originel, du mot, puis le mot est retrouvé, les lettres sont reliées.

 

Le Maître maçon ne fait pas autre chose quand il dit : donnez-moi la première lettre, je vous donnerais la seconde…Le mot réunifié est la nouvelle re naissance, la nouvelle alliance. La connaissance du mot fait le maçon.

 

Celui qui n’est pas encore Maître ne sait qu’épeler. René Guénon a écrit dans sa somme symbolique et maçonnique, éditée en 1962 chez Gallimard sous le titre Symboles de la Science sacrée :

 

« Rassembler ce qui est épars » est la même chose que « retrouver la parole perdue ». Car, en réalité et dans son sens le plus profond cette « Parole perdue » n’est autre que le véritable nom du « Grand Architecte de l’Univers ».

 

Jean-François.

 

NOTES ET RÉFLEXION :

 

René Guénon travailla à la construction d’une spiritualité universelle, , ancrée dans une tradition primordiale située un cran au-dessus de toutes les traditions capable de les fédérer en préservant leurs identités propres et se retrouvant dans des symboles communs universels. Une spiritualité ouverte, ne rejetant aucune tradition. André Breton à écrit à propos de René Guénon : « …il dégagea la métaphysique des ruines de la religion qui la recouvraient. »

 

On se prend à rêver de la mise en œuvre de cette utopie, dans notre monde contemporain, fracturé par tous les intégrismes qui ne sont pas que religieux, ces intégrismes destructeurs de l’unité humaine, de cette fraternité qui semble de plus en plus sacrifiée au matérialisme générateur de l’individualisme. Si l’on pouvait faire vivre cette spiritualité sans bornes, sans dogmes, cet empire dominé par l’amour fraternel. Il suffirait de presque rien, un peu moins d’hubris, un peu plus d’humilité, une rectitude, une exemplarité au service de tous, un compas ouvert avec mesure, pour tracer un cercle lumineux ou tous les hommes seraient frères.

 

Jean-François.

 

Symboles de la Science sacrée est une œuvre posthume de René Guénon parue en 1962 aux Éditions Gallimard, c’est le résultat d’une compilation d’articles écrits pour Les Études Traditionnelles, et réunis par Michel Vâlsan.

LE TRAVAIL DU MAÎTRE LA RÉUNIFICATION DU MOT
LE TRAVAIL DU MAÎTRE LA RÉUNIFICATION DU MOT

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Publié le par jean françois
DU PREMIER AU TROISIÈME CIEL

DU PREMIER AU TROISIÈME CIEL

 

 

Le 26ème degré du Rite Écossais Ancien et Accepté : Écossais Trinitaire, Prince de Mercy, ouvre une réflexion sur soi, dans le sens du repliement intérieur. Ce degré fait particulièrement référence à l’alchimie au grand œuvre, à la recherche de la Vérité, dont Hermès fut le fondateur.

 

C’est avec le nombre trois que l’on découvre tout ce qui frappe la pensée, enrichit l’imagination, voire l’égalité sociale.

 

La branche rationaliste de la Franc-Maçonnerie Française, en substituant à la tradition hermétique, tente une interprétation  de ce degré, qui correspond bien aux idées des lumières est-ce pour autant vérité ? Pierre Montloin et Jean-Pierre Bayard co-auteurs d’un ouvrage paru en 1971 sous le titre les Rose-Croix paru chez Grasset dans la collection : Histoire des idées, des héros, des sociétés de la France secrète et de l’Occident dirigée par Louis Pauwels, nous donnent cette interprétation du grade de Prince de Mercy :

 

« Démontrer que le bien et le mal ne sont que les accords et les discordances dont la réunion fait l’harmonie universelle est le but de ce degré. Battre en brèche tout privilège, tout monopole, toute division fondée sur la naissance, la position ou la richesse pour parvenir à leur abolition, à l’égalité sociale et à la substitution de l’esprit maçonnique à l’esprit de caste ou de classe… »

 

Cette interprétation des modernes se retrouve dans la Franc-Maçonnerie de tradition, où la recherche de la vérité fait référence aux trois alliances, celle d’Abraham, de Moïse et de Jésus. On y trouve la purification sèche par le feu, celle humide par l’eau qui ne mouille pas. Dans le tiroir du palladium à la base de la statuette qui représente la Vérité, se trouve le livre secret de celle-ci. La tradition donne trois interprétations au grade du Prince de Mercy, religieuse, alchimique et chevaleresque templière.

 

L’invocation, l’évocation, la recherche de la Vérité demeure le message commun des deux interprétations, le pour quoi, reste à définir comment y parvenir, pour tous les enfants de la veuve.

 

Jean-François.

DU PREMIER AU TROISIÈME CIEL

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Publié le par jean françois
DE LA VOÛTE ÉTOILÉE À LA VOÛTE SACRÉE

DE LA VOÛTE ÉTOILÉE À LA VOÛTE SACRÉE

 

 

Songe ou réalité, c’était une nuit d’été, il y a longtemps, j’avais reçu une invitation au partage du pain, du vin, mais aussi du feu. Un ami m’a convié à la Saint-Jean au solstice d’été, là où s’ouvre et se ferme la porte des hommes, sur les bords du lac de Comper, le lac aux légendes de la forêt mythique, magique de Brocéliande.

 

Les yeux tournés vers le ciel, j’ai vu la voûte étoilée, une partie infime de l’univers infini, du monde visible à mes yeux, du monde où s’agitent les hommes.

 

Puis quelque temps après j’ai frappé à la porte du temple, je descendais dans la caverne, vers le solstice d’hiver, la porte des Dieux, celle qui s’ouvre sur l’initiation, quand commencent les premiers pas vers l’être intérieur.

J’allais faire le parcours entre les quatre points cardinaux, puis cette descente ascension du monde visible, vers le monde invisible, marche lente du terrestre au céleste, découvrir que ce qui est en bas est semblable à ce qui est en haut.

 

Plus loin encore après être mort aux préjugés, après avoir vaincu le désir de vengeance, sous les ruines du temple matériel, j’ai cherché l’anneau sur la dalle qui ouvre la porte du dedans, la porte de la descente dans la voûte sacrée, là où se trouve le triangle d’or gravé du nom imprononçable, là où est la pierre fondamentale, la pierre angulaire, la clé de voûte, le pyramidion, le Graal de l’édifice, l’œil, j’étais dans la voûte sacrée.

 

Jean-François. 

DE LA VOÛTE ÉTOILÉE À LA VOÛTE SACRÉE

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